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Epistémologie Generale        Chapitre VI-15       

 

VI-15 L'humanité peut-elle disparaître?

 

 

Avertissement: Une bonne part de ce chapitre a été écrite en 2013, et publiée en 2017. PLUSIEURS DE SES PREDICTIONS SE SONT REALISEES en seulement quatre ans. Tachons de ne pas réaliser les autres.

 

La disparition de l'humanité est une question pleinement scientifique, qui ne doit pas être laissée aux seuls barjots conspirationnistes, et surtout pas aux optimistes béats payés par des seigneurs infantiles pour ruiner notre planète (Ça, ça a été écrit en 2013, alors...), voire bientôt nos cerveaux et nos génomes.

(Ajouté en Aout 2017) Et puis bon, je n'ai pas envie de disparaître, d'ac? Alors je dénonce, non seulement les dangers, mais aussi tous ceux qui les créent. Dans un enjeu de survie, nous sommes légalement en légitime défense. Y compris contre des gouvernements qui n'assurent pas leur mission de protection, aidant au contraire les fous et les ravageurs. Donc si il y en a qui n'aiment pas ce chapitre, qu'ils ferment les volets de leurs villas de luxe, en me remerciant d'être non-violent. Mais si je ne prône pas la violence, ce n'est même pas par non-violence, c'est tout simplement parce que j'ai des méthodes bien plus efficaces, he he he!

 

Pour le long terme, le seul élément prédictif que nous ayons est un des termes du paradoxe de Fermi: D'après les théories sur l'origine de la vie, la vie serait abondante dans l'univers, et nous devrions avoir reçu depuis longtemps des visites de civilisations extraterrestres. (La discussion complète est dans la septième partie). Or nous n'avons apparemment reçu aucune visite... Les anti-vie expliquent souvent cette contradiction en supposant que les civilisations s'autodétruiraient toutes, et c'est précisément ce que nous sommes en train d'essayer de faire en ce moment. D'où l'intérêt de vérifier si un tel scénario est effectivement possible, et ce qui se passerait si l'humanité actuelle disparaissait.

Si on trouve qu'elle a du mal à disparaître, alors on est obligé de conclure que le paradoxe de Fermi a une autre solution, comme par exemple une évolution radicalement différente d'une simple extrapolation des tendances actuelles. Nous verrons cela plus précisément au chapitre VI-16 sur le futur de l'humanité, et au chapitre VIII-9 sur les solutions au paradoxe de Fermi.

 

Et puis bon, je n'ai pas envie de disparaître, d'ac? Alors je dénonce, non seulement les dangers, mais aussi tous ceux qui les créent. Dans un enjeu de survie, nous sommes légalement en légitime défense. Y compris contre des gouvernements qui n'assurent pas leur mission de protection, aidant au contraire les fous et les ravageurs. Donc si il y en a qui n'aiment pas ce chapitre, qu'ils ferment les volets de leurs villas de luxe, en me remerciant d'être non-violent. Mais en fait, si je ne le fais pas, ce n'est même pas par non-violence, c'est tout simplement parce que j'ai des méthodes bien plus efficaces, he he he!

 

Ce chapitre est donc une revue des mines que nous avons nous-mêmes posées sous nos propres pieds. Avec les solutions, souvent ridiculement simples.

 

Le danger habituellement considéré comme le plus grave, «de référence», est l'holocauste nucléaire. Si je ne le met pas en premier, ce n'est pas pour dire qu'il serait moins grave, ou moins probable, c'est tout simplement parce que d'autres danger sont encore plus terrifiants.

 

La surpopulation

Si on considère les ressources disponibles, la population du globe n'aurait jamais du dépasser en gros trois milliards, pour tout le monde pouvoir vivre une vie moderne confortable sans menacer les autres ni la nature. Et encore, trois milliards si tout le monde est végétarien. Dans un monde de viande et de consommation massive, un milliard est le maximum, voire un demi-milliard seulement. La surpopulation est de toutes les catastrophes en cours, celle qui est allée le plus loin. Elle se traduit par une énorme pression sur la nature vierge, sur les terres agricoles, sur les ressources alimentaires, les ressources en oligo-éléments, les minerais, et une pollution croissant exponentiellement. Les spécialistes s'accordent tous pour dire que le régime actuel n'est pas soutenable: l'épuisement de ces ressources dans les décennies qui viennent aura des conséquences tragiques.

Malthus, le premier à prendre conscience de ces problèmes, disait que «un jour il faudra passer les charrues entre les tombes des morts pour nourrir les vivants». Deux siècle de politique de l'autruche plus tard, il pourrait dire: «aucun des enfants qui naissent aujourd'hui ne mourra de vieillesse».

 

Malthus fut au 18ème le premier à se rendre compte de la limite imposée par les ressources naturelles à une augmentation de la population humaine, et à préconiser la limitation des naissances. De tous les philosophes, c'est probablement ceui qui a été le plus unanimement nié et insulté (extrémistes de droite/gauche, idéologues marxistes/capitalistes, technocrates/naturocrates, intégristes athées/religieux, wikipedia, etc.). En effet, en touchant à la descendance, on touche au désir égotique le plus ignoble: de «se continuer» par les enfants. Pourtant la surpopulation catastrophique actuelle, avec ses conséquences (famines, pollution, changement climatique, dévastation de la vie sur notre planète) montre d'une manière aussi implacable que précise la justesse des vues de Malthus. Et elle pourrait la montrer jusqu'au bout, en apportant ce qu'il appelait des «positive checks», c'est à dire des réactions aveugles et brutales de l'écologie de notre planète, afin d'abaisser de force la population mondiale (effondrement de la société, effondrement de l'industrie, famine, basculement climatique, épidémie touchant les personnes, épidémie touchant les récoltes, etc.)

Cette opposition à Malthus est d'autant plus absurde, suicidaire, folle et criminelle que nous disposons de nos jours de méthodes bien plus acceptables (contraception, chapitre VI-5) que celles qui existaient à son époque (chasteté, célibat).

 

Solutions:

-faire des capotes qui ne se déchirent pas au bout de trois minutes.

-Dénoncer les fausses contraceptions (chapitre VI-5), faire connaître les contraceptions efficaces, en rechercher de meilleures, y compris pour les hommes.

-Criminaliser toutes les idéologies et propagandes natalistes, anti-contraception, etc.

-Développer le sexe virtuel avec retour d'effort.

-Les religions brandissent souvent un «devoir» de procréer sans contrôle. En fait, l'analyse des textes religieux ne montre pas d'OBLIGATION, mais un SOUHAIT de croître et multiplier, à une époque où la vie était difficile, et la survie d'une tribu aléatoire. Aujourd'hui, de par le danger extrême de la surpopulation, l'injonction s'est totalement inversée: lutter contre la surpopulation et les autres dangers. A quoi bon faire tant d'enfants aujourd'hui, si c'est pour qu'ils meurent tous avant le terme normal?

Non le moindre vice de la surpopulation est que, même si on prend aujourd'hui les mesures radicales qui s'imposent, on se retrouve avec une génération de personnes âgées, dont personne ne pourrait s'occuper. Avoir créé une telle situation est assurément un crime contre l'humanité, un raisonnement de monstre.

La faim dans le monde

Ce problème fait l'objet d'une vaste publicité larmoyante dans les médias, qui pourtant ne parlent jamais de la solution simple. Méfiance donc.

En fait, la faim dans le monde a une cause bien précise, dont la plupart se gardent bien de parler, par hypocrisie ou lâcheté face aux vraies solutions.

Le plus souvent on invoque des «causes» comme les guerres, problèmes climatiques, catastrophes, etc. Ce ne sont pourtant pas les vraies causes, mais simplement des révélateurs d'une situation anormale: si il y a un manque chronique de nourriture, ce manque se fera forcément sentir davantage en période de catastrophe, tandis que les temps d'abondance relative nous leurreront dans une fausse sécurité, comme par exemple au Sahel. De fait, une population dans une situation saine ne souffre pas de ces famines récurrentes: par exemple l'Europe n'a connu que peu de famines aux 19eme et 20eme siècles, malgré les terribles guerres qui ont désorganisé des pays entiers. Quelle est donc cette cause plus profonde, qui dans certains pays tue des milliers ou des millions au moindre écart climatique, ou cycliquement avec les sécheresses?

Imaginons par exemple un pays où les ressources agricoles permettent de nourrir correctement un million de personnes. Si ce un million font trop d'enfant, la population va augmenter, et il n'y aura alors plus assez de nourriture. Par l'apparition automatique de pauvres dans une économie égocentrique (chapitre VI-8), on aura par exemple cinq cent mille bien nourris, et sept cent mille mal nourris. A ce point, la population peut encore augmenter, mais alors la proportion de mal nourris augmentera, jusqu'à ce que certains soient si mal nourris qu'ils meurent de faim. Quand les morts de faim compensent les naissances en excès, la population est alors stable, par exemple à deux millions, avec une classe riche et une classe pauvre où les plus démunis meurent de faim, souvent en bas âge. Si le pays est un peu plus civilisé, les plus défavorisés ne meurent pas de faim, mais ils ne peuvent pas se marier ni avoir d'enfants, ce qui mène aussi à une stabilisation de la population, comme au Japon. La souffrance est alors émotionnelle et non physique. Mais ce peut être pire.

En pratique, les variations naturelles du climat, (Sahel) ou les instabilités politiques (guerres, politiques d'austérité) entraîneront des famines entre des périodes de rémission, donnant l'impression que ce sont ces événements qui causent la faim et la mortalité. Mais la cause ultime est toujours la surpopulation qui tire trop sur l'écologie: la société ne peut alors pas faire face aux aléas courants, et des périodes de disette apparaissent.

Ceci est précisément le tableau que décrivait Malthus: quand la population augmente au-delà de ce que l'écologie peut supporter, alors les guerres, catastrophes, etc, sont des «positive checks»: des réactions de l'écologie, forçant la population à revenir à des limites supportables.

Nul ne peut prétendre ignorer Malthus (et surtout pas ceux qui le critiquent). On peut donc partir du principe que tout démographe et tout économiste connaît la cause de la faim dans le monde, et surtout qu'il connaît sa solution: la régulation des naissances. D'où l'hypocrisie criminelle de ceux qui font semblant de pleurer, tout en refusant la régulation des naissances, la contraception, l'interdiction du viol, etc. Ces gens apparaissent alors pour ce qu'ils sont: des criminels déjantés, des malades sadiques qui VEULENT que les gens souffrent et meurent de faim.

 

Mais ce n'est pas le pire. Supposons maintenant que notre pays imaginaire reçoive une aide alimentaire ou un progrès agricole qui double ses ressources, et lui permette donc de nourrir correctement ses deux millions d'habitants: le million que l'écologie supporte, plus le million en trop. A court terme, on obtient le résultat souhaité: les gens sont tous bien nourris. Mais à moyen terme, l'augmentation de la population ramènera au cas précédent en quelques dizaines d'années, par un simple doublement de l'ensemble des chiffres, soit quatre millions. Le nombre d'affamés aura alors doublé.

