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Bien que je n'en ai jamais vu moi-même, à plusieurs reprises les ovnis ne sont pas passés loin. De plus, l'espoir d'un contact extraterrestre a joué un rôle important tout au long de ma vie, que cet espoir soit justifié ou non, en relation avec les ovnis ou non. D’où l’intérêt d’un fil dédié à cet intriguant mystère.
J’en profite pour parler de quelques mystères similaires, qui ont été expliqués depuis, et qui se sont avérés sans relation avec les ovnis. Mais à l’époque, ils étaient tout aussi intrigants, contribuant à une forte sensation d’étrangeté et de mystère, voire de peur.
Malheureusement les ovnis et les ETs ont souvent été d’énormes prétextes à des mensonges et des arnaques. J’ai apporté ma contribution à les combattre. En particulier en allant voir des gens se disant «contactés». J’ai également clarifié la soi-disant «abduction extraterrestre», qui n’est en fait que de la paralysie du sommeil, habilement exploitée par des auteurs peu scrupuleux. J’ai même trouvé comment il s’y sont pris pour susciter les mêmes visions pour tout le monde, donnant un air objectif à leurs délires.
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Date of first publication: January 2026
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Ces textes sont un travail en cours, une entreprise de plusieurs années, aussi ils peuvent contenir des parties manquantes et des liens vers des cibles pas encore créées, je vous demande de la patience 🙂
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(Permalink) Ecrit en Octobre 2016
Je n'ai pas cherché les ovnis, et quand j'étais un jeune enfant personne ne pensait à ce genre de trucs. C'était... d'une autre planète, pourrait-on dire.
La première fois que j'ai entendu parler de mystères, pendant cette période donc, est par ma mère, qui racontait l'histoire de la ménagère de notre bâtiment, nommée Coépel (Je n’ai jamais su l’orthographe exacte, on trouve Coepel sur Internet) qui disait voir chaque nuit des «rayons verts» venant d'une usine voisine. Bien entendu les adultes disaient qu'elle était folle, et je les ai crus, à l'époque. En effet le grand bruit des vagues américaines n'avait pas encore atteint notre petit coin de France, et toute chose de cet ordre y était totalement inconnue. Même les mots «ovni» et «soucoupe volante» étaient inconnus. De plus j'avais lu «La Guerre des Mondes», et les «rayons verts» de cette dame ressemblaient trop à ceux du roman pour être crédibles. Bien entendu, cette dame pourrait n'avoir vu qu'un appareil industriel, ou un néon publicitaire. Mais je me rappelle de ma sensation enfantine d’étrangeté un peu effrayante. Aujourd'hui je me demande encore si ça n'aurait pas été un vrai cas d'ovni, mais je n'ai jamais trouvé de rapport d'enquête pour ce lieu (Saint Dizier) et cette époque (entre 1953 et 1964). Dommage, car il aurait été intéressant de trouver un cas «naïf» par une personne qui n'avait jamais rien lu ni entendu à ce sujet.
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(Permalink) Ecrit en Décembre 2016
Je ne sais pas exactement de quand date ce second souvenir, mais cela s'est passé à Erloy, où nous avons continué de passer quelques vacances jusqu'en 1967. Mais fort probablement c'était plusieurs années avant cette date. On nous avait donné à lire des histoires de Donald et Mickey. Le souvenir précis que j'ai est une page de Donald entièrement dédiée aux «fous qui voient des soucoupes volantes dans le ciel», avec des croquis des différents types d'ovnis, cigare, soucoupe, etc. Ces croquis montraient même des cigares à fumer et des soucoupes-vaisselle! Cette page se voulait clairement une page «éducative», et en conclusion on voyait Donald monter dans une fusée, comme la façon «sérieuse» d'aller dans l'espace.
C'est ainsi par cette propagande perverse que j'ai appris l'existence des ovnis et autres «soucoupes volantes»
Bien sûr sur le coup j'avais accepté littéralement ce que cette littérature disait: des «fous» qui voyaient des «soucoupes volantes». Nous faisions tous une confiance absolue en Disney, n'est-ce pas?
