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Epistémologie Generale        Chapitre IV-10       

 

IV-10 Cosmologie

 

(Permalien)

Avertissements

(Permalien) Il est difficile pour un amateur d'écrire scientifiquement sur un sujet tel que l'astronomie et la cosmologie. Il s'agit en effet de domaines où les choses avancent très vite, et ce qui paraît «scientifique» ou «raisonnable» aujourd'hui peut paraître ridicule dans trois ans. Pour cette raison, merci de tenir compte de la date de publication de ce chapitre (Janvier 2016) pour tout jugement ou analyse.

Qui plus est, la cosmologie fait appel à des entités ad-hoc, comme le Big Bang, l'inflation ou la matière noire, ou encore elle dépasse largement le domaine expérimental, avec des choses comme les brisures de symétrie (chapitre IV-9) ou les trous noirs. Dans ces conditions la frontière entre science et pseudoscience n'est pas toujours très claire, et elle peut parfois bouger brusquement, laissant le penseur de bonne foi échoué du mauvais côté.

Ce qui explique que ce chapitre a été publié bien après les autres de cette partie sur la physique. Après en avoir écrit une version détaillée mais «risquée», je préfère préparer une version plus synthétique, question par question.

Enfin, parmi les nombreux problèmes ouverts en astrophysique et cosmologie, je me borne à traiter ceux pour lesquels j'ai des idées originales, ou pour lesquels la théorie de l'autogénération logique jette quelque lumière.

Le chapitre VIII-2 traite plus spécifiquement de la formation des étoiles et des planètes.

Je réclame l'antériorité pour toutes les idées de ce chapitre, pour Janvier 2016, ou pour les dates d'addition indiquées. Verifiez sur la Wayback Machine.

SECTION I: cosmologie

(Permalien)

La singularité originelle

(Permalien) Dans le cadre de la théorie du Big Bang, les physiciens ont déjà du mal à expliquer la formidable inflation de notre univers, de dimensions microscopiques à l'immensité cosmique actuelle. Mais l'instant d'origine pose un problème encore plus épineux: Pour passer d'un point à l'univers des premiers instants, aussi petit soit-il, il faut un taux d'expansion infini.

Ce problème en cache un autre encore plus grand: comment l'espace et le temps eux-mêmes seraient-ils «apparus»? L'idée même qu'ils puissent «apparaître» est extrêmement étrange.

Les physiciens s'en sortent en évoquant pour l'instant zéro un temps de Plank, et pour le point zéro une dimension Plank, incroyablement petits, mais non nuls, en dessous desquels il n'y a pas de dimensions définies. Donc, aussi grande l'inflation fut-elle, elle reste finie. Et compréhensible.

La théorie de l'autogénération logique expliquée dans ce livre permet une description plus précise. En effet, d'après cette théorie, l'espace et le temps n'existent pas en eux-mêmes. Ils ne «contiennent» pas les éléments de l'univers, mais ils sont la structure, au sens de la Théorie des Ensembles, de l'ensemble de ces éléments. Structure que nous percevons comme «l'espace» et le «temps» (chapitre III-5). Il n'y a donc aucune difficulté à ce qu'ils apparaissent, se dilatent, voire présentent courbure et autres géométries relativistes.

On a vu au chapitre III-4 que le tout premier contenu de l'univers aurait été une simple boucle d'implications logiques se «démontrant elles-mêmes». C'est à dire un élément unique, ne définissant aucune structure, et donc ne définissant ni espace ni temps. Puis une première implication logique donne un second élément à la série. Avec deux éléments, on définit déjà une ligne droite, avec une échelle de mesure. De plus, cette ligne est instantanément définie sur toute sa longueur, jusqu'à l'infini des deux côtés. Puis, avec d'autres itérations à la série, d'autres éléments apparaissent. Trois définissent un plan, quatre un volume, etc. qui apparaissent donc comme la façon donc ces éléments se positionnent l'un par rapport à l'autre. Après, le nombre de dimensions, la taille et la géométrie de cet ensemble dépend de son contenu (particules relativistes) mais cela résout le gros problème de l'apparition de l'espace. On a aussi vu au chapitre IV-3 que le temps n'est autre que le déroulement de la série, que nous percevons comme le temps qui passe. Il démarre donc bien avec la série, et il ne peut pas être défini avant.

Quand au passage d'une dimension nulle à une dimension finie, ce problème ne se pose tout simplement pas: au stade de l'élément unique, il n'y a pas de dimension, ni nulle ni finie. Mais dès que deux éléments existent, une dimension finie existe.

(Ajouté le 18 Aout 2020) En plus, cette géométrie peut être n'importe laquelle, sphérique pour le Big Bang classique, ou Euclidienne pour un univers plat. Ainsi, l'Univers peut être plat et infini dès la première itération logique, sans aucun besoin d'un taux de croissance infini à l'instant zéro.

(Ajouté le 18 Aout 2020) Cela laisse toutefois encore une difficulté: dans ce cas, le Big Bang n'a nécessairement rempli qu'une partie finie d'un univers Euclidien, et il devrait donc y avoir une frontière, au-delà de laquelle il n'y a que de l'espace vide, même encore aujourd'hui. Il existe toutefois une autre solution nette à ce problème: si l'un des éléments de départ ne définit pas sa place par rapport aux autres, alors son effet est le même partout. Il peut donc remplir instantanément et entièrement un univers Euclidien infini, et il le fera de manière totalement homogène. Cela correspond joliment à une hypothèse récente des physiciens, d'un «champ» scalaire constant, égal partout et remplissant tout l'univers naissant de particules de matière, avec une densité très constante. Il est finalement encourageant de voir nos cogitations «métaphysiques» se connecter aussi bien avec la physique moderne la plus avancée.

La courbure de l'univers

(Permalien) L'émergence de la notion de Big Bang, suivant immédiatement celle de la Relativité, a entraîné l'idée que l'espace et le temps auraient été eux-mêmes créés à l'instant du Big Bang. Ainsi le Big Bang ne serait pas une explosion se produisant à un point donné d'un espace Euclidien vide préexistant, mais l'inflation de l'univers lui-même.

Pour qu'un tel modèle soit cohérent, il fallait que cet univers ait une autre géométrie que Euclidienne: depuis les années 1930 on considère que notre univers serait une hypersphère, c'est à dire l'équivalent de la surface d'une sphère, mais en trois dimensions au lieu de deux (espace de De Sitter) Ainsi aucun point n'est privilégié, et l'inflation de l'univers se ramène à l'augmentation du rayon de l'hypersphère.

Cette théorie avait une conséquence testable: tout comme on peut faire le tour de la Terre en se déplaçant en ligne droite, la lumière pourrait faire le tour de notre univers et revenir de l'autre côté, voire même faire plusieurs fois le tour. Ainsi, je me rappelle que dans les années 1980 des astronomes avaient tenté de trouver des images multiples du même quasar, en regardant dans des directions opposées. Ils n'ont rien trouvé de tel, mais aujourd'hui on sait que les quasars ne brillent que relativement peu de temps, ce qui rend cette expérience plus difficile que prévue.

Toutefois dans les années 2000 les mesures précises par la NASA de la courbure de l'univers ont montré qu'elle est très faible, inférieure à 10%. Ainsi l'univers visible est presque Euclidien!

Pour sauver l'hypersphère, il faut alors qu'elle ait un rayon incompréhensiblement supérieur aux dimensions de l'espace visible, qui sont déjà fantastiques.

Du coup, il faut envisager à nouveau que le Big Bang pourrait s'être produit en un point d'un univers Euclidien. Oui, mais alors, comment cet univers infini aurait-il été créé? A ce point la théorie de l'autogénération logique est utile. On a vu dans le sous-chapitre précédent comment elle prévoit l'apparition de l'espace et du temps. Selon ce processus, il n'y a aucune difficulté à ce qu'apparaissent diverses géométries, qui peuvent être un univers totalement Euclidien, aussi bien que l'hypersphère classique. De plus cet univers Euclidien est instantanément défini jusqu'à l'infini, même très loin de tout contenu.

Il reste tout de même qu'une explosion dans un univers Euclidien doit être bien plus grande que l'univers visible, pour y produire une densité uniforme. La notion d'un espace Euclidien ne résout donc pas le problème de la taille incommensurable de l'univers.

Mais l'explosion en un point d'un univers Euclidien ramènerait la notion antique de l'univers ayant un bord. Les gens qui vivraient là verraient donc d'un côté un univers rempli de galaxies, comme chez nous. Mais de l'autre côté, ce serait le vide et les ténèbres absolus. Même pas le fond de radiations primordial à 3°K!

 

Ajouté en Mai 2022: A noter que si l'espace est infini, alors il y a forcément des domaines avec une physique différente. En effet, les transitions de phase de la physique du Big Bang commencent en un point, et elles se propagent ensuite alentour. On peut alors concevoir que dans un univers hypersphérique limité, un seul domaine puisse arriver à se répandre dans tout l'univers. Mais dans le cas d'un univers Euclidien (ou plus généralement infini), d'autres domaines ont tout le temps d'apparaître «suffisamment loin» du premier. Et statistiquement, ils le feront.

