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Epistémologie Generale        Chapitre VI-9       

 

Chapitre VI-9 Culture, art et esthétique

 

(Permalien)

Position du problème

(Permalien) Cette question faisait l’objet d’un long et laborieux chapitre 57 dans la version 1 de ce livre. Cette nouvelle version pourrait se résumer en cette simple phrase: un des buts fondamentaux de la conscience est de jouir la beauté.

Bien entendu, chacun y accordera plus ou moins d’importance, ou recherchera plus ou moins tel ou tel genre de beauté. La définition même de la beauté n’est pas en tout ou rien, mais est souvent en logique graduée (chapitre I-3), voire en logique Yin☯Yang (la beauté ou la laideur d'un élément dépend de son association avec d’autres éléments). Mais notre approche scientifique de la question va nous montrer qu’il reste tout de même un noyau dur de choses qui sont intrinsèquement belles ou intrinsèquement mauvaises. (Par exemple aucune couleur est intrinsèquement laide, mais il y a des associations qui le sont toujours).Tenter alors de faire croire que la beauté est une convention, ou dénigrer son importance, participe alors de la destruction du bonheur, voire du déni de l’esprit humain lui-même.

Et c’est effectivement ce que tentent de faire beaucoup de gens: prétendre que la définition de la beauté, de l’art ou de la culture serait arbitraire, simple convention sociale, voire construction idéologique.

 

Que l’idéologie prétende définir l’art n'est pas une nouveauté. Mais aujourd'hui elle a pris du toupet, en cette époque spirituelle de reconquête de notre droit au bonheur. Ces torsions idéologiques sont visibles jusque dans le vocabulaire, par exemple dire «maisons de la culture» au lieu de «maison de l’art», ou l’affaiblissement de la définition de l’art jusque dans les dictionnaires: la musique, encore définie vers 1950 comme «art d’arranger les sons de manière agréable», est aujourd’hui novlanguisée en simplement «art d’arranger les sons». L’art dit «contemporain», avec ses formes géométriques glaciales et ses arches carrées, exprime clairement ce rejet de toute sensualité et la totale absence de nuances, tous deux liés à l’idéologie rationaliste (voir chapitre II-6 pour le sens exact que je donne à ce mot). Reflets inversés Yin☯Yang du précédent, rap et tags, anti-arts recherchant délibérément la laideur, expriment le dénigrement pornographique du corps, la violence raciale et sexiste des bandes fachistes des cités, le refus de la gentillesse, etc. On a même un «juste milieu» dans le mal: ces musiques sirupeuses anesthésiantes, tristes ou émotionelles sans cause, qui bavent inlassablement des médias et des supermarchés. Que toutes ces choses soient imposés partout par le système montre clairement qu’il est aux abois: il leur faut coûte que coûte empêcher les gens de s’approprier la beauté, et tout ce qui va avec: gentillesse, altruisme, sensualité, etc.

 

Bien entendu, cette définition relativiste de la beauté va directement à l’encontre des exigences de nos consciences. Elle constitue donc, non seulement une escroquerie intellectuelle, mais en plus un crime contre l’humanité: nous faire croire que nous aimons ce monde laid et déstructuré, inhumain et dangereux: maisons boîte à chaussure, pelouses rasées, buildings incongrus, carrés et même maintenant biscornus, musiques violentes et cacophoniques, bruit partout, nature Disneyifiée, drogues destructrices de la conscience, tags qui nous crèvent les yeux, rap qui nous sodomise les oreilles, pornographie anti-amour, politiciens qui changent de femmes comme de chaussettes, etc.

Toutefois j’ai pensée que, contrairement à la version 1 où je consacrait presque tout le chapitre aux critiques précédentes, il valait mieux se consacrer au positif: pourquoi la beauté constitue un moyen important de notre bonheur, et comment en profiter. Et dans une étude scientifique, il faut commencer par les bases biologiques et les bases spirituelles de cette beauté. Puis nous verrons toute la complexité de ce que les vrais artistes bâtissent sur ces bases, et l’usage légitime de l’art par la société.

Section I Les bases objectives de la beauté dans la conscience

(Permalien) Ces bases sont objectives dans ce sens qu'elles sont ce que nos consciences demandent, leur «nourriture» en somme. Bien entendu un individu donné peut préférer une partie de ces bases, selon sa culture et son humeur, juste comme les gens préfèrent différentes nourritures. S'agissant souvent de dialectiques Yin☯Yang, ces préférences peuvent même changer selon l'humeur, la culture, etc. Mais «aimer» quelque chose hors des bases reste toujours malsain, signe de problème psychologique.

Je décris ces bases dans ce sous-chapitre, puis entrerai dans les justifications plus loin.

Les couleurs

(Permalien) Les belles couleurs sont les couleurs pures de l'arc-en ciel, ou couleurs angéliques. Si les couleurs sont intenses, les contrastes entre opposées peuvent être désagréables. C'est pourquoi l'art les adoucit souvent avec la technique du pastel, éclairsie avec du blanc, ou avec une couleur dominante. Alors elles s'harmonisent toujours: effet d'arc en ciel, ou d'iridescence. Mais ces couleurs pâles peuvent donner une impression de faiblesse. Personnellement, j'utilise la technique de Fragonard, éclaircissant ou évitant les proximités désagréables, ce qui résulte en un art joyeux et coloré. Ce procédé était également utilisé dans les grottes d'Ajanta. A ces époques, les peintures de basse qualité trahissaient souvent l'intention des artistes, mais aujourd'hui l'acrylique ou l'art électronique permettent une totale liberté de couleurs pures.