Mais plus tard, j'ai compris ce que signifiait vraiment cette page, en lisant le honteux rapport du Robertson Panel de la CIA: Disney y est nommément désigné comme possible vecteur pour leurs actions de désinformation sur les ovnis! Et ces derniers l'ont donc vraiment fait. C'est bien ce que j'ai vu, et l'époque correspond. Autant pour le merveilleux des princesses Disney, juste pour faire passer de la propagande anti-vie. C'est ainsi que ces crétins bouchés de la CIA ont souillé mon enfance avec leur sale propagande style soviétique, puissent-ils se retrouver avec plein de bave d'escargot dans leur lit, du moisi sur leurs tartines et une toute petite biquette. Eh, ils doivent être morts aujourd'hui, et leur sort doit être nettement moins rigolo que ça.
Ce que je n'ai toujours pas compris aujourd'hui est pourquoi la CIA, supposée s'occuper de la sécurité des USA contre les espions et autres dangers, se soit tellement excitée sur les ovnis, c'est à dire une question scientifique qui ne la concernait pas du tout. S'en souviennent-ils eux-mêmes?
La raison que donnait le Robertson Panel pour dénigrer les ovnis était que les groupes qui les étudiaient pouvaient servir de support à de la propagande soviétique. (Une parano qui les a quand même trouvés incapables de nous défendre quand facebook a vraiment été utilisé de cette façon). Mais justement, étudier scientifiquement les ovnis aurait été la meilleure façon pour les gens sérieux de s'approprier le problème, et de parer à toute manipulation, soviétique ou autre. Au lieu de ça, on a eu dès les années 1980 des groupes propices aux théories bizarres laissés sans contradiction, ce qui est à l'origine du conspirationnisme qui pourrit la vie politique depuis les années 2010, et a détruit la confiance de tant de gens dans la société.
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(Permalink) Ecrit en Décembre 2016
Au Sahara, le ciel nocturne est fantastique, poudroyant littéralement d'étoiles. De plus Béchar avait à l'époque peu de pollution lumineuse. Marchant la nuit on pouvait donc observer d'incroyables détails, et je me souvient aussi de spectaculaires étoiles filantes.
Je me rappelle d'un truc curieux: une grosse étoile filante faisant un son «woosh» clairement audible. Suffisament de personnes ont rapporté cet effet impossible pour que les scientifiques prennent l'affaire au sérieux. Mais ils n'ont pas d'explication. Leur seule hypothèse est une émission d'ondes radio. J'en ai une autre: un effet neuronal, face à une lumière soudaine. Cela pourrait se prouver avec des expériences faciles. En attendant, les étoiles filantes restent de fantômatiques et mystérieux émissaires des profondeurs de l'espace, glissant silencieusement dans notre ciel.
De plus, mes connaissances scientifiques s'affinant (toujours grâce à Tout L'univers), je réalisais que beaucoup de ces étoiles hébergeaient probablement la vie, voire des civilisations. Ainsi, au cinéma en plein air du quartier militaire Lopez ( 31°36'48.39"N 2°13'0.29"O, aujourd'hui remplacé par une résidence), pendant l'attente ou les entractes, je regardais les étoiles, espérant rencontrer ces fameux extraterrestres. Et, dans mes moments de cafard il m'arrivait de désirer qu'ils me délivrent de ce monde absurde et masochiste. J'étais pourtant bien plus heureux à Béchar, que les années suivantes à >Mont de Marsan.
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(Permalink) Écrit en Février 2025
Je rajoute ce petit sous chapitre ici, bien qu’en fait il n’ait rien à voir avec les ovnis. Mais à l’époque certains phénomènes étaient mal compris, et donc mystérieux, voire angoissants. D’autant plus que la censure idiote sur les ovnis favorisait déjà les rumeurs infondées, créées par des marchands d’angoisse ou colportées par les médias.
C’était un matin tôt, à Mont de Marsan, il faisait encore nuit, et j’arrivais au Lycée à pied. Ce devait donc être entre 1967 et 1969. Je ne sais pas le mois, mais novembre est plausible vu le jour pas encore levé à huit heures mois dix (encore TU+1 à l’époque).
Un bref flash de lumière a soudain illuminé les nuages, par en-dessus.
Précisons que ce n’étaient pas des nuages d’orage, mais des cirro-cumulus pommelés. Et l’éclair était bref comme un flash photo, pas scintillant comme un éclair d’orage.
J’étais fortement intrigué, ne voyant pas quel phénomène aurait pu causer cela. Juste que c’était très gros, et bien plus haut que tous nos phénomènes aériens familiers.
Il en est résulté une sensation de mystère effrayant: il se passait «quelque chose» là-haut.
