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Neuf ans dans une communauté Nouvel Age. Ce fut un échec, mais ces neuf ans m'ont beaucoup appris et beaucoup formé.
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Date de première publication: Juin 2026
Date de derniére addition: aucune
Ces textes sont un travail en cours, une entreprise de plusieurs années, aussi ils peuvent contenir des parties manquantes et des liens vers des cibles pas encore créées, je vous demande de la patience 🙂
Ma découverte de la spiritualité, tout en refusant les religions organisées, m'a naturellement conduit vers le Nouvel Age, qui faisait précisément ça à l'époque. Malheureusement la communauté du Faitg dans le Vallespir cachait un terrible piège: la personnalité sociopathique de la fondatrice et propriétaire des lieux. Pour cette raison, aucun candidat n'y est resté, et la communauté n'a jamais pu réaliser le but dont elle se réclamait: faire un prototype d'un village doux et harmonieux. Au lieu de ça, il y a eu maltraitances infantiles, plusieurs suicides, et, oui, tant qu'on y est, un pédophile. Je parle d'autres groupes similaires à la même époque, et j'en ai visité un qui prétendait recevoir des extraterrestres. Toutes ces choses se sont effondrées dans le sectarisme et les mensonges. Aujourd'hui il reste Nouvel Age ses magnifiques créations musicales, les oeuvres des seuls vrais artistes, qui avaient capté cette fantastique énergie, et on tant bien que mal tenté de la transmettre avec les synthés;s primitifs de l'époque.
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(Permalink) Ecrit en Mai 2019.
Vers 1980, mon éveil à la spiritualité m’a naturellement poussé vers le Nouvel Age, comme tout le monde à l’époque. Ce qui m’a mené vers le Faitg (prononcer Faytch, «le Hêtre» en Catalan), une communauté dans la mouvance du Nouvel Age (donc à prétention spirituelle, contrairement aux communautés gauchistes des années 1970). Cela correspondait à mon projet d’un lieu de vie illustrant une vision d’une meilleure société, plus une compagne pour m’y sentir «chez moi».
Bien sûr, ça a été un échec, due à la sociopathie et misandrie cachées de la fondatrice Viviane, propriétaire des lieux et donc de facto directrice. Toutefois les choses ne sont pas si simples, et il s’est effectivement passé des choses très belles, qui font que je ne renie pas cette période, ni ce que j’ai pu y faire.
Pour moi, ça a été ma période Milarepa et Marpa, un bonheur mêlé de souffrance, faute de comprendre son jeu perfide. Peut-être, comme pour Milarepa, cela m’a t-il permis de purger quelque mauvais karma. Mais Viviane n’était pas Marpa, elle n’était qu’une gamine jouant à des trucs bien trop gros pour elle, sans rien d’autre à apporter que son idéal factice. Mais apparemment, le bon karma de mes efforts m’a permis de rencontrer «Marpa» au chapitre suivant: des enseignements spirituels authentiques, après mon retour à Toulouse.
(Permalink) Ecrit en Mai 2019.
J'avais déjà visité le Faitg en 1980, avant de rencontrer Noisette, sur suggestion de lieu intéressant par Michel, cet ami écolo rencontré à l'usine Airbus, qui venait juste de m'initier à la spiritualité. Bien sûr il pensait bien faire, il ne pouvait pas savoir ce qui en résulterait, ni personne d’autre à ce moment.
Le Faitg est un mas, une ancienne ferme, situé 42°22'58.83"N, 2°32'9.90"E, au fin fond du Vallespir, dans les Pyrénées Catalanes près de la frontière espagnole, un peu après le village de Serralongue. Le nom signifie «le hêtre» en Catalan. C'était un endroit fantastique, de nature quasiment vierge, avec vue imprenable sur les montagnes du Canigou, qui restaient enneigées jusque Juillet. Il y avait une vingtaine de pièces, un jardin, des ateliers et de la forêt tout autour. Un endroit idéal pour réaliser tout un tas de projets écolos, communautaires, spirituels, dans une nature intacte qui donnait une violente et sensuelle envie de vivre.
C'était sensé être une communauté, fondée par Madeleine Paquereau, dite Viviane. Il était difficile de la classer, dans la mouvance des groupes Nouvel Age (Au début on disait plutôt Nouvelle Ere), en plein essor à l'époque. Mais le lieu existait déjà bien avant le Nouvel Age, comme auberge végétarienne. Il avait aussi figuré dans une liste de communautés du mouvement marginal post-1968. Auberge était son statut légal, jusqu'à ce que Viviane prenne sa retraite pendant mon séjour. De fait le mas recevait des visiteurs, pour quelques jours à quelques semaines. Le plus souvent pendant les vacances d'été, mais il y avait des visites toute l'année. Aujourd'hui le lieu continue de passer des annonces dans les milieux végans.
La principale activité était le végétarisme et la protection des animaux. En fait, ce groupe préfigurait les mouvements antispécistes et végans d'aujourd'hui (2019), y compris dans leurs composantes excessives. A la différence de ces derniers toutefois, cela s'articulait avec une démarche spirituelle, à base de visualisations simples et agréables d'un monde meilleur. Il y avait un côté naïf, enfantin et touchant, que nous attribuions à l'enfance malheureuse de Viviane, qui l'avait jetée sans éducation dans le monde sombre, brutal et prosaïque des années 1940 (Déjà je n'avais pas apprécié les années 1950, alors 40 je n'ose pas extrapoler). Sa simplicité aurait même pu passer pour de la stupidité, mais qui l'aurait laissée pure, et donc précieuse. Une pureté qui aurai excusé son ignorance sur presque tout, autrement ridicule. Aujourd'hui je pense que cette ignorance était souvent feinte: déni des choses qu'elle n'aimait pas, ou une façon simpliste de renier un monde qu'elle ne maîtrisait pas. C'était particulièrement visible quand la discussion tournait sur la science et la technologie, qu'elle avait en horreur. A l'époque le rejet de la science pouvait encore passer pour une «remise en cause du système» avec une science souvent utilisée comme caution pour des choses horribles (nucléaire, pesticides, vivisection, tabac, béhaviorisme, psychologie manipulatrice, etc.). Mais aujourd'hui je dirais plutôt qu’il ne faut jamais se mettre en dépendance de gens qui méprisent la science.
En fait Michel m'avait présenté Viviane comme une contactée, c'est à dire une personne recevant des messages télépathiques d'extraterrestres (Ce que nous «apprécierons» plus en détails dans un prochain sous-chapitre, et aussi pour l'année 1985). Pendant cette première visite, elle ne m'avait rien laissé voir de ce genre, mais quand je lui posais la question elle a souri et m'a répondu qu'il faudrait revenir pour voir ça.
Je terminais ce bref séjour certes charmé, mais pas enchanté: le Faitg me paraissait un endroit joli mais froid, où manquaient deux ingrédients essentiels pour moi: l'acceptation de la sensualité amoureuse (c’est à dire y avoir une compagne), et l'acceptation de la science et des techniques. J'avais donc classé le lieu comme «intéressant», mais «pas pour moi», et ne comptait pas y revenir.
J'ai quand même voulu le montrer à ma nouvelle compagne Noisette, comme exemple du genre de choses que j'aimerais faire. Mais je ne comptais pas y rester!
(Permalink) Ecrit en Mai 2019.
Toute cette histoire de Faitg a certainement été la plus grosse erreur de ma vie. Pourtant je ne renie pas l'expérience, ni surtout ce que j'en ai tiré. Mais le piège était bien monté, et dénoncer ce genre de choses est la principale raison de cette biographie. Parce que vous serez nécessairement confrontés à des situations similaires, même si ce n'est pas à propos de messages extraterrestres ou autres choses qui apparaissent déraisonnables une fois que l'on connaît la vérité. Je n'étais d'ailleurs pas le seul, toute ma génération a été plus ou moins piégée, par les sectes des années 1960-70, et par le Nouvel Age des années 1980. Merci donc de lire ce qui suit, dans votre intérêt, car l'appât qui vous attend vous semblera forcément «bien» ou «raisonnable». (Ajouté en Juillet 2020: comme d’accepter les histoires de ne pas porter de masque en période d’épidémie! Les extraterrestres sont plus crédibles, finalement, n’est-ce pas?)
Vous penserez probablement que j'ai été bien stupide de m'être laissé prendre à une histoire de messages télépathiques extraterrestres. En fait ce genre de choses arrive souvent, à chaque fois que quelqu'un découvre un domaine censuré par la société en général. Dans cette situation, on se rend compte que la société est incomplète, voire qu'elle ment. Ce qui arrive alors est donc bien de la faute de la dite société: on tend à accepter la nouvelle source d'informations comme plus fiable. C'est ce qui arrive quand des gens intelligents se font pendre par des sectes idiotes, ou acceptent des théories conspirationnistes absurdes. Mais être «comme tout le monde» ne protège pas non plus: c'est aussi de cette façon qu'on se fait lessiver le cerveau par la télévision, les partis populistes, le brexit (Ajouté en 2026: des pédophiles encagoulés qui kidnappent des enfants en plein jour, au nom de la lutte contre l’immigration). Cela peut donc tout autant vous arriver à vous aussi, juste que c'est forcément quelque chose que vous ne connaissez pas encore, et qui surprendra votre jugement, par manque de référence. Un jour vous découvrirez quelque chose qui vous semblera une révélation, et vous plongerez. (Par exemple la dénégation climatique, le déni du covid, etc. Question idiotie, c'est bien pire que les messages extraterrestres). C'est pour cela que j'en parle, et que je détaille le processus tel que je l’ai vécu. Et dont vous serez victimes vous aussi, si vous refermez ce livre sans chercher à le comprendre. Ce livre est pour que vous compreniez le processus, et ne vous fassiez pas prendre à votre tour. Méfiez-vous donc toujours de ce qui appelle à devenir hostile à la société en général. La haine des autres ou de la société est finalement une pierre de touche commode, pour détecter ces pièges.
Critique oui, hostilité non.
Ajouté en Avril 2026: Si ne Nouvel Age n’a pas été directement infiltré par les marxistes, il a tout de même été infecté par une culture de ce genre, insidieusement présente chez beaucoup membres, y compris aux USA:
🙃Une division dualiste entre la «mauvaise» société et les «bons» spirituels. Ce qui, en l’absence d’une vue de justice sociale, a parfois mené à des dérives vers l’extrême droite, comme on le verra.
😶Une vue caricaturale de l’éveil spirituel, réduit à un simple changement d’allégeance. Au point que, nous le verrons, les nouvelageux ont souvent combattu les vrais spirituels (végétariens, Bouddhistes, etc.)
🙃Une complaisance absolue et destructrice envers tous les cinglés, délinquants, imbéciles, vus comme des «prolétaires» avec tous les droits. Comme ne n’étais pas encore complètement nettoyé de cet état d’esprit, cela a probablement contribué à mon aveuglement envers Viviane. C’est aussi la raison pour laquelle aujourd’hui les gauchistes soutiennent les extrémistes «musulmans», même si ils haïssent tout ce qui est religieux.
(Retour au texte de Mai 2019) Mais des extraterrestres, penserez-vous. Bien sûr en 2019 cet appât est bien rance. Mais il faut se remettre dans le contexte d’époque: en 1981, c'était nouveau, et l'étude scientifique des ovnis m'y avait préparé. Les gens informés avaient l'impression que le contact allait arriver bientôt, voire que certaines personnes pourraient déjà être contactées en privé. Que la société rejette bêtement les ovnis et les extraterrestres la mettait en faute. Et, par l’habituel inversion des valeurs, toute personne qui découvrait ce mensonge tendait à devenir «croyante». C'est comme ça que, plus tard dans les années 1990 et suivantes, tant de gens sont tombés dans le conspirationnisme, le «tin foil hat», les «Alien abductions», les sondages rectaux, etc. Mais à l'époque, il n'y avait pas encore tout ce folklore idiot et négatif autour des ovnis. Les gens informés étaient rares, mais ils en parlaient positivement. Certains cas de RR3 montraient même des «extraterrestres» angéliques. L'idée que les ovnis seraient maléfiques n'est apparue que plus tard, dans les années 1980, avec l'ambiance crado-punk. La première fois que j'ai entendu dire que les extraterrestres seraient négatif, fut vers 1982, par une Mensa qui vivait à Argelès, près du Faitg. Elle était si déprimante que je ne suis plus jamais retourné la voir. Cette idée est probablement d'origine religieuse: des créatures dont la Bible ne parle pas seraient forcément «des démons». Elle s'est répandue ensuite par l'influence de films racistes anti-extraterrestres comme «alien», d'où ce nom péjoratif devenu dominant depuis. Mais elle n'est devenue visible du grand public que plus tard, dans les années 1990, avec la folie de «l'abduction extraterrestre» et du pseudo-crash de Roswell.
Il n'y avait de toutes façons aucune référence aux ovnis au Faitg, seulement des «messagers» qui parfois incorporaient Viviane et parlaient par sa bouche. Il s'agissait donc plutôt de médiumnité par incorporation, un phénomène bien connu des spiritualistes. Exactement comme aujourd'hui le Nechung, oracle officiel du Dalaï Lama, qui incorpore un moine qu'il choisit dans son monastère, et à qui l'on attribue quelques fameuses divinations. Mais, débutant en spiritualité, je n'en connaissais pas encore le pire piège: les faux médiums. Ce sont des gens extrêmement dangereux, qui utilisent leur pseudo-magie pour nous manipuler ou pour nous détruire. Viviane était exactement cela! Ce qui la distinguait toutefois des petits sociopathes ordinaires est qu'elle prenait son temps avant de commencer à torturer sa victime, alternant gentillesse et «réconciliation» avec des attaques psychologiques vicieuses. Après des semaines et des mois à patiemment s'assurer de notre totale confiance, son brusque changement d'attitude apparaissait alors comme notre faute, sans toutefois que l'on comprenne pourquoi. Une situation que les victimes de harcèlement moral décrivent comme intolérable, ce que je ne peux que confirmer.
On pourrait penser que, comme mon père, elle aurait eu des crises de sociopathie, entre des périodes normales. Mais pour tous les deux, leur manque d’empathie était permanent. L’alternance de gentillesse et de crises était donc bien un jeu intentionnel, pas l’effet d’un trouble mental comme la bipolarité.
Mais la principale difficulté de cette situation est que la sociopathie était également totalement inconnue à l'époque. Et donc l’attitude de Viviane totalement incompréhensible. Le concept n'est apparu publiquement que dans les années 1990, après mon départ définitif du Faitg donc. On le doit à Marie-France Hirigoyen, une psychiatre victimologue qui a écrit le livre séminal «Le Harcèlement moral: la violence perverse au quotidien», qui identifie tous les harceleurs, moqueurs, bizuteurs, bullies et autres pénibles à des malades psychiatriques. Elle les appelait «narcissiques pervers», mais l'expression «sociopathe» a eu plus de succès depuis. En 2019 la nomenclature officiel des psychiatres les appelle «Anti-Social Personality Disorder», ASP ou ASPD dans le DMS-IV, voir ce qu'en dit Psych Central, référence des psychiatres. Merci donc Madame d'avoir dévoilé un concept aussi important: vous avez sauvé tant de personnes. Personnellement, cela m'aurait fait gagner des années, en comprenant que j'étais victime d'une forme de sociopathie jouant dans l'angélique. (J'avais d'ailleurs fait à propos de Viviane plusieurs rêves d'anges inquiétants, comme ceux que l'on voit dans le film «Jeanne d'Arc» de Luc Besson. Il y en a même eu un très beau mais carrément terrifiant sortant d'un puits, comme la vérité). Si j’avais lu ce livre, j’aurais su que quelque effort que je fisse, il n’y avait pas de solution au problème, ni pardon ni rédemption, avec une malade incurable dont le seul but était d’affirmer son égo en détruisant tous les autres. (Ajouté en 2020: j'ai appris qu'elle serait décédée en 2018, trop tard pour prier pour elle, donc. Pas bon pour elle, car d'après le Bouddhisme les manipulateurs et menteurs vont dans les enfers glacés, où, en plus de la torture par le gel, ils ressentent toute la souffrance et la tristesse de leurs victimes)
Mais ma plus lourde entrave au Faitg était ma relation amoureuse avec Noisette. Je savais très bien que si je quittais le Faitg, cela reviendrait à la quitter. Et ça, je ne le voulais pas. En effet, après avoir payé le prix d'être trop libertin plus tôt dans ma vie, je voulais maintenant respecter la fidélité amoureuse. Je ne pouvais donc pas quitter le Faitg tant que Noisette y était. Mais elle y était beaucoup trop bien, dispensée de travailler ou d’avoir des relations sociales normales, avec sa «Gentille Vivi» qui lui épargnait tout effort de pensée!
Problème, j’étais en fait passé d’une extrême à l’autre. De libertin à accepter une relation toxique. Ni l’un ni l’autre ne sont bons. En fait, j’avais parfaitement le droit de quitter Noisette, sans contrevenir à notre contrat informel: elle avait elle-même déjà rompu ce contrat, à la minute où elle avait pris Viviane comme «belle-mère spirituelle», stoppant tout dialogue avec moi. Oui, le sexe et l'amour sont indissociable, mais ils sont aussi indissociables d'une relation sociale saine et respectueuse. Sinon ils ne sont que des caricatures. En particulier, l'échange d'énergie ne peut pas fonctionner dans un climat constant de disputes et d'hostilité, et il faut divorcer de tout partenaire de ce type, à ses torts et la pension alimentaire à ses frais.
Trahison portée au plus grave quand elle a commencé à maltraiter nos enfants. Ainsi, non contente d’avoir trahi l’homme qui l’aimait, elle a aussi trahi le fruit de sa chair. Et ça, peu de gens le lui pardonneront.
(Permalink) Rajouté en Août 2019
J'ai décrit ci-dessus les causes externes de la situation. Mais je suis le seul à être resté au Faitg aussi longtemps, les autres candidats communautaires ne sont restés que un an ou deux au plus. La plupart se sentaient mal au bout de quelques semaines, voire quelques heures. Je me suis moi aussi assez rapidement rendu compte que la situation était malsaine, mais il y a une cause interne qui m'a fait persévérer, et refuser de voir qu'il n'en sortirait rien de bon. Deux causes en fait:
- L'attachement à ma vision
- Le rejet dualiste de la société.
Ce sont des fautes spirituelles de débutants, très classiques, sur lesquelles toutes les sectes jouent. Mais apparemment je m'étais enferré bien plus loin que les autres visiteurs. J'aime à penser que c'était parce que mon aspiration était plus sincère, plus ardente, ha ha ha!
Ces causes se sont naturellement couplées à la difficulté pratique de sortir d'une situation matérielle confortable et plaisante, pour avoir à refaire ma vie, reprendre un emploi bouffeur de temps de vie, subir à nouveau le bruit, les limitations, l'enfermement en ville, etc. Ces causes, plus quelques mauvais conseils, expliquent l'échec de ma première tentative pour quitter le Faitg en 1985, nous verrons comment cela s'est (fort mal) passé.
Mais éluder un défi spirituel, et les souffrances qu'il implique, nous fait toujours replonger encore pire. Ainsi, dès 1986 je compris que je n'avais plus rien à faire au Faitg. Cette fois ma détermination était suffisante. Mais il était trop tard: ma compagne était enceinte. Avec des enfants, j'étais cette fois forcé de rester. Et de boire la coupe jusqu'à la lie. Ce fut donc quatre années difficiles, de harcèlement moral qui ne cherchait même plus à se cacher, jusqu'au moment où j'ai eu finalement obligation légale de dénoncer les mauvais traitements faits à mes enfants. J'étais alors forcé de partir. Mais avec les enfants, j'étais aussi forcé de me battre. Nous verrons donc plus loin la façon dont j'ai finalement résolu ce problème. Et dans le chapitre suivant, comment des juges et des services sociaux se sont vengés sur mes enfants de ma victoire.
Le comble, c'est qu'en fait il n'y avait rien à fuir. Mon attachement à un idéal était la seule chose qui me reliait à la souffrance du Faitg. Depuis, j'ai vu des gens vraiment spirituels mettre fin à de telles situations en quelques secondes. Dans mon cas il aurait fallu déménager, retrouver du travail, etc. Mais ce n'était pas un obstacle insurmontable, et je l'ai finalement fait avec brio.
Ajouté et Septembre 2023. Il faut savoir aussi que la notion de Nouvel Age (Nouvelle Ere dans la terminologie de l'époque) émergeait tout juste en 1980-81. Et elle était encore «pure», alors qu'aujourd'hui elle est irrémédiablement associée à des fausses diététiques comme le sans gluten, ou à de véritables extrême-droites. (La spiritualité pourrit toujours par la droite, et le social par la gauche). Donc personne ne se méfiait du Nouvel Age, et surtout pas moi qui découvrait tout juste la spiritualité.
Il y avait bien des «accusations de secte» par les pouvoirs publics, mais qui n'étaient pas prises au sérieux. Ces gens n'avaient-ils pas l'habitude de s'attaquer à toute pensée progressiste? Ils avaient réprimé les communautés, ils persécutaient les végétariens, les écolos. Leur propension compulsive à jeter le bébé avec l'eau du bain renforçait en fait les sectes, en donnant l'impression qu'ils s'attaquaient à tout mouvement progressiste. Il aurait pourtant été bien plus utile de s'attaquer au mauvais tout en protégeant le bon, comme cela a été fait avec «l'Islam des caves» dans les années 2010. Au contraire, en 1980 la répression indiquait où se trouvait le Bien. Ce qui explique l'énorme succès des sectes à l'époque!!!
Aujourd'hui, au mieux le Nouvel Age reste un souvenir touchant. Mais il a été trop galvaudé pour s'en remettre. D'autant plus que l'arrivée d'enseignements spirituels authentiques le rend sans objet. On a pourtant encore de l'entrisme par des «diététiciens», des «thérapeutes», du «développement personnel» et maintenant du «bien-être» et autres margoulins vivant de l'inexpérience des novices, ou de la confusion sur les buts et les effets de la spiritualité. Des barjoteries comme l'anti-Linky peuvent paraître bénignes, mais cette façon de penser est une «gateway drug» qui ouvre la porte à des choses bien plus graves, comme le déni du covid, qui a permis à l'épidémie de durer si longtemps et de faire tant de victimes. Ce ne sont pas des jeux innocents.
(Permalink) Ecrit en Mai 2019.
Ce premier contact de Noisette et moi avec le Faitg fut donc agréable, ne laissait rien présager de la suite. Viviane s'est montrée gentille, serviable, souriante, et son unique compagnon communautaire, Sylvain, se comportait apparemment normalement, vaquant à diverses occupations. Cette aimable apparence faisait très bonne impression, ce qui explique pourquoi le Faitg avait tant de soutiens, et apparemment il en a toujours aujourd'hui. Mais, malgré son projet affiché depuis des années d'accueillir de nombreux communautaires, il n'avait aucun autre résident. Et il n'y en a toujours pas aujourd'hui (2019). En effet, seuls ceux qui y ont séjourné suffisamment longtemps connaissent le problème. Et, un peu comme avec les communistes sincères ayant visité l'Union Soviétique et vu la réalité, les autres membres de leur parti ne les croyaient pas. Ceux qui ne venaient au Faitg que en vacances ou occasionnellement ne voyaient rien d'anormal. En fait peu imaginaient qu'un idéal apparemment aussi élevé, angélique, cachait un être si retors. Mais j'en ai vu d'autres depuis, avec les soi-disant contactés. Ce n'était même pas nouveau, j'avais déjà observé ce phénomène chez les gauchistes: leurs analyses politiques semblent le summum de l'idéal aux yeux des débutants, mais elles ne servaient qu'à des bizutages infantiles.
Il y avait pourtant déjà eu un mort, Jean Imbert, un ancien cambrioleur qui avait trouvé sa rédemption dans l'idéal féérique du Faitg. Sylvain avait des bobines de film super 8 où on voyait Jean s'activer avec enthousiasme avec une sorte de motoculteur. Mais il ne pouvait pas échapper à son passé, et il a du faire un an de prison. Viviane disait qu'il était revenu «aigri» et qu'il s'est suicidé peu après. Mais elle n'a jamais manifesté le moindre chagrin pour cela, lui faisant porter seul la responsabilité de cette issue funeste. Aujourd’hui on le sait: une telle indifférence est un élément qui doit toujours alerter vivement!! Ce manque total d’empathie est ce qui me permet de l’étiqueter sociopathe, malgré ses bruyantes revendication de sensibilité à tous les êtres. Mais il est bien plus facile de se dire compatissant en pelotant un animal qui ne peut pas répondre, qu’envers un humain qui demande de l'aide concrète et du vrai respect. Ce qui a du se passer avec Jean est qu'elle a commencé à le harceler à son retour, à un moment où il était vulnérable avec un fort besoin d’amour, pour récupérer de l’épreuve de la prison. L'affaire était donc très sérieuse. En effet, de voir un idéal paradisiaque pourrir est probablement l'expérience spirituelle la plus douloureuse qu'il soit possible de vivre. Ce que j'ai vécu au Faitg peut se comparer avec ce que Milarepa a connu avec Marpa, tant en intensité qu'en durée. Mais pas en conclusion: Viviane n'était qu'une gamine égotique, pas un maître tantrique. Elle n'avait rien d'autre à donner que la vision factice qui lui servait d'appât. (L’histoire de Milarepa et Marpa circulait déjà dans le Nouvel Age des années 1980. Mais chacun en tirait la conclusion qui l’arrangeait.)
Bon, Viviane sévère et injuste pouvait encore passer pour Marpa. Mais Viviane maltraitant des enfants et laissant ouvertement faire un pédo pensant un an, il ne pouvait plus y avoir aucune justification spirituelle, même alambiquée. C’est ce qui m’a finalement forcé à partir.
Ce que j'ai finalement fait est de sortir de ce piège, mais en emportant l'appât. C'est son idée d’un monde paradisiaque qui est à l'origine de mes histoires d'éolis, puis d'elfes, et de mes créations dans le virtuel. Juste que je propose des moyens réalistes d’y arriver, au lieu de seulement faire culpabiliser tout le monde.
Dire que Viviane était une sociopathe pourrait paraître simplificateur. En fait, elle ne montrait de la méchanceté que par épisodes imprévisibles, ou seulement contre des gens sélectionnés, dont elle sentait qu'ils ne rentraient pas dans son jeu. Mais je pense qu'elle l'était bien en permanence, car même dans son «état normal» elle faisait parfois des réflexions montrant un manque total d'empathie, comme avec Jean Imbert ci-dessus. Elle avait également une façon très caractéristique de tout ramener à elle, de couper toutes les conversations en se plaçant toujours au centre, et ramenant toujours tout à ses vues étroites. En cela, elle se comportait en fait exactement comme mon père, même si son discours était à l’opposé. Mais les sociopathes n'ayant aucune éthique ni aucun engagement, ils peuvent défendre une cause et la cause inverse d'une minute à l'autre. Mon père le faisait, et Viviane aussi, par exemple dénoncer le spécisme tout en faisant des réflexions racistes.
Chez les sociopathes ordinaires, leurs traits pathologiques sont inconscients, aussi ils ne peuvent pas les cacher volontairement. Mais Viviane était capable de montrer une grande gentillesse pendant une longue durée, entre des crises brèves mais violentes. De plus, elle épargnait et soignait ses proxys (personnes qu'un sociopathe manipule afin de leur faire faire du mal à ses victimes), ce qui comprenait la plupart des visiteurs réguliers et d'autres groupes voisins. Ces derniers ne voyaient donc rien, et l'estimaient d'une grande sagesse et sensibilité. Mais à un moment ou à un autre, elle se mettait à haïr des gens sélectionnés, et à leur faire des reproches absurdes. Ces crises de rage sans causes visibles donnaient l'impression que nous étions intrinsèquement mauvais.
Puis elle revenait tout aussi imprévisiblement à la gentillesse. Sa faculté à passer presque instantanément de la rage a une sérénité extatique était étonnante: on ne voit jamais personne faire cela. Même en cas de quiproquo résolu, l'adrénaline demande une demi-heure à une heure pour se dissiper. On avait vraiment l'impression qu'une entité angélique prenait le contrôle de son corps et de son esprit, effaçant magiquement la colère et toutes ses manifestations corporelles. Du jamais vu. En fait, d'après Psych Central, les sociopathes ne ressentent pas d'émotions, ce qui leur épargne les troubles comme l'adrénaline, les tremblements, le rougissement, la honte, etc. et produit cet effet spécial de «rage froide», que tant de victimes ont remarqué. Mais ils sont très habiles à mimer n'importe quelle émotion. Ce passage instantané est donc une preuve claire qu'elle imitait des émotions, afin de jouer délibérément avec nos sentiments.
Ce retour soudain se produisant toujours lors de la «réception d'un message médiumnique». C'était spectaculaire, très convaincant, et effaçait efficacement tous les doutes et rancoeurs. Mais c'était surtout un moyen extrêmement puissant de placer son égo au centre: rien ne pouvait se faire sans elle (Ses «messagers» bien sûr ne s'incorporaient que en elle. Ce n'est pourtant pas faute de m'être aussi offert à cette fin. Mais ils ne m’ont jamais parlé, lol). Bien sûr nous mettions ces spectaculaires rédemptions sur le compte des «entités» qui s'incorporaient en elle, par quelque magie de leur part. Aujourd'hui je pense plutôt qu'elle était excellente actrice, montrant ses messages inventés comme appât, plus les apparences d'une sensibilité dont elle était en fait totalement dépourvue, nous le verrons.
En fait, nous étions ses jouets sentimentaux, et elle ne nous reconnaissait pas plus d’initiative qu’à des marionnettes à sentiments. Je crois que la raison pour laquelle elle me haïssait spécialement, est que j'avais ma propre personnalité, et que je pouvais faire des choses sans me référer à elle. Comme à tous les sociopathes, cela lui était intolérable.
Mais il y avait une autre raison plus fondamentale. Elle n'en parlait pas, et ce n'est que quand elle a commencé à maltraiter notre fils, que s'est dévoilée une incroyable vérité. Nous verrons ça plus loin, il vaut mieux suivre l'histoire pour comprendre.
Je suspecte qu'elle a du avoir à faire à un psychiatre à un moment. Probablement lors du divorce d'avec son ancien mari. Elle ne le dira jamais, mais un indice est que dans une de ses histoires elle mettait en scène un personnage persécuté par des psychiatres qui la considéraient comme une «piastournée». Je pense que ce diagnostic lui va bien, et que les psys devraient l'adopter si jamais ils trouvaient d'autres spécimens de son genre. Elle avait tout un vocabulaire personnel de ce style, que je ne répéterai pas: ceux qui l'ont entendu en ont ras les oreilles.
(Permalink) Ecrit en Mai 2019.
Notre court séjour avec Noisette a été merveilleux. Une échappée de trois jours dans la nature et la gentillesse du Faitg. Quand nous fumes sur le point de repartir, nous avons tous les deux ressenti une forte tristesse, de quitter cette ambiance. C'est là que Viviane nous a dit «mais vous pourriez venir vivre ici»... Une petite phrase dont j'invite à vous méfier. Le Bouddhisme et plusieurs autres grandes religions interdisent le prosélytisme, et il y a de sages raisons à cela. C'est à vous de prendre votre décision, dans ce genre de choses. Personne n'a à vous travailler pour prendre une telle décision, et surtout pas à un moment où vous êtes émotionnellement malléable.
Bon, faute d'expérience, nous ne nous sommes pas méfiés, et, après un refus initial, Noisette m'a finalement dit «C'est là que je veux vivre». Etant officiellement son amoureux, il fallait bien que j'infléchisse ma propre voie, pour le couple. C'est la façon normale de fonctionner d'un couple. Là où ça devient anormal, c'est quand c'est toujours le même qui doit infléchir sa voie. Dans notre cas ce biais de notre couple ne fut visible que quand nous avons eu des enfants: elle se mit alors à décider de tout sans réplique.
Il m'a fallu attendre quelques mois pour solder différentes affaires à Toulouse, abandonner mon travail à EDI, et finalement réaliser l'idéal dont je rêvais depuis des années: vivre avec une femme dans une communauté!! Dans la nature!! Passer la totalité de mon temps à travailler pour un monde meilleur! Le lieu était idéal, avec une petite notoriété dans les milieux végétariens et Nouvel Age qui lui permettait de recevoir régulièrement des visiteurs: nous étions rarement seuls, même au coeur de l'hiver. Pour moi, c'était parfait. Le mieux que je pouvais souhaiter!
Les premiers mois ont été merveilleux. Chaleur humaine, poésie, travaux partagés, jardin, chambres peintes de couleur pastel, réunions le soir pour méditer, tout cela faisait une ambiance délicieuse. Pourtant des premiers rêves montraient déjà de la belle peinture bleu pastel sur du bois pourri. Je pense que ces rêves sont une traduction de signaux visibles, mais que l'on ne perçoit pas consciemment. Probablement des connivences et chuchotements entre Viviane et Noisette, je ne me rappelle plus. Ou bien la façon très enfantine dont Viviane parlait des animaux. Elle était végétarienne convaincue, et antispéciste avant la lettre, idées que je fis miennes également. Mais sa façon de parler de «ses cocottes» comme une fillette de trois ans avait un côté ridicule: on se demandait si elle était géniale, ou si elle était folle. Comme beaucoup d'autres, je mettais cela sur le compte de sa pauvre éducation dans une famille dysfonctionnelle (qu'elle disait), suivie d'une adolescence solitaire dans les bois pendant la guerre. Ce qui comptait à nos yeux est la fraîcheur de sa vision d'un monde de douceur et d'harmonie, sans prédation ni meurtre. C'était une fantastique prémonition, qui n'apparaît en public que depuis peu, trente ans après. Mais face à ce comportement infantile et à cette ignorance indécrottable, certains visiteurs partaient en courant. Littéralement, dans certains cas.
Nous fîmes finalement connaissance de ses «messagers»: lors des transes de Viviane, qui se produisaient le soir dans les méditations, il semblait effectivement qu'une autre personne parlait et animait son corps. C'était assez impressionnant, surtout de la part d'une personne sans culture, qui ne pouvait pas avoir entendu parler de ces choses. Ces messages semblaient également d'une grande pureté, angéliques.
Toutefois de nombreux détails m'incitent aujourd’hui à penser qu'elle mimait ces transes, intentionnellement. D'abord le fait que ses «messagers» avaient tous la même personnalité (il y en avait pourtant douze, représentant chacun une «vertu» différente). Puis un jour, alors que l'ambiance s'était déjà bien détériorée, un messager a annoncé qu'ils ne viendraient plus. J'imagine que, si ils étaient réels, ils avaient jugé que Viviane avait raté son projet, en foirant sa relation avec Noisette et moi. Mais après cela, d'autres messagers sont venus, nettement moins bien, et parfois franchement désagréables. Certains appelaient à la haine des non-végétariens, et j'en ai même entendu un réclamer du whisky. Il y avait de quoi se poser des questions, voire se méfier de Viviane.
Puis un jour elle nous a sorti une grosse pile de revues d'Alan Kardec, le fondateur du spiritisme, qui décrivait en détails les transes médiumniques et les phénomènes associés. (Sur le titre de la revue, mon souvenir dit «force spirituelle» alors que wikipédia dit «La Revue spirite», j'ignore la cause de cette différence). Ainsi Viviane n'était pas du tout la jeune enfant vierge et innocente quelle prétendait être: elle connaissait ces phénomènes par le détail, et pouvait donc les mimer de manière très convaincante, même aux yeux d'un spécialiste. Elle était une escroc spirituelle habile, comme plus tard Whitley Strieber ou Bud Hopkins.
Aujourd'hui, après ma formation par le Bouddhisme, je comprend qu'il y avait deux autres pièges plus subtils mais encore plus dangereux dans son «enseignement»:
1) Il entretenait la défiance et la haine dualiste de la société, contre les «dinosaures», contre les «mangeurs de cadavre», bref contre tout le monde.
2) Cette opposition artificielle entre la vision idyllique et la réalité «mauvaise» créait une intense attente voire frustration.
Or, attente/frustration et dualisme sont deux fautes spirituelles lourdes, qui bloquent toute compréhension, contribuent à la dépendance envers des faux maîtres comme Viviane, et surtout à la dépression voire au suicide de leurs victimes. L’attitude correcte est bien d’avoir un idéal plus élevé que la société ambiante, mais de se servir de la différence comme moteur pour avancer, au lieu de la jeter à la figure des gens, ou d’en faire une source de pessimisme ou de désespoir.
(Permalink) Ecrit en Aout 2022
Le gros point positif du Faitg, et ce qu'il m'a apporté de plus direct, était le végétarisme. Avant, dans le contexte ambigu de Toulouse et de l'ATE, j'étais à «tendance végétarienne», mais c'est le Faitg qui m'a finalement fait prendre un engagement strict, en invoquant la compassion envers les animaux. Bon, j'avais déjà décidé de ne plus manger de poisson, mais c'était à cause de la puanteur. Quand il faut laver les gamelles, après, en pensant qu'on a la même chose dans l'estomac.
Si le mouvement végétarien en Europe remonte au début du 20ème siècle, il était resté très minoritaire, et généralement considéré comme une option sans importance, voire une lubie. Même l'éveil de l'écologie et du bio dans les années 1970-80 n'a pas vraiment changé cet état des choses, on va voir pourquoi.
La première organisation significative à prôner activement le végétarisme en France a été «La Vie Claire» en 1946, avec le premier réseau de magasins bios et végétariens, démarré en 1948. Cette proximité avec la guerre explique peut-être pourquoi dans les années 1970 certains considéraient La Vie Claire comme «pétainiste». Pourtant même la page wikipédia ne donne aucun renseignement sur ce sujet (ils n'auraient pas raté une telle occasion de dénigrer les végétariens!!). La raison de cette réputation semble être uniquement une de ces affirmations à l'emporte pièce faite par Isabelle Cabu, directrice de «La Gueule Ouverte», très vaguement basée sur la date où le fondateur a commencé sa revue: 1946. On peut supposer qu'il se serait déjà exprimé dans les médias pendant la guerre, mais bon, cela ne faisait pas de lui un pétainiste. (Curieusement, les nazis, et plus tard le franquisme, n'ont pas persécutés les végétariens ni le naturisme, les encourageant même parfois. Mais cela ne peut pas être compté à charge contre ces mouvements, qui ont de toutes façons rompu tout lien avec ces idéologies après la guerre)
De 1948 à 1975, le bio n'a été porté que par un petit nombre d'associations, Nature et Progrès, Lemaire et Boucher, la Macrobiotique, La Vie Claire, etc. Seule cette dernière offrant un accès pratique pour tous (Et encore, ses prix étaient au moins deux fois supérieurs au commerce chimique). Mais pour tout le monde, bio et végétarien étaient, en quelque sorte, la même chose, le même effort d'alimentation saine, la même idée directrice issue des naturistes d'avant guerre: on supprimait les pesticides et la viande, dans le même but de santé et d'hygiène.
Les années 1975-80 ont vu le mouvement écologiste naissant soutenir activement le bio, c'est à dire encore à l'époque une forme de végétarisme hygiéniste: on ne mangeait pas beaucoup de viande parce que c'est mauvais pour la santé. Bien sûr il y avait des végétariens stricts, motivés par la compassion, mais déjà on commençait à les traiter de «sectaires». J’adore les gens qui prétendent poursuivre un but, mais qui combattent ceux qui font effectivement quelque chose pour ce but.
Vers 1980, le bio était encore peu accessible, car cher, dénigré et mal distribué. Mais il était encore végétarien. Le glissement a commencé avec le rachat de La Vie Claire par Bernard Tapie, un homme d'affaire charismatique, qui a «assoupli» les règles sur la viande. C'était la décennie punk, l'arrivée à l’age adulte de la génération au plomb tétraéthyle, une décennie à crier sans penser. Ainsi, vers 1990 et l'apparition des premiers magasins bios tout public, le divorce entre bio et végétarisme était consommé, tous ces magasins proposant cyniquement de la «viande bio» et même du «vin bio». A cette perversion du bio, il y a eu plusieurs raisons:
👊Le lobbying par l'industrie de la souffrance animale, qui a lourdement influencé les cahiers des charges du bio avec de nombreuses «dérogations» pour la viande (Au point que l'on se demande dans quelle mesure la viande étiquetée bio l'est réellement). En effet, si l'expansion du végétarisme avait suivi celle du bio, cela aurait posé une menace existentielle à l'industrie de la souffrance animale. Il leur fallait donc réprimer le végétarisme! Mais ils ont été plus malins que le lobby du nucléaire, prenant le contrôle du mouvement par l'intérieur, au lieu de le contrer frontalement. Ils ont influencé les gens par de nombreux canaux, dont un bien visible a été une revue gratuite comme «Bio Contact», financée par la publicité (ho hoo). C'était donc déjà la même arnaque que pour noyauter Internet: des pubs surfacturées, afin de cacher l'origine du discours antisocial! Ces gens poussaient des cris d'orfraie «intégriste» quand un courrier des lecteurs y parlait de végétarisme. Ce sont également eux qui ont inauguré toutes les poudres de perlinpinpin, cosmétiques inutiles, rééquilibreurs d'ondes et autres colifichets, qui aujourd'hui encore s'empilent par gondoles entières dans les magasins bios. Mais ils ont utilisé d'autres canaux visant le grand public, dénigrant le végétarisme de l'extérieur, avec des accusations de sectarisme dans les médias, des fake news d'enfants végés mourant de faim dans la presse populiste, des films à la télé où les mauvais sont les anti-vivisection, etc.