Les couleurs faiblement désaturées (mélangées avec du gris) sont acceptables, ou plus réalistes (au niveau des ombres en particulier). Mais la désaturation produit vite une forme de tristesse, surtout si elle dépasse la désaturation réelle. Associer ensemble des couleurs fortement désaturées donne une impression de saleté, voire de satanisme. Il existe toutefois de nombreuses exceptions connues des artistes, comme les bruns, forcément désaturés. Mais certains bruns peuvent s'harmoniser avec des couleurs pures de l'arc en ciel. Certaines couleurs peuvent s'harmoniser, par exemple des à-plats noirs avec des couleurs pures saturées. Ou encore des couleurs sombres peuvent rendre certains matériaux comme la soie, si on prend soin de respecter leur lumière intérieure.

Les sons

(Permalien) Les sons ont de multiples composantes: les timbres, les harmonies (accords), les mélodies, chacun ayant sa propre pertinence et ses propres effets. Les sons sont, encore plus que les couleurs, porteurs de vibration. Mais ils peuvent aussi porter des émotions.

En gros, les sons se décomposent toujours en plusieurs fréquences. Quand ces fréquences sont avec des rapports simples, le son est harmonieux et plaisant. Des différences de fréquences faibles, ou des fréquences réparties au hasard, font des sons discordants, grinçants, métalliques. A la base, un son harmonieux est plaisant, alors que les sons discordants sont énervants ou excitants. Une fréquence pure est aussi déplaisante.

Mais si les timbres transportent la vibration, ce sont surtout les mélodies qui transportent les sentiments. La raison en est que, chez tous les mammifères, des modulations de fréquence vocale servent à exprimer les sentiments. Notre sens de l'empathie, avec ses circuits nerveux spécifiques, interprète alors les sons modulés, en provoquant le même sentiment en nous. C’est ce qui fait de nous des êtres sociaux, capable d’échanger nos sentiments. Les artistes ont bien remarqué le phénomène, et l’ont mis à profit dans les musiques, l'opéra, les films, etc. pour accompagner l'action des sentiments correspondants. L'effet peut être considérable, et certaines musiques peuvent même être dangereuses, jusqu'à provoquer le suicide.

A l'inverse, des sons en théorie non pertinents, comme les chants d'oiseaux, sont agréables. La raison peut en être une co-évolution, ou le fait que les entendre signale une absence de menaces. La meilleure preuve en est que, au contraire, les cris des rapaces sont stridents et sinistres.

Les odeurs

(Permalien) A la base les odeurs servent à reconnaître la nature chimique des matériaux qui nous entourent. On peut les classer en trois catégories:

- Les odeurs angéliques, comme les fleurs ou les fruits. Pourquoi le parfum des fleurs est angélique est un mystère intéressant, que nous verrons plus loin dans ce chapitre.

- Les odeurs terrestres: pain, peau (propre), cuisine, bois, humus, pluie, etc.

- Les odeurs diaboliques (figurativement, parfois littéralement): corps sale, excréments, putréfaction, brûlé, chair brûlée, certains produits chimiques (la puanteur d'un produit est souvent en rapport avec sa toxicité, même pour un composé n'existant pas dans la nature. Mais il y a des exceptions)

Nous verrons plus loin l'importance des soins du corps pour notre propre odeur.

Les goûts

(Permalien) On peut classer les goûts de la même façon que les odeurs. Leur utilité physiologique est plus directe. Toutefois les goûts «angéliques» sont plus rares.

- Les goûts angéliques, fruits, certains arômes.

- Les goûts terrestres: nourriture, légumes, peau propre, pain, etc.

- Les goûts diaboliques: saleté, excréments, corps sale, pourriture, viande, vin, tabac, brûlé.

On notera que, bien plus qu'avec les odeurs, notre sens du goût s'adapte aux nourritures disponibles, et même à notre état intérieur (organique). Ce phénomène, appelé alliesthésie, est une extension qualitative du sens de la faim (besoin en quantité). Il est mis à profit par exemple dans la transition végétarienne: remplacer préemptivement la viande par des céréales appropriées déplace la faim de viande vers les céréales. Il est alors possible de stopper la viande facilement, sans éprouver de fringales.

 

Les vibrations, les ambiances

(Permalien) L'atmosphère, ou l'ambiance d'une réunion de personnes, ou d'un lieu, nous renseigne immédiatement sur ce à quoi on peut s'attendre: accueil, amour, respect, ou au contraire humiliation, trouble, rejet, violence. C'est ce que l'on appelle la vibration, qui peut être très forte, attachante ou incommodante. (Nous définissons les vibrations au chapitre V-17). La principale activité des artistes est de créer des vibrations dans leurs romans, films, dessins, etc. Les lecteur choisissent alors des oeuvres qui satisfont leurs besoins en vibration. Et comme pour la nourriture physique, les goûts en vibration peuvent être pervertis... ou rééduqués.

Les bonnes ambiances sont la pureté, le calme, la gentillesse, l'entraide, l'amour, etc.

Les mauvaises ambiances résultent de l'égocentrisme, l'agressivité, la colère, la frustration, a paresse, l'apathie, etc.

Section II Les bases biologiques de la beauté

(Permalien) Tout comme le désir sexuel (chapitre VI-5), le sens de la beauté a une base biologique: des dizaines de millions d’années d’évolution Darwinienne nous ont doté de circuits nerveux sensibles à certains éléments de notre environnement, et qui produisent des sensations de plaisir ou de déplaisir, idéalement selon que ces éléments sont utiles ou dangereux. Il s’agit donc d’un instinct, au sens défini au chapitre V-16.

Cet instinct note bien sûr la nourriture comme positive, mais aussi le beau temps, le soleil, le corps des partenaires, les enfants (c’est la raison pour laquelle leurs mimiques et maladresses nous attendrissent), les animaux utiles, etc. Et il donne bien sûr une note négative aux prédateurs, ennemis, excréments, saleté, maladie, plantes toxiques (que notre sens du goût marque souvent comme mauvais), le mauvais temps, la pourriture, les marécages, etc. Même nos visages montrent nos émotions plaisantes ou déplaisantes aux autres: haine, colère, joie, amitié, tendresse.

Ce qui précède suffit déjà à expliquer la plupart de nos appréciations, et pourquoi les modifier peut conduire à des problèmes, comme de faire aimer des choses dangereuses.