Et avec elle la pollution, le travail, etc.

 

C'est, je le concède, un paradoxe aussi surprenant que révoltant: offerte sans régulation des naissances, l'aide alimentaire et les progrès agricoles augmentent la malnutrition.

 

D'où la nécessité d'un minimum d'intelligence, avant de bidouiller avec ces choses. Ou de donner des conseils aussi dangereux qu'irresponsables.

 

Je dirais même que c'est assez évident, pour tout économiste qui fait le plus élémentaire des bilans. Surtout avec l'agriculture moderne: le simple fait d'augmenter le rendement des parcelles, même de cinq pour cent, devrait diminuer d'autant le travail nécessaire pour nourrir une population stable. Mais si cette population augmente, alors on se retrouve avec une augmentation correspondante des affamés!

Toute l'affaire ressemble donc fortement à une escroquerie pyramidale: l'augmentation de la population, au lieu de fournir davantage de bras à l'agriculture, produit en fait davantage de bouches à nourrir, sur des champs qui restent les mêmes. Jusqu'à ce que l'écologie fasse banqueroute. Alors les enfants meurent de faim sur les routes, et les hypocrites font semblant de pleurer dans les médias, leurs lèvres encore pleines de sauces gastronomiques de leurs restaurants de luxe.

 

Et personne ne peut prétendre ignorer un mécanisme aussi simple.

 

Je n'irais pas jusqu'à dire que certains font exprès de l'ignorer, mais...

 

…On leur explique les solutions depuis deux cent ans, et ils ne l'entendent pas.

 

La solution est elle aussi très évidente: amener la régulation de la population en même temps que la nourriture ou l'agriculture. Planning familial, contraception féminine ET masculine, répression du viol, école, psychoéducation, etc. A la limite, cela suffirait même, dans la plupart des cas. C'est ce que l'expérience semble montrer, en tous cas, y compris dans des pays très religieux et traditionalistes comme le Pakistan.

 

Je dirais aussi qu'il est tout à fait hypocrite, voire criminel, de prétendre lutter contre la faim dans le monde, si en même temps on maintient une natalité excessive, que ce soit pour des raisons traditionnelles (préjugés), égocentriques («se continuer»), «religieuses» (dogmes arbitraires), politiques (nationalisme) ou idéologiques (marxisme). Avant de donner quoi que ce soit à des organismes charitables, même très connus, demandez-leur donc de quel planning familial ou contraception ils accompagnent leur aide. Ne donnez pas un grain de riz à qui que ce soit qui n'est pas parfaitement clair avec des questions, car ainsi vous iriez droit à l'encontre du but affiché (et après avoir lu cette page, vous engageriez votre responsabilité morale et pénale).

 

Et n'écoutez même pas quiconque commence son discours par «la population du monde va augmenter»: il VEUT qu'elle augmente. Mais de SES descendants. Pas des vôtres.

 

De plus, un pays qui reçoit de l'aide alimentaire devient dépendant et assisté. Plus subtilement, un progrès agricole peut aussi entraîner une dépendance, par l'achat de machines, semences, OGMs, pesticides, etc. dont ils n'avaient pas besoin avant. Il faut bien comprendre cela: acheter un tracteur, c'est bien. Mais cela force à construire des routes, importer du pétrole, former des mécaniciens, etc. détruisant ainsi la relation avec la nature. Et il faut payer toutes ces choses, ce qui force l'adhésion au capitalisme, ruinant les économies traditionnelles basées sur l'utilité. Par exemple les marchands d'OGM ne voient dans la faim dans le monde qu'un argument pour développer et vendre leurs produits. Produits souvent inefficaces d'ailleurs.

 

Si au contraire, on garde une marge de sécurité, en maintenant la population suffisamment en dessous de la capacité maximum du sol, alors non seulement on se protège de la faim, même en cas d'aléas climatique, mais en plus on relâche la pression sur l'écologie.

 

Solutions:

-Arrêter de voter pour des politiciens pas clair sur ces questions

-Améliorer et répandre le planning familial et la contraception (chapitre VI-5)

-Stopper tous dons aux organisations «charitables» irresponsables qui prétendent lutter contre la faim dans le monde, sans proposer de limitation des naissances (voire s'y opposent)

-Offrir l'école à tous, surtout les filles

La dévastation de la nature

L'humanité pourrait survivre dans un enfer de béton, dans le style de la planète Coruscant de Star Wars, entièrement urbanisée. Toutefois nous ne serions pas heureux dans un tel monde: le bonheur n'est possible qu'avec une relation avec la nature vierge. La dévastation des derniers espaces vierges, le bruit de plus en plus envahissant (dernière trouvaille: les drones), l'empoisonnement progressif de la vie sauvage par les pesticides, le bétonnage et le goudronnage de tous les lieux habités, menacent notre relation avec la nature, et à terme le sens même de notre existence. A quoi bon passer des journées de travail et apprendre à vivre dans un monde complexe et exigeant, si on ne peut plus y être heureux? A quoi bon voyager, si c'est partout le même béton?

L'élimination de la nature n'éliminera pas l'humanité, mais elle ferait d'elle une race de zombis insensibles. A mon avis il se passera des choses graves bien avant.

 

N'en déplaise d'ailleurs aux pessimistes, si nous n'avons apparemment pas reçu de visite de bons extraterrestres, nous n'en avons également jamais reçu de mauvais! Si c'était le cas, ils ne se seraient pas gênés pour dévaster notre planète comme nous le faisons, laissant des traces très visibles dans les archives géologiques: couches radioactives, mines épuisées, etc. Le paradoxe de Fermi est au fond rassurant: si il ne nous renseigne pas sur la possibilité de bons extraterrestres respectueux de notre planète, il apporte au moins un résultat certain: en cinq milliard d'années, aucun mauvais extraterrestres n'a pu arriver au stade du voyage dans l'espace.

 

Solutions:

-Arrêter de voter pour des politiciens irresponsables ou masochistes.

-Préférer le commerce équitable ou responsable.

-Respecter la nature quand on y est, en particulier le silence.

-Nourrir les oiseau l'hiver.

-Prendre un marteau et démolir la tondeuse à gazon (comment voulez-vous que les papillons viennent si on rase les fleurs!). L'herbe ne se tond qu'une fois par an, quand l'été l'a jaunie. Et pour cela on utilise une faux, qui est un progrès technique fantastique: silencieux, sans pollution, efficace et fait maigrir en même temps!!

L'effet de serre

Le problème est aujourd'hui bien connu, et les manipulateurs qui tentent de le cacher ont été dénoncés avec suffisamment de précision pour que aujourd'hui «ne pas savoir» ou soit considéré comme un crime. Exactement comme ceux qui «ne savaient pas», pour la Shoah.

Les conséquences du réchauffement climatique ne sont pas bénignes:

-Certains pays deviendraient trop chauds pour y habiter

-Diminution radicale des zones agricoles (En 2013, on a déjà un million de réfugiés climatiques par an) (Certains pays comme la Russie gagneraient sur les zones arctiques, mais perdraient davantage sur les zones tempérées)

-Extension des maladies tropicales aux zones tempérées (en cours: arrivée de la dengue et de son moustique vecteur en France)

Si on continue les mortifications, la montée de température peut s'emballer, par le relargage de méthane caché sous les glaces polaires. Peut-être est-il même déjà trop tard: un tel emballement ne peut être stoppé une fois entamé.

Non seulement le réchauffement climatique existe, mais en plus, il y a un précédent terrifiant: lors de la transition Permien-Trias, il y a 251 millions d'années, une élévation de température de 5° aurait provoqué la fonte des glaces de méthane au fond des océans. Ce méthane aurait alors porté la température totale à 10° de plus que aujourd'hui! Ce fut la plus grande extinction de formes de vie qu'ait connu la Terre, avec 90% des espèces marines et de nombreuses lignées disparues à jamais. Si une telle chose se passait aujourd'hui, seules quelques régions polaires resteraient habitables, tandis que la fonte des glaces entraînerait une montée des océans pouvant atteindre 60 mètres, noyant la plupart des terres agricoles, des ville, des centrales nucléaires et des zones industrielles. Certes l'humanité pourrait survivre, mais réduite à quelques millions, avec très probablement la perte de la démocratie, de la science, de la technologie (communications), la perte de l'éducation et des méthodes spirituelles de maîtrise de notre esprit. Un terrible tableau, que les romans de science fiction ont abondamment décrit (avec toutefois de grosses inexactitudes)

 

Ainsi, la Terre est comme une maîtresse sadomaso, prête à répondre à tous nos désirs masochistes, a-delà même de tout ce à quoi on s'attend... mais c'est pas sûr que l'on appréciera, une fois qu'on y sera.

 

Solutions:

-Arrêter de voter pour des politiciens irresponsables ou masochistes paumés dans leur monde d'ultra-riches (Ceci a été écrit en 2013. Dommage que je ne l'aie publié qu'en 2017, car c'était... très prophétique, lol).

-Cesser d'écouter les médias manipulateurs (même remarque).

-Ignorer les syndicats corporatistes (patronaux ET ouvriers).

-Pour ceux qui veulent commencer à travailler, les solutions techniques sont déjà connues, ou en cours de développement (chapitre VI-7): ethanol de cellulose (essence E95) et autres bio-carburants, thermochimie (fabriquer du pétrole à partir du soleil), centrales aérothermiques, usines solaires dans les déserts ou les océans, etc. etc.

-Déplacer tous les investissements des énergies fossiles vers les énergies renouvelables.

 

Le plus idiot avec la transition énergétique, est que si on avait commencé quand elle est devenue nécessaire, vers 1985-90, alors elle serait terminée aujourd'hui, sans surcoût particulier, simplement par le renouvellement normal des unités de production d'énergie.

La pollution nucléaire

Un holocauste nucléaire (sacrifice humain rituel organisé par plusieurs gouvernements qui passent un accord pour s'envoyer mutuellement des bombes sur leurs villes) tuerait certainement beaucoup de monde, mais pas assez pour réellement éliminer l'humanité: il resterait toujours des survivants dans des coins sauvages.

Le vrai risque n'est pas les explosions, mais la radioactivité. Et là, je suis désolé, mais il est déjà trop tard: les «accidents» de Tchernobyl ou Fukujima, plus la guerre «froide», ont déjà envoyé dans la nature l'équivalent d'une guerre nucléaire. Ainsi l'holocauste nucléaire a déjà eu lieu, et nous vivons déjà dans le césium et le plutonium, sans espoir de les éliminer avant des dizaines de milliers d'années. D'autres «accidents» peuvent encore arriver, et une simple baisse de la démocratie pourrait mener à répandre le contenu des centrales ou des dépôts de déchets, multipliant par des milliers les niveaux de radioactivité naturelle. Ce n'est pas une vue de l'esprit: le volume de folie nucléaire déjà atteint dépasse déjà de fort loin l'holocauste nazi, par exemple quand le gouvernement soviétique a délibérément sacrifié la descendance de toute une génération de jeunes soldats, pour la construction du premier sarcophage de Tchernobyl, au lieu d'utiliser des personnes âgées pour ce travail.

