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Epistémologie Generale        Chapitre VIII-7       

 

VIII-7 Le voyage interstellaire

Il y a plusieurs façons de voyager dans l'espace interstellaire: transporter des personnes, transporter des génomes codés par ordinateur dans des sondes inséminatrices, ou transporter des connaissances dans des repositoires. L'étude de ce chapitre est faite en utilisant la physique connue aujourd'hui, mais la physique spéculative est également considérée à la fin de ce chapitre

Le transport de personnes

Le transport de personnes est un effort énorme, car il demande de lancer un vaste système de soutient de vie, puis aux gens de vivre pendant des millénaires à l'intérieur. Beaucoup d'auteurs l'ont envisagé, mais peu ont pondéré les vrais défis. Il faut en plus la fusion thermonucléaire, une chose encore spéculative. Même ainsi, un vaisseau interstellaire aurait besoin de transporter 30% de son poids en combustible nucléaire. Star Wars est encore très loin.

Avec les technologies connues à ce jour, la construction d'un tel vaisseau spatial mobiliserait une bonne partie de l'économie et des ressources mondiales. Ceci n'est donc possible que dans un monde uni, ayant résolu la compétition idiote entre les pays, et avec une plus grande puissance économique que le capitalisme, que seule la Vraie Economie sans égo peut fournir (chapitre VI-8).

En plus, de nombreux développements technologiques sont encore nécessaires. En théorie, ils sont possibles, mais il faudrait beaucoup de travail pour les amener à l'échelle nécessaire.

Le pire défi technologique n'est cependant pas la complexité ni la taille d'un tel vaisseau spatial, mais sa fiabilité. Un système de soutient de vie implique la manipulation d'un grand nombre de substances corrosives et beaucoup d'usure de machines. Surtout, les réacteurs nucléaires, y compris ceux à fusion, pourrissent de radioactivité à une échelle de temps bien plus courte que les mille ans au moins du plus court voyage interstellaire.

Le pire défi est cependant humain: il est extrêmement difficile d'imaginer que des gens vont prendre naissance, s'éduquer et vivre pendant de nombreuses générations, dans un espace très limité où la moindre panne peut mener tout le monde à une fin abrupte. Aujourd'hui les Terriens psychoprimitifs auraient besoin du contrôle d'une dictature stricte. Mais on sait que c'est très dangereux, car les dictateurs refusent toujours de renoncer à leur pouvoir, et ils essayeront de garder le contrôle de la colonie après l'arrivée, même si de meilleures conditions ne justifient plus leur autorité. En plus les dictateurs restreignent toujours l'expression et les activités des gens d'après leurs propres limitations mentales. On pourrait penser que des gens psychoéduqués réussiraient mieux, mais ils font toujours face à deux obstacles: les conditions psychologiques dans le vaisseau spatial serait plus difficile que dans un camp de concentration. Cela nécessiterait plus que de la psychoéducation: que tous les passager soient des saints. Deuxièmement, des gens psychoéduqués refuseront tout simplement de monter à bord d'un vaisseau spatial dans d'aussi terribles conditions.

En plus, ces conditions devront être maintenus pendant de nombreuses générations, ce qui multiplie les occasions d'échec par autant.

Pire encore, à l'arrivée, si la planète cible se montre impropre à la colonisation, le vaisseau spatial ne peut pas repartir pour une autre. Et les gens emprisonnés à l'intérieur réaliseront alors qu'ils sont condamnés pour toujours à vivre comme ça, y compris leurs descendants.

Enfin, mais pas le moindre problème, nous pouvons imaginer que ces gens apportent des semences de plantes et de bactéries avec eux. Mais ils ne peuvent pas apporter des «semences d'animaux»: seul un très petit nombre d'espèces pourra être maintenu pendant tout le voyage. De sorte que l'écosystème résultant, à l'arrivée, sera très limité.

La solution est lors de coder les génomes de ces animaux et de ces plantes dans des fichiers informatiques. Mais une fois cela fait, les gens peuvent être codés de cette manière aussi, et il n'y a alors plus aucun intérêt à transporter des gens vivants. Ce qui nous amène à la deuxième méthode:

Les sondes inséminatrices

Les sondes inséminatrices ne transportent que des mémoires informatiques, contenant les génomes d'un grand nombre d'espèces. Elles ont également besoin d'une machine de réanimation, capable de convertir de nouveau ces génomes en cellules vivantes. (Précédence ici, à partir de 2013).

