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Epistémologie Generale        Chapitre VI-7       

 

VI-7 ECOLOGIE

Mise au point

On entend souvent dire que l'écologie concerne notre relation avec la nature, voire avec l'«environnement» (le terme anglais officiel). Une telle vision est très égocentrique. En effet l'espèce humaine ne joue aucun rôle particulier dans l'écologie de notre planète, ni dans son fonctionnement, ni dans ses déterminants. En clair l'humain est un animal comme un autre, qui n'a aucun droit ni privilège particulier. S'arroger de tels droits relève alors d'un super-racisme: le spécisme, ou spéciocentrisme.

 

Toutefois, notre intelligence nous a donné des moyens techniques considérablement plus élevés que n'importe quelle autre espèce, tandis que notre spiritualité nous offre l'opportunité d'une compréhension très supérieure de tous les enjeux de l'écologie, de la conscience et de la vie.

Cette situation fait donc peser sur nos épaules une responsabilité considérable:

-Ne pas détruire l'écologie de notre planète, par notre irresponsabilité masochiste

-Développer une société humaine en harmonie avec la nature, y compris si on choisit la haute technologie

-De par nos capacités de méditation, notre compréhension du sens de la vie (chapitre V-5) nous donne la possibilité de guider intelligemment l'évolution de la Terre. Un point qui contredit brutalement certains écolos qui confondent écologie avec déification de la nature ou retour vers le passé. C'est donc l'écologie de 2016 que je vais présenter ici, pas celle du siècle dernier.

 

Pour commencer de travail, je consacre les deux sous-chapitres suivants à deux faits dont «l'oubli» a gravement endommagé le mouvement écologiste et son image:

-L'écologie est une science, pas une «opinion» ni «chacun sa vérité».

-L'écologie est une démarche spirituelle, ce qui la relie automatiquement aux autres démarches spirituelles: non-violence, société harmonieuse, psychoéducation, recherche de la beauté, etc.

Les bases scientifiques de l'écologie

L'écologie est une science. Ainsi, toute affirmation dans ce domaine doit reposer sur des études scientifiques. Cette condition est en gros réalisée pour la dénonciation des dangers (pollution, pesticides, nucléaire, climat, surpopulation...) et les solutions proposées (agriculture biologique, énergies renouvelables...).

Toutefois la multiplication d'affirmations fantaisistes ou dogmatiques provoque un décrochage croissant entre les militants et les scientifiques (et la frustration croissante de ces derniers). Surtout, le mouvement écologiste devient une sorte de «religion», dons les affirmations sont de plus en plus dogmatiques et de moins en moins pertinentes. Exemple: les investissements dans le «sans gluten» et autres escroqueries se font au détriment des vrais producteurs de nourriture biologique, et surtout au détriment de la compréhension du public, pour qui le bio devient une simple mode, une sorte d'astrologie en laquelle il faut «croire».

En effet on s'éloigne rapidement de toute vérité scientifique comme de tout idéal spirituel, quand on regarde dans les rayons des magasins bios ou dans les boutiques des partis «verts»: poudres de perlimpinpin, rééquilibreurs d'ondes, chanvre «incombustible», laine de verre «cancérigène», régime sans gluten, légalisations des drogues, athéisme sectaire, anti-occidentalisme, adoption homosexuelle imposée à des enfants...

En France, ces déviations ont plusieurs causes bien connues:

-Le naturalisme et l'anti-science, qui trouvent un terrain favorable chez les victimes de pollutions ou de «maladies modernes».

-L'activité du lobby de la viande, qui a fortement influencé les cahiers des charges de l'alimentation biologique, et qui continue à répandre de la désinformation et des calomnies sur les alternatives à la viande («revues écolos» dont les propriétaires et le mode de financement ne sont pas indiqués)

-Les relations historiques des écolos des années 1970 avec les gauchistes et les anarchistes, notamment par la revue athée intégriste «Charlie Hebdo»

-Les infiltrations par des militants matérialistes, capitalistes et athées se réclamant de la «gauche». J'ai pu assister personnellement à plusieurs vols de temps de parole par des étrangers au mouvement, lors d'une réunion technique de Ecologie 78 à Paris.

-L'antinucléaire a aussi été la cible d'infiltrations massives par l'extrême gauche, qui n'ont cessé que quand les écologistes ont pris irréversiblement parti pour la non-violence. Cette polarisation sur le seul antinucléaire a résulté en un appauvrissement considérable des associations locales, qui avaient mobilisé toutes leurs énergies dans l'antinucléaire, au détriment des groupements d'achat et autres projets de vie écolos. Une fois l'antinucléaire abandonné, il ne restait donc rien.

-On trouve même une influence nazie, due au soutient de ces derniers aux naturistes allemands (ancêtre des écolos actuels). De là probablement vient cette adoration de la régulation des espèces basée sur la supériorité des «forts» (culte des prédateurs) et l'élimination des «faibles» ou des «inadaptés». Bien sûr dans les milieux écolos actuels, on invoque plutôt les théories scientifiques de Darwin sur la sélection naturelle et la régulation des espèces. Pourtant les théories de Darwin ne font que constater le fonctionnement des écosystèmes, sans affirmer que ce fonctionnement serait «bien» ni même le seul possible. Darwin a même perdu sa foi Chrétienne en découvrant l'horreur brute de la prédation et du parasitisme. Admirer un tel système va donc clairement bien plus loin que Darwin, c'est une prise de position qui aime cette violence injuste. On est donc bien dans le fachisme. On verra de bien meilleures solutions plus loi dans ce chapitre, à propos de la future Terre.

La défense des prédateurs a aussi des sources plus honorables: les Indiens d'Amérique, leurs totems animaux, et leur façon de prier pour l'âme des animaux qu'ils tuaient. Toutefois les Indiens ne tuaient pas par idéologie, mais par nécessité de survie. Une nécessité qui, aujourd'hui, peut se satisfaire autrement, sans tuer. De plus les totems animaux comprenaient tous les animaux, pas seulement les loups.

En clair, si on comptabilise les bons points et les mauvais points de chaque parti politique, les «verts» n'ont pas un meilleur score que les autres (chapitre VI-11). Ce qui explique fort bien leur stagnation dans les votes: les électeurs ne sont pas dupes.

 

Les affirmations de ce chapitre sont donc basées, soit sur des études scientifiques existantes, soit sur les bases éthiques et spirituelles que nous avons établies dans la 5eme partie.

La connexion spirituelle de l'écologie

On peut bien entendu faire de l'écologie pure, que ce soit en science ou chez les militants. C'est d'ailleurs ce que font les associations écologistes, qui ne prennent pas position sur d'autres problèmes politiques, religieux, sociaux ou spirituels, afin de ne pas rebuter leurs adhérents.

Toutefois l'écologie, en tant que méthode de survie, ne peut indéfiniment éluder la question de quelle vie elle protège. Le mouvement écologiste indépendant des années 1970 posait d'ailleurs explicitement la question de la connexion sociale de l'écologie (ce qui est un pas dans la direction spirituelle). Ainsi on peut affirmer que l'écologie doit impérativement être en phase avec:

-Une vie plus libre, et donc une approche sociale, démocratique, voire libertaire (ce qui est différent de «anarchiste» ou «libertarien»).

-La recherche de la beauté (chapitre VI-9). La communion et la préservation de la nature vont précisément dans ce sens.

-La non-violence, telle qu'illustrée par certains antinucléaires ou par l'organisation historique Greenpeace.

-La Paix

-Et surtout avec la spiritualité. On pourrait même paraphraser le slogan de Mai 68: Ceux qui parlent d'écologie sans se référer explicitement à l'esprit, ceux-là ont dans la bouche un cadavre.

(Le slogan original était: «Ceux qui parlent de révolution sans se référer explicitement à la vie quotidienne ont dans la bouche un cadavre.» Mais je l'ai démarxisé, hi hi hi) (J'en ai même un mieux: «Ceux qui parlent d'écologie sans se référer explicitement au végétarisme ont dans la bouche du cadavre.» whouah ha ha ha ha)


La connexion spirituelle a aussi une fonction très pragmatique: les nécessaires changements de comportement, d'état d'esprit, de mentalité, ne sont possibles qu'avec des méthodes de psychoéducation permettant de contrôler nos névroses et notre égocentrisme (spéciocentrisme en l'occurrence). Ainsi en rejetant la spiritualité, les «Verts» s'engagent dans la même démarche sadomasochiste que les marxistes: prétendre vouloir un changement, tout en empêchant les gens de l'accomplir.

 

Pour être précis, les rapports entre l'écologie et la spiritualité sont plus compliqués que dans la vision simpliste des médias ou des militants politiques. Ainsi le regard des médias sur l'écologie, dans les années 1970, a révélé (et détruit) un monde complexe, où de nombreux mouvements existaient déjà depuis longtemps: hygiénisme (1920) zen macrobiotique (1945), nourriture bio (années 1950), divers mouvements inspirés par l'Inde, et même des mouvements humanistes ou de droite (chapitre VI-11). Certes il y avait du ménage à faire, mais la décision par exemple du salon Marjolaine de «refuser les gourous» a ouvertement engagé l'écologie dans un athéisme et matérialiste sectaire, pavant la route à l'écologie des manoeuvres électorales déconnectées du terrain et de la science. C'est ainsi que ces politiciens «verts» déboussolés soutiennent des revendications de plus en plus folles (légalisation des drogues, adoption homosexuelle imposée aux enfants) et s'associent avec la chasse au niqab ou avec les politiques d'austérité sadomasochistes (chapitre VI-8).

 

On ne sera donc pas étonné de voir les vrais militants fuir les stratégies électorales et les salons feutrés de la haute bourgeoisie parisienne, pour se réfugier dans un «apolitisme» protecteur et proche des gens, loin de la lumière stérilisante des médias. (Le très connu Nicolas Hulot a illustré cette démarche en 2016. Mais bien d'autres moins connus ont déserté l'écologie politicienne bien avant lui).

On ne sera pas étonné non plus si, depuis les années 2000, les différents courants spirituels soutiennent ouvertement une société écologique, au point que l'essentiel de la réflexion comme de l'action concrète passe maintenant par là. Et l'encyclique Laudato si du pape François, pour importante qu'elle soit, ne fait qu'officialiser aux yeux de la majorité une démarche déjà en tête depuis des années. Ainsi l'écologie elle-même se défend, et échappe à l'emprise des matérialistes et des réducteurs.

 

La non-violence fait aussi partie de la connexion spirituelle, mais elle mérite un développement particulier:

La connexion spirituelle de l'écologie: la non-violence

Les écolos aujourd'hui sont en gros non-violents (Ça n'a pas toujours été facile à faire admettre, mais on y est arrivés). (Parfois un peu trop, quand ils confondent la lutte contre Al Qaida avec la guerre du Vietnam).

Toutefois cette non-violence politique ne sert pas à grand chose, si elle ne s'inscrit pas dans la vie quotidienne et le respect des autres. Bon, je pense que la plupart des écolos, même «verts», sont d'accord pour éviter les petites violences et disputes quotidiennes, le racisme, le sexisme, les bizutages, etc. Je leur précise juste avec un petit sourire que ces problèmes se soignent à la psychoéducation. Voui, avec des gourous, lol. Dommage de les avoir virés, je me demande quel prix ils vont demander pour revenir, ha ha ha!

 

Le problème est que cette non-violence ne sert à pratiquement rien, et elle est même franchement hypocrite, si on continue à massacrer massivement les animaux, en mangeant de la viande:

-Chaque année des dizaines de milliards d'êtres innocents, plus que l'humanité entière, endurent une vie de prison et de condamnés à mort. Soit plusieurs kiloShoah.

-La viande ne se justifie pas diététiquement: tout les nutriments qu'elle apporte peuvent être fournis par d'autres aliments. (Ces affirmations sont basées sur la science diététique, dont les bases chimiques sont enseignées au lycée). (Pour être précis, s'abstenir de toute viande ou produit laitier exige des compléments, entre autres en calcium et en vitamine B12. Ceci est très facile à réaliser, même si c'est «chimique». C'est même plus facile ainsi que de cultiver, finalement)

-La viande est diététiquement très déséquilibrée, et contient des toxines.