🤯Le matérialisme des militants écolos. Comment un mouvement naturiste spirituel a pu devenir un mouvement écolo athée matérialiste est un peu un mystère, mais je pense qu'on le doit probablement à différents épisodes d'entrisme: celui que l'on a vu avec l'antinucléaire (entrisme marxiste raté, mais très efficace à distordre les objectifs du mouvement), le lobby de la souffrance animale (capitaliste sadomasochiste), le «mouvement marginal» (entrisme marxiste singeant les Hippies), l'influence délétère de La Gueule Ouverte et de Charlie Hebdo (athées intégristes), l'entrisme massif par le Parti Socialiste (Bobo athée matérialiste libertin) très actif après Ecologie 78, et probablement d'autres. Comme la principale motivation du végétarisme n'est pas diététique, mais spirituelle (compassion), tous ces gens sont donc passés en plein à côté de la vraie signification du bio. Voire ils prenaient délibérément le contre-pied de la spiritualité! Ainsi, contrairement au lobby du nucléaire, ces entrismes ont-il réussi à subvertir le mouvement bio-végétarien de l'intérieur, essentiellement en décourageant les gens: disputes organisées (comme celles que j'ai vues à l'ATE), réflexions hostiles «faut pas que ce soit mystique», accusations de «sectarisme» ou «d'intolérance», affirmations dogmatiques matérialistes, par exemple contre les NDE, et de bonnes vieilles évictions, comme le Salon Marjolaine qui a «viré les gourous» (dixit) dans les années 1980. Je me souviens aussi dans les années 1990 d'une annonce Bio Contact par une entreprise bio, précisant «gourous s'abstenir». On était donc vraiment très loin de la «toléraaaance» dont tous ces gens se gargarisaient bruyamment.
🙃On retrouve curieusement les mêmes magouilles dans le Nouvel Age à la même époque (années 1980), par exemple Findhorn où «les végétariens n'ont pas réussi à stabiliser leur vision» (comprendre: on les a harcelés jusqu'à ce qu'ils partent). Pour le Nouvel Age, la raison en est manifestement le matérialisme spirituel si fréquent dans ce mouvement, en particulier les notions perverses comme quoi on pourrait «être spirituel» sans accomplir d'efforts ni d'ascèse, sans rien changer de sa vie ni de ses opinions, simplement en prenant parti. Il leur fallait donc décourager les personnes sincèrement spirituelles, qualifiées là aussi «d'intégristes»! D'autres fallacies plus agressives étaient également répandues dans le Nouvel Age, comme l'idée que l'on pourrait «transmuter» la souffrance des animaux, voire de faire de l'abatage... «une initiation»! 🤪 Quand on en arrive à dire d'aussi hénormes côôôneries, c’est pire que du matérialisme spirituel, je dirais du... marxisme spirituel: utiliser la spiritualité pour créer un dualisme anti-société, et se faire croire supérieur tout en refusant de vraiment se changer soi-même. L'idée même de «Nouvel» Age (ou de Nouvelle Ere, comme on disait aussi vers 1980, ou «Ere du Verseau» dans les années 1970) serait alors un simple décalque de la révolution marxiste «dans le spirituel», agitant exactement la même «destruction de l'ancienne société irrémédiablement pourrie». Avec des résultats assez similaires... juste plus en dix ans au lieu d’un siècle, lol ! Au moins le Nouvel Age a été plus efficace que les soviétiques.
On comprend alors que, au milieu de ce maëlstrom de fermentations malsaines, notre position au Faitg nous paraissait stable et surtout claire. Au point que le végétarisme nous paraissait une «pierre de touche» indiquant la sincérité d'un mouvement spirituel ou social donné. Et nous étions peu nombreux! Le problème avec le Faitg toutefois, est que cette situation permettait à Viviane d'entretenir elle aussi un dualisme anti-société, avec en plus un sentiment de supériorité envers tous les autres mouvements spirituels ou sociaux. Ou encore d'utiliser un vocabulaire déshumanisant pour les non-végétariens: «dinosaures» «mangeurs de cadavres» etc. C'était le coeur du problème du Faitg, que je n'ai compris que plus tard: «Nous sommes les seuls dans la vérité tous les autres sont pourris»! Sûr qu'on ne pouvait pas aller bien loin avec ça. Et aujourd'hui ils sont encore tout seuls à avoir raison. Moi en moins.
C'était aussi l'époque des labels, le label bio bien sûr, mais aussi les «six doigts de la main» des Réseaux Espérance, et probablement d'autres. Afin d'y mettre un peu plus de sincérité, j'avais moi-même proposé un «Label Fleur» (La belle fleur, ouaf ouaf), qui aurait noté plusieurs critères, un par pétale, dont la spiritualité et le végétarisme (aujourd'hui j'y ajouterais la science, douloureusement absente de toutes les alternatives sociales). C'est la raison pour laquelle je travaillais sur un serveur minitel, afin de créer un annuaire des groupes alternatifs. Bien sûr Viviane «approuvait» cette initiative, tout en y mettant des obstacles considérables (comme de devoir construire le local!! Il ne manquait pourtant pas de pièces inutilisées au Faitg...). Finalement mon départ du Faitg en 1990 a mis abruptement fin à ce projet. Il n'a retrouvé vie que avec Internet à partir de 1998, et ma rubrique «Ressources pour un monde meilleur» sur mon site shedrupling.org. Et encore, les sites positifs se sont tellement multipliés depuis, que mon annuaire n'en représente plus qu'une infime partie. L'entretenir et l'organiser demanderait un travail considérable, dépassant de loin mes possibilités. En tous cas je n'ai pas gardé l'idée «Faitgiste» d'un label, me contentant de citer le meilleur dans chaque rubrique.
Techniquement, pendant mon séjour au Faitg, nous étions végétariens, pas végétaliens. J'ignore comment Viviane acceptait cette entorse à ses propres principes, mais au moins à l'époque le végétarisme était une chose que l'on savait faire, alors que le végétalisme avait réputation d'être dangereux. De fait, notre seul apport de protéines était essentiellement le pain complet, et quelques autres comme le sarrasin, des légumineuses. Ce qui est plutôt insuffisant, et nous nous précipitions parfois sur les produits laitiers. Aujourd'hui il est recommandé d'avoir des plats riches en protéines à la place: soja, seitan, etc. Sans parler des acides gras oméga, qui nous manquaient sérieusement, au point que l'on peut se demander si cela ne serait pas la principale cause des troubles de la personnalité des gens du Faitg et d'autres groupes similaires (Les acides gras oméga contribuant aux gaines de myéline des axones des neurones).
Plus d’infos sur ma page sur comment devenir végan.
Pourquoi le végétalisme était-il considéré comme difficile ou dangereux? Je ne me souviens pas avoir entendu de raison claire à l'époque, juste que j'aurais été bien incapable de me passer de fromage. En fait, à l'époque on ne le savait pas, mais c'était essentiellement à cause du manque de vitamines B12, et de certains acides gras comme les oméga. Nous mangions donc du fromage, ainsi que des oeufs, tous les quatre autant que je me rappelle. Ce n'est que au cours des années 2010 que j'ai découvert le beurre végétal avec acides gras oméga, puis la vitamine B12. En fait j'étais en retard, la notice pharmaceutique de la B12 expliquant qu'elle doit être prescrite aux végétaliens. J'ignore depuis combien de temps cette connaissance existait, mais cette fois c'était «la société» qui était en avance sur «les alternatives»! Et finalement c'est bien mieux comme ça. Le «paradoxe» alors est que les magasins bios, prisonniers du lobby de la souffrance animale, pourris de rejet de la science, se gardent bien de propager cette connaissance! Voire ils l'embrouillent, avec l'idée «débattue» de «B12 végétale» (De là est venu tout le battage sur la spiruline). Ce qui est pourtant inutile: la B12 est produite par fermentation! C’est à dire qu’elle est déjà végétale, et en plus bio, si les ingrédients le sont. Dans mon cas, en 2018 la B12, celle de la pharmacie donc, a supprimé la faim de fromage en quelques semaines, j'ai donc pu arrêter sans efforts. Quant aux oeufs, j'ai été forcé de les arrêter avant, car pour moi ils étaient devenus écoeurants! La seule chose qui me manque un peu est le roquefort, lol, pour le goût. Mais on en trouve du végétal maintenant!
C'est toutefois dès les années 1990 que les gens du Faitg sont devenus végétaliens, sans mention de B12 ni d'oméga. Dans ces conditions, je pense que cette décision ressortait plus d'un désir de s'affirmer, voire d'un chantage à la santé ou d'un déni des risques, au point de nuire à leur propre corps. Et nuire à mes enfants, qui y étaient encore (contre mon gré). Mais avec le sexisme de la justice, je ne pouvais rien faire, si ce n'est de rattraper leur alimentation pendant les vacances, quand ils étaient autorisés à venir chez moi.
Le Faitg était également antispéciste avant la lettre, refusant le cuir, la plume, etc. Ce qui contribuait également à en faire quelque chose d'unique à l'époque. Je me rappelle même d'avoir peint avec des pinceaux en poils synthétique. Ça marche, sauf que avec la peinture acrylique ces pinceaux s'ébouriffent assez rapidement. J'espère que d'autres solutions ont été trouvées depuis.
Aujourd'hui, les mêmes manipulations et mensonges se reproduisant avec un rythme de 20 ans, c'est le véganisme qui est considéré comme «extrémiste» ou dangereux. Pourquoi? Un prétexte facile est les militants qui accomplissent des actions non-violentes contre des boucheries, centres de torture, camps de concentration, etc. Il y a un record historique d’hypocrisie dans ces accusations de «violence», par des gens aux mains dégoulinantes de sang et d'excréments. Qu'ils se débrouillent donc, et qu'ils ne comptent pas sur moi pour critiquer les actions des militants végans, qui ont souvent permis de mettre des images sur des concepts «abstraits» comme la vivisection et les camps de concentration pour animaux.
La seule chose qui me retient de rejoindre ces activistes est que je préfère ne pas attaquer les gens, me contentant d'informer et de «témoigner» (au sens évangélique). En fait, j'ai petit à petit compris que même une action aussi discrète que méditer dans son coin est finalement plus efficace que d'irriter les gens. Ce que je fais donc.
(Permalink) Ecrit en Aout 2022
Le Nouvel Age est un mouvement spirituel qui a surtout existé dans les années 1980, avec des prémisses et des séquelles. Au début vers 1980 on disait aussi «Nouvelle Ere», et dans les années 1970 c’était «L’ère du Verseau».
En gros, on pourrait situer son origine avec Elena Blavatsky dans les années 1920. Toutefois si elle n'avait pas existé, d'autres auraient joué le même rôle, comme Baird Spalding. Sa «contribution» a été de faire son propre «mix» de différentes croyances ou spiritualités, introduisant ainsi l'idée que chacun pouvait se bricoler sa spiritualité, au lieu de se fier à un prophète ou à un gourou, tous accusé indistinctement de bigoterie. C’est l’idée de base du Nouvel Age, et ce qui le décrit le mieux. Dans notre époque qui valorise l'autonomie individuelle, l'idée paraissait séduisante. Toutefois ce fut surtout un terrible piège à égo, comme on va le voir.
L'épanouissement du Nouvel Age dans les années 1980 a résulté en gros de deux facteurs:
🐡L'évolution spirituelle de l'Humanité, qui conduit de plus en plus de monde à s'intéresser à ce domaine. Cette évolution étant un phénomène spirituel inéluctable, elle ne dépend pas de facteurs sociologiques ou similaires. Juste avant, dans les années 1970, les gens s'étaient intéressé aux sectes, qui avaient trompé beaucoup de monde. C'est le rejet des sectes qui a mis le Nouvel Age contre les organisations, maîtres, gourous, religions traditionnelles, etc.
🐡Le Nouvel Age est arrivé à un très mauvais moment, les années 1980, avec leurs radios cacas, leurs
Il est difficile de dire si le Nouvel Age était «bien» ou «pas bien». Disons qu'il avait des aspects très positifs, mais aussi des défauts graves, que l'on ne comprenait pas à l'époque faute d'enseignements spirituels authentiques. Enseignements qu’il rejetait car «contraignants». Malgré ces défauts, le Nouvel Age est resté un souvenir attachant pour tous ceux qui l'ont connu.
🐼Positif: Tout renouveau spirituel l'est.
🐝Positif: les gens n'acceptaient plus les «croyances», les dogmes ou l'autorité temporelle des religions établies.
🐝Positif: la liberté pour chacun de choisir sa voie, ses pratiques.
Toutefois on a rapidement eu les inconvénients de ces avantages:
🤪Négatif: Le grand n'importe quoi hérité des sectes: «chacun sa vérité», le végétarisme «intégriste», pas d'efforts, pas d'ascèse, maquiller le meurtre d'un animal en «initiation», collectionner de multiples croyances idiotes comme l'astrologie, la numérologie, les ondes de ceci ou de cela...
😛Négatif: la liberté individuelle et l'affirmation de soi sans but ni véritable pratique spirituelle durcit l'égo, au lieu de nous en libérer. C'est particulièrement dangereux dans le cas du «développement personnel» sans compassion ni maîtrise de l'égo.
😜Négatif: le dualisme anti-société, qui allait mener certains groupes vers des dérives dangereuses: déni de la médecine, conspirationnisme, extrême- droite.
Mais on a été surtout impressionné par les créations artistiques du Nouvel Age, particulièrement en musique et en peinture. Bien mieux que les Impressionnistes, ils ont compris la puissante vibration positive des couleurs pures, harmonisées en pastel. Un style aujourd'hui dénigré sous le nom de «Unicorn art» («Art licorne», allusion à la présence quasi-obligatoire de ces animaux mystiques/mythiques dans toutes les peintures et tous les films du Nouvel Age). J’y ai moi-même sacrifié, mais à ma façon iconoclaste, lol
Je disais plus haut que ces vagues de spiritualité ne sont pas gouvernées par la société qui les reçoit, car elles ont une origine spirituelle uniquement. Toutefois cette société les fait fréquemment dégénérer, ce qui exige alors d'en couper immédiatement l'énergie, pour éviter de se retrouver avec un nouveau pouvoir intégriste. Je pense que pour le Nouvel Age l'énergie a été coupée vers 1990, même si le mouvement a continué un certain temps, en déclinant. En fait je n'en sais rien, à partir de ce moment je n'ai tout simplement plus entendu parler de Nouvel Age, je me débattais pour sortir mes enfants du Faitg, et en plus je travaillais à EREMS. Il faut dire que, avec mauvais traitements à enfants et un an de pédophilie, ils avaient fait fort. Un milieu aussi déboussolé devait impérativement être fermé. Et surtout ne plus avoir le monopole de parler au nom de la spiritualité.
(Il est intéressant de comparer avec la dégénérescence du Christianisme. Les Actes des Apôtres, écrits vers 40 par Saint Paul lors de son arrivée à Rome, signalent que les Apôtres continuaient à manifester des lumière et des miracles immédiatement après l'assassinat de Jésus. Toutefois il n'en est plus fait mention par la suite, indiquant que le Christianisme est rapidement devenu une religion ordinaire, juste plus positive que les autres. Vers 60, les premières persécutions (celles de néron 666) furent «justifiées» par l'attitude intransigeante des nouveaux Chrétiens, dans une Rome pourtant très tolérante en religion. Ces discours intolérants commencent à laisser des traces historiques vers 100, avec les écrits de «saint» Irénée, qui fustige les gnostiques, sans montrer de compréhension de leur doctrine (perdue, donc). Le «Nouvel Age» Catholique est apparu au quatrième siècle, quand la bourgeoisie romaine s'est emparée du Christianisme: le commandement de pratiquer concrètement la charité, l'égalité et la fraternité a été réduit à une simple obligation de rituels, qui, croyaient-ils permettaient de racheter leurs mauvaises actions, comme quand on paie une dette. Et ils ont fait des choses comme d’interdire les jeux Olympiques «païens», mais pas l’esclavage, qu’ils ont juste remplacé par le servage. Des magouilles préfigurant si comiquement le Nouvel Age moderne, d'où ma qualification.)
En fait, cette fin du Nouvel Age a vu la montée des spiritualités authentiques, avec notamment le Bouddhisme Tibétain, fournissant un ensemble de vraies motivations spirituelles, et des outils efficaces pour guérir nos névroses et maîtriser notre égo. C'est un tout autre niveau, que ceux qui ont vraiment compris ont gagné.
Oui la spiritualité c'est comme dans les jeux vidéo: on gagne des niveaux spirituels et on acquiers des capacités, ha ha ha! Mais on n'a pas notre score qui s'affiche au-dessus de notre tête. Même les saints que j'ai connus ne montraient pas d'auréoles. On les reconnaît à leur gentillesse, et à ce que leurs explications apportent de l'énergie au lieu de faire obstruction.
Le Nouvel Age a refait surface dans les médias, avec vingt ans de retard, dans les années 2000 et 2010. Toutefois ils ne parlaient plus de la vraie chose, mais d'une image fictionnelle, fantasmatique, comme avec l'affaire de Bugarach: en gros les médias dénonçaient «des dizaines de milliers» de fanatiques qui déferleraient sur Bugarach, alors que un seul barjot est venu. Vérification faite, leur comptage était celui des touristes, nombreux à visiter la fantastique montagne de Bugarach! Il est étrange de voir les médias dénoncer des dangers imaginaires, tout en normalisant de vraies sectes comme la scientologie (Tentative par le président Sarkozy) ou moon (qui finance le front national extrémiste).
(Permalink) Ecrit en Mai 2019.
La situation s'est dégradée insidieusement, quand des disputes ont commencé à éclater. C'était toujours Viviane qui commençait, pour un motif apparemment bénin, mais pour lequel elle développait une colère terrible. Ou bien elle était catastrophée comme si le mas s'était écroulé. Au début, Noisette se rapprocha de moi, inquiète ou effrayée. Je pense que c'est à ce moment que Viviane a commencé à la prendre à part et à la monter contre moi. Pas ouvertement, bien sûr, mais il suffit d'allusions «aux problèmes» de quelqu'un pour le discréditer. De fait, Noisette, qui juste là avait fait l'effort d'être toujours de bonne humeur, laissa ressortir ses propres colère elle aussi, toujours sans motif visible. Simplement, comme Viviane, elle se montrait soudain hostile, allant jusqu'à découcher. Puis, quelques jours plus tard, sans davantage d'explications, elle redevenait toute gentille avec moi. Si vous voyez ce genre de comportement, fuyez, et surtout cessez tout rapport sexuel: la personne ne contrôle pas du tout ses émotions, et tout peut casser à tout moment. Ou pire, elle est un proxy, ou un sycophante, télécommandée en cachette par une autre personne, qui elle cherche activement à nous détruire, sans se montrer, et qui peut poursuivre ses plans pendant des années.
Aujourd'hui on dirait que la sociopathe utilisait Noisette comme proxy, ou bien qu'elle me «triangulait»: quand un sociopathe vous en veut, souvent il ne dit rien directement, afin de ne pas se révéler. Mais il donne des fausses informations négatives à vos amis, qui vous lâchent alors, voire deviennent ouvertement hostiles. On dit que ces amis retournés sont des proxys, ou que le sociopathe vous triangule (relation triangulaire). Si vous voyez soudain des amis devenir indifférents ou se retourner contre vous, sans cause apparente, il y a des chances que quelqu'un les utilise comme proxys contre vous. Un spécialiste de ça était Guy Claude Burger, qui disait à tous vos amis que vous étiez converti à sa secte, la très ridicule instinctothérapie. J'ai du perdre plusieurs de mes amis de l'époque comme ça.
La totale naïveté émotionnelle de Noisette, et son absence flagrante d'introspection, comme une enfant de cinq ans, en faisaient un excellent jouet, que Viviane manipulait à sa guise. Je n'exonère toutefois pas mon ex-compagne: je lui ai proposé de l'aider plusieurs fois, mais elle a toujours refusé. En fait, je soupçonne leur collusion dès le début, sous forme de discussions en cachette. Je suis du genre droit et clair, incapable de soupçonner de telles choses. Mais plus tard j'ai eu des preuves strictes de cette collusion organisée. La seule chose que je sais pas est quand elles sont passées de confidences de boudoir à harcèlement délibéré.
Viviane cherchait aussi à m'isoler des visiteurs réguliers, et j'ai rarement pu avoir une relation franche avec eux. Au contraire, quand je discutais avec un visiteur, elle interférait rapidement, centrant la discussion sur elle. Si elle ne le pouvait pas, alors elle me reprochant d'être «bavard». Dans certains cas elle a insulté et chassé des visiteurs, simplement parce qu'ils me parlaient. Je pense que dans ces cas elle comprenait qu'ils ne rentraient pas dans son jeu, et donc elle laissait tomber son masque de gentillesse factice.
Sylvain jouait également un rôle très trouble, sachant toujours se placer hors du trajet des colères de Viviane. Quand j'ai connu Sylvain, il avait l'air réservé, mais dans les limites normales. Puis un jour, alors que nous commencions un travail ensemble, il s'est soudain esquivé sans explications. Quelque minutes plus tard, Viviane s'est ramenée pour m'expliquer que Sylvain était «bloqué». En fait Sylvain était suivi par un psychiatre, qui lui avait même fait avoir une pension d'invalidité à vie! Toutefois, l'ayant bien connu, je pense que son trouble n'est pas du tout psychiatrique, mais qu'il est bien connu sous le nom de paresse. Et que le seul traitement connu est des coups de pieds aux fesses. Ce que Viviane faisait plus ou moins. Mais bon, travailler avec de pareilles brêles n'était pas des plus simples, et je me retrouvais souvent seul sur un chantier.
Je pense que Viviane et Sylvain vivaient une sorte de relation de domination soumission, style BDSM, mais pour du vrai, pas un jeu sexuel. Pour elle, Sylvain était un bon jouet, qui plaçait son égo en situation de «maman» indispensable. En tous cas c'est le seul homme qu'elle ait toléré près d'elle si longtemps. Je les ai même vu une fois ensemble dans le même lit, même si je doute qu’ils aient jamais eu des rapports sexuels. Quand vous verrez la suite, vous comprendrez que Sylvain devait avoir quelque chose de non-viril, pour qu’elle l’ait supporté tout ce temps. Apparemment, lui aussi trouvait son compte dans ce renoncement à une véritable personnalité autonome, qui le dispensait de décider par lui-même ou de faire des efforts. Quoi qu'il savait aussi obtenir ce qu'il voulait, sans le dire. Il avait manipulé un psychiatre, après tout. C'est effrayant, quand on y pense.
Sur le travail, et malgré les aides à éclipse, j'ai laissé pas mal de traces au Faitg: réfection de plusieurs toits, placage des plafonds, réfection de plusieurs pièces, installation d'eau et d'électricité, cimentage de plusieurs sols, puis après 1985 l'aménagement d'une grande pièce dans la grange, avec deux dalles en hourdis. Plus le jardin presque tous les jours, la cuisine à tour de rôle, mes activités d'électronique, la peinture, les romans des éolis, le bulletin du Faitg, etc. Ainsi vous ne serez pas surpris que j'ai aujourd'hui l'impression de m'être fait exploiter. Primo, les anciennes baraques sont une énorme source de travail: rien n'est jamais bien, il y a toujours à refaire, à aménager, etc. Secondo, tout a été au détriment de mes vraies activités: mes projets d'électronique, restés pratiquement au point mort, et surtout mes peinture artistiques illustrant un monde meilleur. Viviane m'encourageait d'une main à peindre, mais de l'autre il y avait toujours des travaux urgents à faire avant, comme la fois où il a fallu faire un tableau entier, et un poulailler pour ses cocottes, la même semaine. J'y suis arrivé quand même, mais il m'a fallu une semaine de repos après.
Mes rêves ont rapidement évolué. Je me rappelle d'une merveilleuse maison toute en verdure et fleurs mauves, qui flottait loin au-dessus d'une ville polluée menaçante. Mais quand je tentais d'y entrer, le plancher se dérobait: c'était une maison factice. Des rêves similaires sont revenus plusieurs fois, suivis par d'autres franchement désagréables: toujours des maisons, mais cette fois avec des escaliers qui descendaient vers des caves obscures où rodaient des horreurs inquiétantes. A l'époque je ne comprenais pas ces rêves, mais avec le recul, la signification me paraît maintenant évidente: la maison était l'idéal factice du Faitg, sans consistance, et l'horreur cachée les problèmes de Viviane, que je ne voyais pas directement, mais dont la vibration polluait toute l'ambiance. Un autre rêve était encore plus flagrant: je montais un escalier en colimaçon, comme ceux des donjons des anciens châteaux-forts. Mais plus je montais, plus il devenait étroit et sale, au point de devenir rapidement une impasse, voire un danger. Cela ressemble très clairement à la spiritualité du Faitg, qui semblait monter, mais qui ne menait qu'à des impasses ou à des déceptions.
Je donne ces indications, qui peuvent vous être utiles: au cas où vous auriez des rêves similaires, pensez à vérifier si vous n'êtes pas victime de perversités comme des connivences contre vous, une triangulation (gens utilisés contre vous), et surtout un faux idéal, une fausse spiritualité, un faux amour, un simple appât qui tente de vous exploiter d'une façon ou d'une autre. Souvent nous ne prenons pas conscience de ces choses, car nous n'imaginons pas qu'elles soient possibles. Les indices pourtant bien visibles sont alors assimilés de manière subliminale, produisant de tels rêves. D'autres rêves typiques des situations de manipulation sur les sentiments sont les vagues qui se soulèvent contre toute logique pour nous submerger, les tornades, les nuages noirs voire écailleux, les rivières en crue, etc. Faites très attention à ces rêves, qui semblent dénoter des situations extrêmes: quelqu'un joue avec vos sentiments, s'amuse à vous faire souffrir. Les choses peuvent aller jusqu'au suicide, rappelons que j'en ai vu quatre au Faitg. D'autres rêves inquiétants sont de l'eau noire au fond d'un gouffre. Je n'ai pas encore compris leur signification, mais ils peuvent référer à d'autres problèmes graves, je pense des connivences contre vous. Vérifiez tout de même avant d'accuser des gens.
A ce stade toutefois, nous étions simplement arrivés aux disputes ordinaires d'un groupe non-psychoéduqué. Les choses devaient aller beaucoup plus loin. Mais il y a toute une faune à classifier avant:
(Permalink) Ecrit enJuin 2019.
Il était déjà clair dans mon esprit à cette époque que tenter de vivre en-dehors du système n'était pas une fuite de ce dernier, mais un moyen responsable de montrer que l'on peut faire mieux. Je voulais proposer un modèle précurseur. Ce qui impliquait un effort pour vraiment se comporter mieux. Toutefois j'avais bien vu, dans mes expériences communautaires ou autogestionnaires, que la plupart des gens prétendant vivre hors du système semblaient plutôt motivés par précisément s'éviter le dit effort. Pour cela, il leur fallait faire porter la faute de leurs échecs sur la société. Leurs tentatives devenaient alors des lieux de grand n'importe quoi, souvent pires que la société environnante, par refus de toute norme ou règle. Et ces dérives allaient parfois fort loin.
Ainsi, le Faitg n'était pas seul groupe communautaire dans les environs, de gens refusant la société pour vivre dans la nature. Nous connaissions plusieurs autres groupes, le plus souvent de simples familles. Curieuse coïncidence, la plupart avaient comme nous quatre personnes, souvent en deux générations. On verra quatre groupes de ce genre (cinq avec nous), qui avaient une autre caractéristique commune: d'être tous dirigés par une femme abusive, tout en prétendant être égalitaires.
Nous étions en bons termes avec eux, et ils nous paraissaient sympas. Toutefois je dois dire que avec le recul, beaucoup de points me semblent aujourd'hui bizarres voire inquiétants: se protéger de la société a certes des avantages, mais la rejeter totalement a des inconvénients très nets, surtout en ce qui concerne les enfants. Ces derniers ont en effet besoin de ce contact hors de la famille, sous peine de rester intellectuellement ou socialement diminués.
La conclusion est donc claire et sans appel: l'attitude juste est une non-dualité entre se protéger de la société et ne pas la rejeter. Garder un contact est de toutes façons nécessaire, si on veut aider la dite société à avancer. Surtout aujourd'hui qu'elle avance, rester en marge est devenu inexcusable.
Le cas le plus pathologique a été une jeune fille, dans une famille de quatre, ses deux parents, elle et son frère. J'avais eu un rêve prémonitoire d'elle, la nuit avant de la rencontrer. L'observation de plusieurs phénomènes parapsychologiques de ce genre a été un des éléments qui crédibilisaient le Faitg, et qui a donc contribué à m'y faire rester malgré les problèmes de plus en plus flagrants. La mère de la dite jeune fille nous avait averti qu'elle avait un problème psychologique. Mais le rêve (suffisamment précis pour que je la reconnaisse quand je l'ai rencontrée) disait autre chose: elle cherchait naturellement un compagnon. Qu'elle ne trouverait jamais dans le cadre étriqué d'une famille vivant en réclusion, dans le rejet total du monde extérieur. Et elle en souffrait. Et c'est bien ce qui s'est passé: me voyant, elle jetait naturellement son dévolu sur moi. Puis elle se mit à pleurer quand elle a vu que j'étais déjà avec Noisette. Sa mère s'est alors mise à l'encourager «résiste» «sois forte», etc. Cette scène paraissait logique, si on admettait que, comme la mère nous disait, cette jeune fille avait des sortes de crises psychologiques. Mais la réalité était plus simple, et si perverse que je ne n'ai osé la comprendre que bien plus tard: cette mère étouffait sa fille, et considérait ses sentiments comme «un problème»!!! Une enfant bonsaï, dont sa mère coupait les bourgeons au fur et à mesure qu'ils poussaient, pour l'empêcher de devenir adulte!! Pour garder son petit bébé-jouet! Ainsi avait-elle grandi sans éducation, limite idiote, déniée du droit le plus élémentaire à avoir des désirs et des sentiments! La beauté d'une aspiration écolo cachait en fait un sadisme horrible, digne d'un film d'épouvante.
Un autre groupe était une ancienne patrouille de scouts, et nos voisins immédiats. Ils avaient décidé de continuer leur vie d'adultes ensemble, continuant même à s'appeler par leurs noms de totem. Quatre, une femme et trois hommes. Je n'ai jamais su ce qu'ils faisaient ou pas au lit, juste que l'un des hommes était officiellement le mari de la femme. Celle-ci, Claire Tessier, était sans hésitation à considérer comme sociopathe grave, exubérante et agressive. La première fois qu'elle est passée au Faitg, elle m'a insulté comme du poisson pourri, sous prétexte que je ne l'avais pas saluée (j'étais dans l'atelier et elle dans la cour). Toutes nos relations ont été à l'avenant, sous son regard furieux, avec Viviane qui essayait de «m'apprendre à vivre en société», comme si le problème venait de moi. Même Viviane a fini par s'éloigner de ce groupe pathologique. Surtout quand Claire a tellement harcelé et humilié Sanglier qu'il s'est suicidé. Deux, donc. Et c'est pas fini.
Se prétendre société alternative dans ces conditions, cela devient du grand guignol.
Il y avait aussi un couple, dont la femme était une sorcière. Si si si, une vraie. Elle nous a montré ses livres de sorcellerie, elle faisait des rituels et tout. Marrante comme Molly Weasley dans Harry Potter? Pas vraiment. Qu'on en juge: comme le Faitg, elle recevait des visiteurs intéressés. Un jour qu'une jeune fille s'affairait dans le jardin, elle se fit copieusement arroser de gaz lacrymogène, au point de devoir être hospitalisée. Notre sorcière accusa un voisin de l'incident, avec qui elle était en grippe depuis des années. Elle disait que ce voisin lui avait jeté un mauvais sort, ni plus ni moins. C'est par les gendarmes que j'ai un jour appris la vérité: cette femme, sorcière donc (j'ai bien informé les gendarmes de ce point, avec les livres et tout) avait fait installer un complexe système anti-vol dans son jardin, car elle pensait que le dit voisin venait la voler. Puis elle avait... oublié l'existence de ce système, laissant une visiteuse y travailler sans l'informer de sa présence. Vous comprendrez alors pourquoi je n'ai jamais mordu aux histoires de Harry Potter: les sorcières, je sais ce que c'est, en vrai.
(Ajouté en Février 2022) Nous avons eu deux fois droit au recensement. Pourquoi le signaler dans cette rubrique? Parce que l'histoire est rigolote. Par civisme, nous avons pris bien soin de répondre les deux fois. Mais la première fois, à la question «quelle est votre activité», nous avions répondu «pionniers de l'Ere Nouvelle», parce que c'est ce que nous faisions effectivement, et qu'il était grand temps de déniaiser ces gens. Il n'y avait là nul défi, simplement c'était (au moins dans mon esprit) notre service à la société, dont nous pensions qu’elle était en changement rapide. Mais apparemment ça n'a pas plu, car la seconde fois, la même question était assortie d'une explication insistante, dans le style: «merci de bien faire attention de bien restreindre votre réponse à seulement votre situation légale, emploi, poste en entreprise, etc. a l'exclusion de toute autre chose». Pfiuuuh! Bon, là j'ai mis «demandeur d'emploi», et ils ont été contents. Mais étonnez-vous, après, que tant d’administrations soient paumées, débrayées d'avec la société.
Les instinctos
La pire et la plus complexe affaire s'est produite avec Guy Claude Burger, et son inénarrable instinctothérapie. Oui, «lui», j'ai du me fader «ce type». Et encore à l'époque on ne savait pas qu’il était pédo (mais ses adeptes le savaient déjà très bien, je les ai entendu mentionner plusieurs fois le livre où il faisait de la pub pour ça, en disant qu’il ne fallait pas que nous le lisions).
L'affaire avait bien commencé: des nouveaux voisins s'étaient installés juste sur la colline en face de Serralongue, quatre (encore), un couple avec deux enfants. Ils avaient construit en un tournemain une maison solaire en siporex, une serre avec stockage de chaleur pour faire des plants, et un vaste verger d'abricotiers bios. Des écolos, des vrais, des pratiquants. J'aimais bien ce gars, un barbu énergique et sympa. Nous les aidions, j'avais soudé des attaches pour la porte de son garage. C'était intéressant de voir un réseau de vie et d'entraide se constituer petit à petit, et les idées écolos se répandre.
(Les événements de ce sous-chapitre se sont étalés sur plusieurs années, il n’est donc pas dans l'ordre chronologique général).
L'affaire a commencé à sentir le macchabée, littéralement, quand ils se sont convertis à l'instinctothérapie.
A l'époque nous considérions que l'instinctothérapie était un sabotage délibéré des idéaux bios, écolos ou végétariens, en proposant un système totalement pipeau, mais qui «imposait» de manger de la viande. Un système simpliste et séduisant, mais grossièrement faux, qui nous paraissait conçu exprès dans ce but, pour casser et désorganiser l'écologie, les communautés, les végétariens. L'interdiction d'un aliment indispensable comme le blé est typique de ce genre de manipulations, et on la retrouve aujourd'hui dans l'arnaque du sans gluten (Le but de ces arnaques étant de rendre le végétarisme plus difficile, et elles sont fort probablement signé le lobby de la viande, qui a infiltré le bio dans les années 1990). Pour preuve, le soutient dont l’instinctothérapie a bénéficié dans les médias et chez certains «intellectuels». Aujourd'hui je pense plutôt que Burger était simplement un mytho, et que ses adeptes, comme beaucoup d’autres, confondaient écologie avec rejet de la science ou rejet de la société.
Ces gens avaient un système de recrutement unique dans toutes les sectes: ils vous disaient que vos amis venaient de se convertir. Cela donnait l'impression d'une expansion fulgurante de leur mouvement. Mais surtout, si vous ne vous convertissiez pas, vous rejetiez vous-mêmes vos propres amis! Et eux vous rejetaient aussi, ayant été servi le même mensonge contre vous. C'est ainsi qu'ils cassaient les gens même en-dehors de leur secte! Un procédé de sociopathes, appelé triangulation. J'ai du perdre de cette façon tous mes rares amis de cette époque. De toutes les sectes, je pense que c’est eux qui on fait le plus de dégâts, par personne infectée (heureusement peu).
Je dois dire que, malgré la critique que je fais ici du Faitg, même Viviane me paraît aujourd'hui bien moins perverse que ces gens. Même la spiritualité biaisée du Faitg nous a protégés contre cette nullité.
Nos agriculteurs bios avaient donc assisté à un séminaire avec Burger. Ce dernier était un manipulateur très charismatique, et je me souviens de mon agriculteur bio racontant comme il avait été séduit par une odeur de mangue (dans un repas instincto). Burger lui suggère alors «Ça pourrait être le poisson», et notre homme... d'obéir! en choisissant le poisson (cru!!!) au lieu de la mangue que son «instinct» lui avait pourtant indiquée!! On avait donc clairement un cas de soumission sadomasochiste à une autorité douloureuse (En plus d’être dégueux, manger du poisson cru est dangereux: on peut se choper des vers, qui impactent négativement l’état général et la résistance)
Nous avons bien sûr cessé de fréquenter ces gens. Cet homme énergique est devenu faible et sans vie, même sa voix a mué. Son régime alimentaire gravement carencé l’avait laissé sans défense devant son conditionnement idéologique, au point d’altérer sa façon d’être.
Plus tard, quand nos propres enfants sont allés à l'école de Serralongue, s'est posé le problème de la cantine. Noisette (seule, nous étions déjà séparés) avait demandé une cantine végétarienne, mais elle était passée juste après les instinctos, qui venaient de demander... de la viande crue faisandée, à la dite cantine! La mairie de Serralongue a évidemment refusé. Ce qui la mettait alors dans l’obligation morale de refuser aussi la cantine végétarienne. (C'est pour ce genre de raisons que je considère l'instinctothérapie comme délibérément anti-végé) On racontait que, entrant dans la maison écolo en siporex, on était accueilli par la pestilence de grands blocs de viande, ostensiblement mis à faisander juste dans l'entrée!
L'affaire s'est terminé avec nos agriculteurs bios qui ont abandonné leurs cultures, revendu leur domaine, et... donné l'argent à la secte, ce qui leur a permis l'achat d'un centre, le château de Montramé. Si vous ne le saviez pas, ce château a donc été acquis à l'aide de cette escroquerie. Qui a coûté une ferme bio, et le verger d'abricotiers, abandonné et mort. (Les nouveaux propriétaires ont pris soin de la maison, mais ils n'étaient pas agriculteurs, et quand ils sont arrivés il était déjà trop tard pour le verger.)
Depuis, Burger a été condamné une fois pour exercice illégal de la médecine, et deux fois pour pédophilie aggravée, soit en tout 22 ans passés en prison! Il est ressorti récemment (2017 ou 2018), et apparemment il n'a toujours rien compris: il s'est repointé sur Quora (où je l'ai dénoncé), et il a refait un site Internet, où il regrette d'être «censuré»: il prétend que d'avoir des rapports sexuels avec des jeunes enfants lui permet d'avoir... des perceptions extrasensorielles!! Fan de chichourle, c’est de la forte, sa came.
Cette histoire n'est donc probablement pas finie. J'espère juste de ne pas être à nouveau celui qui devra le tacler.
Claudette Combes et les enfants de la Joie
(Attention de ne pas confondre Claudette Combes avec d’autres personnes au nom similaire, notamment l’astrophysicienne Françoise Combe)
C’était un petit livre charmant, d’un couple qui adoptait des enfants orphelins dans une maison campagnarde du Morvan avec des chiens assis sur le toit. Ils leur offraient le soutient d’une famille, qui leur manquait dans les cruelles institutions où les orphelins sont séquestrés et scotomisés, dans le but de les faire grandir idiots et émotionellement inadaptés. Nous n’avons pas eu de contact direct avec ces gens, mais Viviane se comparait souvent à eux, un détail dont on verra l’importance plus loin.
Beaucoup de gens ne connaissent de l’affaire que le merveilleux livre initial «les enfants de la joie», une initiative à laquelle il n’y avait rien à redire. Toutefois ce livre a eu des suites, et c’était beaucoup moins bien. Spoiler!
Les problèmes ont commencé quand la famille des A, comme on les appelait, ont commencé à recueillir des adolescents drogués ou pré-délinquants, dans une plus grande maison. C’est que cette faune prédatrice (que je connaissais très bien via le Foyer Saint Jean et mon expérience des zonards à Toulouse) a des «besoins» très différents des fragiles orphelins du début. En clair, il leur «fallait» harceler brutalement les orphelins, cibles faciles et d’autant plus intéressantes qu’elles exprimaient bruyamment leur souffrance. Du coup, les orphelins se retrouvaient dans une situation pire que dans les institutions! Bien sûr il y a eu dénonciation de maltraitance, et suivi juridique. Mais Claudette se disait persécutée par les services sociaux (ce qui est fort plausible aussi, vu ce qu’ils ont fait à mes propres enfants). Elle faisait porter tout le blâme au dénonciateur, qu’elle appelait «lourd nuage». Mais d’autres regrettent que la DDASS n’ait pas surveillé l’affaire plus attentivement, car il y aurait eu des maltraitances réelles, certaines mêmes décrites par Claudette elle-même, dans ses livres! (Personnellement je dis qu’imposer la présence de drogués et de prédateurs à de jeunes enfants est déjà du mauvais traitement grave et pleinement constitué)
Un nouveau déménagement amena cette tribu agitée à Cancale. A la limite, ne connaissant pas encore le fond, j’aurais été intéressé, comme alternative au Faitg, que je pensais déjà quitter à ce moment (Sans toutefois aller jusqu’à me faire «adopter»: ce n’est pas d’une maman dont j’avais besoin, mais d’une compagne psychologiquement normale, dans une relation d’égal à égal entre adultes). Mais un visiteur du Faitg (Un jeune gars sympa, mais je ne me rappelle plus du tout son nom, désolé) qui avait fait le même raisonnement, ramena des nouvelles peu encourageantes. Il avait séjourné quelques jours à Cancale chez les A, avec lui aussi projet d’y rester. Mais il avait du fuir précipitamment, abusivement accusé de je ne sais quoi par un des enfants, et Claudette Combes furieuse prenant le parti de l’enfant sans aucune vérification. Il est pourtant bien connu que donner un tel pouvoir à des enfants est un des meilleurs moyens de les casser.
Les choses devaient aller bien plus loin, la famille des A se dispersant dans le chaos et les disputes, un des enfants entamant même une formation de... boucher! Une autre est carrément... morte, sous les coups de son compagnon. Ce qui a permis à Claudette Combes, maintenant lâchée par tout le monde y compris son mari, de se prétendre médium recevant des messages télépathiques de sa fille défunte. La mort est finalement bien pratique, on peut faire dire ce que l’on veut à un mort, sans qu’il puisse démentir. A moi Saint Karl Popper!
Triste fin d’une belle histoire, mais c’est le genre de choses qui arrivent inéluctablement quand on se mêle de social ou de spiritualité sans aucune tentative pour soigner nos propres névroses.