Elles sont beaucoup plus simples et beaucoup plus petites aussi, ce qui les met à notre portée dès maintenant. (Cela nécessiterait encore un grand effort, et pour cela arrêter la compétition idiote entre les pays). Enfin, l'absence de personnes vivantes, et même de toute pièce mobile, font qu'elles peuvent naviguer beaucoup plus longtemps, et donc aller beaucoup plus loin. De plus, une fois qu'on en a construit une, beaucoup d'autres peuvent être construites à un coût marginal beaucoup plus faible, ce qui augmente les chances d'atteindre une planète habitable en en envoyant un grand nombre.

 

Toufefois il reste encore des limitations strictes. Non la moindre étant qu'un ovule humain ne suffit pas pour recréer un humain. Une personne humaine a besoin... de parents. Et d'éducation, et de soutien de vie, pendant 20 ans. De sorte que l'atterrisseur doit aussi apporter un système éducatif, et un système de soutien de vie, même si il est petit et inactif pendant le Voyage. L'énormité d'un tel système nous ramène malheureusement pas très loin du cas précédent du transport de personnes. Pire encore, il doit être posé sur la planète cible!

 

Cependant, une solution est apparue récemment (2015 à 2016): l'impression 3D des corps vivants (Précédence ici, le 30 Mars 2016). Les avantages sont incroyables:

- La personne nouvellement imprimée est capable de travailler en quelques jours, sans un long processus d'éducation.

- La construction d'un cerveau avec un connectome déjà créé peut rendre la personne nouvellement créée déjà instruite, sachant parler, qualifiée pour de nombreuses activités manuelles, et prête à apprendre des activités complexes, conduire des véhicules, manipuler des instruments, etc.

- Mais surtout, les personnes nouvellement imprimées peuvent être nativement psychoéduquées, et commencer immédiatement une communauté stable et harmonieuse, sans risque qu'un conflit ou une dictature détruise cette communauté. En fait, les avantages de l'impression de personnes nativement psychoéduquées sont tellement énormes, que cela pourrait même remplacer la grossesse classique! Cela pourrait même arriver bientôt sur Terre, peut-être dans un siècle. En espérant que la méthode soit contrôlée par des personnes normales, et non par la noblesse financière, parce que cette dernière l'utilisera au contraire pour imprimer des travailleurs esclaves et des esclaves sexuels avec des gros seins. Sans fausse modestie, je peux dire que mon livre est d'un niveau plus élevé.

 

Sur une nouvelle planète cependant, le défi reste que l'imprimante 3D, sa machinerie auxiliaire et sa source d'énergie, doit supporter, non seulement le voyage interstellaire, mais des dizaines de milliers d'années dans une capsule de tungstène, à l'abri des éléments hostiles d'une écosphère vivante, jusqu'à ce que l'air soit respirable et que le temps soit venu d'imprimer des animaux et des humains. Dans ce cas, un atterrisseur d'environ une centaine de tonnes serait suffisant, moins d'un millier dans le pire des cas. Un atterrisseur encore plus petit est possible dans les tonnes ou dizaines de tonnes, si il crée tout un tissu industriel avant d'être en mesure de fabriquer une imprimante corporelle.

En ce qui concerne le problème de l'atterrissage d'un aussi grand vaisseau, la meilleure solution semble être que... l'atterrisseur soit un avion! Et qu'il atterrisse sur l'eau, près de la rive. De là, il peut abandonner ses ailes et déployer des chenilles pour gagner un lieu sûr sur terre.

 

Donc, en bref, les sondes d'insémination génétiques sont dans tous les cas une bien meilleure affaire qu'un vaisseau spatial habité. Et encore mieux avec les imprimantes corporelles. En dépit des difficultés qui subsistent, elles rendent les choses beaucoup plus faciles. On peut donc penser que si la colonisation spatiale existe, elle utilise ces méthodes. Cela renforce le paradoxe de Fermi, cependant: nous trouvons pas trace de ces sondes sur la Terre, et même pas de sondes de Bracewell dans notre voisinage.

Auto-stop stellaire

Ceci est un cas particulier de voyage interstellaire: à l'occasion d'une rencontre de notre soleil avec une autre étoile, le voyage interstellaire pourrait être beaucoup plus facile. Ce qui permettrait d'envoyer d'abord des sondes automatisées, afin de démarrer le processus de bioformation, puis des vaisseaux avec des passagers, qui trouveraient alors un monde déjà habitable et industrialisé.

