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Epistémologie Generale        Chapitre VI-5       

 

VI-5 Amour et sexualité

 

Le sexe est ce qui a le plus excité les moralistes de tous les temps, et a donné les conceptions les plus bizarres et les plus variées. Et le monde moderne n'est pas en reste, comme nous allons le voir.

 

Les fondements et outils des chapitres précédents nous donnent les moyens d'arriver scientifiquement à une morale objective, même dans ce domaine, le plus subjectif de l'expérience humaine. Mieux, l'utilisation des logiques floues et non-duelles, combinées aux outils pour l'éthique vus au chapitre VI-3, vont nous mener à une liberté jamais atteinte par d'autres systèmes, tout en limitant les problèmes aux seules causes naturelles. Ce qui est bien le but d'un système de morale: éliminer les problèmes. Si un système de morale en rajoute, alors il ne sert clairement pas son but.

 

La pertinence de ce chapitre: A dire franchement, je me suis demandé, en travaillant sur ce chapitre, si une aussi longue discussion était vraiment utile ici. Ou elle pourrait même être dangereuse, en attirant l'attention sur un point «polémique». Mais j'ai tout de même continué espérant que parler de sexe attirerait l'attention sur les autres parties de ce livre, lol

Sexe, amour, tendresse, enfants

Si le désir sexuel concerne le corps, l'amour et la tendresse concernent les sentiments. Toutefois ce serait une erreur fondamentale que de vouloir les séparer: le désir sexuel et l'amour sont produits par le même esprit, ils se développent ensemble, et ils résultent l'un de l'autre. Toutefois la sexualité et l'amour mettent des choses différentes en jeu, d'où la division en deux chapitres, celui-ci, sur la sexualité, et le chapitre VI-6 sur l'amour, la famille et les enfants. En particulier les enfants ne pouvaient pas être traités dans le même chapitre que le sexe. Mais il faut considérer ces deux chapitres comme un ensemble unique, parlant de l'amour en général, ses aspects et ses conséquences.

Avertissements

Avertissement sur le contenu: Cette page n'est pas destinée aux enfants (Encore que, ses conclusions devraient figurer en bonne place dans tout manuel d'éducation sexuelle sérieux). De plus, même en évitant les descriptions, les évocations de sexualité alternatives peuvent choquer, ou donner le désir de choses que l'on ne veut pas forcément faire.

 

Avertissement sur le type de logique: Certaines des prises de position morales effectuées dans ce chapitre sont des non-dualités, ou au minimum nuancées, au lieu d'autorisations ou condamnations en tout ou rien (ce qui constitue une avancée considérable par rapport à la plupart des systèmes éthiques traditionnels). Ceci est expliqué au chapitre 1-3 de ce livre, et toute critique qui «ignorera» ce point sera considérée comme manipulatrice voire diffamatoire. Et personne ne peut prétendre ne pas savoir: dans le langage courant, une prise de position sans nuances est qualifiée d'extrémiste.

 

Avertissement scientifique: Si la plus grande partie de ce chapitre va dans le sens des opinions courantes dans les pays démocratiques, certaines conclusions vont à l'encontre. Cela n'a rien d'étonnant, et ce n'est même pas une nouveauté si la science trouve que la Terre tourne à l'encontre des préjugés courants ou des idéologies officielles. Pour être franc, je n'ai même pas cherché à faire de comparaisons, parce que les préjugés ne servent à rien, même pas bons à vendre au marché aux puces. Et si quelque révolutionnaire illusoire (chapitre I-4) me traitait de réactionnaire, je prendrais ça comme une preuve de sa stupidité. Car une véritable révolution ne prend pas stupidement le contre-pied des idées reçues: au contraire elle amène davantage de compréhension.