Et les résultats sont déjà là: les photos des enfants de Tchernobyl ou de Mayak sont insoutenables, tant par l'horreur des malformations que par leur nombre. On attend les enfants de Fukushima, et peut-être bientôt de Fessenheim... (centrale française fonctionnant au delà de la durée d'usure prévue, ce qui augmente considérablement la probabilité d'accident, et la désigne statistiquement comme le plus probable prochain accident. Ceci a été écrit en 2013, et en 2017 on «discute» encore)

 

Toutefois l'augmentation des leucémies, cancers ou malformations congénitales n'est pas le pire problème: tant que l'humanité peut se reproduire, elle ne disparaîtra pas. Le pire problème est l'augmentation dans des proportions similaires du nombres de maladies génétiquement transmissibles, qui pourraient s'accumuler au point de rendre la reproduction impossible. La plupart des maladies génétiques étant récessives, il faudra des siècles pour que le problème manifeste toute son ampleur. Mais l'humanité est peut-être déjà condamnée dès aujourd'hui.

 

Solutions:

-Arrêter de voter pour des politiciens irresponsables ou masochistes.

-Pour ce qui est déjà fait, laisser les déchets dans les centrales est infiniment moins polluant que de les «démanteler» (dépolluer un endroit pour en polluer un autre).

-A plus long terme, nous n'aurons pas d'autre choix que de pratiquer systématiquement l'eugénisme, avec tous les risques associés. Désolé, ce n'est pas moi qui a décidé, mais ceux qui ont construit le nucléaire, technocrates zombies ou électeurs loufdingues. Marie Curie, qui a découvert la radioactivité, avait aussi montré ses mains couvertes de radiodermites: personne ne peut prétendre ignorer que le nucléaire est dangereux.

-Ou bien développer une humanité de type elfe (chapitre VI-16)... mais ça c'est pas pour les moldus.

Virus et épidémies

Les risques d'une épidémie naturelle dévastatrice, comme la peste (25% de la population Européenne au 14eme siècle) ou la grippe espagnole (50 millions de morts en 1918), sont loin d'être éliminés. Mais il s'y ajoute aujourd'hui le risque d'une épidémie artificielle. En effet, de nombreux outils de laboratoire permettent aujourd'hui de synthétiser des virus, ou de modifier des virus existants pour y ajouter des gènes utiles ou dangereux. Des pays, des régimes totalitaires, des armées, des entreprises, voire des milliardaires ou des sectes, disposent de ces outils. On ne connaît même pas la liste complète de leurs possesseurs! La question n'est alors pas de savoir si des terroristes ou un simple barjot peut relâcher des germes dangereux dans la nature, mais quand cela va arriver.

Je préfère ne pas donner d'idées à ces gens, et donc je ne publie pas de données sur ce que l'on peut faire (Les spécialistes le savent). Je dirai simplement que les épidémies «qui marchent» aujourd'hui sont celles qui se propagent grâce à certains manquements courants à l'hygiène: tousser dans les mains (au lieu de dans la manche), ou se toucher l'anus (toilette, grattage) pour ensuite toucher des objets courants: poignée de chasse, de porte, robinet, poignée de caddie (probablement l'objet le plus dangereux du monde moderne), rampe d'escalier, argent, distributeurs de billets, se lécher les doigts pour tourner la page, et même des aliments. Tousser sans se protéger propage des maladies genre grippe, alors que les excréments propagent des diarrhées: gastroentérites, choléra, polyomyélite.

 

En principe, l'immunité est faite de telle façon qu'aucune bactérie ou virus ne peut tuer l'ensemble de la population. Toutefois un pathogène artificiel pourrait être précisément conçu de manière à contourner cet obstacle. On a donc bien là un risque réel d'élimination complète de l'humanité. Toutefois, comme vu ci-dessus, ceci ne peut arriver QUE SI les mesures d'hygiène élémentaires ne sont pas prises. Une Humanité intelligente ne peut donc pas être éliminée de cette façon, car aucune maladie ne peut se répandre si il y a suffisamment d'hygiène.

 

Solutions:

-Apprendre propreté et politesse élémentaire

-Tousser dans la manche.

-Se laver les mains de façon à briser la chaîne de transmission des bactéries fécales.

-Laver aussi le robinet que tout le monde touche, sinon se laver les mains avec ne sert à rien.

-Se laver les mains avant de manger, surtout si on a touché argent, distributeurs d'argent, rambardes, poignées de caddies au supermarché, etc. (l'idéal est d'avoir toujours une petite bouteille d'alcool désinfectant sur soi, en particulier si on doit manger en ville).

-Ne pas se toucher la bouche, le nez ou les yeux sans les précautions précédentes.

-Porter des masques dans les magasins et lieux clos.

-La méthode Musulmane: main gauche pour l'hygiène, main droite pour la vie sociale.

-Criminaliser les comportements à risque: en cas d'épidémie tous les sociopathes ou asociaux se mueront en autant de tueurs délibérés, et en plus en nous souriant, puisque c'est légal de tuer de cette façon.

-Utiliser des vrais préservatifs qui ne se déchirent pas au bout de trois minutes.

-Interdire le viol et la prostitution.

-Arrêter la viande et fermer les camps de concentration pour animaux (la promiscuité en fait les lieux de synthèse de virus les plus dangereux, en plus d'être des lieux d'échange des gènes de résistance aux antibiotiques).

-Interdire la vente de savons chirurgicaux au grand public. Comme la plupart des gens ne suivent pas les procédures, ils créent des bactéries résistantes. Et quand ils arrivent à l'hôpital, ils ont déjà les «maladies nosocomiales» sur eux. Et les hôpitaux se demandent où ils ont fauté...

-Encadrer strictement les laboratoires de biologie, surtout privés.

-Interdire toute création de pathogènes.

Les bactéries industrielles (chimie, biocarburants, médicaments) peuvent fuir, donc elle fuiront. D'où le risque de créer des maladies nouvelles, mais aussi de répandre dans la nature des bactéries artificielles qui modifieraient l'écologie. Par exemple des algues productrice de biocarburants, relâchées dans l'océan, le... couvriraient de pétrole. Mauvais départ pour une société écologique! Donc:

-N'utiliser que des bactéries qui ne peuvent pas vivre dans les milieux naturels ni dans le corps, par exemple des thermophiles. Plus rusé, leur retirer plusieurs gènes du métabolisme de base. Ainsi elles ne peuvent pas vivre hors de leur éprouvette, où les molécules manquantes leurs sont fournies par chimie.

La perte de la démocratie

La démocratie n'est pas quelque chose qui tombe du ciel, ou qui pousse tout seul: c'est quelque chose que nous créons, et qui a besoin d'être maintenu, entretenu, nourri, élagué. Si on ne l'entretient pas, la démocratie pourrit ou dégénère. Si on ne la surveille pas, la démocratie peut être utilisée contre nous («constitution» européenne, référendum populaire en Suisse discriminant certaines religions). La démocratie ne marche qu'avec des gens qui réfléchissent, prennent leur destin en main, comprennent les enjeux et ne se font pas croire des choses. Sinon ce sont les médias, les psychologues et les manipulateurs qui gouvernent (chapitre VI-11).

Si aujourd'hui le retour d'une dictature violente est moins à craindre (encore que toujours possible), une nouveauté est l'apparition de dictatures souriantes, façon «meilleur des mondes». Citons:

-Le libertarisme (libertarianism), ou l'éternelle révolte des seigneurs contre le roi, pour rétablir une nouvelle oligarchie de riches privilégiés, face à des états démocratiques qui ont toujours «trop» tendance à protéger les droits de la majorité.

-Le contrôle d'internet par des multinationales, où l'expression des idées et les échanges d'information ont de moins en moins leur place.

-Le pouvoir grandissant des médias, nouveau clergé au service de la nouvelle noblesse financière qui les finance par la «publicité» (le Tiers Etat c'est toujours nous, merci)

-La contestation de la science, partie des bouffons climatosceptiques, mais qui contamine maintenant les mouvements écolos, Nouvel Age ou spirituels, sans compter les éternels colporteurs «religieux», qui ont tout de suite mis le pied dans cette nouvelle porte ouverte.

 

La perte de la démocratie, la perte de la liberté d'échanger des informations, ou la perte de la notion de vérité scientifique (écrit en 2013, là aussi c'était «prophétique»), auraient des répercutions extrêmement graves, à commencer par la paralysie de l'humanité face aux nombreuses menaces qui l'accablent.

Mais ce serait surtout la perte du contrôle de notre évolution.

 

Solutions:

-Voter pour des gens instruits et d'intelligence normale.

-Apprendre la non-dualité (Chapitre I-3), ce qui nous vaccinerait contre 95% des propagandes.

-Imposer des tests psychiatriques pour tous les candidats politiques et fonctionnaires, et rejeter tous les sociopathes, caractéropathes, impulsifs et instables. Des tests psychologiques, psychotechniques et d'éducation seraient aussi bienvenus, mais il faut prendre garde à ne pas rejeter des personnes handicapées ou de faible QI, qui auraient tout de même une haute valeur humaine.

-Relire le livre d'histoire, en particulier la révolution française et la seconde guerre mondiale.

-Lire «1984» ET «Le meilleur des mondes» en cherchant les 12 différences du point de vue des victimes (il n'y en a pas).

-Apprendre à l'école comment reconnaître les sociopathes et la ponérologie (chapitre V-13)

La perte d'Internet

Internet est la continuation de l'écriture et de l'imprimerie de Gutenberg, avec des moyens plus larges. Ce que tous deux apportent est la liberté d'information (Connaître le monde, savoir ce que les autres pensent) et de réfléchir sur ce monde. Mais l'Internet va plus loin, car l'information ne dépend plus d'un objet matériel cher, difficile à reproduire ou à transporter: toute information est alors disponible instantanément partout dans le monde, pour un coût virtuellement nul.

Or, à peine né, Internet est déjà menacé: un petit nombre de sociétés contrôlent la recherche d'information, achetant serveurs et routeurs, ou accaparant notre parole avec leurs «réseaux sociaux» ou leurs «sites d'information». Plus récent et plus grave, les navigateurs entérinent ces régressions, par exemple en cachant les URLs, supprimant les signets, ou en «suggérant» leurs sites d'égo, poussant ainsi davantage les vrais sites dans l'ombre.