De plus, la littérature scientifique parlait de l’événement de la Tunguska, à l’époque inexpliqué. On pensait qu’une météorite aurait laissé un cratère, mais rien de tel n’a jamais été trouvé sur place. Les «théories» allaient donc bon train, dans la zone floue entre la science et la littérature de mystères. L’objet de la Tunguska aurait été un petit morceau d’anti-matière, ou un vaisseau spatial qui se serait crashé. (On ne le savait pas encore à l’époque, mais les Russes n’étaient pas en reste, question hypothèses extravagantes. On l’a vu par exemple dans les textes de Vadim Chernobrov, qui mélangent allègrement science de médias et mythologie Yakoute, interprétant la Tunguska comme l’action d’un dieu local). Heureusement il n’y avait pas encore de conspirationnisme à l’époque, ce dernier n’a commencé à ne se manifester que vers 1981, avant d’infecter toute la société vers 2010.
La dernière grande spéculation sur la Tunguska a été dans le livre The Tunguska Mystery, écrit par un de mes anciens amis Internet, le Russo-Ukrainien Vladimir Rubtsov. Vladimir pensait que l’objet de la Tunguska devait avoir une puissance explosive propre. Il avertissait que d’autres pourraient se présenter. J’ai informé Vladimir des derniers résultats de la NASA sur ce sujet, mais trop tard, son livre était déjà publié, et il... est mort peu après.
La cause élusive de ces étranges et fantastiques explosions est que, en gros, beaucoup de météorites sont pulvérulentes, au mieux formées de gravier, comme cela a été constaté sur place avec l’astéroïde Bennu. Une météorite a une énergie cinétique considérable, qui se transforme en chaleur lors de la rentrée atmosphérique. Surtout cette énergie est considérablement plus élevée que celle de la rentrée d’un satellite artificiel: une météorite file entre 20 et 70km/s, contre seulement 8km/s pour un satellite.
De plus, dans le cas d’une météorite pulvérulente, les forces aérodynamiques provoquent une dislocation rapide en minuscule éléments. Et un petit élément brûle sur une courte distance, alors qu’une roche massive peut survivre tout le trajet jusqu’au sol, ne perdant que sa surface.
Le résultat est qu’une météorite pulvérulente va transformer toute son énergie en chaleur en un temps très court, sur une très courte distance. Cela est très visible sur les vidéos de la météorite de Chelyabinsk en 2013, qui flambe en environ une seconde. Le bruit principal est aussi très bref, même si il se prolonge pendant près d’une minute par des chocs arrivant de parties plus éloignées de la trajectoire.
Cela suffit parfaitement à expliquer la Tunguska, et a été illustré à Chelyabinsk, sans supposer d’autres sources d’énergie que cinétique, contrairement à ce que pensait Vladimir.
Et mon observation dans tout ça? Vu la date, l’heure et la brièveté du flash, je pense que c’était une Léonide, d’un essaim de météorites connues pour être très rapides (70km/s!!!) et déjà responsable des plus fantastiques averses de météorites jamais observées. Bon c’est moins mystérieux que des objets inconnus sillonnant le ciel, mais cela reste tout de même extraordinaire, un de ces fantastiques moments où les apparences familières s’effacent soudain, et laissent voir fonctionner les rouages de la mécanique céleste!
Je devais revoir les Léonides plus tard, à Lavaur vers 2003 (date perdue). Je m’étais levé à quatre heures du matin pour tenter d’intercepter un «brin» de la traînée de la comète Tempel-Tuttle responsable des Léonides (des amateurs avaient soigneusement étudié les trajectoires, et déduit la présence de ce «brin» plus dense que la Terre traverserait à ce moment. Internet permettait déjà de s’informer pratiquement en direct). Et je n’ai pas été déçu, avec quatre ou cinq météorites extrêmement brillantes, dont une a illuminé le paysage au point d’en montrer les couleurs!
Prochaines Léonides intéressantes: 2036.
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(Permalink) Ecrit en Octobre 2016.
A cette époque j'avais beaucoup lu de science, Science et Vie notamment, qui m'avaient convaincu de l'existence d'extraterrestres, et qui plus est d'extraterrestres qui avaient eu des milliards d’années pour évoluer bien au-delà de notre humanité actuelle. Il n'était de toutes façons pas difficile d'imaginer mieux que notre humanité guerrière, stupide et masochiste. Ainsi, quand nous sommes arrivés à notre propriété du Boniort, en 1969, les extraterrestres étaient un sujet de conversation courant avec mes frères, voire un sujet de jeu fréquent. Nous en faisions même des dessins ensemble, je me souviens d'une série des races de tout le système solaire, qui étaient tous nos copains bien entendu. nous étions également nourris de bandes dessinées genre Guy l'Eclair (Flash Gordon), qui étaient ce que l'on faisait de mieux en science fiction à l'époque. Le monde de Guy l'Eclair est curieux, par ses costumes bizarres soulignant des corps sensuels, même si la bédé n'avait aucune vocation reconnue d'être érotique.