L'inflation

(Permalien) L'inflation serait une fantastique augmentation du volume de l'univers immédiatement après le Big Bang, entre un état sub-microscopique et les immenses dimensions qu'on lui connaît aujourd'hui. Elle est comprise comme l'expansion thermodynamique de l'univers sous l'effet de sa température et de sa pression, comme un gaz dans un piston. L'explosion du Big Bang, en somme. Les divers changements dans la physique seraient la cause d'un tel dégagement d'énergie, le plus récent étant la nucléosynthèse primordiale (formation d'hélium) dans les trois minutes qui ont suivi le Big Bang. Mais d'autres transitions bien plus puissantes ont eu lieu avant, la plus connue étant la Grande (dés)Unification (apparition des quatre forces connues de la physique, à partir d'une force unique). Aujourd'hui l'inflation est bien caractérisée par les données de différents satellites.

Cette situation n'explique toutefois pas pourquoi l'univers est si homogène aujourd'hui: il aurait fallu que les différentes parties de l'univers aient communiqué entre elles à un moment, alors qu'elles s'éloignaient les unes des autres à des vitesses superluminiques. Ceci est appelé le problème de l'horizon. C'est pourquoi les physiciens supposent une inflation supplémentaire, de cause inconnue, qui aurait tellement agrandi l'univers que nous n'en verrions qu'un tout petit bout, homogénéisé par cette monstrueuse dilatation. La cause de cette inflation cosmologique reste sujet de débats entre plusieurs hypothèses, et elle n'est même pas acceptée par tous. Personnellement je garde d'autres hypothèses plus simples ouvertes:

-L'homogénéisation aurait pu se produire plus tôt, à une époque où l'univers était relativement stable et ses différentes parties auraient eu le temps de communiquer. Par exemple, avant la Grande (dés)Unification, l'univers serait resté un certain temps dans un état métastable, avec peu ou pas d'inflation. Il aurait même pu pulser, et d'autres bizarreries. Puis la Grande (dés)Unification aurait démarré en un point quelconque. La flamme (dés)Unificatrice se serait alors propagée à l'ensemble, d'une manière assez ordonnée, produisant une nouvelle période d'inflation thermodynamique homogène. Soit dit en passant, je trouve fascinante l'idée d'un incendie consumant l'univers entier.

Ajouté le 16 Juin 2016: Mais il y a encore plus extraordinaire: pour d'éventuels témoins qui auraient vécu dans notre univers quand il était encore grand-unifié, le front de flamme (dés)unificatrice, non seulement brûlerait tout comme notre feu, mais en plus la pression de l'onde de choc serait telle qu'elle distordrait l'espace-temps lui même! Comme un trou noir, sauf que il dilaterait les choses au lieu de les comprimer. Ainsi des scientifiques grand-unifiés, observant le front de flamme avancer vers eux, verraient les objets brûler, mais aussi se dilater monstrueusement, tandis que leur lumière se décalerait vers le rouge. Puis ils disparaîtraient au-delà de l'horizon des événements, ce même horizon qui aujourd'hui encore titille nos scientifiques moléculaires (notre forme de vie actuelle!!), car ils ne comprennent pas encore comment l'univers peut être homogène si ses différentes parties ne pouvaient pas communiquer entre elles, séparées par cet horizon. Cette vision effroyable d'un front d'explosion dilatant un espace tranquille au fur et à mesure qu'il avance pourrait être une réponse.

-Plus original, l'apparition d'une nouvelle physique lors d'un événement tel que la Grande (dés)Unification aurait en quelque sorte redéfini les dimensions de l'univers. Ce serait le même processus que vu précédemment pour la singularité originelle, mais appliqué à de nouvelles particules. Il se produirait sans déplacement des constituants de l'univers. Mais il pourrait produire une fantastique augmentation de pression.

Que la Grande (dés)Unification ait démarré en un point unique, expliquerait aussi pourquoi il n'y a qu'une seule physique, et non pas des domaines d'univers avec des physiques différentes.

L'accélération de l'expansion

(Permalien) Jusqu'à récemment, les astronomes pensaient que l'expansion de l'univers allait en ralentissant, freinée par l'attraction gravitationnelle des différentes parties les une sur les autres. Toutefois des mesures précises ont récemment montré un phénomène surprenant: depuis environ cinq milliards d'années, cette expansion accélère à nouveau. Aujourd'hui personne ne sait encore pourquoi, et on voit fleurir des expressions telles que «énergie noire», qui ont au moins le mérite de faire comprendre... notre ignorance.

Je ne me risquerai que très timidement à des hypothèses.

Lors de la rédaction initiale de ce chapitre (non publiée) je supposais que l'accumulation de rayonnements cosmiques à haute énergie aurait fini par exercer une pression supérieure à la force de la gravitation. Toutefois je me suis aperçu depuis que cela ne tient pas: en effet, si l'univers double de taille, la pression est divisée par environ douze (La loi de Mariotte dit huit, mais la loi adiabatique s'applique dans ce cas), alors que la gravitation n'est divisée que par quatre... la pression due aux rayons cosmiques pourrait donc empêcher l'univers de s'effondrer en dessous d'un certain rayon, mais pas accélérer sa dilatation. En plus la production de rayons cosmiques est considérablement réduite aujourd'hui, en comparaison de ce qu'elle était il y a 5 à 10 milliards d'années.

J'avais aussi supposé que les zones «plates» (non courbées par la gravitation) entre les galaxies finiraient par exercer une pression sur les zones courbées, de par quelque effet relativiste. Ceci est purement spéculatif, mais certains scientifiques ont développé une idée similaire: la matière noire et l'énergie noire seraient la même chose, mais attractive en présence de matière et répulsive dans les immensités intergalactiques.

Ajouté le 20 Décembre 2016: Au sous-chapitre précédent, nous avions envisagé le spectacle dantesque auquel assisteraient des scientifiques vivant dans la physique grand-unifiée, assistant à l'apparition de notre propre physique. Ce que nous voyons aujourd'hui ressemble exactement à ça, l'apparition en cours d'une nouvelle physique, encore inconnue et incompréhensible pour nous. Juste que cette physique nouvelle se déroulerait à une échelle de temps bien plus lente que la nôtre...

Une possible explication simple de l'expansion accélérée.

(Permalien) (Sous-chapitre ajouté le 31 janvier 2019)

J'aimerais faire une remarque ici: les courbes montrant l'expansion sont difficilement distinguables de l'expansion non accélérée: les deux courbes sont dans les limites des erreurs de mesure. Je fais un lien vers une courbe sur le site de l'Université de l'Alberta (soigneusement sélectionnée, car d'autres courbes sur la même page sont en échelle logarithmique, ce qui pourrait amener les non-initiés à penser qu'il y a une forte accélération). Dans cette figure, les étoiles de la zone bleue indiquent une expansion en accélération, tandis que les étoiles de la zone rouge indiquent une expansion en décélération. L'expansion constante est à la limite entre les deux zones. Les mesures montrent une légère préférence pour le côté bleu, mais elles chevauchent les deux côtés.

Il se pourrait donc que d'autres mesures plus précises montrent qu'il n'existe pas d'accélération de l'expansion, mais que l'expansion se poursuivrait maintenant à une vitesse constante. Comment cela serait-il possible? Pour comprendre comment, rappelons que le taux d'expansion est déterminé par deux forces:

1) l'expansion provoquée par le big bang et qui se produit encore aujourd'hui. Cela équivaut à une pression positive (extérieure) qui augmente la taille de l'univers.

2) La gravitation, qui exerce une pression négative (intérieure), tentant de faire s'effondrer l'univers.

Jusqu'à il y a environ 5 milliards d'années, la deuxième force était suffisamment puissante pour ralentir l'expansion. Cependant, ce ralentissement a presque cessé d'être effectif aujourd'hui. Je pense que la raison en est simple: depuis ce temps, les galaxies se sont regroupées en amas liés par la gravitation, allongeant les distances moyennes et affaiblissant ainsi la pression gravitationnelle vers l'intérieur. En termes thermodynamiques, le nombre de particules dans le «gaz» de galaxies a diminué, ce qui entraîne toujours une diminution de la pression (négative). A la limite, le rassemblement en amas pourrait avoir augmenté la «température» du «gaz» de galaxies, produisant la faible accélération observée.

Ainsi, au lieu d'une accélération, ce que nous voyons maintenant n'est plus que des grands amas découplés, qui ne sont plus liés par la gravitation. Si tel est le cas, l'univers continuera de croître éternellement, mais à un rythme constant. Les amas continueront de s'effondrer en galaxies géantes, séparées par des étendues toujours plus vastes d'espace vide.

J'aime cette explication simple. Normalement, il faudrait faire un papier scientifique avec les calculs de thermodynamique des galaxies et tout. Mais il n'y a pas assez d'infos disponibles sur Internet pour ça.

Comme je n'ai jamais rien entendu mentionner de ce genre auparavant, je réclame la précédence pour cette idée, le 31 Janvier 2019. Elle ne m'est parvenue que quelques jours avant.

Mises à jour sur l'expansion accélérée

(Ajouté le 5 Mai 2020)

(Permalien) Le tableau qui se présente aujourd'hui aux cosmologistes se complexifie. En effet, on n'a plus un, mais plusieurs mystères:

- L'expansion accélérée… réelle ou erreur systématique? Voir l'article dans Quanta Magazine.

- Deux groupes différents de résultats pour la constante de Hubble

- Courbure de l'Univers bien plus faible que prévue, voire nulle.

Parmi les différentes hypothèses, une est évoquée: notre univers ne serait pas homogène, et sa courbure ne serait pas la même dans toutes les directions. Ainsi, la constante de Hubble ne serait pas la même selon la portion du ciel où telle ou telle équipe effectuerait ses mesures. Ce à quoi j'ajoute: si on a une courbure positive dans une direction, et une courbure négative dans une autre, cela pourrait aussi expliquer que la NASA ait trouvé une courbure moyenne nulle.