Le rapport avec le Faitg? Viviane se comparait souvent à Claudette Combes, surtout quand elle se disait persécutée. Elle avait bien préparé son coup, des années à l'avance! Ainsi, quand j’ai dénoncé les mauvais traitements contre mes propres enfants, c’est moi qui me suis fait appeler «lourd nuage», et présenté aux visiteurs comme un traître devenu «inexplicablement» hostile aux idéaux du Faitg. Les rares qui ont cherché à y voir clair à ce moment étaient fort surpris de constater que «je n’étais pas un monstre», lol.
Mais surtout, comme avec le premier livre des A, les gens qui ne connaissent Viviane que par de courts séjours ou par ses merveilleuses histoires pensaient que je la persécutais, ou que je «me vengeais», ou d’autres prétextes pour se cacher la réalité. C’est pourtant un fait très courant que les groupes de toute nature donnent une belle image d’eux-mêmes, tout en cachant leur sordide réalité dans les caves ou les buanderies. Justement là où mes rêves du début voyaient des horreurs cachées...
La morale est donc de ne jamais prendre comme argent comptant les accusations de persécutions. Toujours regarder les deux côtés d’une affaire. Dans mon cas, je ne faisais d’ailleurs que payer cette erreur que j’avais commise quelques années plus tôt, au début du Faitg. Aujourd'hui, avant de signer une pétition en ligne Change.org ou Avast, vérifiez qu'il ne s'agit pas d'une vengeance personnelle. Dans tous les cas je ne signe plus les pétitions visant une seule personne.
(Permalink) Ecrit en Mai 2020.
Je place ici une série de petits faits «matériellement inexplicables» qui se sont produits pendant mon séjour au Faitg. Nous avions déjà vues de telles choses lors de mon séjour chaotique en Corse: une sorte de magie shamanique qui opère dès que l’on sort du béton et du rationalisme. Probablement les chamanes existent-ils depuis 50 000 ans ou plus. Et avec tout ce temps, ils auraient créé un égrégore, qui existe encore partout où il reste suffisamment de nature. Oh pas un égrégore elfique, quelque chose de bien plus ras de terre, pensé par des chasseurs qui devaient ruser avec la nature, au lieu de la dominer par la force. De la viendrait l’imagerie ordinairement associée à la sorcellerie, telle que présentée dans les contes de fée genre Grimm ou Andersen (les films de Harry Potter n’ayant fait que plagier et dénaturer ces sources). Mais en quelque sorte cette magie serait toujours efficace, voire indispensable pour vivre dans la nature.
Ainsi nous avions entendu parler du «pacte des serpents» des Indiens d’Amérique. Je ne sais pas si l’histoire est vraie, ou une de ces innombrables rumeurs qui couraient dans le Nouvel Age. En gros, les Indiens respectent les serpents dangereux de leur pays (crotales): quand un Indien voit un serpent, il pense «frère serpent, je te respecte, tu me respectes», et il le laisse en paix. L’histoire dit que les Indiens ne sont jamais mordus, alors que les cowboys, qui exterminent les crotales au colt, le sont toujours.
Quoi qu’il en soit, nous l’avons fait, car il y avait des vipères chez nous (et d'autres serpents inoffensifs, comme des couleuvres et des orvets, que nous respections aussi). Je peux affirmer que cela a marché, car une année, une vipère avait apparemment pondu ses œufs dans le jardin. Autrement dit, nous étions confrontés quotidiennement à des vipereaux, pas mortels mais tout de même capables de faire bien mal. Or personne n’a été mordu. Même, une fois, nous faisions une visite, et enjambions tous la même clôture au même endroit. Passant le dernier, je vis un vipereau à quelques centimètres de l’endroit où nous venions tous de poser le pied! Mais le plus fort est quand, avant de passer ma main sous une pierre, j’ai été averti par un instant de superconscience qu’il y avait une vipère!! Retournant la dite pierre avec une houe, c’était vrai.
Il y a eu d’autres choses de ce genre, comme la fois où un visiteur a été approché par un corbeau, qui semblait le connaître. C’était intriguant, car cette personne était venue en voiture, et le corbeau n’avait pas pu la suivre, ni savoir où elle allait. Cette personne se présentait comme une sorte de chamane, et dans ces conditions je veux bien croire qu’elle avait quelque chose.
Je mettrais toutefois en garde que le chamanisme aujourd’hui côtoie bien plus souvent le malhonnête ou le dangereux, qu’aucune forme de véritable spiritualité. De plus leur vibration est très ras de terre, voire brune et peu engageante, comme on peut s’attendre de la part de chasseurs ou «d’éleveurs» qui piègent et tuent les animaux. On n’est donc jamais bien loin de la sorcellerie, et je soupçonne que certains soient réellement capables de «jeter des sorts» sans provocation. Si vous êtes confronté à ces trucs, prenez les précautions suivantes:
🐯Ne faites pas confiance aux prétendus chamanes ou rebouteux. Et pas non plus aux vrais.
🐼Ne leur cherchez pas des crosses.
🐨Protégez-vous avec une forme de spiritualité authentique, centrée sur la compassion, la beauté et le respect des autres, y compris des animaux.
🐭N’utilisez jamais ces choses pour faire le mal: le prix à payer est très lourd.
🐶Par contre il n’est pas interdit d’injecter des choses plus élevées dans cet égrégore. Tout le monde y gagnerait.
(Permalink) Ecrit en Mars 2021
De tous les résidents je suis fort probablement celui qui est resté le plus longtemps. Comme Milarepa avec Marpa, j'acceptais des épreuves de plus en plus pénibles, dans l'espoir d'un dénouement positif qui en fait ne pouvait pas venir. 1985 a été l'année où j'aurais du normalement sortir du Faitg. Les choses étaient arrivées à un point de rupture, où l'inconfort et la tristesse du harcèlement de Viviane, les colères sans cause de Noisette et les silences fourbes de Sylvain, avaient finalement surpassé mon attachement frénétique à leur projet menteur. Viviane demandait souvent des choses, en l'instance une maquette de maison ronde. Puis elle critiquait mes efforts pour réaliser son projet, allant même jusqu'à dire que c'était «mon» idée! Une vague de méchanceté plus haute que les précédentes (mal calculée...) m'a finalement jeté hors du mas en urgence, un jour de vent aigre qui faisait s'agiter la fumée de leur cheminée comme quelque démon. Je suis parti à pied jusqu'à Serralongue, puis en stop, je ne me rappelle plus les détails de cette horrible semaine, jusque Toulouse, chez ma mère, la seule personne capable de comprendre ce qui m'arrivait, et surtout de m'héberger: après ces quatre années au Faitg à «renoncer aux possessions personnelles», mes dernières économies étaient parties depuis longtemps.
1985 à Toulouse n'était pas une année fameuse: il n'y avait plus l'Association Toulousaine d'Ecologie, et pas encore vraiment le centre Bouddhiste de Lavaur (il existait déjà depuis 1979, mais sa réputation n'était pas encore faite, et il était même mal vu dans le Nouvel Age). Je n'avais donc aucun ami, et aucun projet dans lequel m'investir. Ma mère à l'époque habitait derrière la gare, rue Saint Sylve, un quartier moche de rues sombres et sans vie.
De plus, l'ambiance crado-punk des années 1980 avait sérieusement pourri l'ambiance, surtout au niveau des musiques que l'on entendait à la radio ou dans les supermarchés. On n'avait pas encore les ZADA, mais les médias s'activaient déjà à les mettre en place. Le «retour dans la société» était donc synonyme de retrouver un monde de tristesse, de laideur, de noirceur, (comme leurs musiques, au summum de la vague punk et des radios caca), sans plus aucun projet dans lequel s’impliquer. Cela a certainement contribué à la sévère dépression qui allait me frapper, même si ce n'en était pas la cause principale, nous le verrons. L'ambiance était assez fin du monde, avec l'échec des tentatives positives et la société glissant vers le satanique. Et je savais que, même si je faisais tout ce qu'il fallait pour me soumettre, ils ne m'accepteraient jamais.
La seule ouverture spirituelle était qu'à l'époque ma mère fréquentant Mahikari, une petite religion Shintoïste Japonaise considérée comme une secte en France, même si ils ne commettaient pas vraiment de mauvaises actions (En 1985 la qualification de secte était déjà devenue de plus en plus extensible). En fait j'aimais bien leurs rituels, qui créaient une forte ambiance méditative, malgré le vacarme d'un carrefour de la rue de Périole juste en-dessous du dojo. On arrivait à méditer malgré le bruit! Sûr que les Japonais sont forts en matière de culture d'égrégore. Un peu trop même, à une cérémonie je me suis senti «happé», avec chantage à la tristesse de ne pas être dans un groupe aussi chaleureux! Alors j'ai décampé et n'ai plus jamais remis les pieds dans leur local. Je n'étais pas sorti du Faitg pour retomber exactement dans le même problème. Secte? Pour ce dont je peux témoigner, pas plus que n'importe quel lieu où les gens donnent libre cours à leur égo. En fait les désordres attribués aux sectes peuvent arriver dans tous les groupes, seule la coloration religieuse ou spirituelle les désignant à la vindicte des athées intégristes.
Un point curieux de Mahikari était leur pratique de «purification du point 8»: un partenaire tient la paume de sa main orientée vers un point de notre front, entre les sourcils, en visualisant qu'il «envoie la Lumière». On ne s'attend pas à ce qu'un exercice apparemment aussi bénin puisse produire un si intense inconfort, voire être douloureux, au point que des gens s'enfuyaient. En fait, ce n'est pas une nouveauté: on dit que dans les monastères Catholiques les méditants ressentaient un léger contact à cet endroit, appelé «le doigt de Dieu», indiquant que l'on est sur la bonne voie. Aujourd'hui, les débutants en méditation rapportent toujours cette sensation d'un doigt effleurant le front, et j'y ai eu droit moi aussi. Mais à Mahikari ce n'était pas le doigt de Dieu, mais Son marteau, avec en plus des visions peu flatteuses de notre intérieur «impur» rempli d'excréments. J'ai donc vite arrêté cette pratique, faute de savoir ce qu'elle fait vraiment. Mahikari explique cet inconfort par «des démons» qui nous possèdent, et que la Lumière dérange. Je ne suis pas convaincu. En effet, le Phowa peut aussi produire de violents maux de tête, si on le fait trop souvent ou trop fort. Personnellement j'ai dû y renoncer. Probablement, la Lumière produit-elle une dilatation des artères (vasodilatation), on peut le vérifier sur d'autres parties du corps. Ce phénomène est totalement bénin, sauf dans le cas du cerveau, où il produit un mal de tête assez prononcé (probablement par le même mécanisme de vasodilatation qui crée les douleurs des migraines). Ainsi, la pratique du «point 8» serait l'arnaque classique de la «technique de purification» qui crée le problème qu'elle est sensée éliminer. Maintenant ainsi le disciple dans la culpabilisation, l'obligeant à retourner au temple, à refaire d'autres offrandes financière, etc. Quant aux visions peu flatteuses, elles étaient probablement envoyées par le «partenaire». En effet, si on visualise d’abord la saleté à dissiper, on maintient alors la dite saleté, voire on l’empire. Ce qui va à l’encontre du but même de n’importe quelle pratique de purification. Il ne faut visualiser que le bien, jamais le mal.
Soit dit en passant, que le mal de tête se produise quand c’est une autre personne qui envoie la Lumière n'a que des explications parapsychologiques. Si vous vouliez une preuve vérifiable et reproductible, celle-ci est gratuite, immédiate, bio, zéro carbone et indéfiniment renouvelable.
Ces conditions faisaient que je n'avais aucun projet à Toulouse, aucun ami, aucune ressource. La seule action possible était de chercher du travail, pour reprendre mon autonomie par rapport à ma mère. Mais dans ces conditions je n'étais pas vraiment motivé, et les recruteurs le sentaient bien. Je me voyais fort mal passer ma vie à travailler, tout mon temps volé sans rien pouvoir faire pour mon projet pour un monde meilleur. Certes j'aurais eu de l'argent et un logement, mais aucun but auquel les consacrer, faute de temps libre. Certains moraliste de télévision diront qu'ils me restait les soirées et le weekend, mais, comme Avelel Dalton, ces types n’ont jamais travaillé, aussi ils ne savent pas ce qu'est la fatigue...
Mais il y avait plus grave: quand on débute dans la spiritualité, on n’en connaît pas les pièges. L’un de ces pièges, ce sont les faux médiums. Les médiums font partie de ces choses que l’on accepte sans se poser de questions lorsqu’on découvre la spiritualité, tout comme les débutants en écologie se laissent fourguer du sans gluten ou de la voiture électrique. Apprendre à se méfier d’eux est une des leçons que l’on acquiers à ce «niveau», si l’on s’en tient à la comparaison avec les jeux vidéo.
«Faux voyant», c'est presque un pléonasme, car si il y en avait des vrais, ils ne procéderaient pas du tout de cette façon (donner rendez-vous à des inconnus pour des séances payantes). En fait, la voyance existe bien, comme on va le voir. Mais ça ne se passe pas du tout comme ça. Il faut qu'il n'y ait aucun égo dans le trajet de l'information. Donc on ne peut pas le faire exprès, en fait. Comme le chien Kador des Bidochons, qui lévite, mais seulement quand il s'ennuie, vouant ainsi à l'échec toute tentative pour reproduire scientifiquement le phénomène. je trouve cette blague géniale, car elle traduit exactement comment l'égo nous maintient dans la non-magie. En fait, l'idée même d'une personne ayant des «pouvoirs spirituels» est totalement fausse: les choses se passent, simplement, spontanément, quand on arrête de vouloir tout contrôler, que l’on renonce à tout pouvoir justement (Ce que certains textes spirituels appellent la «dissolution du moi», non pas la fin de notre conscience, mais la fin de l'idée d'un «moi» contrôlant toutes choses: l'égo).
Ainsi lors de ma tentative de sortie en 1985, j'ai essayé un «centre Nouvel Age» (qui était à l'époque soit Rue Gabriel Péri, soit Rue des Sept Troubadours, j'ignore si il existe toujours), et je suis tombé pile sur... «le Renard», un petit margoulin de l'équipe de zonards qui avaient squatté mon logement quelques années plus tôt! On l'avait surnommé ainsi parce qu'il était maigre, roux et chafouin. Avait-il eu une révélation spirituelle sincère, ou bien squattait-il juste un autre mouvement? Difficile de le savoir, mais je penche plutôt vers la seconde explication. Le Nouvel Age, c'est comme wikipédia: le saint et le barjot y sont mis à pied d'égalité, ce qui immédiatement chasse le premier et donne le pouvoir exclusif au second.
Mais, toujours ouvert avant de critiquer, j'ai voulu essayer le «channeling» qu'ils proposaient, et qui était le gros truc Nouvel Age-ovni-contactés à la mode à l'époque. C'est supposé être une forme de médiumnité, où une entité spirituelle positive (extraterrestre, ou «maître ascensionné» selon leur terminologie) s'exprime par l'intermédiaire d'une personne, le «channel» («canal» de communication). Bien sûr il faut payer, et, Nouvel Age oblige, les séances sont en groupe (aucune intimité). Je n'ai (évidemment) jamais su comment certains pouvaient si facilement être channel, alors que tous les autres ne captent rien du tout. Aux questions, une jeune femme (le «channel», donc) répondait par de belles phrases spirituelles, sans qu'il fut possible de savoir si elles étaient des réponses pertinentes aux demandeurs. Quand vint mon tour, je fis part de mon désarroi suite à ma situation: je ne savais nullement que faire, ni où aller, espérant frénétiquement retrouver quelque groupe chaleureux à la façon du Faitg. J'ai, comme les autres, obtenu une belle phrase sans contenu informatif. Bon, j'étais tout de même sensé m'adresser à un guide spirituel de haut niveau, disposant d'informations sur mon évolution, ou au minimum connaissant les projets en cours où j’aurais pu m’insérer (comme l’Institut Vajra Yogini, déjà actif à l’époque, et un choix pertinent que cette femme était sensée connaître). Je demandais donc des informations plus précises (où, avec qui). La «channel» s'est alors défaussée avec cette réponse «ce n'est pas ton karma de savoir». J'ai donc compris que leur channeling était pipeau, que je ne trouverais aucune aide dans un groupe aussi faux, et surtout aucun véritable ami. Je n'y suis donc plus jamais retourné.
Je n'avais toutefois pas épuisé mon désir de consulter un voyant, qui semblait seul capable de dissiper le brouillard où je me débattais, de ne pas savoir quoi faire ni où aller, espérant au minimum retrouver des amis, si possible un projet utile où m'investir. J'avais déjà compris que la plupart des prétendus voyants sont des menteurs, mais je n'avais aucune idée de ce qui allait arriver.
J'ai donc consulté Isaac Rainier, un voyant que nous écoutions à la radio au Faitg, et qui semblait vraiment efficace à deviner les choses cachées et à donner de bons conseils. Le top du top. En fait, je n'ai jamais retrouvé ce nom sur Internet, probablement s'agissait-il d'un pseudonyme, destiné à cacher son identité réelle, et abandonné une fois qu'il a été grillé.
Je suis allé à Agen en train pour le voir. Arrivé sur place, je trouvais une vieille maison de faubourg, d'où suintait une forte vibration de tristesse et de désespoir. Je pensais que c'est fréquent dans les vieilles baraques où des gens ont souffert, voire ont atteint les fins fonds de la dépression (Au Faitg, toutes les chambres que Sylvain a occupées sont similairement polluées par sa vibration faible et maladive). Je ne me méfiais donc pas, mais si jamais un jour vous êtes confrontés à ça, fuyez immédiatement, même si vous avez payé des arrhes! Une vibration assez forte pour être perçue sans indices matériels indique quelque chose de très dangereux, comme va le montrer le suite. J'ai en effet eu plus tard exactement la même sensation avec un pseudo-ostéopathe qui m'a blessé et produit des mois de souffrance. J'ai trouvé depuis un autre endroit bien identifiable, où l'on ressent très brutalement un tel égrégore de tristesse et d'ombre: la vieille ville de Sauveterre de Rouergue, près de Rodez. Tout y est contaminé, surtout les rez-de chaussée et passages cachés, et je n'ose imaginer les caves. En 750 ans, ces bâtisses ont pu voir énormément de souffrance et de dépression, et surtout chaque chambre a vu des gens mourir de la grande peste!!! Au point que je déconseille fortement même le simple visite. Pourtant tous ces endroits ont l’air cool et écolo... si on ne sent pas les vibrations.
L'entrevue avec ce pseudo-voyant s'est déroulée apparemment comme avec le «channel» ci-dessus: des phrases plaisantes, mais sans contenu informatif. J'ai donc demandé «la vérité» (comme si il faillait le préciser, chez un voyant). Ce salaud a alors pris un air entendu «ah oui la vérité». Mais il parlait en fait Novlangue, pensant que «la vérité» était forcément quelque chose de mal! Alors il a dit: «ce que vous voulez faire est impossible»! C'était sidérant, totalement destructif, sans laisser aucune issue. Ce que j'ai vu depuis est que plusieurs faux voyants sont en fait des sadiques, et il est facile de s'en rendre compte avec par exemple le livre «Histoires extraordinaires d'un voyant» de Belline: il raconte une vingtaine d'histoires de ses clients, qui ont toutes en commun d'être d'épouvantable crève-coeurs, comme des amoureux séparés suite à des confusions, des adresses perdues, etc. Le problème est qu’il n’offre aucune solution, comme de fournir l'adresse de la personne manquante, comme on l'attendrait d'un voyant. Ainsi cet Isaac Rainier (nom réel inconnu) a t-il simplement cherché à me démolir, haïssant mon projet d'un monde meilleur, sans me donner aucune information utile comme il était sensé le faire (les émissions radio que j'avais entendues semblaient prouver qu'il en était capable, mais c'étaient fort probablement des mises en scène enregistrées en studio).
Pour finir, son seul conseil a été que je devrais «aller en Inde», sans me donner aucun point de chute ni même un nom de maître ou de centre. Probablement sa seule «voyance» a t-elle été d'imaginer que j'aurais été Hippie, du fait que j'avais les cheveux longs. Mais en 1985 les Hippies étaient déjà loin, et l'Inde échaudée peu encline à accepter à nouveau des étrangers sans aucune ressource. Je me serais retrouvé SDF, seul sans argent et incapable de rentrer en France, un sort que j’imagine terrible.
Heureusement je sais que la véritable voyance existe, puisque j'ai moi-même eu plusieurs rêves très informatifs (dont un concernant précisément cette histoire, voir dans quelques paragraphes). Mais je serais bien incapable de produire cela à volonté, et surtout pas sur rendez-vous. Quant à me faire payer, j'aurais trop l'impression d'être un escroc du plus bas étage.
J'ai donc quitté ce type, déçu mais sans plus, comme avec le «channeling». Ce n'est que quand je suis remonté dans le train pour Toulouse, et que nous traversions les faubourgs d'Agen, que j'ai brusquement senti tomber sur moi une énorme tristesse, noire et sidérante, comme si rien n'avait de sens et que Dieu lui-même me condamnait (c'est probablement ce que ressentent certains expérienceurs de NDE négatives, et c'est exactement le désespoir absolu et sans issue de «l'umbral» dans «Nosso Lar» de Chico Xavier.) (Je pense que le suicide dans ce cas ne résout pas du tout le problème, au contraire il nous expose nu à cette incroyable douleur, tout en rendant la résolution bien plus difficile)
Cette violente dépression a été une profonde souffrance de tout cet été 1985, avec même un petite rechute en 1990, à peine atténuée par tous les faux-semblants que j'y ai rencontrés. C'est je suppose un sentiment fréquent chez les sortis de secte, que plus rien n'ait de sens, que le noir triomphe, qui peut conduire au suicide, surtout si il est «ignoré» par des assistantes sociales, des psychologues, etc. Même dans le cas de ma mère, elle ne semble pas avoir vraiment saisi le problème, et ses encouragements à trouver du travail tombaient comme de l'eau plate sur une blessure: sans aucun effet.
En fait, seul l'amour d'une vraie compagne aurait pu guérir ma dépression à ce moment. Mais cela n'aurait pas résolu le problème principal: mon attachement frénétique à un idéal. C'est en final cet attachement qui m'a maintenu dans cette souffrance, qui m'a retenu si longtemps dans ce Faitg hypocrite, et m'a fait rater ma sortie en 1985. Ce n'est que après ma sortie définitive, en 1990, que j'ai découvert de véritables enseignements spirituels, préconisant le non-attachement, la non-saisie, qui seuls pouvaient vraiment me libérer.
Si un jour vous rencontrez des gens prétendant vous aider à sortir d'une secte, vérifiez qu'ils proposent bien le non-attachement à votre idéal, plus la non-dualité entre idéal et réalité. Les autres, tous les autres sont des crétins nuisibles, des athées intégristes ou des escrocs dangereux, qui ne chercheront qu'à vous attraper dans leur lit de Procuste, pour couper vos idéaux et vos cheveux à la minuscule mesure des leurs.
Et non, je ne suis pas «allé en Inde»! Ça aurait pu être un plan, mais à l'époque il circulait déjà des histoires sur la difficulté à vivre et à s'insérer dans ce pays, surtout pour des jeunes occidentaux sans argent, en auto-stop... j'aurais été assez malvenu. En faits, en Inde, très peu d'ashrams sont ouverts aux non-hindouistes. J'ai même vu depuis, à Katmandou, un militaire avec un fusil à l'entrée d'un temple, pour s'assurer que l'interdiction aux touristes soit bien respectée. Et si les Hippies avaient été «bien» accueillis, c'était dans de faux Ashrams comme chez Bagwan, ou dans des «ashrams occidentaux» comme Auroville. Mais même à Auroville on ne peut pas se propulser comme ça sans rien: il faut payer d’avance. C’est donc un jeu de rupins. Et en plus pas exempt de problèmes, au point que aucun gourou authentique n'a accepté de remplacer Shri Aurobindo.
Je pense que cette agression par le pseudo-voyant a été la principale cause de mon retour au Faitg, à un moment où, comme on va le voir plus loin, j'avais déjà engagé le processus de reprise en main de ma vie. Au lieu de m'aider, ce type m'a démoli. C'est ce qui doit aussi souvent arriver avec les stages de «déconditionnement» et tous les faux conseils d'assistantes sociales et psychologues hostiles à la spiritualité, qui ne cherchent qu'à nous «renormaliser» sans aucun égard pour nos aspiration ni même pour notre souffrance. Voire des sectes dangereuses comme l'ADFI, en fait des «charognards spirituels» qui ne cherchent qu'à nous récupérer dans la leur. Et quand ces gens ont réussi à faire se suicider quelqu'un, alors tout heureux ils pointent «les sectes» du doigt...
En fait cette issue était assez prévisible: des gens capables de mentir sans sourcilier sur des choses aussi essentielles que votre orientation de vie ou votre spiritualité, savent qu'ils peuvent faire énormément de mal. Ils sont forcément parmi les pires salauds, niveau SS de l'esprit. En plus, je suppose que ce type avait quelque pouvoir réel, par exemple qu'il était connecté à un égrégore dangereux, genre religieux intégriste, voire démoniaque. C'est assez cohérent avec le fait que la dépression ait commencé brusquement, à un moment précis après notre entrevue, et non pas pendant. Il est possible qu'il ait fait quelque vacherie ou rituel noir à ce moment. Ainsi, baisser votre garde ou ouvrir votre intimité à un de ces types vous expose à de telles agressions spirituelles très brutales.
J'avais pourtant été averti avant d'entrer chez lui... il y a finalement eu une vraie voyance dans l'histoire, ha ha ha ha! C’est la raison pour laquelle je continue à penser que ces choses existent vraiment. Juste qu’elles ne se laissent pas utiliser par le premier égo venu.
Et si malgré ces avertissements vous tentez de consulter des voyants, testez d'abord leurs capacités sur des sujets bénins, en leur demandant des faits que vous savez mais que eux ne peuvent pas savoir, avant de vous ouvrir réellement à eux. Il vous en coûtera une seconde séance pour les vrais questions... ou plutôt une seule, car la plupart du temps ils échoueront à ce test.
Méfiez-vous aussi que certains sont très habiles à extraire de l'information au préalable. Par exemple une autre voyante consultée plus tard sur le conseil de ma mère, l'avait rappelée sous prétexte de devoir modifier le rendez-vous. Je suppose qu'elles ont du discuter, car ce que cette voyante m'a dit correspondait exactement à ce que ma mère pensait et savait, sans apporter un seul bit d'information en plus. Si vous consultez un voyant, faites attention à ce que personne d'autre ne puisse le savoir, ni qu'il puisse contacter un tiers à votre sujet. Dans ce cas le point faible était le téléphone, que seule ma mère pouvait décrocher, pendant que je passait mes journées à l'ANPE à chercher du travail.
Cette dépression était surtout un sentiment handicapant, et c'est ce qui m'a empêché de vraiment chercher du travail. Les recruteurs voyaient bien que quelque chose n'allait pas.
Mais faute de vraie guidance spirituelle, je me débattais comme je pouvais, sans vraiment savoir quoi faire. Je suis donc tombé dans un autre piège: tenter d'utiliser les tarots, cartes divinatoires, etc. Ma mère raffolait de ce genre de truc, qui sont à la véritable spiritualité ce que les croûtes sont à la peau saine: de pures illusions, qui ne fournissent aucune information, et surtout qui n'aident nullement à évoluer. Qu'on en juge: dans le tarot qu'elle utilisait, une carte était «Isis». le jour où je l'ai tirée, j'ai reçu un refus pour un emploi dans une société «Isis»... difficile alors d'éviter un fort sentiment que j'avais «reçu un signe» comme quoi chercher du travail n'était pas ma voie! (Aujourd'hui j'ai cherché sur Internet ce qu'est cette société: des fournitures médicales. Travailler là aurait au moins été utile à quelque chose, sinon à mon projet). Les signes et les coïncidences sont une autre des lubies du Nouvel Age-spiritualisme: comme nous le verrons plus loin, cela existe bel et bien, mais c’est beaucoup plus explicite dans la réalité, avec des répétitions et des détails. Une simple coïncidence de noms ou de dates ne suffit pas. Les prendre au sérieux, c’est comme s’accrocher à des brins d’herbe pour ne pas tomber d’une falaise. C’est ce que j’ai fait avec la carte Isis, et je suis retombé.
Ce qui m'a finalement guéri de cette dépression est assez curieux. Le dualisme brutal du Faitg m'ayant rendu incapable de méditer avec le bruit de la ville, je me suis rendu dans un coin de verdure chétive en contrebas à l'est du quartier de ma mère (il n'y avait pas encore la rocade à l'époque, et cet endroit ne semble plus exister aujourd'hui). Là je me suis allongé dans l'herbe, et j'ai demandé à «qui que ce soit là haut» de me prendre, si mon rôle dans ce monde était terminé. Rien ne se passant, je suis rentré chez ma mère. Mais juste cette même nuit, j'ai eu un début d'OBE, où je me suis senti m'élever vers le ciel... je pensais alors que mon plan avait marché!! Mon souvenir ne rapporte pas de suite, si il y en a eu une. Mais le lendemain je me réveillais normalement dans mon corps. Réalisant que j'étais toujours là, j'ai pris la chose comme une sorte de message de source sérieuse, me confirmant que j'avais encore des choses à faire. Cette expérience bizarre était-elle réelle ou illusoire? Je ne l'ai jamais su, mais c'est ce qui m'a, finalement, le plus aidé à me guérir de cette terrible dépression. Je savais qu'il y avait une issue, même si il faudrait encore beaucoup marcher.
Des années après, j'ai vu le film «Nosso Lar» de Chico Xavier. Le parallèle est assez fantastique: les victimes du terrible umbral sont évacuées à l'instant précis où elles cessent de vouloir tout contrôler elles-mêmes, et qu'elles demandent de l'aide.
C'est pendant cette période que j'ai aussi tenté de visiter les (soi-disant) contactés à Eliant, en pure perte: leurs fantastiques promesses d'aides extraterrestres n'étaient que mensonges. J'ai également visité une «Abbaye de Thélème» près de Alès. Peine également perdue, ces gens appliquaient à la lettre de précepte de Rabelais «fais ce que voudra» c'est à dire rien.
Bref, d'être déprimé ne me rendait pas inactif! Au moins on peut dire que j'ai tout fait pour chercher une solution, bougeant et rencontrant des gens, des dizaines probablement. Mais apparemment l'idéal communautaire des années 60-70 était bien mort, et les réseaux d’entraide même pas tentés. En tous cas aucun ne semblait vraiment intéressés à aider quelqu'un dans le besoin, même pas offrir un petit peu de gentillesse ou de considération.
C'est quand je suis rentré de Alès que ma mère m'a finalement annoncé qu'elle avait arrangé un contrat de travail de trois mois chez mon père, dans son entreprise «Société Landaise d'Equipement de Bureau», un magasin situé à l'époque Place Saint Roch à Mont de Marsan. Je pouvais difficilement refuser cet arrangement, qui me rendrait plus autonome, au moins pour quelques mois (finalement la famille reste un bon soutient)
Les conditions n'étaient pas idéales: j'étais hébergé chez mon père, négatif et replié sur lui-même, dans notre ancienne propriété du Boniort, que j'ai retrouvée exactement telle que nous l'avions laissé quinze ans plus tôt, avec même nos livres encore sur la table! Plus le vacarme des camions sur la rocade construite entre-temps... Le lieu me donnait l'impression d'être sale, au point que je me suis fait un lit, au grenier, avec des... fougères, cueillies dans la forêt alentour!
Heureusement la dépression ne m’a pas suivi à Mont de Marsan, et je retrouvais cette ville un peu plus moderne, avec même des cours de yoga. Les Montois avaient-ils évolué? J'ai testé, en tentant de rentrer dans un «bar important». Je fus accueilli par un groupe de femmes qui me regardaient en faisant «bêêê bêêê bêêê» comme des chèvres. A ce point, je suis ressorti aussi sec, sans chercher à comprendre. J'adore les gens qui croient que l'on voit leurs hallus. Si Youtube avait existé à l'époque, on aurait vu des vidéos «seulement à Mont de Marsan», comme ce marché hebdomadaire place Saint Roch, où les producteurs bio... n'avaient pas le droit d'afficher qu'ils étaient en bio! Ils avaient tout de même trouvé un truc pour se faire reconnaître: proposer des pâtissons et des potimarrons, à l'époque une exclusivité du bio. Aujourd'hui (2023) Mont de Marsan s'illustre encore dans l'arrière-garde et le pédalage à l'envers du vélo, en centralisant les manifs pro-chasse et pro-corridas. Heureusement que Pierre Benoît est mort, sinon qu'est-ce qu'il leur aurait mis, aux Montois. Pour ma part, je me contente de proposer que le «Marsan» (terroir du coin) devienne une réserve de ploucs, le «Marstan».
Si on exclus ces inconvénients ridicules, ces trois mois ne furent finalement pas si désagréables, avec les repas de midi à «la cafétéria» place Pancaut (Aujourd'hui «My factory») avec quelques bonnes musiques à la mode. Je ne me rappelle plus à quoi je passais mon temps hors du travail, sinon que je me promenais beaucoup, faute d'autres activités. En fait, je m'ennuyais, faute de contact réel avec mon père qui dénigrait tout. Il était impossible de discuter de quoi que ce soit sans qu'il soit contre!
Je tentais également de méditer, mais, encore infecté par le dualisme du Faitg, j’étais gêné par le bruit, une attitude qui bloque toute vraie méditation. Je tentais l'Eglise de la Madeleine, ou le parc Jean Rameau, des lieux calmes en ville.
Ces trois mois de travail, et le chômage qui ont suivi, m'ont permis d'amasser un petit pécule, et d'avoir une couverture sociale. Que je ne refusais pas: on ne sait jamais, en cas de pépin. Les débuts du Nouvel Age avaient donné une impression de «Grand Soir» où tout serait changé: il n'y aurait plus besoin de sécu, ni d'argent, etc. J'avais même clôturé mon compte bancaire! Tout cela pour accoucher d'un minuscule Faitg qui avait trahi tous ses visiteurs, sans apporter aucune influence utile sur la société... Il me fallait être plus prudent.
(Permalink) Ecrit en Mars 2021
Dans mon idée, mon départ du Fiatg était définitif. Mais à ce moment, je n’avais pas encore vraiment compris ce qui m’y avait retenu si longtemps, et rendu la fuite si difficile. De plus, les sociopathes poursuivent souvent leurs proies. Mais nous ne connaissions pas les sociopathes à l’époque, ni les pièges qu’ils peuvent tendre. Ce qui devait arriver arriva donc:
Peu de temps après être rentré à Toulouse chez ma mère, j'ai eu un rêve... Noisette m'invitait à revenir au Faitg... même elle «m'offrait son corps»... juste je refusais (dans le rêve) car «ce n'était pas possible».
C'est seulement quelques jours plus tard que j'ai reçu la lettre de Viviane annoncée dans le rêve, m'invitant à revenir, et à «oublier les disputes»!! Je ne connaissais pas encore les sociopathes, ni leurs méthodes, en l'occurrence «pardonner» à leurs victimes. J'ai simplement vu une sortie à ma souffrance. Sortie illusoire, comme on va le voir.
Il y a donc bien eue une voyance véritable, dans le rêve, mais que j'ai interprété comme «un signe», c'est à dire à l'envers!!
Je suis donc retourné au Faitg... sans me douter que ce serait encore pire qu'avant, avec en plus mes enfants en otage.
C'est ainsi que j'ai rechuté dans le Faitg.
Les responsables de cet échec:
🙄La fausse spiritualité, pleine de belles opinions, mais qui fuit la réalité au lieu de travailler avec
🙃La haine dualiste de la société, de la matière, etc.
🤪La fausse voyance, avec ses vraies manipulations
😕Les «signes», tirages de carte et autres mancies à la noix. Si une entité spirituelle veut nous faire passer un message, elle peut le faire bien plus facilement par exemple avec les rêves (Ça m'est arrivé plusieurs fois, y compris dans la présente crise) plutôt que de modifier des objets physiques (Ça ne m'est jamais arrivé).
😑L'ignorance de ce que sont les sociopathes. Cette maladie est certainement celle qui produit le plus de souffrance dans le monde. Avec cette connaissance, je serais parti bien avant 1985. Mais personne ne pensait qu’un sociopathe puisse vouloir recapturer sa victime.
🤨Enfin le danger des «anti-sectes» qui ne cherchent qu'à casser nos aspirations, au mieux par ignorance, souvent par haine de la vie. Mais ça, je le savais déjà, aussi je n'ai pas fait appel à eux. Je n'ai consulté l'ADFI que une fois, plus tard en 1990, et ça a été... très instructif.
En fait, cette rechute dans le Faitg, si elle a été une source de souffrance et de chaos, n'a pas été entièrement négative. Sans elle, il n'y aurait pas eu ma bande dessinée des éolis (faire une bédé était une suggestion de Sylvain, ha ha ha! Il avait même commencé à les imprimer, mais il a revendu sa presse offset avant d'avoir terminé). Il n’y aurait pas eu non plus de mon Epistémologie Générale (j'avais commencé quelques textes dès 1988). De plus j'ai eu deux enfants, une chose qui a bouleversé tous mes plans et m'a demandé beaucoup de sacrifices, mais que je ne peux absolument pas regretter. Enfin, une fois sorti de là, la maturité acquise m'a valu une véritable guidance, bien plus précise que les menteurs rencontrés cet été1985:
(Permalink) Ecrit en Juin 2019.
Asseyez-vous avec plein de pop-corns!
Cette été 1985 m'a vu assez mobile, ce qui m'a permis de rencontrer plusieurs personnes se disant contactées par des extraterrestres. L'idée qu'une telle chose soit possible provient de Georges Adamsky, bien connu des ufologues scientifiques comme le prototype des contactés, dans les années 1950. Adamsky prétendait être plusieurs fois monté dans des «vaisseaux», où il aurait reçu des messages de sagesse, ma foi assez séduisants et avancés pour l’époque. Cette avance sociale le rendait très crédible comme contacté (c'était avant les Hippies). Toutefois il n'a jamais apporté de preuve physique de ses contacts. A l'époque on n'avait pas non plus pu prouver qu'il mentait, mais aujourd'hui plus personne ne le prend au sérieux, du fait qu'il ait prétendu avoir rencontré des Vénusiens et des Saturniens, ou du fait qu'il avait déjà tenté de répandre les mêmes messages dans les années 1930, en se réclamant du Tibet. Il n'avait pas prévu qu'un jour on puisse aller vérifier ses dires sur Vénus... et au Tibet!
L'idée des contacts extraterrestres a toutefois longtemps divisé les ufologues scientifiques, car il se trouvait aussi des RR3 prouvées où les témoins disaient avoir été chargés de répandre un message. A l'époque le paradigme dominant était que les ovnis seraient des vaisseaux spatiaux pilotés par des extraterrestres, venus aider la Terre dans une étape cruciale de son développement. L'idée de contact avait donc un sens, y compris les messages télépathiques, et je ne serais pas surpris si on trouvait finalement de véritables contactés, télépathiques ou physiques. Mais aujourd’hui, après tous les délires conspirationnistes, si de tels contacts existent on comprend qu’ils ont intérêt, soit à apporter des preuves acceptables par tous, soit à être très discrets.
Quoi qu'il en soit, Georges Adamsky a eu de nombreuses émules, aux Etats Unis principalement. Et, comme l’original, ils délivraient des «messages» d’apparence spirituelle (aujourd’hui certains d'entre eux sont toujours actifs dans le conspirationnisme). En France, le plus connu fut Frank Fontaine en 1979. Mais il s'est vite avéré que l'affaire Frank Fontaine n'était qu'un gros canular bien lourd. Ainsi, en 1985 en France, quand on parlait de contactés, presque tout le monde pensait Frank Fontaine, et à de la fumisterie de gros calibre. Seuls les rares qui avaient étudié l'ufologie scientifique, comme moi, pouvaient encore prendre l'idée de contacts extraterrestres au sérieux, connaissant l'existence de RR3 et RR4 vérifiées, certaines comprenant des messages spirituels. Plus des choses comme Hessdalen, avec à l’époque des observations presque quotidiennes, tout cela donnait l’impression d’une présence extraterrestre de plus en plus active, sur le point de se dévoiler.
L’affaire Franck Fontaine inaugurait aussi un comportement des médias qui reste la norme aujourd’hui en 2020: assimiler en vrac tous les «ufologues», institutionnels ou privés, à des barjots conspirationnistes ou à des sectes. Et surtout, faire une abondante publicité pour les cas bidons, comme Franck Fontaine, tout en passant sous silence les vrais cas avec des vraies enquêtes, comme les RR3 et RR4 mentionnées ci-dessus. Ce qui implique qu’ils savaient depuis le début que la «disparition» de Franck Fontaine était un canular. Il est en effet fort curieux qu’ils aient entendu parler de deux jeunes inconnus délirant dans leur coin: toute l’affaire a nécessairement été montée de toutes pièces, avec la complicité préalable des médias. Comme le «complot Arabe» lors de la catastrophe de l'AZF, ou les délires de prophétie Maya et de base extraterrestre à Bugarach. Tout cela sent très fort le montage de toutes pièces par les médias, comme je l'ai personnellement observé avec leurs opérations fausse bannière contre l'antinucléaire.
Que ces extraterrestres soient spirituellement plus avancés que nous paraissait également évident, ce qui rendait très crédible l'idée qu'ils contactent en premier des personnes spirituellement avancées, au lieu des brêles qui nous servaient de gouvernements à la même époque.
Le premier «vrai» contacté que j'ai rencontré a été Jean Michel Surmely, qui est venu au Faitg, probablement en 1984 ou début 85. Il affirmait (et affirme toujours en 2020) être en contact avec un groupe d'extraterrestres commandé par Ashtar Sheran, délivrant, comme Adamsky, de très aimables messages spirituels, tout en hautes vibrations, disant être là pour aider les Terriens dans la transition spirituelle en cours. Il nous avait montré, à cette époque, des peintures de ces personnages, qui ont inauguré la technique des couleurs saturées harmonisées en pastel, destinée à produire de hautes vibrations, qui devait être la base de la peinture Nouvel Age quelques années plus tard. J'utilise moi-même ce style depuis ce temps (ou depuis que je sais tenir un pinceau, en fait). Cette innovation était une preuve crédible que Jean Michel et ses amis recevaient véritablement des messages spirituels. On peut toujours trouver facilement ces images aujourd’hui sur Internet, en cherchant «maîtres ascensionnés». En fait, elles sont plus souvent de style Sulpicien que Nouvel Age ou Celtique. Mais beaucoup sont bizarres, comme peintes par des barjots.