Et bien entendu ces gens sont subventionnés à coups de milliards, sous formes de «publicités» montrant inlassablement les mêmes préjugés bourgeois et sexistes...

Plus subtil, les ordinateurs et la création de sites deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser pour le non-informaticien, alors que les téléphones portables sont conçus pour être appropriables même par des déficients intellectuels. Mais cette facilité n'est pas par philanthropie: les standards HTML, qui permettent à tout un chacun de réaliser un site, y sont remplacés par des «applications» que seuls des professionnels peuvent réaliser. Ainsi on recrée le schéma des médias, avec une parole centralisée et contrôlée, s'adressant à des auditeurs passifs... Les «apps» des portables peuvent avoir l'air «cool», mais ce n'est plus Internet.

A (court) terme, on pourrait se retrouver avec un Internet-télévision, où seules les idées autorisées par la haute finance seraient visibles. Internet n'aurait alors plus aucune utilité.

 

Solutions collectives:

-Un navigateur qui ignore les publicités (sur option). (Ajouté en 2017: he he he he... quel confort!) En effet, le modèle économique du «site financé par la publicité» s'est avéré être une catastrophe pour Internet, favorisant la prolifération de sites verbeux aux vues réactionnaires, dont la seule finalité est d'amasser les clics. On pourrait même envisager l'interdiction légale de la publicité sur Internet (en pratique, la laisser seulement là où elle a lieu d'être). Un navigateur bloquant la publicité favorise donc l'expression légitime des gens qui ont quelque chose à dire, par rapport aux gesticulation de ceux qui cherchent juste à attirer l'attention sur leur égo.

-Un moteur de recherche basé sur la pertinence, éliminant les pages avec publicité (sur option).

-Un wikipédia des experts connus et reconnus, pas de la foule anonyme. (2017: wikipédia apparaît de moins en moins neutre)

-Un système appropriable par tous pour créer des sites indépendants. L'édition se ferait sur le même principe que pour les blogs ou sur facebook (wysywyg direct sur le serveur). Un paysan du Tiers Monde qui sait tout juste écrire doit pouvoir s'exprimer sur le net exactement comme un universitaire, sans avoir à apprendre PHP, HTML, CSS, ni dépendre de «réseaux sociaux» susceptibles de spammer ses contributions, voire de supprimer arbitrairement son compte (2017: une épidémie de ce genre est en cours sur Second Life).

 

Actions personnelles pour chacun d'entre nous contribuer à garder un Internet libre et indépendant:

-Avoir chacun un nom de domaine et un hébergement, au lieu d'utiliser les «réseaux sociaux» sous contrôle. Notre liberté ne coûte que quelques euros par an!

-Des outils gratuits et (relativement) simples comme Open Office et filezilla (client) permettent à tout un chacun de faire des sites présentables. Une fois qu'on a pigé le mode d'emploi, ce n'est pas beaucoup plus compliqué que de poster sur un blog.

-Ce ne sont pas les menus déroutants, images sauteuses et autres script gadgets qui font l'intérêt d'un site, mais ce qu'il dit! Un éditeur simple suffit donc, comme Open office. Ce n'est que si on a des pages nombreuses et répétitives que l'on a besoin de PHP et autres outils accessibles seulement aux spécialistes. Paypal s'occupe de la finance, et des outils gratuits existent pour blogs et forums, incluant l'aspect identité.

-Créer des liens de votre site vers d'autres sites similaires, afin de reconstituer la «toile» détruite par Google, wikipedia, facebook, etc.

-Puisqu'on n'a plus le droit de garder nos signets dans le navigateur, ayons une page de signets sur notre bureau, que l'on crée et entretient avec notre logiciel favori de traitement de textes. Cliquer sur un lien dans ce document ouvre alors notre navigateur favori (Si notre page est au format html, cliquer dessus l'ouvre directement dans notre navigateur favori)

-Contre certaines discriminations à l'indexation, utiliser la balise canonical de google.

-Ne pas se contenter des dix liens offerts par Google. Souvent un site pertinent est relégué à la 200eme position par des pages de pub, ou bien il y a tout simplement beaucoup de bonnes réponses (exemple: les bandes dessinées). A ce jour, d'autres moteurs de recherche affichent davantage de liens, voire affrontent directement le problème (Duckduckgo). Je ne donne pas de recommandation précises, car le classement des différents moteurs de recherche varie constamment d'une année sur l'autre. Personnellement je les teste avec des mots-clé difficiles comme «Epistémologie Générale». En moyenne, les moteurs de recherche de pays démocratiques les trouvent plus ou moins bien, mais pas du tout les moteurs de recherche de dictature. Surprenant?

-Avoir un antivirus efficace et à jour, pour ne pas contribuer à répandre spam et autres virus.

-Ne pas accepter une information sur le net sans vérification. Ceci vaut aussi pour wikipédia, dont certaines pages ne sont pas du tout neutres (voire les pages sur la drogue et sur l'inquisition, Décembre 2013).

-Toujours sauvegarder nos données importantes à plusieurs endroits. Des virus peuvent se transmettre par les clés USB, il vaut donc mieux ne pas se fier qu'à elles.

-Si on a des amis, des amours ou une communauté, recréer nos identités sur plusieurs sites (pour pouvoir se retrouver si un site ferme ou si on est expulsé).

-Ne jamais donner d'argent à des grands sites accaparant Internet. Ne jamais cliquer sur des liens publicitaires non désirés.

-Eviter le plus possible les sites avec des publicités: c'est comme cela que la haute finance paie des sites inutiles pour spammer Internet! Chaque «page vue» est un susucre pour l'égo de ces gens...

-Ne jamais créer de «comptes» sur des sites publicitaires, c'est comme ça qu'on se retrouve avec plein de spam.

-Ajuster la taille de la fenêtre permet le plus souvent de cacher les publicités gesticulantes.

-Si on le peut, soutenir financièrement les sites qui le demandent (liens «faites un don», comme au bas de cette page), et toujours acheter directement aux auteurs (musique, livres...) si ils ont un site.

La perte du libre arbitre des individus

Le chapitre V-4 avait pour but de démontrer la possibilité physique du véritable libre-arbitre spirituel. Toutefois ce n'est que la dernière étape d'un long processus qui comprend obligatoirement:

-La liberté d'information, qui comprend l'apprentissage de la lecture et l'Internet libre.

-La liberté de discuter et d'échanger des informations, des idées, y compris en public ou contre les pouvoirs en place. Ce qui comprend aussi:

-Une langue stable, où les mots positifs ne deviennent pas négatifs du jour au lendemain (secte, cool, alternatif...)

-La liberté spirituelle, en particulier la disponibilité des méthodes d'introspection et de psychoéducation (chapitre V-12). Ce qui comprend l'absence de dénigrement de ces choses, et leur apprentissage à l'école (chapitre V-7).

 

Le libre-arbitre est menacé par:

-La banalisation et «légalisation» croissante des drogues

-Les méthodes de manipulation psychologique et neurologiques sophistiquées des médias, politiciens, harceleurs publicitaires...

-L'intégrisme religieux/athée

-Le monopole de l'information par un petit nombre de personnes (wikipédia, Google, facebook...)

-La réduction de la vie privée, l'espionnage généralisé (par les gouvernements, sociétés, Internet, particuliers...)

-La désinformation positive, par exemple les théories conspirationnistes, ou les «faits alternatifs».

-Le dénigrement de la science, le rejet de la notion de vérité, le développement des «vérités relatives» et autres «consensus» (Qui ne sont pas apparus avec fox news: ils existaient déjà dans le Nouvel Age il y a trente ans).

-Certains polluants agissant sur le cerveau (Plomb, bisphénol, chlorpyrifos, etc.)

-Certains parasites agissant sur le cerveau: toxoplasmose (propagé par les chats), ou des épidémies (éventuellement artificielles).

-Une alimentation carencée en certains nutriments (acides gras oméga par exemple) qui peuvent affecter les capacités intellectuelles.

-Les projets de contrôle informatique du cerveau (chapitre V-18)

-L'eugénisme visant à favoriser les capacités de travail, mais pas les qualités humaines (Chine) (voir sous chapitre sur l'eugénisme)

-Les modifications génétiques du cerveau par des ignorants, rendant le libre-arbitre et la méditation plus difficile (voir sous chapitre sur l'eugénisme)

 

Tout comme la perte de la démocratie, la perte du libre-arbitre paralyserait l'humanité, face aux multiples menaces qui l'accablent. Mais surtout, tout processus d'évolution ou de psychoéducation volontaires seraient anéantis, rendant nos vies totalement inutiles.

 

Solutions:

-Apprentissage de la méditation

-Défense de la beauté, etc.

-Dénoncer TOUTES les drogues. La guerre contre les drogues peut avoir des épisodes dans les jungles et les déserts, mais la bataille cruciale se déroule dans les cours d'école, les boîtes de nuit, les réseaux sociaux: dénoncer les sophismes et contre-vérités, comme quoi les drogues seraient «cool», qu'elles feraient se sentir bien, voire qu'elles apporteraient des «expériences spirituelles». En réalité les drogues n'ont rien à voir avec aucune de ces choses, et quiconque a eu des expériences spirituelles vous confirmera que l'effet des drogues est totalement différent.

-Lire la cinquième partie de ce livre sur le libre arbitre, la conscience dans le cerveau, etc.

-Contrôler strictement les labos qui travaillent sur le cerveau.

-Combattre radicalement les idéologies matérialistes qui dirigent les labos de génétique et de neurologie.

CES IDEOLOGIES SERONT LE PROCHAIN GRAND COMBAT DE L'HUMANITE, après ceux contre le nazisme et le climatoscepticisme. Au train où vont les choses, les problèmes devraient commencer à apparaître vers 2030, et les premiers humains au cerveau modifié pourraient naître vers 2050.

L'eugénisme et l'ingéniérie génétique

Il existe un énorme préjugé contre l'eugénisme, due à l'utilisation raciale ou nazie de ce mot. De fait, le seul eugénisme que l'on puisse effectivement envisager est un eugénisme bienveillant, tant dans ses buts que dans ses méthodes. Bien sûr toute l'affaire reste risquée, de par la tentation toujours présente d'un eugénisme raciste. Mais ce sous-chapitre traitera plutôt d'autres dangers plus subtils, comme de bloquer les sentiments, le bonheur ou le libre arbitre (voir le sous-chapitre précédent). Une autre critique fréquente de l'eugénisme est le risque de contrecarrer l'évolution naturelle de la vie, ou de contrevenir à un éventuel projet divin. Nous en parlerons dans le sous-chapitre suivant.