 

Trouver un univers non-homogène serait un résultat extrêmement intéressant, donnant un aperçu de phénomènes qui se seraient passés pendant l'Inflation, voire avant.

 

(Ajouté le 27 janvier 2021)

Deux études récentes, dans La Recherche et dans Astrobites (si si c'est bien leur nom), font allusion à la découverte du fond d'ondes gravitationnelles cosmologique. Et il est étonnamment fort: 1x10-5m/s2, c'est-à-dire plus grand que la microgravité dans la station spatiale! Seule leur énorme longueur d'onde de plusieurs milliards d'années-lumière les rend imperceptibles. Et plus la longueur d'onde est grande, plus l'amplitude est élevée! (Voir plus de chiffres dans l'article lié)

L'idée qui se dégage alors est que des ondes aussi énormes peuvent avoir des effets visibles sur la géométrie de l'univers, expliquant en un seul coup à la fois l'expansion accélérée et les variations de la constante de Hubble en fonction de la direction (si elles sont confirmées). Elles pourraient également jouer un rôle dans la formation des premières galaxies et des trous noirs géants, que l'astronomie classique peine à expliquer. (Antécédance demandée pour cette date, voir la Wayback Machine)

La matière noire

(Permalien) Au fur et à mesure que les astronomes découvraient l'architecture et les propriétés des galaxies, ils ont compris qu'une bonne partie de leur masse échappe à toute observation directe, ne pouvant être décelée que par ses effets gravitationnels. Et pas qu'un peu: jusqu'à quatre vingt pour cent de la masse totale de l'univers! Cette masse invisible, dire matière noire, est très inégalement répartie: rare ou absente des petits objets (amas globulaires), on ne la détecte que dans le halo des galaxies, et surtout le massif halo des amas de galaxies. La compréhension a aussi émergé qu'elle aurait joué un rôle important dans la formation des premières galaxies, trop rapide pour arriver avec la seule matière visible.

Ainsi la matière noire ne réagit qu'à la gravitation, n'émettant ni n'absorbant aucun rayonnement, ce qui la rend effectivement invisible (mais pas littéralement «noire»).

Aujourd'hui cette matière noire est suffisamment bien connue pour éliminer les théories triviales (effets de luminosité, de distance...) et les théories ad-hoc (gravitation modifiée, etc. qui ne tiennent pas la route face aux cartes précises de la répartition de la matière noire dans les amas de galaxies). Les astronomes ont également éliminé les théories du type MACHO (Massive Compact Halo Object, genre trous noirs, mini-étoiles, planètes solitaires... pas trouvés en quantité suffisante). Il ne reste donc que les théories du genre WIMP (Weakly Interacting Massive Particles), c'est à dire des particules dotées d'une masse mais n'interagissant pas avec la matière ordinaire. Là par contre le choix est encore très large: neutrinos ou variants hypothétiques (neutrinos stériles, axions), partenaires supersymétriques des particules connues, voire nouveaux champs encore inconnus. On ne connaît même pas la température de cette matière noire, c'est tout dire!

 

La théorie de l'autogénération logique permet-elle de prédire des particules hypothétiques de matière noire? Pas vraiment, tant qu'elle ne rentre pas dans la description détaillée des causes des différents champs. Mais si elle le fait, alors elle n'est plus discernable de la physique classique. La seule chose que je vois d'original à dire serait de ce genre:

Lors des premières étapes du Big Bang auraient existé des particules unifiées interagissant selon une force unique (probablement la gravitation). Lors de la Grande (dés)Unification, ces particules se seraient transmutées en nos particules actuelles: quarks, photons, électrons, qui se seraient alors mises à interagir selon les quatre forces actuelles (gravitationnelle, électrique, forte, faible). Toutefois la transmutation dégageant une chaleur fantastique, elle aurait produit une gigantesque inflation de l'univers.

(revu et corrigé en Aout 2017, voir la version antérieure sur la wayback machine, 30 Janvier 2017)

Les scientifiques admettent généralement que les particules de matière noire seraient des «cendres» de cette fantastiques conflagration. De telles cendres seraient incapables d'interagir, car elles seraient à un niveau d'énergie minimum (en plus bien sûr de n'être sensibles qu'à la gravitation). Toutefois les rares observations commençant à émerger aujourd'hui parlent d'excès de rayons gamma ou de positrons dans les zones riches en matière noire, le plus tentant étant une raie à 130Gev. D'autres expériences tentent de détecter les rares impacts de particules de matière noire, avec des résultats encore douteux.

Cette énorme énergie mène à une autre hypothèse (dont je réclame la précédence à partir du 30 Janvier 2017, voir la wayback machine): les particules de matière noire ne seraient pas des «cendres», mais du «combustible» restant, c'est à dire des particules grand-unifiées survivantes de la grande (des)unification, qui n'auraient pas eu le temps de réagir à ce moment. Ainsi ces particules originelles (les particules de force unique du Big Bang) seraient toujours là aujourd'hui, mais presque indécelables.

Ce modèle tient la route si on suppose que les particules primordiales ont besoin de rencontrer un quark ou un électron pour se transformer, en recevant de l'information de lui (selon le processus vu au chapitre IV-9, où une particule a besoin de recevoir de l'information d'un domaine pour se convertir). Elles pourraient donc toujours le faire aujourd'hui, mais les occasions sont extrêmement rares, de par la très faible densité de l'univers actuel. De plus les produits de réaction seraient indiscernables de notre matière ordinaire. Seul le dégagement d'énergie signalerait la réaction. Cette même énergie qui a consumé l'univers lors de la Grande (dés)Unification.

(Ajouté le 25 Janvier 2016, revu et corrigé en Aout 2017) Ceci a une conséquence inattendue: la possibilité (très théorique) d'un «moteur à matière noire», où elle se convertit en énergie au contact avec de la matière ordinaire. Ce faisant, elle dégagerait bien plus d'énergie que l'antimatière! L'énergie de l'inflation de l'univers! Bon, en pratique, la matière noire est bien trop dispersée, et seule une gravitation extrême peut la manipuler. Donc pas de voitures à matière noire, ni même de vaisseaux spatiaux. Mais elle pourrait être suffisamment concentrée dans un disque d'accrétion près d'un trou noir. Ce qui expliquerait la fantastique énergie dégagée par certaines supernovas, les sursauts gamma et les quasars. Si la conversion de la matière noire dégage effectivement 4860 fois plus d'énergie que la fusion de l'hydrogène, on comprend que même une petite proportion suffirait à expliquer la violence incroyable de ces objets.

(Ajouté le 23 Aout 2018:) Pourquoi ne trouve t-on pas la matière noire?

Les scientifiques sont de plus en plus ennuyés: aucune des expériences destinées à détecter la matière noire n'a pu la mettre en évidence. D'après la théorie exposée plus haut, il peut y avoir deux raisons:

(Ajouté le 23 Aout 2018:) Elle serait transmutée bien avant d'arriver sur Terre.

En effet, que la matière noire ne présente pas d'interaction électromagnétique ne signifie pas qu'elle n'interagisse pas du tout. Elle pourrait même interagir facilement, en se transmutant par simple contact. Bien sûr dans les immensités des halos galactiques ou des amas de galaxies, ces interactions sont rares, et la matière noire y est stable. Mais dans une galaxie comme la nôtre, on a des nuages de poussière suffisamment denses pour bloquer la lumière. Cela pourrait aussi suffire pour absorber aussi la matière noire, expliquant qu'on n'en trouve pas dans le disque des galaxies. S'aventurerait-elle dans notre système solaire, qu'elle rencontrerait le vent solaire. En conclusion, le meilleur endroit pour détecter ces interactions serait le bord externe des disques de poussière, ou les galaxies riches en matière noire.

(Ajouté le 23 Aout 2018:) ses désintégrations seraient déjà observées, mais mal attribuées.

L'idée ici est que la transmutation aurait lieu au contact, juste avant une interaction ordinaire. Cette dernière se présenterait alors comme un impact par un rayon cosmique ordinaire! Toutefois une particule grande-unifiée ne peut pas se transmuter en n'importe quoi: le résultat doit avoir une charge électrique nulle, une charge de couleur nulle, et être symétrique matière-antimatière (puisque l'asymétrie actuelle est apparue après les particules grand-unifiées).

Si la transmutation produit une paire de particules, alors l'une des deux est forcément de l'anti-matière. De plus, l'une des deux s'échappe sans réagir, ce qui produirait un flux d'antiparticules détectable. Précisément, en recherchant des données, je trouve que des positrons ont été détectés dans les rayons cosmiques, avec un pic d'énergie à 275 Gev. Les scientifiques attribuent effectivement ces positrons à la désintégration de particules de matière noire. Il y a aussi des antiprotons, le seul baryon stable susceptible de résulter de ce processus.

Si la transmutation produit une particule unique, ce ne peut pas être un baryon, ni aucune particule avec une charge électrique ou de couleur. Ce qui laisse peu de choix: photons, boson Z, ou neutrinos (ces derniers apparaissant de plus en plus comme leur propre anti-particule). Dans le cas du neutrino, l'impact apparaîtrait comme l'action d'un neutrino de grande énergie, qu'il interagisse ou qu'il continue son chemin. Dans le cas du photon, on aurait l'apparence de l'absorption d'un rayon gamma (ce serait le fond cosmique, mais ce dernier devrait alors présenter un pic d'énergie mesurable, voire des directions privilégiées). Le cas Z provoquerait une transmutation d'un quark dans la particule impactée. Dans tous les cas, seule une observation in-situ, dans l'espace, permettrait de différencier une transmutation de l'impact d'un rayon cosmique ordinaire.