 

Toutefois notre sens de la beauté n’est pas si simple.

 

En effet, il n’est pas identique d’une personne à l’autre. Comme tout instinct. Ceci s’explique aussi de manière très Darwinienne: des réactions diverses à une situation augmentent les chances de survie du groupe, si ce n’est de chaque individu.

Notre sens de la beauté est aussi capable d’adaptation à notre environnement spécifique. Cela est particulièrement vrai pour la nourriture: les gens aiment ce dont ils ont été nourris étant enfants, même si d’autres trouvent ça répugnant. Nous avons vu cela plus haut à propos du sens du goût, et comment on peut l’utiliser, par exemple pour devenir végétarien plus facilement. D’une manière générale, cette adaptation naturelle du sens de la beauté est ce qui permet les préférences culturelles liées à un groupe. Sans pour autant réduire les préférences personnelles.

Le goût joue aussi sur les contrastes. Un sauna est bienvenu après le froid, alors qu’une douche froide est appréciée après la suée. Ces différences d’appréciations s’appellent le sens alliesthésique, qui module aussi notre appréciation des aliments, de l’effort, du sexe, etc. en fonction des besoins variables de notre corps. Mais on le retrouve aussi dans nos goûts artistiques: même si on aime une musique, écouter toujours la même devient vite lassant. On a donc besoin d’une variété de styles, de décors, de paysages, etc. Il faut donc penser à la beauté comme on pense à des aliments: il faut «changer de plat»: changer d’ambiance, changer de style, de culture, de continent, de climat, etc. Ainsi les mondes paradisiaques proposent-ils probablement de nombreuses expériences, avec moyen de passer de l’une à l’autre, un peu comme le font déjà les mondes virtuels.

 

Un troisième élément s’ajoute à ces causes d’origine génétique ou sociale: chacun peut modifier ses goûts, pour diverses raisons non liée à la survie: s'intégrer à un groupe, lors de son entraînement spirituel, ou par pur hédonisme.

Nous avons détaillé ce processus au chapitre VI-5 sur la sexualité, où il conduit à une recherche du plaisir modifié dans les «sexualités alternatives», expression que j’avais soigneusement choisie pour éviter toute connotation péjorative (en 2015…). Malgré la légitimité de cette quête, on a vu que certaines formes de sexualité alternatives sont quand même à déconseiller, et même certaines sont à interdire (viol, pédophilie…). Il en va de même dans le domaine du goût: bien que la beauté puisse surgir de permutations inattendues, certaines modifications sont clairement des perversions du goût, qui nous font aimer des choses nocives ou dangereuses (vin, tabac, viande...). Spirituellement, une telle perversion nous fera nous attacher à des vibrations basses (chapitre V-17), ce qui peut être un sérieux obstacle à notre évolution, voire nous forcer dans un après-vie désagréable.

Bases biologiques de la beauté des fleurs

(Permalien) Peu de scientifiques se sont demandé pourquoi nous trouvons les fleurs belles, malgré l'absence de pression évolutive pour ce faire. La réponse à cette question est pourtant de la plus haute importance: beaucoup de choses dépendent de la réponse.

Il n’y a en effet pas d’explication adaptative Darwinienne claire à la beauté des fleurs, des papillons, des chants d’oiseaux, de la neige, des étoiles, de l’arc-en ciel, etc. Et on ne peut pas non plus invoquer de politique ni de manipulations des médias: ces goûts sont aussi observables chez les animaux, où elles conditionnent même leur évolution depuis plusieurs dizaines de millions d’années.

 

En effet, il y a 65 millions d’années, dans un monde dévasté par le cataclysme de Chixculub qui vient d’éliminer les dinosaures, un Nouvel Age commençait: le cénozoïque, qui a vu apparaître d’extraordinaires nouveautés: fleurs, oiseaux chanteurs, papillons, etc. Ils introduisirent la beauté des couleurs et des chants, là où auparavant n’existait que la brutalité des reptiles, dans des forêts silencieuses d'un morne vert uniforme. Plus subtil, mais encore plus important, les parents commencèrent à s’occuper de leurs petits, au lieu de simplement laisser leurs œufs sans surveillance. Ce qui força à son tour l’apparition de l’altruisme, du sens de la famille, des tribus. Au niveau de l’écologie, apparut aussi la co-évolution, où des espèces différentes collaborent et s’entraident, au lieu de se poser en compétiteurs (selon le système fachiste prédateur-proie).

 

Bien sûr les scientifiques invoqueront une évolution Darwinienne. Mais il manque un élément: rien ne poussait la vie dans cette direction. La cause est donc autre: spirituelle, c’est à dire le résultat d'une action des consciences, qui ne doit donc plus rien ni à l’évolution Darwinienne, ni à la neurologie. Bon je sais que l’idée d’animaux spirituels va choquer tous les bigots, religieux comme athées. Mais dans ce livre je ne suis plus à ça près. Bien sûr, aucun animal ne s’est assis en lotus pour méditer (jusqu’à récemment, mais ça aussi ça va changer). Mais la direction de leur évolution montre clairement une influence de cet ordre: recherche de la beauté, des couleurs, apparition de l’altruisme, de la coopération, etc. On peut même se demander dans quel ordre est la relation de cause à effet: une adaptation aux nouvelles formes de gestation aurait permis l'altruisme, ou au contraire ce serait l'apparition de l'altruisme qui aurait permis aux nouveaux mammifères de prendre soin de leurs petits. D'après le fonctionnement du libre arbitre tel que je l'explique au chapitre V-3, l'altruisme a du apparaître en premier, même sous une forme purement instinctive (programme neuronal) pour pouvoir ensuite être choisi par des consciences.