Mais je n'avais aucune idée pour passer à la pratique: je connaissais les distances incommensurables de l'espace, et l'impossibilité pratique de voyager d'une étoile à l'autre avec les moyens dont nous disposons. Ni même seulement Vénus ou Mars, à l’époque encore inconnus. Si le désir était grand de rencontrer des extraterrestres avancés et bienveillants, ou au minimum psychologiquement normaux, cela restait toutefois un pur rêve.
Un rêve dans lequel les ovnis allaient soudain surgir, bouleversant toutes les prospectives sur les extraterrestres.
Il s'est en effet passé plusieurs choses curieuses pendant que nous étions dans notre propriété du Boniort à Mont de Marsan, entre 1969 et 1972 donc. Je ne rappelle pas forcément dans quel ordre, encore que certains découlent d'autres, aussi j'en déduis plus ou moins l'ordre chronologique.
A plusieurs reprises nous avons vu des lumières dans les bois. Je ne les ai vues qu'une fois, mais mon frère Serge les a vues plusieurs fois. A l'époque nous avons pensé que c'étaient des phares de tracteurs, mais il n'y avait pas de ferme dans cette direction.
Une autre fois, la nuit, ma mère a entendu un bref mais puissant sifflement, semblant provenir de seulement quelques mètres de la maison. Ce n'était pas quelqu'un qui sifflait, cela ressemblait plutôt à une turbine. Curieusement notre chien Caïd n'a pas aboyé.
Une autre fois, en pleine nuit, j'ai vu une lueur bleuâtre par la fenêtre, pendant que le relais électrique du tarif nuit claquait, indiquant une brève coupure de courant. Puis, deux ou trois secondes après, est arrivé le bourdonnement caractéristique d'un arc électrique. Bon, il peut y avoir toutes sortes de raisons naturelles pour une ligne électrique faire un arc. Mais en pleine nuit, sans vent, j'avais trouvé ça bizarre, et aujourd'hui je ne sais toujours pas ce qui a pu se passer.
Est-ce à cause de cette atmosphère d'étrangeté? J'ai ressenti une impulsion de tracer des cercles d'herbe écrasée, dans la prairie en bas de la propriété. C’est comme ça que j’ai fait des «crop circles», bien avant que quiconque ait jamais entendu parler de ça. Dans mon esprit c'était un jeu, la mise en scène d'un phénomène mystérieux. Toutefois ce n'était pas un «hoax» destiné à tromper les gens: quand mon père s'est inquiété de ces cercles, je lui ait dit que c'était moi. Je n'aurais pas eu le coeur de réellement tromper qui que ce soit sur un tel sujet.
Mais cet épisode n'est pas resté sans conséquences: quelques jours plus tard mon père ramenait notre premier livre sur les ovnis, de la bibliothèque de la base (Base Aérienne 118). C'était «Les apparitions de martiens», par Michel Carrouges (1963). Bien entendu, ce titre nous fit d'abord rigoler: juste quelques années plus tôt, la sonde Mariner 4 avait mis définitivement fin à tout espoir de vie intelligente sur Mars, en montrant une surface criblée de cratères, donc stérile et sans air. Une grosse déception bien sûr, mais pas vraiment une surprise.
Toutefois, et à l’encontre de ce titre bizarre, le livre détaillait précisément des cas ovni d'une manière crédible, avec des enquêtes scientifiques. Je compris enfin qu'il se passait vraiment quelque chose d'étrange. Plus précisément, ces ovnis semblaient clairement d'origine extraterrestre (même si évidemment pas des Martiens, mais c'était encore un terme courant à cette époque). Je demandais donc à mon père si il y avait d'autres livres de ce genre, et il nous en amena cinq ou six sur le même sujet, avec les grands classiques tels que Jacques Vallée, Henri Durant, Alen Hynek, Edward J. Ruppelt, et d'autres (je ne me rappelle pas de la liste exacte). Cette caution par des scientifiques et des enquêtes acheva de me convaincre de l’existence d’un phénomène réel. Toutefois ces ovnis restaient pour moi un sujet livresque: impossible d'en parler à qui que ce soit dans un bled aussi paumé et arriéré que Mont de Marsan. Même les ovnis n'y venaient pas!
