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(Créé le 20 Février 2010)
En voyant le film «Avatar», beaucoup se sont sentis vraiment tristes de vivre sur la Terre d’aujourd’hui, au lieu de la magnifique planète Pandora. Je m’adresse à ces gens, pour leur dire que leurs espoirs ne sont pas vains, même si la réalisation en est lointaine. Ce monde de fiction a très clairement provoqué l’intérêt d’un grand nombre de gens (Pour preuve le nombre de na’vis que l’on peut déjà rencontrer sur Second Life), et il va très probablement devenir une sorte de référence sociale/spirituelle, pour nos vrais rêves et projets.
Sommaire: Que peut-on vraiment faire? - Ce que nous ne devons pas faire - Critique: les aspects spirituels
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Il est parfaitement normal que ce film produise un désir d’un monde plus beau: c’est une caractéristique fondamentale de l’esprit humain que de rechercher le bonheur. Il est inutile de prêter la moindre attention aux tristes barjots qui viendraient nous dire que ce désir serait une «illusion», «ringard» ou «irrationnel» ou que nous aurions besoins d’être «réveillés» ou de «redescendre sur terre». Ce sont ces gens qui sont endormis, et de plus dangereux, comme on l’a vu dans le film. Toutefois il est clair que nous n’irons jamais sur Pandora, qui est une fiction. Alors, que pouvons-nous faire, ou espérer?
Il y a trois sortes de choses que nous pouvons faire, bien qu’aucune ne produira de résultat immédiat:
1) Préparer un monde meilleur après la mort.
La récente validation scientifique des NDE et de la parapsychologie nous apprend que des choses telles qu’un paradis après la mort pourraient exister, et être à notre portée. Toutefois nous ne sommes pas sûrs du tout d’effectivement arriver dans un lieu intéressant: la seule chose de sûre est que, quoi qu’il arrive après notre mort, cela dépend uniquement de notre conscience, puisque nos cerveaux et nos corps ne fonctionneront plus. Aussi, si nous voulons être sûrs d’arriver en un bel endroit habité par des personnes gentilles, cela nécessitera très probablement que notre conscience ait des caractéristiques similaires, afin d’être attirée par de tels endroits. D’ou la nécessité d’un entraînement, tel que de visualiser de belles choses, et être gentils nous-mêmes. C’est le sujet de ce site.
2) Travailler pour une meilleure vie sur Terre.
Rejoindre un des innombrables mouvements qui contribuent à un monde meilleur ici bas, que ce soit dans l’écologie, l’art, le social, etc. Toutefois il s’agit là d’un investissement pour les générations futures, ne soyez pas frustrés de ne pas obtenir de résultat en quelques années seulement. Ne soyez pas déçus non plus si les gens dans ce groupe ne sont pas idéaux. C’est déjà bien que de tels groupes existent. Quand j’étais gamin, il n’existait RIEN de ce genre, le monde était un terrifiant désert gris et silencieux.
3) Rejoindre une communauté virtuelle de na’vis.
Plusieurs existent déjà dans Second Life, et d’autres pourraient apparaître. Toutefois, en faisant cela, n’oubliez pas que les membres de ces communautés sont des humains dans le monde physique. Ces groupes peuvent procurer de bonnes expériences, mais ils peuvent, à tout moment, tourner aux habituels psychodrames et limitations humaines. N’en faites donc pas l’enjeu de toute votre vie.
 
Comme vu ci-dessus, le chemin vers une vie aussi belle que Pandora est ouvert, et praticable par tous. Toutefois c’est une longue route pleine d’embûches et de fausses directions. Si on veut s’y engager, nous devons y penser, dès le début, comme à un travail à long terme. Mais c’est le chemin le PLUS COURT.
Cela ne DOIT PAS nous décourager: Il en est de cette affaire, exactement comme d’un entraînement sportif, musculation et autres, où nous nous engageons joyeusement dans des exercices difficiles, fatigant et désagréables, à des fins pourtant beaucoup plus superficielles. L’entraînement de l’esprit est exactement la même chose, sauf qu’il est fortement découragé dans un monde où les idéologies dominantes nous poussent vers l’égoïsme et le «s’accepter tel que nous sommes».