-Les «élevages» produisent du méthane à effet de serre.

-Les «élevages» sont les laboratoires d'incubation où apparaissent nouveaux virus et la résistance aux antibiotiques.

-Le rendement de transformation des protéines végétales en protéines animales est très faible: pour nourrir une personne avec de la viande, trois à cinq sont privées de nourriture. Ou encore, on pourrait vivre avec trois à cinq fois moins de champs, et les remplacer par des forêts.

-Les protéines perdues sont converties en lisier, malodorant et polluant.

-Malgré l'inutilité et le gaspillage d'un tel système, les producteurs de viande sont subventionnés avec nos impôts.

-Ceci fait de la transformation de protéines végétales en viande une activité parasite, qui consomme du travail et du temps de vie sans rien produire, mais qui reçoit beaucoup d'argent.

-Enfin, dans un milieu athée et anti-spirituel, le lobby de la viande n'a eu aucun mal à dénigrer la non-violence (végétarisme). Ce travail de désinformation a résulté en un appauvrissement dramatique de l'offre en aliments bios: il devient difficile de trouver des aliments complets, et les suppléments de protéines restent très cher: le soja est ainsi vendu plus cher que la viande, dont il est pourtant la matière première! Cherchez l'erreur...

 

Malgré ces arguments écologiques et sociaux, on continue pourtant à voir de la «viande bio», et même du «vin bio» (selon le principe que l'alcool «naturel» n'est «pas toxique», hahahaha). Ils prennent même de plus en plus la place d'aliments végétariens ou complets. D'autant plus que marchands et magasins ont renoncé au rôle éducatif qui était pourtant leur métier de base dans les années 1970...

Il est donc clair qu'on a besoin d'un renouvellement fondamental du mouvement écologique, d'un retour à ses bases scientifiques et spirituelles. Je ne sais pas comment cela se produira, j'espère juste que personne n'essaiera de se mettre sur le trajet du bâton.

Insertion de l'humain dans la nature

Ce sous-chapitre expose les bases générales de l'écologie, avant de considérer des points plus particuliers.

L'insertion écologique

Comme vu plus haut, l'espèce humaine ne jouit d'aucune prérogative particulière. Ainsi envahir ou détruire la nature est une nouvelle sorte de colonisation, voire un génocide. Ou les deux combinés: un écocide.

En réalité, il est possible de vivre dans un grand nombre d'endroits, tant que l'on ne les détruit pas. L'astuce est de ne pas opposer de barrières aux mouvements des animaux ou des plantes, et surtout de ne pas détruire leurs habitats ni leurs ressources. Ceci est facile tant que l'occupation humaine intensive (routes, constructions) reste à un petit pourcentage des sols. Les terres agricoles prennent nécessairement plus de place, c'est pourquoi elles doivent alterner avec les forêts. Les zones naturelles et l'habitat humain s'interpénètrent alors, de la façon que nous verrons au sous-chapitre «vivre ensemble». Ces forêts peuvent être utilisées comme ressource, à condition d'en préserver la biodiversité et la poésie.

Pour les mêmes raisons, nos bases de vie, telles que les maisons, petites usines, lieux collectifs, doivent être en matériaux naturels, ou qui sont facilement recyclés par la nature: bois, brique, pierre, adobe. Ces constructions étant petites, avec peu d'étages, il n'est pas nécessaire que les matériaux aient de hautes performances. Quelques matériaux artificiels sont aussi possibles, tant qu'ils se dégradent naturellement: chaux, béton cellulaire, argile expansée, laine de verre (pour les produits industriels récents, conçus pour être non-inhalables et biosolubles, qui peuvent donc être considérés comme «bios»).

Un avantage d'avoir des maisons facilement recyclables est d'éviter l'accumulation de mauvaises vibrations (chapitre V-17), après que des personnes y aient été malades ou agonisantes. Plus généralement, une maison en matériaux naturels ne peut pas vraiment être nettoyée ni désinfectée. Le recyclage remplit alors cette fonction.

Les produits de plus haute technologie, ou non-biodégradables, étant circonscrits à des usages bien particuliers, ils sont facile à récupérer pour le recyclage, à la fin de vie des maisons. Ce qui permettrait d'avoir une industrie basée sur un recyclage quasi-infini des différents métaux et corps simples, au lieu de se baser stupidement sur des mines bientôt toutes épuisées.

La métallurgie courante peut se baser sur de nouveaux alliages métalliques, comme le silumin (silicium-aluminium), qui peuvent être produits à partir de l'argile, c'est à dire partout, sans mines. Ces alliages ont des caractéristiques intéressantes, tout en étant légers, ce qui permettrait de construire trains, voitures et navires. Ils se prêtent aussi à l'impression 3D, ce qui permet des productions décentralisées.

 

Tout cela est bien entendu possible seulement si l'espèce humaine régule elle-même sa population. Problème, on est en ce moment dans une période de grave surpopulation, qui pousse à détruire de plus en plus de milieux naturels. Il faut donc intensifier d'urgence les recherches sur la contraception féminine ET masculine (chapitre VI-5) et criminaliser toute forme de propagande nataliste ou «population-sceptique».

L'insertion de l'économie

Le sous-chapitre précédent mène à une conclusion rigoureuse: les cycles économiques humains font partie des cycles écologiques. Il n'y a rien de mal à cela, au contraire: c'est de l'ignorer qui mène à des catastrophes, et doit être criminalisé. Ainsi il ne peut pas y avoir de cycle économique ouvert: mine → utilisation → décharge, du fait de l'épuisement des ressources et de l'accumulation des déchets. Tous les cycles économiques doivent donc être conçus comme fermés: recyclage → utilisation → recyclage. Toutefois, selon le cas, ce recyclage peut se faire à travers les cycles écologiques naturels, ou dans des usines. Aussi:

-Les ressources doivent toutes être renouvelables. Et elles le seront bientôt toutes, vu que les mines sont déjà bien entamées, voire pour certaines presque épuisées.

-Les matières premières doivent être entièrement recyclées, surtout les ressources limitées comme les métaux, les corps rares, etc.

-Sinon, on peut laisser dans la nature les matières susceptibles d'y être intégrées ou décomposées: pierre, bois, déchets organiques et excréments, etc. La bonne façon de faire est de favoriser leur intégration ou leur décomposition, par exemple avec des composts, des lagunages, etc.

-Les oligo-éléments doivent aussi être en circuit fermé, sous peine de totalement épuiser nos ressources alimentaires en quelques siècles. En particulier la crise du phosphore pourrait réduire de force la population humaine à moins d'un milliard. Ceci implique le recyclage complet en engrais de tous les déchets agricoles, forestiers, menuisiers, alimentaires, des excréments, des cendres, et même des cadavres (qu'il faudra composter ou incinérer).

Tant que l'on reste dans l'économie égocentrique, il sera nécessaire d'imposer des taxes ou des consignes sur les ressources rares, ou sur les ressources qui pèsent sur l'écologie. Par exemple une taxe défrichage. Ou la fameuse taxe carbone. Bien entendu ces taxes doivent servir à financer des activités de dépollution ou de protection, qui ne peuvent pas être financées par les entreprises.

En effet, si la nature fait partie des cycles économiques, on ne peut toutefois pas la payer en argent. Elle ne peut pas non plus signer de contrats. C'est donc à nous de veiller à protéger ses intérêts, et en particulier de lui payer nos dettes. Avant qu'elle ne vienne elle-même se faire rembourser...

L'aspect humain, esthétique et spirituel

Les deux points précédents n'ont de sens que si l'aspect humain est respecté: nous avons besoin du contact avec la nature, et d'une nature riche et belle. L'Humain a besoin de la nature pour accomplir son potentiel spirituel, ou simplement pour être heureux. D'une manière symétrique, la nature a aussi besoin de l'Humain pour dépasser ses aspects misérables ou cruels (voir la future Terre écologique).

Personnellement, mes premières prises de conscience ont été dans la belle nature printanière. Je pense que, face à la nature en fleurs, il faut le faire exprès pour ne pas réaliser la beauté de la vie et l'artificialité mesquine de nos disputes.

Ce qui implique une intégration esthétique des constructions et activités humaines dans la nature, d'une manière relativement discrète pour les activités courantes. Il reste bien sûr possible d'avoir des construction plus voyantes pour des temples, ou d'autres cas particuliers avec une signification esthétique.

Ceci implique aussi un accès aussi libre que possible à la nature:

-Chemins et passages dans des endroits particulièrement intéressants. Il doit être possible de marcher de nombreux kilomètres en ne voyant que de la nature, et surtout en n'entendant que de la nature.

-Discrétion et absence de bruit

-Absence d'animaux dangereux (voir comment s'y prendre dans le sous-chapitre sur la future Terre écologique).

Je tiens à préciser, sur ce dernier point, l'immense privilège que j'ai eu dans ma vie, de pouvoir circuler librement dans la nature (au moins en France) sans aucun risque de cette sorte. En particulier les derniers loups ont disparu dans les années 1950, années de ma naissance (le dernier fut dans mon département, dit-on), et ils commencent seulement à réapparaître aujourd'hui. Je réalise que ce privilège est probablement unique dans toute l'histoire de l'humanité, de pouvoir profiter d'une nature entièrement sûre et bénigne.

Bon, pour tempérer cette remarque, j'ai aussi vécu dans un endroit qui a été infesté de vipères pendant toute une saison. Mais nous avions fait le «pacte des indiens» de non-agression mutuelle, et absolument rien de fâcheux ne s'est produit: personne n'a... marché sur une vipère.

-Le point précédent a un reflet obligatoire: interdiction de la chasse et autres pratiques sadiques.

Aujourd'hui, très peu de gens dépendent de la chasse pour leur survie. Les nécessaires adaptations peuvent donc se faire aisément.

 

Mais, plus que de protéger, il faut magnifier la nature elle-même, comme si elle était un jardin: variété et intérêt des arbres, fleurs, fruits, etc. Ce travail a bien sûr plus de sens près des lieux habités ou des chemins, mais il peut être utile aussi dans la nature vierge, ou dans des endroits particulièrement intéressants.

En effet l'Humain a besoin de la beauté et du silence de la nature, pour son propre développement: la nature belle produit du Prana (chapitre V-5) et de l'inspiration spirituelle.

Transformer la nature en un immense jardin sera sans doute un travail passionnant, et la forme d'art la plus consommée. A proximité des maisons, cela sera plutôt un travail physique, d'harmonisation et d'entretien des jardins et des chemins. Mais dans la nature sauvage, ce sera plutôt un travail de méditation. En effet, j'ai pu observer que la nature est assez réceptive à nos efforts dans ce domaine, qui se traduisent par plus de beauté et d'harmonie.

La nourriture biologique

La nourriture biologique est aujourd'hui le point d'accès privilégié de la majorité aux bases de l'écologie.

La notion de nourriture biologique est apparue dès les années 1920 (hygiénisme), en réaction avec l'apparition de pesticides toxiques et d'un mode de vie «moderne» favorisant de nombreuses maladies: obésité, cancers, dépendances, etc.

Le principe de la nourriture biologique est donc simple: s'abstenir de pesticides toxiques. Mais il s'y ajoutent des données spirituelles (vibrations et beauté des aliments, prana, contact avec la nature), botaniques (relations entre plantes) microbiologiques (fonctionnement de l'humus) et diététiques (aliments complets, équilibrés, combinés de manière à remplir les besoins du corps, sans excès ni «raffinage» déséquilibrant).

Ces principes ont été rassemblés dans des «cahiers des charges» de l'agriculture biologique, durant les années 1950 et 1960. Le problème qui s'est toutefois produit a été le fréquent refus de la science chez les militants, qui les empêchaient de justifier leurs recommandations par des études ou des données diététiques, toxicologiques ou médicales. D'où la seule définition connue du bio: des aliments et des produits «naturels». Ainsi, suite à ce vice de base, les cahiers des charges ont été conçus comme de simples recueils de dogmes, sans référence aux principes scientifiques qui les justifient.