Il était difficile de prendre Surmely en défaut. Mais, une fois, ils nous a proposé de faire une nuit de veille dans la campagne avoisinante, disant que nous aurions «des chances de voir des vaisseaux» (sous-entendu, cela lui aurait été indiqué par télépathie). Nous étions une demi-douzaine, et la soirée était bien commencée. A un moment il dit: «j'ai déjà vu des lumières dans les montagnes» (le Canigou, visible de là où nous étions). Ce à quoi j'ai répondu, prudent mais pas du tout sceptique: «il faut faire attention, car il y a des routes haut dans les montagnes» (Par exemple aux mines de Batère, qui fonctionnaient encore à l'époque, à plus de 2000 mètres d'altitude). Il a acquiescé comme si il était d'accord, mais une dizaine de minutes plus tard il a dit «je ne pense pas qu'il viendront ce soir». Forcément, il ne pouvait plus faire croire que les lumières dans la montagne seraient des ovnis. Bien que «gentil», Jean Michel était donc bien un faussaire, qui au 21eme siècle n'a pas changé de discours.
Jean Michel ne venait pas seul, une fois il a amené un autre prétendu contacté, qui aujourd'hui me fait irrésistiblement penser au crétin du film «Brice de Nice». Comme ce dernier il parlait très fort pour ne dire que des idioties. Il y a eu une sale histoire à son sujet, genre viol, je n'ai jamais su exactement quoi, mais digne du film. Sauf qu'en vrai c'est pas marrant du tout. (même mon ordi n'a pas pu supporter ce film jusqu'à la fin. Détail intéressant, comme je ne me rappelais plus le titre, j'ai googlé «films cons», et il est venu en tout premier.)
Daniel Meurois et Anne Givaudan se sont eux rendus célèbres avec leurs livres, en particulier «De mémoire d'Esséniens»: une fantastique épopée s'étendant sur les milliers d'années des réincarnations de ce couple mystique éternellement uni, dans un épisode centré sur la vie de Jésus Christ (c'est fou le nombre de gens qui disent avoir rencontré Jésus, il devait y avoir plus de monde à la Crucifixion que à OK Corral). Et bien sûr là aussi de merveilleux messages mystiques, ponctués de très curieux avertissements de Jésus contre... les végétariens. Et allez, nous y revoilà. Il y a même une scène où Jésus montre une aura bleutée entourant de la viande, en déclarant «ce n'est pas ce qui entre dans notre bouche qui importe, mais ce qui en sort». Oui, bien sûr. Mais bon, moi je fais attention aux deux. C'est incroyable le nombre de margoulins qui utilisent la haute spiritualité pour protéger leur sauciflard. L'affaire s'est terminée au tribunal, par le divorce du couple mystique éternel, Anne désavouant Daniel, et ce dernier continuant donc à se réincarner seul dans différentes époques du passé, après des incohérences comme de rencontrer Manéthon qui pourtant vivait 300 ans avant le Christ. Morale de l'histoire: pour ces margoulins, ce n'est pas ce qui entre par notre bouche qui importe, mais ce qu’ils nous rentrent par derrière.
Il reste une séquelle visible de cette épopée, le bâtiment «Lune Soleil», une rotonde de bois brun sombre, à proximité du Moustier, en Dordogne, à portée de marche du centre bouddhiste «Dhagpo Kagyu Ling» 45°1’2,05"N, 1°2’58,6"W. Il y a même un site Internet et une page facebook, qui semblent restés coincés dans les années 1980 par une faille spatio-temporelle. En tous cas il ne font aucune allusion à leurs peu glorieux fondateurs.
Un autre cas très semblable a été Findhorn. Tout est parti des «jardins de Findhorn», annoncés comme impossibles de par le climat écossais glacial et le sol sableux. En fait, le sable n’a jamais été un problème pour un jardinier, je le sais très bien d’expérience. Quant au climat, Google Earth montre de vastes champs de céréales dans les environs immédiats de Findhorn, et même plus haut jusqu'à la pointe nord de l’Écosse et les îles Shetland. Rien de vraiment extraordinaire donc, mais à l’époque il n’y avait pas Google Earth pour dissiper les mensonges, et ces jardins étaient présentés comme un miracle surgissant au milieu de landes écossaises inhospitalières et incultivables. Aujourd’hui (2020) Il y a certes de belles réalisations architecturales à Findhorn, et les jardins «magiques» sont toujours là. Mais pourquoi faut-il que là aussi les végétariens «n’aient pas réussi à stabiliser leur vision»? (Traduction: on les a harcelés jusqu’à ce qu’ils partent). Cela rend toute l'affaire hautement suspecte. Pourquoi faut-il aussi que le dieu Pan (rien que Lui!!) rende visite à ces gens précisément, mais pas à vous ni à moi?
Il y a une explication tentante: tous ces gens ne sont pas du tout spirituels, et ils jouent simplement à ce jeu pour se poser en personnages importants. Mais parler d’astrologie et de belles vibrations n'engage à rien, alors que des actes concrets comme le végétarisme demande un investissement réel, physique. Fort loin donc au-delà de la zone de confort de leur égo. Et pour prétendre être copain avec des Dieux ou donner des leçons à Jésus Christ, il faut en avoir un de sacrément enflé, d'égo.
Aujourd’hui Findhorn et la communauté de l’île d’Erraid sont toujours actifs. Ils ont aujourd’hui leurs sites Internet, où l’on affiche écologie, «dances sacrées», non-violence, tolérance... Ici aussi le Nouvel Age semble s’être recyclé en «bien-être», pas en vraie spiritualité transformatrice.
Le cas que j'ai approché avec le plus de détails est celui de la revue «spirale», basée à Elliant, Finistère. Au Faitg, nous avions déjà reçu les six premiers numéros, présentant comme un fait réel des dizaines de groupes communautaires, rien qu'en France, recevant des extraterrestres physiquement, et batifolant avec eux dans les étoiles. C'était fantastique, enthousiasmant! On avait l'impression d'un mouvement croissant à une vitesse prodigieuse, préparant un contact officiel pour dans quelques années. Juste qu'ils ne donnaient aucun nom, aucune adresse... Comme c'est à ce moment que j'ai fait ma tentative ratée pour quitter le Faitg, cet été 1985, j'étais donc disponible pour leur rendre visite à Eliant, et rencontrer plusieurs personnes du groupe qui y vivaient. En espérant enfin rencontrer moi-même ces fameux extraterrestres, sans plus avoir à passer par tous ces gens bizarres qui faisaient écran autour. Après tout, j'avais bien décidé, seul, de consacrer ma vie à répandre l'idéal d'une meilleure société, aussi je pensais que, si des extraterrestres avaient eux aussi entrepris ce travail, alors ils pourraient donner une direction bien plus précise à mon propre travail.
Je suis donc resté quelques jours à Eliant, où il ne s'est clairement rien passé du tout de ce genre. Bien au contraire, je découvrais des connexions avec les histoires de Frank Fontaine, qui déjà me faisaient sérieusement douter de l'affaire.
Il y avait tout de même de belles choses, comme le projet des maisons dômes, des maisons écolos rondes en bois de cèdre, qui s'est concrétisé depuis par plusieurs dizaines de réalisations en Europe (Mais pas à Eliant même: la mairie s’est moqué du projet, perdant ainsi l'occasion d’être les premiers. Que le Nouvel Age ait été relativement discret ne le protégeait pas de réactions idiotes de ce genre).
Sur les extraterrestres, un des membres du groupe m'a tout de même affirmé être entré physiquement dans un vaisseau! Ainsi, devant mon insistance à voir ces choses par moi-même, ils ont fini par m'envoyer à Michel Mélendre, apparemment le seul de ces dizaines de communautés et de contactés qui soit joignable. Il racontait dans la revue «Spirale» ses fabuleuses histoires de rencontres physiques avec des extraterrestres à la peau bleue, sur une route déserte des Landes de Gascogne. Cette fois je tenais une source directe! Je sautais donc dans le train.
Michel habitait à Bordeaux, et quand je descendis du train à la gare Saint Jean, il m'attendait juste devant la porte de mon wagon, et il m'appela par mon nom. Impressionnant. Mais je ressentis immédiatement que quelque chose clochait: sa vibration peu avenante ne correspondait pas du tout à ses merveilleuses histoires. Michel avait en fait une petite notoriété à Bordeaux, et je me souvenais avoir déjà vu (au restaurant universitaire place de la Victoire) sa voiture deux-chevaux, celles de ses histoires de RR4, entièrement peinte d'un dragon. Il m'a amené chez lui, où il vivait avec deux femmes, deux enfants (que j'ai juste vaguement aperçus) et un punk. Côté merveille, il y avait ces femmes qui peignaient elles aussi de belles couleurs, et me souriaient, sans toutefois me parler (Je soupçonne que Mélendre le leur avait interdit, et de fait elles n’ont pas participé à notre soirée). Michel disait recevoir des messages de Haurrio, et que tous pouvaient le rencontrer si, sans le faire exprès, on se trouvait réunis à quatre hommes et trois femmes. Une condition pour le moins curieuse, qui avait fait beaucoup parler dans le petit milieu des amateurs de contact. Une condition pourtant remplie ce soir-là, mais point de Haurrio! Côté grotesque, il y avait ce punk. Grotesque est bien le mot qui convient, car à l'époque être punk c'était vêtements noirs, traits stupides, grosses fesses, mauvaise vibration, cynisme et humour nazi, totalement à l'opposé des histoires féériques de Haurrio. L'incohérence était énorme! Pire, à un moment ce punk a sorti son saucisson en se moquant «Richard va souffrir». Si il faisait ça pour m'embêter au lieu d'en profiter, c'est dommage pour lui. Même chose le lendemain, quand un voisin abattait un arbre: «richard va souffrir», comme si j'étais le seul à avoir des émotions. Mais quand j'ai demandé à Michel si je pouvais rester avec son groupe, Il a porté l'estocade: «Non, parce que nous ne sommes pas végétariens». Je dois dire que j'en suis resté comme deux ronds de flan. Des extraterrestres anti-végétariens? C'était totalement ridicule.
Toute l'affaire n'était donc qu'une vaste fumisterie?
Elle l'était, et j'en ai eu la preuve officielle quelques semaines plus tard: un septième et dernier numéro de la revue «spirale» intitulé «les illusions». Les gens d'Elliant expliquaient que Michel avait tenté de les escroquer de l'argent destiné aux maisons dômes, afin de s'acheter une camionnette pour partir en vacances dans le Lubéron. Il prétendait que cet argent ne leur servirait à rien, vu que ce serait la fin du monde dans quelques mois. Ce numéro confirmait aussi que le groupe de Elliant était entièrement une séquelle de l'affaire Frank Fontaine. C'était le petit groupe de gens qui l'avaient cru, et qui avaient organisé des veillées ovni sur les lieux. Il y avait même Jean Pierre Prévost à Elliant (Celui qui avait organisé toute la mascarade autour de Frank Fontaine). Les gens de Elliant ne m'avaient pas signalé sa présence, car il était fâché avec eux. Ou peut-être parce que cela m'aurait mis la puce à l'oreille! (Ayant participé à la commission ovni de la SAPT, j’étais parfaitement au courant que l’affaire Frank Fontaine n’était qu’un ramassis de délires, avec exactement zéro intérêt pour l’ufologue)
Il était alors difficile d'échapper à l'inévitable conclusion: toute l'affaire n'était que mensonges, Mélendre ayant inventé l'ensemble des histoires et des groupes de témoins mentionnés dans la Revue Spirale, juste pour poser son égo au centre de l'attention. Même le «témoin physique» que j'avais rencontré «ne se souvenait pas», c'était Mélendre qui lui avait dit qu'il était monté dans un vaisseau, et que les extraterrestres avaient effacé sa mémoire ensuite!! Quand le désir est si fort qu’il obnubile le bon sens...
Évidemment, après cette dénonciation, Mélendre était grillé dans les milieux Nouvel Age et soucoupistes. Il s'est probablement recyclé dans d'autres arnaques depuis. Cherchant sur Internet, je l'ai vu mentionné dans un «ordre de chevalerie», vers 2007, bardé d’étoles et de hauts titres. Il n’aura pas mis longtemps à se refaire.
Concernant ses extraterrestres anti-végétariens, cette curieuse position s'explique en fait très bien: il avait compris que je ne me contenterais pas de baratin, je voulais rencontrer ses extraterrestres pour du vrai. Comme il ne pouvait évidemment pas me les montrer, il lui fallait se défausser d'une manière qu'il jugeait crédible dans son milieu Nouvel Age. En effet l'hostilité aux végétariens était fréquente, dans ce milieu de fausse spiritualité de théâtre, qui refusait frénétiquement tout effort réel pour devenir vraiment meilleur.
Quant à l’équipe d’Eliant, ce n’était autre que les fans de Franck Fontaine, le petit groupe qui avaient cru à son cinéma, et qui s’étaient rassemblés autour de Jean Pierre Prévost! J'ai récemment (2018) retrouvé des gens d'Eliant sur Facebook. Toutefois un seul m'a répondu. On peut comprendre qu'ils ne soient pas fiers de s'être faits berner de cette façon. Mais nous étions compagnons de bernage, en quelque sorte. Cette attitude condescendante suggère plutôt que finalement toute leur spiritualité était pipeau, et qu’elle le serait toujours.
Un détail très intéressant est que leurs listes d’amis facebook comprend plusieurs animateurs de télévision assez connus à l'époque. Qu’ils aient des liens avec des prêtres des médias inaccessibles aux gens ordinaires, tend à accréditer l’idée que l’affaire Frank Fontaine ait pu être une mise en scène par les médias, une de ces opérations fausse bannière montée de toutes pièces, comme la prophétie Maya, l'inédie, Bugarach ou le complot Arabe de l’AZF, en une vaste opération d’intox par désinformation amplifiante, dans le but de discréditer l’idée des contacts extraterrestres (qui avait le vent en poupe à cette époque). On voit en effet mal pourquoi les médias se seraient intéressés à deux idiots délirant dans leur coin, comme il y en a des milliers chaque jour. (Eh les gars, j’ai été contacté par les Likpas, pourquoi vous ne parlez pas de moi à la télé???)
Cet alinéa ajouté en 2026: j’ai depuis retiré tous ces gens de ma liste d’amis facebook, à cause de leurs liens avec le conspirationnisme)
Que je n'aie pas pu m'insérer dans ce groupe montre aussi qu'il s'agissait d'un clan, et non pas d'un groupe tentant de servir un idéal. Dans le second cas, ils ne m’auraient pas rejeté silencieusement de cette façon. Mais ni ceux d'Eliant ni ceux de la télé ne m'ont accepté! Ils auraient pourtant eu des motifs notables à le faire, avec mon Epistémologie Générale et mes créations artistiques pour un monde meilleur. Mais l'épistémologie fait peur: c'est l'arme ultime contre les mensonges et les manipulations!!
Un autre détail intéressant est que, dans ses délires anti-sectes, Charlie Hebdo présentait Mélendre comme «un contacté», c'est à dire véritablement contacté, et non pas comme un «prétendu contacté» (comme on se serait attendu de la part d'athées intégristes). Ainsi ils pensaient qu'il était vraiment en contact avec des extraterrestres, et ils le détestaient comme tel. Etes-vous surpris qu'ils détestent les extraterrestres, alors qu'ils détestent déjà l'Humanité?
Il ne restait pas grand-chose à quoi se raccrocher, après cette affaire, si ce n'est le principe de peindre en utilisant uniquement des couleurs saturées. Ce que je fais toujours, mais dans un style délibérément plus réaliste que le Nouvel Age. (Sans toutefois renier ce dernier). Mais, malgré ces déceptions, entre Mélendre, Surmely, Viviane, Givaudan, Findhorn, Eliant, Adamsky, il y avait trop de belles choses en commun dans tous ces faux messages pour que ce soit du seulement au hasard.
Nous allons voir comment dans le sous-chapitre suivant:
(Permalink) Ecrit en Juin 2019.
(Ce sous-chapitre peut être considéré comme autonome. Mais il est aussi la démystification des «contactés» du sous-chapitre précédent)
Si de tels «messages extraterrestres» n'étaient que le fait d'escrocs, on pourrait dire que ces derniers les ont simplement inventés comme appâts. Mais alors, des purs margoulins auraient choisi des appâts commercialement plus vendables, comme le sexe (Raël), la violence (films et jeux vidéos racistes anti-ET) l'horreur (Strieber), etc. Qu’une grande partie aient choisi un sujet commercialement peu rentable comme le Nouvel Age est déjà bizarre.
Mais encore plus troublant est qu'il y a aussi une multitude de gens qui ont capté des choses similaires, sans toutefois se prétendre contactés, par exemple l'ensemble des artistes du Nouvel Age. Il y a donc bien quelque chose de réel, sans toutefois que l'on puisse en discerner la source. Un exemple est Iasos, un des tous premiers musiciens Nouvel Age, qui parlait bien de «recevoir» sa musique. Mais c'était en 1975, soit des années avant toute la folie des faux contactés, et il ne s’est pas mis depuis à prétendre voir des extraterrestres ou des «maîtres ascensionnés». On peut donc le considérer comme authentique, et avec lui nombre d'autres artistes de la même période.
En fait, ce qui je pense est en train de se passer est que, la réception d'inspirations spirituelles, autrefois rare et fantastique (les prophètes, fondateurs de religions) est de plus en plus courante, mais sans gloire ni flonflons. Et aujourd’hui seul un petit nombre de mythomanes, barjots ou escrocs affirment encore publiquement rencontrer des extraterrestres, des anges, etc. Ainsi, l’ensemble des inspirations nécessaires est disponible à tous, et elles rentrent automatiquement dans nos esprits au fur et à mesure que les idéologies et les opinions en sortent.
Et c'est bien mieux comme ça: tout le monde a l'ensemble des éléments à sa disposition, pour établir une conduire en cohérence avec le changement en cours. Il n'y a donc plus le risque d'un égo devenant quelque nouveau tyran pervertissant l'ensemble du mouvement, fondant un nouveau parti ou une nouvelle religion. On peut même se méfier de toute personne qui se poserait comme supérieure ou comme leader indispensable. C’est parfait, penserez-vous, si la spiritualité devient une matière de liberté. Mais il y a un corollaire très gênant: chacun engage sa pleine responsabilité. Ainsi, rester collé devant la télé devient aussi coupable que de commettre les crimes dont elle parle. J'ignore si il y aura une sorte de jugement à un moment dans la transition, mais je ne parierai pas sur une totale impunité. Ce qui pourrait se passer est à un moment un «tri», afin que les mauvais ne puissent plus nuire au bien. Lequel des deux partis restera sur Terre, je n'en ai aucune idée, et là aussi ceux qui veulent faire le mal feraient mieux ne pas compter sur l'incertitude.
J'ai fini par comprendre ce qui se passe réellement dans ces phénomènes. En effet, depuis ces tristes aventures, ma compréhension a beaucoup évolué. J'étudie au chapitre V-7 de «Epistémologie Générale» comment les gens peuvent percevoir de telles inspirations, qu'ils appellent cela «messages extraterrestres», «révélations religieuses», ou simplement «inspiration». Il y a un phénomène réel à la base. Un phénomène très intéressant, mais entouré de dangereux mirages et de sables mouvants.
J'explique la théorie plus en détails au chapitre V-10 de mon livre «Epistémologie Générale».
En gros, la Transcendance, qu'on l'appelle Dieu, Claire Lumière, Force, Vacuité, etc. ne serait pas un personnage, force ou entité extérieurs à nous, mais une propriété intrinsèque de la conscience elle-même. Ce qui explique qu’on la rencontre partout, exactement comme le Bon Dieu du catéchisme qui voit tout ce qu'on fait. Ce qui fait que en «recevoir des messages» n'est donc pas un phénomène parapsychologique (télépathie), car en fait on ne reçoit pas d'information d'une source extérieure. On découvre seulement ce qui a toujours été là, à portée de main, dans notre propre esprit, mais que notre cinéma intérieur et nos stratégies sans but nous cachaient. Ainsi tout le monde peut recevoir des inspirations de la Transcendance. Cela peut arriver lors d'une émotion intense, d'une épreuve, d'une NDE, en méditation, au contact de la nature, de gens normaux, etc.
Mieux, les messages sont intrinsèquement positifs, et en plus les mêmes pour tous, car ils proviennent de la structure même de la conscience! C’est simple à comprendre, si on compare les lois de la conscience aux lois de la physique. Les lois de la physique mènent à un résultat inéluctable et toujours le même: l’immobilité et le froid, dès que l’on arrête de les perturber en apportant de l’énergie. Pour la conscience, c’est la même chose: dès qu’on arrête de l’agiter avec des pensées mondaines, elle mène toujours à un état unique et identique pour tous, de paix intérieure et d’amour, où la vie paraît si simple. D'où l'impression d'une source unique supérieurement évoluée. Ce point est discuté dans les chapitres liés. Pour les théistes, ils peuvent considérer que cette source est la part du Dieu Unique qui existe en chacun de nous. Pour les Bouddhistes, c'est notre Nature de Bouddha. Les deux points de vue étant deux systèmes conceptuels approximant la même réalité transcendante (chapitre I-9). Les nombreuses différences observées en pratique dans les messages viennent des concepts divergents utilisés pour décrire une Transcendance qui elle est unique.
Toutefois dès que ce contact s'établit, guette un dangereux truand: l'égo.
L'égo n'est autre que le fonctionnement du cerveau, plus précisément son moteur d'inférence, le système neuronal qui produit l'enchaînement de nos pensées, émotions, intentions. Et, le cerveau étant un objet matériel, il n'a aucun accès à la Transcendance, ni aux buts de la conscience. Il ne connaît même pas la vérité, ni scientifique ni autre, mais seulement des opinions, qui sont des névroses ramassées au hasard selon ses expériences positives ou négatives. De là son amoralité et stupidité, intrinsèques et incurables. Le gros problème de la condition humaine est que la conscience a l'habitude de suivre les injonctions de l'égo, car c'est comme ça qu'elle est née. Pire, si nous n’y prennons pas garde, c'est l'égo qui cuisine tout le contenu de notre conscience: sentiments, idées, intentions, rêveries, etc. C'est ainsi que tant de gens font n'importe quoi, en s'imaginant l'aimer ou l'avoir décidé eux-mêmes. Alors qu'en réalité ils ne font qu'obéir à des fluctuations électriques dans quelques neurones bidouillés par des années de conditionnements télévisuels et d'expériences foireuses. C'est aussi la raison pour laquelle ils s'infligent tant de souffrances, qu’ils s’imaginent «nécessaires», d’après tout leur bric à brac d'opinions, de préjugés et d'idéologies, qu’ils appellent «la vérité». (Attention que je ne préconise pas non plus la dangereuse opposition matériel/spirituel, voir la discussion dans le chapitre lié)
Mais il arrive parfois que la conscience «décolle» du cerveau, et fonctionne alors de manière autonome. Cette expérience est alors vécue comme un merveilleux message de la Transcendance. Et tous nos plans et enjeux égotiques nous apparaissent alors pour ce qu'ils sont vraiment: minables, inutiles, dangereux. Ce phénomène, rare il y a des millénaires, a été à l'époque appelé Révélation, ou Prophétie, et il est à l'origine des grandes religions. Ces Révélations étaient donc bien des expériences spirituelles authentiques. Mais ce phénomène devient de plus en plus courant de nos jours, pouvant toucher n'importe qui. Et sans plus aucune prétention religieuse ni prophétique. C'est ce qui permet à des grandes intuitions comme l'écologie, l'art Nouvel Age, le végétarisme, la spiritualité, la justice économique, l'égalité des sexes, le respect des animaux, de se répandre comme elles le font aujourd'hui, sans plus besoin d'une organisation ou d'une idéologie, et même à travers les rideaux de fer. Et si des millions de gens adhèrent soudainement à une idée qui apparaît, ce n’est pas parce que cet idée «se répand», c’est parce qu'ils l’ont déjà plus ou moins perçue eux-mêmes avant. Seul les mots et les concepts se répandent. Les mouvements ne font que devenir visibles, quand un nouveau mot permet aux gens de se reconnaître dans une idée. Mais, vu la propension des médias à distordre et souiller le sens des mots, il vaut bien mieux que la nouvelle révolution soit sans mots. Ne capte que qui est connecté à la Vacuité.
Le GROS problème toutefois est que l'égo s'accapare immédiatement l'expérience. En effet, elle est pour lui la source d’une fantastique énergie, qu’il est totalement incapable de produire lui-même. Ce qui se passe alors est que, au mieux, l’égo interprète l’expérience selon les dogmes et croyances qu’il a déjà dans son baluchon, comme les prêcheurs religieux l'ont souvent fait (ou été forcés de faire, pour éviter le bûcher). C'est ainsi que ces gens ont pensé voir dans l'expérience un message de leurs anges, selon leur religion préalable. A ce point, les dégâts sont encore limités. Mais l'égo incontrôlé va s'accaparer totalement l'expérience, et en faire sa chose. Ce qui bien sûr stoppe immédiatement le contact avec la Transcendance. En effet, ce contact ne se produit que quand le cerveau est en état de vide mental. La simple excitation, et a fortiori les plans et projets, bloquent instantanément la réception de la Transcendance (Comme Kador, le chien intellectuel des Bidochons, qui lévite, mais seulement quand il s’ennuie, ce qui rend impossible toute tentative pour «reproduire scientifiquement l'expérience», sans parler de l'exploiter commercialement). Cette expérience devient alors un simple souvenir, puis une opinion ou croyance de plus, jolis mais sans aucune valeur, sans vie. Comme si on ne gardait que le carton qui a contenu ce fantastique cadeau.
Et là les dégâts peuvent être bien plus graves: il suffit en effet de très peu de malhonnêteté, souvent même pas consciente, pour dénaturer le contenu de l'expérience selon ses préjugés, le filtrer, le distordre, le limiter, le dévoyer. Là est la source des distorsions des révélations religieuses, comme les traditionnels misogynie et pudibonderie. Mais, on y arrive, de là viennent aussi toutes les pollutions des inspirations nouvelles: Opposition aux végétariens, opposition à la science, fatras de croyances astrologiques, etc. C'est aussi la raison pour laquelle il reste tant de différences d'opinions même dans un mouvement pourtant bien défini comme l'écologie.
Quant aux sociopathes ou manipulateurs, ils sont bien sûr incapables de contacter la Transcendance eux-mêmes. Mais leur habileté psychologique leur fera vite discerner l’importance qu’elle a pour les autres. Se poser alors en détenteur de Révélation (religieuse, spirituelle, soucoupique, politique...) leur permet de voler l’énergie des personnes normales. En effet, les personnes ordinaires sont avides de retrouver cette énergie qui leur file entre les doigts à chaque fois qu’ils tentent de la capturer. Le faux gourou, le faux contacté, le leader politique, le conspirationniste, représentent alors pour leurs adeptes une source d’énergie bien plus disponible. C’est ce qu’attendent les sociopathes ou les escrocs: leurs fausses révélations sont un puissant instrument de pouvoir sur les autres, en se posant comme médium, contacté par les dieux, par les extraterrestres, etc. Un état d'esprit typique de manipulateurs comme Viviane, Mélendre, Adamski, Surmely, Jean-Pierre Prévost, Strieber, etc.
Et le critère pour les reconnaître est finalement assez facile: leurs faux messages contiennent des éléments factuels tels que des nom propres, des lieux, des dates, des personnages, etc. alors que forcément le contact avec la Transcendance ne peut pas procurer de tels détails. En effet, ce contact avec la Transcendance n'est pas une réception d'information, c’est seulement un espace de liberté qui s'ouvre dans le fatras de nos névroses et opinions. C’est de là que vient la sensation de simplicité ineffable souvent rapportée.
Seul un véritable contact télépathique avec une autre conscience peut contenir de tels éléments factuels. Mais dans ce cas Karl Popper lève sa crosse de prêtre de la science: ces éléments ne peuvent être considérés comme vrais que si on peut les vérifier indépendamment. De telles perceptions vérifiées me sont arrivées plusieurs fois, comme rapporté tout au long de ces mémoires. Mais si le message contient des éléments factuels invérifiables, ou dont la vérification s'avère négative, alors on a affaire au minimum à un mythomane (malade, mais pas méchant). Si en plus cette personne tente de vous déstabiliser, comme Mélendre et Viviane ont fait avec moi, alors c'est un psychopathe (malade et méchant). C'est aussi simple que ça. Juste qu'on n'y pense pas, et c'est comme ça qu'on arrive à des années de souffrance sans comprendre. Bien sûr vous ne vous ferez pas avoir, car bien sûr, depuis 1999 que j'ai commencé à publier mes théories sur la conscience, on vous aura appris tout ça à l’école. Mais en 1985, personne ne connaissait ces choses.
D'autres critères simples permettent de dépister facilement ces situations: sexisme (Viviane), rejet de la science (Viviane, écologie bobo), rejet des végétariens (Mélendre), rejet des non-végétariens (Faitg), pudibonderie, pornographie, sexe sans amour (bobos), rejet de catégories de personnes considérées comme mauvaises, isolation dans un groupe ou une doctrine, rejet de la société, rejet de la matière, rejet de la spiritualité, dualisme, etc.
Ainsi je n'ai pas lieu de regretter mon «approche expérimentale» de ces phénomènes, car elle a aidé la compréhension de la dangereuse zone d'illusions égotiques qui l'entoure. Cette compréhension est importante, et elle nécessitait d'être partagée, car vous serez forcément confronté au phénomène un jour ou l'autre, quand vous recevrez à votre tour une inspiration, ou que vous rencontrerez des gens qui partagent une révélation que vous n'attendiez pas. Aucune de vos opinions ne peut vous préparer à l’absence d’opinions. Si moi-même avais connu ce piège plus tôt, cela m'aurait épargné neuf ans de harcèlement moral, et surtout d'incertitude spirituelle. Un niveau de souffrance qui, on le voit dans ce chapitre, a conduit au moins quatre de mes compagnons du Faitg au suicide.
Remarques.
Il est à noter que la majorité des membres de l'équipe d'Elliant, ou des visiteurs du Faitg, étaient simplement des gens comme vous et moi, normaux, ni psychos ni mythomanes, ni même plus crédules que la moyenne. Ils ont simplement été eux aussi dupes d'une arnaque très nouvelle, très séduisante, très émotionnelle, offrant le paradis en quelques années, et surtout avançant l'apparence de preuves fortes (les multiples groupes soi-disant recevant des extraterrestres quotidiennement, dont parlait la revue «Spirale»). Et qui plus est crédibilisée par l'attitude irrationnelle de censure des ovnis, qui mettait la société en tort (et qui est à l’origine du conspirationnisme). Et vous-mêmes pouvez être dupe d'une autre arnaque pas encore connue, pour en avoir vu des pubs au supermarché ou dans des revues prétendument écolos: le sans gluten, les compteurs électriques toxiques, la 5G qui répand des virus, le déni climatique, la terre plate, le «deep state», le déni du covid, etc. L'imagination des escrocs est sans limite. Et ce n'est pas forcément l'argent qu'ils cherchent, ni même le pouvoir ou le sexe: ils cherchent surtout à voler votre énergie, en vous faisant focaliser votre pensée sur eux, grâce à leurs innombrables tabous perturbant votre vie.
J'ai bien sûr tenté moi-même de mettre ce phénomène d'inspiration en jeu, avec des résultats intéressants, comme mes créations artistiques. On peut y arriver grâce à la méditation. Mais je n'ai jamais vu débarquer d'extraterrestres ni de dieux dans ma chambre (même pas d'imprécateurs anti-végétariens armés d'un saucisson, ha ha ha!). Au contraire j'essaie de me justifier scientifiquement, ce qui garde la porte ouverte pour d'autres rectifier d’éventuelles erreurs de ma part.
Il y a toutefois un cas précis qui mérite d'être discuté: en méditation, genre Chakras et Kundalini, on a souvent la sensation d'une présence près de nous. Mais elle n'est pas toujours identique, et en plus elle a une curieuse propension à nous pousser vers une sexualité débridée. Les Lamas tibétains à qui j'ai posé la question disent, soit de ne pas prêter attention à ce genre de choses, soit de les visualiser comme notre Yidam. Et si vous voulez les considérer comme réelles, faites-le en non-dualité avec les considérer comme des illusions. Cela évitera les mauvaises surprises.
Et, si vraiment des extraterrestres cherchent à contacter télépathiquement des humains, comme je le suppose au chapitre VIII-9, alors il faut s'attendre à ce qu'ils connaissent bien ces mirages, et qu'ils exigeront de tout contact formel une discipline de fer, jusqu'à ce qu'ils aient suffisamment maîtrisé et purifié leur égo pour retransmettre fidèlement leur message. Ils stopperont impitoyablement tout contact avec les menteurs et les mythomanes, avant de leur donner la moindre caution (des preuves observables par d'autres). Symétriquement, on comprend que les Terriens lambda exigeront aussi des preuves vérifiables avant de croire de telles histoires. Surtout après toutes ces pitreries des pseudo-contactés, de conspirations reptiliennes, de sondes anales, etc. Ils n’ont pas apprecié.
Mon idée est que, si des extraterrestres essaient de guider l'Humanité par télépathie, alors ils favoriseraient simplement le contact avec la Transcendance. En effet, la Transcendance suffit à nous guider, car elle contient déjà tout ce dont nous avons besoin, et en plus en respectant totalement notre liberté.
Ainsi, d’éventuels extraterrestres n’ont donc pas besoin de donner des informations sur eux, et ce pourrait même être dangereux pour eux si ils le faisaient. Tout le délire conspi parano autour des ovnis a probablement sévèrement endommagé un éventuel lien télépathique, bien plus que le déni infantile des médias.
(Permalink) Ecrit en Juillet 2020.
Les années 1980 ont été les années du mini-cassette, petit appareil très pratique, qui permettait d'écouter n'importe où la musique de notre choix, au contraire des encombrants tourne-disques ou chaînes hifi, ou des radios aux choix imposé. Et surtout de le faire à un prix bien plus raisonnable! D’autant plus que l’on pouvait facilement copier des cassettes, une activité en théorie interdite mais peu l’avaient déjà compris à cette époque. Bien sûr, l'ensemble cassette + petit haut parleur était loin de la HiFi. Mais le son était plein et chaleureux, ce qui compensait. En plus des autres avantages comme d’être portable et pas cher. C’était donc typiquement un truc de jeunes, d’étudiants et d’ouvriers, alors qu’une chaîne hifi (et les disques fragiles et encombrants) demandait un salon et un bon salaire. Certains disaient même que la HiFi était «un truc de bourgeois» (ce que je conteste, il y avait de l’entrée de gamme de qualité très suffisante à des prix abordables. La vraie raison pour cette accusation est que les marxistes n’aiment pas la beauté).
La fin des années 1970 a montré deux évolutions contradictoires, en ce qui concerne la musique et la culture. D’un côté on avait des musiques belles, ou d’éveil spirituel, et d’autres les musiques horribles et dégénérées des médias.
La fins des années 1970, côté beauté on a commencé avec Jean Michel Jarre «oxygène», qui donnait enfin à entendre au grand public les sons éthérés que l’on ne peut produire qu’au synthé. Ces sons n’étaient pas une nouveauté, mais ils étaient restés confinés dans le «rock» ou le «pop». Je me souviens de gens critiquant Jarre en disant «c’est facile». Oui, mais alors pourquoi était-il le seul à le faire, lol. En fait j’ai essayé plus tard: composer de la musique, même au synthé avec un éditeur sur ordinateur, n’est pas facile du tout. C’est même impossible si on ne connaît pas le contrepoint. Ou alors on fait du disco, ça oui c’est facile. Mais ce ne serait pas rendre justice à Jarre que de le qualifier de disco.
A la fin des années 1970, côté mocheté on a eu des choses comme le disco, pas encore satanique, mais vide et inexpressif, le pire du synthétiseur: battements mécaniques, échantillons répétés à l’infini, voix étranges-inhumaines, etc. Ce genre de choses reste associé avec le monde bizarre et porno des boîtes de nuit, et il est encore pour beaucoup un moyen de se retrancher de la vie, de ne pas entendre la nature. C'est la raison pour laquelle certaines personnes mettent ce genre de musique très fort en faisant du «jogging»: cela les protège du silence de la nature ou des sons de la vie. La preuve? Ils ne mettent jamais du Mozart, qui au contraire vibre fantastiquement avec la nature.
Je me souviens avoir été choqué par une pochette de disque de David Bowie, avec les cheveux retroussés à la facho, et le corps peint d’un grand zigzag bleu et rouge qui reniait sa sensualité humaine. Comme il avait en plus la réputation d’être homosexuel, cela associait l’homosexualité avec le refus de la vie, ou avec les horreurs transhumanistes. Il y avait quelque chose d’effrayant dans cette image, d’une dégénérescence dangereuse, diamétralement opposée à l’éveil en cours. Je ne sais pas qui a pondu cette image, car en fait, David Bowie n’était ni un facho, ni une icône sexuelle (il a précisément renié ses déclarations fachos et homosexuelles de l'époque, comme effet de la mode et non pas de ses propres goûts). Comme chanteur, il était en fait comme dans les années 1960, juste dans les tons ocres au lieu de noir et blanc.
Quand les premières musiques punk sont apparues, c’était si nul que personne ne les écoutait. Il a fallu une énorme campagne médiatique («Libé» en tête) pour gonfler artificiellement ce mouvement, qui n’aurait jamais existé sans une telle normalisation massive par les médias. Mais le crado-punkisme était un moyen idéal de contrecarrer l’évolution positive de la musique, en faisant croire aux gens qu’ils aimaient ça, et en l’imposant partout.
Mais il fallait aux prêtres des médias quelque chose d’aussi crade que le punk, mais plus crédible comme musique. Les tâcherons des maisons de disques s’exécutèrent pour nous sortir ça. C’était, techniquement, du punk à qui on aurait imposé une instruction musicale de base, pour ne pas avoir l’air de débiles tapant sur des gamelles. Mais il y avait quelque chose de désespérant, tant dans les paroles que dans les sonorités, qui préfigurait bien la suite:
Les années 1980 ont vu une totale dichotomie sociale en ce qui concerne la musique.
D’un côté on a eu des médias et les radios officielles (les «radio caca») soutenir à fond la mode punk, dans tout ce qu’elle avait de plus cradingue et réactionnaire (et à l’opposé des rares vrais punks du début. Leur but était d'être «irrécupérables» pour le système. Mais ce sont eux qui ont été le plus facilement récupérés). De l’autre, on a eu le Nouvel Age et des musiques de haute vibration, samizdats se répandant sous le manteau, chez les écolos ou les spirituels, avec quelques livres inspirants comme «Le Seigneur des Anneaux» et «Dune» (dont les films des médias ont totalement censuré et dénaturé le contenu, spirituel pour LOTR, et écolo pour Dune)
Faire ses course au supermarché dans les années 1980 était un cauchemar. Il y avait des musiques absolument horribles, aux vibrations angoissantes voire, sans exagérer, sataniques. Ce qui a valu aux années 80 le surnom de «rotten eighties» (les 80 pourries). Je ne me rappelle pas les titres, mais les radios passaient une de Johnny Hallyday décrivant l’agonie de forcenés assiégés par la police! D’autres exprimaient un chagrin atroce, avec des hurlements de personnes torturées. Ces gens étaient vraiment malades. (Aujourd’hui AC/DC est un reste atténué de cette époque. Mais certaines choses étaient bien pires).
Soit dit en passant, dans une telle ambiance, il ne fallait pas beaucoup de millénarisme pour voir de la fin du monde ou du Jugement Dernier proche. Que seules quelques petites sectes aient franchi le pas montre que les gens étaient finalement bien plus résilients que ça.
C’est également vers 1985 que l’on a commencé à voir les pelades (tempes rasées, comme si ces gens avaient une sorte de teigne) et les casquettes de baseball tournées de côté, signes ostentatoires des bandes de trafiquants de drogue des «cités sensibles». Dans mon for intérieur, j’appelais tout cela la «mode SIDA», comme si les pelades étaient une des horribles conséquences de cette maladie. J'avoue avoir été choqué d'un style aussi délibérément anti-vie, associé à des visages grossiers exprimant violence obtuse et volonté de mal. En 1985, de voir tant d'horreurs apparaître simultanément (rap, SIDA, tags, pelades, bandes fachistes, etc.) dans une société toujours aussi coincée, donnait l'impression de quelque attaque satanique, et que le mal était en train de triompher. En effet, toutes ces calamités apparaissant simultanément pointaient à une cause karmique commune. (L’idée d’une telle cause était présente, je me rappelle même que certains avaient accusé l’homosexualité). Mais le pire est que tant de gens «normaux» aient adopté ces modes hideuses sans hésitation, apparemment sans se douter que ainsi même les anges devaient détourner leurs regards d'eux. Aujourd’hui quand je vois quelqu'un avec une pelade dans Second Life je me méfie, et de fait eux se détournent carrément de moi, ne supportant pas ma vibration positive.
Par contraste, les années 1980 ont été le berceau du «Nouvel Age» (au début on disait «Nouvelle ère», tandis que les marchands de disques disaient «niouèdge» d’un ton méprisant).
La première musique «Nouvel Age» que j’aie entendu a été Kitaro «Ki», présenté par les gens de Eliant comme «important pour les nouvelles vibrations». Ki, et plusieurs autres disques de Kitaro à cette époque, étaient effectivement en rupture franche d’avec les anciennes musiques plates, ouvrant un monde de beauté et de pureté. Mais aussi un peu nostalgique, exprimant bien ma frustration de vivre un idéal merveilleux terni par le côté obscur du Faitg. Toutefois Kitaro ne s’est jamais limité à un mouvement, offrant ses créations à tout le monde. Il a souvent travaillé pour des films, la télévision, etc.
Le mouvement avait en fait été amorcé dès 1975 par quelques pionniers comme Iasos, Steven Halpern, Georgia Kelly. Le Nouvel Age devait aller bien plus loin, en prise directe avec la vague de spiritualité qui allait submerger le monde. Mais les médias ont tout recouvert d'une chape de censure digne des soviétiques: je ne l’ai personnellement découvert que à partir de 1986, par «le colonel», notre voisin du Faitg, qui s’intéressait aussi aux ovnis.