(Ajouté en Novembre 2019) Un papier Arxiv indique une émission probable à 3.5keV, de la désintégration d'un neutrino stérile. Dans ce cas, la transmutation de la matière noire ne produirait pas de collossales quantité d'énergie. Mais cela produirait encore des non-détection apparentes, si la particule se transmute en matière ordinaire avant de montrer sa véritable nature.

 

(Ajouté le 18 Juin 2020, antériorité demandée pour cette date, voir la Wayback Machine) Je réalise aussi une chose: les particules de matière noire étant en orbite autour de la galaxie, elles ont des vitesses stellaires, dans les 250km/s. Ceci est très peu pour une particule: avec une si basse énergie, elles ne peuvent même pas pénétrer dans un détecteur!! Et encore moins atteindre des appareils au sol. Ainsi ces particules n'existeraient que dans le halo galactique, se transmutant bien avant d'atteindre la Terre. On a quand même une chance d'en attraper, avec un détecteur dans l'espace, par exemple derrière la Lune. Pour la détection, on pourrait compter sur divers effets: la détection de phonons, des traces sur des surface ultra-polies, des doubles traces en V dans des aérogels, peut-être des traces dans une chambre à bulles si on trouve un liquide qui reste stable dans l'espace. Puisque la particule se transmuterait en une particule normale et une anti-particule, un champ magnétique courberait les deux traces en sens opposé, tandis qu'un détecteur gamma indiquerait la désintégration de l'anti-particule.

 

Ajouté en Novembre 2020: La matière noire «gelée». (Frozen Dark matter) (Redécouverte indépendante). Une étude scientifique du 16 Novembre 2020 (Original sur Arxiv, vulgarisation sur Astrobites) reprend sous ce nom mon hypothèse originale ci-dessus : la matière noire serait des particules d'avant le Modèle Standard, qui, avec le refroidissement et la baisse de pression après le Big Bang n'auraient plus eu l'opportunité de réagir avec notre matière, et seraient donc restées «gelées», à flotter dans l'espace. Le papier tente de circonscrire la masse des dites particules, d'après diverses observations. Ils en sont à 12kev minimum, ce qui est plus petit qu'un électron. Je pense que, pour que ces particules aient pu un jour se transmuter en les nôtres, il faut qu'elles aient au moins la masse d'une paire de quarks. Encore que d'autres scénarios sont possibles, si à cette époque ces particules avaient un facteur de Lorentz suffisant pour créer la masse qui leur manque au repos. Ça peut même expliquer les trois générations de quarks, si chacune est apparue à une température différente.

 

Ajouté le 25 Septembre 2021: Le X17 (Précédence demandée pour cette date.)

Ce nom de science fiction désigne une particule hypothétique proposée par quelques physiciens pour expliquer des anomalies dans le Modèle Standard de la physique. Un type d'annonce habituellement sans lendemain, mais sait-on jamais. Voire un premier article dans Science Alert, et le X17 dans Science Alert.

Au vu des théories précédentes sur la nature de la matière noire comme anciennes particules grand-unifiées, on peut supposer que le X17 serait une particule de matière noire. Mais alors, comment pourrait-il apparaître aujourd'hui? En effet, si la matière grand-unifiée peut se changer en matière ordinaire, par contre la transformation inverse serait impossible, car elle demanderait d'effacer certaines informations comme sa parité (on ne peut pas retourner en arrière ni supprimer des lois, dans un processus d'autogénération logique).

Ce qui ne veut pas dire qu'elle est indétectable. En effet, le calcul complet d'une interaction quantique demande de tenir compte d'un nombre virtuellement infini de chemins pour arriver au même résultat, chacun impliquant l'une ou l'autre de toutes les particules possibles. De cette façon, même des particules qui n'apparaissent pas lors de l'interaction peuvent quand même influencer le résultat. C'est ainsi que l'on peut les détecter, et elles sont alors appelées particules virtuelles.

Si le X17 existe est qu'il est bien une particule grand-unifiée de matière noire, alors cela sauverait le Modèle Standard, puisqu'il ressortirait de l'ancien modèle de physique grande-unifiée, sans remettre en question le Modèle Standard actuel. On aurait alors une physique complète, si on considère bien les deux modèles différents et leurs interactions entre eux.

Plus précisément, on aurait deux versions d'un modèle unique, ne différant que par quelques paramètres, à partir du même jeu de contraintes logiques de base. Ou plus exactement quatre versions, chacune des trois générations du Modèle Standard étant déjà une copie d'un gabarit unique.

 

Ajouté en novembre 2021: Les scientifiques s'interrogent également sur des particules inconnues et difficilement détectables interagissant avec les neutrinos (Article dans Quanta Magazine). Ces particules expliqueraient beaucoup de points non résolus en physique. Ici aussi, que ces particules soient des particules Grand Unifiées restantes expliquerait qu'elles puissent interagir comme des particules virtuelles (voir ci-dessus), mais que nous ne les voyons pas (puisqu'elles ne peuvent pas se former, et que le stock existant se transmute en matière ordinaire par simple contact). Cependant les particules Grand Unifiées ne peuvent pas avoir les trois familles, de sorte qu’il ne peut pas y en avoir une par neutrino.

 

(Ajouté en Janvier 2022) La masse des neutrinos est un problème encore ouvert: le Modèle Standard de la physique prédit une masse nulle, tandis que les expériences produisent des résultats contradictoires. De plus, leurs oscillations impliquent qu'ils ont une masse. Cette situation fait que certains scientifiques commencent à se demander si ce n'est pas le Modèle Standard qui a un bug.

Je me permet d'apporter ici mon grain de sel. Nous avons vu haut avec le cas du (très hypothétique) X17, que des particules peuvent être détectées par leur influence comme particule virtuelle. Et seulement de cette façon, dans le cas de particules de matière noire qui ne peuvent plus se former aujourd'hui. Une telle interaction pourrait alors donner une masse apparente aux neutrinos, en «ralentissant» leur mouvement. Si c'est le cas, cela permet de sauver le Modèle Standard, puisque les particules de matière noire n'en font pas partie (elles seraient d'une ancienne version de ce modèle).

La matière noire: l'hypothèse du champ scalaire

(Permalien) Ajouté en Mai 2022: Aujourd'hui, pour les physiciens comme pour les sous-chapitres ci-dessus, la meilleure hypothèse est que la matière noire serait un type de particule encore inconnu. Toutefois, le fait que l'on ne soit pas encore arrivé à les détecter suggère d'autres hypothèses. Par exemple la matière noire serait un champ scalaire, sans particules, mais avec une densité de masse.

Comment cela serait possible fait appel à nos réflexions du chapitre IV-7, sur pourquoi notre univers est quantique.

Lors du tout début de l'univers, au temps de Plank, les physiciens posent diverses hypothèses, dont une serait un tel champ, justement. A ce stade, l'univers est encore un objet très simple, correspondant à la description du chapitre IV-6: un petit système logique rebouclé sur lui-même, où la réification arbitraire d'une valeur permet à l'ensemble d'être logiquement cohérent, et donc d'exister au sens d'hypothétiques observateurs qui y vivraient.

Toutefois il est nécessaire que l'existence même de ce système implique l'apparition d'autres éléments. Je ne rentre pas dans les détails, car plusieurs scénarios sont possibles, mais on se retrouve sorti du temps de Plank, avec un univers muni d'un espace, d'un temps, et d'une première vague d'inflation. Mais son seul contenu est encore le champ scalaire, une valeur non-nulle pour la masse, identique partout.

A ce moment toutefois cet univers n'est pas quantique, obéissant à des lois similaires à celle de l'électromagnétisme, ou de l'hydrodynamique. Ce qui l'expose à la contradiction vue au chapitre IV-8: la valeur du champ à un moment t dépend de la valeur du champ à un moment t moins δt infiniment proche! Ce qui peut créer une indétermination logique. La solution est alors une absurdité créatrice, comme vu au chapitre III-3, cas 6: en un point au hasard, le champ se réifie arbitrairement à une des valeurs permises. La Mécanique Quantique est née! Et comme le champ de masse est un objet logique unique, la Mécanique Quantique devient alors vraie partout dans l'univers simultanément (Même si il est infini, commed ans le cas d'un univers Euclidien).

(Ceci est vrai pour la toute première transition de phase. Pour les suivantes, menant aux particules actuelles, elles se produisent en un lieu déterminé, et elles se propagent ensuite)

On se retrouve donc avec un univers contenant des particules, qui du coup devient bien plus complexe. Même si ces premières particules n'interagissent probablement que par la gravitation. Il faudra d'autres transitions de phase (d'après les physiciens) pour qu'apparaissent les particules de la physique standard et les trois autres forces.

Dans notre hypothèse précédente ci-dessus, la matière noire serait formée de restes de cette première génération de particules, qui n'auraient pas eu le temps d'être converties à la physique actuelle, avant d'être dispersées par l'inflation (C'est mon idée, mais certains physiciens l'ont «découverte» depuis, sous le nom de «frozen dard matter»). Mais elles se convertissent en particules ordinaires par simple contact avec nos détecteurs, de sorte qu'on les prend pour du bruit de fond!

Dans la seconde hypothèse, que je propose donc ici dans ce sous-chapitre, la matière noire serait un résidu du champ scalaire primordial. Il serait alors totalement inutile de chercher des particules!