Aussi nous devons nous engager dans un travail ingrat, supporter les rechutes et de longues périodes de vie apparemment sans signification, où nous ne voyons aucun résultat. C’est toutefois le chemin le plus court, tant que nous faisons l’effort de monter, tant que l’on se tient à s’entraîner à être quelqu’un de gentil, à aimer et imaginer de belles choses.
On sera tenté de penser que nous ne faisons que perdre du temps. Malheureusement il n’y a pas de chemin plus rapide. C’est la voie. La voie commence où nous sommes, et on avance à chaque fois que l’on pense à être aimable avec quelqu’un, à chaque fois que l’on imagine ou crée quelque chose de beau. Mais ce chemin est long, et nous ne voyons pas notre progrès quotidien, comme quand nous nous déplaçons dans un vaste paysage.
Et quand nous tombons, et quand nous souffrons, cela doit nous encourager à nous entraîner davantage, au lieu de nous arrêter. Parce que l’entraînement est la seule solution pour, un jour, atteindre un état sans souffrance. Cet état d’esprit est comme un judo spirituel: un judoka utilise le propre élan de son adversaire pour le faire tomber, au lieu d’essayer de lui résister. Dans le domaine spirituel, on peut faire la même chose: chaque fois que nous avons mal, chaque fois que nous tombons, chaque fois que nous sommes abusés, au lieu de juste s’asseoir et pleurer, au lieu de maudire le monde, nous devons penser que cela nous arrive parce que nous ne sommes pas encore libérés de nos défauts de caractère, illusions ou idéologies. Aussi s’en débarrasser est le seul moyen efficace de sortir de ce bazar. En pensant de cette façon, toute souffrance ou situation adverse devient un défi à relever, et un encouragement dans notre travail pour éliminer nos défauts de caractère, illusions ou idéologies!
Afin de réaliser notre but, nous avons la possibilité de nous engager, ou de ne pas nous engager, dans une psychothérapie, une religion, une pratique spirituelle, un groupe, etc. Lequel choisir est une affaire de préférence personnelle. Mais il faut voir ces choses comme des outils, et non comme des fins en soi.
Ne pas abandonner la vie ordinaire.
Il nous faudra étudier, travailler, s’occuper de notre famille, avoir se amis, des loisirs, etc. Rejeter le monde ne facilitera pas notre travail, bien au contraire cela nous privera d’indispensables occasions pour nous exercer à être aimables. Acceptons ces situations comme des outils, des occasions de nous exercer.
Ne pas placer tous nos espoirs dans une seule communauté.
Que ce soit dans le monde physique ou dans le monde virtuel, dans la réalité ou dans un jeu de rôle, si nous rejoignons un groupe, il ne faut jamais oublier qu’il est constitué d’humains ordinaires, dont les défauts de personnalité peuvent à tout moment provoquer des disputes ou l’échec du groupe. Et ça fait très mal quand des querelles mesquines brisent un bel idéal, mais cela arrive, et cela continuera à arriver tant que les gens considéreront leurs défauts de caractère comme étant «leur personnalité». Aussi il faut être prêt à cela, et quand ça arrive, tourner la page et aller dans un autre groupe.
Attention aux sectes et faux gourous.
Les faux gourous et les sectes utilisent les espoirs des gens comme appât, afin de les amener à la soumission, des escroqueries ou du sexe abusif. Aussi il ne serait pas surprenant que quelques-uns tentent de surfer sur la vague Avatar. Des petits groupes peuvent aussi fonctionner comme des sectes, quand ils incluent un narcissique pervers ou un idéologue. Apprenez à reconnaître ces gens! Aujourd’hui, seul le Bouddhisme, et quelque maîtres de Yoga hindouiste reconnus, fournissent des vrais gourous dans les pays occidentaux, et encore il ne faut pas croire que tous en sont.