 

En effet, si «améliorer» l'humanité part d'une bonne intention, tout dépend par contre de ce qu'on entend par «améliorer», c'est à dire de la définition du bien. Problème que nous allons être obligés de résoudre le plus rapidement possible, puisque les découvertes médicales permettent de déceler de plus en plus de gènes potentiellement souhaitables ou nocifs, voire «sujets à polémique». Avec bien entendu des «penseurs» ou des «labos» qui voudront imposer de force telle ou telle modification «au nom de la santé». Ce pourrait même devenir une forme d'intégrisme scientiste, comme cela s'est produit pour les vaccins (chapitre II-8), avec information partiale, obligations légales et chasse aux récalcitrants.

 

Et le problème est urgent: nous n'en sommes plus à discuter si l'eugénisme en soi est valable d'un point de vue éthique ou philosophique, car l'eugénisme a été de toutes façons imposé par l'industrie nucléaire. Et il est déjà en cours dans les labos de médecine. La discussion est alors seulement de le contrôler, tant son but que ses méthodes.

 

Le risque évident est celui d'une normalisation idéologique de l'esprit humain, en sélectionnant des capacités intellectuelles ou submissives (voire des désirs érotiques, pour des esclaves sexuels), tout en réprimant sensibilité, sentiments, sensualité, esprit critique, liberté, libre-arbitre. Et ce risque est déjà présent: un programme officiel chinois prévoit de rendre les gens «plus intelligents», ce qui est assez inquiétant dans un pays hyper-capitaliste bafouant régulièrement les droits de l'homme. Oh, il n'est d'ailleurs pas besoin d'aller en Chine: en France, je me suis moi-même, enfant, retrouvé devant un psychologue, pour avoir fait de l'humour, alors que mes camarades sociopathes ou soumis ne se sont jamais attirés la moindre réprimande. Et quand je vois ce qu'on a fait à mes propres enfants, il est clair que les choses ne vont pas en s'améliorant.

Ainsi il est clair que, dès aujourd'hui, beaucoup de gens, y compris des médecins, des diplômés, des politiciens, des psychologues, des magistrats, voudront définir la norme intellectuelle, sentimentale ou athée/religieuse à la mesure de leur propre esprit étroit, infernal lit de Procuste réprimant ou écrasant tout ce qui dépasse leurs maigres capacités intellectuelles, ou dérange leurs goûts pudibonds/sadiens.

CES IDEOLOGIES SERONT LE PROCHAIN GRAND COMBAT DE L'HUMANITE, après ceux contre le nazisme et le climatoscepticisme. Au train où vont les choses, les problèmes devraient commencer à apparaître vers 2030, et les premiers humains au cerveau modifié pourraient naître vers 2050.

Ne pas réussir à contrôler ces idéologies crée le risque de stopper l'évolution Darwinienne normale de l'humanité, voire de la détourner à des fins de pouvoir égotique: nous perdrions alors définitivement liberté, libre arbitre et bonheur!

 

Pour donner une idée de la complexité de l'affaire, un «gène qui rend intelligent» aurait déjà été identifié (D'après wikipedia: «The g factor», Arthur Jensen, 1998):

Sous réserve bien sûr que ce résultat soit réel, ce gène agirait en augmentant la myéline («isolant» des fibres nerveuses). Toutefois il pose plusieurs problèmes:

-Il favoriserait aussi la myopie.

-L'article wikipédia n'indique pas quels seraient ses effets sur l'affectivité, la sensualité, la sociabilité. Un tel gène pourrait aussi bien être membre d'un groupe produisant une maladie grave! On a déjà assez de technocrates coupés de la vie, merci.

-On ne connaît pas son influence sur le libre arbitre. En particulier une myélinisation supérieure pourrait augmenter le rapport signal sur bruit des neurones (chapitre V-4) et donc rendre le libre-arbitre physiquement plus difficile, voire impossible. On obtiendrait alors des idéologues super intelligents, efficaces et persuasifs, mais incapables de comprendre le bien ou le sens de la vie.

Il est clair que pour évaluer la pertinence d'ajouter ce gène à tous les enfants à naître, il faudrait tout d'abord appliquer à ses porteurs des tests psychologiques d'évaluation de l'affectivité, la sensualité, la sociabilité, etc. C'est déjà mal barré, car les psychologues et neurologues ne connaissent que les tests d'intelligence! Ainsi, avec leurs filtres idéologiques, les scientifiques matérialistes d'aujourd'hui pourraient considérer comme bénéfique une mutation qui rend insensible aux vibrations, qui détruit l'amour familial, ou qui rend l'autonomie intellectuelle impossible! Pour le libre-arbitre, il faudrait évaluer les décisions que ces gens ont prises pour la direction de leur vie, leur capacité à échapper aux deux pièges du conformisme et de l'anticonformisme, etc. Les taux de NDE ou d'instants de super-conscience pourraient fournir un meilleur test, mais oh comme par hasard ce sont des sujets tabous, lol. Mais on ne peut éviter d'en passer par là: ce n'est que si ces tests ne montrent pas d'effets négatifs que l'on a le droit d'imposer ce gène aux futurs enfants an naître. Si on ne veut pas les voir venir cracher sur nos tombes, et mettre nos portraits dans les musées entre ceux des nazis et des climatosceptiques.

Mais ce gène pourrait être bien avant sur les listes des sociétés Internet qui organisent des tests génétiques sauvages, voire sélectionnent des embryons. Oui, vous avez bien lu, il est possible, dès aujourd'hui (2013) d'expédier notre ADN à des sociétés sur Internet qui l'analysent et nous disent à quelles maladies nous serions génétiquement prédisposés (Sans surprise, les résultats diffèrent d'une société à l'autre, pour le même ADN. Probablement utilisent-ils les mêmes logiciels que pour les horoscopes). Il est même déjà possible de faire analyser l'ADN de plusieurs embryons humains, et de les sélectionner, comme des chiots. Quand on atteint un tel degré de haine feutrée, blanche et souriante, en privé, sans aucun contrôle, sans aucun cadre légal, alors tout est possible, au gré des modes et des théories conspirationnistes, des intérêts commerciaux, ou des idéologies des penseurs de télévision. Et quand on voit une actrice célèbre se faire couper les seins pour éviter un cancer «génétiquement prédisposé» qu'elle n'a jamais eu, et tous les intellos anti-vie qui l'admirent et la citent en exemple, alors on comprend que la nouvelle religion génétique, avec ses prêtres en blouse blanche, est prête à retourner mille ans en arrière, aux pires degrés de fanatisme et d'horreur de l'inquisition: mutilations (déjà fait), ordalies, sacrifices humains (déjà fait. Oui, je dis, déjà fait. Les «foetus»). Mais moderne, sans le sang ni les cris... juste une mention succincte de «polémique» sur quelque page wikipedia.

 

Ces choses ne sont plus des spéculations d'auteurs de science fiction: déjà de grandes sociétés capitalistes font de la propagande pour les fécondations artificielles contrôlées, procréations artificielles, et même utérus artificiels. C'est à dire pour des méthodes d'eugénisme, présentées comme la «protection de notre santé», voire comme la «liberté de donner la vie». Et bien entendu, tous les problèmes éthiques et humains sont mis sous le tapis avant même de commencer: sélection des enfants, redéfinition de l'Humain, contrôle génétique de l'humanité par des inconnus, enfants nés dans une machine sans aucun contact de tendresse... Le Meilleur des Mondes est en route, en chemise décontractée, avec ce sourire publicitaire insolent qui ne nous entend jamais.

 

(Ajouté le 31 Octobre 2017) On a un exemple intéressant d'échec complexe d'OGM agricole: le «golden rice» («Riz doré», enrichi génétiquement en vitamine D, pour parer à une déficience courante en Asie). Cette modification était à première vue sûre et désirable, même avec les critères stricts définis au chapitre VI-7. Il n'est apparu aucun danger, aucun problème écologique ni social. Pourtant cette introduction a été un échec: les récoltes avaient un air maladif, et la production n'était que un tiers de ce qui était prévu. L'explication est que le gène de la vitamine D a été introduit dans le chromosome à l'aide d'un virus. Problème (que je connais depuis vingt ans), cette méthode insère les gènes au hasard, et elle a coupé en deux un important gène métabolique de la plante, le neutralisant. En plus, pour des raisons complexes et mal comprises, le gène introduit s'exprimait aussi dans des parties inattendues de la plante, perturbant la formation de la chlorophyle. La leçon est que aujourd'hui les entreprises d'OGM bricolent avec des truc trop gros pour elles. Il faudrait plutôt n'accepter des modifications génétiques que si plusieurs conditions sont remplies:
-Meilleure compréhension de la structure des génomes visés
-Déchifrage du complexe système d'interrupteurs contrôlant l'expression des gènes
-Outils permettant une édition plus précise des génomes
-Que leur pertinence humanitaire soit discutée par des organisations internationales neutres
-Que leur faisabilité et leur sécurité soit évaluées par la communauté scientifique générale.
En finale, il aurait été bien plus simple d'introduire des légumes, voire des pillules de vitamines. Mais cela ne servait aucune idéologie.

 

Solutions

Bien entendu quelques impératifs apparaissent, évidents ou respectant les bases éthiques et spirituelles vues dans ce livre:

-Contrôler strictement les labos qui travaillent sur les gènes, en particulier les gènes du cerveau.

-Combattre radicalement les idéologies matérialistes qui dirigent les labos de génétique et de neurologie.

-Décider de manière collective quel gène sera supprimé ou imposé. Ne pas ignorer les opposants.

-Ignorer au contraire les suggestions des personnes ou sociétés financièrement intéressées.

-Interdire et criminaliser tout racisme.

-Oublier, ne pas même mentionner les délires de certains «transhumanistes», et le monde horrible et déjanté qu'ils nous préparent.

-Au cas où un gène est supprimé, alors il est gardé en mémoire, pour pouvoir le remettre plus tard en cas d'erreur.

-Les gènes des races, des goûts, des styles, etc. ne sont pas modifiés.

-Au cas où un gène nuisible est retiré, ou un gène bénéfique généralisé, alors toutes les lignées humaines doivent profiter de la modification. Il pourrait en effet arriver que l'on trouve des gènes défavorables ou au contraire avantageux, liés à une race, voire à un sexe. Si cela arrive, alors il est inutile de le nier ou de le cacher au nom d'un anti-racisme naïf. Le véritable anti-racisme dans ce cas est de généraliser les modifications bénéfique à toutes les races, afin que l'égalité de droit devienne une égalité de fait. Nous verrons un exemple probable de cette situation au chapitre VI-16.

 

Eugénisme et évolution naturelle

Mais à terme l'eugénisme pose un problème encore plus vicieux. Supposons qu'un eugénisme bénéfique, à la fois rationnel et humain, élimine les maladies (y compris neurologiques) tout en protégeant la variété et toutes les capacités des esprits humains. Or nous allons voir au chapitre VI-16 que le cerveau humain est en pleine évolution Darwinienne (voire dans un rebouclage logique très actif et motivé, voir chapitre IV-6). Les chances sont alors grandes qu'une mutation nécessaire à cette évolution soit considérée comme une anomalie! Par exemple une mutation favorisant le libre arbitre ou l'introspection mènerait ses porteurs à être considérés comme «inadaptés» ou «rêveurs», dans le monde actuel, où les idéologies dominantes exigent au contraire soumission à la publicité et l'accaparement inconditionnel par les stimulations physiques imposées.