 

Ce qui s’est probablement passé est que les plantes, dès qu’elles ont su faire des fleurs colorées pour attirer les insectes pollinisateurs, en ont aussi profité pour créer des fruits colorés et nourrissants, afin d’attirer les mammifères et les oiseaux, pour qu’ils répandent les graines. On constate en effet que les couleurs, les parfums et les goûts des fruits constituent une signalétique complexe, destinée à attirer un herbivore au moment opportun, ni trop tôt ni trop tard, juste quand les graines sont prêtes. Et, si ces fruits sont attirants, nourrissants et faciles à manger, les graines au contraire ont une variété de systèmes pour les faire avaler sans mâcher: goûts amers, coques dures pour ne pas être broyées par les puissantes molaires des herbivores, surfaces lisses voire lubrifiées pour survivre au transit intestinal et profiter du voyage au chaud pour aller germer réellement au loin de la plante mère. On a donc bien une co-évolution, qui profite aux deux partenaires. Pour preuve, les plantes ne se moquent pas de nous: leurs fruits sont effectivement nourrissants, riches en sucres et en vitamines.

Pour que cela fonctionne, l’évolution Darwinienne a dû doter les animaux de circuits nerveux ouvrant l’appétit à la vue des fruits, ou par leur goût, leur parfum. Toutefois ces circuits détecteurs de fruits ne pouvaient pas facilement discriminer les fleurs des fruits. C'est donc une explication simple de pourquoi la vue des fleurs nous serait aussi agréable, c’est à dire que nous les trouvons belles. On peut tout de même supposer que l’évolution Darwinienne ait appris aux premiers mammifères à respecter les fleurs, comme promesses de fruits futurs. On ne voit en effet jamais d’animaux frugivores tenter de manger des fleurs. Seuls des humains révoltés contre la vie saccagent les fleurs. Les fleurs sont sacrées dans toute la biosphère!

Et tant qu’à y être, les algorithmes de ces circuits nerveux ne pouvaient pas discriminer les autres objets colorés, les étiquetant aussi comme beau, en vrac: arc-en ciel, plumage des oiseaux, neige, étoiles, etc.

La spiritualité entre dans l’équation à partir du moment où des circuits nerveux font naître des goûts ou des émotions dans des consciences, d’abord animales, puis humaines. En effet, la montée des fleurs au début du cénozoïque (-65 millions d’années) est rapidement suivie par l’apparition des oiseaux chanteurs ou colorés (-55 millions d’années), des papillons (-40 millions d’années), etc. Par un biais très simple: la sélection des plus beaux partenaires lors de l’accouplement. Ainsi, pour la première fois dans l’Histoire de la Terre, on a échappé aux déterminismes proie-prédateurs grossiers, pour une évolution basée sur la recherche du bonheur et de la beauté, et non plus de la survie du plus fort.

On remarquera que à ce stade, les Humains n’ont joué aucun rôle (puisque nous n’existions pas encore). Même les animaux individuels n’ont pas joué de rôle conscient: C’est la biosphère en son entier qui a ressenti et intégré la beauté! On approche ici l'hypothèse Gaïa forte, où la biosphère en son entier est l'hôte d'une conscience. Les personnes spirituelles connaissent cette conscience sous le nom de Logos Planétaire, chapitre V-7.

Bases biologiques de la beauté de la musique et des chants d'oiseaux

(Permalien) Les oiseaux, tout comme les fleurs, n'apportent aucun bénéfice Darwinien à l'humain. Pourtant nous les trouvons beaux. Enfin presque tous.

Il y a bien sûr des exceptions, comme les corbeaux qui ont un chant rauque, car ils utilisent une technique d'étalement de spectre pour se reconnaître même en environnement bruité, où de loin. Toutefois ces sons ne sont pas intrinsèquement angoissants (L'affirmation que les corbeaux sont lugubres est bien sûr culturelle). Par contre les rapaces ont un son qui évoque angoisse et danger. Ils étaient probablement dangereux pour les jeunes singes, dans la savane. Ils l'ont toujours été pour les fermiers.

Sinon, les oiseaux dits chanteurs utilisent des notes multiples ou des glissandos. Ce sont ces derniers que nous trouvons beaux.

La seule raison Darwinienne que je vois est que ces chants ne se produisent que dans un environnement paisible, et donc ils sont rassurants. Mais cela ne me paraît pas suffisant: les chants d'oiseaux transportent des émotions intenses et multiples. Il est tentant de penser qu'ils ressentent les même émotions que nous, et c'est fort plausible, puisque leurs chants servent surtout à la cour. Pour preuve, une anecdote personnelle: le chant des mésanges est un des plus beaux, porteur de gaîté ou de sérénité. Mais un jour j'ai du monter sur un arbre pour protéger un nid de mésange et leurs petits. Me voyant, les parents tournaient autour, et leur chant était alors triste!!

 

La raison plus profonde serait à rechercher dans nos propres sons: avant que nos ancêtres ne développent le langage, ils communiquaient par des sons: cris, pleurs, babil, etc. qui leur servaient à faire connaître leur état émotionnel. Ces sons ont donc formé un code, en mélodies, que notre cerveau comprend toujours, et qui est propre aux mammifères. On constate donc:

- Les sons formant des accords (rapports entiers de fréquence, dits harmonieux) sont ressentis comme beaux (tristes ou gais), alors que les sons discordants (produisant un battement audible) sont désagréables, énervants ou dérangeant. Une raison pourrait en être le fait de vocaliser à l'unisson, lors d'un bon moment dans une tribu, alors que lors d'une chamaillerie chacun vocalise pour lui.

- Les sons de la nature ou d'instruments acoustiques sont plus agréables ou rassurants, alors que les sons métalliques, riches en fréquences dissonantes, sont désagréables. Encore que des métaux bien arrangés (ou des circuits électroniques) peuvent se retrouver dans la catégorie harmonieuse.

- Des arrangements de notes successives (mélodies, et dans une certaine mesure les sons simultanés des accords) sont décodés par notre cerveau, qui y engendrent alors les sentiments correspondants. Ce qui explique très bien le fantastique pouvoir évocateur de la musique, que les compositeurs ont su mettre à profit depuis des siècles pour exprimer des émotions.