L'efficacité d'un tel processus dépend beaucoup du taux de ces rencontres rapprochées, lui-même dépendant du lieu dans la galaxie. De plus, le système cible doit avoir des planètes bioformables, ce qui réduit encore ce taux. Dans toute l'histoire de la Terre, ces rencontres n'ont probablement été que quelques-unes. Si elles étaient fréquentes, alors probablement le système solaire aurait été brisé par l'une d'elles, et nous ne serions pas là. Bien que la fin abrupte de la série de Titus-Bode au-delà de Neptune, et la présence de certains corps «intrus» en carbone, pourrait être la conséquence d'une telle rencontre. Si oui, alors quand cela est arrivé, la distance du plus proche monde habitable n'était que deux fois la distance de Neptune, ou même moins. Ce qui aurait rendu le saut possible pendant la durée d'une vie humaine, avec un petit vaisseau à passagers, tandis que des vaisseaux sans pilote auraient envoyé des machines, des semences et des ovules congelées.

A noter que de telles rencontres se produiront sûrement, dans les trois milliards d'années dont l'humanité dispose. Ce qui nous offre une possibilité réelle d'essaimer sur d'autres planètes, même en l'absence de propulsion thermonucléaire.

Cependant, dans les amas globulaires, ou dans le bulbe central de notre galaxie, ou dans de petites galaxies, les rencontres d'étoiles sont beaucoup plus fréquentes, au point que nous avons déduit ces endroits dangereux de notre probabilité de trouver des planètes hospitalières (chapitre VIII-3). Mais il a des endroits où l'auto-stop stellaire serait possible assez souvent pour permettre une large diffusion d'une civilisation donnée. Cela permettrait également à cette civilisation d'échapper aux rencontres mortelles d'étoiles qui détruisent les systèmes solaires.

Surfer sur les étoiles

Voici une autre technique de navigation interstellaire utile: utiliser des étoiles comme assistance gravitationnelle, pour en atteindre d'autres. Cela permettrait à une sonde interstellaire ou à un vaisseau spatial d'aller plus vite, ou plus loin, et ainsi augmenter les chances de trouver des planètes appropriées.

Les candidats les plus appropriés pour cela sont... les naines blanches. Deux raisons:

-Elles ont nettoyé leur environnement de toute la poussière et des astéroïdes, de sorte qu'il est plus sûr de les approcher.

-Elles peuvent être approchées à bien plus courte distance, en raison de leur émission de chaleur très inférieure. En effet, une sonde interstellaire passant à 250km/s à travers notre système solaire, à une distance sûre du soleil (disons quelque 50 millions de kms) le traverserait tout droit sans écart important. Mais à 300 000 km d'une naine blanche, le champ de gravitation beaucoup plus important lui permet de faire un demi-tour complet si nécessaire. Cela peut être utilisé pour accélérer, tourner, ou même pour freiner en approche de l'étoile cible.

 

Une variante de cette idée apparaît par exemple avec une sonde terrienne comme le projet Daedalus, qui a été envisagé pour explorer l'étoile de Barnard. Mais Barnard est une solitaire: une assistance gravitationnelle autour de Proxima Centauri permettrait d'explorer également Alpha Centauri, avec le même vaisseau spatial. De même, une assistance avec Sirius B permettrait aussi d'explorer Sirius A, et même de ralentir à son approche.

Je revendique la précédence pour le surf des étoiles, au 10 Octobre 2014, dans un conte fantastique que j'ai présenté dans Inworldz, et que bien sûr tout le monde connaît.

Planètes cibles et plan de colonisation

Toutes les planètes ne peuvent pas être colonisées.

Tout d'abord, une planète doit avoir des conditions physiques et chimiques correctes. Mais si c'est le cas, alors elle peut avoir déjà développé sa propre vie...

De sorte qu'une deuxième condition est que la vie n'ait pas déjà commencé sur la planète. Outre le problème éthique évident d'envahir un monde et de détruire sa propre évolution, il y a une raison pratique impérative: une fois qu'il y a la vie sur une planète, il est impossible de l'éradiquer (du moins d'une manière qui permette encore aux colons d'y vivre). De sorte que les colons devraient en fait vivre dans un monde infecté de maladies, de plantes toxiques ou de matières malodorantes (à leurs sens). Un cauchemar. Cette seule raison peut expliquer pourquoi la Terre n'a jamais été colonisée, même si des civilisations immorales ont eu l'occasion de le faire.

 

Ce problème fait que les réseaux de planètes colonisées ne seraient pas si nombreux, ou pas si omniprésents. Bien qu'un seul suffise pour peupler une galaxie: les scientifiques ont évalué que seulement quelques millions d'années suffiraient pour en créer un.