Toutefois ce champ scalaire a quand même subi une transformation, car la première interaction quantique s'est produite en un leu donné. Ainsi son intensité dépend maintenant du lieu. Fort probablement, même sans particule localisée, il aurait une fonction d'onde, qui serait alors la superposition d'un grand nombre d'ondelettes (rejoignant les hypothèses des physiciens du type «photon noir»). Cela est intéressant, car on pourrait déduire cette fonction d'onde de son comportement. Pour commencer, le fait que la matière noire ne puisse pas se concentrer dans une petite zone au centre des galaxies pointe vers des longueurs d'onde de dizaines ou de milliers d'années lumière (Modèle «Fuzzy dark matter»).

 

Added June 2022: we can wonder if the scalar field would be the Higgs field. No, because (according to wikipedia...) the Higgs field has its minimal energy when it is uniform, while the dark matter on the contrary tends to concentrate in lumps, under its own gravity.

Same question, would the grand-unified particle be the Higgs boson? Not either, because the Higgs boson is extremely unstable, and dark matter would explode instantly, burning up the whole universe.

Would the remaining scalar field be the «dark energy»? This is possible, and should be studied. Indeed, the later, if it exists, seems to be constant, and responsible of the accelerated expansion today... as in the beginning.

Si la matière noire est formée de particules, elle doit exercer une friction sur les étoiles des galaxies.

(Permalien) (Ajoutéen Juin 2022)

Les particules de matière noire doivent être en orbite autour d'une galaxie, tout comme les étoiles, sinon elles s'échapperaient, ou elles tomberaient au centre (C'est ce que les physiciens appellent le modèle «Cold Dark Matter», Matière Noire Froide). Mais alors, les étoiles qui se déplacent dans cette mer de particules les perturbent, ce qui équivaut à une friction. Dans un disque, où tout tourne de la même façon, ce n'est pas un problème. Par contre le halo, le bulbe, ou les galaxies elliptiques, rétréciraient et s'effondreraient. Pourquoi ne le voyons nous pas? Parce que cela nécessite beaucoup de temps? Parce que nous n'avons qu'une vue instantanée de chaque galaxie? Ou parce que la matière noire n'est pas formée de particules?

Cette étude ne trouve aucune friction contre les barres des galaxies. C'est un indice vers une matière noire qui ne serait pas constituée de particules, mais d'un champ scalaire.

Par contre, la friction au sein de grands amas de matière noire particulaire en coalescence dans l'univers jeune, serait une bonne explication de la croissance rapide de trous noirs ultra-massifs à cette époque.

Mais troisièmement, le gradient d'un champ scalaire ne peut pas tourner, et ne peut donc pas former un disque d'accrétion. De sorte qu'un champ de masse scalaire est également un bon candidat pour former rapidement d'énormes trous noirs, dans le cas d'une rencontre entre galaxies.

En tout cas, un trou noir qui absorbe de la matière noire n'émet pas de lumière. Probablement, cela est en train de se passer sous nos yeux, mais nous ne pouvons pas le voir.

Y a t-il de la matière noire dans notre système solaire?

(Permalien) (revu et corrigé en Aout 2017)

C'est possible. En effet notre voisinage galactique en contient une proportion notable. De plus, on peut raisonner avec une particule de matière noire en termes d'orbites et de trajectoires, comme pour une vulgaire météorite. C'est à dire que la trajectoire individuelle d'une particule de matière noire peut être déviée par une étoile. C'est même comme cela que la matière noire se répand et forme ses structures spécifiques dans les galaxies.

On peut donc supposer le scénario suivant:

-Habituellement, dans notre galaxie, les particules de matière noire ont une vitesse de l'ordre de 250km/s, comme les étoiles. Ce qui ne permet normalement pas la capture par un système solaire.

-Toutefois, toutes les orbites possibles pouvant être occupées, on peut imaginer une particule de matière noire sur une orbite galactique très proche de celle du soleil.

-La vitesse relative devient alors très faible, ce qui permet une capture par interaction avec une planète. C'est comme cela que les comètes de longue période sont capturées par Jupiter, et amenées sur des orbites de courte période proches du soleil. Il peut donc bien se former un halo de matière noire autour du soleil.

Toutefois la carte gravitationnelle du système solaire est bien connue, et rien de cet ordre n'a été détecté: la quantité de matière noire en orbite autour du soleil est donc très faible. (Ajouté le 23 Aout 2018: cela a été bien étudié à propos de l'anomalie de Pioneer, qui laissait supposer une masse inconnue dans le système solaire. Mais finalement, rien de cet ordre n'a été trouvé)

Bien entendu, la matière noire peut être attirée à l'intérieur du soleil. S'y accumule t-elle? En tous cas, même si elle interagit peu, elle sera significativement freinée par son influence gravitationnelle, et elle finira par arriver dans le coeur dense, où la probabilité de réaction est plus forte. Ainsi une étoile pourrait avoir de la matière noire à l'intérieur, mais elle n'y survivrait qu'un certain temps. Mais on peut envisager que la matière noire puisse jouer un rôle significatif dans le fonctionnement des astres très denses, exactement comme les neutrinos le font.

(Ajouté le 23 Aout 2018:) Les analyses ajoutées au sous-chapitre précédent expliquent qu'il n'y aurait pas de matière noire dans notre système solaire, ou que toute matière noire qui s'y aventurerait serait rapidement transmutée, bien avant d'arriver au coeur du Soleil

Le coeur des trous noirs

(Permalien) Les équations de la relativité disent que le coeur d'un trou noir est un point. Ce qui ne satisfait pas les scientifiques, parce qu'en un point toutes les grandeurs deviennent infinies. Mais ce n'est pas ce qui me cause le plus de souci: si on admet que l'objet au centre a une certaine taille, alors ses bords sont dans le passé, par rapport à son centre. Ce qui est sans doute assez malsain. Bien sûr on peut imaginer plusieurs solutions, voire que le problème ne se poserait pas de cette façon:

-Les incertitudes de Heisenberg permettraient à la masse de subsister dans un certain volume, ou plus précisément pendant un certain temps.

-Même ainsi, la situation est inconfortable, de par la pression gigantesque. On peut supposer que l'objet au centre repasse en sens inverse par toutes les étapes du Big Bang, Grande (ré)Unification, etc. Ce qui implique qu'il en existerait plusieurs sortes, selon leur degré de retour en arrière. La théorie de l'autogénération logique précise aussi que ces transitions ne sont de pas obligées de donner toutes le même résultat: chaque trou noir serait différent.

-Si le retour en arrière est suffisant pour permettre un objet ponctuel, alors on a bien une singularité. Toutefois rien ne dit que le champ gravitationnel soit défini infiniment près de ce point. Les physiciens parlent de distance de Plank, en dessous de laquelle il n'y a plus de taille définie. Ainsi la gravitation ne serait nulle part infinie, même avec une vraie singularité.

 

Récemment Hawking a théorisé que les trous noirs se désintégreraient lentement, en émettant un rayonnement de corps noir, simplement. Cela me pose un problème: Admettons qu'un trou noir soit formé à partir d'un certain nombre de protons et de neutrons. Admettons qu'il perde de la masse. Mais le nombre de protons et de neutrons (appelé nombre baryonique) est forcé de rester constant: c'est une loi de conservation, forte et inviolable. Alors, en admettant que l'on puisse en arriver là, que reste t-il quand les protons ont perdu 99.99999% de leur masse? Et que le trou noir se débande, faute de masse? En tous cas on n'a jamais observé de tels objets, de masse très faible, mais de nombre baryonique immense. Pas de protons super-légers non plus.

Ajouté le 14 Février 2016: La récente première observation de la fusion de deux trous noirs a montré que 5% de sa masse était dissipée en ondes gravitationnelles. Ce n'est pas la même chose que le processus de Hawking, mais cela montre quand même qu'un trou noir peut perdre de la masse. Mais cela ne nous dit pas jusqu'à quel point.

Ajouté le 30 Janvier 2019: Le problème ci-dessus ne se produirait tout simplement pas, car quand le rayonnement thermique du trou noir est suffisamment chaud, il peut émettre des particules par le processus de Hawking, et donc diminuer son nombre baryonique. Toutefois, comme il a perdu de l'énergie dans des collisions, il ne contient toujours pas assez d'énergie pour matérialiser toutes les particules permise par son nombre baryonique. De sorte que très probablement, le processus de Hawking marcherait de moins en moins bien près de la fin de l'évaporation d'un trou noir, pour finalement stopper. L'émissivité d'un trou noir tendrait alors vers zéro, annulant le processus de Hawking avant l'évaporation totale.

Ajouté le 30 Janvier 2019, d'une question Quora: Un problème supplémentaire est que un trou noir de température inférieure au fond cosmologique (2.3°K) reçoit plus d'énergie qu'il n'en émettrait. L'évaporation n'existerait tout simplement pas, pour les trous noirs stellaires. Et on ne connaît pas de mécanisme formant des trous noirs plus petits.

Ajouté le 30 Janvier 2019: Domage, car un trou noir dans cet état pourrait alors servir de «réacteur» façon Star Wars: sa masse resterait en gros constante, et il suffirait d'y jeter de la matière quand on aurait besoin qu'il produise de l'énergie.