Curieusement les précurseurs semblent un peu oubliés aujourd’hui, comme les délicieuses créations de Bearns & Dexter, que j’avais choisies pour illustrer mes romans des Eolis, et totalement censurées depuis, accessible seulement sur Youtube et really gone musics. Mais je pense aussi à Deuter (Qui avait débuté dans le pseudo-ashram de Rajneesh Bagwan, et a donc survécu à sa destruction délibérée), William Aura, Iasos, Steven Halpern, Daniel Kobialka, Paul Horn, Constance Demby, dont les renommées n’ont jamais dépassé le milieu. Par contre Kitaro et Vangelis (Anciennement l’âme des «Aphrodite Childs») ont une réputation mondiale, probablement parce qu’ils avaient commencé avant, dans les médias et dans les films, au contraire des précédents qui sont restés avec des éditeurs indépendants. Mais les médias n’aiment pas ce qu’ils ne contrôlent pas, aussi ils ne parlent pas des éditeurs indépendants. Seul youtube permet de trouver ces créations aujourd’hui, mais le moins qu’on puisse dire est que google ne leur fait pas de pub.
Ecouter ces musiques devenait donc partie intégrante de nos méditations, et je travaillais avec la merveilleuse vibration de William Aura (english meadow), Iasos (Angel play) ou Bearns&Dexter (Golden Voyage III). De ces trois précisément m’est venue l’inspiration des romans des éolis, et plusieurs tableaux que j’avais peint à l’époque, en acrylique, montrant des paysages de haute vibration.
Les années 1990 naissantes ont vu la fin du trouble Mitterrandisme, une purge des musiques diaboliques, et finalement une certaine réconciliation: si on ne parlait plus de «Nouvel Age», les idées et la vibration étaient mieux admises dans la société dans son ensemble. Vers 1990, quand je suis finalement revenu du Faitg, on commençait à voir ces musiques dans les étalages, et des nouveaux magasins surfaient sur le besoin d’écologie, de bien-être. Apparemment sans rapport, l’Armée française avait bloqué aux fachistes l’accès de ses formations commando (Une information entendue à l’époque, mais dont seuls des archivistes pourraient retrouver la source). La fin de Mitterrand et le procès papon signaient enfin la sortie de l’époque «guerre d’Algérie», ses barbouzes, ses généraux putschistes, ses tortionnaires pédés, ses SAC et autres ordures pourrisseuses de société. S’amorçait alors un mouvement qui s’épanouit aujourd’hui: les forces de progrès, au lieu d’être bloquées dans une «marge» ou dans une «contestation» d’une société qui tente de les étouffer, ces forces sont maintenant à l’oeuvre DANS la société, jusque dans les entreprises et dans la finance (qui bloque les énergies fossiles). Juste dommage que les politiciens soient encore ceux qui freinent. Mais en 2020 ce vieux pansement est en train de sauter lui aussi.
(Permalink) Ecrit en Septembre 2020.
Tous les psychiatres vous le confirmeront: à chaque fois qu'on rétablit des relations amicales avec des sociopathes, leur méchanceté empire. Ils prennent toujours notre amitié pour un consentement à davantage de violence. Juste que avec Viviane, elle mettait plus longtemps à ferrer sa victime. De plus à l'époque on ne connaissait pas les sociopathes, et on n'avait aucune idée qu'il puisse exister des gens aussi retors, jouant à l'ange pour mieux nous faire souffrir.
Ainsi l'offre de «réconciliation» telle que Viviane me l'a proposée dans sa lettre, ou telle que l'ont reçue des milliards d'époux abusés, d'employés harcelés, de victimes de guerre ou de dictatures, est-elle toujours à sens unique: «oublier les disputes» c'est nous les victimes qui devons oublier ses insultes. «Pardonner» c'est le sociopathe qui «pardonne» à ses victimes de se défendre. «Réconciliation», c'est nous les victimes qui devons effacer notre rancoeur. «Repartir sur de nouvelles bases», c'est nous les victimes qui devons abandonner nos projets et repartir sur leurs plans (c'est à dire, dans le cas de Viviane, sur un trajet chaotique dont la seule ligne directrice cohérente était l'amélioration des bâtiments, c'est à dire de sa propriété).
Ce retour au Faitg fut donc d'abord heureux, mais il se dégrada inéluctablement, comme la première fois, juste plus rapidement. J'ai donc fini par comprendre que je n'arriverai à rien face à des gens qui contrecarraient systématiquement mes activités et objectifs, tout en me faisant une vie d'enfer: rappelez-vous que la plupart des visiteurs du Faitg ne restaient que quelques jours, semaines au plus. Parmi les rares à insister malgré les disputes, une bonne partie se sont suicidés. Il faut donc penser que j'avais développé une exceptionnelle résilience au harcèlement moral de Viviane, aux absurdes colères de Noisette et même aux silences hostiles de Sylvain. Mais ces trois salauds m'ont fait souffrir.
En fait, à ce point, c'était de ma faute, j'avais été averti par un rêve prémonitoire (un vrai «message des anges», ha ha ha ha!) seul mon attachement à ce projet foireux entretenant mon auto-illusionnement et me retenait sous la coupe de ces gens.
Dès le début de 1986 j'arrivais donc à nourrir des idées de départ, mais cette fois de manière plus réfléchie. La seule chose qui me freinait encore était que je ne savais toujours pas où aller ni quoi faire, surtout face à la menace de me retrouver à nouveau sans aucune ressource. Mais au moins je n'avais plus cette terrible dépression qui m'avait tant handicapé en 1985.
Viviane et Noisette ont-elles pressenti qu'elles perdaient leur pouvoir sur moi? Je l'ignore, la seule chose que je pense est que Noisette a triché sur les dates, pour la contraception (ce qui est juridiquement un viol). Ainsi quand Noisette a été enceinte, j'ai tout de suite compris ce qui m'attendait: les enfants seraient leurs otages. Si je restais, ils les maltraiteraient, car c'était le seul moyen qu'il leur restait de vraiment m'affecter. Si je partais, ils les maltraiteraient, pour «se venger», sans témoins, et sans plus avoir à sauver les apparences. Et en plus je porterais partout le stigmate des abandons d'enfants.
J'ignore quel était leur plan exact, je suppose toucher les allocations familiales, et pour cela me faire partir. Comme viviane avait fait avec son mari, une fois qu'il a eu fini de payer le domaine. Viviane s'est même moquée plusieurs fois de moi «si vous n'êtes pas heureux ici vous pouvez partir». Cette peau de vache savait très bien que je ne le pouvais plus, et elle aurait été la première à cancaner partout que j'avais abandonné les enfants. Tous les trois se sont alors activés diligemment à me rendre le plus malheureux possible: il ne se passait pas une semaine sans une engueulade, des bouderies, des accusations, des obstacles, des «crises», des «travaux urgents» précisément quand j'étais occupé, etc.
Avec le recul, je réalise aujourd'hui que quand Sylvain était «coincé» c'était peut-être simplement sa façon de faire un chantage. Mais je suis trop franc et direct, je n'ai jamais capté, lol. Noisette, elle, a tourné hyper-autoritaire et colérique, comme beaucoup de gens simples à qui on a fait enfler l'égo. Une trajectoire infernale que j'ai vu plusieurs prendre, ici ou ici, et qui est toujours suivie aujourd'hui par beaucoup de NouvelAgeux ou pseudo-écolos qui «s'affirment» dans la critique et l'opposition aux autres, ou qui durcissent leur égo dans le «développement personnel».
Quant aux mystérieuses crises de rage de Noisette, je pense aujourd’hui qu’elle pensait que je connaissais leurs motifs. Mais je suis bête, je ne vois pas dans l’esprit des autres.
Je me rend compte a posteriori qu'il est totalement incroyable que j'aie pu supporter cela pendant quatre ans, et quand même arriver à faire des choses utiles ou belles. Peut-être est-ce à l'origine de la difficulté que j'ai aujourd'hui à travailler. Bon, on a la retraite pour des raisons, mais même avec l'âge je trouve anormal d'être soudain assommé de sommeil au moment précis où je veux entamer une activité. L'âge n'a fait que rendre le problème plus visible, je me souviens en fait avoir déjà eu de tels épisodes quand j'étais encore étudiant.
Il y a toutefois depuis peu un nom précis à ce type de fatigue: la fatigue décisionnelle, être soudain incapable de prendre toutes les mini-décisions nécessaires à toute activité. Je pense que cela se manifeste même sur mes peintures et musiques, par un manque de détail, un excès de symétries, voire le recyclage de motifs. On trouve plein de texte sur ce problème sur Internet. Avec bien sûr des sociopathes qui disent que ça n'existe pas (forcément, eux ils sont toujours plein d'énergie) Toutefois j'ai entendu mentionner une cause physiologique récemment: l'accumulation de glutamate dans le cerveau, pendant la veille. Si il ne s'évacue pas normalement, on aurait le problème. Reste à connecter ça avec un régime ou un traitement... La seule solution que j'aie trouvée jusqu'à présent est... la sieste, parfois deux par jour.
Une de mes activités a été la peinture. J'avais découvert l'acrylique. C'est mieux et plus résistant que la gouache, plus facile et avec de bien meilleures couleurs que l'huile (Si vous tenez à l'huile, mais preferez les belles couleurs, pensez alkydes). Toutefois l'acrylique sèche bien plus vite, ce qui interdit la technique des dégradés utilisés pour l'huile. J'y remédiais en ajoutant de la glycérine, et je pense qu'il existe des médiums retardants. Le seul gros inconvénient de l'acrylique est le manque de pouvoir couvrant, les fabricants considérant la transparence comme une qualité. Comme si tout le monde voulait faire de l'impressionnisme! Mais avec mon style plus réaliste, je cherche au contraire une couche couvrante sans discontinuités. Le fond visible à travers les coups de pinceau est alors une catastrophe, et je devais passer jusqu'à trois couches, résultant en une surface grumeleuse. Alors qu'il aurait suffit de faire des peintures vraiment opaques (comme les encres d'imprimerie), et si on recherche la transparence utiliser du médium. Idéalement, il faudrait une peinture qui ne se solidifie que par exemple avec des UVs. On pourrait alors la travailler comme l'huile, et l'insoler aux UV pour la fixer.
L'équipe Surmely-Eliant recommandait des encres «spéciales» pour le style Nouvel Age, mais question transparence il est quasiment impossible de faire des à plat réguliers avec de l'encre. Pour faire des dégradés réguliers, il faut alors un aérographe, à l'époque un instrument coûteux. Toutefois ce n'est pas si facile que ça en a l'air, et j'ai connu des déboires. Mais au moins on peut utiliser les encres pour les dégradés et les ombres, la transparence devenant alors un avantage. A ce prix je pouvais faire des ciels réalistes (et non pas «des effets»), et des ombrages donnant un relief crédible. Je découvrais aussi que l'on peut rendre des ombres, non pas en ajoutant du noir, mais par exemple en ajoutant du rouge au jaune, du bleu au vert, etc. C'est ainsi que l'on obtient une vibration plus élevée qu'avec les couleurs «réalistes». Le seul problème est que des couleurs vives deviennent vite clinquantes. Beaucoup tempèrent alors avec un fond blanc, mais cela donne une sensation de froid, voire d'incomplétude. Le mieux est d'harmoniser l'ensemble en utilisant des couleurs claires, pastel ou vaporeuses. On a alors plusieurs techniques et styles intéressants. En fait, bien avant le Nouvel Age les anthroposophes proposaient dans le même but des techniques comme le crayon pastel, le lavis, etc.. A l'ordinateur on peut faire ça en appliquant une transparence à toute la couche. Si on a différentes couches, on peut alors faire des effets de distance saisissants.
Ce que je peignais de cette façon était de grands tableaux ovales sur contreplaqué, montrant essentiellement des paysages de l'Ere Nouvelle, verdoyants, joyeusement colorés, avec des maisons, des personnages, etc. Le Faitg, avec ses nombreux visiteurs, était l'endroit idéal pour montrer ces choses, et j'avais entrepris de couvrir les murs de notre salle de méditation avec des tableaux de paysages idylliques.
Tout cela a été détruit dans la catastrophe de mon départ du Faitg. Heureusement j'avais fait faire des ektachromes de mes tableaux, que j'ai fait scanner depuis, afin de les mettre sur Internet. Il a fallu attende 2025, soit 35 ans, pour que je trouve enfin l’énergie de le faire, tant les gens du Faitg ont cassé mon énergie «Nouvel Age».
Idem pour les romans des Eolis, que j’ai mis 32 ans à scanner et à traduire. Travailler dessus me semblait un pensum, et je n’ai jamais reçu l’inspiration de la suite promise. Travail inutile? Pas vraiment: beaucoup de choses que je «prophétisais» dans ces romans se sont effectivement passées. C’était quand Yanathor connectait Brigitte au Logos de la Terre... apparemment, faire ça en fiction marche aussi bien qu’en vrai.
Je n'ai toutefois pas abandonné totalement la peinture. J'ai même fait, pendant ma période «fada du Tibet», plusieurs thangkas qui ont été fort appréciées de mes amis bouddhistes. Mais je me suis vite rendu compte qu'un tableau est un objet lourd et encombrant, qui ne peut être vu que si on a un endroit avec un flot de visiteurs (C'est pour ça que les thangkas tibétaines sont sur tissus roulé. On peut alors les transporter à dos de yack sans les abîmer). Aujourd'hui, avec les logiciels graphiques numériques, on a une bien plus grande liberté de styles et de techniques. En cas de déménagement, tout tient dans une clé USB, tandis que Internet permet d'envoyer nos images instantanément n'importe où dans le monde, à qui veut les voir. Enfin presque: 20 ans après, l'énorme flot d'images stupides ou médiatiques sur Internet sature et désensibilise la quasi-totalité des internautes, qui ne prêtent plus attention à ce qu'ils voient.
(Permalink) Ecrit en Septembre 2022
En 1986, même avant Internet, j'avais compris l'énorme intérêt des ordinateurs, tant pour les créations artistiques que pour diverses activités liées à la science et à l'informatique (voir ma première expérience, ou cette histoire de Hippies à San Francisco, ayant acheté d'occasion le premier ordinateur à des fins ludiques ou artistiques). Justement, 1985-86 furent les années des premiers PCs accessibles à des individus (Il existait d'autres ordinateurs individuels avant, mais gadgetiques et généralement inutilisables à des fins artistiques). C'est IBM qui avait créé les premiers PC, encore à prix élevés, de l'ordre de 50000 francs (Environ 7500 euros. on disait encore couramment «cinq millions» d'anciens francs). Le coup de génie de Alan Sugar, patron de la société Amstrad, a été de, le premier, faire assembler ses machines en Corée, faisant ainsi chuter le prix des machines à moins de cinq mille francs, une somme encore conséquente pour l'époque, mais qui mettait enfin ces machines à la portée de presque n'importe qui. Et avec mon pécule de Mont de Marsan, je pouvais enfin avoir l'usage illimité d'une de ces machines!!
Le PC1512 paraîtrait minable aujourd'hui, mais à l'époque c'était un fantastique bon en avant, par rapport aux jouets que l'on trouvait déjà (la mémoire à cassettes... horreur) ou aux machines professionnelles chère et peu utilisables hors de leur domaine précis. C'est avec émotion que j'enfilais pour la première fois les disques systèmes dans la machine, entendait le schlonk schlonk schlonk des drives 5"1/4, puis voyait l'écran s'illuminer! Mauvaise surprise, cette lumière gris-bleu faisait très mal aux yeux, comme celle d'un arc électrique. Je ne sais pas comment les autres utilisateurs supportaient ça, et je n'ai jamais entendu parler de ce problème pour le PC1512. J'ai donc du placer devant un filtre vert, improvisé avec de l'encre passée à l'aérographe. A ce prix, je pouvais travailler plusieurs heures en maintenant la gêne oculaire à un niveau supportable. Et ce vert était bien plus agréable que le gris-bleu initial! Aujourd'hui j'utilise encore souvent un fond vert pour le traitement de textes.
La gêne oculaire de l'écran a été un problème constant pour les informaticiens, malgré le silence fréquent sur ce sujet (par exemple du site libertarien wikipédia, qui n'a qu'une page vague et courte sur ce sujet). Dans le cas du PC1512, j'avais pensé à la présence d'ultra-violets, une supposition qui semble confirmée par l'efficacité de mon filtre vert. Les écrans à rayons cathodiques étaient notoirement fatigants, les sites spécialisés proposant différentes explications comme le scintillement, mais je soupçonne encore des UV. Les cristaux liquides, puis les LED ont diminué le problème, sans vraiment l'annuler. Les meilleurs préventions avec les écrans LED d'aujourd'hui sont d'éviter reflets et lumières intenses, d'utiliser des caractères suffisamment gros, et surtout de cligner les yeux plus souvent (sinon ils se dessèchent) voire faire des pauses de quelques minutes. Mon médecin m'a recommandé des «larmes artificielles» Lacryfluid, qui aident vraiment. Mais il faut se faire une discipline de les mettre, sans atteindre d'être gêné.
Le PC1512 était totalement décevant pour le graphiste: Gem Paint n'avait que huit nuances de gris, avec d'énormes pixels rectangulaires, que j’appelais brixels. J'abandonnais rapidement la chose. Les fabricants ont du comprendre le problème, car dès les versions suivantes on avait la couleur. Mais on n'aurait pas de logiciel de dessin correct (Paint Shop Pro) avant 1998 environ.
Par contre, le traitement de texte Gem Write dépassait mes demandes: pouvoir aller n'importe où dans le texte, afin de le modifier. J'avais bien pensé à des touches permettant de se déplacer dans le texte, mais le curseur et la souris faisaient cela bien mieux. En fait, j'ai toujours lourdement retouché mes textes, partant d'un brouillon, l'étoffant, corrigeant des détails, voire reformulant des parties entières, changeant l'ordre, etc. J'avais bien essayé un rouleau de papier, où je pouvais rajouter des paragraphes à l'aide de ciseaux et de scotch, (comme faisait Proust, ou Balzac, je ne suis pas sûr duquel). Mais la lourdeur de ce système fait que je ne l'ai jamais adopté. Les traitements de texte informatiques font la même chose, mais instantanément, sans la lourdeur.
Je me suis donc abondamment servi de l'ordinateur, pour écrire les romans des éolis, des premiers jets de «Epistémologie Générale», et aussi pour le bulletin du Faitg. Bien sûr Viviane faisait des articles, parfois les visiteurs. Mais j'en faisais aussi, et je devais taper à l'ordinateur tous les textes de Viviane et des autres. Avant l'ordinateur, nous tapions à la machine à écrire, et utilisions une ronéo, ce qui n'était pas très joli. Nous avions même une stencileuse à lampes, je n'en ai jamais vu à transistors tant ce procédé est obsolète. Passé 1986, avec l'ordinateur, nous avions une machine à écrire à marguerite faisant imprimante, une photocopieuse, et nous faisions les bulletins avec. Le résultat était alors quasi-professionnel, avec des dessins.
Le système opérationnel (j'évite de dire «d'exploitation», mal connoté et pas la traduction exacte) était MSDOS, avec Gem pour l'interface graphique. Il s'est passé ici quelque chose d'assez pénible: la société IBM, voyant le succès de Gem tournant sur ses machines, a voulu l'adopter pour leurs propres ventes. Mais, se pointant dans les bureaux de Gem, ils ont été reçus par un employé qui n'aimait pas IBM. Ils se sont alors tournés vers un autre système opérationnel moins bien... Ainsi, seulement quelques mois après avoir acheté ma machine, j'apprenais que «Gem c'est fini» et qu'il fallait travailler avec «windou» (Windows, prononcé par mon fournisseur). Ce fut là une des pires occasions ratées de l'informatique, car Gem était meilleur que «windou», et il est peu probable qu'il auraient développé l'infantilisme arrogant et les bugs indéracinables de ce dernier.
Je ferais remarquer ici que Gem Write, MSDOS et l'interface graphique Gem tenaient tous ensemble sur une seule disquette de 360ko. Bon, aujourd'hui les traitements de texte sont bien plus puissants, avec les fontes, les styles, images, etc. Mais ils ne sont pas 200 000 fois plus puissants, qu'il leur faille 200 000 fois plus de place sur le disque dur (et pour mettre aussi longtemps à se charger que du temps du schlonk schlonk schlonk)
Gem comprenait aussi une base de donnée, que j'utilisais pour les abonnés du bulletin. Viviane faisait toujours soigneusement semblant de ne pas comprendre ce que je faisais, mais quand j'ai annoncé que je partais, elle m'a immédiatement demandé d'imprimer le contenu de la dite base de données.
Toutefois la partie qui m'intéressais le plus a été un système de programmation, le GW basic. Bon, tout était nouveau, et je ne savais pas encore que le GW basic serait éphémère, à l'encontre de langages increvables comme le C. J'ai donc fait plusieurs manips et simulations avec le GW basic, qui avait des capacités graphiques et des accès au matériel de la machine. Toutefois il n'était pas structuré, et un logiciel non-structuré devient vite «style spaghetti» si on n'y met pas bon ordre. Heureusement on pouvait donner des numéros arbitraires aux lignes, aussi je les organisais par groupes de cent et incréments de dix, qui tenaient sur un seul écran. Ceci permettait d'ajouter des lignes aux dits groupes. Je ne passais d'un groupe à l'autre que avec des branchements ou des subroutines, ce qui structurait le programme.
Comme bien sûr les codes des caractères de Gem Write et ceux de notre imprimante à marguerite ne se correspondaient évidemment pas, j'avais fait un petit logiciel en GWbasic, lisant les fichiers Gem et envoyant les codes adéquates à l'imprimante. J'avais même ajouté une fonction pour la justification du texte, qui manquait à Gem Write! Tout ce monde étant encore en caractères à largeur fixe. J'avais même programmé un bip, demandant à changer manuellement de marguerite pour l'italique! Aujourd'hui tout cela va de soi, et on envoie à l'imprimante un fichier contenant toutes sortes de fontes et de graphismes, sans rien avoir à ajuster manuellement. C'est pour dire le fantastique effort de normalisation et de mise en compatibilité qu'il a fallu accomplir pour en arriver là.
Mais la révolution Internet était déjà en marche, et en France elle avait pris une forme locale: le Minitel. Ce fut le premier système capable d'afficher des textes et des graphiques localement, envoyés depuis un serveur par une ligne téléphonique, grâce à un modem intégré. Mieux, les terminaux (les Minitels) étaient distribués gratuitement! Mais les normes d'internet comme le HTML et le HTTP n'étaient pas encore fermement établies, aussi le Minitel utilisait son propre système: le vidéotexte, affichant des textes et des graphismes sommaires à l'aide de caractères spéciaux, comme avec du code ascii, plus des liens hypertexte.
Nous étions à ce moment au Faitg en pleine discussion sur les «labels», comme le label bio ou les «six doigts de la main» des Réseaux Espérance. Après avoir vu tous ces groupes pas clairs comme Findhorn, Mélendre, Givaudan, etc. qui se prétendaient spirituels tout en combattant les végétariens, nous ressentions un besoin d'un label ou d'un annuaire afin de différencier les groupes valables des nombreux faux. Le Minitel permettait justement de réaliser ce projet! C'est ainsi que j'ai construit un modem serveur, et j'avais commencé à réaliser un logiciel pour le serveur. Les modules de base fonctionnaient, et je pouvait envoyer des messages à notre minitel, et les lire. J'avais même créé un éditeur de pages, il ne restait plus qu'à créer le contenu. Je pense que cette réalisation complexe a pesé dans le fait que j'ai pu être embauché plus tard comme technicien électronique, malgré 9 ans sans activités professionnelles.
Mais c'est à ce moment que les mauvais traitements contre mes enfants ont commencé à prendre une ampleur inacceptable, et que j'ai donc été obligé de les dénoncer à la justice. Ce qui m'obligeait cette fois à quitter le Faitg, et tenter de les en sortir. Tout est donc resté en plan dans mon «labo» également inachevé. Des années après ça y était encore. Personne ne veut reprendre une telle activité dans un contexte aussi hostile que le Faitg...
Le Minitel était trop en dehors des standards de l'Internet, et la montée de l'Internet proprement dit l'a tué. Il avait également un très mauvais modèle économique: le paiement à l'appel, qui freinait mortellement les consultations. Ceci a empêché son adoption par les entreprises, le réservant à des annuaires et des sites pornos. Aujourd'hui les sites Internet sont presque tous d'accès gratuit, financés soit par des mécènes, soit par l'activité qu'ils génèrent. Ce qui a fait réellement adopter Internet a été le coût fixe de la connexion, indépendamment du nombre d'appels. Nous n'étions alors plus obligé de restreindre nos activités sur le net! Aujourd'hui tout le monde est connecté en permanence, écoutant de la musique, vérifiant des sources, lisant des sites, etc.
La fin du Nouvel Age dans les années 1990, et mon travail à EREMS, on fait passer le projet d'annuaire en arrière-plan. Je n'y ai toutefois pas renoncé, et aujourd'hui il a pris la forme d'une page de ressources sur mon site shedrupling.org, un projet commencé en 1998 quand l'indexation Internet était encore problématique. Aujourd’hui, les moteurs de recherche ont diminué l'intérêt de cette page, en permettant à chacun de trouver ce qu'il cherche n'importe où sur le net. De plus, il y a maintenant des dizaines de milliers de telles ressources, ce qui dépasse largement mes capacités (il faut évaluer chacune, et surtout vérifier régulièrement que la cible des liens ne dégénère pas). Les seules pages que j'entretiens sont celles sur la musique, et celle sur la parapsychologie. Toutefois, aujourd'hui que les indexations de sites utiles glissent derrière celle des sites de pub pourrisseurs d'Internet, cette page redevient une référence en la matière. Juste que... les internautes sont eux aussi en train de répéter avec Internet la soumission sadomasochiste aux médias, se contentant de consulter quelques «réseaux sociaux» sous contrôle idéologique, et négligeant toute la fantastique diversité du Net.
D'autres manips dans mon «labo» du Faitg ont été de tenter de voir si on peut décomposer de la cellulose en sucre, puis en alcool, afin de faire du carburant. Je n'étais toutefois pas équipé pour cela, faute de moyens, et j'ai du arrêter bien avant d'obtenir des résultats. Aujourd'hui ce procédé est appliqué industriellement pour fabriquer l'essence E85. Si je n'avais pas les moyens, par contre j'avais les bonnes idées! Et si on m'avait écouté à l'époque, on serait tous à l'E85 aujourd'hui, au lieu d'avoir le changement climatique, les canicules, les incendies, les crues, etc. Toutes ces choses ne sont pas des conséquences du CO2, mais de l'imbécilité de ceux qui n'écoutent pas les personnes compétentes.
Je m'étais aussi intéressé aux Résonances de Shumann. On sait aujourd'hhui que ce ne sont que de faibles phénomènes électriques, mais dans le milieu Nouvel Age imprégné de conceptions telles que l'éthérique ou le bio-feedback, on leur attribuait des influences sur l'esprit: n'avaient-elles pas les même fréquences que l'électroencéphalogramme? En clair, les résonances de Shumann avaient l'air magiques, une manifestation de la conscience collective. Voire, émettre des ondes sur ces fréquences apparaissait comme un moyen de synchroniser les consciences individuelles en une harmonie collective!! (C'est cette idée qui est à l'origine du conspirationnisme sur HAARP). Au minimum, je m'étais dit qu'un récepteur d'ondes de Shumann pourrait dévoiler des phénomènes intéressants, et j'avais commencé à construire un onduleur pour avoir une alimentation ininterruptible. Tout cela a été abruptement stoppé par mon départ du Faitg. Mais curieusement je devais travailler à nouveau sur les résonances de Shumann quelques années plus tard, mais pas de la Terre: de Titan! Celles de la Terre montrent des pics d'activité qui correspondent aux phénomènes lumineux observés au-dessus des nuages d'orages, et bizarrement appelés Elfes. Celles de Titan, bon, on ne sait pas ce qui les active. Il faudra retourner là-bas.
Je m'étais aussi intéressé à la réception PK via des circuits électriques (Transcommunication Instrumentale). C'est ce phénomène de voix que l'on entend parfois dans du bruit blanc. En fait, la plupart de ces voix s'expliquent par des «faux positifs» de nos circuits neuronaux tentant de percevoir quelque chose dans le chaos du bruit blanc. Certaines personnes y voient pourtant un phénomène parapsychologique, où une conscience se manifesterait en influençant un générateur aléatoire. Afin de tester cette hypothèse, j'avais réalisé un appareil électronique produisant du bruit blanc. Toutefois, afin de favoriser un éventuel signal utile, j'avais ajouté des comparateurs pour détecter une modification de la variance au lieu de la moyenne. En effet modifier la moyenne demande de l'énergie, ce qui est plus difficile que de modifier la variance. La vérification que certaines réceptions seraient d'origine parapsychologique aurait demandé pas mal de travail. Mais j'ai été découragé par les interruptions et engueulades permanentes, et quand je suis parti tout est resté en plan avant que j'aie obtenu le moindre résultat.
Toutefois, quelques années plus tard l'expérience PEAR de l'Université de Princeton a démontré l'existence, sinon de messages, au moins d'effets PK diffus, à l'aide d'une base statistique massive. L'étude était même suffisamment précise pour déceler des différences entre les sexes des opérateurs, et entre les types de générateurs aléatoires. Et, effectivement comme je l'avais pensé, seuls les vrais générateurs analogiques produisent l'effet, pas les faux générateurs numériques. Par contre l'effet est le même pour des générateurs aléatoires mécaniques, hydrauliques, électroniques ou basés sur une interaction quantique unique. Le «global consciousness project» de l'Université de Princeton a également démontré le même phénomène.
Quand je suis parti du Faitg, j'ai bien sûr emmené mon ordinateur PC1512, qui est resté un fidèle compagnon jusque vers 1997. Il marchait encore très bien, quand les disques 5"1/4 ont disparu. J'ai du entrer en mode urgence pour transférer mes romans des éolis, mon début d'annuaire et mes ébauches de Epistémologie Générale sur 3"1/2. J'ai du finalement faire ça à EREMS, malgré le fait que je n'étais plus employé à ce moment. C'était une boîte cool.
Par la suite, les progrès des ordinateurs m'ont plusieurs fois forcé à en changer. Heureusement les prix n'ont pas suivi l'inflation!
Mon premier écran cathodique couleur est mort de sa belle mort. Par moments, l'écran devenait tout blanc. Un peu désespéré de cette panne élusive qui rendait soudain tout travail impossible, je m'étais mis en méditation pour savoir d'où elle venait. J'ai eu une vision d'un gros fil brun arrivant sur la carte vidéo. Démontant le moniteur, je trouvais le dit fil! Et il y avait une soudure sèche à la base! (Avertissement: la charge électrique dans un tube cathodique est suffisante pour tuer quelqu’un, même après des mois hors tension. Si vous n’êtes pas compétent et formé comme je l’étais, abstenez-vous!). Un exploit que je n'ai toutefois jamais été capable de renouveler. Il y avait un autre faux contact quelque part, dans un des circuits de couleur, ce qui par moments faussait ces dernières. Mais je n'ai pas pu le localiser, peut-être était-il dans le tube cathodique lui-même. De toutes façon les écrans LED étaient en train d'éliminer les écrans cathodiques, et ça ne valait plus le coup de les réparer.
Mon ordi suivant a été un tout fait, de marque ACER. Je ne la recommande pas, la carte graphique était minable, et les pièces s'usent en deux ou trois ans: l'écran était fatigué, et les connecteurs audio ne marchaient plus. Pire, le service client n'a rien fait d'autre que de reformater le disque, sans examiner le problème, en me menaçant de garder l'ordi si je le renvoyais une troisième fois. Donc exit ACER.
J'ai donc pris l'habitude de faire assembler mon ordi par un technicien professionnel. A priori c'est nettement plus cher que d'en acheter un neuf. Mais au moins on a ce qu'il faut, et c'est finalement plus économique: si une partie foire, ou est obsolète, il n'y a besoin de changer que cette partie! Ainsi sur mon ordi actuel, j'ai successivement fait changer la carte mère (suite à un court-circuit), augmenter les mémoires, et surtout remplacer les disques durs par des disques SSD. De plus j'ai une carte graphique puissante, bien utile pour mes activités virtuelles. De la machine originale, seule reste la boîte!
(Permalink) Ecrit en Juin 2019.
J'ai décris plus haut des groupes bizarroïdes. Mais les visiteurs individuels apportaient aussi leur lot de cas pathologiques. Le cas le plus grave se serait produit en été 1985, quand j'étais absent. Des violents, limite délinquants, seraient partis en volant tout notre matériel de films super 8, après avoir terrorisé la communauté pendant un mois. On comprend qu'ils aient tenu à garder le film de Noisette pétrissant le pain seins nus: ah ça remuait! (Ce film n'avait aucune intention érotique, c'était une scène naturiste. Toutefois le porno est aussi dans l'oeil des pornopathes)
Un sketch fréquent commençait par une lettre, annonçant que quelqu'un allait venir. C'était souvent quelque centre pour personnes psychologiquement troublées, ou de réinsertion de délinquants, qui se débarrassait ainsi de quelque idiot irrécupérable. Ce que certains appellent de la «réinsertion». Ils ne nous demandaient pas si on était d'accord, ils nous disaient untel arrive à telle date, sans laisser d'adresse de retour pour refuser. Il semble que ce soit un procédé assez courant, je l'ai aussi vu au Temple des Mille Bouddhas, et Lerab Ling avait dans son règlement «nous ne sommes pas équipés pour recevoir des malades psychiatriques». Comme si il fallait le préciser.
Ces tentatives pour nous fourguer des barjots irrécupérables nous faisaient l'effet de missiles téléguidés lancés sur nous, qu'il fallait tenter de descendre avant l'impact. Dans le cas le plus grave, un criminel violent en liberté conditionnelle, ils nous avaient dit «la mairie de Serralongue est d'accord» Coup de téléphone furieux du maire quelques minutes plus tard: à lui, ils lui avaient dit que c'est nous qui étions d'accord! Heureusement, il avait le pouvoir légal de bloquer cette tentative-là, mais dans la plupart des autres cas il nous fallait accueillir ces gens, s'en occuper, leur faire à manger, supporter leurs puanteurs, leur violence, et, après avoir constaté qu'ils étaient effectivement totalement irrécupérables, chercher à nous en débarrasser. Cela prenait de quelques jours à un mois, pendant lesquels notre merveilleux idéal semblait bien loin...
Mais le plus curieux est que dans ces situations, Viviane jouait alors un rôle trouble, nous incitant à la «patience», voire encourageant ces gens à rester! Pour des spécimens qui avaient déjà épuisé la patience de leurs psychiatres, c'était de la folie, et cela nous a coûté beaucoup de travail, de souffrance, et d'amis. A l'époque je n'avais aucune idée de pourquoi Viviane se comportait ainsi. Mais la sociopathie l'explique très bien: cela entretenait des situations de trouble et de souffrance, tout en la posant comme exemple de non-violence et de patience. Et elle nous faisait ainsi nous sentir coupables de ne pas supporter ces visiteurs!
Une fois par contre c’était Sylvain qui avait insisté pour recevoir un sorti de centre, au motif qu’il avait écrit une lettre «poétique». On ne peut plus prévisiblement, à peine arrivé ce type s’est avachi dans un fauteuil avec un parfait air d’ahuri content de lui, agitant ses mains vers nous en disant qu’il nous «envoyait des bonnes vibrations». Il nous a mené une vie d’enfer pendant un mois, perturbant toutes nos activités. Un problème fréquent avec les cinglés est qu’ils ne font pas la nuance entre un simple désaccord et une attaque: celui-là prenait des poses de capoeira à la moindre contradiction verbale, menaçant de nous frapper au visage avec ses pieds. Deux minutes après il redevenait «tout gentil», semblant ne pas se souvenir de l’incident. Puis un jour il est parti sans que nous sachions pourquoi non plus (Je ne suis pas sûr, mais je lui ai probablement dit que son centre venait le chercher pour le remettre en cabane). Le plus grave dans l’affaire est que quelqu’un ait appris un art martial dangereux à un malade mental susceptible de s’en servir sans motif contre des gens sans méfiance. Il faudrait quand même comprendre que les arts martiaux ou les entraînements commando ne sont pas des «thérapies» ni de la «réinsertion», mais des techniques de combat dangereuses à ne pas mettre entre toutes les mains.
Parmi les visiteurs «psychiatriquement normaux», on a eu aussi droit à une belle brochette d'andouilles et d'emplâtres assorties. Forcément, les gens incapables de s'insérer dans la société normale sont attirés par toute société «alternative», s'imaginant y être dispensés de tout effort de vie commune. Ou bien ce sont des gens «normaux» et «intégrés» qui décompensent quand ils arrivent dans un lieux qu'ils pensent «hors société». Ces gens partent alors du principe que dans les lieux alternatifs, aucune règle n'a cours. Ils font alors n'importe quoi, et nous traitent de fachistes quand on les reprend. C’est un problème très courant, je l’ai vu dans toutes sortes d’endroits, même sans prétention alternatives, comme dans les centres Bouddhistes, voire dans des entreprises.
Pour dire à quel point certains déconnectent, j'ai du une fois demander à une nana de sortir de la salle de bains, qu’elle considérait comme un salon. Elle commença à récriminer, ce à quoi je répondis: «j'ai besoin de me laver la bite», ce qui la fit enfin sortir. Et encore elle était pas contente. Par où il faut passer, quand même. Vous rigolez, mais sur le coup on est plutôt en pétard.
Il y a eu un type que j'avais contacté par l’annuaire des Réseaux Espérance, car il s'intéressait aussi à l'électronique. Super affaire, on allait enfin pouvoir faire des régulateurs d’éoliennes, de panneaux solaires, etc. Mais dès que j'ai commencé à parler d'organiser notre travail, il répondit «qu'il ne voulait pas d'un nouveau catéchisme». Bon, c'est clair, il était dans les Réseaux juste pour «affirmer une identité», pas pour faire quelque chose d'utile.
Les Réseaux Espérance avaient suscité beaucoup d'enthousiasme et d'espoirs à l'époque, de par leur vocation de relier toutes les initiatives et compétences pour construire un monde meilleur. Mais on en trouve à peine mention sur Internet aujourd'hui. Il y a toujours un site web des Réseaux Espérances, mais plus l'annuaire! Evidemment, quant on sait que la plupart de ces groupes ont échoué comme le Faitg, ou qu’ils en sont restés à de simples déclarations, plus personne ne cherche à les relier. De plus se pose un autre problème: les sociaux ne sont pas écolos, les écolos ne sont pas spirituels, les spirituels ne sont pas scientifiques, les scientifiques ne sont pas végans, etc. Avec une telle collection de divisions aussi ridicules que destructrices, on n'en est clairement pas encore à un point où toutes ces initiatives peuvent travailler ensemble, et encore moins offrir un tissus social et économique permettant d'y vivre sans plus dépendre du système classique.
Ajouté en 2023: Un autre électronicien était gentil, mais zarbi. Il m'amenait plein de matériel dont je n'avait pas besoin, au point que j'ai du lui demander de m'assurer qu'il ne le volait pas. Pendant longtemps, en bon écolo je tentais de récupérer tout matériel électronique qui me tombait sous la main, allant jusqu'à dessouder des composants de leurs circuits imprimés. J'ai fini par me rendre compte que c'était plus de travail ou de dépense que d'acheter neuf, pour du matériel dégradé dont je n'ai jamais eu l'occasion de me servir. Pour en revenir à ce gars, il lui était arrivé une sale histoire, dont il ne pouvait se plaindre à nul autre qu'à lui-même. Tout content d'obtenir son premier emploi et premier salaire, il s'était acheté une voiture neuve, à crédit. Mais il ne l'avait pas assurée!! Et il était parti en vacances, comme ça. Il a fait une sortie de route après seulement quelques centaines de kilomètres, détruisant totalement sa voiture. Et sans assurance, il devait continuer à payer son crédit, pour une voiture dont il s'était à peine servi. Comme il se plaignait, je lui ai dit qu'il devait s'estimer heureux de n'avoir blessé personne: il se serait retrouvé à devoir payer une pension toute sa vie. Personnellement, je suis assuré tout risque. Je peux me le permettre malgré mes faibles revenus, grâce à une petite voiture et un bonus bon conducteur au taquet.
Il y a eu Martial, un type qui prétendait avoir «séjourné à l'Arche de Lanza del Vasto». Comprenez: il a du s'en faire jeter, car, tout en se prétendant non-violent, il pratiquait une forme de violence morale épuisante, s'opposant à tout et à rien, et faisant toujours tout à sa tête sans jamais la moindre concession. Apparemment il avait compris la non-violence de l'Arche comme une sorte de duel entre volontés, au lieu d'un moyen de prendre des décisions sans affrontement. Je crois que c'est le type le plus frontalement têtu que j'aie jamais rencontré. Ses traces au Faitg: notre bétonnière bosselée car taper dessus était la seule méthode qu'il avait trouvée pour la nettoyer, et des trous dans la dalle que j'ai faite dans la cave sous la salle de bains: il avait fixé mes règles de nivellement avec... du plâtre!
Plus un autre idiot punk à grosses fesses qui s'était amusé à galoper partout dans le même chantier, au risque de fausser les règles ou d'écraser les tuyaux que j'avais préparés. Ce dernier était au Faitg pour «être dans une secte»: du fait que la société s'oppose aux sectes, il en avait déduit que les sectes c'était bien!! Ça l’était sûrement pour lui, si on considère qu’il n’avait pas besoin de payer son logement ni sa nourriture. La «contestation de la société» va parfois chercher d'étranges extrêmes: Il me reprochait la position «dix heures dix» des mains sur le volant de la voiture, et je l'ai vu tenir le volant... avec son pied. Viviane lui faisait confiance, mais après un coup comme ça je ne suis plus jamais ressorti avec lui au volant.
Martial était, comme tous les ignorants, furieux de me voir organiser les travaux, incapable qu'il était de le faire lui-même. Il m'a alors traité «d'ingénieur allemand», ce qui m'a fait plutôt plaisir! Ce refus de l'organisation rationnelle du travail, ou de simplement suivre les avis des personnes compétentes, a été une constante de tous les milieux «alternatifs» que j'ai fréquentés. Avec pour résultats des réalisations toujours bâclées, toujours incomplètes, ni fait ni à faire, voire dangereuses.