Pendant longtemps, cette situation n'a pas semblé problématique, mais en 2016 (date d'écriture de ce chapitre) elle devient rapidement un gros problème: face à des données scientifiques nouvelles, ou à des revendications nouvelles, il n'y a plus personne pour déterminer quelle est la bonne pratique bio! Et ce d'autant moins que les cahiers des charges ne sont plus gérés par les militants, mais par l'Union Européenne, comme un simple «label» ou une appellation commerciale.

-Prolifération de poudres de perlimpinpin dans les magasins bios, filtres anti-ondes et autres, pendant que les bases utiles (pain et céréales complets, huiles vierges) s'appauvrissent en proportion

-Dénigrement des alternatives à la viande (soja, seitan, quinoa, pain complet)

-Dénigrement de l'aspartame, des contraceptifs féminins, etc.

-Alternatives déraisonnables à l'isolation des maisons, à base de sous-produits de la viande (laine), en remplacement de la laine de verre faussement accusée d'être «cancérigène».

-Pâtisseries «bio», mais tout autant surchargées en graisses et en sucres que leurs homologues «chimiques».

-Création de toutes pièces de pures arnaques telles que le «sans gluten»: puisque les soi-disant symptômes de «l'intoxication» au gluten comprennent tous les malaises bénins associés à la digestion, il est facile de faire croire à des naïfs qu'ils sont «intolérants au gluten», et de créer ainsi de toutes pièces un «marché» très lucratif, qui n'a plus rien à voir avec le bio, mais qui parasite ses magasins et sa réputation. En réalité, si le gluten était toxique, les bâtisseurs de pyramides et les légions romaines n'auraient jamais pu exister.

-Les OGMs tels que présentés aujourd'hui présentent trois dangers graves (toxicité, risque de déséquilibre écologique, dépendance des agriculteurs), ce qui justifie leur interdiction sans nuances. (Les dangers de l'ingéniérie génétique seront vus au chapitre VI-15) Toutefois on peut très bien concevoir des OGMs qui ne présenteraient aucun de ces dangers. Par exemple greffer le système de couleurs des plumes d'oiseau sur le coton produirait des fibres intrinsèquement belles (et donc spirituelles), totalement non-toxiques, en éliminant la très polluante industrie des colorants. Ainsi le seul argument qui resterait pour se priver de cette merveille serait qu'elle n'est «pas naturelle» (ou eugénique, on verra ce point un peu plus loin).

-Ce naturalisme pose parfois des affirmations curieuses: ainsi l'organisme ne pourrait pas assimiler des substances «minérales», et encore moins «chimiques». En réalité, il le fait très bien, pour la plupart des oligo-éléments, à commencer par le sel. Mais cette croyance rend possible toute une industrie parasite de fausse médecine coûteuse, qui réussit des tours de passe passe tels que de vendre du calcium (de la pierre) plus cher que de l'or, et en plus en quantités «homéopathiques» qui rend de tels produits inutiles. Dans un magasin bio on m'a un jour effectivement proposé un tel produit, qui est en toute rigueur un faux médicament, et donc une escroquerie dangereuse.


Il est urgent d'en finir avec ces trucs, avant que le bio ne devienne une sorte d'astrologie, et de revenir aux bases scientifiques de toxicologie et de diététique, ainsi qu'aux bases spirituelles de non-violence (végétarisme) et prana (qualité des aliments)

En effet, comme les autres formes d'écologie sérieuse, l'alimentation biologique est basée sur des connaissances scientifiques prouvées: toxicité (souvent cumulative) des pesticides et de certains additifs, équilibre des aliments (diététique), nocivité de certaines méthodes de transformation («raffinage», en réalité appauvrissement, élimination du goût de moisi pour pouvoir utiliser des produits de basse qualité).

Les bases de la nourriture biologique sont aujourd'hui bien connues: pain et céréales complètes, huiles vierges, compléments protéiques à base de soja ou se seitan, etc. Ces bases résultent d'une analyse scientifique des besoins du corps humain (diététique), et des différentes pollutions (toxicologie).

 

Idéalement une journée bio contient:

-Le matin: pain complet (ou bouillies, mueslis, etc), avec pâté végétal riche en protéines (seitan, soja, quinoa, lupin, etc)

-Le midi: salades, céréales associées avec des légumineuses, des légumes et des compléments protéiques (seitan, soja, etc.) le tout cuit à l'eau ou à la vapeur.

-Le soir: repas léger (pour bien dormir. Si on est en sur-poids, il est même recommandé de s'en passer), légumes, soupes.

-A toute heure, sauf immédiatement après les repas: fruits.

-Le repas cesse quand on commence à ressentir la satiété, pas quand elle devient pénible.

-Les enfants on un repas plus complet le soir, et un goûter plus gourmand entre copains, sans excès de graisse ni de sucre.

-Pas d'aliments raffinés (pain blanc, huile industrielle) ou déséquilibrés (gâteaux gras, viandes)

-Aucune drogue, y compris aucun alcool ni tabac.

-Les nourrissons sont allaités au sein à heure régulière, et sevrés progressivement en leur proposant d'autres aliments de base (céréales et légumes). Il n'ont pas besoin d'aliments «spéciaux» (petits pots, etc.), et peuvent prendre la même chose que nous. Juste qu'on leur prépare sous forme de soupes ou de bouillies tant qu'ils ne peuvent pas mâcher.

-Il peut être nécessaire d'apporter certains oligo-éléments ou vitamines: génériques, iode, calcium, magnésium, vitamine B12, etc. Prendre un conseil médical pour une cure prolongée ou intensive, ou pour certaines vitamines dont l'excès est dangereux (D). La plupart de ces produits peuvent sans problème être «chimiques», ils ont exactement le même effet.

-Les personnes en sur-poids n'ont pas d'autre ressource que de restreindre leurs calories: sauter des repas, voire des jours entiers. Préférer les édulcorants au sucre. Eviter les graisses, et préférer les sucres ou hydrates de carbones (diète dite sèche, ou xérophagique). La raison est que l'organisme peut se servir de ses réserves de graisse pour faire fonctionner les muscles, mais il ne peut pas si facilement les convertir en sucre pour faire fonctionner le cerveau. De là vient la faiblesse que l'on ressent après quelques jours de jeûne. Le régime sans graisse mais avec sucres pare à ce problème, et permet de tenir ce régime plusieurs mois. Toutefois il faut faire des pauses, car le manque de graisses est dangereux pour le système nerveux. Il faut surtout réduire la taille des repas, afin de diminuer la taille de l'estomac.

 

Voici donc pour les bases scientifiques de l'alimentation. Mais il y a aussi des bases spirituelles:

 

-Les repas ont lieu dans une ambiance positive et relaxée, sans télévision ni discussions négatives. Que ce soit en famille, entre amis ou entre collègues, ils doivent être un lieu de respect, neutre par rapport aux problèmes en cours, et l'occasion d'échanger des énergies positives (chapitre V-17).

-Les aliments sont préparés de manière à mettre leurs goûts, couleurs et arômes en valeur et en harmonie, afin de préserver le Prana et le contact avec la nature.

-Le sens du Prana bien développé va plus loin qu'un simple agrément: il nous renseigne sur nos besoins, et sur la qualité des aliments. Par exemple les fruits forcés, sans vitamines, n'ont pas de Prana. Avec un peu d'entraînement, on le sent très bien: manger de tels fruits n'apporte aucun plaisir, il faut même se forcer. Ceci n'est même pas «spirituel»: c'est tout simplement notre corps qui nous indique ce dont il a besoin, par le plaisir ou par le dégoût. C'est de penser à autre chose, au lieu de l'écouter, qui est de la folie.

-Il faudrait que l'on ait tous un jardin, avec au minimum nos épices et des fleurs, idéalement nos légumes.

-Les pratiques de prière ou de remerciement de la nature avant le repas aident à s'ancrer dans la réalité de notre appartenance à l'écosystème.

 

Tout ceci pointe vers un art de vivre en harmonie avec la nature et avec les autres, dans une recherche de la beauté et des vibrations élevées. Nous en reparleront au chapitre VI-9.

 

Précisons aussi que les pesticides sont une des principales sources de pollution chimique, de maladies et de cancers, et pour certains un risque grave de perte de biodiversité. Certains sont à interdire d'urgence, d'autres demandent d'être remplacés rapidement par des alternatives. Les méthodes de l'agriculture biologique permettent précisément de s'en passer. Cela demande certes un travail supplémentaire, mais les agriculteurs apprécient d'être moins dépendants d'intrants. Mais ce travail supplémentaire, de l'ordre de 20%, ne justifie toutefois pas des prix 100% plus élevés dans les magasins!

La transition énergétique

Si de nombreuses pollutions chimiques et sonores demandent des solutions urgentes, l'énergie a attiré l'attention par deux problèmes particulièrement graves:

-Le nucléaire, qui a terme menace notre patrimoine génétique (apparition au fil des siècles de nombreuses maladies génétiques récessives, en plus des cancers et leucémies que l'on observe aujourd'hui). En plus des millions d'années de surveillance des déchets.

-Les énergies fossiles, polluantes (soufre, pluies acides) et surtout responsables de l'effet de serre et du réchauffement climatique.

A noter qu'il existe une graduation des risques des énergies fossiles:

-Le charbon, de formule chimique brute C, est 100% carbone et très riche en soufre, sans parler de l'horreur de la mine.

-Le pétrole, de formule chimique brute CH2, est moins riche en carbone et en soufre.

-Le méthane, de formule chimique CH4, est le moins riche en carbone, et nul en soufre, ce qui en fait le meilleur choix en attendant les énergies vertes. A noter que le gaz de shiste est aussi du méthane. Toutefois il pourrait s'avérer le pire des combustibles fossiles: destruction des nappes phréatiques, et leur empoisonnement par les fluides de fracturation, dont la composition n'est pas tenue secrète par hasard.

-La palme toutefois revient à l'hydrogène sulfureux, qui, une fois neutralisé, produit de l'hydrogène pur. Mais ces gisements sont rares et dangereux à exploiter.

Par contre il n'existe pas de nucléaire prouvé moins dangereux (Le thorium produit aussi des déchets à longue vie, et la fusion produit un énorme flux de neutrons qui rend la structure radioactive. On parle bien de fusion aneutronique, mais c'est encore plus lointain que la fusion classique).

 

Ces dangers sont suffisamment graves pour réduire la population mondiale et même menacer l'existence de l'humanité. Ainsi s'opposer aux solutions est un crime contre l'humanité, plus grave que l'holocauste nazi. C'est pourtant ce que font de nombreux politiciens et lobbyistes de la folie, connus sous le nom de «climatosceptiques». Ces imbécillités ont effectivement retardé les solutions de près de vingt ans (La preuve définitive du changement climatique ayant été fournie vers 1998 par des forages dans les glaces polaires montrant la corrélation claire entre la température et le CO2, le tout publié par Greenpeace), avant que l'on aboutisse enfin au premier accord international sérieux, la COP21 (2015).

Les climatosceptiques ont donc fait perdre vingt ans, ce qui ce traduit probablement par quelques dizaines de millions de morts, soit une décaShoah. Sans compter bien sûr les centaines de milliards de surcoût financier. Tout ça pour une transition qui autrement serait presque terminée maintenant. L'Histoire se souviendra de vous, mes lascars.

 

Les solutions a problème de l'énergie sont de plusieurs ordres:

-Les économies d'énergie

-Les énergies alternatives, ou énergies vertes.

-Des modes de stockage et de distribution différents.

 

Je suis fier de pouvoir présenter ici une analyse scientifiquement et techniquement valable, grâce à mon étude de la thermodynamique, entreprise à cette fin en 1972.