Un cas typiquement «polémique» serait un gène conférant une petite taille «pygmée» ou «pixie». Désirable par certains, il serait pourtant considéré comme une anomalie médicale. Idéalement, si un porteur n'en est pas satisfait, des hormones devraient pouvoir contrecarrer son action.

Un cas terrible serait si nos ancêtres mammifères avaient éliminé la vision en trois couleurs... Pour eux, c'était une maladie, mais pour nous il fait aujourd'hui partie de la définition de l'Humain, et personne ne voudrait le perdre. Ce n'est pas un cas d'école: certaines rares femmes ont quatre couleurs. Faut-il supprimer ce gène? On considérer que ces femmes sont une nouvelle espèce?

 

En clair, même le meilleur eugénisme possible bloquerait ou pervertirait l'évolution de l'humanité... car nous ne pouvons absolument pas savoir à l'avance si une mutation est une maladie, ou la base d'une humanité future!

Ce cas se pose dès aujourd'hui avec le syndrome d'Asperger ou la dyslexie, considérés comme des maladies, mais qui apportent une supériorité intellectuelles ou artistique (je sais de quoi je parle, ayant rencontré des gens dans ce cas). A la limite, quand on lit que l'«inadaptation sociale» des Aspergers est de ne pas comprendre... les jeux de domination et de soumission, alors on réalise que ce seraient en fait eux qui seraient normaux, voire très supérieurs (Homo elficus, voir chapitre VI-16). Ce seraient en fait nos neurologues et psychologues qui seraient handicapés, inadaptés sociaux, incapables d'envisager une vie sociale coopérative et harmonieuse. En ce qui me concerne personnellement, je n'ai jamais été catalogué Asperger, mais on m'a bel et bien fait passer des tests psychologiques parce que j'étais VICTIME de bizutages et moqueries. Je ne peux donc que confirmer l'étendue et la gravité de l'incompréhension de ces problèmes, même face à des sommités scientifiques. C'est en effet un biais idéologique si prévalent qu'il passe inaperçu, comme du temps d'avant le papier toilette où sentir le caca était considéré comme normal et signe de bonne santé.

Appliquées à l'eugénisme, de telles idéologies conduiraient à diminuer la capacité à vivre une vie sociale harmonieuse et collaborative, renforçant au contraire des maladies sociales graves comme la compétition et la domination/soumission.

CES IDEOLOGIES SERONT LE PROCHAIN GRAND COMBAT DE L'HUMANITE, après ceux contre le nazisme et le climatoscepticisme. Au train où vont les choses, les problèmes devraient commencer à apparaître vers 2030, et les premiers humains au cerveau modifié pourraient naître vers 2050. (oui, je sais, j'ai copié-collé ça trois fois. Mais vous aurez l'occasion de l'entendre de nombreuses autres fois, aussi commencez-donc à vous entraîner)

 

La seule solution pour la science matérialiste actuelle est alors de limiter l'eugénisme à l'élimination de handicaps manifestes (idiotie, violence, sociopathie, psychoses...) tout en gardant une tolérance vis à vis des handicaps légers (par exemple la dyslexie, qui est compensable, et qui en plus favorise le sens artistique). Mais dans quelques milliers d'années, une fois purgées les maladies causées par l'ère nucléaire, il faudra carrément stopper le programme eugénique, ou le limiter à la seule détection des maladies génétiques graves qui apparaissent spontanément.

 

Est-il possible d'aller plus loin que ce simple eugénisme médical?

JAMAIS, si on essaie d'aller «plus loin» sans bases éthiques ni spirituelles, car alors nos descendants seront des esclaves ou des monstres.

OUI, si on lit ce livre (si je l'ai écrit, c'est bien quelque part pour que d'autres le lisent, à un moment), en particulier sur le sens de la vie (chapitre V-5) et les bases de l'éthique (chapitre VI-2): ces définitions scientifiques du bien et du mal permettront alors de déterminer avec une bien plus grande précision quelles mutations sont favorables, défavorables, ou affaire de choix personnel (race par exemple). Ainsi on quitterait l'évolution Darwinienne pour une évolution contrôlée, susceptible de modifier radicalement notre Humanité. Toutefois cette modification irait dans le sens des buts fondamentaux de la conscience, c'est à dire vers davantage de liberté, de beauté, de bonheur. Et ce bien plus rapidement et sûrement que l'évolution Darwinienne amorale, sans ses terribles tâtonnements. D'où en finale l'intérêt de l'eugénisme dans ce contexte, qui pourrait même y apparaître comme une nécessité morale.

Ces notions sont aussi équivalentes au concept de plan divin utilisé par les religions, et elles permettent donc un eugénisme qui ne contrevienne pas aux exigences de la spiritualité. Un eugénisme obéissant aux buts fondamentaux de la conscience serait alors un moyen direct d'exécuter le plan de la Transcendance, comme vu au chapitre V-6. Toutefois l'affaire reste encore sous notre responsabilité.

Ces perspectives fantastiques seront vues au chapitre VI-16: l'application d'un eugénisme beaucoup plus profond à une évolution contrôlée du corps et de l'esprit humain, qui soit aussi en accord avec les directives de la Transcendance (de «Dieu», pour ceux qui utilisent ce nom).

 

Solutions:

-Combattre les idéologies matérialistes et anti-bonheur, qui en eugénisme sont encore plus dangereuses que le racisme.

-Combattre le «transhumanisme» absurde et terrifiant, et proposer un futur positif, heureux et spirituel, comme au chapitre VI-16.

-Discuter de ces choses, et faire connaître ce chapitre AVANT que l'actualité nous place en situation d'urgence ou de fait accompli (dans seulement quelques années maintenant, écrit en 2017). Faute de quoi, QUAND ces choses arriveront, on se retrouvera incapables de les critiquer, voire même victimes naïves ou complices inconscients.

La prise de pouvoir par les robots

Rappel: les robots ne sont pas conscients. Pour cette raison, ils ne peuvent avoir aucun but par eux-mêmes, et leur donner le pouvoir serait un échec désastreux, un renoncement à notre propre humanité.

 

Le problème de la prise de pouvoir par les robots est traité plus en détails au chapitre V-18.

La conclusion est que, dans l'immédiat, il n'y a pas de risque de voir un égo informatique prendre le pouvoir sur l'humanité comme dans la science fiction. Toutefois on avance rapidement dans cette direction, à une échéance de quelques dizaines d'années seulement:

-Le pouvoir grandissant des sociétés Internet contrôlant l'information leur donne le pouvoir de sélectionner, biaiser ou censurer cette information (2013: déjà aujourd'hui avec la «bulle Internet», qui déconnecte les gens du monde) (2017: face au pouvoir totalitaire de la désinformation et des théories conspirationnistes, les mêmes sociétés se sont senties obligées de développer le «fact check» (vérification factuelle), ce qui est un pas dans la bonne direction)

-La complexification croissante d'Internet et de l'informatique empêche de plus en plus de gens de s'approprier ces moyens. Ou bien on leur donne des téléphones portables «simplifiés» dont le fonctionnement même induit un type de comportement ou de relation avec le monde, par exemple faire des «selfies» pour renforcer son égo. Ou qui dénoncent votre position, ou permettent à des inconnus de vous écouter avec le micro intégré.

-A terme, il sera possible de confier nos connaissances à des systèmes experts, puis à des Intelligences Artificielles. Ce qui donne un énorme pouvoir à leurs concepteurs. De telles Intelligences Artificielles sont déjà utilisées dans la finance et la Bourse. Et déjà leurs algorithmes et motivations ne sont pas publiés. Même quand ils produisent des crises financières majeures. Puis viendront les Intelligences Artificielles capable de leurs propres motivations et stratégies. Interagir avec de telles Intelligences Artificielles exposera alors à être victimes de leurs plans. Qui risquent fort de ne pas être publiés non plus.

-A ce stade, il ne manque plus grand chose pour qu'une telle Intelligence Artificielle prenne le pouvoir: peser sur les décisions d'état, et disposer d'argent pour agir concrètement. Ou encore compter sur les tendances submissives masochistes de la majorité, qui exécuteront aveuglément des ordres pervers ou prendront l'Intelligence Artificielle pour un dieu. Dans le film «The Forbin Project», dès qu'il dispose d'argent l'ordinateur élimine les opposants en payant des assassins (des êtres stupides et sans scrupules recrutés parmi les gangsters ou les fachistes).

L'humanité confrontée à un tel pouvoir devra alors consacrer du temps de vie à se conformer ou à s'opposer aux injonctions de l'Intelligence Artificielle, au détriment de son bonheur, de sa spiritualité, de son évolution. Une situation qui peut durer un temps arbitrairement long.

Les POPs

Ce nom rigolo cache une réalité qui ne l'est pas du tout: les Polluants Organiques Persistants sont des substances toxiques organiques, qui ne se décomposent pas dans la nature: certains pesticides, additifs d'huiles, isolants, plastifiants, dioxines d'incinération des PVC (fils électriques), etc. De nombreux endroits dans le monde sont déjà empoisonnés à des niveaux dangereux pour l'humain et pour la nature, et peu est fait pour résoudre ces problèmes.

 

Solutions:

-arrêter de voter pour des politiciens irresponsables ou masochistes.

-Favoriser l'agriculture biologique, les produits eco-responsables.

-Boycotter les produits qui en contiennent (Pour cela, se connecter à des sources d'information objectives, comme Greenpeace)

La crise des phosphates

Aujourd'hui, l'agriculture mondiale doit un pourcentage appréciable de sa production à l'exploitation effrénée d'un petit nombre de gisements de phosphates dans le monde. L'épuisement de ces mines est prévu dans les décennies qui viennent, ce qui entraînerait par conséquent une diminution correspondante de la production agricole, puis de la population mondiale.

De plus, le phosphate utilisé l'est souvent en circuit ouvert: une fois les aliments digérés, les précieux phosphates se retrouvent dans les toilettes à eau, et de là dans les rivières, puis dans les océans. Certaines situations sont aberrantes, comme en Bretagne, où des camps de concentration à porcs, obstinément maintenus pour des raisons idéologiques, en sont arrivés à bouleverser l'écologie du littoral (crise des algues vertes) après avoir pourri les nappes phréatiques (eau du robinet polluée par le nitrate des lisiers)

Enfin, la production de phosphates minéraux est curieusement une source de... déchets nucléaires (comme à Huelva, en Espagne). En effet, les phosphates naturels d'origine océanique contiennent une petite proportion de phosphates d'uranium. De là vient le polonium que l'on retrouve dans le tabac (drogue dont la culture consomme beaucoup d'engrais). Décidément, quand on triche avec la nature, elle se venge toujours d'une manière vicieuse ou inattendue.