 

Une solution possible est que les civilisations colonisatrices ciblent les très jeunes planètes, avec de bonnes conditions, mais encore sans vie. Ce n'est pas encore idéal, parce que les conditions dans les jeunes systèmes solaires peuvent être instables.

Une autre solution est de coloniser les planètes de grosses étoiles, même en sachant qu'elles ne vivent que quelques dizaines de millions d'années. Cela reste une bonne affaire, avec un plan de développement rapide et un déménagement planifié vers d'autres planètes avant que leur soleil explose. En plus, à partir de là, ils peuvent lancer de nouvelles expéditions vers des planètes plus stables. Cela rend possible (à la fois éthiquement et techniquement) un réseau de planètes colonisées de haute technologie parmi les grosses étoiles, faisant d'elles le meilleur endroit pour SETI trouver des signaux, intentionnels ou non.

Le défi de l'énergie

Il n'y a pas d'énergie dans l'espace, et très peu est disponible sur les planètes non industrialisées. Mais un vaisseau spatial a besoin d'énormes quantités d'énergie, et tout atterrisseur aura besoin d'un approvisionnement constant pendant de nombreuses années.

Les seules sources assez puissantes connues aujourd'hui sont nucléaires.

 

Plus précisément, la seule chose que nous sachions faire est la fission nucléaire. Néanmoins, elle a beaucoup d'inconvénients, en particulier la pollution qu'elle crée empêche son utilisation sur la surface d'une planète. Pire, un réacteur à fission produit beaucoup de neutrons, ce qui pourrit sa structure en quelques dizaines d'années, sans parler de l'électronique délicate d'un vaisseau spatial.

Cela rend tout de même une sonde d'exploration à fission possible, avec les technologies que nous connaissons aujourd'hui. L'uranium peut être extrait des mines qui ont été découverts sur la Lune (puisque les mines sur Terre sont maintenant presque vides). Compte tenu de courte durée de vie utile des réacteurs nucléaires, mais de leur puissance élevée, ils peuvent travailler pendant les phases d'accélération et de décélération. Les technologies proposées sont les suivantes:

- La «salty rocket» (fusée au sel) de Zubrin: des sels d'uranium sont dissous dans l'eau. La réaction a lieu lorsque des jets de cette eau se rencontrent dans une chambre de combustion. Une méthode grossière mais puissante. Ma contribution est d'entourer les jets principaux d'autres jets contenant des sels de lithium ou de bore, pour augmenter l'impulsion.

- Des choses comme les réacteurs à plasma de poussière, où des poussières d'uranium chargées électriquement flottent dans une chambre. Plus durable qu'un réacteur classique, car dépendant beaucoup moins de quelque métallurgie exquise. Mais plus spéculatif.

 

La fusion nucléaire est aussi théoriquement possible, mais jusqu'à présent nous avons été incapables de la réaliser, et nous n'avons aucune preuve que cela soit effectivement possible.

- Le plus gros des efforts ont été mis dans le confinement magnétique (tokamaks). Si jamais cela fonctionne un jour, ce sera une énorme machine, et plus polluante qu'un réacteur à fission, de par l'énorme flux de neutrons. En plus d'une partie notable de cette énergie neutronique arrive dans les bobinages supraconducteurs, ce qui rend leur refroidissement impossible, une fois qu'une réaction significative commence. Mon estimation est qu'aucune de ces machines ne rentrera jamais en production, ni même ne fonctionnera plus de quelques secondes à pleine puissance.

- D'autres méthodes de fusion doivent encore démontrer leur efficacité, sans nécessiter d'énormes machines: tubes IEC, confinement laser, etc. Actuellement, ils sont encore plus loin de la production que les tokamaks. Mais ici, au moins, de bonnes surprises sont encore possibles.

- La fusion aneutronique nécessite des ressources plus rares, comme le lithium et le bore, et encore plus d'énergie pour démarrer la réaction. Mais elle produit beaucoup moins de pollution, ce qui la rend plus appropriée pour une sonde interstellaire au long cours.

 

Mes spéculations personnelles seraient: (priorité revendiquée pour Avril 2016)

-Un microscope à force atomique pousserait des atomes d'hydrogène à l'intérieur de la coque d'électrons d'un atome lourd. Les forces électriques puissantes permettraient alors leur fusion. C'était le principe proposé pour la fusion froide, et cela fonctionnerait mieux que le procédé d'électrolyse testé jusqu'à présent. Une variante pourrait utiliser des liaisons chimiques covalentes, non pas entre les électrons extérieurs, mais entre les électrons des couches intérieures des gros atomes, si jamais une telle chose est possible. Des atomes d'hydrogène piégés de cette façon pourraient être poussés assez près pour fusionner, comme avec le muonium.