 

Passer au «vert» n'est pas trivial, et nécessite un travail de développement significatif. En effet, la biosphère terrestre ne contient pas de sources d'énergie concentrées (c'est la raison pour laquelle charbon et pétrole ont été utilisés). Il est donc difficile de rassembler de fortes puissances en un point précis, comme on peut le faire facilement avec le charbon ou avec un puissant réseau électrique.

Le premier point est donc de passer à une production plus répartie, de petites mais nombreuses unités. Ce qui, côté consommation, conduit à éviter aussi les grosses unités, ou seulement si nécessaire (Ce qui dans ce cas implique un réseau pour collecter la puissance).

Le second point est d'avoir des moyens de transport et de stockage plus variés: batteries métal-soufre ou métal-air, hydrogène, biocarburants, éthanol, hydrocarbures synthétiques, etc.

En se rappelant qu'il n'existe pas aujourd'hui de stockage de masse rentable de l'électricité elle-même, et qu'il n'y en a pas de prévisible à court terme. Pour cette raison, les projets de voitures électriques semblent plutôt ressortir de la mode, ou de personnes suffisamment fortunées pour imposer leurs croyances à coup de millions de dollars. Que de telles voitures existent effectivement aujourd'hui ne doit pas nous illusionner: leur non-pertinence technique se traduit par un prix élevé (dépendance de matériaux rares).

A noter que je ne crois pas trop à l'hydrogène non plus, car il est encombrant et dangereux. Toutefois l'hydrogène produit par divers processus (électrolyse, thermochimie) peut être aisément combiné avec du CO2 pour donner des produits plus facilement utilisables: méthanol et essence (qui ne demanderaient pas d'adaptation des véhicules existants) ou méthane (qui peut être injecté directement dans les tuyaux de gaz). Les combustibles obtenus de cette façon sont donc aussi neutres en carbone que l'hydrogène pur. La difficulté toutefois est de concentrer le CO2 de l'air, un processus coûteux. C'est la marine américaine qui a trouvé la solution: il est bien plus facile de séparer le CO2dissout dans l'eau de mer, simplement en la faisant passer dans une chambre à basse pression. Et en plus cela nettoie les océans de cet excès de CO2 qui le menace gravement.

En ce qui concerne les solutions de production ou se stockage, je liste ici les plus connues, par ordre de disponibilité décroissante. Les premières sont au point donc statut à répandre. Les secondes fonctionnent, mais demandent des travaux, donc statut à développer. Les troisièmes demandent d'être validées par des études scientifiques, donc statut à étudier. Cet état des lieux date de fin 2016. L'utilisation de «je» indique mes contributions, théoriques ou effectives.

 

Eoliennes offshore (Les éoliennes sur Terre sont limitées, ou vulnérables à l'anti-écologie crapouilleuse).

Statut: à répandre d'urgence.

Soutient: En cours. Des oppositions idéologiques. On notera que les grands groupes pétroliers et nucléaires commencent à comprendre, bien avant les idéologues politiques ou financiers, que les réserves de pétrole et d'uranium arrivent à leur fin, et ils commencent à investir timidement dans ce domaine.

Photovoltaïque. On a encore tendance à penser que le photovoltaïque est seulement à petite échelle. Il n'en est rien, et je le montre sur un exemple: même au nord de la France, tapisser les dix mètres d'espace vide de chaque côté des lignes TGV permettrait d'alimenter vingt trains par jour, avec juste un stockage local, et les technologies disponibles en 2016. Et quand on voit, en Chine, des collines entières couvertes de cellules photovoltaïques, on comprend que le prix n'est plus vraiment un obstacle non plus.

Statut: à répandre et à développer d'urgence (rendement et prix encore améliorables).

Soutient: en cours.

On notera en France que l'opposition imbécile des pouvoirs publics contre l'écologie nous a coûté la faillite des producteurs nationaux, pourtant les plus avancés dans les années 1980. Alors aujourd'hui on importe des cellules de Chine. Bon, en France, on a la démocratie... mais pour combien de temps encore, si on se retire les moyens de la défendre.

Isolation thermique des maisons.

Statut: à répandre et à développer

Soutient: en cours. Des politiques d'incitations financières publiques. Des préjugés pseudo-écologiques contre la laine de verre.

Biocarburants. Cette expression peut recouvrir des réalités très différentes, du simple bois de chauffage (viable si l'endroit fournit du surplus forestier) à des produits industriels sur base biologique. Le seul problème est que ces cultures viennent parfois en compétition avec les cultures alimentaires, ce qui pourrait nous forcer à abandonner la viande et remplacer les prairies à vaches par des cultures énergétiques. Ma proposition est d'utiliser la cellulose, qui est une matière première infiniment plus abondante que les huiles végétales, et disponible dans de nombreux déchets agricoles ou de menuiserie. La cellulose peut être transformée en méthanol, tandis que les résidus peuvent faire d'excellents engrais.

Statut: varié, à répandre et à développer d'urgence.

Soutient: variable, des oppositions idéologiques.

Ferroutage. Le principe est de préférer le train au camion, pour le transport de marchandises. Aujourd'hui le ferroutage se fait surtout en plaçant les camions sur des wagons, ce qui n'est pas optimal. Normalement, le ferroutage n'est autre que le transport multimodal par conteneur: les camions ne servent alors qu'à la desserte locale, les conteneurs étant transbordés sur des wagons dans les gares. On peut aussi le faire avec les semi-remorques, mais alors elles ne passent pas sur les bateaux.

Statut: à répandre d'urgence.

Soutient: encore insuffisant, des oppositions bureaucratiques ou idéologiques. Un «détail» curieux est que l'on trouve parfois «des écologistes» s'opposant au ferroutage, par exemple contre la liaison Lyon-Turin. On trouve effectivement sur le trajet plusieurs habitats d'espèces en voie de disparition: nationalistes, naturalistes rétrogrades, etc. Il faudra donc prévoir des crapauducs pour ces espèces.

Solaire thermique.

Statut: à répandre d'urgence

Soutient: des efforts, encore insuffisant.

Stockage électrique nocturne L'idée est de pallier aux irrégularités de ressources comme le soleil ou le vent, grâce à un stockage électrique quotidien, au besoin chez l'utilisateur.

Statut: à répandre et à développer d'urgence.

Soutient: insuffisant. Des initiatives accessible aux individus, mais encore chère (par exemple le «Tesla Powerwall»)

Autres stockages quotidiens d'énergie Même chose que précédemment, mais pas sous la forme d'électricité. L'idée ici est davantage d'utiliser le surplus d'électricité solaire ou d'électricité éolienne, lors des moments favorables, pour les procédés industriels qui en consomment beaucoup (aluminium, piles zinc-air) ou pour produire du méthane, du méthanol, du gas-oil, de l'essence, ou du carburant aviation, qui peuvent être stockés facilement et ne nécessitent pas de remplacement de la distribution existante, ni des machines, des véhicules ou de l'industrie.

Statut: à répandre et à développer d'urgence.

Soutient: insuffisant.

Production décentralisée (Ajouté le 30 Octobre 2017) A cause de la dispersion des sources d'énergies vertes, il n'est plus possible d'avoir de grosses centrales. On arrive donc à un réseau industriel constitué de quantité de petites unités de production, où l'ancien réseau électrique joue un rôle moindre, ou plus local. On a même des mini réseaux locaux qui se répandent. Même les économies d'échelle des grosses unités sont supplantées par les avantages de l'autoproduction et de l'indépendance locale.

Status: Cette tendance nouvelle émerge tout juste (2017), et elle se répand spontanément. Les premiers indices sont apparus vers 2015 quand les grosses compagnies Internet ont commené à créer leur propre électricité. Aujourd'hui des petites société louent les toits, permettant à chacun de devenir producteur.

Soutient: les structures du marché et les taxes sont en cours d'adaptation pour le nouveau système. Ceci est le meilleur exemple de ce qui doit être fait.

Maisons bioclimatiques. L'idée est d'utiliser au mieux les différences de température naturelles telles que le soleil, l'ombre, etc. en jouant sur l'orientation et la forme des maisons. Ce qui comprend aussi l'intégration esthétique dans la nature (arbres, jardins...)

Statut: à répandre et à développer d'urgence

Soutient: très insuffisant. C'est plus un problème de volonté que de financement, le surcoût étant faible.

Voitures électriques. Il est faux de dire qu'une voiture électrique serait «non polluante»: en effet tout dépend de la source de cette électricité, nucléaire, fossile ou verte. L'électricité ne faisant que déporter la pollution! De plus la technologie des batteries est encore très chère, et elle a peu de chances de s'améliorer (dépendance de matériaux rares). Toutefois je fais remarquer qu'il existe une solution bien meilleur marché: des «piles» zinc-air (ou aluminium-air, moins au point). De telles piles prendraient la place du réservoir d'essence, sans être plus encombrantes. Mais surtout, elles ont un avantage considérable sur l'essence et les autres batteries: en cas d'accident elles ne peuvent pas prendre feu. La production de ces piles peut utiliser l'énergie de pointe des éoliennes ou des centrales solaires, aboutissant à une bien meilleure efficacité de l'ensemble. Certains cycles thermochimiques utilisant le zinc pourraient être utilisés directement pour recycler ce dernier et refaire des piles neuves.

(Ajouté en Aout 2017) Il est apparu, depuis que j’ai écris ce qui précède, une volonté politique, voire industrielle (Volvo), d’éliminer les véhicules à moteur à explosion, d’ici vingt à trente ans. Bien, mais les contraintes techniques ci-dessus restent vraies: cet objectif ne pourra pas être tenu, si on ne finance pas maintenant la mise au point d’une technologie permettant de le réaliser à un prix abordable pour tous. Normalement, une voiture toute électrique est plus simple qu’une voiture à essence, et donc elle devrait être moins chère: 6000 euros pour 700kms d’autonomie, contre 30000 euros et 150kms d’autonomie aujourd’hui, soit un facteur 20 à gagner! Et cela sans dépendance de matériaux rares (lanthane, lithium, etc.). Le lithium pourrait se remplacer par du potassium, bien plus disponible. Les piles zinc-air ne se rechargent pas, mais elles peuvent s’échanger ou se re-remplir aux stations. On a aussi les piles à combustible, pour lesquelles des recherches sont encore nécessaires, en particulier pour les électrolytes solides à basse température.

Statut des piles zinc-air: à développer.

Soutient: insuffisant

Projet desertec L'idée est d'utiliser l'énergie solaire du Sahara pour alimenter l'Europe, via des câbles électriques sous-marins en courant continu, rejoignant les robustes réseaux de distribution européens de forte puissance. Techniquement et financièrement, c'est tout à fait plausible. Le principal problème toutefois est politique: ce projet risque de tourner en une recolonisation des pays concernés. Un contrat clair de commerce équitable est donc indispensable dès le départ. Un autre problème est l'instabilité politique de certaines des régions concernées, qui risque de retarder longtemps les projets, ou d'impliquer les pays d'Europe dans des conflits locaux, ou dans de la complicité avec des dictatures. On peut considérer la centrale héliothermique Nour de Ouarzazate au Maroc comme le premier élément du projet, encore que le Maroc absorbe probablement lui-même toute la production.

Statut: à répandre (une approche pragmatique par petites étapes est prévue)

Soutient: encore insuffisant.

En France, centrales offshore. De par l'incurie des gouvernements successifs, la France fait face à un problème spécifique: la dépendance envers un parc de centrales nucléaires vieillissantes, qui peuvent faillir à tout moment (voire nous péter au nez). Toutefois la France (et de nombreux autres pays) dispose de vastes plateaux continentaux, qui permettraient d'implanter rapidement, à faible coût et sans problèmes de voisinnage, de vastes parcs de production intensive d'énergie. La base peut en urgence être éolienne ou photovoltaïque, avec des câbles reliés au réseau. Dans un second temps, on peut implanter des usines thermochimiques, ou utiliser les pointes de production pour produire des carburants classiques, en extrayant du CO2 de l'océan.

Statut: à implanter d'urgence.

Soutient: faible, des initiatives publiques ou privées à petite échelle.

Transports collectifs. Trains, covoiturage, bus, vélo, etc.