 

Les trous noirs sont un excellent exemple d'un sujet qui a été jusqu'à récemment considéré comme pseudo-scientifique par le système. Pourtant les scientifiques ont théorisé leur existence (même à contrecœur) depuis les années 1930. Et surtout, tout le monde pouvait voir depuis 1918 le puissant jet émanant du cœur de la galaxie M87 (trouvé par l'astronome américain Heber Curtis de l'Observatoire Lick, et précisément cette galaxie a été surnommé «Virgo jet », même si sa nature galactique n'a été reconnue qu'en 1956). Quand j'étais gamin, j'étais abasourdi par ce jet de milliers d'années-lumière: il devait y avoir quelque chose de monstrueusement gros et puissant, beaucoup plus gros que toute étoile possible, pour produire une si énorme langue de feu. Mais mes demandes d'explication n'avaient reçu que cette seule réponse: le noyau des galaxies contenait «seulement» un amas dense d'étoiles (qui, par magie, ne se tamponnaient jamais). Et le jet était «un mystère». Et en plus j'étais un gamin, de sorte que je «ne pouvais pas comprendre»! C'était en 1961, et, en France, pays des Lumières, les écoles publiques interdisaient encore aux enfants de regarder l'éclipse...

Ce genre de choses est probablement pourquoi nous avons tant de théories pseudoscientifiques aujourd'hui: leurs auteurs tirent au hasard, dans l'espoir d'attraper une théorie qui serait reconnue plus tard. Malheureusement pour eux, le cœur de la science n'a qu'un seul amour: la vérité. De sorte que sa reconnaissance ne peut être gagnée qu'au prix de beaucoup de travail et d'intelligence, et la longue file des prétendants rejetés doivent rentrer à la maison, leur pénis en berne...

L'origine des comètes

(Permalien) C'est un vieux mystère, objet de nombreuses recherches. Les scientifiques s'accordent à dire que les comètes seraient des résidus de la formation du système solaire, précisément du bord extérieur du disque d'accrétion. Mais il y a un hic: les comètes ne sont pas en orbite, mais sur des trajectoires de chute libre. Certaines ont si peu d'énergie orbitale qu'elles tamponnent carrément le Soleil (La plupart des comètes connues ont des orbites elliptiques. Mais ceci résulte de leur capture par les grosses planètes comme Jupiter. Les comètes qui n'ont jamais interagi avec une planète ont des orbites de chute libre. Appelons-les des comètes vierges, par opposition aux comètes capturées)

Donc, les scientifiques postulent l'existence d'un énorme réservoir de comètes à une grande distance du Soleil, qui tourneraient si lentement que certaines n'arriveraient que aujourd'hui. Je suis sceptique, car, en 4,5 milliards d'années, les plus lointaines ont quand même eu des centaines d'occasions d'approcher le soleil, alors qu'une seule rencontre peut les capturer ou les détruire.

Quoi qu'il en soit, cela n'explique pas pourquoi elles sont en chute libre. Il faut pour cela qu'elles ne soient pas formées en orbite, mais à un endroit fixe par rapport au Soleil. Et puisque leur temps de chute libre est très court par rapport à l'âge du système solaire, ceci implique que c'est arrivé récemment, peut-être c'est même encore en cours aujourd'hui.

Je ne vois qu'une explication: les comètes se formeraient à l'arc de choc (bow shock), l'endroit où le vent solaire rencontre le vent galactique. Aujourd'hui, nous sommes dans une région de la galaxie de gaz chaud de densité relativement faible, mais il y a quelques millions d'années le Soleil a traversé un bras galactiques, éventuellement des nuages de poussière denses et froids. Dans ce cas, l'arc de choc est beaucoup plus dense, plus proche et plus froid, de sorte que la matière était en mesure se s'accréter en comètes, en utilisant le procédé de poussière froide chargées électriquement que nous verrons au chapitre VIII-2.

 

A la rigueur, les matières carbonées si communes dans les météorites, et que l'on pense être des résidus de comètes, pourraient ne pas être de la matière originelle du système solaire, mais la matière capturée plus tard, lors de la traversée d'un nuage dense dans un bras galactique.

 

Un dernier mystère peut aussi recevoir une solution très simple. Plusieurs comètes récentes, comme Kohoutek ou Ison, affichaient une luminosité exceptionnellement élevée alors qu'elles étaient encore loin du Soleil, ce qui a conduit les astronomes à les annoncer comme la «comète du siècle», promettant des manifestations spectaculaires. Mais elles furent à peine visibles à l'œil nu. La question est: pourquoi ces comètes vierges sont plus lumineuses que les comètes capturées, alors qu'elles sont encore dans les parties extérieures du système solaire? Il y a une réponse simple: les véritables comètes vierges auraient du givre, qui se sublime facilement, ce qui les rendraient bien plus lumineuses alors qu'elles sont encore loin. Mais quand elles se rapprochent du centre, ce givre est parti, et elles sont alors comme toute comète capturée, dégazant principalement de la vapeur d'eau. Du givre a effectivement été observé par la Sonde Rosetta: il se forme la nuit, et se dissipe en une minute au lever du soleil.

Ce qui correspond bien au modèle ci-dessus, où ces comètes se seraient formées récemment, et s'approcheraient du Soleil pour la première fois.

(Ajouté en Janvier 2022) Ceci semble confirmé par la comète Bernardinelli-Bernstein, active bien plus loin du Soleil que prévu. Toutefois la cause en serait la sublimation de CO plutôt que de glace.

(Tout ce qui suit a été ajouté en Avril 2022) Un article intéressant dans Science nous apprend des choses à propos de la composition des comètes vierges, et de leurs relations avec l'espace interstellaire.

Il confirme que les vraies comètes vierges dégazeraient plus tôt, et des éléments les plus volatils (azote, monoxyde de carbone, méthane, etc.) expliquant leur luminosité inhabituelle alors qu'elles sont encore très éloignées.

Mais il nous apprend aussi comment les comètes du nuage de Oort frôlent la limite où règne la gravité interstellaire (une sphère de 0,28 année-lumière de rayon autour du Soleil). Cela les rend sensibles aux «marées galactiques», qui abaissent alors progressivement leur périgée. Lorsque ce périgée atteint la zone des planètes, la comète semble effectivement «tomber» vers le Soleil, au lieu d'être en orbite.

Les scientifiques supposent également depuis longtemps que lorsque des étoiles passent suffisamment près les unes des autres, alors le contenu des deux nuages de Oort peut être échangé. Cela s'est certainement produit plusieurs fois dans l'histoire de la Terre.

Je me permets d'ajouter mon hypothèse: les comètes se formeraient dans l'espace interstellaire, notamment dans les nuages de poussière galactiques, et seraient capturées dans le nuage de Oort par ce processus. Nous sommes passés dans un tel nuage il y a quelques millions d'années.

Cela signifie que le nuage de Oort se re-remplit, lentement ou par épisodes. Sinon, il serait vide, depuis 4,5 milliards d'années.

Les hypothèses ci-dessus sont testables, si nous pouvons dater du matériel cométaire. On devrait alors trouver des grains de tous âges, pas seulement de 4,5 milliards d'années. A ma connaissance, rien de tel n'a été trouvé, malgré le fait que certaines météorites aient des origines cométaires. Cependant, il est possible que les scientifiques aient systématiquement écarté les échantillons collectés sur Terre présentant des âges inférieurs, soupçonnant une contamination terrestre. L'expérience devra donc être réalisée sur des échantillons correctement collectés dans l'espace.

De quoi 'oumuamua est fait

(Ajouté le 26 Avril 2020)

 

(Permalien) (antécédance sur la Wayback Machine) un scénario plausible sur l'origine de 'oumuamua vient d'être proposé par trois scientifiques du Laboratoire d'Astrophysique de l'université de Bordeaux, Sean Raymond, Yun Zhang et Doug Lin (article dans futura science). Rappelons que 'oumuamua, le premier astéroïde interstellaire détecté, avait plusieurs caractéristiques fort curieuses: une forme très allongée, en cigare, pas de queue de comète, mais quand même une réaction à la lumière solaire indiquant une densité bien plus faible que de la roche. Les hypothèse allaient bon train, par exemple qu'il serait un «mouton de poussière spatiale», voire un vaisseau extraterrestre. En tous cas rien de connu dans notre système solaire. On ne saura probablement jamais ce qu'il était, car il s'éloigne maintenant très vite hors de portées de nos sondes. Il faudrait en effet un appareil très rapide, mais avec suffisamment de carburant pour pouvoir freiner à l'arrivée.

Cette équipe a toutefois proposé un scénario: 'oumuamua aurait été éjecté de son système d'origine, après être passé trop près de son soleil, une naine rouge. Pourquoi une naine rouge? Parce qu'une naine rouge est plus dense et moins chaude que notre Soleil, ce qui permet à un astéroïde de pénétrer sa limite de Roche sans être vaporisé comme avec notre Soleil. Toutefois la chaleur y est encore suffisante pour fondre des corps pierreux (ou dans le cas d'une comète, ne garder que la fraction pierreuse). 'oumuamua aurait donc fondu. Mais à l'intérieur de la Limite de Roche, il aurait également été spaghettifié, déformé en cigare par les forces gravitationnelles! Voici donc une origine plausible pour la forme et la trajectoire de ce corps.

Toutefois cela n'explique pas vraiment la faible densité (ni jusqu'où elle peut descendre). Nos auteurs supposent un corps formé de cailloux, mais alors je pense qu'il se serait désagrégé.

C'est là que je peux faire une proposition: bien que 'oumuamua fondu ait perdu presque tous ses gaz, il en serait resté suffisamment pour faire des bulles, et donner une scorie bulleuse. La roche fondue a une tension superficielle non négligeable, mise à profit par les souffleurs de verre. De son naturel, la lave peut former des voiles ou des fils. Et des scories, donc. Déjà les premières photos du rover Spirit sur Mars montraient des scories de lave avec des trous nettement plus gros que ce que l'on peut voir sur Terre. Et dans le vide en quasi apesanteur, ces bulles peuvent alors croître presque sans limite.