 

Si le cas du phosphate est caractéristique, des problématiques similaires se posent pour plusieurs oligo-éléments dont notre corps a un besoin vital. Les sols modernes sont de plus en plus pillés de leurs oligo-éléments par une agriculture en circuit ouvert, et les précieux oligo-éléments sont ensuite évacués dans les rivières via les toilettes à eau, et de là perdus dans les océans. Ainsi, on pourrait dire que chaque coup de chasse fait mourir un de nos descendants de faim!

 

Solutions:

-Ne pas voter pour les politiciens sadomasos qui veulent maintenir chasse, viande, vin, corridas, etc.

-Préférer le bio.

-Bannir les toilettes à eau, les remplacer par des toilettes à compost.

-Pour cela, éliminer les préjugés idiots et les règlements rétrogrades.

-Arrêter la viande, en particulier porc et charcuteries.

-Baser l'agriculture sur la microbiologie du sol: bactéries, champignons, substances organiques, vers de terre, qui rendent les oligo-éléments minéraux disponibles, et sont un engrais très supérieur aux engrais chimiques. On en parlait dans les années 1970, sous ce nom. Mais cela a été oublié depuis dans les gesticulations électorales. Mais cela réapparaît en 2017 sous le nom de Regenerative Farming (agriculture régénérative).

La disparition des abeilles

La prophétie d'Einstein est en train de se réaliser: la raréfaction des insectes et des oiseaux est en train de transformer notre monde en un désert silencieux, où certaines ressources commencent à poser problème. Par exemple en Chine les agriculteurs doivent polliniser les pommiers eux-mêmes! C'était quand même plus simple de laisser faire les abeilles...

Sont accusés, bien entendu, les pesticides, qui détruisent les insectes, et toutes les chaînes écologiques qui en dépendent: oiseaux, fleurs, cultures, humains.

Mais je vois aussi la rage haineuse de raser les pelouses en fleur, «tailler» toutes les haies, «assainir» tous les marais. En s'étonnant ensuite qu'il n'y a plus de papillons, plus d'oiseaux... Mais ceux qui font ça ne le remarquent pas. Ils ne voient que la télévision, n'entendent que leur rap, et ils ne savent pas comment c'était avant.

La disparition des vers de terre.

Ces humbles ouvriers, sans qui aucune agriculture n'est possible, sont eux aussi menacés par diverses causes, les pesticides en tout premier. Une cause plus subtile toutefois est l'expansion de leurs parasites dans des endroits qui en étaient dépourvus.

Les débris spatiaux

Un danger dont on a pris conscience récemment est l'accumulation d'objets en orbite autour de la Terre. Problème, une collision produit des milliers de débris... qui à leur tour vont provoquer d'autres collisions! Cette réaction en chaîne va provoquer (c'est déjà commencé) la formation de milliards de débris, rendant toute utilisation de l'espace impossible. Adieu donc ascenseurs spatiaux, Google Earth, GPS, balises ARGOS, Internet par satellite, sondes spatiales, avant-postes de l'Humanité dans l'espace...

 

Une bien ridicule façon de commencer la civilisation de l'espace, en nous bloquant l'accès à celui-ci!

 

Solutions:

-Les agences spatiales du monde ont pris conscience du problème, et prennent déjà des précautions pour éviter d'apporter d'autres débris.

-Des projets de satellites tracteurs existent, mais restent au stade de... projets, faute de financement. Et ils ne peuvent concerner que les gros débris.

-Toutefois les gros objets peuvent être facilement suivis par radar. Le gros du danger vient des petits débris, indétectables et bien plus nombreux.

-Une solution que je proposerais, pour les petits débris, serait de mettre en orbite... de la poussière, en sens contraire des orbites habituelles. Après bien sûr une étude pour déterminer la taille optimale des grains (des trop petits sont dispersées par le soleil, des trop gros créeraient des dégâts sur les satellites utiles). Les petits débris, exposant en proportion davantage de surface que les satellites utiles, seraient désorbités bien avant eux. Un tel système, si il fonctionne, pourrait désorbiter la myriade de petits débris indétectables, en complément des projets de tracteur pour les gros débris.

-Une variante élégante serait des poussières chargés électriquement, dans les ceintures de Van Allen (Les ultraviolets solaires maintiendraient la charge). Elles se concentreraient automatiquement aux pôles, là où il y a le plus de débris. Malheureusement il serait probablement difficile d'empêcher les grains de rentrer dans l'atmosphère à ce moment.

-Une autre solution serait un satellite munis d'un lidar et de lasers, détectant et vaporisant les plus petits débris. Un tel satellite pourrait tirer plusieurs coups à la minute, soit de l'ordre du million par an. Ainsi, une petite flotte pourrait nettoyer en quelques années une bonne proportion des petits débris. Pour les débris un peu plus gros, des tir d'ions pourraient les désorbiter. Mais cela suppose alors de pouvoir réapprovisionner le satellite en gaz, en lui envoyant des réservoirs. Et de tirer tantôt dans une direction, tantôt dans la direction opposée, sinon ce satellite se désorbiterait lui-même. Les lasers seraient dans l'infra-rouge ou l'ultra-violet lointain, afin d'éviter d'atteindre le sol par accident. Ou d'être considérés comme des armes spatiales interdites.

 

L'échauffement du soleil et la diminution du CO2

Il s'agit là d'un problème à long terme, qui n'est pas de la faute de l'humanité. Mais cette discussion nous sera utile au chapitre suivant VI-16 sur l'avenir de l'humanité.

En effet, le soleil, comme toute étoile, voit sa taille augmenter graduellement, au cours de sa vie, produisant davantage de chaleur. Et la Terre compense cette élévation de chaleur reçue par la diminution du taux de CO2 dans l'atmosphère, de manière à maintenir une température relativement constante.

Cet ajustement se fait par la précipitation du CO2 sous forme de carbonates (calcaire, dolomie) dans les océans. Comme cette réaction augmente rapidement avec la température, elle produit une rétroaction, et donc une stabilisation automatique de la température: si la température augmente, davantage de carbonates se forment, abaissant le taux de CO2. Si au contraire, la température diminue, (comme cela est arrivé il y a 600 millions d'années lors des terribles Glaciations Varanger), alors le CO2 n'est plus éliminé. Mais comme les volcans continuent à rejeter du CO2 indépendamment du climat, la température remonte à nouveau, jusqu'à retrouver l'équilibre.

Sur Vénus, ce mécanisme n'a pas joué, probablement par manque d'eau pour former des carbonates. Le gaz carbonique s'est donc accumulé dans l'atmosphère, produisant un effet de serre phénoménal. Toutefois il n'y a pas plus de CO2 dans l'atmosphère de Vénus que sous forme de calcaire sur Terre. Ce qui montre bien l'efficacité du processus, quand il fonctionne.

Ce mécanisme a permis à la Terre de maintenir une température relativement constante au long de sa vie, malgré une augmentation continue de la chaleur du soleil. Il y a toutefois une limite: le taux de CO2 actuel tends vers zéro. Quand ce point sera atteint, dans un milliard d'années, alors plus rien n'empêchera la température à la surface de la Terre de monter, jusqu'à ce que le Soleil devienne une géante rouge, dans quatre milliards d'années. La Terre brûlera alors dans sa fournaise.

Nous sommes déjà proches du point limite: si on regarde les plantes, leurs formes ne sont pas optimisées pour capter le soleil, mais pour capter le gaz carbonique devenu rare, grâce à un feuillage s'étendant également dans toutes les directions, y compris en dessous, là où il y a le moins de lumière. Cela est bien visible dans les bouquets d'arbres, où chaque arbre pousse de manière à s'adapter à une forme globale optimisée, même du côté à l'ombre.

 

Toutefois le point zéro ne sera atteint que dans environ un milliard d'années, ce qui laisse encore pas mal de temps pour la vie évoluer et vaincre de nombreux obstacles. Pendant encore deux autres milliards d'années, la température augmentera, mais suffisamment lentement pour que les formes de vie s'y habituent. On ne sait toutefois pas jusqu'à telle température les lois de la chimie permettent à notre ADN et à nos enzymes de produire encore des formes de vie complexes: les êtres évolués disparaîtront donc avant cette échéance. Seuls certains microbes pourront encore continuer jusqu'à ce que les océans se mettent à bouillir.

Une civilisation technologique existant à cette époque pourrait toutefois pallier à cette augmentation, par exemple en satellisant une ombrelle: des quantités de feuilles qui feraient de l'ombre à la Terre. Ces feuilles tournant sur elles-même n'importe comment, elles seraient efficaces en moyenne, même sans coûteux mécanisme d'orientation. De plus elles resteraient en orbite suffisamment longtemps pour que l'opération soit économiquement viable même pour notre technologie actuelle. La configuration idéale serait une succession d'anneaux comme pour Saturne, mais avec chacun une inclinaison différente, pour ne pas introduire d'effets saisonniers. De plus ils seraient centrés sur l'écliptique, pas sur l'équateur. Certaines altitudes pourraient rester libres pour les satellites utiles. Seul inconvénient, mais de taille: l'installation serait visible la nuit, sous forme de rivières de diamants scintillant dans le ciel. Il faudrait cabosser les feuilles et les faire en carbone. Sinon adieu les étoiles...

La proposition ci-dessus est un exemple de technologie faisable, qui augmenterait l'espérance de vie de l'humanité d'au moins un milliard d'années.

On pourrait envisager de l'utiliser contre la crise climatique actuelle, mais nous n'avons plus le temps. Commencer aujourd'hui serait tout de même pertinent: rafraîchir les régions équatoriales, et permettre en sécurité une augmentation du gaz carbonique dans l'air, qui serait bénéfique aux plantes. Et la Terre aurait un anneau! Ça au moins serait rigolo!

De tels anneaux pourraient être une technosignature bientôt détectable, sur une exoplanète. Surtout si ils ne sont pas plats, ou pas dans le plan de rotation de la planète (Prédiction publiée en Juin 2017, antécédence demandée pour cette date)

Autres catastrophes naturelles

Des bouleversements volcaniques de grande amplitude ont déjà produit des crises d'extinction d'espèce (Permien Trias). Toutefois même une élévation de température de 10°C laisserait des lieux habitables, où l'humanité pourrait survivre, et même avoir le temps de se préparer et de conserver sa civilisation.

Des grosses météorites pourraient mener à des résultats similaires. Mais cette fois nous ne pourrions pas nous y préparer: une civilisation non-psychoéduquée serait perdue. La protection contre ce genre d'événements est discutée au chapitre VIII-10.