Statut: à développer d'urgence.

Soutient: insuffisant, oppositions sadomasochistes. Ma contribution ici est qu'il faut accepter qu'une ligne ne soit pas «rentable», mais que le retour sur investissement se fasse autrement, directement chez l'utilisateur, en temps de vie gagné ou en économie d'énergie. C'est ce que l'on appelle le «service public», qui justifie pleinement un financement des lignes «non rentables» par les impôts, au lieu de les supprimer et de ruiner ainsi des départements entiers. On notera que les «lois» qui interdisent les états de financer des sociétés privées dans ce cas, sont des lois anti-écologiques, et donc des lois criminelles qui doivent être considérées comme nulles et non-avenues.

Alternatives au moteur Beau de Rochas (Otto). Dans un moteur de voiture classique, quand la soupape d'échappement s'ouvre, il y a encore cinq bars dans le cylindre. Ce qui explique le bruit, et représente aussi une importante perte d'énergie. De nombreuses alternatives ont été proposées pour compléter ce cycle thermodynamique tronqué, et pour certaines développées: cycle Atkinson (plusieurs variantes), Miller, 5 temps, 6 temps «à vapeur», piston libre, etc. A noter que j'ai aussi inventé indépendamment le cycle Miller et le cycle 5 temps, mais malheureusement, breveter efficacement à l'international n'est pas simple. De toutes façons ces choses sont déjà brevetées, depuis... le dix-neuvième siècle!! Le cycle pseudo-Atkinson est bien connu depuis que la société Toyota l'utilise sur les voitures Prius. Le cycle cinq temps a été développé par la société Ilmor, qui a ainsi démontré ses énormes avantages. Il est assez étonnant d'entendre un moteur 5 temps fonctionner: on entend bien tous les bruits mécaniques, mais pas le traditionnel rugissement de l'échappement. Mais le plus étonnant est la consommation! Pour un appareil peu encombrant (contrairement au moteur Atkinson, qui doit être surdimensionné) et facile à construire avec les procédés existants.

Statut: à répandre d'urgence.

Soutient: opposition idéologique bornée de l'industrie automobile contre l'écologie.

Pompe à chaleur aérothermique à enthalpie Ceci est mon unique calcul thermodynamique, lol. Une pompe à chaleur aérothermique extrait de la chaleur de l'air ambiant, pour chauffer une maison avec moins d'énergie (électrique en l'occurrence). Si on utilise l'air lui-même comme fluide de travail, on peut alors le porter à basse pression, ce qui le refroidit. Un passage dans un échangeur de chaleur le réchauffe à la température ambiante. Une fois recompressé, cet air est alors suffisamment chaud pour chauffer une pièce. Mais il y a mieux: l'air contient de l'humidité, qui va se condenser pendant la décompression, et donc apporter une chaleur supplémentaire (enthalpie de liquéfaction de l'eau). Ma contribution est qu'un tel système fonctionne bien par temps frais et pluvieux, fréquent en hiver dans beaucoup de pays. Mais si il fait trop froid, c'est de la glace qui se forme.

Statut: à développer, à répandre.

Soutient: nul, comme pour tout ce que je propose, ha ha ha!

Thermochimie. Le principe est d'utiliser un four solaire pour décomposer l'eau en hydrogène et oxygène. L'ennui est que cette décomposition ne se produit qu'à 2500°C, et qu'il faudrait en plus séparer les gaz produits avants qu'ils se recombinent. J'avais étudié la possibilité d'un four en céramique résistante à la température, qui laisserait passer l'hydrogène à travers sa paroi, mais pas l'oxygène. Un échangeur de chaleur récupérerait la chaleur des gaz descendants pour chauffer la vapeur montante, tandis qu'une pompe à vide soutirerait l'hydrogène. Opérer à basse pression abaisserait la température nécessaire à 2000°. Toutefois un tel four reste difficile, et à ce jour non testé. Aussi les laboratoires travaillent plutôt sur des méthodes indirectes, appelés cycles thermochimiques. Chacun a différents avantages et inconvénients, mais le manque de financement gêne considérablement ce domaine.

Statut: à développer d'urgence.

Soutient: travaux timides en cours, silence officiel.

Limiter les transports. Rapprochement des lieux de vie et de travail, utilisation de ressources plus locales, décentralisation des magasins et services, téléopération d'activités par les mondes virtuels.

Statut: à répandre d'urgence.

Soutient: très insuffisant, oppositions idéologiques, austérité sadomasochiste, libertarianisme. Par exemple en France la mode est plutôt à la fermeture des petits magasins, des bureaux de poste locaux, des tribunaux, etc. Les «économies de dépenses publiques» ainsi réalisées par l'état coûtent bien plus cher aux citoyens que les réductions d'impôt correspondantes. Et de toutes façons les impôts ne sont pas réduits, car ils servent à payer l'escroquerie de la «dette».

Le stockage du carbone réfère à plusieurs propositions différentes pour stocker le carbone ou le CO2:

- Planter des arbres ou éviter la déforestation. Certains en font une panacée, alors que l'efficacité n'est que temporaire, puisque les arbres finissent toujours par pourrir ou par brûler.

- Stocker le CO2 dans d'anciens gisements de gaz vides. Comme précédemment, c'est aussi temporaire, quoiqu'à une échelle de temps plus longue. Le risque ici est plutôt de fuite (lente ou catastrophique). La moindre des précautions est alors d'ajouter du méthyl mercaptan pour rendre le CO2 stocké détectable par les sens humains.

- La pyrolyse du bois ou de combustibles fossiles (pétrole, méthane) permet de récupérer la fraction hydrogène, en stockant la fraction carbone sous forme de coke, de goudron, etc. Ce stockage est sûr, sous l'eau pour éviter la combustion.

- Fixation du CO2 en carbonates. Ce processus est utilisé dans les vaisseaux spatiaux et les sous-marins, pour retirer le CO2 de l'air respirable. Certains magmas volcaniques se convertissent naturellement en carbonates. Le point ici est de trouver un processus à un coût acceptable. Les produits résultants sont totalement sans danger, et ils peuvent être utilisés comme pierre de construction, et peut-être comme ciment. Le calcium nécessaire peut être obtenu à partir de certaines argiles, quand on s'en sert comme source d'alliage silumin.

Statut: à développer, à répandre.

Soutient: faible

(Ajouté en Juin 2017) La société Climeworks propose un nouveau système permettant l'extraction directe du C02 de l'air, grâce à un filtre à base d'amines qui absorbe le CO2 (un procédé couramment utilisé dans l'industrie pour purifier les gaz). On récupère ce CO2 en chauffant le filtre. Cette société affirme pouvoir récupérer une part substantielle du CO2 de l'air à un coût acceptable, en tous cas pour les utilisations locales du CO2 extrait.

Aérothermique. Une centrale aérothermique utilise le tirage dans une tour géante, comme dans une cheminée, pour actionner une turbine. Il existe des variantes, principalement la tour, le tirage descendant et le vortex. L'aspect financier serait similaire à celui d'une centrale nucléaire (mais il y a beaucoup moins de névrotiques pour imposer frénétiquement leur usage partout!). L'inconvénient serait la grande taille des installations, qui les réserve aux déserts et aux océans.

Statut: à développer, à étudier.

Soutient: quasi nul, silence officiel. Une expérience en Espagne a montré la faisabilité.

Piles à combustible comme stockage nocturne, ou directement comme moteur de véhicule.

Statut: à développer, à étudier.

Soutient: insuffisant.

Electrolytes solides basse température Ces composants de piles à combustible ne fonctionnent qu'à des températures élevées, ce qui est problématique pour un véhicule. Des recherches sont faites pour des remplacements à température ambiante, mais on est en dépendance de trouvailles fortuites.

Statut: à développer, à étudier.

Soutient: recherche scientifique ou technologique.

Algues Des algues génétiquement modifiées pourraient produire massivement hydrocarbures, alcool, ou d'autres substances, à partir de simples cultures dans des bassins. L'avantage serait une production locale facilement maîtrisable sans technologie. J'avertis toutefois que l'arrivée de telles algues dans la nature provoquera une catastrophe, par exemple couvrir l'océan d'huile, ou provoquer un effet de serre dévastateur. Pour cette raison, ces algues ne doivent pas pouvoir vivre dans les milieux naturels courants. Cette exigence les rend bien moins appropriables. De toutes façons, des algues produisant massivement des hydrocarbures doivent aussi disposer d'une importante source de CO2, plus que l'atmosphère normale: L'eau de mer, ou les eaux usées (ce qui doublerait le traitement des eaux avec de la production d'énergie).

Statut: à étudier, à évaluer

Soutient: recherche scientifique ou technologique. Risque d'arnaques aux investisseurs.

Supraconducteurs Des supraconducteurs à température ambiante ne feraient pas qu'améliorer le fonctionnement des machines existantes, ils en permettraient d'entièrement nouvelles, qui révolutionneraient l'énergie et d'autres domaines: trains, voitures et vélos à sustentation magnétique, moteurs linéaires, stockage inertiel, convertisseurs mécaniques sans pertes, etc. Des recherches sont faites, mais on est en dépendance de trouvailles fortuites.

Statut: à étudier, à évaluer

Soutient: importante recherche scientifique ou technologique

 

Je cite ici quelques FAUSSES SOLUTIONS:

-Fusion thermonucléaire. Sauf découverte fortuite, la fusion reste dépendante de machines extrêmement coûteuses, produisant massivement des déchets nucléaires par irradiation neutronique, et dont la faisabilité n'est pas démontrée: Les neutrons s'échappant à travers la couverture sont encore assez nombreux pour chauffer les bobinages supraconducteurs, qui doivent pourtant être refroidis à très basse température. De plus le plasma produit inévitablement des instabilités violentes, qui peuvent détruire le réacteur et créer de fortes quantités d'éléments radioactifs. 50 ans de recherche intensive n'ont même pas permis de comprendre comment ces instabilités apparaissent. La fusion est ce que les ingénieurs appellent un «développement idéologique», forcé par des politiciens irréalistes.

-Energie libre (chapitre VII-5) et mouvement perpétuel sont impossibles. On peut alors se demander à quoi sert la massive désinformation amplifiante à ce sujet.

-Traction animale ou effort humain ne sont pas des «sources d'énergie»: l'énergie provient de la nourriture, et donc des champs. Ceci ramène ces procédés à des biocarburants peu efficaces, et aggraverait considérablement l'inconvénient de ces derniers: détourner des ressources alimentaires. Une analyse fréquente est que l'Antiquité a loupé la révolution industrielle à cause de l'esclavage.

-Une physique nouvelle reste entièrement spéculative.

-Des stations solaires en orbite envoyant leur énergie au sol via des lasers seraient également des armes terribles, et pour cette raison elles seront probablement interdites.

La leçon ici est de se contenter de ce que la nature nous offre, qui est déjà bien plus que ce que nous avons réellement besoin pour vivre heureux sur notre planète.


Vivre ensemble

L'aspect économique ou industriel ne suffit pas, et de loin, à définir la société humaine, qui a aussi des aspects sociaux, esthétiques et spirituels. La société humaine trouve même ses déterminants dans ces derniers, alors que l'économie et la technique ne sont qu'utilitaires. De plus ces différents problèmes sont exacerbés par la grave surpopulation actuelle, qui nécessite de «se serrer», et donc de faire un effort particulier pour éviter de se gêner les uns les autres.

 

D'une manière générale, nous avons besoin de la nature: l'habitat doit donc y être intégré, ce qui condamne les villes actuelles, en particulier l'habitat empilé. Chacun doit avoir au moins quelques arbres, un jardin, et la possibilité de se promener sur des chemins forestiers ou naturels. L'habitat idéal est donc de maisons dispersées dans la nature.