- Que nous comprenions aussi les états affectifs des animaux (qui ont le même code) voire même des oiseaux (je l'ai observé sur des mésanges alors que je travaillait sur leur nid pour le protéger: leur chant ordinairement joyeux était alors triste).

- On peut penser que des extraterrestres n'auraient pas forcément le même code. Mais il y a aussi des raisons de penser qu'ils pourraient avoir des points communs, si la création du code repose sur certains impératifs, comme avec les sons harmonieux ou discordants. Ainsi de la musique extraterrestre nous paraîtrait belle, mais pas forcément exprimant le sentiment prévu. Encore que l'on puisse argumenter pour un code identique.

-Qu'un code cohérent entre espèces soit apparut indique qu'il y aurait eu co-évolution: c'est toute la biosphère qui aurait évolué pour créer ce code.

 

Ces explications biologiques ou neurologiques ne sont toutefois pas suffisante pour répondre à toutes les questions. En effet, il reste beaucoup d'arbitraire dans le code, et dans la beauté en général.

De plus on voit mal comment des formes de beauté similaires seraient apparues simultanément sur des continents séparés, avec seulement une évolution Darwinienne. En effet, les Amériques ont largué les amarres du reste du monde il y a 60 millions d'années (on ne trouve pas de date plus précise sur wikipédia que «le début du Cénozoïque», soit un peu moins de 65 millions d'années), et l'Australie depuis encore plus longtemps. Soit avant l'apparition de la beauté. Cela suggère qu'il y aurait bien eu une influence globale de la conscience des habitants, sans communication matérielle.

La preuve définitive ne peut toutefois être obtenue que par une étude complexe de la chronologie d'apparition des différentes formes de beauté: si elles apparaissent simultanément sur des continents séparés, alors l'explication spirituelle s'impose.

Il se pourrait même que l'on ait eu une influence spirituelle extraterrestre. Voire que cette influence tenterait encore de nous guider aujourd'hui. Si c'est le cas, alors les bases expliquées dans ce chapitre ne seraient pas propres à notre planète, mais des données universelles. Ce qui est fort logique, au fond, si de toutes façons les êtres de toutes les planètes doivent se retrouver dans l'au-delà.

La relation avec le corps

(Permalien) Nous passons 100% de notre temps dans notre corps, et que c'est presque toujours la première chose que nous découvrons chez les autres. D'où l'importance de:

- Son aspect, que nous verrons un peu plus loin.

- La liberté d'usage, par la contraception et le contrôle du désir sexuel, chapitre VI-5.

- La garantie d'usage, par la santé et la longévité.

- La liberté d'aspect, que nous verrons aussi un peu plus loin.

- La liberté de race, ce qui implique de les conserver, voire de les protéger contre un métissage qui les feraient toutes disparaître. Il y a même fort à parier que d'autres apparaîtront, soit naturellement, soit par manipulation génétique. Au long terme, on pourrait voir l'apparition de différentes espèces, soit issues des Humains, soit des animaux obtenant à leur tour l'intelligence nécessaire.

Le corps, la spiritualité et l'hédonisme

(Permalien) D'une manière générale, la spiritualité apprend à éliminer l'attachement au corps. C'est une bonne chose en soi, mais cela ne veut pas dire que l'on doive effectivement renoncer au corps ou à ses fonctions. L'hédonisme au contraire cherche à tirer le meilleur parti du corps, en termes de plaisir et de bonheur. Ce qui implique de pouvoir mieux entretenir le corps, voire de le modifier.

Toutefois la spiritualité aura toujours le dernier mot, de par la mort et l'impermanence du corps. Même sans attendre cette fin, le simple fait de vivre ensemble demande bien quelque entraînement.

 

Donc une des principales activités de ce sous-chapitre serait un hédonisme spirituel, en deux points:

1) se préparer à une après-vie heureuse, dans des paradis et dans des corps merveilleux

2) s'entraîner ici et maintenant à de meilleures relations avec les autres, par la psychoéducation (chapitre V-12), et plus précisément à mieux apprécier et exprimer la beauté.

Pour apprécier la beauté, on peut imaginer de nombreuses méthodes à base de visualisations et de méditations. Mais aussi des visualisations concrètes, par l'art, le cinéma, les mondes virtuels. Ceci est déjà ma principale activité, mais il y a fort à parier que ces activités prendront de plus en plus d'importance, comme application concrète de la spiritualité, en parallèle avec la spiritualité libératrice: une spiritualité qui apprend à vivre ensemble, et à mieux profiter de la vie, sans frustration ni agressivité.

C'est un peu (mais pas exactement) ce que fait le Bouddhisme de la Terre Pure. Toutefois on aurait tort de le considérer comme purement hédoniste: le principal déterminant de l'après vie reste notre état d'esprit, lui-même résultant de nos actions passées. D'où la base requise, aussi exigeante que pour les autres formes de Bouddhismes plus ascétiques: des actions altruistes, vertueuses, et une moralité irréprochable. Une chose qui manque souvent aux hédonistes, au point que l'hédonisme est souvent confondu avec l'immoralité.

Je pense que les maîtres spirituels hésiteront à enseigner une spiritualité hédonique: tout le monde sait très bien que si on offre ensemble dans un seul paquet: libération spirituelle, altruisme, psychoéducation, beauté, sagesse, paradis, et sexe, alors 99% des gens n'entendront que «sexe», et se dépêcheront d'ouvrir le paquet et jetant tout le reste. Même les Bouddhistes de la Terre Pure évitent de parler de la vie dans les dites Terres Pures, et les représentations en sont rares. En effet, faire passer le désir avant l'esprit peut effectivement mener rapidement à de profondes perversions de la spiritualité, comme avec les Raëliens et leur «méditation sensuelle», ou les promesses de vierges de paradis motivant des actes terroristes. J'ai du moi-même renoncer à avoir une version «adulte» de mon groupe Elf Dream dans les mondes virtuels. Il attirait des gens bizarres, et si il faut commencer par mettre les membres d'un groupe en garde contre les autres membres, alors ce n'est pas la peine de faire un groupe. J'ai donc préféré ne pas le recréer après la fin de Inworldz. Même sans de telles déviations, le désir charnel n'est tout simplement pas la bonne motivation pour aborder la spiritualité. Il y a donc de fortes chances que le sexe spirituel ne reste qu'un choix personnel, que les enseignants spirituels éviteront de cautionner et même de mentionner.