Un gentil mais pas fute fute, dont je ne me rappelle pas le nom, voyant la scène de l'usinette-party dans ma bédé des éolis, s'exclama: «attention à l'exploitation»! Il avait compris que c'est le travail en soi qui est une exploitation. Sûr qu'il était pas là pour construire quelque chose, celui-là, hi hi hi hi!
Un sacré spécimen, je ne me rappelle plus son nom, pensait que d'être végétarien lui donnait des bons gènes!! Il a ainsi proposé à Noisette de la mettre enceinte, et de garder l'enfant avec lui, pour «l'éduquer correctement». La manière cruelle dont il traitait sa propre fille n'était pas la moindre raison de dire non! Heureusement que mes gènes sont cools, beaucoup d'autres hommes lui auraient cabossé les siens.
Comme beaucoup à la campagne, nous réparions notre camionnette nous-mêmes, dans la mesure de nos possibilités. J’avais été jusqu’à démonter un cylindre de freins. Ceci nécessite une opération particulière: la purge du circuit hydraulique. C’est expliqué comment faire dans les manuels, il suffit de savoir lire, d’avoir un cerveau et des mains. Je dois correspondre à cette description, car les freins remarchaient. Toutefois, je ne me rappelle plus les détails, mais il a fallu revenir sur le dit cylindre. Cette fois c’est Sylvain et un autre gars qui du purger le circuit. Un gars qui se disait mécanicien. Et ils se sont mis à se disputer sur le comment faire, au lieu de lire le manuel.
Deux jours.
Il leur a fallu deux jours pour purger ce sacré circuit. Oui, deux jours, pendant lesquels je me suis tenu soigneusement à l’écart, pour ne pas être entraîné dans leur dispute. Et ils se sont bien gardés de me demander comment j’avais fait, pour garder leur fierté. Ah l’égo!
Quand il était venu pour la première fois, ce gars avait l’air à peu près normal. Mais quand il est revenu une seconde fois, il était devenu une grosse limace geignarde, semant des vibrations négatives sur son trajet comme un troupeau de moutons sème des crottes. Il passait ses journées renfermé dans sa chambre. Il a fallu lui dire de partir, surtout après qu’il nous ait fait le coup du pot de chambre:
Ah, les sketches de pots de chambre. Nos toilettes écologiques étaient à l’extérieur, une configuration que je ne recommande pas: dans les hivers glacés et les tempêtes de neige du Haut Vallespir, faire ses besoins la nuit devenait une expédition dangereuse. Si vous tentez la chose, placez-les en un endroit accessible tout en restant à l’abri. Certaines personnes utilisaient plutôt un pot de chambre, souvenir des anciennes maisons de campagne. Viviane en avait même une collection, en émail comme on en trouvait encore dans les années 1950. Je me souviens étant enfant, en avoir utilisé à Erloy, et après tout ce temps je saurais encore reconnaître le bruit d’un pot de chambre en tôle émaillée, du couvercle, et même le petit grincement de la poignée. Mais aujourd’hui, si vous recevez du monde, bannissez ces instruments de l’enfer: nous avons eu plusieurs visiteurs qui... ne les vidaient jamais! L’odeur pestilentielle débordait alors de leur chambre, emplissant les couloirs et tout le mas. Super pour accueillir ne nouveaux visiteurs! Et à chaque fois, quand nous leur demandions de juste les vider, ils devenaient furieux de cette entrave à leur liberté! La puanteur ne cessait qu’avec leur expulsion.
Quand je parle de faune, il y avait même l’odeur de ménagerie, lol
Je me souviens d’un barjot qui, alors que nous démarrions une méditation, m’avait piqué mes lunettes. Quand on a une mauvaise vue, nos lunettes sont en quelques sortes nos yeux, aussi personne ne prend à la plaisanterie de se les faire prendre, et surtout pas de les récupérer grasses ou détraquées. Et ce n’est pas vraiment la bonne façon de commencer une méditation. Heureusement ce type est parti le lendemain, sans tenter de s’incruster dans la communauté. Il était avec deux autres personnes qui ont eu la charité de l’emmener. Probablement il était leur débile familier, ou leur idiot de soutient émotionnel.
Une constante des lieux où les gens font n'importe quoi est que les travaux sont toujours mal faits. Quand je dis mal, c'est un euphémisme: un artisan travaillant comme ça irait en prison. Certaines malfaçons sont même très graves, comme cet élément de tuyau de cheminée que j'ai trouvé... en bois!!
Et le Faitg n’était pas le seul, je me souviens d’un livre sur une communauté disant que «la buanderie portait les traces de multiples tentatives pour installer une machine à laver». Pourquoi est-ce difficile dans une communauté, alors que n’importe qui d’autre y arrive sans problèmes?
Noisette était spécialiste de la question. Bien que n'y connaissant rien de rien, elle prenait souvent des positions péremptoires sur des détails techniques. Ainsi, une fois, j'avais commandé un tuyau de poêle en inox, pour un récupérateur de chaleur en sortie d'une grosse cuisinière à bois. Le genre de truc sérieux, qui ne doit pas brûler ni laisser fuir d'oxyde de carbone. Mais je me suis aperçu qu'elle avait modifié la commande, pour de l'aluminium! Une malfaçon dangereuse donc. J'ai heureusement pu rectifier la gaffe à temps, mais pour elle l'aluminium était «une sorte de fer», et elle refusait de comprendre que les métaux aient des propriétés différentes. A ce point de bêtise, si elle n'avait pas eu les enfants en otage, je serais parti immédiatement.
Quand il s'est agit de couler la dalle en hourdis au-dessus de mon futur labo, je m'étais renseigné au magasin de fournitures pour maçon (Corcoy à Arles sur Tech) pour le comment faire (taille des hourdis, etc.) et commander le ciment. Après une journée de travail, je redescend, pour trouver ce ciment à peine entamé! C'était noisette, à la bétonnière, qui avait utilisé des vieux fonds de ciments éventés, voire de... chaux, afin de... économiser le ciment! Et ainsi créer une belle malfaçon, via mes mains, avec une dalle fragile, qui a commencé à se fendre seulement trois jours après...
Ce n’était pas le seul problème: pour Noisette, il fallait que le béton soit «liquide», car d’après elle il «se lissait mieux». Faux, comme tout le monde peut le vérifier. Mais la journée a passé en disputes, elle et deux ou trois comparses arguant constamment contre la consistance normale. C’en était ridicule, et totalement à l’opposée de l’activité joyeuse et éveillée préconisée par Viviane! C’est pourtant elle qui insistait pour retenir ces brêles au Faitg, attisant discrètement les disputes, et qui avait monté Noisette contre moi dès le début.
Une méthode simple pour ragréer un sol est d’y passer un lait de ciment presque pur. Bien sûr il y a une façon de s’y prendre pour que ça marche. Je l’ai fait plusieurs fois, avec succès (mais je ne le referai plus: un tel sol est difficile à balayer). Mais Noisette a voulu le faire elle-même. Bien, mais ensuite elle s’en est allée, alors qu’il faut maintenir le sol humide plusieurs jours, avec un brumisateur de jardin, afin que le ciment puisse effectuer sa prise. Mais pas Noisette, qui croyait que le ciment «sèche» comme de la peinture. Je lui ai pourtant expliqué que la prise du ciment est une réaction chimique qui se passe dans l’eau, mais elle ne voulait pas entendre parler de chimie. Résultat, le lendemain, tout son ciment était retourné à l’état de poussière. Elle n’a jamais reconnu son erreur.
Je mentionnais plus haut que j'avais refait tous les toits en tuile de la chapelle et du bâtiment voisin. Bien sûr ils m'ont aidé, mais en me faisant payer avec force disputes, ou bien il fallait que Viviane aille réveiller Sylvain qui se prétendait «bloqué». J'avais commencé par installer une couche de carton goudronné, pour parer aux fuites des tuiles (Elles bougent toujours, surtout avec les tempêtes). J'ai du jeter une partie des vieilles tuiles, mal cuites ou trop gondolées. Il fallait alors des tuiles neuves, et je les mélangeait aux anciennes sans les ordonner spécialement. Il en est résulté un toit joliment tacheté! Et capable de durer des dizaines d'années. Toutefois, par la suite, regardant sur Google Earth, j'ai vu qu'ils avaient mis une grande bâche bleue sur une partie du toit. Je suppose que c'était pour parer à des fuites, le vent ayant tout de même déplacé les tuiles. Mais apparemment, ils ne savaient pas comment fonctionne un toit: l'eau devait ruisseler sous la bâche, et le toit fuir quand même. De plus, dès la première tempête (plusieurs fois par an, dont au moins une grave), le vent a du arracher la bâche, avec une force de centaines de kilogs, emportant pas mal de tuiles avec. Résultat des courses, les vues aériennes les plus récentes montrent un toit refait à neuf, avec des tuiles roses unies du plus pur style lotissement, jurant avec le lieu. Un chantier qui n'était pas nécessaire, et qui a du coûter pas mal d'argent. Quand on n'a pas de tête, et qu’on a chassé les gens capables, il faut des sous, pour payer les gaffes. Ou bien ils ont refait mon toit pour se venger, allez savoir. En tous cas l'artisan a fait une bonne affaire. Mais qui a payé, je l'ignore. Apparemment ils ont encore des soutiens. Avec des actionnaires au front national, on peut tout supposer.
La prétention de ces types ne connaît pas de limites. Mais celui qui manquait certainement le moins d'air a été Mango (Un surnom?). Je n'ai pas rencontré ce type personnellement, mais il a du rester un an ou deux au Faitg pendant que mes enfants y étaient incarcérés. Mes enfants le détestaient, me disant qu'il se posait en rien moins qu'en leur père, prétendant les éduquer! Bien entendu sans du tout me demander mon avis, ni ce qui avait pu provoquer mon départ sans mes enfants. Et apparemment, de la façon dont les enfants m'en parlaient, il se contentait de leur débiter son idéologie, comme les «éducateurs» sadomazo des années 50 recyclés Nouvel Age, sans du tout les soutenir affectivement. Je n'ai que peu de détails, mais son séjour au Faitg a laissé un escalier en béton brut totalement inutile, sans rembarde ni aucune sécurité, là où j'avais prévu d'installer un second atelier. Mais bon, vous ne serez pas surpris que je n'ai plus vraiment de projet pour cette grange.
Parmi les visiteurs, le cas le plus pathologique a été le «groupe de Yoga», autour du «professeur de Yoga». Ils étaient apparemment sympas, mais leur «yoga» était très spécial: se réunir à deux heures du matin en poussant des cris pour «se libérer de leurs énergies négatives»! Au point que des voisins, alarmés, voulaient avertir les gendarmes. Ces pratiques, en plus d'être ridicules, sont en fait fort dangereuses, car nous ne «libérons» rien du tout, au contraire nous créons les dites énergies négatives! Alors évidemment, plus ces gens criaient, plus ils avaient «d'énergies négatives à purifier»...
Un type de leur groupe nous proposa un mantra «Sat Ah Na Ma». Ça en jette, ça fait très Hindou. Sauf que si on écoute autrement, on entend «ma satana». Je suis sorti...
Avoir vingt personnes qui font n'importe quoi n'est pas simple à gérer. Viviane se jura bien de ne plus les accepter... mais elle les a encore pris l'année suivante. J’ai toujours été étonné de cette attitude, qu’elle a eue plusieurs fois. Aujourd’hui, connaissant mieux les sociopathes, je comprend que nous contredire faisait partie de son harcèlement, afin de maintenir une source de souffrance, une ambiance conflictuelle, tout en se posant en grande sage loin au-dessus de nos colères et frustrations. (Les gauchistes faisaient la même chose, en nous accusant d’être «des flics» ou «racistes» quand nous parlions d’éjecter des enquiquineurs)
Je me rappelle d’un de ces types pontifiant que les habitants de Oradour Sur Glane avaient «mérité» leur sort, car quelques jours avant des Résistants avaient lancé une grenade dans un local des occupants. Du danger de fréquenter ce genre de groupes auto-proclamés: il y a parfois fort peu de choses entre un gentil petit délire sectaire et un groupe criminel violent. Et le Faitg n'a pas fait exception, comme on le verra plus loin.
Mais la palme de la muflerie revient de loin à Roger Kuhn, un type qui avait fait l'acquisition d'une propriété près de Marcevol, dont sa compagne Raymonde payait le crédit avec son travail de professeure de lycée et de professeure de yoga (une vraie, celle-là). Puis, juste quand elle a eu fini de payer, il s'est barré avec une suédoise, une petite peste qui m'a détesté dès qu'elle m'a vu, j'ai jamais su pourquoi. J'en ai encore de la peine pour Raymonde, qui était une femme bien et ne méritait pas de se faire doublement escroquer d'une façon aussi ignoble.
Une autre du groupe de Roger était une facho sexiste avouée, qui me détestait aussi, alors que je ne lui avais jamais rien dit. Je ne me rappelle plus son nom, mais je me rappelle qu'elle avait créé une pseudo-médecine «luminaissance», où elle se permettait de parler à des sages-femmes en supérieure, alors qu'elle n'avait aucune formation. Et aucun respect des parents. Je l'ai vue à l'oeuvre lors de la naissance de mon fils, on en reparlera.
C’est de cette façon que tant de groupes sont morts, épuisés et embrouillés par toutes sortes de barjots abusant de la liberté qu’ils offraient.
(Permalink) Ajouté en Juin 2026
On pourrait penser que les chasseurs ne sont pas «contre la société». Je dirais au contraire que si, ils le sont, puisque les sondages montrent qu'une grande majorité de la population s'oppose à la chasse. Mais très peu de gens le savent, car les médias ne mentionnent jamais ces sondages, et les politiciens se gardent bien de nous le dire. Au contraire, ils accordent des privilèges exorbitants aux chasseurs, comme celui d'utiliser des terres qui ne leur appartiennent pas pour leurs jeux sadiques, ou de perturber des écosystèmes entiers, comme nous allons le voir.
À Serralongue, il y avait deux bars: celui des chasseurs et celui des gens normaux. Bien que je n’aie jamais entendu parler de disputes ou d’incidents concrets, apparemment leurs vibrations étaient trop différentes pour qu’ils puissent cohabiter au même endroit.
Dans la plupart des endroits de la campagne française, la loi interdit aux propriétaires fonciers de s’opposer à l’entrée des chasseurs sur nos terres, où ils peuvent alors se moquer, nous défier du regard, voire nous menacer implicitement avec leurs armes. Nous avons constamment été confrontés à ce problème au Boniort, avec parfois des menaces ouvertes, le massacre de nos poules et de nos canards, et même des plombs de chasse dans nos murs. Si nous avions eu cela au Faitg, nous n’aurions pas pu avoir d’oiseaux ni d’animaux, nous n’aurions pas pu faire de naturisme sans qu’ils viennent nous reluquer avec leurs gloussements pornos, nous n’aurions pas pu méditer dans la nature. Au contraire nous aurions dû supporter les regards hostiles et les vibrations obscures de ces tueurs. Nous n’aurions même pas été libres de nous promener dans la forêt, par crainte d’un «accident de chasse» (en France, une couverture facile pour un assassinat sans témoins).
Heureusement, le Faitg se trouvait dans une «réserve de chasse», ce qui le mettait à l'abri des chasseurs eux-mêmes. Malgré tout, ils ont quand même réussi à perturber considérablement nos activités. En effet, alors qu'ils prétendent agir au nom de l'écologie, par exemple en régulant les populations animales, en réalité ils relâchent des animaux d'élevage, faciles à approcher, pour les dégommer comme à un stand de foire. Ainsi, chaque année lorsque la saison de chasse arrivait, ils relâchaient des animaux dans les environs, qui étaient tous tués deux semaines plus tard. Cela s’est produit chaque année pendant que j’étais là-bas, je me souviens de faisans venant juste devant notre porte, de sangliers, de lapins, de biches, et probablement d’autres encore. Le problème, c’est que chaque année, nous devions refaire les clôtures de nos jardins, ce qui représente un sacré travail, et même en abandonner certains. C’est ainsi que ces types détruisaient notre travail au Faitg, sans même avoir besoin d’être présents.
Cela fait une sale impression, que la loi protège ces gens.
Par contre nous n’avons jamais eu de problème avec les vrais animaux sauvages.
(Permalink) Ecrit en Avril 2026
Comme je l'ai déjà dit plus haut, j’ai aussi vécu des choses magnifiques au Faitg. C’est pour cela que je ne puis rejeter globalement l’expérience ni toutes les idées associées.
Vivre dans la nature est une expérience fantastique. Je crois que c’est cette beauté qui a le plus contribué à me faire rester malgré les disputes et le bêtise: revenir en ville dans le bruit et la grisaille me paraissait une épreuve insurmontable, presque comme de retourner en prison. Supporter viviane et Noisette était simplement un moindre mal.
Bon, il ne faut pas idéaliser la nature, ce n’est pas toujours agréable, il y a le froid, la chaleur, et parfois des animaux dangereux. L’hiver, avec le vent, la forêt de frênes sans feuilles produisait un sifflement métallique comme un réacteur d’avion au ralenti. Les bourrasques hurlantes de la Tramontane faisaient bouger la solide tour de pierre où je dormais avec Noisette. Nous sommes restés deux fois coupés du monde par un mètre de neige, et une fois sans eau par le gel à -15° (heureusement les tuyaux en polyéthylène n’ont pas éclaté). Le chauffage également nécessitait de déplacer chaque jour de lourds sceaux de sciure. Mais tout cela n’était rien par rapport à la ville, et bien peu à payer pour vivre ce qui suit.
Le souvenir le plus sensuel est le chant des oiseaux le matin. Cela commençait par de ténus pépiements, presque irréels, avec les toutes premières lueurs de l’aube. Puis les oiseaux s’éveillaient, espèce par espèce, en une symphonie grandissante, accompagnant la montée de la lumière. Culminant avec l’or du soleil levant, les chants mélodieux des merles portaient l’émotion au maximum, avec une vibration de lumière, de fraîcheur, d’air vivifiant et de bonheur. C’était l’heure de démarrer quelque merveilleuse activité au soleil!
C’était vraiment fort, et je n’ai jamais vraiment vu ou retrouvé cela ailleurs. Bon, on entend les oiseaux partout, vous me direz. Et même des merles. Mais pas tant, ou bien pollués par le bruit. Au Faitg, dans la pureté de la nature, c’était remarquable, très fort, et très pur. Nous n’avions pas besoin de doubles vitrages ni de bouchons d’oreille pour cacher la laideur, aussi la beauté rentrait librement dans nos chambres. Même moi qui avait souvent des difficultés à me lever, les oiseaux me tiraient littéralement du lit. Pour moi, l’ambiance du matin et des oiseaux est restée associée avec des mots comme «aube», «aurore», «early», «morgen früh» «english meadow». C’est quelque chose que les personnes totalement intellectuelles ne peuvent pas du tout appréhender.
Bien sûr nous mettions des nourrissoirs juste sur notre balcon, ce qui nous valait de nombreuses visites à courte distance: merles, mésanges bleues, mésanges charbonnières, sittelles, un rouge-gorge et un troglodyte. Ces deux derniers oiseaux sont assez familiers, semblant nous reconnaître, voire communiquer. Des bouvreuils venaient picorer les cerisiers en fleur, mais apparemment cela n’empêchait pas les cerises de pousser. Plus loin dans la nature, venaient des pic-verts, des coucous et des geais.
Une fois, un pic-vert s’était servi d’un nichoir à mésanges comme castagnette! Les mésanges n’ont pas du apprécier ce voisin du dessus bruyant. J’ai du monter dans l’arbre et mettre une tôle d’aluminium sur le toit du nichoir, avant que l’énergumène ne le démolisse complètement. Il y avait des petits dans le nid, et à cette occasion j’ai vu une scène rare: des oiseaux pleurer! En effet, les parents, me voyant toucher à leur nid, voletaient à l’entour, en faisant des pépiements vraiment tristes. C’est pourquoi dès que j’ai eu fini mon travail, j’ai retiré l’échelle et n’ai pas laissé d’autres monter voir. Les parents sont revenus et tout est rentré dans l’ordre.
Une petite merveille s’est passé quand j’ai créé cette scène des Eolis où ils fraternisent avec des tourterelles: comment pensez-vous que j’aie pu dessiner si précisément tous les détails peu intuitifs du plumage? A l’époque il n’y avait pas Internet pour avoir des photos. Mais nous avions des vraies tourterelles! Elles étaient si familières que j’ai pu en prendre une sur mon index gauche, tout en la dessinant avec ma main droite. Le tout pendant des dizaines de minutes, et la fenêtre ouverte, sans qu’elle ne tente de s’échapper! C’était plus que de la confiance: de la magie.
Quand je suis arrivé au Faitg il y avait une cane blanche. Elle cancanait souvent, et nous ne savions pas que c’était de tristesse ou de solitude. Mais un jour, un gars a amené une autre cane, également blanche. Elles se sont regardées, et mis à se béqueter! Nous ne savions pas si c’était de colère ou de joie, mais il est vite apparu qu’elles étaient très heureuse d’être ensemble. Je leur ai alors bétonné un plus grand bassin, où elles passaient la journée à s’amuser, splasher l’eau, et même à plonger l’une sous l’autre. Cela s’est terminé suite à une des innombrables malfaçons du Faitg: le toit de leur cabane n’était tenu que par un seul clou, et le vent a fini par tirer dessus. Ce qui a permis à une belette de s’y introduire, tuant l’une et blessant l’autre. Comme nous allions en ville ce jour-là, nous avons amené la survivante «au parc» (San Vicens?) à Perpignan, où il y avait d’autres canards. Le commité d’accueil s’est vite occupé d’elle, ha ha!!
L’oeil aussi avait sa part de beauté, avec le paysage fantastique du Canigou, enneigé jusqu’en Juillet, les nombreuses fleurs que nous cultivions autour de la maison et les couleurs pastel dont nous avions peint les pièces. Le Faitg n’était pas n’importe quelle ferme, c’était un endroit très spécial, un joyau rare, même en pleine nature. L’écrin idéal pour son projet affiché d’un monde meilleur!
Une autre merveille était l’enivrante sensation de liberté d’être nu dans la nature. Un slip n’est pas grand-chose me direz-vous. Pourtant le retirer change tout. En effet, il n’est pas du tout innocent: loin de seulement cacher une partie du corps, Il nie en fait toute notre sensualité. En porter un est donc accepter toutes les fausses «conventions sociales» anti-bonheur. Je ne me considère vraiment libre quelque part que si on peut y être nu. Un pays n’est vraiment libre et démocratique que si il accepte le naturisme, au moins en certains endroits.
J’ai plusieurs fois tenté de transmettre cette ambiance féérique, par exemple dans le monde des Eolis. Mais rien ne remplace vraiment de l’avoir vécu. J’ai bien essayé une fois de faire une musique «Angélus», mais à l’époque les logiciels de composition n’étaient pas au point. Par exemple j’écrivais une commande pour déplacer le son dans un canal MIDI, mais cela le déplaçait aussi dans tous les autres! Face à un bug aussi radicalement destructeur, j’ai abandonné.
Alors le chant des oiseaux le matin? J’ai fait avec ça comme avec beaucoup d’autres pertes: plutôt que de m’accrocher à des conditions illusoires (comme ce Faitg qui m’a tant coûté), je préfère me consacrer à mon évolution spirituelle, dans des conditions certes imparfaites, mais au moins sans plus personne pour casser délibérément mon travail. Comme ça, même si je dois encore me fader des conditions minables pendant encore des années, au moins je sais à quoi ressemblera mon paradis.
Et si vous voulez en avoir aussi un beau, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
(Permalink) Ecrit en Avril 2026
Curieusement, l’idée de faire une bédé illustrant nos idéaux est venue de Sylvain, qui avait parfois des accès de normalité qui le rendaient alors intéressant. Il avait acheté aux Domaines une vieille presse offset américaine, pour imprimer notre bulletin. Nous avions réussi à la faire re-marcher, encore que ça a été une bagarre tout du long: l’impression se déplaçait de plusieurs millimètres d’une page à l’autre, ce qui interdisait toute polychromie. Nous n’avons jamais pu résoudre ce bug, probablement du à la molette de prise du papier usée. Faire les plaques n’était pas simple non plus, et certains procédés du commerce ne marchaient tout simplement pas. Un jour, fatigué de ces bugs et de cette complexité, il a revendu la presse, et nous avons fait le bulletin avec une imprimante à marguerite et une photocopieuse, à l’époque les premières machines xérographique à prix abordable. Ce qui lui donnait à nos publications un aspect presque professionnel, en tous cas bien meilleur que la ronéo du début. Et sans l’angoisse de rater les opérations complexes de l’offset ni passer des heures à nettoyer les rouleaux.
Viviane, elle, prétendait voir des petites entités, expressions de la poésie des lieux (je ne donne pas son vocabulaire). Ces êtres évanescents étaient humanoïdes, avec des pétales de fleur autour de la tête, et bien sûr totalement asexués: pour être sûre qu’ils n’aient rien entre les jambes, elle les avait carrément imaginés sans jambes!
Ces petits êtres étaient quand même une idée à creuser. Mais j’ai bien sûr préféré faire des personnages plus concrets, plus abordables pour les Humains. Et en couples, même si je ne comptais pas évoquer de sexualité. Des pétales poussant autour de la tête auraient été bien trop vivianesques (je pense que inconsciemment je me méfiais d’elle depuis le début). L’idée simple était de leur faire un chapeau avec une fleur séchée, du genre des immortelles. Ainsi ils avaient bien des pétales autour de la tête! Et c’était charmant, au moins. Avec un humour dont Viviane était bien incapable, comme de les faire coudre par des «travailleurs du chapeau».
Une forte inspiration est venue des musiques Nouvel Age que je découvrais chez le Colonel. Le nom «Eolis» évoque (c’est écrit dans le roman) une créature qui arrive de l’infini, se pose, vit, et repart vers l’infini. J’ai pu avoir été influencé par le nom «Aeoliah» d’un musicien et peintre du Nouvel Age, encore actif aujourd’hui, et qui peint aussi en couleurs pures. Mais c’est plutôt The Golden Voyage 3, de Bearns & Dexter, qui m’a inspiré pour la fantastique vibe de la première bédé. Bearns & Dexter ont cessé de publier dans les années 1980, sans que l’on sache pourquoi à l’époque: la fin du nouvel Age vers 1990 avait coupé le flux d’information sur ses membres. Vers 2000, mes recherches pour les retrouver n’avaient rien donné. Ce n’est que depuis environ 2020 qu’une histoire a commencé à se répandre avec Internet: ils auraient été un couple homosexuel fréquentant joyeusement les clubs de rencontres multiples. Ce qui les aurait placé parmi les premières victimes du SIDA, apparu à l’époque. Une fin horrible, pour des artistes si sensibles. Mais qui aurait en quelque sorte sanctifié leur musique, en faisant d’eux des martyres de la liberté.
Bon, je me méfie un peu, l’histoire pourrait être apocryphe, je me souviens aussi avoir entendu que Simon et Garfunkel étaient aussi un couple homosexuel. Faut-il vraiment que tout le monde le soit?
J’avais déjà fait des petites bédés avant, mais trop gauchistes, aussi j’avais tout détruit, sauf une plutôt écolo. Mais cette fois, plus de style charlie hebdo, au contraire de la poésie et des fleurs!
A l’époque on trouvait encore beaucoup des Rotrings, des stylos à encre de chine normalement dédiés au dessin industriel, que l’on utilise sur du calque. Ce dernier support peut être aisément gratté en cas d’erreur, sans partir en peluche comme le papier. J’utilisais donc cette technique que je maîtrisais bien, suite à mon passage à l'Aérospatiale. Voyant que je m’en sortais, j’utilisais même plus tard du mylar, encore meilleur que le calque. Idéalement, une bédé chargée de faire passer de bonnes vibes aurait été en couleurs. Mais à l’époque, à moins qu’un éditeur ne s’en occupe, c’était impossible. (Confirmé dans les années 1990, où tous les éditeurs de France m’ont refusé. Ne vous étonnez pas qu’ils refusent la littérature d’éveil, quand on voit ce dont ils font la promotion...).
J’ai donc fait «Eolis et Eolines» en écoutant Bearns et Dexter, enchanté par la merveilleuse vibe du Golden Voyage 3, qui semblait fait exprès pour le monde charmant, ingénu et merveilleux des Eolis. Aujourd’hui encore, vous ne voyez que des traits, mais imaginez en couleurs... Les fantastiques paysages Aéoliens ne peuvent s’imaginer autrement, comme les îles la nuit, ou les collines aux anneaux. Tout cela est si beau, mais si malaisé à transmettre par des traits et des textes! En fait, je pense que sans le Faitg et sa merveilleuse vibration (même avec la spiritualité factice) je serais resté dans un style «écolo» terre à terre, genre Charlie Hebdo. C’est pour cela que je ne peux pas renier cette expérience, quoi que les autres participants en aient fait. Aujourd’hui l’IA permettrait de convertir ces images en couleurs. J’ai fait un essai, la vibe passe, c’est merveilleux ! Mais l’IA est trop empêtrée dans ses stéréotypes à la Disney, me faisant par exemple des chapeaux ordinaires avec des fleurs dessus, au lieu de transformer une fleur en chapeau. J’ai fait des bug reports à Open AI pour ce genre de problème, mais probablement faudra t-il encore attendre quelques années pour pouvoir faire refaire mes images en IA sans qu’elle ne déforme ni n’interprète. Aujourd’hui je fais des images IA pour mes histoires d’elfes, mais dans certains cas ça a été une bagarre contre les stéréotypes, et j’ai du plusieurs fois abandonner une image.
Et, comme j’avais maintenant accès à la puissance d’un traitement de texte, porté par mon inspiration j’ai écris les deux romans «Les Jardins d’Aéoliah» et «Naufragée cosmique», en écoutant la merveilleuse musique de Iasos «Angel plays» ou bien «English meadow» de William Aura. Aujourd’hui toutes ces musiques sont sur Youtube, essayez-les. (et enregistrez-les, avant que google ne ferme youtube). Les visualisations de merveilleux paysages libres que j’ai faites avec ces musiques ont capturé l’essence du Nouvel Age, la pure inspiration à l’origine de ce mouvement.
Cette inspiration que tous les menteurs et pseudo-contactés ont complètement ratée, prouvant qu’ils n’étaient que des escrocs cherchant à exploiter le mouvement.
Ces deux romans étaient toutefois émaillés des concepts et du vocabulaire spiritualiste en cours dans le Nouvel Age (originaire du mouvement spiritualiste du début du 20eme siècle), souvent contestables, comme par exemple le nom ridicule «Dévachan» (En fait une corruption du tibétain «Déwatchène», le monde spirituel le plus accessible). J’ai donc du relire ces textes et retirer ce vocabulaire, avant de les publier sur Internet. Mais pas tout, afin de rester dans l’esprit de l’époque où l’histoire se déroule. Aussi vous trouverez toujours du voyage astral et des égrégores.
Car j’ai bien sûr fini par les publier sur Internet https://www.planet-eolis.net/index-fr.php. J’avais proposé aux éditeurs français de les publier, mais je me suis heurté à leurs refus unanimes, très logique quand on voit ce qu’ils publient à la place. Mais même en théorie accessible à tous sur Internet, les Eolis sont encore exposés à la censure par les moteurs de recherche. Bon, pas la grosse censure façon 3eme République, mais une arnaque vicieuse, appelée l’indexation par notoriété: moteurs de recherche et réseaux sociaux nous proposent des sites «connus»... mais qui ne sont «connus» que parce que justement les mêmes moteurs de recherche leur envoient des visiteurs! «Les autres» sont alors des sites «inconnus», dont les moteurs de recherche ne parlent pas, qui ne reçoivent pas de visiteurs parce que les moteurs de recherche ne leur en envoient pas. On n’est donc pas encore sorti de ce genre d’imbécilités, juste qu’ils ont changé de méthodes.
Je ne publie pourtant pas de recettes de bombes, juste de la beauté, de l’émerveillement. Mais apparemment cela terrifie davantage ces gens que les bombes.
Il y a une secondé bédé «Les voyages de Nasachto et Veranlounia», où j’annonçais plusieurs suites... je l’ai péniblement terminée en 1990, quand j’étais à la malodorante Métairie Thuriez, tout en travaillant au CNES. Et... je n’ai jamais retrouvé l’énergie pour écrire la suite promise. J’ai scanné ces pages, mais pas encore publiées. Ou jamais. La bataille judiciaire pour sortir les enfants du Faitg, la lâche trahison par tous mes «amis», le bruit, le prosaïsme, les odeurs de voiture brûlées à la cité Bagatelle, tout cela était venu à bout de cette merveilleuse inspiration, morte avec le Nouvel Age.
(Permalink) Ecrit en Juin 2019.
Bon, heureusement, la plupart des visiteurs étaient normaux et sympas. Mais à un moment où à un autre ils constataient le jeu trouble de Viviane, aussi ils ne revenaient pas. Je n'ai donc jamais pu me faire vraiment de relations durables. Plus d’une fois on a eu des gens qui se sont enfuis à peine entrés dans leur chambre. Aujourd'hui je les comprend: Pour quiconque n'était pas spécialement dans la fausse spiritualité du Nouvel Age, les manières ridicules de Viviane constituaient un sérieux avertissement.
Un que j'aurais aimé revoir est Patrice. Nous étions bien amis, et d'accord sur pas mal de choses. Il voulait rester au Faitg, et y amener sa femme et ses deux fillettes, toutes trois de jolies blondes sympas. Elles sont venues, mais on sentait bien que sa femme n'était pas d'accord pour rester. Patrice a finalement compris le jeu de Viviane, en la prenant sur le fait d'écouter aux portes pour faire un faux message médiumnique. Ils sont partis peu après, et j'espère qu'ils ont pu finalement vivre heureux ensemble et éduquer leurs enfants correctement. J'ai perdu leur trace dans la catastrophe de mon départ définitif du Faitg. J'ai bien essayé de rechercher Patrice avec l’annuaire téléphonique et le minitel, mais sans succès, d'autant plus qu'il a une vingtaine d'homonymes. Ou bien je l’avais trouvé, mais il aurait vraiment voulu couper avec le Faitg, et il ne m’aurait pas répondu.
(Permalink) Ecrit en Aout 2019.
Une autre que j'aurais aimé connaître plus en profondeur est Esther. Mais je n'ai pas eu d'autres relations que les conventions superficielles du Faitg, où tant de sujets étaient tabous.
Esther était Juive, et elle avait du fuir l'Union Soviétique et les persécutions. Elle n'a jamais beaucoup parlé de ça, seulement pour dire que, arrivée en France, elle avait francisé son prénom, pour éviter que «ça recommence». Je ne donne donc pas son nom français. Mais pour nous, dans notre lieu de liberté, elle était Esther, un beau prénom biblique.
Elle était un des soutiens financier du Faitg (qui juridiquement était une société avec des parts), et elle venait régulièrement, au moins une fois par an, pour une ou deux semaines. Je ne pense pas que quand je l’ai connue elle ait été consciente de la duplicité de Viviane.
Une fois elle m'a profondément agacé: j'étais très occupé à quelque chose, comme d'habitude, et donc ne pouvais pas simplement m'arrêter et commencer une grande discussion philosophique. Mais alors que je passais dans un couloir sombre, elle m'a apostrophé en souriant: «Vous ne devriez pas éjaculer».
...
!!!
...
...J'avoue avoir, à l'époque, été surpris et agacé d'une proposition aussi bizarre. J'ai d'abord pensé qu'elle était pudibonde, comme beaucoup de gens l'étaient au Faitg.
Mais lors de ma première tentative pour quitter le Faitg en 1985, j'ai compris ce qu'elle voulait dire, en tombant sur le livre de Yolan Shan, un maître Taoïste Chinois, qui expliquait la recherche du plaisir par la rétention de l'éjaculation. J'ai vite compris l'intérêt de la chose, et ai commencé à m'entraîner sur le champ, pour le motif hédonique évident, mais aussi pour les applications spirituelles, dont j'avais déjà entendu parler. Mais les indication de Yolan étaient succinctes, et il faut des années pour modifier le réflexe. Je n'en ai donc pas vraiment tiré profit avant mon départ définitif du Faitg en 1990, et les indication plus complètes de Maître Mantak Chia dans «L’homme multi orgasmique: L’énergie sexuelle masculine». Entre temps, Esther a quitté ce monde, et je n'ai donc jamais pu reprendre cette discussion avec elle.
Mais Esther avait plusieurs fois prononcé un autre nom: le Docteur Hanish, auteur d'une méthode similaire, mais dans un contexte Juif au lieu de Taoïste. En fait, il y a, parmi certains Juifs, toute une culture hédonique, impliquant diverses méthodes traditionnelles de contraception, et une forme de végétarisme. Je n'en suis donc pas passé loin, mais il était difficile au Faitg de parler seul à seul avec quelqu'un, sans que Viviane ramène sa science, ou que Noisette pique une colère. De plus Esther était probablement gênée de parler de sexualité avec un homme. Je sais qu'elle avait été mariée, puisqu'elle avait une fille qui est venue au Faitg, et qu'elle portait encore le nom de son ancien mari. Mais sa culture ne facilitait pas les discussions sur de tels sujets.
Malheureusement, en 1990 Esther a rompu le charme, en faisant un des faux témoignage contre mes enfants. En clair, soit elle a été embrouillée par Viviane, soit elle n’était pas si spirituelle qu’elle en avait l’air. En tous cas, si jamais on vous demande de témoigner contre quelqu’un dans une affaire familiale, vérifiez toujours l’autre côté: Les juges ne le feront pas pour vous.
(Permalink) Ecrit en Juillet 2020.
Eh oui, un de nos voisins était «le colonel», un vrai, et en service, dans l'armée du Luxembourg.
Mais le colonel Spedener était un colonel très spécial, intéressé par le Nouvel Age et les ovnis... J’allais souvent chez lui, et c’est lui qui m’a fait découvrir la musique du Nouvel Age: Iasos, Aeoliah, Deuter, William Aura, Bearns & Dexter (J’avais déjà découvert Kitaro par les gens de Spirale, et Vangelis était déjà bien connu du public général).
Sur les ovnis, il ne m’a rien appris de particulier. En fait, à l’époque, ovnis, archéologie fiction, conspirationnisme, tout cela se mélangeait dans l’esprit des gens, résultant en une sorte de joyeuse purée très excitante, heureusement encore peu toxique à l'époque. Mais cela faisait des fantastiques discussions en se donnant l’air d’être dans une élite. En réalité cela neutralisait plutôt les adeptes, avec tout un tas de théories bidon.
Il était mon seul véritable ami dans le coin, avec sa femme, une vraie Gretchen allemande. Malheureusement, quand je suis parti du Faitg, il a été furieux que j'aie «fait un procès». Apparemment les gens du Faitg ont travaillé sur lui, et il n’a pas cherché à entendre les enfants.
Ou bien il était un peu trop Nouvel Age pour comprendre que tout le monde n’était pas tout bon tout gentil dans ce milieu, voire qu’il puisse y avoir des gens extrêmement cruels, comme on l’a vu plus haut avec la femme aux enfants bonsaï. En tout cas sa Gretchen de femme, que j’aimais bien, a eu un cancer de l’utérus, peu de temps après mon départ. Elle s’est laissé mourir, plutôt que d’accepter la «médecine officielle toxique» qui aurait pu la sauver. Je compte donc cela comme suicide (le quatrième par ordre chronologique, nous verrons les autres un peu plus loin). Cette opération n'est pourtant pas une calamité, j'ai connu une autre femme qui l'a subie, et qui s'en portait fort bien, avec en plus une contraception totale à vie (ce qui aurait fort plu à la Gretchen).
Après avoir vu quelqu’un s’imposer une mort aussi douloureuse et inutile, juste pour se démarquer de la société, vous comprendrez pourquoi j’ai commencé à prendre mes distance envers le Nouvel Age, les «médecines douces» et toute la pseudo-écologie bobo-Charlie sans gluten.
(Permalink) Ajouté en Avril 2026
Si vous passez par Serralongue aujourd’hui, vous verrez que la rue principale s’appelle «Rue Abdon Poggi». Ce nom un peu étrange ancre profondément Serralongue dans la culture et la spiritualité catalane. C’était un conteur, une archive vivante de l’histoire locale et des générations précédentes. Il se trouve qu’il était encore vivant quand j’ai fréquenté Serralongue. Sa mort, survenue peu après, a donc été une perte de mémoire de toute la communauté locale.
Serralongue était aussi connu pour son micocoulier, où jouent les écoliers, et son conjurador: un petit abri au toit pyramidal, ouvert aux quatre directions cardinales, qui autrefois servait à «conjurer» orages et mauvais temps. La plupart des villages des environs en avaient un, ce serait le seul survivant. Il reste un point de vue sur tous les environs. Il y avait des bûcherons avec une scierie, la famille Ténas, c’est eux qui nous fournissaient en sciure. Les environs, comme La Forge del Mitch, gardaient les traces d’une ancienne industrie métallurgique de la montagne animée par de puissantes roues à aubes. Plusieurs fermes avaient des petites chapelles. Depuis le village, on voyait les Tours de Cabrens: l’ancien seigneur local, refusant l’annexion de la Catalogne Nord-Pyrénéenne par la France, avait fait sécession, se croyant invincible du haut de sa montagne escarpée. Mais Louis XIV n’avait eu qu’à faire canonner les tours jusqu’à leur reddition, depuis une esplanade que l’on peut toujours voir au village. Plus loin, la montagne de Cos porte une tour Mérovingienne encore visible.
Le plus souvent, les communautés des années 1970-80, qu’elles aient été hippies, gauchistes, écolos ou Nouvel Age, entretenaient une relation d’ignorance ou de méfiance réciproque avec les populations locales. Des conflits n’étaient pas rares, soit à cause des préjugés locaux, soit de leur propre faute, quand on «conteste la société» en prenant les gens de haut. Certaines qui pratiquaient une forme d’agriculture entretenaient des relations plus constructives avec leur voisinage. Aujourd’hui au contraire, les centres Bouddhistes ou Catholiques font un objectif important de leur intégration.