A cela s'ajoutent les nécessités de la circulation: les véhicules doivent pouvoir atteindre ces maisons, mais aussi les animaux doivent pouvoir se déplacer sans avoir à traverser des zones humanisées ni s'approcher trop près des maisons, usines ou routes. Les chemins pédestres et cyclables doivent aussi pouvoir passer librement. Tout cela nécessite une organisation plus ou moins fractale de l'espace, où les deux communautés peuvent s'interpénétrer et circuler librement sans se gêner. Les points de croisement utilisent alors des passages couverts (genre crapauducs), voire des tunnels (45°42'21"N 2°41'47"E), pour permettre aux animaux de traverser routes et voies sans les gêner. Il faut bien comprendre qu'une voie TGV ou une autoroute entourés de grillage sont une saignée à blanc dans n'importe quel écosystème, si il n'y a pas des passages suffisamment larges et rapprochés.

 

Une autre forme de gêne fréquente est le bruit: une autoroute dépoétise un couloir de plusieurs kilomètres de large. D'autant plus qu'elles semblent avoir été mises exprès dans les zones naturelles (Par économie, me dira t-on. Mais quelle économie est-ce donc, que de renoncer à tout sens de la vie, juste pour payer un peu moins d'impôts? De telles décisions sont visiblement prises par des gens totalement déréalisés, sans pensée ni émotion). Il existe pourtant des solutions simples:

-Moteur cinq temps, d'un silence étonnant, car il récupère l'énergie du bruit.

-Meilleurs silencieux, et outils de jardins manuels.

-De la mousse ou fibre dans les pneus, afin de leur éviter de résonner comme une peau de tambour.

 

Les bruits de voisinage sont aussi une gêne considérable, en particulier les cris inutiles, les télévisions, tondeuses, véhicules et sonos bruyantes. Cela va fréquemment jusqu'à la torture par privation de sommeil (ça m'est arrivé plusieurs fois) Cela interdit aussi la méditation et à la réception de la poésie. Il est clair qu'il faut durcir les lois contre de telles gênes, et obtenir des recours efficaces pour les faire cesser, sans que les sans-gêne puissent exercer des rétorsions. Dans les conditions actuelles de grave surpopulation, il n'est pas possible de mettre un kilomètre entre chaque maison, et le bruit est un exemple... criant où la «liberté» individuelle doit s'effacer devant la liberté des autres. Sans compter que l'effort demandé est très minime: on a aujourd'hui d'excellents casques et appareils portables, qui permettent à chacun d'écouter la musique qu'il veut, où il veut, sans gêner les autres.

Il n'y a non plus aucun besoin de musique cracrapugue ni d'informations angoissantes dans les salles d'attente ou les supermarchés.

 

La grave surpopulation actuelle impose aussi des contraceptions réellement efficaces (chapitre VI-5) réellement efficaces et la criminalisation des propagandes natalistes. Même sans surpopulation, la contraception est la garantie indispensable de la liberté sexuelle de chacun, sans avoir à recourir à des horreurs telles que l'avortement. Dans un monde où nourriture et soins sont abondants, il n'y a de toutes façons pas d'autres moyens de réguler la population.

D'une manière plus générale, la notion même d'équilibre écologique exige que la population dans chaque lieu soit limitée à ce que l'écologie locale peut soutenir. La limite exacte dépend du niveau technologique ou de notre façon de nous insérer dans la nature, mais il y a forcément un moment où être plus nombreux augmente les problèmes au lieu d'en résoudre, voire rend la vie ensemble plus difficile, de par les occasions croissantes de se gêner ou de se limiter mutuellement.

La société écologique

Les bases spirituelles de l'écologie impliquent des types d'organisation politique ou sociale assez précis:

-Une société de liberté, où les gens peuvent exprimer des styles et des activités variés, sans être forcés ni empêchés par des pouvoirs arbitraires ou centralisés.

 

-Le point précédent s'harmonise avec les bases éthiques vues au début de cette sixième partie, et avec le sens de la vie vu au chapitre V-5: la société écologique est non-violente, basée sur l'entraide et le respect des personnes, la spiritualité, la recherche de la beauté et du bonheur.

 

-On y combine les notions du chapitre VI-3: éviter les dépendances, par l'autosuffisance.

 

On aboutit ainsi à une organisation en communautés de tailles variées, imbriquées les unes dans les autres en une structure fractale, telle que vue au chapitre VI-8 sur l'économie. (Dans ce chapitre le mot «communauté» doit être compris dans son sens général de groupe d'individus assemblés selon un critère de lieu, de peuple, de culture, d'activité... La notion de communauté de vie, de personnes vivant sous le même toit, telle que développée au 19eme siècle et illustrée par les hippies, est aussi possible, mais pas du tout indispensable. Ce chapitre ne se réfère pas spécialement à ce type de communautés, mais il ne l'exclut pas non plus.)

 

Chaque personne peut ainsi faire partie d'une communauté locale, mais aussi de plusieurs communautés culturelles ou ethnique. Ces communautés peuvent avoir des tailles très diverses, d'une simple maisonnée à un pays entier. Les communautés locales sont liées à un lieu, et elles rassemblent toutes les personnes qui y vivent. Les communautés culturelles ou ethniques ne sont pas forcément liées à un lieu, elles peuvent au contraire rassembler des gens qui sont dispersés géographiquement, ou dans le virtuel. Mais il reste souhaitable que chacune ait un lieu quelque part, où s'exprimer sans contraintes de voisinage.

 

Il y a également une grande diversité de buts et de façons de voir les choses, parmi ces communautés imbriquées: une communauté locale peut rassembler une grande diversité culturelle, raciale ou spirituelle, ou au contraire une communauté avec une définition très précise peut être représentée mondialement.

 

Que ce soit pour la satisfaction des besoins économiques ou pour les décisions politiques, chaque communauté est indépendante et autosuffisante pour les affaires les plus locales ou basiques. Puis au fur et à mesure que les enjeux concernent davantage de gens, et des gens plus divers, on retrouve un réseau de structure fractale, que nous verrons plus en détails au chapitre VI-8 sur l'économie: chaque enjeu touche davantage de gens, mais il est plus spécialisé, et donc la dépendance diminue en proportion. Ainsi chaque échelle reste l'échelle humaine, où les avantages équilibrent les inconvénients dans un taux à peu près constant (une conséquence du principe d'indépendance d'échelle des fractales).

 

La société écologique imite ainsi les écosystèmes naturels, dans son organisation. Toutefois elle va plus loin: les enjeux de l'esprit humain nécessitent davantage de communications et de moyens que ce que la nature seule offre. Si on comprend que la vie de base doive être relativement frugale et de basse technologie (maisons en briques, bois, adobe...), par contre il n'y a pas de tabou sur la haute technologie et les possibilités qu'elle offre, qui viennent en complément des moyens simples: Internet, voyages, mondes virtuels, science, exploration spatiale, etc. En fait haute technologie et vie naturelle ne sont que deux moyens non-duels, que chacun utilisera donc dans la proportion qu'il désire, pour accomplir ses buts ou pour vivre sa vie. La seule limite ferme est qu'aucun des deux ne se fasse au détriment de l'autre.

 

La société écologique est aussi une société de solidarité: personne ne doit y être laissé pour compte. Ce qui implique une organisation adaptée, pour que chacun puisse y trouver sa place et participer utilement. Bien entendu jeunes enfants, handicapés ou vieux ne peuvent pas participer par une activité utile, mais leur prise en charge est alors organisée de façon à leur permettre une vie aussi agréable et significative que possible. Chacun doit avoir une place à table, mais aussi une place dans le coeur des autres! Ce qui commence par une prise en charge matérielle organisée et instituée, pour éviter que cette charge retombe sur une personne précisément.

Exemple: tout le monde ne peut pas donner des soins infirmiers. Mais si ces soins sont organisés par des personnes qui acceptent cette tâche, alors ils ne sont plus une source de problèmes pour les autres.

Exemple: aujourd'hui l'informatique est souvent faite par des ingénieurs pour des ingénieurs. Pour une personne ordinaire, recevoir un simple courriel peut être une course d'obstacles, et une personne avec une mauvaise vue sera généralement incapable de lire les caractères minuscules de l'écran. Il est clair qu'une véritable appropriation de l'Internet passe par des logiciels simples à utiliser, qui ne supposent pas que nous connaissions par télépathie tout un tas de choses complexes.

 

Les causes qui produisent disputes, paresse, criminalité ou fachisme ne cesseront pas d'exister simplement avec une industrie plus écologique. Ces choses ressortent de l'éducation et de la psychoéducation (chapitre V-12). C'est pourquoi la société écologique est aussi une société d'instruction, d'éducation (enseignement des bases de la spiritualité et de psychoéducation à l'école, chapitre V-7), de communication (voyages, Internet, ce qui impose la haute technologie au moins dans ces domaines) et de spiritualité (psychoéducation, meilleure compréhension des enjeux humains non-Aristotéliciens).

Mais même avec une bonne éducation, paresse ou criminalité pourraient ne pas disparaître complètement. Il faut alors des lois claires et des moyens efficaces de les combattre: police et tribunaux. Et si on veut éviter les habituels détournements de ces fonctions, des objectifs précis et une formation spirituelle pour leurs agents. Je sais, les écolos traditionnels détestent autant la spiritualité que les flics. Mais un ouvrier qui refuse de se servir de ses outils, on appelle ça un flemmard ou un menteur.

 

Aujourd'hui, de plus en plus des politiciens qui se réclament de l'écologie ont des vues spirituelles ou culturelles étroites (parfois même dangereuses: antiscience, drogues, «études» de genre, etc.). Ces vues augurent mal d'une société sous leur direction, qui risque plutôt d'être un retour au féodalisme. Spiritualité et recherche de la beauté (chapitre VI-9) mènent au contraire à une société libre, heureuse et enthousiasmante, où énormément de choses deviennent possibles: chacun pourra y développer la culture, les buts et les modes de vie qu'il souhaite, s'arranger un lieu qui y correspond, migrer où il veut pour rencontrer des gens dans le même état d'esprit, a moins que la rencontre s'effectue dans des mondes virtuels offrant encore davantage de liberté.

 

En conclusion, une société qui serait simplement «verte» ne serait souvent qu'un simple retour dans le passé. Au contraire, une société qui accepte toutes les valeurs connectées à l'écologie: science, spiritualité, non-violence, psychoéducation, beauté, harmonie, cette société peut réaliser nos rêves les plus fous, vie idyllique dans un vallon fleuri, exploration de l'espace, conquête des plus hautes réalisations spirituelles.

 

On remarquera que dans ce sous-chapitre je n'ai cité nulle part des mots tels que «Sécurité Sociale», «administration», «pays», etc. Ce n'est pas que je sois contre ces choses, mais elles ne sont qu'une façon parmi bien d'autres d'organiser nos vies. Aujourd'hui ces choses existent, imparfaites certes, mais utiles. Les supprimer subitement, dans une sorte de Grand Soir «vert», éliminerait certes leurs inconvénients. Mais si les gens ne sont pas suffisamment psychoéduqués pour assurer par eux-même un remplacement efficace à ces choses, alors les supprimer mènerait à un retour brut au Moyen Age. En particulier, remplacer quelque chose comme les Allocations Familiales et la Sécurité Sociale, implique de remplacer aussi les taxes qui leur permettent d'exister, par une quantité équivalente de travail altruiste, donné sans retour à des inconnus. C'est précisément l'incapacité d'assumer ce genre de besoins qui a provoqué l'échec de toutes les communautés, du 19eme siècle aux hippies. Les choses ont donc bien plus de chances de se passer (et d'aboutir) de manière plus progressive, au fur et à mesure que les gens deviennent effectivement capables d'altruisme, par la psychoéducation, et par une culture qui promeut l'altruisme et la responsabilité sociale, au lieu de les dénigrer.

Pour donner une idée, mon étude sur l'économie altruiste a montré qu'un pourcentage relativement faible d'altruisme, de 20 à 30% de nos ressources offertes à des plus démunis, suffit à supprimer les inégalités sociales. (En fait beaucoup moins, puisqu'on reçoit aussi par d'autres altruistes). Mais elle montre aussi un autre résultat que je n'avais pas remarqué à l'époque: les taxes de solidarité abaissent considérablement l'effort altruiste nécessaire, au point que nous ne sommes pas loin aujourd'hui du point de non-retour où les gens peuvent constater directement les effets de l'altruisme. Supprimer ces taxes augmenterait à nouveau le seuil, et retarderait en fait considérablement l'avènement d'une société altruiste. J'espère que là n'est pas le but profond des politiques d'austérité sadomasochistes.