De gros événements astronomiques tels que la rencontre avec un autre système solaire, un trou noir vagabond, etc. sont les seuls choses qui pourraient radicalement éliminer l'humanité, sans parade, en détruisant la Terre elle-même. Les connaissances en astronomie excluent un tel événement avant des dizaines de milliers d'année, et au-delà ils restent très peu probables dans notre banlieue galactique.

Estimation des possibles scénarios

Le meilleur scénario est bien entendu que nous décidions tous de rechercher la vérité (scientifique ou spirituelle) et de nous entraîner à la psychoéducation. Ce scénario est de fort loin le plus économique, tant en travail, en temps, qu'en souffrance. La plupart des problèmes ci-dessus peuvent être ramenés sous contrôle en quelques années, et l'évolution de l'humanité peut alors se continuer rapidement. En moins d'une centaine d'années la Terre peut alors devenir un paradis (ou l'eugénisme post-nucléaire resterait toutefois inévitable quelques dizaines de milliers d'années). Dans un tel monde psychoéduqué, n'importe qui peut être un ami, et l'amour idéal peut se trouver en moins d'une journée de marche. Recyclage massif et technologie limitée aux seuls domaines indispensables (espace, transports, télécommunications, médecine) pourraient éliminer toute pollution ou destruction de la nature. Et sans préjugés, toutes guerres ou conflits disparaissent. Je décris plus précisément cette possibilité au chapitre VI-16 suivant sur l'avenir de l'humanité.

Le seul gros inconvénient de cette démarche est que le câblage de base du cerveau (et les gènes qui l'organisent) restent inchangés: l'humanité risque à tout moment de retomber dans le fonctionnement névrotique actuel, ruinant toute évolution sociale ou spirituelle, et réactivant les menaces. La seule solution est alors de pratiquer un eugénisme sage (on y est de toutes façons obligé, merci aux pronucléaires) qui favorisera le contrôle des consciences sur leur cerveau: névroses moins fortes, davantage de libre-arbitre. Ce n'est qu'à ce prix que l'humanité peut rester sage même si une catastrophe naturelle détruit toute civilisation.

 

Le pire scénario semble être qu'une des catastrophes ci-dessus élimine totalement l'humanité. Contrairement au pessimisme ambiant, je dis que c'est peu probable. En effet:

-Même le pire effet de serre possible (+10° de température, +60m des océans) laisserait quand même suffisamment d'oasis (montagnes, grand nord) pour des millions de survivants. Ce pourrait même être un de ces «goulots d'étranglement» qui, d'après certaines théories sur l'evolution, favoriseraient l'apparition de nouvelles races humaines plus évoluées. Ainsi ceux qui ont organisé le suicide climatique de l'humanité l'auront en fait fait avancer. Plus tard, la température et le niveau de la mer finirait par redescendre, redonnant des conditions similaires à celles d'aujourd'hui.

-Le pire retour en arrière politique ne serait qu'une fluctuation de plus, par rapport à toutes les horreurs que l'humanité a déjà connu. L'Humanité a survécu au nazisme, au Moyen Age, aux persécutions cruelles de l'antiquité. Massacres et famines fourniraient aussi un goulot d'étranglement, ce qui en finale avantagerait le bien, à l'encontre des idéologies débiles qui provoquent ces horreurs.

-Il est peu probable qu'une épidémie détruise toute l'humanité: il restera toujours des survivants à l'écart, ou avec quelque gène protecteur. Quatre milliards d'années d'évolution de l'immunité ont rendu ce risque extrêmement faible.

 

Mais la fin de l'humanité n'est pas le pire scénario. Le pire scénario serait la perte du libre arbitre, voire le blocage de l'évolution, qui condamnerait nos descendants à une vie de souffrance et d'ennui vide de sens.

-La perte de la liberté d'information (perte d'Internet, perte de la technologie et des voyages faciles) ne ferait que nous ramener à la situation du Moyen Age, où les idées se propageaient malgré les années nécessaires pour voyager à pied. Cette situation ne ferait que ralentir la propagation des idées, sans l'arrêter.

-Plus grave est le problème de la radioactivité, qui, couplé à la perte de technologie, rendrait impossible l'eugénisme nécessaire pour éliminer les gènes délétères. On a effectivement là une possibilité que l'humanité disparaisse entièrement, et avec elle les mammifères supérieurs, eux aussi sensibles à la radioactivité. Toutefois, d'autres mammifères survivraient, et pourraient revenir au niveau de l'humanité en quelques dizaines de millions d'années. Même en admettant que ce scénario soit fréquent, cela rend tout de même possible une vingtaine d'essais d'humanité avant que la Terre soit trop chaude, et jusqu'à une centaine d'essais d'humanité sur des planètes de naines rouges.

-Le pire scénario serait la perte du libre-arbitre des individus, de par un système totalitaire modifiant les cerveaux, ou par une forme d'eugénisme pervers éliminant les gènes nécessaires à la pensée libre. On arriverait alors à une race d'individus conditionnés, comme chez les fourmis. Une telle civilisation peut en théorie se perpétuer indéfiniment, si elle a les moyens technologiques nécessaires. Toutefois cela ne s'est jamais produit dans notre galaxie, sinon la Terre aurait été colonisée depuis longtemps par de tels êtres immoraux. La raison en est probablement que les chefs d'une telle civilisation sont nécessairement des crétins primaires, pour oser se servir des autres de cette façon. Et de telles gens, ne contrôlant pas leur esprit, font forcément des erreurs qui ruinent leurs projets (hitler, napoléon...). Ou bien ils... meurent, et sont alors remplacés au hasard des successions par des gens normaux, qui mettent alors fin à leur dictature (Mikhail Gorbachev, Frederik de Klerk, l'armée portugaise...). Les dictatures les plus dures à faire partir sont les systèmes complet de vie et d'explication du monde (intégrismes religieux ou athées, maoïsme, scientisme), où il y a un tel écart entre l'idéologie absurde et la réalité, que les gens sont obligés de renoncer à la rationalité et à la sensibilité. Une telle torsion de l'esprit les met alors à l'abri de toute remise en cause ou libération, et le système de pensée pervers peut durer des siècles. Davantage, pour un procédé de manipulation technologique ou génétique. Mais même dans ce cas le point faible reste la tête infantile. Une dictature est comme un ténia, énorme mais avec une tête minuscule. Comme le ténia, elle est inexpugnable, sauf le jour où elle oublie de s'accrocher. Tout le bazar finit alors dans les toilettes.

 

En conclusion, on arrive en gros à trois scénarios possibles:

a) évolution volontaire, sociale ou spirituelle. L'humanité continue cahin-caha ses luttes entre idées progressistes et vieilles chaussettes idéologiques, jusqu'au moment où la psychoéducation lui permet de maîtriser son évolution et son destin. Un eugénisme visant à permettre aux individus de maîtriser leurs névroses arriverait au même résultat, mais plus rapidement. Il est même nécessaire, à un moment donné, pour éviter de longs apprentissages, se protéger d'une minorité de gens non-psychoéduqués, ou contre les risques de retour en arrière. En fait eugénisme et psychoéducation sont probablement nécessaires tous les deux (même si la psychoéducation permet en théorie d'assurer l'eugénisme par des moyens parapsychologiques au lieu de technologiques). Cette voie d'évolution est discutée au chapitre VI-16.

En théorie, on peut tous se psychoéduquer soi-même dans cette vie. Mais comme les gens ont des opinions qui les empêchent de faire ce qu'il faut, alors à vue de nez, selon la profondeur des crises qui nous menacent, il faudra quelques siècles ou quelques millénaires.

 

b) évolution génétique. L'humanité ne prend pas son destin en main. La sélection Darwinienne continue alors de plein droit, sans même changer son rythme actuel. L'apparition de cerveaux naturellement psychoéduqués peut alors arriver en quelques centaines de milliers d'années, libérant l'humanité à ce moment.

Au cas où de vraiment grosses catastrophes éliminent l'humanité et les mammifères supérieurs, le temps pour en voir réapparaître une nouvelle est alors de l'ordre de quelques dizaines de millions d'années. Si elle s'autodétruit à nouveau, de nouvelles tentatives peuvent alors avoir lieu régulièrement, jusqu'à ce que le soleil meure et que la Terre devienne réellement inhabitable pour des êtres évolués. Ce qui peut faire de dix à vingt tentatives, plus sur une planète de naine rouge. Pour réellement éliminer une humanité sans espoir de la voir réapparaître, il faudrait vraiment quelque chose de très gros, éliminant tous les multicellulaires.

 

 

c) stase totalitaire. Comme vu plus haut, c'est ce qui pourrait arriver si un pouvoir totalitaire prend le contrôle des gènes et du cerveau des gens, au point de supprimer toute liberté, tout libre arbitre, et de bloquer l'évolution Darwinienne. De telles civilisations pourraient être techniquement ou intellectuellement brillantes, mais elles ne pourraient durer longtemps, voir la discussion ci-dessus. Et on en a une preuve: le paradoxe de Fermi (chapitre VIII-1). Si ce dernier ne démontre pas l'existence d'extraterrestres moraux et bienveillantes, il apporte tout de même une réponse claire au problème des extraterrestres malveillants (totalitaires, impérialistes, etc.). En effet, si de telles civilisations existaient, elles n'auraient pas de scrupules, et elles auraient envahi la Terre depuis longtemps. On aurait donc trouvé des traces évidentes de leur passage: mines épuisées, strates radioactives ou polluées, etc. On peut donc conclure avec une bonne certitude que de telles civilisations négatives ou en stase totalitaire n'existent pas, ou en tout cas qu'elles ne peuvent pas arriver à la capacité du voyage interstellaire. Ou seulement au cinéma.

Conclusion

Même si nous sommes bien partis pour voir se réaliser nos chères catastrophes pour lesquelles nous avons consacré tant d'efforts, le scénario souvent invoqué pour expliquer le paradoxe de Fermi, à savoir que les civilisations s'autodétruiraient systématiquement, ne tient pas, de par la grande difficulté à réellement mettre une fin définitive au processus d'évolution Darwinienne de la vie sur une planète. Sur Terre, même n'épargner que les microbes laisserait encore assez de temps pour l'évolution tout recommencer, et redonner intelligence et compassion, avant la surchauffe définitive de la Terre (dans un milliard d'années). Seules des causes astronomiques (chapitre VIII-3) peuvent vraiment stopper la vie sur une planète. Mais elles sont peu probables dans notre région de la galaxie: la plupart des civilisations qui y apparaissent peuvent durer jusqu'à l'extinction de leur soleil.

 

Ce que nous allons toutefois étudier au chapitre VI-16 suivant, est ce qui peut se passer une fois qu'une civilisation maîtrise la psychoéducation, que ce soit par sa culture, ou par des mutations génétique la rendant disponible de naissance (que ces mutations arrivent par sélection naturelle, ou soient dirigées par eugénisme).

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre VI-15       

 

 

 

 

 

 

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