Jusqu'où la densité de 'oumuamua peut-elle descendre? Sur Terre certaines ponces peuvent flotter, ce qui fait une densité inférieure à 30% de celle de la roche brute. Alors dans le vide, où rien ne contredit l'enflure des bulles, la densité pourrait descendre bien plus bas. 10%, voir moins.

Autre indice, le passage près d'une naine rouge ne dure qu'une dizaine de minutes, ce qui est très insuffisant pour fondre en entier un corps de cent mètres. Par contre un corps de quelques dizaines de centimètres peut fondre, et donner un liquide homogènes propre à faire de belle bulles.

Ainsi 'oumuamua serait-il un rocher expansé, ce qui explique bien sa faible densité, avec le scénario proposé par les scientifiques de Bordeaux. Même sa couleur rougeâtre colle: c'est la couleur que prend la lave en présence d'oxygène.

Ah si on avait eu le projet Vishvakunta (chapitre VIII-10), on aurait pu tester 'oumuamua en quelques dizaines de minutes, et connaître sa masse et sa composition. Mais le plus marrant est que, si cet objet avait touché la Terre, il se serait peut-être désintégré dans l'air sans atteindre le sol.

 

Ajouté en avril 2021: Ces explications vont peut-être chercher trop loin. 'Oumuamua pourrait être simplement un objet carbonaté ou à base de tholines, avec un côté de glace d'eau pure (ou même de sel, comme on en a trouvé sur Cérès). Ceci explique très bien sa courbe de lumière en fonction de la rotation, ainsi que sa réaction bizarre à la lumière, tout en ne formant pas de queue de poussière.

Le climat de Mars, l'eau et les traits géologiques bizarres

(Permalien) Ajouté en Février 2017:

La récente étude de Mars par des rovers comme Opportunity et Curiosity a apporté des résultats contradictoires: il y a des preuves très sûres de grands écoulements d'eau, mais il n'y a pas assez de CO2 dans l'air pour maintenir un climat suffisamment chaud pour l'eau liquide. Ce manque de CO2 se déduit du manque de roches carbonatées. Les photographies orbitales montrent également un grand nombre de formes géologiques étonnantes, qui n'ont pour la plupart aucun équivalent sur Terre: énorme chaos, écoulements d'eau cataclysmiques, sources surdimensionnées (asséchées depuis), etc.

Je donne ici un modèle expliquant tout cela, dont je réclame la précédence pour février 2017.

Tout d'abord, nous observons sur Mars plusieurs «montagnes de poussière», qui seraient des restes d'anciennes calottes polaires. Sur Mars les calottes polaires sont des pièges froids attirant le peu d'eau présent dans l'air. En plus, les vents y déposent un mélange de poussière, de sulfate et de glace, dont les proportions exactes peuvent dépendre de l'époque. La pression cimente ensuite la glace, ou le sulfate, ce qui en fait un matériau solide. Ces choses sont visibles par exemple dans Lucus Planum, qui fait partie d'une ceinture au sud-ouest de Olympus Mons, et dans de nombreux cratères, comme le mont Sharp dans le cratère Gale. Opportunity a atterri sur un tel terrain, principalement du sulfate de fer. Ces choses sont aujourd'hui sèches et poussiéreuses, parce que la glace d'eau sublime rapidement. Mais sous cette mince surface sèche, la composition globale peut encore être un mélange ferme de poussière et de glace d'eau.

Bien que ce soit moins évident, des endroits comme Margaritifer Terra pourraient également être de tels dépôts. Cet endroit, et beaucoup d'autres, montrent de grandes fissures polygonales et des chaos, donnant l'impression qu'une couche superficielle rigide aurait cédé, puis aurait été transportée au-dessus d'une couche souterraine boueuse. Cela peut s'expliquer de la façon suivante: lorsque les couches de boue congelées sont assez épaisses, la chaleur géothermique peut fondre la couche par le bas. Ou tout simplement la couche est salée, expliquant qu'elle reste molle dans le froid martien! Ce qui se passe alors dépend de la composition, de l'épaisseur, de la pente, etc.

Dans un premier scénario, le fluide reste boueux, mais se déplace comme un glissement de terrain, résultant en:

-En amont, des fissures et des chaos dans les couches superficielles, quand la boue s'écoule s'écoule par-dessous, voire des vallées entières comme Valles Marineris et ses dépendances.

-Formes d'écoulement similaires à des glaciers, dans les fonds de vallée, ou flux de boue cordés.

-En aval, des alluvions, les plaines de boue, etc.

-Les éjectas lobés résulteraient également d'un impact dans de la boue, ou dans des sédiments pulvérulents (boue séchée).

Un des meilleurs exemples montrant toutes ces caractéristiques est Dao Vallis, qui s'est très probablement développé dans une double couche de boue séparée avec une coulée de basalte.

Un second scénario se produit si le mélange permet la séparation de la partie limoneuse et de l'eau liquide. De grandes cavités d'eau liquide peuvent alors se développer. Mais elles sont instables, en raison de la force d'Archimède, et ainsi elles peuvent éclater soudainement, quand elles trouvent un chemin vers la surface. Cela peut se produire soudainement, car la couche de surface est dure, et quand une fissure s'ouvre elle gèle immédiatement, ce qui la rend imperméable à l'eau. Les plaines de boue continentale de Mars montrent une grande quantité de trous qui sont la source de grandes traces d'écoulement, en particulier autour de Cerberus Fossae. Mais quand l'écoulement s'arrête, l'eau restante gèle, puis se sublime, laissant un trou vide «inexplicable» au point de départ de l'écoulement.

Le comportement de la boue congelée de Mars peut être très semblable à ce que l'on trouve dans la péninsule de Yamal. Cependant les conditions étant différentes, les formes de terrain dans Yamal, comme le fameux cratère de Bovanenkovo, sont différentes. Nous pouvons également voir en Islande sur ce qui se passe lorsque des volcans émergent sous des glaciers.

De cette manière, la plus grande partie de la surface de Mars peut avoir été remodelées plusieurs fois par des écoulements de boue successifs. Les plus grands peuvent être la conséquence de lents affaissements géologiques, ou de bombements de la surface, suite à des transformations en profondeur à l'intérieur de Mars. C'est ainsi que furent formés le dôme de Tharsis, le bassin de Hellas et le bassin des plaines du Nord. Mais aujourd'hui, les tendances semblent avoir changé, résultant en la ligne de failles récente et active de Cerberus Fossae, qui est également la source de nombreux écoulement très récents, voire est probablement encore active.

 

Les éruptions de boue liquide produisent des motifs de surface uniques à Mars, que l'on peut voir dans de nombreux écoulements récents: une couche de glace pure se forme à la surface de l'écoulement, tout en se fissurant de par son mouvement. De la boue liquide remplit alors les fissures. Lorsque le flot s'arrête, il fige en masse. Mais alors la glace pure se sublime entièrement, tandis que la boue reste en place, à l'abri de la sublimation, et gelée. Il en résulte des motifs de type banquise fissurée, en négatif, montrant les fissures de glace en relief, comme on peut le voir dans de nombreux endroits à Athabasca Vallis et Marte Vallis. Un cas spectaculaire est visible à 4°2'60"N, 149°39'60"E.

 

Ceci explique beaucoup de caractéristiques bizarres de Mars, mais pas les plus grands écoulements d'eau. C'est là que nous arrivons à ma contribution originale. Sur Mars, les éruptions volcaniques sont rares, mais elles peuvent être très volumineux, et donc courtes, émettant de grandes quantités de vapeur et de CO2 en quelques heures. De telles éruptions volcaniques humides sont connues sur Terre, où elles peuvent résulter en pluie. Sur Mars, cette vapeur pourrait alors former une atmosphère temporaire, avec son propre effet de serre, apparaissant probablement comme un grand nuage blanc neige, s'étendant autour du volcan ou le long des pentes. Il pourrait même envelopper totalement la planète. Il y a donc un moment où l'eau liquide peut exister en dessous de la vapeur. Cependant, une telle atmosphère temporaire n'est pas stable, et elle se transformera rapidement en eau liquide, en quelques heures. Ces événements se traduiraient alors par des épisodes de pluie de taille biblique, couvrant toute une région, capables de creuser les nombreux grands chenaux visibles sur Mars. En effet, ces chenaux semblent formés par des épisodes catastrophiques, contrairement à nos vallées terrestres formées par des petits cours d'eau constants. De telles crues torrentielles sont aussi connues sur Terre, et ce n'est alors pas de l'eau qui coule, mais de la boue, capable de transporter des blocs de roche dure, et beaucoup plus efficaces que l'eau à éroder le terrain. Un bon exemple en est Maadim Vallis. Précisément le rover Spirit a atterri sur le delta alluvial de Maadim Vallis, qui a rempli en partie le cratère Gussev. Ce terrain est apparu formé d'un mélange de terre et de pierres basaltiques, typique des laves torrentielles résultant de fortes pluies. Comme preuve, ce terrain montre un ménisque au contact des formes de relief plus anciennes, qui correspond au comportement de la boue épaisse. Curiosity a atterri sur le même type de terrain, mais il a rapidement trouvé des dépôts de grès résultant d'événements plus doux. Néanmoins, très probablement aucun de ces événements n'a duré plus de quelques heures, au mieux quelques jours, jusqu'à ce que l'eau ait gelé et toute glace exposée se soit sublimée. Ajouté en Février 2021: Perseverance est lui aussi atterri sur une lave torrentielle contenant de larges blocs, déposée lors de la formation catastrophique de Neretva Vallis. Précisément, il s'est posé sur un ménisque bien visible, formé lors d'un événement ultérieur plus petit. Le fameux delta de Jezero s'est formé encore plus tard, dans un événement encore plus doux, mais qui a duré suffisamment longtemps pour remplir le cratère d'eau.