Pendant longtemps, le Faitg a fait de même, vivant sa vie sans trop s’occuper de ce qui l’entourait. Toutefois, Serralongue a été une exception remarquable: ce sont eux qui sont venus vers nous. Plusieurs facteurs ont contribué à leur attitude: le fait que nous «n’emmerdions personne», et la naissance de notre fille. On ne se rend pas compte depuis la ville, mais nombre de villages vieillissent ou perdent leur population. Toute naissance ou mariage est alors un Regain de Giono. Ainsi, un nouveau maire dynamique, monsieur Marquez et son conseil municipal, sont venus nous trouver, et ils nous ont invités à nous sentir «chez nous» au village. Monsieur Marquez aurait même aimé nous marier, Noisette moi et, hahaha! Ces échanges ont duré plusieurs années, et nous avons assisté par exemple aux Feux de la Saint Jean.
Aujourd’hui, les gouvernements athées ont «athéisé» la Saint Jean, en la remplaçant par la «Fête de la musique» (en fait souvent du bruit et le la saoulerie), renouvelant ainsi la vieille arnaque de la christianisation des anciennes fêtes gallo-romaines. A Serralongue toutefois les feux de la Saint Jean étaient encore bien vivants: non seulement nous avions un beau brasier au village, avec les jeunes s’amusant à sauter par-dessus, mais en plus des équipes s’étaient rendues sur plusieurs sommets environnants, pour y allumer de grandes flammes qui s’agitaient alors quelques minutes après le coucher du soleil. C’était tout le pays qui s’animait soudain! Ces lumières jaillissant simultanément de lieux sauvages donnaient une forte impression d’être «ensemble», non seulement avec les gens du village, mais aussi avec tout le pays: la nature, les gens d’autrefois, tout ne faisait plus qu’un.
A l’époque je ne me rendais pas compte, mais aujourd’hui je considère d’avoir vécu ça comme un privilège. Plusieurs fois la vie m’a mis au centre de telles célébrations, que j’ai toujours vécues sans me rendre compte qu’elles étaient extraordinaires.
Cette situation aurait pu déboucher sur des choses fort constructives, où le Faitg aurait pu enfin «embrayer» et jouer le rôle dont il se réclamait, de catalyseur ou de modèle pour une meilleure société. Il n’en a malheureusement rien été, pour des raisons pénibles. Le village avait eu la même démarche d’ouverture avec «les écolos» qui s’étaient installés juste de l’autre côté de la vallée. Mais ces derniers ont rompu le charme, en se convertissant à l'instinctothérapie! Et, non contents de ridiculiser et discréditer l’écologie, les instinctos cultivaient arrogance et aplomb, posant leurs exigences comme des droits, et prenant la moindre critique comme une hérésie. Probablement ont-ils du dire à la mairie que nous étions instinctos nous aussi, car la relation s’est refroidie à ce moment.
Puis sont venus les mauvais traitements aux enfants, l’enquête sociale, les mensonges des services sociaux, et l’interdiction qu’ils ont faite à la mairie de me donner des informations sur mes enfants. Plus le pédo, tout le monde au village a bien vu son manège, l’école et la gendarmerie ont probablement dit ce qui s’est passé. Bien sûr toutes ces imbécilités ont fait énormément de mal au Nouvel Age, au végétarisme et à l’écologie, mais ceux pour qui j’en ai le plus de peine sont les habitants de Serralongue, qui nous avaient ouvert leurs coeurs, juste pour voir toutes ces ordures déversées sur leur village.
Ceci explique que, quand j’ai finalement pu extraire mes enfants du Faitg, avec eux en route vers la liberté sur ma banquette arrière, je me suis arrêté à Serralongue pour leur dire un mot d’adieu, et les remercier de leur gentillesse. J’ai aussi précisé que les enfants partaient parce que leur mère «n’en voulait plus». Ce qui était malheureusement la vérité, qu’elle a même confirmé par écrit, et au tribunal.
(Permalink) Ecrit en Septembre 2020.
Entendons-nous bien: que mes enfants n’aient pas été désirés ne m’a nullement empêché de les aimer et d’exercer toutes mes responsabilités à leur égard. Mais la façon dont ils sont venus mérite une sérieuse explication de texte. En effet, Noisette ne «voulait pas de contraception chimique». Par chance, elle avait un cycle très régulier, qui permettait d’utiliser la méthode des dates. Trop régulier même, et pour les deux conceptions précisément, j’ai eu l’impression qu’elle avait donné le feu vert trop tôt. Je la soupçonne donc d’avoir triché sur les dates (que je ne vérifiais pas... on était supposés se faire confiance, tout de même). Puis, une fois les deux naissances passées, Noisette a commencé les sketches gnangnans classiques de la mésentente conjugale, comme de m’accuser de «la pousser» dans le lit, etc. Ce calendrier suggère que en finale je n’étais là que comme gode inséminateur, à jeter après usage. Mais pas de ça avec moi: j’étais père, et il me fallait boire cette coupe jusqu’à la lie – et elle aussi.
La conclusion est donc claire comme le cristal: le refus des «contraceptions chimiques» est en fait uniquement un plan pour avoir seule les allocations familiales. Pas «parfois», ni «dans certains cas», mais «toujours», car c’est ce qui se passera de toutes façons. Le principe est simple: il n’existe pas de contraceptions naturelles réellement efficaces. N'accepter que des contraceptions qui n'existent pas est donc un mensonge, révélant une intention consciente de tromper. Mensonge «vert», mensonge «hippie», mensonge «libéré sexuel», mensonge Nouvel Age, mensonge marxiste, mensonge «féministe», mensonge anti-système, mais toujours gros mensonge bien joufflu et bien poilu, avec les cornes la queue et tout. Et ce piège finit par se refermer tôt ou tard, quand la femme finit par se faire engrosser de toutes façons, tout en prétendant ne pas l’avoir voulu, ou en passant outre le refus explicite de l'homme (ce qui, je ne le savais pas à l'époque, qualifie juridiquement cette magouille en viol). Les motifs: avoir un bébé comme jouet affectif, et surtout pour toucher les allocations familiales. Le second point demandant de se débarrasser du père, il faut alors le harceler jusqu’à ce qu’il parte ou qu’il se défende. Les services sociaux sexistes font alors automatiquement porter la faute à l’homme. Calcul minable, car les allocs ne permettent pas de vivre sans autre revenu, et quand un enfant arrive au lycée il coûte plus cher que ce qu’il rapporte. Et c’est effectivement quand la fille était sur le point d’entrer au lycée que Noisette m’a demandé de prendre les enfants... autre calendrier accusateur.
Les hommes non plus n'aiment pas être traités comme des objets.
De plus, les bébés ont le mauvais goût de grandir: on ne peut alors plus les poupougner comme des chienchiens. Sans parler de ce qui se passe quand on se retrouve avec un adolescent déboussolé et revendicatif... Viviane l’a vite compris, quand les deux enfants ont prévenu l’école des mauvais traitements qu’ils subissaient: elle m’a demandé de les prendre le jour même, par Noisette interposée. Elle n’a pas reçu ses messagers angéliques pour la dégriser, ce jour-là, ha ha ha ha!
(Permalink) Écrit en 2022-2023
Nous découvrons les dessous affreux du Faitg et du Nouvel Age.
Pour la naissance de notre fille, nous sommes allés à la clinique de Céret. Je dois dire que, contrairement à tout ce que suggèrent les préjugés Nouvel Age contre la médecine, je garde un bon souvenir de cet endroit: nous avons été bien accueillis et bien traités tout du long, malgré la difficulté d'avoir toute la tribu dans une chambre d'hôpital pour la nuit. En effet, Viviane et Sylvains sont venus aussi, jusque dans la salle d'accouchement!! Je m'en serais bien passé, mais Noisette ne pouvait pas rester sans sa «gentille Vivi», même en ce moment d'intimité de notre couple ma voix ne comptait pas. Nous sommes arrivés tard le soir, les contractions ayant commencé alors que nous venions de nous coucher. La naissance n'a eu lieu que tôt le matin, et je dois dire que de voir une nouvelle personne apparaître est une expérience très troublante. De plus notre fille était un joli bébé, quasiment parfaite. Elle regardait, souriait, était éveillée, s'intéressant à ce qu'elle voyait, faisant même un «oh» d'étonnement lors de son premier caca!
J'ai finalement bien aimé la partie «pouponnage», et même la partie «couches» n'est pas si désagréable qu'on l'appréhende, une fois dans la contexte. Je la lavais donc dans le lavabo (c'est si petit un nouveau-né, il faut l'avoir vu pour le ressentir). Elle me faisait tellement confiance que une fois elle s'est endormie dans mes bras!! Mais je voulais aussi la préparer à un monde de beauté (c'était en théorie notre objectif, en tous cas le mien). Pour cela je lui montrais le jardin et les fleurs, et je la mettais dans le sac à dos pour l'emmener dans la forêt. Plus tard je l'apprenais à dessiner, et d'autres choses. Elle manifestait aussi son contentement en nous voyant nous embrasser!
La présence d'une jeune enfant a quelque peu calmé les brimades des trois autres. C'est probablement à l'origine du mythe comme quoi faire un enfant peut réparer un couple qui marche mal. Douce illusion en effet, car, même si les ardeurs sociopathes ou caractérielles prennent du retrait face à un bébé qui ne parle pas encore, fatalement elles reviennent, avec des enjeux plus demandeurs, quand l’intelligence et la personnalité de l’enfant se développent. Et elles le font très vite, nous surprenant souvent. Il faut alors faire preuve de tolérance et d'altruisme, être honnête, et faire des efforts pour lui. Mais cette autonomie grandissante de l'enfant est alors ressentie comme une menace par un sociopathe...
Ce moment est venu pour la fille, en coïncidence avec la naissance du second enfant, le garçon.
Bien que la naissance de notre fille à la clinique de Céret se soit bien passée, Viviane et Noisette n'en étaient pas contentes: c'était «la société», et donc il leur fallait autre chose, n'importe quoi du moment que ça conteste la dite société: accoucher à la maison, dans l'eau, avec une sage femme elle aussi contre le système, etc. Je n'ai rien contre ces méthodes, à condition toutefois que ce ne soit pas au détriment de l'enfant.
C'est ainsi que notre second enfant a du subir une naissance par une prétendue thérapeute Nouvel Age, une suprématiste féminine haineuse qui organisait des «LumiNaissances» où le père (moi) était clairement malvenu. (Je ne me rappelle pas le nom de cette femme. Il existe toujours plusieurs organisatrices de «LumiNaissances» aujourd'hui, mais apparemment sans lien avec cette personne). Pensant à une naissance dans le style Nouvel Age, on imagine de merveilleuses visualisations dignes de contes de fées: couleurs, parfums, chants, douce musique, mantras, gentillesse, etc. Ce fut exactement le contraire, caricaturalement l'opposé: Viviane a ouvertement manifesté sa déception «c'est un garçon», et notre enfant a été accueilli dans la vie par les méchantes grimaces de ces deux sorcières, cette femme et Viviane! Il s'est donc aussitôt ré-endormi. Il n'a jamais eu un sourire de sa mère non plus, qui le brandissait contre moi comme une mitraillette. Elle le nourrissait mécaniquement, tout en rouspétant, au point qu'il a refusé le sevrage, comme tentative de suicide! Faut-il parler de «LumiMaltraitance infantile» dans ce cas?
Viviane, si on retire ses airs faussement angéliques, n’était qu’une bigote égocentrique, sexiste et méchante, totalement incapable de la moindre concession aux autres. Une sorcière, une folcoche. Et surtout caricaturalement sexiste, comme on va le voir:
(Permalink) Ecrit en Novembre 2020.
La situation au Faitg n'était donc pas reluisante, entre le harcèlement ouvert par Viviane et Noisette, plus la discrète fourberie de Sylvain, plus leurs décisions arbitraires, reproches sur tout et sur rien, dénigrement de mes activités, etc. Je serais parti bien avant (début 1986) si il n'y avait pas eu les enfants comme otages. Toutefois on en était encore à ce que produisent habituellement des égos débridés, qui se prétendent spirituels tout en évitant tout effort pour remédier à leurs défauts psychologiques (A l’exact opposé donc de la «culture du jardin des âmes» que nous étions sensés faire ensemble)
Ce que l'arrivée d'un garçon a révélé allait beaucoup plus loin, et allait faire passer du psychodrame à la maltraitance physique, voire à deux tentatives de mutilation sexuelle, la seconde impliquant la complicité de plusieurs participants extérieurs.
En effet, j'ai réalisé plus tard que l'ensemble des attaques de Viviane visaient essentiellement les hommes (des femmes seulement si elles ne rentraient pas dans son jeu). Ainsi, le comportement apparemment erratique de Viviane, ses accusations absurdes, ses colères imprévisibles, et ses chuchotements dans notre dos, obéissaient en fait à un schéma très simple et très prévisible: Viviane avait une haine pathologique des hommes, n'éprouvant aucun chagrin à leurs familles brisées voire à leur suicide, comme on l'a vu, et allant jusqu'à souhaiter les mutiler, comme on va le voir.
Il y avait eu quelques avertissement, comme la fois où il fallait «sauver des cocottes» en leur construisant un poulailler pour les protéger des renards... sauf le coq, laissé dehors parce qu'il «faisait bobo aux poules». Il a rapidement disparu, sans aucun chagrin de Viviane. Insensibilité totale, typiquement sociopathe. Son amour des animaux, totalement fake. Tromperie.
Il y avait son histoire d'une «lapine très sage» qui avait castré ses petits, pour éviter qu'ils ne reproduisent trop. C'était, pensais-je, une allégorie, le côté un peu zinzin de Viviane, il fallait faire avec, sans trop prêter attention. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse tenter de passer à l'acte. Il y a des choses si grosses qu'on ne les croit pas. Je me rappelle tout de même qu’une fois elle avait été jusqu'à se renseigner sur comment castrer (je ne donne pas de détails dangereux ici).
Puis un jour, elle était seule avec le garçon, qui hurlait, hurlait, bien plus fort qu'un bébé qui pleure. Quand je suis entré dans la chambre, tout a cessé. Sur le coup, je n'avais pas trop prêté attention, car les enfants pleurent parfois sans que l'on sache pourquoi. Tout de même ce n'était pas des pleurs de bébé, mais bien des hurlements de douleur.
Ce n'est que des années après que tous ces éléments se sont mis en place dans ma tête, surtout après l’autre tentative de mutilation chirurgicale que nous allons voir juste après: Viviane aurait tenté de castrer l'enfant manuellement! Heureusement elle n'y est pas arrivée. Mais je frémis en pensant que pendant sept ans ces enfants sont restés livrés sans défense à ce monstre, avec la complicité informée des juges et des services sociaux sexistes. Au point que je n'ai même pas pu dénoncer les activités pédophiles avant que les victimes ne se plaignent elles-mêmes: le risque était alors grand que la justice protège aussi le pédo. Il y a clairement faute lourde de ces services, qui ont eux aussi laissé libre cours à leurs haine misandre de suprématistes féminines. Il est très clair que pour eux les enfants n’étaient que des otages, le seul moyen qu’elles avaient pour tenter de m'atteindre en tant qu’homme. (A ce point j'étais définitivement désillusionné du Faitg et de tout ce milieu, aussi elles ne pouvaient plus m'atteindre avec des manipulations mentales)
Il y a également eu de nombreux cas où Viviane «protégeait» des femmes contre leur mari ou amant. Je ne me souviens pas l'avoir entendu protéger des hommes contre des mégères. Vu sous cette lumière, on pense plutôt qu'elle a sciemment tenté de briser des couples, et qu'elle y est arrivée plusieurs fois.
Je n'ai malheureusement compris la figure globale que après être parti, quand le recul m'a permis de voir l'ensemble, dans son énormité, au lieu d'avoir le nez rivé sur des détails apparemment insignifiants. Mais il était clair qu'elle haïssait le garçon, qu'elle lui faisait subir un harcèlement moral épouvantable, et c'est ce qui a finalement provoqué mes dénonciations, et mon départ, afin de pouvoir proposer un logement à Noisette et à nos enfants. Un processus qui, pensais-je, ne prendrait que quelques semaines. Mais les juges sexistes et pédoclastes et les assistantes sociales gauchistes en ont décidé autrement, falsifiant les enquêtes, faisant traîner les procédures pendant des mois, refusant catégoriquement d'écouter les enfants, ou m'accusant de «vouloir les enfants pour moi». C'est ainsi que je mes enfants sont restés soumis à cette cinglée dangereuse jusqu'en 1997, soit sept ans plus tard. Et que j’ai raté presque toutes les périodes sensibles où j’aurais pu les éduquer efficacement. Un manque qui allait avoir de lourdes conséquences, comme on va le voir plus loin, lors de mon épopée à Lavaur.
(Permalink) Ecrit en Mai 2023.
Comme on l'a vu plus haut, mon retour au Faitg n'était pas un chèque en blanc: le «contrat» était que Viviane et Noisette ne recommencent plus leurs crises destructrices. Elles ont rapidement «oublié» cette clause, si tant est qu'elles en aient eu conscience, recommençant rapidement psychodrames et accusations. En plus Viviane s'était accaparé la pièce qui me servait de labo: il me fallait en construire un autre, rien que ça! Bref, seulement quatre mois après, leur échec était patent. Je ne le savais pas encore, mais on ne guérit pas un sociopathe, qui est totalement incapable de tenir aucune bonne résolution. Pire, si on s'échappe et que l'on commet l'erreur de revenir, alors il prend ça comme un encouragement à resserrer davantage son emprise. Cette période a été assez courte, mais suffisante comme démonstration (Je n'ai pas noté les dates exactes, mais en gros je suis revenu au Faitg vers Décembre 1985, et la fille a été conçue vers Avril 1986, soit quatre à cinq mois, plus que la «période d'essai» dans une entreprise).
J'en était à commencer à envisager de partir. Cette fois, plus de dépression ni de panique, mais une détermination ferme. L’erreur que j’ai faite a été de prendre le temps de me préparer, sans réaliser l'urgence de le faire. La principale question était quoi faire après, où aller, seul, sans argent. En gros, les expériences minables de l'été 1985 montraient que je ne trouverais aucun groupe valable à intégrer. Et qui plus est, j'étais sans argent (juste un petit pécule du chômage, mais je n'avais pas travaillé assez longtemps pour avoir droit à une allocation permanente). Bien sûr je pouvais travailler, je l'avait déjà fait. Je pouvais même avoir un emploi rémunérateur, bien assis et au chaud, grâce à mes compétences en électronique. L'expérience avec l'Aérospatiale n'avait tout compte fait pas été désagréable, et même plutôt gratifiante. Mais j'en gardais un arrière-goût amer: quand on a passé une journée au boulot, plus le transport, on est fatigué. Ce qui ne me laissait que très très peu de temps pour mon projet de base: travailler à un monde meilleur. Je pensais plutôt à intégrer un autre groupe, mais il me fallait être plus prudent. Le seul groupe que j'aurais envisagé à l'époque était l'Arche de Lanza del Vasto, la seule communauté qui tenait le coup en France. Mais c'est en fait un ordre, et on n'y fait pas ce qu'on veut. Surtout sans électricité...
Il est certain, et les études scientifiques l’ont prouvé, que le revenu minimum permettrait à beaucoup de talents de s'exprimer de manière utile à la société, en les libérant de la tyrannie d'avoir un emploi qui nous vole tout notre temps. Surtout, il m'aurait permis, à moi et à tous les sortis de secte, de me libérer du Faitg bien plus tôt. Avec un revenu minimum, j'aurais pu trouver un logement, et faire quelque chose d’utile même sans emploi. Mais à l'époque, on ne parlait même pas de minimas sociaux. Aujourd'hui le minimum vieillesse me permet de survivre et d'avoir une activité, grâce à Internet. Mais je n'ai aucune capacité d'investissement, et je dois tout faire moi-même. Ce qui limite mes activités à créer sur Internet!! Pas non plus de vacances, ni de voyages, le cinéma seulement sur Youtube. Et surtout la solitude, ayant atterri dans un bled d'où il m'est maintenant impossible de déménager. Mais bon, au moins je vis, je mange, je suis couvert, et surtout connecté au monde.
Ce qui m'a aussi piégé au Faitg a été mon désir sexuel: une relation amoureuse est quelque chose de fort, et il n'est pas facile de couper le lien physique, même quand il est pipé. Beaucoup de candidats au divorce le savent, qui ont souvent attendu l'urgence d'une crise grave pour entamer leur démarche. Voire qui n'ont pas osé, et qui sont morts sous les coups d'un époux abusif.
Et j'ai trop hésité: Noisette a été enceinte de notre fille. Ainsi je ne pouvais plus partir! J'ai tout de suite compris ce qui allait se passer: les enfants seraient les otages de Viviane, qui pourrait alors me harceler bien plus fort qu'avant, sans que je puisse partir.
Et, comme avec les candidats au divorce vus plus haut, il a fallu une crise grave pour finalement m'y forcer: la maltraitance grandissante des enfants, surtout depuis que le garçon était né. Ces ordures lui ont fait une vie d'enfer, le houspillant en permanence sans jamais un sourire, le manipulant comme un objet, lui faisant prendre des bains de sièges à 4° (j'ai mesuré) jusqu'à ce qu'il s'arrête de hurler, épuisé. La fille, elle se voyait confisquer tous ses jouets, et d'autres brimades. Bref les choses allaient de mal en pis, et c'est ma mère qui est venue au Faitg qui a servi de catalyseur: dans les situations de ce genre, on s'habitue petit à petit, acceptant de plus en plus de concessions, et c'est souvent un élément extérieur qui sert de révélateur. A ce point, il me fallait saisir la justice. Ce que j'ai fait, et semble t-il elle l'a fait aussi de son côté.
Toutefois cette situation de conflit ouvert me forçait à partir, pour trouver un autre lieu pour mes enfants, et pour Noisette. Que ce soit bien clair: contrairement aux mensonge de l’ensemble des magistrats et travailleurs sociaux impliqués dans l’affaire, je n'ai jamais envisagé de me séparer de la mère de mes enfants, c'est elle qui l'a fait. C'est donc elle qui a brisé notre famille. J’ai même sa lettre de séparation!
Bon, en fait la relation était perdue depuis longtemps: la jeune écolo enjouée que j'avais rencontré à l'ATE était bel et bien morte, remplacée par une mégère acariâtre, intransigeante, bigote. Si elle ne maltraitait pas elle-même, elle exécutait toutes les injonctions de Viviane. Bref ce n'était plus la même personne. Une trajectoire hélas courante, que j'avais déjà observée plusieurs fois (les GARI et la fin de l'ATE): des personnes prétendant «se libérer» rejettent effectivement toute mesure et règle sociale, entamant alors une spirale infernale descendante qui les conduit à la haine de tout, à la violence, à la paranoïa. Certains diraient qu'ils ont été subjugués par des démons, et cette expression n'est pas qu'une figure littéraire: non seulement ces personnes se sont détruites elles-mêmes, mais en plus elles tentent de détruire tout autour d'elles. Assister à une telle chute est sidérant. Surtout dans un milieu qui se prétend exemplaire ou supérieur...
Ma dernière vision du Faitg a été ma fille pleurant pour venir avec moi. Mais je ne pouvais pas la prendre de force, la justice aurait considéré que je l’aurais «enlevée».
Avec tout le bruit que les médias font à propos de la protection des enfants maltraités, et surtout des enfants dans les sectes, je pensais que la dénonciation de la maltraitance ne prendrait que quelques semaines. Mais, de par la veulerie et le sexisme de la justice en France, il a fallu un an, pour n'arriver qu'à lier davantage les enfants à leurs bourreaux. Ce fut donc un déni de justice complet, ne permettant aux enfants de n'avoir une vie normale que aux vacances.
Ainsi, comme dans beaucoup d’autres domaines, la protection des enfants par les médias et le gouvernement n’est que du blabla, de l’hypocrisie. Ils ne protègent que leurs propres enfants...
Quand j'ai revu la fille un an plus tard, elle avait passé la période d'oubli à trois ans: elle ne me reconnaissait plus, elle ne savait plus qui j'étais. Elle n'était pas encore éteinte, mais déjà ternie. Le garçon, lui, avait deux ans, et il ne parlait pas encore. Heureusement il a pu apprendre chez moi.
(Permalink) Ecrit en Novembre 2020.
Ce nom barbare désigne un trouble psychologique, où une personne (le plus souvent une mère) tente de faire passer pour malade une personne dont elle a la charge (le plus souvent son enfant). La nomenclature psychiatrique officielle est FDIA (Factitious disorder imposed on another) C’est un trouble sérieux, qui peut aller jusqu’à faire subir à la victime empoisonnement, chirurgie ou mutilation. Que de tels troubles apparaissent dans un milieu qui a perdu ses repères est déjà grave. Mais il est encore bien plus inquiétant que des services sociaux ou des médecins s’en fassent délibérément les instruments. Eux n’ont pas l’excuse de la naïveté: ils ont la formation et l'expérience pour détecter ces situations. Plus un cadre légal très strict, qu’il leur a donc fallu outrepasser massivement et à plusieurs reprises.
Tout a commencé avec le garçon refusant le sevrage. Quoi d’étonnant, il ne recevait jamais un sourire de sa mère, et encore moins de cette Folcoche de Viviane qui le haïssait, on l’a vu. Le sein était donc son seul plaisir dans la vie. Je l’ai vu rejeter violemment toute autre nourriture, jusqu’à en saigner. Toutefois c’est à ce moment que j’ai été forcé de quitter le Faitg, et à partir de ce moment il était livré sans contrôle à ses bourreaux, avec la complicité du juge des enfants et des services sociaux, qui ont refusé d’écouter mes avertissements.
Et les choses sont allées fort loin, j’ai eu des rapports en douce par diverses personnes, qui m’ont précisé qu’on leur avait même interdit de me donner des informations! A ce point, ce n’est plus la France, c’est la Corée du Nord. Ainsi j’ai appris que le garçon avait subi une biopsie intestinale à l’hôpital de Perpignan. Ces derniers ont refusé de me livrer aucune information de pourquoi, ni de ce qu’ils avaient trouvé. Toutefois le «rapport d’enquête» du juge des enfants, quelque mois après mon départ, signalait une... «intolérance au gluten»!!! Oui, vous avez bien lu, cette coconnerie existait déjà en 1990 (probablement une séquelle de l’instinctothérapie, qui avait beaucoup de soutiens institutionnels à cette époque). C’était bien sûr totalement faux, j’ai eu cet enfant chez moi plusieurs années et il mangeait du pain tout à fait normalement. Je lui ai même offert exprès plein de croissants pendant plusieurs semaines, qu’il avalait allègrement. Et il n’avait pas la diarrhée, j’ai pu le vérifier de visu, puisqu’on ne lui avait pas appris à être propre (ce n’est pourtant pas compliqué, chez moi il a vite appris).
On a donc un cas constitué de syndrome de Münchhausen par procuration, avec complicité d’un hôpital et d’une enquêtrice sociale. Qui lui a coûté une intervention invasive qui aurait pu mal tourner ou laisser des séquelles. Tout ça par des claquepugues incapables de voir que cet enfant manquait tout simplement d’amour maternel... et paternel, ça elles s'en étaient dûment assurées.
Quelques temps après j'ai été informé que le garçon était au centre AGOP de Foncaude à Montpellier. Par une «indiscrétion», un lanceur d'alerte, car à ce moment les services sociaux tentaient de briser le lien familial, en refusant de me donner des informations. Je suis allé l'y voir. Je crois que, merci à ce centre, il a réappris à vivre. Pour la première fois des gens lui souriaient, lui parlaient et s'occupaient de lui (au lieu de le brandir comme une mitraillette contre moi, comme le faisait Noisette). Même si on le nourrissait de force avec un tube, j'ai vu cet instrument... Des conditions qui serraient horribles pour un enfant d'une famille normale, étaient le paradis, par rapport à ce qu'il vivait au Faitg.
Mais ces délires au gluten n'étaient pas le plus grave. le garçon était suivi par une médecin «douce» de Amélie les Bains. Je l’ai eue au téléphone, prétendant qu’il avait un hypospadias (malformation de l’urètre) et qu’il devait être opéré, circoncis oh comme par hasard. Quand j’ai été informé, rendez-vous avait déjà été pris avec un chirurgien, pour l’opérer. Ce porc m’a confirmé cette affirmation au téléphone, se moquant même de moi en affirmant que «plusieurs civilisations sont basées sur la circoncision»! C’était étonnant, car je n’avais absolument rien remarqué de cet ordre. Heureusement que j'avais poussé les feux au juges des affaires familiales, obtenant pour l'enfant le droit de me voir aux vacances, avant l’opération. Je l’ai montré à ma mère (qui connaissait bien cette affection, présente dans la famille), puis à deux pédiatres de Toulouse. L'enfant était absolument normal! J’ai donc écrit au chirurgien, annulant l’opération et le menaçant de poursuites pour mutilation sexuelle si elle avait lieu quand même. Je n’ai plus entendu parler d’hypospadias.
Sauf une assistante sociale qui m’a demandé si le garçon «acceptait l’opération»... sans même s’être demandé si la dite opération était justifiée!
Cela fait donc deux tentatives de mutilation sexuelle et deux tentatives de Münchhausen par procuration, flagrantes, dont une visant aussi son sexe. Ce n’étaient pas des erreurs. Mes enfants ont été victimes d’un réseau de siloviks organisé, qui parasitait la protection de l’enfance de Perpignan. Si je n’avais pas persévéré à protéger mes enfants, il aurait été mutilé, mal nourri, il serait peut-être mort, et aucune preuve ne serait restée de leur cruauté. Et en plus on aurait dit que c’était «de ma faute», que je l’avais «abandonné».
Une chose à laquelle on ne pense pas, est d’avertir l’ordre des médecins pour ce genre de falsification. Je l’ai fait une fois, et le médecin visé a eu un moins d’interdiction. Mais après, c'est une des rares personnes qui a essayé d'aider les enfants, en me proposant un endroit ou passer les vacances avec eux.
Dernier point, un salaud employé de la sécu a refusé de me rembourser les deux visites de pédiatrie, sous prétexte que j’étais père séparé. A l’époque j’ignorais la loi, mais en réalité les parents séparés ont droit à ces remboursements, la direction de la sécu l’a rappelé plusieurs fois, face à la multiplication de malversations de ce genre.
Cela fait beaucoup de gens qui se prétendent «de la société», mais qui à la moindre occasion décompensent et se comportent de manière plus incohérente, désordonnée et dangereuse que des zonards drogués ou des terroristes en vacances.
(Permalink) Ecrit en Juillet 2020.
Comme souvent dans une situation de dissonance cognitive (entre la vision idyllique et la réalité sociopathique), on manque de voir certaines choses, pourtant évidentes aux témoins extérieurs. Plus exactement on les voit, mais notre cerveau ne fait pas les connexions logiques. Puis quand on réalise, le blocage se dissipe... révélant des choses pas jolies qui auraient normalement du me faire partir bien avant.
Un cas plus complexe est que l’on crée une névrose d’opinion: on «prend parti», et donc on rejette consciemment les arguments adverses comme faux. Puis un jour on réalise la névrose... ou bien elle s’inverse en névrose de haine. La personne ressent alors comme des manipulations toutes les idées qu’elle avait pourtant faites siennes. Souvent même elle «inverse les valeurs», devenant hostile à ce qu’elle avait adoré.
La justice n’est pas tendre avec les personnes victimes de ces processus psychologiques, les considérant comme des complices conscients. Et il est effectivement facile de dire qu’on a été manipulé, une fois que les fautes ont été énoncées et que l’affaire est entre les mains des juges. Mais les deux processus ci-dessus existent, et j’en ai moi-même été victime, malgré mon attention. Et si je n'avais pas dénoncé la communauté à la justice, il aurait pu se créer une situation où j'aurais été considéré comme légalement complice de blessure voire de meurtre. Toute la haine des juges sexistes serait alors retombée sur moi.
Il existe d’autres processus pervers, le plus connu étant le syndrome de Stockholm, où une victime défend son bourreau contre la justice. Ou les enfants battus qui veulent rester avec leurs parents, ne se rendant pas compte que leur situation est anormale. Tout l’art des sectes, et des manipulateurs en général, est de provoquer ces processus, puis de les entretenir, par une présentation savamment édulcorée des faits. Le Faitg ne faisait pas exception, avec ses «messagers» qui, loin de nous aider, désamorçaient en fait tout esprit critique, tout en accusant la société d'être globalement perverse. Ainsi toute intervention extérieure était rejetée!
Il y a toutefois un point où plus aucune névrose ne doit nous arrêter: quand il y a de la violence contre des enfants. C’est ce qui a fini par se passer dans mon cas: cette violence ne pouvait plus s’expliquer par aucune casuistique subtile de gentils petits messagers angéliques. Si il y a eu de tels messagers, ils m’auraient plutôt encouragé à dénoncer le traitement de mes enfants, et les quelques autres magouilles peu reluisantes qui suivent:
La chapelle du Faitg.
Quand je suis arrivé au Faitg, il y avait «la chapelle», vidée de tout contenu Catholique, avec la trace d’un petit retable arraché du mur. D’autres mas des environs avaient aussi une chapelle privée, et il n’est pas rare de trouver des chapelles désaffectées à la campagne, expliquant la disparition du mobilier. J’acceptais simplement cet état de fait, pensant que la désacralisation remontait aux anciens propriétaires. Quand je suis arrivé, le projet de Viviane était d’en faire une sorte de diorama miniature d’un village de l’Ere Nouvelle (l’expression que nous employions à l’époque). Un projet qui correspondait étonnamment au mien! J’entreprenais alors avec enthousiasme des travaux pour assainir un mur humide (creuser à plus de deux mètres pour placer une étanchéité derrière le mur du retable). Puis au moment de commencer le diorama proprement dit, Viviane déplaça le projet dans une autre pièce, qu’il me fallut aménager à nouveau. Elle m’a fait le coup plusieurs fois, utilisant mon énergie pour me faire faire des travaux gratuitement sur le mas, puis me frustrer de leur résultat. En effet, une fois cette seconde pièce aménagée à son tour, le diorama n’était plus à l’ordre du jour!!
A l'époque, je ne connaissais pas les noms de Marpa et Milarepa, mais l'histoire circulait déjà dans les milieux spiritualistes, sur la façon dont le maître Tibétain Marpa avait ordonné à son disciple Milarepa de reconstruire plusieurs fois la même maison. La justification Bouddhiste officielle de cette histoire est que ainsi Milarepa purgeait un terrible karma de magie noire. Dans le cas de Marpa et Milarepa, c'était un bon conseil, et fantastiquement bien récompensé, car Marpa était un grand maître tantrique. Mais dans le cas de Viviane et d'autres mini-sectes de pipaïolos qui pullulaient au même moment, c'était simplement un moyen crapuleux de faire accepter l'exploitation de notre travail, ou de faire avaler des incohérences de gestion. En tous cas, Viviane n’était qu’une gamine aigrie et sexiste, à la spiritualité simplette: passé son appât superficiel, elle ne pouvait rien m’apporter.
Ce qui s'est passé en finale est que «Marpa» s'est en quelque sorte manifesté dans mes rêves, m'indiquant une voie spirituelle me convenant! Bon ce n’était pas Marpa personnellement, en tous cas aucun n’avait la coiffure en brosse qui identifie Marpa. Mais c’étaient bien au moins une dizaine de fois des moines Tibétains dans des montagnes enneigées. On ne pouvait pas être plus explicite.
De fait, il y avait bien eu une crasse à propos de la chapelle. Avant que Viviane n’achète le mas, c’était une chapelle active, avec même un pèlerinage local: Saint Michel del Faitg. Les gens des communes avoisinantes se réunissaient au mas une fois par an. Il y avait donc un autel, un retable, et tous les instruments d’une chapelle active, plus une statue du dit Saint Michel. Le Faitg était donc un point focal de la spiritualité locale. Aujourd'hui je dirais que notre responsabilité aurait été de maintenir et favoriser cette tradition, mais le Nouvel Age, comme les Communistes, préférait faire «du passé table rase».
Le mas a d’abord été acheté par le futur propriétaire du camp naturiste voisin. Celui-ci n’avait pas besoin du mas pour créer son camp plus haut dans la montagne (où il est toujours aujourd’hui 2020). Il a donc revendu la moitié inférieure de son terrain, comprenant le mas, à Viviane. Ou plus exactement au couple, puisqu’elle était encore mariée à ce moment.
Première magouille, il a revendu cette moitié le même prix qu’il avait acheté l’ensemble, ce qui lui a permis d’obtenir son propre terrain gratuitement! Ce genre d’escroquerie passait fort mal au niveau administratif et gouvernemental, et, je ne sais si c’est suite à cette histoire précisément, mais une loi a été passée peu après pour empêcher ce plan.
Seconde magouille, Viviane a plusieurs fois raconté que c’était lui qui avait désacralisé la chapelle. Viviane était clairement anti-cléricale virulente, critiquant «les curés» à tout propos. D’après elle, c’est donc lui qui a arraché le retable du mur, et revendu la statue de Saint Michel on ne sais où. Mais Viviane a aussi souvent indiqué qu'elle était déjà propriétaire au moment des faits. Elle aurait donc pu protéger ce patrimoine. Ne pas l'avoir fait la rend donc complice.
La conclusion est donc nette: le Faitg ne pouvait pas marcher, en aucun cas. En effet, on ne bâtit pas sa spiritualité sur la ruine de celle des autres.
J'ai donc payé le prix fort pour le savoir.
Retenez donc la leçon que maintenant je vous offre gratuitement.
Si il y a bien un cas de karma mécanique...
Et je doute fort qu’aucun messager spirituel d’aucune sorte ne soit jamais venu cautionner ce genre de choses. Si il y a eu de vrais messagers, ils seraient plutôt à l’origine de mes rêves avertisseurs.
(Contre-exemple: lorsque l'Institut Bouddhiste Vajra Yogini, près de Toulouse, s'est vu offrir le Château d'en Clauzades, ce dernier comprenait également une chapelle Catholique entièrement équipée. Le maître tibétain Guéshé (Docteur) Tengyé a demandé à ce qu'elle soit respectée. Mais dans un centre bouddhiste elle n'était pas la priorité, d'autant plus que le toit fuyait, empêchant de vraiment l'entretenir. Il a fallu attendre vers 2015, quand une entreprise locale a offert la réfection de l'ensemble des toitures à prix coûtant, pour que la chapelle soit hors d'eau. Elle a donc été réaménagée et rendue utilisable, avec sur l'autel une photo du Dalaï Lama en compagnie du Pape Jean Paul II. Même leçon donc, cette fois par un maître tibétain. Qui, rappelons-le, est depuis mort en manifestant l’imputrescibilité (Toukdam), comme les saints Chrétiens d'autrefois. C'est autre chose que les minables histoires du Faitg.)
(Ajouté en Juin 2022) Viviane s'est aussi vantée plusieurs fois d'avoir brûlé le Coran dans le même feu que mein kampf. A l'époque je ne m'étais pas méfié, mais en fait toute cette histoire de Nouvel Age n'était qu'une resucée «spirituelle» du dualisme Marxiste, avec le rejet indiscriminé de tout ce qui existait avant dans le domaine religieux ou spirituel, bon ou mauvais. Un tel mouvement ne pouvait donc absolument pas mener à ses buts affichés: la libération spirituelle. En effet, la libération spirituelle est se libérer de nos haines et attachements, et surtout de notre égo. Et il n'est nul besoin pour cela de combattre des gens ni de détruire quoi que ce soit. Ainsi toute cette souffrance du Faitg, et la dégénérescence du Nouvel Age en culte conspirationniste, n'étaient que les résultats inévitables de ces fondations pourries. Erreurs auxquelles seul mon inexpérience me liait.
Le centre de retraite végétarien
Un couple avec Viviane haïssant les hommes n’était bien sûr pas viable, et elle a fini par demander le divorce. Elle n’a jamais prononcé de reproche sérieux à son égard, elle n'avait simplement plus besoin de lui quand il a eu fini de payer le domaine. Ce qu’elle n’avait pas pensé, est qu’il était en droit de réclamer sa part du Faitg (qu'il avait payé seul et entièrement). Il a donc fallu diviser le domaine à nouveau. Ainsi le mari a reçu la partie la plus basse, qu’il a revendue à un promoteur: c’est l’origine du lotissement de Can Guillamou, au bord de la route, et d’autres maisons isolées sur le chemin du Faitg et sur le chemin du camp naturiste. En passant, Can Guillamou était à l'origine un petit mas. Pour pouvoir accomplir son forfait, le promoteur a expulsé l’habitant, le laissant effondré et en pleurs. Un point de détail, pour un promoteur. Cette partie comprenait aussi la principale source du Faitg: c’est ainsi que les précieux patrimoines du passé sont dépecés par les entourloupes et les problèmes de q.
Viviane se trouvait toutefois face à une situation peu reluisante: il ne lui restait que le mas, inutilisable avec seulement un petit bout de terrain autour. Même la grange attenante ne lui appartenait plus! Il lui fallait donc racheter ce qui restait des terrains de son mari, la partie au-dessus du niveau des sources, et qui donc n'intéressait pas le promoteur. Problème, elle n’avait pas d’argent (son «auberge végétarienne» lui permettant tout juste de vivre). Elle a donc monté un projet de transformer le Faitg en un centre pour retraités végétariens. Le milieu végétarien, déjà bien vivant à l’époque (entre 1960 et 1980), a répondu présent: une quinzaine de personnes ont apporté les fonds qui ont permis à Viviane de créer deux sociétés civiles agricoles, racheter les terrains et sauver le domaine. (ou ce qu’il en restait: le quart de l’original, moins les plus grandes sources, plus un entourage pavillonnaire prosaïque qui contredisait le but même du Faitg).
Ce projet de centre de retraite végétarien comprenait une douzaine de parcelles, avec chacune un pavillon pour un retraité ou un couple.
Très bien, mais quand je suis arrivé, il n’y avait que deux pavillons de construits, vides, sans eau ni électricité ni chauffage. L’un avait déjà son toit pourri suite à une malfaçon du constructeur. Et Viviane parlait de ses actionnaires comme des gens méchants qui lui voulaient des ennuis, la traitaient d’escroc, etc.