Il est toutefois curieux que mon père, pour aussi peu préoccupé de science qu'il fut, avait fait le rapprochement entre mes «traces mystérieuses» et les ovnis. Fort probablement ses collègues en parlaient-ils à la base. En tous cas leur bibliothèque était bien informée. Apparemment à Mont de Marsan l'armée de l'air était une oasis de culture et de normalité!
Je fus vite assez sûr que les ovnis étaient des vaisseaux pilotés par des extraterrestres. Encore que je remarquais l'étrangeté de beaucoup de cas: les «vaisseaux» n'étaient jamais deux fois les mêmes! Le comportement des «extraterrestres» lors des RR3 et RR4 semblait également fort étrange. Mais, à l'époque, cela ne troublait encore personne. On pensait que toutes les caractéristiques étonnantes du phénomènes s'expliquaient par la technologie de leurs vaisseaux, forcément inconnue et incompréhensible. De plus, les théories conspirationnistes fachistes n'existaient pas encore. De toutes façons, je savais déjà que des civilisations extraterrestres pouvaient exister, et surtout qu'elles pouvaient très facilement être bien plus évoluées que notre humanité, car existant depuis des milliards d'années. Ainsi les extraterrestres devaient forcément être bienveillants, ou au minimum respectueux.
Mais le truc le plus bizarre est arrivé un soir, où mon frère Serge a encore aperçu une lumière, cette fois dans un arbre. Je devais être à Pau à cette époque, (donc entre 1972 et 1973), car je n'ai pas assisté à cet événement. Cet arbre était un grand pin des Landes, au tronc droit sans branches de près de dix mètres, et il fallait vraiment être fort pour y grimper, en le serrant entre les jambes. Il le fit, et il en redescendit un appareil qui semblait une lampe, mais d'un modèle inconnu. Ma mère, qui l'a vu, me l'a décrit: noir, en forme de boite d'allumettes, un peu plus grand ou plus allongé, avec une sorte de petite lampe dessus. Il se démontait avec des vis, et quand mon frère l'a ouvert la lumière s'est éteinte. L'intérieur comportait un bobinage, avec des fils partant sous des «arcades». Ma mère n'était pas technicienne pour reconnaître ces choses, et elle n'a pas pensé de regarder si il y avait des inscriptions, modèle de pile ou autre.
A l'époque, nous avions pensé que cet objet avait été laissé par des militaires à l'entraînement (il y avait un camp pas loin, et il est arrivé que en crapahutant certains s'égarent jusque chez nous). Mais à l'époque il n'y avait pas de LEDs, batteries au lithium ou autre, ou seulement des batteries zinc-argent ou cadmium nickel chères utilisées uniquement en aviation, dans l'espace, ou dans les ballon-sondes. Mon père avait ramené de tels accumulateurs de la base, et je n'en ai jamais vu de pareils ailleurs. Ainsi, quoi qu'il ait été, cet objet n'était pas trivial. Et des années après je me demande vraiment ce que c'était, et d'où cela provenait. Malheureusement mon frère n'a pas pris soin de cet objet, qui a disparu et que je n'ai jamais vu de mes yeux.
Précisons que j'en ai aussi parlé avec Serge, ce qui me fait «deux témoins». Lui reste persuadé que cet objet était militaire, placé dans l’arbre comme repère pour l’entraînement. Mais sur notre terrain, c’est curieux.
Enfin 1969 a été l'année de ma première prise de conscience sur le sens de la vie. Cela a t-il rapport avec toutes ces choses bizarres? Ou était-ce simplement de vivre dans la nature propice? C'est vraisemblable, mais sincèrement je ne le sais pas.
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(Permalink) Ecrit en Novembre 2016.
Toulouse allait concrétiser mon intérêt pour les ovnis: il y avait une association d'enquêteurs, et bien sûr le GEPAN!