Il n'en reste pas moins qu'une relation amoureuse heureuse est une aide énorme, mise à profit dans certains Tantras pour créer de l'énergie.

 

Un point important serait de lever certains tabous concernant le corps. Bon, la vue du corps ou de ses fonctions n'est pas toujours agréable, mais au minimum il ne faut plus envoyer le gens en prison pour une peccadille. Je propose au chapitre VI-5, sous-chapitre «naturisme», que la nature soit «privée»: si on tombe sur des gens nus ou en train de faire l'amour, c'est à nous de ne pas les déranger, et non pas à eux de s'enfuir dans la honte.

Dans le même chapitre est étudié le cas de certaines pratiques sexuelles, qui posent le problème des vibrations crades qui y sont souvent associées. Là aussi des recherches scientifiques sont nécessaire pour limiter le problème et permettre la liberté sans en payer un prix inutile.

 

Mais la principale conclusion ici est de visualiser la sexualité comme quelque chose de magnifique: beauté du corps, des couleurs, parfums délicieux, amour enthousiasmant, pureté des énergies menant à la magie. Bien sûr la réalité physique ne suit pas. Mais comme de toutes façons elle est provisoire, cela n'est pas important. Nous pouvons faire ces visualisations dans les livres, films, mondes virtuels, etc. Toutefois les représentations sexuelles proprement dites peuvent encore être déformées par des yeux pornos, aussi je pense qu'il vaut mieux les éviter.

Les odeurs corporelles

(Permalien) Dans ce sous-chapitre, j'évite autant que possible de rentrer dans des détails peu ragoûtants. Mais il y a des choses à savoir, en particulier que sentir mauvais n'est pas une fatalité. Et dans un monde de beauté sensuelle, avec les ingrédients nécessaires disponible partout, ce serait même plutôt plouc. Mais il y a encore des choses que tout le monde ne connaît pas encore. Voyons en détails, zone par zone:

☺Le corps en général ne nécessite pas trois douches par jour, mais au moins un savonnage de temps en temps. La fréquence dépend des gens, mais aussi de l'entourage: la promiscuité d'un couple étant plus exigeante.

☺La même remarque vaut pour le linge, la literie, etc.

☺La bouche nécessite au moins un brossage par jour, pour éliminer la plaque dentaire génératrice d'odeurs, mais aussi de caries et d'infection des gencives (parodontite). Si cela ne suffit pas, consulter un dentiste. Et bien entendu bannir alcool, viande, tabac, etc.

☺Les aisselles ont une odeur naturelle qui ressemble à celle du pain. Elle peut être acceptable selon le contexte, mais il est difficile de s'en défaire, à moins d'utiliser des déodorants. Par contre une odeur âcre, ou style «vestiaire de foot» indique que la flore bactérienne est contaminée par des bactéries productrices de ce genre d'odeur. Je le sais, car en ce qui me concerne ces odeurs sont apparues après que l'on m'ait forcé à porter des maillots de foot puants, au lycée Victor Duruy à Mont de Marsan (en 1968). La seule chose dans ce cas est de se passer régulièrement les aisselles avec une lotion alcoolisée, en badigeonnant large à l'entour. Il faut plusieurs mois pour y arriver, d'autant plus que les bactéries peuvent revenir par le linge.

☺Le pubis et l'entre-fesses pose en gros le même problème que les aisselles, avec les mêmes remèdes.

☺Les excréments: se laver après chaque émission. A l'eau pour l'urine, au savon pour les fèces.

☺Le gland, le prépuce, le clitoris, les petites lèvres, quand ils sont propres, ont une odeur fruitée agréable. En cas d'odeur «de poisson», de résidus blanchâtres de desquamation, de résidus de sperme ou d'urine, se laver à l'eau. On m'a appris à faire ça quand j'avais huit ans.

☺Les pieds ont une odeur naturelle qui ressemble à celle du saucisson sec, due à la desquamation intense. Pour la limiter, laver régulièrement au savon.

☺Les pieds qui empestent le moisi ou le pourri sont causées par des bactéries inopportunes, comme pour les aisselles, aggravé par la macération dans l'espace clos des chaussures. Le remède est le même. Et là aussi je peux dire qu'il est efficace. Si l’odeur persiste, consulter un médecin: l'alcool ne suffit pas contre une mycose qui a infiltré la peau ou sous les ongles.

☺Les mauvaises odeurs sur les bourses ou sur les grandes lèvres indiquent un déséquilibre microbien, comme pour les aisselles. Le remède est le même, et je peux témoigner qu'il est efficace. Ces organes émettent une légère odeur de leur naturel, mais agréable ou au moins acceptable.

☺Le vagin a une odeur douceâtre ou acidulée que l'on ne peut pas changer, à moins d'ablutions quotidiennes que les gynécologues déconseillent. Les résidus de sperme peuvent apporter une odeur déplaisante, utiliser un étui pénien dans ce cas. Une odeur franchement désagréable ou fétide indique une maladie, consulter un médecin dans ce cas.

☺Les règles n'ont pas d'odeur. Des règles malodorantes indiquent un problème, consulter.

☺Les flatulences ne peuvent être évitées, mais au moins on peut faire un effort pour limiter le bruit.

☺L'échange de vêtements, de chaussures ou de serviettes est un problème sérieux, qui transmet souvent des flores bactériennes déséquilibrées, voire de véritables maladies.