Bon, à ma connaissance, un seul des actionnaires s’est plaint, un retraité vivant à Hohrodberg dans les Vosges, qui avait apporté la plus grosse part. Les autres se sont tus, car dans les milieux Nouvel Age et végétariens, recourir à la justice est pire que l’apostasie. Les actionnaires se contentaient donc de recevoir la revue, et la seule que j’aie vu au Faitg était Esther (qui n’avait pas perdu grand-chose, n’ayant qu’une seule part).
De toutes façons s’occuper de personnes âgées demande des compétences, une abnégation et des capacités de travail que nous n’avions pas du tout. Le seul retraité que j’ai vu au Faitg, lors de notre arrivée, a du partir, car Viviane lui a fait clairement comprendre qu’elle ne le supportait pas. A ma grande honte, Noisette et moi avons été ses instruments, de par notre inexpérience de ce genre de situations. Mais Viviane avait l’art de se poser en martyre, afin de manipuler les gens et d’attirer les aides naïves. Elle l’a fait de nombreuses fois, y compris contre mes propres enfants quand je suis parti. J'ai ainsi payé lourdement l'erreur d'avoir contribué à chasser un retraité. Peut-être est-ce le karma de ça qui m'a valu toute cette souffrance pendant ces années au Faitg.
On comprend donc que aujourd’hui que je sois adepte du principe de ne pas me mêler des disputes entre personnes, surtout sans savoir ce qui s’est passé ni sans m’enquérir auprès de l’autre partie. Une précaution que les travailleurs sociaux ne connaissent pas encore, comme on va le voir.
Une précaution d'autant plus pertinente que aujourd'hui ces disputes se règlent à coup de pétitions en ligne (Change.org, Mes Opinions, #metoo et d'autres), que des milliers de gens signent sans savoir ce qui s'est réellement passé. Ce qui en passant réduit considérablement la valeur des pétitions utiles.
(Permalink) Ecrit en Aout 2020.
Oui, je sais, comme c’est cliché gnangnan, dans les lieux qui rejettent la société il y a toujours le pédo de service. Je ne révèle pas l’identité des victimes, pour des raisons évidentes. Mais cela nécessite de ne pas révéler non plus celle du coupable, ce qui est dommage. Heureusement, il a été puni par la justice. Mais parmi tous les suicideurs et bourreaux d’enfants du Faitg, il a bien été le seul.
L’affaire était pourtant flagrante: le pédo et la victime ont dormi dans le même bungalow pendant un an, au vu et au su de Viviane, Noisette et Sylvain. Il sortait au village ou en ville avec les filles, mais jamais avec les garçons, au point que tout Serralongue se doutait de quelque chose, j’ai reçu plusieurs avertissements, par l’école entre autres. A cette époque j’étais déjà parti, mais mes premières dénonciations ayant été rejetées par la justice, le risque était donc gros qu'elle rejette aussi mes avertissements, protégeant donc le pédo comme elle avait déjà protégé Viviane! Il fallait que les victimes dénoncent elles-mêmes leur calvaire, ce qu’elles ont fini par faire. Comme c’est moi qui ai recueilli leurs confidences en premier, je suis bien informé de l’affaire.
Ceux à qui je tire mon chapeau ici sont les gendarmes.
On ne le sait pas, mais les gendarmes sont formés à s’occuper d’enfants aussi, et beaucoup sont des parents eux-mêmes.
Ils ont commencé par mettre les victimes à l’aise, et elles ont ainsi pu déballer toute leur peine sans difficulté. Pas seulement du pédo d’ailleurs, mais aussi de Viviane. Si ce rapport de gendarmerie est toujours accessible, il confirmerait bien des choses.
Le procès a eu lieu... un an plus tard, et il fut difficile d’expliquer aux victimes que l’affaire n’était pas terminée après la visite aux gendarmes. Et, face aux juges vêtus de noir, sévères et menaçants, pour la première fois elles ont été intimidées, culpabilisées... et ont failli renoncer à leurs accusations. j'imagine que beaucoup de pédos s'en sortent de cette façon, en usant de la justice pour intimider les enfants. Dans ce cas c'était bien intentionnel, car c'est lui qui avait demandé à ce que les enfants soient à l'audience. Par contre tous les juges des affaires familiales ont refusé mes enfants. Les enfants sont donc traités comme des coupables dans tous les cas. Leur présence est requise pour pouvoir les intimider, ou rejetée pour pouvoir les faire taire.
L’affaire n’était pas gagnée: c’était parole d’enfant contre parole d’adulte, sans aucun élément concret. Le non-lieu menaçait. Ce qui a emporté la décision est une lettre que le pédo m’avais envoyée, pour me reprocher de «vouloir les enfants pour moi» (les exploiteurs d’enfants pensent toujours que tout le monde est comme eux). En bon sociopathe, il bourrait ses pages à ras-bord d’une écriture fine et acerbe, sans marges ni entêtes. Tout, sauf la dernière page, laissée entièrement blanche... Cette exception était intrigante, et il ne m’a fallu que deux ou trois jours pour en comprendre la raison: c'était une lettre à sa victime, écrite à l 'encre sympathique! Et visiblement une «lettre d’amour»! Quand les gendarmes ont vu ça, ils ont pris la lettre, qui est atterrie directement sur le bureau du juge. Ouais, qu’il a du se dire.
C’est des trucs qui ne s’inventent pas.
Mais il restait la menace de l’appel... heureusement l’avocat du pédo le lui a déconseillé. Mais avoir recours à la justice, même pour une bonne cause, c’est un peu comme de vendre son âme au diable: on s’engage pour des années de peur et d’incertitude, pour un gain hypothétique, et des pertes parfois très lourdes. Des années à ne pas pouvoir mener de projet, à risquer à tout moment de perdre notre logement, notre emploi, notre famille, etc. Pour un adulte, c’est déjà une épreuve psychologique comparable au cancer: on n’est jamais sûr que des métastases ne vont pas ressortir, même des années après: procédures interminables, reports, appels, cassation, page wikipédia... Alors imaginez pour un enfant! De plus, passé la dénonciation, la victime aimerait oublier, mais l’affaire revient, le récit, la confrontation au coupable, à ses mensonges, son hypocrisie, ses menaces, l’humiliation, la peur... Ces délais ahurissants de la justice sont des crimes pires que ceux qu'elle punit.
Il y a aussi l’après-pédophilie. Une victime a besoin de parler, pour trouver un soutient moral et obtenir justice. Mais une fois cela fait, la victime a au contraire besoin de tourner la page et de passer à autre chose. Oui, c’est vrai, et c’est important. Le problème est qu’on ne reconnaît pas ce droit aux victimes de pédophilie précisément. Ainsi j’ai vu plusieurs assistantes sociales entreprendre les victimes sur ce sujet, malgré leur malaise évident. A ce harcèlement, deux motifs. Le premier est pour leur égo se placer au centre de la situation. Le second est plus grave: pédophilie et viol sont considérés comme de tels péchés que les victimes n'ont pas le droit de guérir, qu'elles «doivent» garder des séquelles incurables, et passer le reste de leur vie à pleurer et à récriminer. Aussi on ne pardonne pas à une ancienne victime de rire et de vivre sa vie! Pleuvent alors les accusations d’avoir menti, d’être «une salope», etc. Mais je suis content de voir que aujourd’hui les victimes sont adultes, et qu’elles mènent leurs vies. En partie grâce à mon soutient moral silencieux.
Quelques à côté à cette affaire.
Pour commencer, que ce pédo se prétendisse «végétarien» ou «Nouvel Age» ou peut-être encore «minorité opprimée» n’a pas une seconde arrêté ma dénonciation. Pas de bol pour lui, après avoir vu le degré de Tartufferie du Faitg, j’avais compris qu’aucune de ces choses ne pouvait servir d’excuse à des molestations d’enfants. En plus, ayant interagi avec lui avant, j’avais bien vu que c’était un hyper-égocentrique et manipulateur sans vergogne.
Plus grave a été le rôle de l’ADFI.
Lors du scandale des sectes en 1975, députés et politiciens français ont sur-agi et fait un peu n’importe quoi, comme souvent quand une situation laisse peu de moyens d’action réels. Ainsi, après avoir pondu un «rapport parlementaire» accusant un peu tout le monde au hasard (plusieurs procès en diffamation ont été gagnés contre ce rapport), nos députés ignares ont donné la reconnaissance d’utilité publique à deux associations, dont l’ADFI, sans se renseigner de ce qu’elles étaient vraiment. Lors de cette affaire, j’ai consulté l’ADFI, en leur montrant la lettre du pédo. Je pensais qu’en tant que spécialistes reconnus des sectes, ils pourraient fournir une expertise accréditée démontrant que cette lettre était manipulatrice. Ce qui s’est vraiment passé est très instructif.
Pour commencer, j'ai été reçu dans un local annexe d'une église, Boulevard des Crêtes à Toulouse, ce qui était assez inattendu de la part d'une organisation supposée neutre et laïque. Pire, cette église n'est pas répertoriée parmi les églises de Toulouse!! Il y a clairement une embrouille, mais non-visible sur place par le visiteur naïf, il m’a fallu vérifier pour le voir. Ensuite, on m’a demandé de revenir plusieurs fois pour raconter ma propre affaire, au point que cela en devenait pénible. On me disait ensuite «oui ce type est très fort», et... rien. Pas de rapport, pas de conseil, rien. Au bout de quatre ou cinq semaines de ce cirque, le chef me demande «où en êtes-vous du point de vue spirituel?», ce à quoi je répondis «le Bouddhisme», assurant ainsi que je ne pouvais plus retomber dans une secte moi-même. «Bien», fit-il en souriant. Puis, comme je m’enquérais de ma lettre, il me fit savoir que la discussion était terminée. Une fin de non-recevoir polie, souriante, aimable, mais qui ne laissait pas d’autre voie que la porte.
J’ai appris peu après ce qu’était vraiment l’ADFI: une secte intégriste se prétendant catholique, fort dangereuse car elle vise spécialement des personnes spirituellement et socialement fragilisées par une sortie de secte, pour les prendre dans la leur! Des «charognards spirituels» en quelque sorte, «achevant» les victimes tentant de s'échapper des autres sectes. Le même genre de margoulins qui m'avaient déjà fait rater ma sortie en 1985, en provoquant une terrible tristesse et dépression! Et c’est à ces monstres que nos politiciens «laïcs» ont confié le problème des sectes!! Avec un agrément d’utilité publique!!!
Mais contre un pédo, ils auraient au moins pu se bouger les fesses, penseriez-vous. Eh bien non. Même pas ça. Brimer un bouddhiste était plus important pour eux que de protéger des enfants. Il est vrai que c’était avant que n’éclate le scandale des évêques protégeant des prêtres pédophiles. Ces gens pouvaient encore vivre dans leur monde de rêve, à se faire croire qu’ils étaient déjà assis sur les genoux du Bon Dieu. Si genoux du Bon Dieu il y a, je pense plutôt qu'ils vont se les prendre dans les parties.
(Permalink) Ecrit en Septembre 2020.
Je n'ai jamais cherché à me rapprocher du Faitg après ces terribles événements, même pas pour récupérer quelques souvenirs de Béchar qui y sont restés. Mais j'ai suivi ce qu'ils devenaient, de loin en loin, par les rares publications Internet à leur sujet.
Inutile de préciser que mes enfants n'y ont jamais remis les pieds non plus, y compris quand ils ont eu 18 ans et qu'ils pouvaient le faire même contre mon avis.
Le Faitg continue à passer des annonces dans les milieux végans.
Ils continuent à recevoir des gens, qui embrassent leur idéal factice avec enthousiasme. Mais ces gens continuent à ne pas rester sur place, un ou deux ans pour les plus braves. Donc ils finissent toujours à un moment ou à un autre par avoir la révélation du problème de fond.
On trouve sur Internet les commentaires d'une barjot anti-Bouddhistes. Je dis barjot, car elle explique ma dénonciation des maltraitances par le fait que j'aurais été Bouddhiste. Alors que, à l'époque de la dénonciation, j'en était encore à Lobsang Rampa et Tintin au Tibet, je ne pense pas que cela compte comme Bouddhisme, lol! Plus sérieusement, on retrouve là les inconsistances temporelles classiques de tous les discours sociopathiques ou discriminatoires: ils expliquent leur comportement à une date donnée par des faits qui se sont produits plus tard. Ceci constitue probablement le plus sûr moyen de les détecter, avec l’inversion de la culpabilité contre les victimes, ou le «pardon» à leurs victimes.
J'ai appris récemment (Septembre 2020) que Viviane serait morte vers 2018. Trop tard donc pour prier ou pour pardonner. Mais je l'imagine dans l'enfer triste et glacé des manipulateurs et maltraiteurs d'enfants, tentant d’expliquer au diable qu’il faut être doux et harmonieux.
Je ne connais pas le sort de Sylvain, juste que il n’a plus de rôle dans les sociétés immobilières du Faitg. Par contre, j’ai appris de source sûre que Viviane a cédé ses parts à Noisette, qui se retrouve donc avec la majorité, en compagnie de trois autres moyens actionnaires et quelques petits actionnaires, tous âgés de 60 ans au minimum. Je n’ai pas d’information sur l’autre société ni sur l’association loi 1901. Quelques sites juridiques donnent ces infos, mais je ne donne pas de lien, pour garder la vie privée de mes enfants.
Ces derniers ne sont jamais «revenu vivre au Faitg» comme avaient souhaité nombre de membres, s'imaginant voir revenir les bébés-jouets qu'ils avaient connus. Mais désolé, les enfants grandissent. Les enfants deviennent grands, n'oubliez jamais ça.
De toutes façons, de tous les gens qui avaient fait les faux témoignages contre mes enfants, aucun ne les a jamais contacté ni proposé aucune aide.
Noisette prétendrait aussi que le covid-19 n'existe pas! Je crois que ce «point de détail» est le révélateur ultime de ce qu'étaient vraiment le Faitg et beaucoup de groupes du même genre. Il mérite donc une explication précise: comment des idées si lumineuses et si ténébreuses ont-elles pu se côtoyer dans les mêmes esprits, malgré des oppositions de fond aussi irréductibles. Dans les années 1970, et même 1980, parler de liberté, d'égalité sexuelle, d'écologie ou d'économie non-égocentrique nous mettait automatiquement «le système» à dos. Quoi d'étonnant, dans un pays géré par des ordures comme papon, ou des pourris hypocrites comme Giscard-Mitterrand. D'où de nombreuses contestations et prises de position «contre la société» à l'époque, et jusque dans les années 1980, les «rotten eighties» des médias avec leurs punks et leurs radios caca. Contester la société en bloc était alors une «première approximation» valable, dont les erreurs n'avaient pas encore de conséquences notables. Toutefois la réalité change souvent plus vite que les opinions ou les idéologies, et en 2020 la société a amorcé un vaste changement positif (je pense que l'inflexion se situe vers 1990). Ce mouvement est encore fragile certes, mais il devient alors spirituellement très dangereux de l'ignorer ou de le dénigrer. C’est ce que l’on apprend aussi en pratiquant KalaChakra, ou avec le Global Consciousness Project de l’Université de Princeton, ou avec les Juifs hassidiques: nous sommes tous reliés, et en dénigrant une partie on rabaisse tout l’ensemble. Bref au 21eme siècle on ne peut plus être «contre la société» comme du temps des gauchistes, des Hippies ou de Charlie Hebdo.
Ce changement est certes très positif et souhaitable, il faut donc le soutenir par tous les moyens.
Mais il a aussi une conséquence curieuse: privée de faits réels pour justifier l'opposition à la société, cette opinion (névrose ou idéologie) doit maintenant se nourrir de faits imaginaires. De là vient le succès du conspirationnisme (initialement confiné aux milieux soucoupistes, recyclé depuis par l'extrême droite), puis les négationnismes, «société post-faits», complots reptiliens (Un concept apparemment abscons, mais il est si facile de remplacer les reptiliens par les Juifs), on n'est jamais allé sur la Lune, les compteurs électriques nous envoient des ondes nocives, le gluten colle les boyaux, la 5G fait tourner le lait des vaches, etc. Alors bien sûr si la société recommande de se protéger contre un virus, ce ne peut être que pour des raisons machiavéliques, comme d'injecter des puces électroniques par les vaccins (si si ça a été dit). Les gens qui avalent de telles fadaises ne font donc qu'avouer leur incapacité à suivre leur époque, ou à détecter les importants changements en cours.
Mais surtout, il apparaît maintenant clairement qu’une proportion notable de ceux qui s'étaient prétendus Hippies ou Nouvel Age dans les années 1960-80, n’étaient en fait pas motivés par un véritable travail de changement, mais par une haine brute, misanthrope de toute forme de société. C’est cette haine qui leur faisait s’embarquer dans des mouvements sociaux certes positifs, mais qu’ils faisaient alors rapidement pourrir. A l’époque, on n'avait pas encore compris la différence entre critiquer la société et détester la société, mais cette erreur systémique explique très bien que beaucoup de ces expériences aient grossièrement échoué: dès que l'on est deux ou plus, on recrée une société! Un peu comme les Siths de Star Wars, qui détruisent eux-mêmes leurs propres projets, car deux égos aussi enflés et agressifs ne peuvent jamais travailler ensemble. La preuve, les partisans du Faitg me l'ont apportée eux-mêmes: quand j'ai du dénoncer les mauvais traitements à mes enfants, au lieu d'aider ces enfants, les autres adeptes du Faitg ont fait plus de 40 faux témoignages contre eux. Seulement deux ou trois m'ont contacté pour essayer de comprendre ou d'arranger les choses. C’est une bonne indication, je pense: moins de 10% de ces gens étaient sincères. Soit encore bien moins que les environ 25% de communistes sincères en URSS, ou les 15% de gens toujours bons dans l'expérience de Stanley Milgram. Cette faiblesse ne peut s’expliquer que si les milieux Nouvel Age attiraient et sélectionnaient spécialement les gens négatifs, tout en leur offrants de merveilleux déguisements pour jouer aux anges. Mais les vrais anges n’ont pas aimé, et ils ont tout bloqué.
On a eu un exemple bien visible de ce processus de décomposition, qui s'est en plus produit en seulement quelques mois: les Gilets Jaunes. Démarré en Octobre 2018, avec des motifs vertueux comme de protester contre la fraude fiscale des riches, le mouvement a été d'emblée très populaire (comme l'ont été les «mouvements de jeunes» en 1967 et 1968). Chaque ville, et même chaque bourg, voyait ses piquets hebdomadaires au rond-point local, et mes propres comptages sur des parkings ont donné de 10% à 25% de véhicules arborant en solidarité un gilet jaune sur leur tableau de bord. Une première forme de pourrissement s'est produite par la violence gauchiste, dans une de leurs éternelles tentatives d'entrisme maniaque de tout mouvement social, avec l'espoir de lever une armée pour refaire la Révolution d'Octobre 1917. Cela a déjà chassé la grande majorité des participants au mouvement. Puis les médias ont organisé l'amalgame avec l'extrême droite, qui a achevé de détruire toute popularité. Hé oui, justice sociale et fachisme ne sont pas miscibles. Finalement, les élections Européennes de Mai 2019 ont vu deux listes se réclamant des Gilets Jaunes, avec des revendications populistes ou d'extrême droite, qui ont obtenu des scores minuscules. On voit donc que le pourrissement se fait d'abord par l'entrisme d'individus hostiles à toute forme de société (gauchos ou fachos), ce qui déjà fait baisser considérablement la qualité. Cette baisse entraîne alors une désaffection silencieuse de la véritable base populaire du mouvement, ne laissant que les misanthropes qui avaient tenté de l'instrumentaliser à leurs propres fins. Je pense que les Hippies et le Nouvel Age montrent des étapes similaires, avec même l'entrisme d'extrême gauche pour les Hippies (les beatniks, Jerry Rubin), et d'extrême droite pour le nouvel Age. Le social doit se protéger sur la gauche, et le spirituel sur la droite! Si vous voulez arriver à quelque chose, soyez donc spirituel ET social, afin de chasser les deux pestes d'un seul coup.
Ainsi il est clair que, même en renonçant totalement à ma personnalité, je n'aurais jamais pu m'insérer au Faitg, ni même me refaire dans un quelconque groupe pseudo-spirituel du Nouvel Age (tous ayant le même problème). En effet, ma relation avec la société était seulement de me protéger d’une société imparfaite, alors que eux rejetaient viscéralement toute société, par pure misanthropie. De là leur rejet de la science et des ordinateurs (De l'Internet, qui démarrait en France avec le Minitel, d'où ma tentative de créer un serveur). Et ce n'était pas une forme de naïveté ou d'ignorance comme ils le faisaient croire, mais bien un refus profond et grave des connaissances et de l’émancipation qu'ils permettent. Le refus de la vérité, pour y préférer leurs fantasmes! Ce refus aurait du m’avertir à l’époque, mais il me paraissait secondaire, par rapport à leur idéal (factice) et à la (fausse) spiritualité qu’ils proposaient. Aujourd’hui, tous les grands maîtres spirituels le confirment: le refus de la science ou de la société vont à l’encontre de la véritable spiritualité. Au contraire on voit même depuis peu (2018) des rencontres entre scientifiques et spirituels! J’ai même appris en 2026 que des bases de science avaient été ajoutées au cursus de guéshé.
La dégénérescence du Faitg n'est pas un cas unique: depuis quelques mois (2020) je vois des gens qui se réclament encore du Nouvel Age, de l'astrologie, etc. se complaire dans le conspirationnisme d'extrême droite, exactement à l'opposé de l'émancipation sociale que leur mouvement était supposé apporter. Même chose avec certains des soi-disant contactés que j'avais rencontré en 1985 (2020): je suis tombé sur un «message extraterrestre» attribué à Ashtar Sheran, évoquant des thèmes conspirationniste). Ainsi ces mouvements, à la pointe de l’espoir à l’époque, sont aujourd'hui des coques vides, massivement abandonnées par les chercheurs sincères, récupérées par les anti-vie ou laissées à pourrir sans contrôle.
Et le problème avait même commencé avant 1990: peu de temps avant de partir du Faitg, j'avais appris que certains des sponsors étaient carrément au front national... et Viviane le savait parfaitement. Cette relation perverse entre fausse spiritualité et vraie extrême-droite n'est même pas nouvelle, on en retrouve des exemple avec le nazisme (Société de Thulé) et bien d’autres.
Dans ces conditions, je ne puis donc que me féliciter d'avoir pris ce tournant dès 1990, et d'avoir écrit une page internet anti-covid19... 17 ans en avance! Je ne suis pas mécontent non plus de ma contribution interplanétaire, qui n'aurait jamais eu lieu si j'étais resté au Faitg. Quant aux changements de société actuels, ils tombent merveilleusement comme la conséquence d'une vaste action extraterrestre que je décrivais dans mon roman «Naufragée Cosmique» en... 1989! Certes c'était une fiction, mais dans le monde de la pensée et du Logos Planétaire, un fait n'a pas besoin d'être physiquement «vrai», ni même d’être «connu», pour produire ses conséquences.
Et tous ceux qui sont contre la société dans le simple but se se singulariser, ou de se soustraire à leurs obligations morales, eh bien, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'ils soient maintenant dans le fossé. Simple mécanique, quand la route tourne et que l'on refuse de se servir du volant. Et qui plus est le fossé d'extrême droite, en compagnie de toutes les créatures gropugnesques qui y groufiotent déjà.
Mes rêves ont aussi accompagné ce changement de paradigme: à mon arrivée au Faitg je rêvais d'Edens inconsistants avec des monstres cachés dans les caves. Mais après mon retour en 1990 j’ai vu un thème totalement différent: à l'aide d'un grand chariot élévateur, je livrais des mini-jardins sur les balcons des HLM, afin d'éveiller les gens à la vraie vie. Apporter la merveille au coeur de la société donc. Une intéressante allégorie de ce qui serait mon occupation pour les trois prochaines décennies.
Les seules choses positives qui restent du Nouvel Age aujourd’hui sont les fantastiques musiques et créations artistiques de cette époque, ou les artistes qui les continuent. (Quoique très peu osent encore se réclamer du «Nouvel Age» aujourd'hui). Et cela augmente aujourd’hui 2022, malgré la scotomisation systématique par les médias. Pour les trouver il faut aller dans des endroits comme Deviant Art, Pinterest ou Youtube, utiliser des mot-clé comme «Elfes», et trier... mais depuis peu (2022) ça vaut le coup.
(Permalink) Ecrit en 2025:
Les grands mouvements populaires auxquels j’ai participé jusqu’en 1990, gauchisme, écologie, contactés, Nouvel Age (plus les Hippies que j’ai ratés), avaient en commun de proposer une société parfaite, illustrée par une petite minorité de justes, dont on s’attendait à ce que leur exemple déteigne sur la majorité. Une telle démarche suppose d’avoir un comportement «pur», sans compromis, c’est à dire que les membres de tels mouvements soient suffisamment évolués pour annuler leurs névroses et préjugés.
Mes dispositions personnelles de pionnier et «d’ingénieur» social me poussaient fortement dans cette direction: j’allais montrer au monde un modèle d’une société idéale, résolvant les problèmes, et qui serait reçue avec enthousiasme. Bon, seul, cela aurait été extraordinairement difficile, mais ces mouvements montraient que je n’étais pas seul, justement. D’où mon investissement enthousiaste et à corps perdu dans ces mouvements. (Aurais-je été seul que je n’aurais pas été le premier, en tous cas, puisque beaucoup de philosophes et de religieux de gros calibre avaient déjà joué en solo sur cette pelouse)
Le problème qui s’est passé dans tous ces mouvements est qu’ils partaient du principe que tous leurs membres étaient «bons», puisqu’ils avaient tous la «bonne opinion». Mais cela ne suffit pas du tout, puisqu’il faut changer le fonctionnement de notre esprit, pas juste une opinion! Cette erreur a donc permis à tout un tas de névrosés, de barjots et de manipulateurs, de contrôler le mouvement et d’en chasser les gens sérieux. Et ils n’étaient pas reconnus comme dangereux, puisqu’ils remplissaient le critère d’avoir «la bonne opinion»! Ainsi ces mouvements se retrouvaient vite représentés uniquement par ces psychologiques, barjots et manipulateurs. A ce point les gens normaux s’éclipsaient discrètement, tandis que les quelques vrais idéalistes essayaient de faire quand même fonctionner tout ça, avant de jeter l’éponge, épuisés. Quand aux médias, ils ne montraient que les barjots, afin de discréditer le mouvement et empêcher les gens de le rejoindre.
-Les Hippies se sont fait avoir par la drogue, et par une tolérance naïve envers les barjots, paresseux et autres cradingues qui envahissaient et détruisaient leurs communautés. Je n’ai jamais rencontré de vrais Hippies, ces «flower people» beaux, joliment habillés, aimants et non-violents. Mais j’ai vu des tas de «zonards»: des faux Hippies vivant de larcins et de parasitisme, tout en regardant leur joint avec des yeux avides.
J’ai quelquefois un doute: et si ceux que l’on appelait «les Hippies», avaient tous été ces zonards? Heureusement il y en avait des vrais, qui cherchaient du côté de la spiritualité, au lieu des drogues. Alexandra David Néel en mentionne, qui venaient la voir à Samten Dzong, et qui «posaient des questions très pertinentes». D’autres cherchaient à rencontrer des Lamas tibétains, c’est ainsi que sont nés le monastère de Kopan à Katmandou, ou l’Institut Vajra Yogini en France. Mais une fois cela fait, ces gens ont cessé «d’être des Hippies».
-Les gauchistes, et plus généralement les marxistes et les communistes, ont créé beaucoup d’espoirs chez les multiples peuples asservis ou exploités. D’où le succès de ce mouvement. Toutefois leurs fantasmes sadomasos de violence et de répression on fait que le marxisme est en voie de disparition, ne pouvant plus proliférer que dans quelques pays repliés hors de la libre circulation de l’information. En Europe de l’Ouest (comme on disait à l’époque) ils ne pouvaient pas se permettre ces jeux envers leurs membres et sympathisants, mais ils avaient l’art de se montrer tout à fait pénibles. De plus ils s’opposaient à tous les autres mouvements, l’écologie, les Hippies, la non-violence, et surtout la spiritualité. Tout en y faisant un entrisme systématique, même l’Arche de Lanza del Vasto y a laissé des plumes.
-L’écologie était un mouvement très divers. La majorité ne s’occupaient pas de politique, et ceux qui le faisaient représentaient tout l’éventail politique. Mais surtout, la spiritualité y était aussi représentée, malgré l’hostilité de Charlie Hebdo. Leurs actions pour un monde meilleur ont été principalement les groupements d’achat de nourriture biologique, activement ignorés par les tendances gauchistes. Ces groupements, et tous les beaux projets de communes autogérées n’ont jamais vraiment pris, et les rares projets «d’écovillages» encore mentionnés aujourd’hui ne décrivent jamais les méthodes spirituelles pour arriver à vivre ensemble harmonieusement. Bon, l’écologie est encore bien vivante aujourd’hui, même si les médias n’en parlent plus. Mais les militants ont abandonné le terrain de la politique, après le désastre de la récupération par «les Verts» dans les années 1980. On ne les voit donc plus dans les manifs ni à la télé. Mais ce sont eux qui ont fondé les entreprises qui aujourd’hui font le bio ou les énergies vertes.
-Les contactés des années 1980 ont été une dégénérescence des mouvements ufologiques des années 1950-70. Suite aux études scientifiques démontrant la réalité des ovnis, la plupart des gens pensaient qu’ils étaient des vaisseaux spatiaux pilotés par des extraterrestres. Ce qui crédibilisait l’idée qu’ils puissent nous contacter. Toutefois l’absence de tout moyen de vérifier cette assertion (Karl Popper), plus l’élusivité du phénomène (Méheust) a permis à une multitude de mythomanes et d’escrocs de se poser en contactés, en se protégeant de toute vérification derrière des sophismes comme «ils ne contactent que les gens suffisamment évolués». Inutile de dire que ces groupes ne sont jamais allé loin, se faisant coincer à la première tentative d’escroquerie, ou dégénérant vers l’extrême droite ou le conspirationnisme.
-Le «Nouvel Age» (ce chapitre) a été un des multiples avatars de la spiritualité, en gros dans la décennie 1980. Ce fut le premier mouvement spirituel indépendant des religions (et des sectes des années 1970). De lier la spiritualité à un projet de meilleure société permettait enfin d’utiliser la spiritualité à son véritable but: modifier nos psychismes, afin de pouvoir vraiment vivre cette meilleure société sans tomber dans tous les travers des mouvements précédents. Toutefois l’absence de direction a permis à tout autant de barjots et de manipulateurs de se poser en gourous, et de chercher à modifier l’esprit des autres avant le leur. En fait les groupes du Nouvel Age ne faisaient que reproduire les sectes des années 1970, mais locales et autogérées en quelque sorte. Ce qui libérait les faux gourous des tâches administratives, afin de s’occuper des brimades à plein temps. La fin du Nouvel Age vers 1990 a souligné en contraste l’émergence des courants spirituels authentiques, gérés sérieusement et proposant à tous des méthodes vraiment capables de transformer nos esprits, notamment le Bouddhisme (Si vous n’aimez pas que je ne cite que le Bouddhisme, faites la même chose avec votre religion) (Ajouté en 2026: la psychologie a étudié leurs méthodes, ce qui les rend maintenant aussi bon pour mener une vie équilibrée).
Les échecs honteux de ces mouvements, et la nécessité en ce début 1990 de m’occuper de mes enfants, m’ont obligé à abandonner la démarche de faite une meilleure société exemplaire. De toutes façons aucun mouvement de ce type ne s’est présenté depuis. Faut-il y voir une indication comme quoi cette démarche n’était pas la bonne? Je continue à penser qu’elle peut marcher, mais seulement avec une approche spirituelle saine. Cela se produira sans doute, mais petit à petit, en toute discrétion, sans en faire «un mouvement» que les médias puissent nommer et dénigrer, ou que les parasites et idéologues puissent envahir et détruire de l’intérieur. Déjà les anti-vie sont obligés d’étiqueter les gens de force, par exemple «woke». Mais faute de définition claire ni de cas réels, tout le monde est woke, lol! Une situation qui n’est pas sans rappeler le roman «1984», où le gouvernement oppresse tout son peuple, sous prétexte de combattre un ennemi que personne ne voit jamais.
Il reste toutefois l’autre démarche, celle de faire avancer toute la société, en faisant monter le niveau plus lentement, mais de tout le monde à la fois. Beaucoup de gens avec une sensibilité de droite préféreront cette démarche, qui au moins ne risque pas de mener à ces arnaques. Toutefois cette démarche a autant de limitations:
-Les opinions des gens, qui les bloquent voire les montent contre le progrès
-Les zones dans le monde où les habitants sont privés de l’accès aux informations
-Les idéologies bloquant l’information, ou «vaccinant» les gens contre la vérité
-Les médias qui essaient toujours de tout bloquer
-Et maintenant les réseaux sociaux utilisés comme armes de manipulation au lieu de vie commune.
Cela fait que cette démarche est encore très lente à porter ses fruits. On constate tout de même, malgré ces obstacles, une amélioration lente mais obstinée dans beaucoup de domaines:
-Baisse de la délinquance (constatée par les scientifiques en de nombreux endroits, mais pas par les partis politiques de droite)
-Moins de dictatures
-Montée de diverses idées positives: écologie, science, spiritualité, égalité, etc. Ces trois derniers points sont probablement les plus dangereux pour le système, d’où les faux mouvements chargées de semer le doute: «théorie» critique des races, les «études» de «genre», crypto-monnaies, légalisation des drogues, etc.
La démocratisation de la spiritualité, et maintenant les méthodes psychologiques «non religieuses» comme le CBT, permettent enfin aux gens de contrôler leur esprit, et de se guérir de leurs névroses et opinions. Cela fonctionne très bien, j’ai connu des gens qui l’ont fait. La transformation peut être si radicale, en seulement quelques années, que même l’expression du visage change, je l’ai vu.
Toutefois avec la spiritualité avancée on apprend des méthodes bien plus puissantes que toute forme de militantisme, qui permettent d’agir en passant outre les névroses personnelles, la censure, la misère, etc. Je ne vais pas me gêner pour m’en servir, et je ne serai pas le premier à le faire. Par contre je n’en parle pas en public pour le moment.
Bon, en 1990 je n’en étais pas encore là, et le chapitre qui suit va conter mes débuts en vraie spiritualité et ma lutte pour sortir mes enfants du Faitg. Tout en tentant de me refaire un trou dans la société, puisque les alternatives avaient échoué à fournir des lieux de vie plaisants et un tissus économique capable de nous soutenir. En 1990, sans travail on était vite un SDF.
(Permalink) Ajouté en 2025
Si les années 1970 ont été celles de la Révolution sexuelle, liberté et contraception, les années 1990 ont vu une autre révolution bien plus profonde: la sexualité Tantrique.
Bon au cours des années 1980, on s’est assagi question sexe, et le couple est revenu au centre, au lieu de la sexualité «libre» que l’on voit dans le film «La vallée», qui ne menait le plus souvent qu’au chaos. Oui, les séparations amoureuses font mal, et les gens sont devenus plus prudents. Surtout, on a compris que le sexe et les sentiments sont inséparables. Quoi de plus triste que de se lever le matin sans la tendresse de la personne avec qui on a fait l’amour!
Toutefois on a vu que dès les années 1985 a commencé à se répandre une rumeur comme quoi un homme pouvait avoir du plaisir plus longtemps, (et donc faire jouir davantage sa femme) si il renonce à l’éjaculation. J’avais même lu un livre (signé du Chinois Yolan Chan) où on expliquait plusieurs gestes sensés retarder l’éjaculation. Je me rappelle même que Noisette me faisait un de ces gestes! C’était donc entre 1985 et 1989, date où elle a cessé de fréquenter notre chambre.
Bon, les résultats n’étaient pas spectaculaires, mais pas nul non plus, ce qui m’a incité à continuer à m’intéresser à la question. L’occasion est vite venue: Peu de temps après être sorti du Faitg, en 1990 ou 1991, il y a eu une exposition sur le Nouvel Age au Parc des Expositions à Toulouse (le Nouvel Age était donc en cours d’acceptation par la société, juste dommage qu’il était sur sa fin). J’y trouvais les livres de Mantak Chia, qui donnent des explications bien plus détaillées, non seulement sur les gestes, mais aussi sur les méditations, sans lesquelles rien ne se passe.
En effet, les gestes n’ont qu’une efficacité limitée, alors que les méditation ne produisent pas moins que la montée de la Kundalini! J’avais entendu parler de Kundalini au Yoga, comme d’une chose qui arriverait aux pratiquants «avancés». En fait, avec de tels outils, j’y arrivais assez facilement, juste que cela prend un certain temps. La Kundalini ouvre les portes de la haute spiritualité dite Tantrique. Toutefois il y a d’autres conditions et étapes pour pouvoir se prétendre un «Tantrika», et il m’a fallu attendre encore une dizaine d’années pour ça.
En attendant, même à des fins purement hédoniques, ça marche très bien, et j’arrivais facilement à avoir une dizaine d’orgasmes par séance! Bon, seul, malheureusement, puisque à ce moment Noisette m’avait quitté (En j’avais dénoncé leurs maltraitances à la justice, ce qui dans leur milieu hypocrite me faisait considérer comme un apostat damné pour l’éternité). De plus, comme on le verra, je n’étais pas chaud pour reprendre une compagne, ne voyant que trop bien les germes des mêmes problèmes chez beaucoup des femmes que je rencontrais. De toutes façons, je n’ai plus reçu de propositions non plus, car j’approchais 40 ans, ce qui apparemment nous fait toujours considérer comme fichus, inutilisables.
En fait, le Tantrisme, sa Kundalini et ses corps de Vajra, est un courant spirituel qui transcende les religions, puisqu’on trouve un Tantrisme Bouddhiste, un Hindouiste, un Jainiste, un Taoïste (Mantak Chia), et même des branches du Judaïsme et de l’Islam (Soufisme). Le simple Hatha Yoga est déjà du Tantrisme (si on fait les méditations, sinon ce n’est que de la gymnastique). L’origine du Tantrisme serait... les Cultes des Mystères de la Grèce antique, par les armées d’Alexandre le Grand, dans la Culture de Gandara (Actuel Afghanistan) De là, la synthèse s’est faite avec la spiritualité Bouddhiste et Hindouiste. Enfin, la chose a rayonné vers le Tibet, mais aussi vers l’Occident via la Thébaïde (Christianisme monastique et ésotérique) et le Hedjaz (soufisme).
En pratique toutefois, seul le Bouddhisme offre un enseignement Tantrique à tout le monde, les autres restant «entre eux». Par contre les Bouddhistes n’enseignent pas le sexe Tantrique: en plus de trente ans de Bouddhisme, je n’ai rencontré aucun couple se disant ouvertement Tantrique (et seulement quelques-uns que je soupçonne de l’être). Et ce malgré le nombre de représentations explicites, les constantes références à la Kundalini et à la félicité, les vœux de Tantra, etc. En cause, la méfiance traditionnelle des Bouddhistes sur le sexe. Mais aussi, ils ont très vite remarqué que si on propose à des Occidentaux de la méditation, du Yoga, de l’hygiène de vie, des rituels, des représentations, des motivations, et du sexe, alors 10 minutes après ils ne se rappellent plus que du sexe. J’imagine le chaos dans les centres Bouddhistes si ces choses y étaient pratiquées ouvertement! (Il n’y avait qu’à regarder le pseudo-ashram de Bhagwan). Au lieu de cela, ils proposent des visualisations produisant les mêmes résultats spirituels, mais sans les risques. Personnellement, je ne regrette pas d’avoir commencé par ça, mais il m’a fallu faire le corpus en entier, comme tout le monde.
Pour ce qui concerne l’amour et le sexe hédoniste, le sexe Tantrique est une révolution sexuelle bien plus profonde et spectaculaire que la libération sexuelle des Hippies, qui s’est développée entre 1985 et 2000:
-Bien plus de plaisir, sans avoir recours à des méthodes dangereuses ou contestables
-Reliant le sexe à la spiritualité, au lieu d’en faire une affaire de honte ou un poids nous liant au matérialisme.
-Dans un contexte de relation amoureuse mature et responsable, au lieu du déni des sentiments.
-Dans un contexte d’égalité sexuelle. Mantak Chia proposait même des exercices pour les hommes homosexuels.
-Par contre ce n’est pas une contraception naturelle efficace. Il a encore fallu attendre 2020 pour trouver les premiers étuis péniens sur amazon.
A ce point, vous aurez probablement remarqué une chose curieuse.
Il y a eu une révolution majeure dans la vie humaine, aussi importante que la démocratie ou l’électricité, et personne n’en parle.
Ouais imaginez que quelqu’un ait découvert l’électricité et s’en serve chez lui, ses lumières illuminant la rue. Mais personne d’autre ne cherche à en profiter aussi. Et en plus ils font des mines de ne pas savoir, quand on en parle! Ce n’est pourtant pas faute d’avoir mis le lien vers les livres de Mantak Chia sur mon site Internet, 25 ans après tout le monde devrait s’être passé le mot et être au courant. Même les pratiquants du Bouddhisme tantrique (au moins plusieurs milliers en France) ont tous entendu parler de rétention de l’éjaculation, mais je n’en ai jamais entendu un seul commenter sur ça, ni même demander le but d’une pratique qui semble contredire l’objectif même du sexe.
Une révolution mondiale, et personne n’est au courant?
Une fantastique amélioration de la vie au lit, et pratiquement tout le monde continue à baisouiller et à crachoter, finis en moins de cinq minutes???
99.999 % des gens rejettent une découverte mondiale qui les rendrait bien plus heureux?
Même dans Second Life, l’endroit le plus libre que l’on puisse imaginer, tout reste centré sur l’éjaculation.
Et on demande pourquoi les Grecs n’ont pas fait la révolution industrielle, alors qu’ils connaissaient la vapeur.
Je suis incrédule.
Il y a une bizarritude, une anormalie.
Faut-il rigoler, ou être navré?
J’imagine les anges, du haut du paradis, contemplant cette situation sans comprendre.
Malheureusement, il n’y a rien que je puisse faire pour améliorer la situation.
Je ne peux que témoigner que ça marche, dans ces mémoires. Que l’on recherche la spiritualité ou juste le plaisir.
Par contre ça marche depuis 1990 en Occident, et depuis au moins 1500 ans en Orient.
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