La future Terre écologique

Ceci est probablement la partie où on s'éloigne le plus des écolos traditionnels. Ces derniers veulent préserver et protéger. Ce qui est très bien, et indispensable, face à toutes les menaces ou barjoteries actuelles. Toutefois, les écosystèmes classiques, et les sociétés humaines traditionnelles, sont souvent laids ou cruels: dégradations, prédation, parasitisme, chasse, viande et «élevages», maladies, plantes toxiques, animaux dangereux, etc. Le problème qui apparaît alors, est le naturalisme dogmatique de certains écolos traditionnels, qui leur fait accepter toutes ces choses sans vouloir les changer. De toutes façons, même l'écologie n'est pas dispensée d'obéir à la logique, et les prévisibles oscillations dans le diagramme quadripolaire (chapitre I-4) pourraient bientôt donner quelques leçons.

 

Jusqu'à une époque récente, on ne pouvait pas faire grand-chose pour changer le monde organique et biologique, faute de moyens de le changer, et surtout faute de consensus sur la direction d'un éventuel changement. Toutefois nous avons vu au chapitre V-5 que la vie a un sens objectif et accessible à notre compréhension, dont on peut déduire une éthique également objective et scientifique, chapitre VI-2. Ce qui peut mener à des objectifs compréhensibles pour diriger l'évolution de la vie et de la biosphère.

De plus, des moyens techniques nouveaux apparaissent également: manipulations génétiques (OGMs) et méthodes d'eugénisme.

Ces moyens ouvrent effectivement la possibilité de modifier la biosphère, pour rendre la vie de ses habitants bien plus heureuse et profitable.

 

Les écolos traditionnels refusent ces moyens, face aux risques très réels d'accident ou d'usage irresponsable (sélection raciale, esclaves sexuels, j'en passe et des meilleurs). Par contre certains milieux politiques ou d'affaires y voient des moyens particulièrement Orwelliens de renforcer leur pouvoir, tandis que des «transhumanistes» déshumanisés poussent en force les fantasmes les plus déjantés et inquiétants. (Ce chapitre ne s'étend pas davantage sur les inconvénients et dangers de l'eugénisme, qui ne peuvent toutefois pas être ignorés. Ils seront donc présentés en détails au chapitre VI-15)

 

Dans ces conditions, se taire sur les objectifs risque plutôt de favoriser les utilisations abusives des moyens. Ainsi, même si on ne veut rien faire, il est indispensable de discuter de la direction à donner au contrôle des écosystèmes et à l'évolution de la race humaine (eugénisme): en effet, à tout moment une découverte nouvelle risque d'ouvrir des moyens inattendus, voire d'imposer l'eugénisme (Le nucléaire est déjà dans ce cas, car il impose un filtrage des maladies génétiques qu'il a créées). Il vaut mieux alors, à ce moment, avoir une réponse éthique prête, plutôt que d'avoir à nouveau à «débattre» contre des lobbies irresponsables. Heureusement, les données des chapitres de la sixième partie sur la conscience donnent des lignes directives finalement assez précises, que leur caractère scientifique devrait rendre consensuelles. Mais elles donnent aussi des informations très précises sur les méthodes que l'on est en droit d'utiliser ou pas. Voyons donc par thème.

 

-Eliminer les maladies. De nombreux efforts sont déjà accomplis dans ce sens. On a ainsi éliminé la variole, et plusieurs maladies graves sont en passe de l'être, par élimination des microbes correspondants. Dans d'autres cas, la lutte biologique est utilisée pour éradiquer des insectes particulièrement dangereux, comme l'horrible lucilie bouchère, ou les moustiques porteurs de si nombreuses maladies. On ne peut toutefois pas éliminer toutes les maladies de cette façon, car certaines bactéries sont naturellement présente dans le sol, comme le tétanos, où elles jouent même un rôle. Dans ce cas précis ce serait plutôt à des humains génétiquement modifiés de s'adapter à cette maladie, qui ne serait alors plus un problème.

 

-Eliminer prédation et parasitisme. De dépendre pour sa survie de la souffrance d'autres êtres est probablement le plus sale tour que la matière inerte ait pu jouer à la conscience. On ne peut toutefois pas exterminer les prédateurs évolués, qui sont des êtres conscients. Mais défavoriser leur reproduction les mènerait à l'extinction sans douleur. On peut argumenter que cette idée d'élimination d'espèces est choquante, mais la seule meilleure solution serait de convertir les espèces prédatrices à une nourriture végétale, et à des comportements non-agressifs. Mais c'est compliqué: Elles auraient besoin de nourriture spéciale pour s'accomoder de leurs intestins atrophiés de carnivores, ou de modifications de l'espèce elle-même. Mais une panthère avec une panse de vache ne serait plus une panthère. En attendant de meilleures solutions, on peut maintenir leurs génomes dans des bases de données informatiques, pour une réssuscitation future dans de meilleures conditions, ou pour récupérer des gènes particuliers. (Ajouté le 30 Octobre 2017: l'impression 3D de corps pourrait résoudre ce problème, en particulier en créant des cerveaux aux connectomes libérés des instincts cruels)

 

-Les OGMs tels qu'imposés aujourd'hui présentent trois dangers graves (toxicité, risque de déséquilibre écologique, dépendance des agriculteurs), ce qui justifie l'interdiction sans nuances de ces produits. (Les dangers de l'ingéniérie génétique seront vus au chapitre VI-15) Toutefois on peut très bien concevoir des OGMs qui ne présenteraient aucun de ces dangers. Par exemple greffer le système de couleurs des oiseaux sur le coton produirait des fibres intrinsèquement belles (et donc spirituelles), totalement non-toxiques et sans danger, en éliminant la polluante industrie des colorants. Ainsi le seul argument qui resterait pour se priver de cette merveille serait qu'elle n'est «pas naturelle» (ou eugénique, voir peu plus loin).

 

-De meilleures nourritures. Il n'existe pas aujourd'hui de plante idéale pour se nourrir. L’ingénierie génétique permettrait de créer des aliments riches et faciles à cultiver. Par exemple le topinambour pourrait facilement nourrir une famille en autarcie, avec peu de travail. Mais il est indigeste, car il contient de l'inuline au lieu d'amidon. Remplacer cette inuline par de l'amidon serait une modification génétique simple, sans aucun danger, et fantastiquement utile (a moins d'ajouter une enzyme à l'humain, pour lui permettre de digérer l'inuline. mais c'est plus risqué, car l'enzyme peut avoir des effets inattendus) On pourrait même ajouter l'enzyme comme épice! Alors tant qu'on y est, ajoutons-y davantage de protéines et de vitamines, et une fois cela fait vivons heureux juste en cultivant notre jardin, comme Candide.

 

-Un monde plus beau. Ce travail est en fait commencé par certains animaux depuis des dizaines de millions d'années. Mais nos moyens techniques permettraient de l'accélérer des millions de fois. Ainsi on peut favoriser les espèces fleuries, et éliminer ronces, plantes toxiques ou envahissantes. Mais aussi, des humains génétiquement modifiés pourraient éliminer l'obésité, raffermir les seins, éliminer les mauvaises odeurs corporelles, diversifier les couleurs de peau ou de cheveux, être plus résistants au cancer, éliminer les maladies génétiques, etc.

 

-Des équilibres écologiques sans violence. Beaucoup de gens justifient la prédation fachiste par la nécessité de réguler les populations des différentes espèces. Mais ce raisonnement ne tient pas: certaines certaines espèces pourraient au contraire proliférer pour résister aux prédateurs. L'idée même que les écosystèmes naturels se régulent est fallacieuse: nous avons cette impression, car nous n'en avons qu'un aperçu très bref, de quelques dizaines d'années. A l'échelle du millénaire, les rapports de domination pourraient changer de manière chaotique, comme pour nos partis politiques. Certains prédateurs, comme les chats, ont même provoqué des catastrophes écologiques telles que des extinctions d'espèces.

Il ne manque toutefois pas de méthodes de régulation qui ne passent ni par la mort ni par la souffrance (mourir mangé ou mourir de faim). Un exemple précis est celui de la régulation des koalas par les eucalyptus: quand ces arbres sont broutés par les koalas, ils synthétisent un goût amer, qui force les koalas à aller brouter plus loin, et donc leur évite de détruire les eucalyptus. Dans une Australie sans grands prédateurs, ne nombreuses régulations de ce genre doivent exister.

L'idée de base toutefois est de jouer sur la reproduction, ce qui élimine radicalement toute souffrance, en favorisant ou empêchant l'apparition d'individus, au lieu de les tuer ou laisser mourir de faim. Ainsi, si les ressources sont abondantes, on se reproduit. Mais si la nourriture manque, les individus deviennent stériles. On peut raffiner: le contact répété avec d'autres espèces indique une compétition. Des espèces génétiquement modifiées pourraient alors réagir par l'éloignement, la passivité (contraire de l'agression), et la stérilité. Ainsi, tant que les rencontres ne sont pas trop fréquentes, de nombreuses espèces peuvent coexister dans un lieu donné, et partager des ressources, sans se gêner. Une autre idée est que, si des espèces doivent partager une ressource, qu'elles doivent collaborer pour l'obtenir. Ainsi aucune n'est favorisée ni éliminée.

Il ne manque pas de telles idées dans la fiction:

-Sur la planète Vishdane, imaginée par Marc Bati dans la saga d'Altor, les espèces collaborent et s'entraident sans se tuer, et leur nombre est contrôlé par une autorité centrale. Même les humains ont leur nombre contrôlé par cette autorité.

-Sur Aéoliah tel que je l'ai imaginée, bactéries et organismes de toute taille échangent des signaux chimiques. Ainsi une bactérie de l'humus, potentiellement dangereuse, ne peut pas attaquer une plante ni un corps, car elle est inactivée par leurs signaux chimiques. A tel point que le simple parfum corporel des éolis rend leurs draps imputrescibles pour plusieurs mois.

-Sur LikTerre, les organismes génétiquement modifiés ne se combattent pas les uns les autres. Pour les lapins, les cultures utiles ont un goût épouvantable, et l'odeur même suffit à les tenir éloignés des champs.

-Sur Typheren, la solution est encore plus radicale: la reproduction est entièrement assumée par des robots capables de créer des corps avec des imprimantes 3D.


 

L'Eugénisme humain. On ne peut pas évacuer l'eugénisme humain sous le seul prétexte que les nazis ont utilisé ce concept de manière cruelle et raciste. On peut en effet très bien concevoir un eugénisme paisible et bénéfique, que ce soit par ses méthodes (sélectionner les gamètes au lieu de tuer les gens) ou par ses objectifs (rendre le bonheur plus facile, au lieu de délires racistes). La possibilité apparaît même de lire les génomes par ordinateur, de les éditer comme avec un traitement de texte, et de les retransformer en ADN vivant, ce qui permet un eugénisme efficace sans aucune violence ni contrainte.

D'un point de vu éthique ou spirituel, comme on l'a vu au chapitre V-5 il n'y a pas de «message divin» qui nous interdirait de faire ces choses «pas naturelles». Au contraire, nous sommes même arrivés à une conclusion étonnante: c'est à nous de réaliser les suggestions de la Transcendance! Un programme fantastique, à condition toutefois de... ne pas se prendre pour Dieu. (Relire soigneusement le chapitre V-5).

Et surtout de ne pas se tromper de direction. La Transcendance, pour Non-Aristotélicienne qu'elle soit, a tout de même des exigences très précises: le bonheur, la liberté, la paix, la spiritualité (contrôle de la conscience sur le cerveau, qui résulte en l'élimination des névroses et de l'égo). Elle retirera instantanément tout soutient à tout projet qui nuit à tout autre être quel qu'il soit. Par contre Elle nous laisse totalement libre de choisir nos formes corporelles (nos races, donc, et même notre espèce), nos goûts artistiques (dans des limites bien définies, chapitre VI-9), ou des options telles que la quantité de sexe, de technologie, etc.