Plus précisément, cette association était la commission ovni de la Société d'Astronomie Populaire de Toulouse, qui était à l'époque dans la tour du Tournoer, 9 rue Ozenne, 43°35'50"N 1°26'47.20"E. Il y avait un abri métallique au sommet de la tour, pour le télescope, qui a été enlevé depuis. Aujourd'hui, la SAPT a déménagé dans un lieu très Tintin et l'étoile mystérieuse: l'ancien observatoire de Toulouse à Jolimont, un lieu prestigieux au 19eme siècle, mais que les professionnels ont du fuir à cause de la pollution lumineuse. Les instruments sont toujours là, entretenus en bon état, comme si on était resté en 1880. Tout fonctionne encore, et la visite est fascinante (les dimanches). Le bâtiment de la SAPT est à 43°36'43.31"N, 1°27'45.25"E, et le site internet à http://saptoulouse.net. La commission ovni était active sous la direction de Patrick Martinez, un polytechnicien. Elle fonctionnait encore récemment, mais aujourd'hui (2016) je n'en voit plus mention sur le site.
Les années 1976 à 1980 étaient extrêmement positive pour les ufologues: de nombreuses et puissantes associations réalisaient des enquêtes scientifiques de qualité, rassemblées en de vastes bases de données (sur papier, à l'époque. J'ignore si elles ont été informatisées depuis). Mais surtout, on voyait les ovnis comme quelque chose de positif (pas néfaste en tous cas) et relativement simple: des extraterrestres nous rendant visite, ce qui expliquait toutes les bizarreries par la technologie inconnue de leurs vaisseaux. Il y avait même des RR3 et des RR4 (la plupart des rencontres vérifiées par des enquêtes ont eu lieu à cette époque) montrant ce qui semblait être une prise de contact progressive, assez similaire aux protocoles que la NASA a proposé plus tard pour nos propres explorations. L'impression que nous avions était que la solution de l'énigme était à portée de main, ne dépendant que d'un «cas béton» particulièrement bien prouvé, voire d'une initiative par les extraterrestres eux-mêmes. C'est dans cet état d'esprit qu'ont été réalisés les films «Rencontre du Troisième type» et «ET», qui se voulaient des films éducatifs rassemblant les connaissances et les espoirs des spécialistes à l'époque.
Ce qui manque surtout à ceux qui sont nés depuis, pour comprendre cette époque, est que l'ufologie était sérieuse: c'était une science, une science amateur certes, mais qui appliquait des méthodes scientifiques, et qui parlait de témoignages vérifiés par des enquêtes. Surtout, l'ufologie parlait de choses positives. Il n'y avait pas encore ce fantastique effort d’intoxication médiatique et désinformation amplifiante qui a complètement démoli son image depuis. Pour commencer, l'idée que les extraterrestres seraient mauvais n'est apparue que plus tard (la première fois que je l'ai entendu mentionner était en 1981, et c'était encore très marginal). Le dénigrement raciste des extraterrestres a commencé en 1979, avec le film d'horreur «Alien», une tentative claire pour annuler l'effet positif de Rencontres du Troisième Type (1976). Ce n'était pas un cas unique, il y avait déjà eu de tels films un peu plus tôt, mais restés inconnus. Pour preuve, les gens qui ont fait ces films connaissaient bien le dossier ovni, citant des éléments de cas réels. Le premier que j’ai vu était une mise en scène simpliste du cas Antonio Villas Boas, transformé en mauvais film d’épouvante. Quelques mois plus tard, l'étoile de «Alien» est Dzeta Reticulis, citée dans l'affaire Betty et Barney Hill. Une petite vengeance quarante ans plus tard: La réalité se Saturne vue à contre-jour par Cassini, s'est avérée mille fois plus belle que la sombre planète de fiction de «Alien». Même Titan et Pluton ont dévoilé des paysages somptueux, dont personne n'avait anticipé la beauté à l'époque.
Mais surtout, les médias parlaient peu d'ufologie, et uniquement pour traiter les ufologues et les témoins de fous. Cette attitude, appelée censure, ou désinformation réductrice (ou tout simplement idiotie), est certainement malhonnête et néfaste, mais elle n'empêchait pas vraiment les gens informés de travailler, une fois qu'ils avaient compris que les médias mentent, sur les ovnis comme sur tout le reste. Alors que aujourd'hui (2016), les médias parlent au nom des ufologues pour dire n'importe quoi, détruisant ainsi l'étude des ovnis en profondeur. Ainsi, en 2016, les médias n'ont pas perdu leur capacité à «créer la réalité» (novlangue pour dire «entretenir les gens dans des illusions»), exactement comme le faisaient les soviétiques.