 

Une fois ces précautions de base prises, on peut réduire les odeurs corporelles désagréables au minimum, sans recours au marxisme pour «se libérer des préjugés bourgeois sur les odeurs corporelles» ni le «s'accepter comme nous sommes» en vogue chez les cradingues et autres zonards (note 89). Je ne promet pas de miracles, mais tout de même une vie en groupe ou en couple facilitée, avec un minimum d'effort et sans sacrifices.

On ne peut qu’imaginer une princesse Disney ou Galadriel en sous-vêtements d’un blanc de neige, avec des parties délicieusement parfumées. Bien sûr une personne réelle c'est moins bien que dans les contes de fées, mais si on prend soin de soi, on n'a pas à rougir de la comparaison.

Section III Un monde plus beau

(Permalien) Nous en venons maintenant au véritable but de ce chapitre: proposer un monde vraiment meilleur, et donc plus beau. Sur les bases précédentes on recherchera donc délibérément la beauté dans toutes nos actions, y compris quand c'est apparemment inutile, comme les machines. Bien entendu, il n'y a pas un style unique, mais de nombreuses directives:

Apparence corporelle:

- (Permalien) Lutter contre l'obésité et les anomalies qui rendent laid. L'idéal étant de formes sveltes et simples, avec toutefois toute la variété de couleurs de peau, styles, traits, etc. Ce but peut nécessiter des recherches, et ce peut être un des objectif d'un eugénisme aux buts et méthodes bienveillants, chapitre VI-7.

- On arrivera même à un droit à la chirurgie esthétique, pour corriger des traits disgracieux (oui je sais, beaucoup de pays n'ont même pas encore la sécu pour les maladies graves. Comme vous êtes très nombreux à en porter la responsabilité, je demande une participation de 20 euros chacun, pour pouvoir payer des gens à vous botter les fesses.)

Cheveux et pilosité:

(Permalien) Les cheveux sont mieux de leur naturel. On ne devrait pas avoir à les couper, ni à les cacher d'ailleurs. A bannir, les coupes partielles délibérément anti-sensuelles, style rap, punk, etc. Par contre on a toujours besoin de les peigner et de les laver. Pour les pilosités corporelles, bon bien sûr c'est pas une obligation, mais c'est mieux sans. Pour cela il faudrait des procédés d'épilations plus efficaces... et pour toutes les races, car le seul procédé vraiment efficace, l'épilation laser, est... raciste (ne marche que sur les peaux claires).

Le style préconisé ici est clairement le style «elfique».

Vêtements

(Permalien) Nous avons vu plus haut les choix de couleurs: varié à l'infini, mais pas de noir, gris, verdouille, cacate. (On a vu plus haut quelques exceptions possibles)

Pour la coupe, la seule directive est de ne pas nier le corps. On évitera donc les formes rigides ou mécaniques (style costume-cravate, bande des cités, talons-aiguilles, etc.) et on préférera des vêtements confortables. Fonctionnels pour le travail, ou plus cérémonieux pour les rencontres. Entendons-nous bien: des vêtements amples comme le hijab cachent le corps, mais ne sont pas désagréables à porter. Ils ne nient donc pas vraiment le corps, étant plutôt dans la catégorie des tuniques.

Une directive importante ici est d'éliminer les stéréotypes, genre pantalons pour les hommes et robes pour les femmes, gris pour les hommes, couleurs pour les femmes, rose pour les enfants. Tout le monde devrait avoir le droit de porter des tuniques, des pantalons pour le travail, et toutes les belles couleurs. Cela s'est toujours fait, à différentes époques. Et si les femmes ont des soutien-gorges (voire sont forcées d'en avoir), pourquoi les hommes ne souligneraient-ils pas leur anatomie. Ça aussi ça s'est fait. Si Rabelais n'avait pas ramené sa... fraise.

Sans surprise, là aussi on a un «style elfique», mais plus souple et plus varié que dans les films. Entre nous, Peter Jackson ne devait vraiment pas aimer les elfes, pour leur donner ces airs godiche et guindés.

Maisons

(Permalien) Il existe une incroyable variété de styles possibles, que l'on peut graduer selon plusieurs axes: naturel-moderne, simple-sophistiqué, neutre-stylé, et d'autres critères. L'essentiel ici est de ne pas toujours aller au techniquement plus simple ou moins coûteux, et de toujours rechercher une esthétique. Par exemple une harmonie dans les proportions ne coûte pas plus cher que le biscornu, alors pourquoi s'en priver.

- Le modèle que je préconise est le «style elfique», avec formes courbes et organiques, sculptures, etc.

- Une importante directive ici est d'éviter les styles «modernes» carrés ou «boîte à chaussure» uniformisés et froids, et d'y préférer des formes courbes, organiques.

- Outre les matériaux traditionnels, brique, bois, adobe, etc. qui offrent une grande variété de formes et de styles, on trouve aujourd'hui des matériaux modernes et écologiques, qui permettent de réaliser facilement des formes courbes, nettes et de belles couleurs:

- Le béton cellulaire autoclavé, que l'on commence à trouver en blocs courbes.

- Le ciment-mousse (foam concrete ou aircrete), est du béton cellulaire non-autoclavé, que l'on peut produire et mouler soi-même. Il permet une encore plus grande liberté. C'est une technologie qui n'a mûri que très récemment (quelques années en 2019), il est donc prudent de se renseigner pour les produits récents de bonne qualité. Il serait facile d'en faire des sculptures, et déjà des tentatives apparaissent pour l'imprimer en 3D.

- Les peintures à base de silicate de potasse peuvent durer des siècles, et offrent une belle palette de couleurs pures (saturées) (sur fonds pierreux siliceux. Des compositions récentes permettent d'autres fonds, mais leur durabilité n'est pas encore démontrée).

- Les coins et joints arrondis pour les accessoires de salle de bain, robinets, etc. et les salles de bains monobloc, simplifient énormément le nettoyage, qui autrement tient de l'esclavage.