Certains types de lave se brisent également en poussière lorsqu'elles contiennent de l'eau, comme dans l'éruption du Pinatubo. Ces éruptions peuvent former de la boue, ou des dépôts mous, y compris sur les cônes volcaniques eux-mêmes. Cela expliquerait beaucoup de formes volcaniques de Mars, comme dans Arsia Mons. Même Ulysse Patera et Tharsis Tholus montrent des éjectas lobés, comme si ces volcans étaient faits de boue, ou au moins de dépôts pyroclastiques pulvérulents.

 

Mais de loin, les plus grandes inondations sur Mars sont sorties du grand canyon du système Mariner Vallis, qui rejoint côté ouest les systèmes de failles autour du dôme de Tharsis et s'étend vers le nord-est jusqu'au chaos de Lani. Ce qui est probablement arrivé, serait que des failles se seraient ouvertes dans le soubassement de roc dur, sous une couche épaisse de plusieurs kilomètres de boue gelée, probablement soulevée par le bombement du dôme de Tharsis. Puis la chaleur géothermique aurait émergé le long des failles, directement ou par des coulées de lave souterraines. Il en aurait résulté une fusion étendue des couches inférieures de boue. Selon les conditions locales, les couches supérieures seraient restées en place, ou auraient cédé pour former les canyons, ou encore elles auraient été entraînées, pour former les chaos. En tout cas, ces événements ont donné lieu à des déferlements d'eau colossaux vers le bassin nord.

La vie nucléaire

(Permalien) Ajouté le 16 Juin 2016:

Je ne sais pas si Greenpeace aimera l'idée d'une vie nucléaire :-). J'ai vu cette idée mentionnée dans une revue scientifique (je ne me rappelle plus par qui, désolé): si notre vie moléculaire est basée sur les interactions entre molécules, une vie nucléaire serait basée sur les interactions entre particules nucléaires. Il est difficile de savoir si une telle chose est possible, mais en tous cas cette hypothèse mène avec une rigueur mathématique à des conséquences bien plus extraordinaires que les spéculations de la science fiction la plus échevelée.

Tout d'abord, les conditions physiques nécessaires sont une pression et une température fantastiques, telles que nos noyaux atomiques ordinaires seraient brisés, ou des noyaux extraordinaires deviendraient stables, menant à un nouvel état de matière entièrement nucléaire. Ces conditions sont réalisées à plusieurs niveaux, dans une étoile à neutrons. Près de la surface, à la transition entre matière atomique et matière nucléaire, et plus profond, près du centre, où des hypérons pourraient exister (particules nucléaires lourdes contenant des quarks inhabituels, tels que le quark étrange, stabilisés par la pression). Ainsi une étoile à neutrons pourrait avoir plusieurs «écosphères» imbriquées.

 

Une des conséquences les plus extraordinaires de cette hypothèse est que, pour des êtres vivants formés de matière nucléaire, leur temps subjectif serait des milliards de fois plus rapide que le nôtre: le temps d'un clin d'oeil sur Terre, des milliers de générations se seraient succédées dans une seule étoile à neutrons habitée de tels êtres. De plus, pour eux, leur monde leur apparaîtrait sphérique comme la Terre, mais des milliers de fois plus grand: un monde avec 100000 continents, et autant de milliards d'habitants, de civilisations, de races, de religions, etc. Si de telles choses existent, alors il pourrait y avoir infiniment plus de gens sur les étoiles à neutron que sur les planètes.

De tels êtres ne pourraient toutefois pas voyager dans l'espace: leurs corps se désintégreraient dans un flash de radioactivité. Pourraient-ils communiquer avec la Terre? Si ils essaient, leurs signaux sont à rechercher dans le spectre gamma. Mais il pourrait leur être difficile de penser que des êtres moléculaires tels que nous puissent exister. De toutes façons à leur échelle de temps la communication serait difficile: la lumière prends déjà plusieurs générations pour juste faire le tour de leur monde. Pas d'internet, donc, et même pas de Marco Polo: leurs continents seraient aussi isolées et séparées que les étoiles dans notre monde moléculaire.

 

Ce que l'article ne précisait pas, c'est que notre univers entier aurait pu s'y prêter, lors des microsecondes qui ont suivi le Big Bang, quand il était encore rempli d'une soupe de particules nucléaires. Plus tôt dans son histoire, le plasma de quark-gluons aurait pu s'y prêter aussi (sa complexité vaut bien celle de la soupe primitive de l'expérience de Stanley Miller). Plus tôt encore, avant la grande (dés)unification, d'autres conditions favorables auraient pu exister à différentes époques. Bien sûr, plus on remonte loin plus c'est spéculatif, mais l'idée ci-dessus de scientifiques assistant à la grande (dés)unification n'est pas totalement impossible.

Section II: La structure et l'évolution des galaxies

(Permalien)

Avril 2021: J'ai finalement totalement rétracté cette section (archive ici). En effet, elle reposait sur une fausse affirmation, que l'on retrouve souvent dans les revues scientifiques, comme quoi dans une galaxie la vitesse des étoiles serait «constante», en fonction du rayon. Ce genre de «simplifications», non seulement embrouille le grand public, mais elles sont en plus une massive source d'erreur pour les scientifiques amateurs qui n'ont pas toujours accès à l'état réel de la recherche. Je décline donc toute responsabilité pour cette erreur, à l'origine de la présente rétractation.

 

Si cette loi universelle avait été vraie, elle aurait permis d'expliquer toutes les structures des galaxies comme un «gaz» d'étoiles en équilibre thermodynamique avec son propre champ gravitationnel (je revendique toujours l'antériorité de cette idée, au 30 janvier 2017).

Cependant:

- Lorsque j'ai essayé de résoudre l'équation différentielle permettant d'obtenir l'équation d'état, à partir de la vitesse soi-disant constante, je suis tombé sur une solution logarithmique, ce qui n'a pas de sens physique. J'espérais que cela me permettrait d'être le premier à obtenir l'équation d'état de la matière noire, mais ouiche.

-L'affirmation ci-dessus est tout simplement fausse: la vitesse des étoiles varie avec le rayon.

Cependant, cette vitesse varie d'une manière intéressante: une superposition de courbes plus simples, chacune causée par une structure différente dans la galaxie. Et il y a une grosse contribution bien définie de la matière noire, c'est historiquement ainsi qu'elle a été trouvée.

A partir de là, je m'étais dit que je pouvais encore faire avec une loi de puissance PoLLS (papier) et j'ai publié cette section en 2017. Mais la loi PoLLS ne permet pas de dériver une équation d'état. Pire, elle apparaît de plus en plus comme un «fit», et non comme une véritable loi de la nature: les deux coefficients peuvent prendre de nombreuses valeurs. Et en effet, dans des articles récents, on trouve des descriptions de galaxies évanescentes, ou de galaxies ultra-compactes avec un bord très net. Il existe donc clairement d'autres processus que l'équilibre thermodynamique.

C'est pourquoi je préfère la rétractation plutôt que d'essayer de sauver la construction avec des étais ad-hoc. Je garde toutefois un petit ajout, qui éclaire un peu la façon dont les trous noirs stellaires finissent par se rassembler en un seul trou noir galactique. Tout simplement, ce processus a été repéré en train de se produire:

 

(Avait été ajouté le 27 Février 2020)

Gary Mamon et Eduardo Vitral, de l'Institut d'Astrophysique de Paris, ont découvert un éssain de trous noirs au centre de l'amas globulaire NGC 6397 (le plus proche de la Terre). (Les trous noirs stellaires se forment à la mort des grandes étoiles, et ils ont des masses de 3 à 20 fois la masse du Soleil, lui-même plus grand que la plupart des étoiles dans un amas globulaire) On s'attendait bien à trouver des trous noirs stellaires dans un amas, mais l'indice crucial dans la découverte de Vitral est que ces trous noirs ne sont pas répartis uniformément dans l'amas: seulement dans 5% du rayon, près du centre! Ce qui montre qu'ils ont subi un freinage notable en voyageant parmi les étoiles plus légères de l'amas. (Ajouté en avril 2021: ce freinage augmente avec leur masse, puisque plus ils sont massifs, plus ils perturbent d'étoiles). Cela tend à confirmer mes prédictions précédentes (dans ce sous-chapitre): les trous noirs géants se forment à partir de la coalescence hiérarchique des trous noirs stellaires... à condition qu'ils aient suffisamment de temps pour ce faire, dans des galaxies assez grandes. Mais dans un si petit amas, ils sont encore à des milliards d'années de se rassembler dans un seul trou noir géant, ce qui explique pourquoi les amas n'en ont pas. En fait, dans NGC 6397, les trous noirs sont une minorité, de sorte qu'ils ont plus de chances de fusionner avec d'autres étoiles, et nous devrions parfois repérer de telles faibles novas.

Bingo: on a  observé  une telle fusion. Article dans The AstroPhysical Journal, 6 Septembre 2021

Ajouté en Octobre 2022: Un article astrobite discute de l'accumulation de trous noirs dans les amas globulaires, et comment le processus s'emballe une fois qu'un trou noir central massif s'est formé.

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre IV-10       

 

 

 

 

 

 

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