-Dans les présentations naïves de la fusion nucléaire, les atomes d'hydrogène sont lancés les uns contre les autres, par exemple avec deux faisceaux de protons opposés. Mais en fait cela ne fonctionne pas, car les protons sont si petits qu'ils passent juste les uns entre les autres. En plus ils sont dispersés, ce qui gaspille l'énergie d'accélération. Mais une optique électromagnétique de grande précision leur permettrait de se rencontrer réellement.

 

Je ne sais pas si jamais ces méthodes fonctionneront un jour. Mais si elles le font, elles fourniraient des cellules thermonucléaires petites mais efficaces, de petite puissance mais fonctionnant longtemps, capable d'accélérer une sonde interstellaire avec une meilleure impulsion que la fission. Elles permettraient même de faire fonctionner un atterrisseur, jusqu'à ce qu'une source d'énergie locale plus classique prenne le relais.

Si cela n'est vraiment pas possible, alors il ne faut pas s'attendre à trouver des sondes de Bracewell, des paleoartifacts et autres. Mais Il reste encore beaucoup d'émissions électromagnétiques pour le SETI.

Voyages interstellaires avec de la physique inconnue

Bien sûr, des vaisseau du style Star Wars effaceraient toutes les limites ci-dessus, en permettant le voyage rapides de personnes, avec des capacités de chargement illimitées. Mais cela crée cependant un paradoxe de Fermi très fort: une si énorme activité serait remarquée sur Terre. Les voyages spatiaux seraient omniprésents, et il y aurait toutes sortes de personnes qui les utiliseraient, avec de nombreux motifs différents, de sorte qu'un jour ou l'autre, ils se présenteraient sur Terre (Autrement dit, ils seraient déjà là depuis longtemps). En outre, les seuls résultats pratiques de SETI à ce jour, est justement qu'il n'y aurait pas une telle énorme civilisation technologique dans notre galaxie.

Je ne nierais cependant pas la possibilité que certains objets seraient précisément des restes de visites extraterrestres (chapitre VII-5 sur les paléoartifacts).

A remarquer que les champs d'étude des ovnis et des paléoartifacts sont fortement pollués par un tas de théories du complot et de barjoteries. Dans une étude scientifique, nous n'avons pas besoin de mentionner ces choses. Cependant, nous avons noté ici (AZF) qu'une aussi intense activité de propagande peut être l'effet d'un effort de désinformation amplifiante en cours, visant à censurer des informations réelles, déjà publiées ou encore à venir. Pour preuve, les médias qui répandent ce genre de choses propagent également le dénigrement climatique, le racisme, les politiques d'austérité, etc. De sorte que personne ne peut jurer de rien.

Voyages interstellaires utilisant les ovnis

L'hypothèse que les ovnis soient des vaisseaux spatiaux extraterrestres, utilisant une technologie inconnue, souffre de la même contradiction: les voyages spatiaux seraient omniprésents, et facilement remarqués.

Eh bien, justement, les ovnis ont été remarqués...

Au moins, eux sont remarqués, alors qu'aucune des hypothèses ci-dessus n'est supportée par la moindre observation.

Cependant l'hypothèse nous avons préférée au chapitre VII-2, est qu'ils ne seraient pas des machines, ni même des vaisseaux spatiaux. Au lieu de cela, ils seraient des interférences accidentelles du monde de la conscience dans le monde physique (hypothèse psychique). Cela fait qu'ils ne seraient pas intrinsèquement des visites extraterrestres. Toutefois, cela n'empêche pas complètement une conscience extraterrestre d'utiliser ce phénomène pour se manifester sur la Terre. Mais tel qu'on le connaît aujourd'hui, le phénomène ovni (ou une probable technique spirituelle permettant de le maîtriser) ne permet pas à ces visiteurs de rester sur Terre, et encore moins d'y apporter des corps physiques ou des objets physiques. A tel point que nous ne connaissons même pas d'objets (prouvés) provenant d'un ovni! Même pas de message (prouvé), au-delà des réactions immédiates aux témoins, comme de répondre à des éclairs lumineux. Ce qui est troublant, et qui sera discuté dans le chapitre VIII-9 à propos de la raison pour laquelle des gens capables de communiquer avec la Terre pourraient refuser de le faire effectivement.

 

 

 

 

 

 

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