 

On en déduit donc les objectifs autorisés de l'eugénisme humain:

-Favoriser la résistance aux maladies

-Favoriser la beauté corporelle, parfums corporels, etc.

-Rendre nos corps plus agréables à porter

-Allonger la durée de vie

-Créer des cerveaux plus facilement psychoéducables: contrôle de la violence, de la soumission, des névroses, de l'égo (ce qui serait même des objectifs fortement recommandés), ou pour apporter la possibilité de choix réels pour des choses comme notre niveau de désir sexuel.

-Apporter plus de diversité raciale. En effet la race est une affaire de préférence personnelle: il n'y a pas de «race idéale» ou imposée. On peut même concevoir que l'humanité évolue carrément en plusieurs espèces différentes, comme on le voit déjà dans les mondes virtuels: Elfes, pixies, etc.

 

Mais l'actualité récente a ouvert des solutions encore plus radicales que la sélection des gamètes: l'impression 3D de corps humains entiers. Déjà la fabrication d'organes est envisagée, en déposant des couches de cellules, de collagène, etc. et on pourra bientôt créer une peau artificielle pour soigner les brûlures. Mais l'avantage le plus radical de l'impression 3D de personnes vivantes est de créer directement des personnes psychoéduquées:

 

L'eugénisme spirituel. Les principaux problèmes de notre vie ne sont pas avec les corps, mais avec le cerveau. Comme vu au chapitre V-2, le cerveau, pour fantastique et utile qu'il soit, n'en reste pas moins un objet matériel, et donc en tant que tel il ne peut pas accéder directement au bien, ni au but de la vie, qui sont du domaine de la conscience. Seules des personnes qui accomplissent les étapes du chapitre V-3 y arrivent. En plus, ce cerveau est naturellement névrosé (chapitre V-12), ce qui le mène très souvent à des opinions dangereuses, des sentiments inappropriés, et des comportements chaotiques: tout ce que nous avons l'habitude d'appeler le mal. Ainsi ce mal ne résulte pas de «satan», ni de quelque théologie tordue, mais il se produit quand la conscience n'arrive pas à contrôler le cerveau matériel pour y appliquer ses propres buts. C'est comme si on était drogués, en somme.

Le remède à cette situation est connu depuis des millénaires: la psychoéducation, traditionnellement présentée par certaines religions sous formes de méthodes de méditation et d'entraînement. La forme moderne n'est pas forcément religieuse, mais elle reprend exactement les mêmes méthodes d'entraînement pour modifier et annuler les névroses. Toutes ces méthodes, qu'elles soient «religieuses» ou «modernes», sont basées sur ce que les neurologues appellent l'apprentissage neuronal (la modification des connexions des neurones pour éliminer les sentiments ou névroses maléfiques, par exemple le racisme).

L'ennui toutefois avec ces méthodes est qu'elles dépendent d'un choix préalable de la personne... choix qui demanderait d'être déjà psychoéduqué! Aussi le processus dépend en fait de rencontres fortuites, ou d'expériences de conscience particulières. D'où sa relative rareté.

Aussi la tentation est grande de modifier le génome humain afin de donner des cerveaux plus facilement psychoéducables (ce que je décris dans mes romans «Dumria»), voire d'imprimer directement en 3D des cerveaux avec un connectome psychoéduqué! (Ce que je décris dans ma nouvelle «Typheren»).

Bien sûr de telles méthodes présentent de nombreux risques d'erreur ou de mauvais usage, qui nécessiteront une vigilance absolue pour toute tentative. Toutefois l'enjeu est énorme: libérer définitivement l'humanité du mal, de la haine, de la soumission, de l'égoïsme, du racisme, de la violence!

 

Novemble 2016: alors que je termine ce chapitre, la presse se fait écho de discussions, en Chine et en Inde, sur un possible eugénisme humain, visant bien sûr à éradiquer des maladies, mais aussi à développer l'intelligence. Un tel projet mènerait bien sûr à de meilleurs ingénieurs, mais il aboutirait aussi à une diminution du fachisme, de la délinquance, des disputes. Ce qui irait forcément, à un moment ou à un autre, dans la direction d'une meilleure société, telle que nous la décrivons ici. Une interprétation «rigoriste» des droits de l'homme risque alors de priver certains pays de ces fantastiques résultats. Déjà que la viande, les politiques d'austérité et le populisme ont considérablement affaibli les pays de race blanche face à l'Asie, refuser ces améliorations ferait effectivement de la race blanche une catégorie de sous-humains arriérés.

Bon, les chinoises sont minces et belles, j'admire les cheveux de jais des indiennes, mais ce dont moi j'ai envie c'est d'une blanche blonde pleine de seins. Personne n'a envie que sa race disparaisse, je pense...


Ces tentatives se feront de toutes façons. Et si ce ne sont pas des écolos spirituels bienveillant qui les font, ce sera des capitalistes déjantés ou des transhumanistes bizarres qui les feront. Autant occuper la place avant eux. Ce que je fais ici.

 

Si on n'a pas confiance, alors il existe une autre méthode: participer à l'effort de prière et de visualisation positive en cours pour le présent et le futur de l'humanité. On pourrait avoir des résultats plus rapides, et sans aucun des risques de l'eugénisme. Qui plus est, tout le monde peut le faire. Et les premiers résultats sont déjà là!

 

Alors que chacun choisisse.

 

Fuir nos problèmes sur une autre planète

Une remarque pour finir: certains penseurs, y compris des scientifiques de haut niveau, affirment que l'on ne pourra pas résoudre les problèmes écologiques (c'est à dire qu'on ne pourra pas arrêter ne nous taper sur la tête avec un marteau). Ils pensent que la solution à la destruction de la Terre est de fuir vers d'autres planètes.

J'affirme, même face aux sommités qui la soutiennent, qu'une telle affirmation est d'une naïveté criminelle, pour plusieurs raisons:

1) Il est actuellement strictement impossible de migrer vers d'autres planètes, et rien ne permet de penser que cela sera possible un jour (si c'était possible, on aurait reçu des visites depuis longtemps, voir chapitre VIII-9). Même Mars est inhabitable: sans air, sans eau, sans matière organique, sans azote, radioactif et sombre. Les quelques millions au plus qui pourraient s'y installer se condamneraient à vivre dans des tunnels et des bidons. Prix du billet de retour en cas d'incapacité à s'adapter: plusieurs millions de dollars par personne. Non compris le séjour en camp de migrants et la réadaptation physiologique.

2) Le problème de la destruction de l'écologie est un problème psychologique. La SEULE solution est donc de résoudre notre problème, en devenant psychoéduqué (chapitre V-12). Si nous débarquions sur une autre planète sans avoir résolu ce problème, cette autre planète serait détruite à son tour en quelques dizaines d'années (Voir le roman «La septième saison» par Pierre Pelot). C'est même une constante forte de l'histoire humaine: tous ceux qui ont fuit un monde qu'ils jugeaient mauvais, ont recréé exactement les mêmes problèmes à peine qu'ils ont ouvert leurs valises dans leur nouveau monde: Mayflower, communistes, hippies... car ces problèmes venaient d'eux, pas du monde. Aussi la seule solution est de résoudre ces problèmes, par la psychoéducation. Si nous ne résolvons pas ces problèmes sur Terre, eh bien nous résoudrons le paradoxe de Fermi (chapitre VIII-1) du point de vue des extraterrestres: aucun ne nous détectera jamais.

3) Ce serait faire bon marché de l'intelligence humaine. L'humanité tirera les leçons de la crise écologique actuelle, ainsi que des méthodes de manipulation mentale des climatosceptiques. Ceci est déjà en cours. La marée monte, même si des creux de vague peuvent encore masquer ce mouvement.

Mes contributions au mouvement écologique

Je suis un écolo de la première heure, grâce aux alertes publiées dès 1971 dans des revues scientifiques comme «Science et Vie». Oui, en 1972 je faisais déjà des plans de purificateurs d'air et de moteurs à hydrogène... En 1972 je m'engageais dans des études scientifiques supérieures, notamment la thermodynamique, afin de pouvoir comprendre les problèmes de l'énergie et leurs solutions (voir mes contributions plus haut, dans les énergies vertes). Oui, 1972. Cette date est la mesure du retard abyssal de ceux qui en 2016 en sont encore à nier ces choses.

Ce n'est toutefois qu'en 1976 que je pouvais rencontrer pour la première fois des gens qui faisaient quelque chose: une petite «Association Toulousaine d'Ecologie», qui organisait un groupement d'achat de nourriture biologique. C'est le succès de cette activité qui m'a inspiré les concepts de la Vraie Economie, notamment les Cercles d'Activité (chapitre VI-8). Ces groupements ont été abandonnés depuis, à cause des disputes causées par le manque de psychoéducation (refus de la spiritualité). Toutefois les réseaux n'ont pas été perdus, puisqu'ils ont été la base des entreprises de distribution du bio comme les Biocoops.

Cette période a culminé avec Ecologie 78, un collectif des associations écologistes françaises pour présenter des candidats aux élections législatives de 1978. A l'époque, l'écologie était encore neuve et propre, et nous pouvions encore nous réclamer du soutient de plusieurs scientifiques de renom. C'est ainsi que j'ai été candidat suppléant dans la 4eme circonscription de Toulouse, et ait obtenu 4.9%. Dont le mérite revient au seul mouvement, d'ailleurs. Ma contribution a été un fantastique paysage pour illustrer nos professions de foi. Ma vue des Pyrénées depuis Toulouse a été plagiée plusieurs fois par d'autres...

Souligné en rouge: noms des scientifiques du comité de soutien, et l'affirmation claire que nous ne cherchions PAS à créer un quelconque parti politique.

Toutefois Ecologie 78, pour réussi qu'il fut, a été le chant du cygne de la représentation indépendante de l'écologie: dès l'année suivante des partis se formaient (ne comportant souvent qu'une seule personne), se regroupaient, pour finalement arriver en 1983-4 au parti «Les Verts», qui a confisqué la parole publique du mouvement. Les prises de position successives des Verts dans le jeu droite-gauche, pour les drogues, pour l'adoption homosexuelle imposée à des enfants, et j'en passe, ont été autant de gifles, trahisons et récupérations. Je m'en doutais dès le début, et ai tenté d'avertir du risque. Mais les vrais écologistes ont été vite mis sur la touche par la machine médiatique, se réfugiant dans des associations apolitiques (Greenpeace et beaucoup d'autres).

La chouette était plus ou moins notre mascotte, symbolisant au choix la sagesse ou l'écologie pratique. Et oui, je dessinais comme Crumb, lol

Ceci est une couverture de notre bulletin, réalisée en Février 1980, où je tentais d'avertir du danger de récupération de nos votes par des partis politiques incontrôlables. De fait, ça commençait à sentir sérieusement mauvais, avec des grenouillages de groupuscules se réclamant de l'écologie, comme la seconde page disait:

C'est donc en toute conscience de ce problème que les choses se sont passées comme elles se sont passées.

 

Un mensonge que vous trouverez souvent asséné, avec l'autorité de pas moins que Science Po, est que les Verts auraient été fondés en 1974, avec la candidature de René Dumont. C'est un mensonge: les Verts en France ont été fondés vers 1983-84, avec des vues et des idées différentes des premiers écologistes, par des personnes différentes. René Dumont représentait la science, pas la chasse au niqab.

 

Depuis, ma propre trajectoire m'a amené à m'investir dans des activités plus spirituelles, ne me reconnaissant de toutes façons plus vraiment dans ces mouvements matérialistes. Mais l'écologie spirituelle attend son heure... Dans ce domaine sans égo, on peut travailler dans la durée, et même au-delà de notre propre mort.

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre VI-7       

 

 

 

 

 

 

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