Mais foin des imbéciles, vous serez plutôt intéressés de savoir ce que nous faisions à la commission ovni de la SAPT. Tout d'abord, nous faisions des enquêtes sur le terrain. Je n'ai pas personnellement participé à cette activité, car il fallait avoir une voiture. Mais il y avait une formation de base à la perception de phénomènes inhabituels, très utile pour notre travail. En effet une majorité des signalements se ramène à de simples mauvaises interprétations de phénomènes inhabituels, ou des objets connus vus sous un angle inattendu. Ainsi je me rappelle d'une personne qui avait vécu une nuit de terreur, poursuivie par un «vaisseau» lumineux, et fuyant à tombeau ouvert sur les petites routes traîtresses du Lauraguais. Mais quand on lui demanda «où était la Lune», cette personne se tapa soudain le front: ce qu'elle avait pris pour un «vaisseau» n'était autre que la pleine lune, avec des nuages défilant rapidement, donnant l'impression qu'elle bougeait. Et bien sûr elle «suivait» cette personne! Un tel signalement n'a bien sûr aucun intérêt pour l'ufologie, et il n'a même pas été archivé. Mais aujourd'hui (2016) il ferait les délices de médias d'extrême droite comme Yahoo, qui le publierait bien en vue, en l'associant à leur conspirationisme adoré, entre une photo de leur cher le pen et les commentaires racistes de leur «forum».
Mais nous avons aussi eu affaire à de vrais cas «sérieux», c'est à dire crédibles et ayant résisté aux tests et vérifications. Malheureusement à l'époque je n'avais eu que peu d'information à ce sujet, entouré d'une certaine discrétion, de par la nécessité de protéger la vie privée des témoins. Normalement ces rapports d'enquête devraient toujours être dans les archives de la SAPT.
Sous la direction de Patrick Martinez, nous nous étions attelés à une autre tâche: faire une base de donnée des cas présentés dans la littérature. Il y avait à l'époque une quinzaine de livres «fondateurs» de l'ufologie, plus deux ou trois revues, qui débattaient des différentes hypothèses (Pratiquement toutes centrées sur les extraterrestres, certains ayant une approche plutôt scientifique, d'autres plutôt spirituelle) Tous présentaient «des cas», soit des classiques, soit des nouveautés. Patrick pensait qu'il serait utile de pouvoir comparer rapidement les cas, pour pouvoir faire des corrélations et des études statistiques. Le format choisi était de petites fiches en bristol présentant chaque cas de manière succincte, sans oublier les classiques indices de crédibilité et d'étrangeté. Le premier indique dans quelle mesure le cas est fiable, selon les sources et le sérieux de l'enquête. Le second indique dans quelle mesure il est extraordinaire, et donc susceptible de vraiment représenter un phénomène inconnu. J'ignore ce que ce fichier est devenu aujourd'hui, si il est toujours à la SAPT ou si Patrick l'a gardé (je n'ai plus de nouvelles de lui, et je ne le trouve plus sur Internet. Ajouté en 2025: un email à la SAPT à ce sujet est resté sans réponse). De toutes façons l'utiliser sans ordinateurs aurait demandé beaucoup de travail, et l'informatiser aussi. Si tant est qu'il reste quelqu'un pour faire de telles études, après la démolition systématique de l'ufologie amateur par les médias et leurs chers conspirationnistes.
Nous faisions aussi des commentaires des livres publiés à l'époque. C'était nécessaire, car l'archéologie fiction et les pseudosciences essayaient déjà de contrôler le domaine. A l’époque elles étaient cantonnées à des milieux marginaux, mais la publication des livres sérieux dans les mêmes collections que les calembredaines en faisait déjà un problème: beaucoup de gens refusaient de lire les livres sur les ovnis, rien qu'en voyant qui les publiait.
Je me souviens d'avoir ainsi commenté un livre prétendant montrer des photos d'activités extraterrestres sur la Lune. J'avais du conclure que, malgré toute ma bonne volonté et mon ouverture d'esprit, je n'était pas arrivé à discerner quoi que ce soit d'artificiel sur ces photos, seulement des pierres et des rochers. Une conclusion pondérée et polie, mais sans concessions. On a bien trouvé des choses inexpliquées sur la Lune depuis, telles que la Ina Caldera, les TLE et les aurores observées par certains équipages Apollo. Mais rien n'indique que ces choses soient artificielles.