Ne jamais utiliser de drogue
TOUTES les drogues abiment le cerveau, y compris les drogues «douces» comme la marijuana, et les drogues légales comme l’alcool et le tabac. Les supposés «bénéfices» de la drogue sont largement annulés par les destructions bien réelles qu’elles opèrent dans nos esprits, et dont nous sommes le plus souvent inconscients. Les drogues NE SONT PAS un raccourci qui économiserait des années d’entraînement spirituel, mais au contraire un PIEGE qui nous entraîne dans un long cycle de souffrance (Il faut longtemps pour récupérer les dégâts, et cela juste pour revenir au point de départ). Ce sont surtout les drogues qui ont piégé et détruit le mouvement Hippie, avec leur vision d’un monde plus beau, il y a déjà quarante ans. Ce simple fait devrait suffire à faire comprendre qui encourage les drogues, et dans quel but.
Ne pas se suicider.
l’idée d’un monde meilleur au delà de la mort pourrait inciter à penser que le suicide serait le moyen le plus rapide d’en finir avec une vie terne et d’en commencer une meilleure dans un plus bel endroit. Ce raisonnement n’est tout simplement pas valable, car il manque un élément: nous ne savons tout simplement pas comment les aiguillages seront placés pour nous, au moment de notre mort, et où ils vont nous conduire: on pourrait retomber sur Terre, voire dans un endroit encore plus déplaisant. Le bon raisonnement commence par préparer le chemin, en s’entraînant pour une vie meilleure, s’entraînant à visualiser de belles choses, s’entraîner à la gentillesse, s’entraîner à éliminer nos défauts de caractère (égocentrisme, idéologies, mauvais caractère...). Cela seulement positionnera les aiguillages de nos esprits dans une bonne position. Et plus on y consacre d’entraînement, plus sûr est le résultat. Aussi, plus on meurt tard, plus on a de chances.
Une formule à l’emporte-pièce est qu’on ne mérite le paradis que si ça reste le paradis pour les autres, une fois qu’on y est entré... Par contre on n’a pas besoin d’être un saint pour cela, être quelqu’un de bien suffira.
Le Vatican a donné un avertissement comme quoi ce film encouragerait, d’après eux, une «idolâtrie» de la nature. Cette affirmation Moyenâgeuse a du faire beaucoup rire, mais il faut bien faire attention qu’elle n’est pas dénuée de sens. Si nous regardons bien le film, il n’y a pas de véritable dieu: tout est expliqué matériellement, même la «déesse» Eywa, qui n’est qu’un cerveau collectif de plantes, animaux et personnes interconnectés. C’est fascinant, mais tout à fait à l’opposé d’une vue spirituelle irréductible à quoi que ce soit de matériel. Pour comprendre cela, il suffit d’imaginer que Pandora soit détruite : alors Eywa est détruite aussi, et tous les na’vis morts qui «vivent dans Eywa» sont bien morts eux aussi, perdant conscience pour l’éternité. Ce résultat est l’opposé exact de la promesse de bonheur éternel des religions, tel que confirmé par la validation scientifique des NDE et de la parapsychologie.
Un autre problème grave est la vue naïve des écolos marxistes des années 1970, justifiant la violence et la prédation, sous le prétexte de maintenir les équilibres écologiques. Dans le film, cela est poussé à la caricature: On ne voit que des carnivores au sommet de la chaîne alimentaire, et pratiquement aucun herbivore, au point qu’on se demande ce que mangent ces carnivores. Un monde où l’on peut se faire déchirer vivant à chaque minute n’est pas précisément un paradis! Ce n’est que la vieille idée du pouvoir des forts sur les faibles, recyclée et peinte en vert. Ce problème, avec l’irréductible opposition entre la nature et la technologie, contient les graines d’un intégrisme écologique, qui ne serait que le contre-pied de l’actuelle fascination pour la technologie. On ne fait que basculer d’une extrême à l’autre, toute aussi dangereuse. Je préfère de loin l’approche de Marc Bati dans son monde de Vishdane, aussi beau que Pandora, mais parfaitement paisible et libre de tous prédateurs: l’esprit collectif maintient l’équilibre en contrôlant les naissances, pas les morts. De plus, dans ce monde, les agents de la Confédération Galactique utilisent la haute technologie d’une manière discrète et non-invasive, pour protéger la planète. Certains paysages de Avatar, et Eywa elle-même, semblent inspirés de Vishdane. Ce que j’attend est de voir des réalisateurs utiliser les mêmes moyens que Avatar, mais avec des thèmes 100% positifs.