- L'intérêt de l'émail est qu'il est un verre, qui se fige naturellement dans un état lisse, dur, durable, esthétique et facile à nettoyer. Mais il coûte cher, car il faut chauffer l'ensemble de la pièce à haute température. Pour une salle de bains monoblocs, il faudrait un immense four, et la moindre casse nécessiterait de changer l'ensemble. Il serait intéressant de pouvoir le faire sans chauffage, par simple peinture. Une telle technologie baisserait considérablement le prix des émaux, et leur ouvrirait de multiples applications auxquelles on ne pense pas aujourd'hui. Probablement le silicate de potasse pourrait remplacer les émaux, si on y ajoute un agent tensio-actif le rendant lisse.

- Les murs à double forme sont en fait deux murs proches, qui peuvent ne pas être parallèles (d'où le nom). L'espace entre les deux murs sert d'isolation thermique et phonique, mais il peut aussi peut recevoir des nervures, des tuyauteries, une circulation d'air de chauffage, de l'isolation, etc. Comme les deux murs ne se touchent pas, cela améliore vraiment l'isolation phonique. Cette technologie permet d'isoler phoniquement une chambre conçue comme un monobloc, ne touchant la structure générale que sur des silent-blocs. De telles choses peuvent être assemblées automatiquement en usine et être posées rapidement sur le chantier, diminuant beaucoup le prix des constructions.

- Tuyauteries et accessoires techniques gagnent à être cachés.

- Un matériau de toiture intéressant serait de l'ardoise synthétique (à partir d'argile).

- La peinture à base de silicate de potasse permet de faire à bas prix des imitations d'une grande variété de matériaux de murs ou de toiture. Une tête d’impression 2D faciliterait grandement ce travail, permettant à chacun de sélectionner et d’appliquer des textures, comme dans les mondes virtuels.

Paysages d'habitation.

(Permalien) Il s'agit des paysages qui entourent directement les maisons. Il est clair que l'on a fort intérêt à y trouver beaucoup de verdure variée (A l'exception des grands arbres trop près des maisons, car ils peuvent tomber dessus).

- Le péché mortel est le rasage des pelouses et le harcèlement constant par des appareils bruyants pour tailler, détruire, mutiler, nier les plantes. L'herbe n'a besoin d'être fauchée que une fois par an, en Août quand elle jaunit, pour éviter la pousse de ronces ou d'arbres. Le reste du temps, on la laissera pousser, et surtout fleurir, pour attirer papillons et insectes. Tondre de l'herbe en fleur devrait être considéré comme un crime.

- On peut alterner maisons et espaces fleuris, tonnelles, etc.

- Prévoir des chemins pédestres. Beaucoup existaient autrefois, mais ont été remplacés par des routes. Il faut en recréer, et qui plus est qui soient confortables, sans boues ni ronces.

- Prévoir également des jardins potagers. Ils sont le moyen le plus simple et efficace pour chacun se connecter avec la Terre.

- Prévoir des espaces collectifs.

- Dans les zones d'habitat dense, on peut prévoir un niveau souterrain pour les véhicules, les tuyauteries, etc. et même les piétons, comme au Canada.

Paysages agricoles

-(Permalien) L'élimination de la viande apportera l'élimination de la pire calamité des campagnes: les barbelés partout. Bon, en toute rigueur, il faudra se protéger des animaux sauvages, quand ils seront redevenus nombreux. Mais on peut alors prévoir des portes et des passages pour les chemins pédestres.

- Les campagnes des pays développés aujourd'hui sont en fait plus proche de l'usine que de la nature. Il faut sérieusement restaurer haies et bocages, ou alterner bois et champs. Et au minimum laisser des endroits fleuris. Et aussi des endroits où il est possible de marcher sous des grands arbres. Se promener dans la campagne doit être bucolique de bout en bout, pas une course d'obstacles, avec 1km de route bruyante pour atteindre 50m de bois.

- Une chose que l'on verra de plus en plus sera des champs de panneaux solaires. Il peut être temps de penser à leur esthétique, en particulier des structures qui les soutiennent. Et rendre l'espace au sol utile d'une façon ou d'une autre: plantes aimant l'ombre, espaces d'activité, batteries, garages, rangements, lieux pour animaux, etc.

- Nous avons vu au chapitre VI-7 l'organisation des sols en espaces humanisés et espaces naturels s'interpénétrant, de manière fractale, pour permettre une circulation continue entre les parcelles de chaque type. Ainsi les animaux peuvent-ils circuler, ou les promeneurs, sans quitter la nature.

Lieux de travail.

(Permalien) Les lieux de travail, qu'ils soient bureaux ou usines, sont souvent pensés comme uniquement fonctionnels. C'est un très mauvais raisonnement, car on y passe énormément de temps, parfois plus que notre habitation. Il serait intéressant de penser davantage à leur esthétique. Une belle usine, un bureau intime, personnalisé, donneraient bien plus envie d'y travailler et d'accomplir leurs buts. Cela casserait la terrible séparation entre la «vie privée» et le travail. Séparation que des motivations meilleures annuleront de toutes façons.

Conclusion générale: la beauté comme objectif primaire.

(Permalien) Un monde de beauté commence par apprécier, enseigner, approuver la valeur de la beauté. On a jusqu'à présent, urgence oblige, surtout cherché à améliorer le social, l'écologie, la santé. Ce pourrait être une erreur finalement (que les Marxistes ont faite aussi): la recherche d'un monde meilleur, plus beau, plus heureux, pourrait être une motivation bien plus puissante aux efforts concrets.

D'où l'idée ici de faire de la beauté un objectif primaire, au même titre que l'écologie ou la santé, au lieu de toujours la reléguer à «après». La partager, l'enseigner, l'illustrer de mille façons. La beauté apportant énergie, sens et motivation, le reste viendrait alors bien plus facilement.

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre VI-9       

 

 

 

 

 

 

Idées, textes, dessins et réalisation: Richard Trigaux.

 

 

 

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