Xxx J'avais eu aussi à commenter une nouveauté: le fameux livre de Bertrand Méheust, «science fiction et soucoupes volantes», où il a exposé sa thèse «psychique»: le mode d'apparition, scénario et contenu des apparitions d'ovni reflète certains contenus de l'esprit humain. Une thèse qui, à l'époque, a sans doute du irriter les tenants de l'hypothèse extraterrestre «bolts and nuts» (Littéralement: «écrous et boulons», signifiant que les soucoupes devaient nécessairement être des machines matérielles, utilisant juste une technologie inconnue). Je m'étais là aussi contenté de décrire la thèse, qui, aussi bizarre qu'elle nous paraissait à l'époque, rendait bien mieux compte que les machines de toutes les étrangetés des témoignages. Ce livre ouvrait en effet la porte aux hypothèse de John E. Mack, que je reprend dans mon livre «Epistémologie Générale», comme quoi l'apparition d'un «ovni» serait un «domaine» (au sens des physiciens), où les lois de la physique seraient modifiées d'une manière permettant à la conscience d'interférer avec le monde matériel. Bien sûr à l'époque personne n'envisageait de telles choses (même les «domaines» étaient encore inconnus), mais le livre de Méheust n'était tout de même pas une surprise totale: plusieurs auteurs avaient déjà remarqué (Henri Durant je crois) que le contenu des expériences, en particulier RR3 et RR4, reflétait en quelque sorte le psychisme du témoin, certains voyant des personnages angéliques et bienveillants, et d'autres des nabots inquiétants.
Par contre nous avions unanimement descendu en flammes le livre de Pierre Monnerie «La nouvelle ufologie», qui n'était qu'une tentative bien trop évidente de sabotage par l'intérieur. Par exemple dire que un objet volant non identifié n'était «pas conceptuellement un ovni», n'était qu'une manipulation mentale grossière, une tentative pour brouiller les concepts entre «mal compris» et «non identifié». On sait aujourd'hui que Monnerie n'était pas un ufologue, mais qu'il avait fréquenté ces milieux pour pouvoir se présenter comme l'un d'eux. De plus il a été publié par un éditeur différent des autres livres sur les ovnis, hostile à ce genre des choses. Déjà à l'époque Monnerie avait semé le trouble chez les ufologues (pour la plupart des scientifiques amateurs peu au courant des manipulations mentales utilisées en politique). Mais surtout il a pavé la voie royale aux médias, qui n'avaient plus qu'à présenter l'ufologie comme une théorie conspirationniste, et les conspirationnistes comme les ufologues. Le tout bien entendu sans aucune enquête ni vérification. C'est bien ce qui fait la force du mensonge, que de ne pas dépendre de preuves pour «exister». Alors que la vérité dépend de preuves, d’enquêtes, de témoins, toutes choses qui peuvent être détruites.
Je dois préciser également que Patrick n'était pas qu'un ufologue. A l'époque il travaillait comme ingénieur au CEAT (centre de tests techniques situé à l'est de Toulouse), et il était surtout une figure connue de l'astronomie amateur en France, participant à des expériences et écrivant des livres, notamment un guide de l'astronomie amateur. Je l'ai revu depuis, à l'époque où je travaillais au CNES, vers 1990, et il avait créé un magasin de télescopes et instruments d'astronomie, boulevard Carnot. Malheureusement ça n’a pas été un succès: l'astronomie amateur n'est pas assez répandue pour justifier un magasin dans un lieu aussi cher.
Si je n'ai jamais vu d'ovni, j'ai quand même une fois eu le «grand frisson», alors que j'habitais Rue des Couteliers à Toulouse. C'était un appartement meublé, avec plusieurs lits. J'avais opté pour un, mais pour quelque raison, un soir, j'étais dans un autre. Me retournant, je vois soudain, flottant à un mètre au-dessus de moi, un objet cylindrique noir, ressemblant étonnamment aux images d'ovnis «en cigare», tels que popularisés par une photo de Georges Adamsky. C'était sidérant, un peu effrayant, et surtout très intéressant! Toutefois l'illusion s'est rapidement dissipée: ce que je voyais était une sorte de fenêtre en demi-lune, dans le mur au-dessus de moi, donnant vers une autre pièce obscure. Mais ça rendait très bien! Ainsi, si je n'ai jamais «vu d'ovni», j'ai quand même eu l'excitation de ceux qui en voient, même si pendant deux secondes seulement!
◀️ Voir cette section, dans la page de mon premier séjour à Toulouse
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