 

Avertissement légal: Chacun reste «libre» de ne pas être d'accord avec le contenu de ce chapitre. La critique scientifique est même souhaitée. Toutefois la critique doit être loyale, et ne pas avoir recours à des manipulations telles que diffamation, procès d'intention, «interprétation», manipulations sur le sens des mots, citations hors contexte, mensonge par omission, etc. En particulier, ce chapitre ne contient aucun élément qui puisse être considéré comme illégal dans les pays démocratiques (Quand il a été écrit en 2014-2017, pour la suite je ne garantis rien). Toutefois, chacun sait que toute idée nouvelle est bizutée pendant 40 ans avant d'être acceptée. Je me protège donc des fausses accusations, par plusieurs méthodes. Et particulier, le simple fait de m'attribuer des choses qui ne sont pas écrites, ou de ne «pas voir» des choses qui y sont, ou utiliser un des procédés ci-dessus, constitue une reconnaissance de dette de trois mois de revenus ou de chiffre d'affaire comme dommages et intérêts pour diffamation, le double pour un média, un journaliste, une administration, des politiciens ou un système de «crowd sourcing», avec obligation de publier la condamnation bien en vue. Pas de fumette avant de lire ce chapitre, donc.

 

Avertissement sémantique: Un texte scientifique se doit de démontrer ses affirmations, sans partir de jugements a priori. Cela vaut évidemment aussi dans le domaine de la morale. Toutefois il est impossible aujourd'hui de trouver des mots qui soient totalement exempt de toute connotation de jugement. De plus ces connotations peuvent varier selon les personnes, les groupes, les pays, voire d'une année sur l'autre selon les hallucinations des médias ou les manipulations mentales des extrémistes pro/anti-sexe. Pour ceux qui ne «comprennent pas», lire le roman de Georges Orwell «1984».

Par exemple des mots comme «nègre», «secte» ou «pédéraste» étaient originellement neutres, voire positifs, et on les trouve encore dans d'anciens textes. Ces textes ne sont donc pas «devenus» ségrégationnistes, et il faut les comprendre avec les sens de l'époque où ils ont été écrits. Il en ira de même de ce texte dans quelques dizaines d'années, si par exemple des mots comme «gentillesse» ou «amour» sont détournés de leur sens pour désigner des choses malsaines. Même les traductions sont dangereuses: «homo» est neutre en français, mais une insulte aux USA. «Nègre» est devenu une insulte en français, tandis que «negra» est resté neutre en espagnol.

Pour cette raison, lire cette partie ne doit supposer aucune connotation a l'ensemble des mots employés, ni valorisante ni péjorative. Toute affirmation contraire sera à considérer comme mensonge ou diffamation (voir l'avertissement légal). En particulier des expressions comme «sexualité naturelle» ou «sexualité alternative» ont été soigneusement choisies pour leurs connotations majoritairement positives dans les pays démocratiques en 2014, sous réserve de changements ou de manipulations futures. Ces mots ne doivent donc PAS être considérés comme un encouragement ou une justification de l'un par rapport à l'autre, et surtout pas comme une opposition dualiste idiote entre les deux.

 

Avertissement méthodologique: on trouvera parfois des phrases telles que «il est généralement considéré que...». Ces phrases ne sont en aucun cas une approbation, elles disent simplement ce qui est écrit: «des gens pensent que...». De telles citations sont souvent nécessaires tout au long de cette étude, pour comparer l'évolution des conceptions. Mais la description de tels points de vue, même majoritaires, ne vaut pas acceptation ou affirmation de ma part. Aussi les seuls jugements délibérés dans ce chapitre sont ceux exprimés de cette couleur, à l'exclusion de toute connotation, sens caché, allusion, citation, référence à quelque autre groupe ou philosophie que ce soit, explicite ou «cachée».

Section I: Le désir sexuel

Bases biologiques de l'amour et de la sexualité.

Le désir sexuel et l'attachement amoureux sont des instincts (chapitre V-16), c'est à dire des sentiments pré-programmés par des circuits neuronaux spéciaux dans notre cerveau, où ils ont été implantés par l'évolution Darwinienne, pour assurer la procréation, puis l'éducation des enfants pendant un temps suffisant.

Plus précisément, l'évolution a conduit à des cerveaux qui ne sont pas vides: ils contiennent des images et des désirs réflexes, génétiquement pré-programmés, pour tout ce qui est nécessaire à la continuation de l'espèce:

-Désir sexuel, souvent puissant, à la seule vue du corps.

-Sentiment d'attachement amoureux, pour que le père et la mère restent ensemble suffisamment longtemps pour assurer l'éducation des enfants

-Sentiment d'attachement entre membres de la tribu, pour qu'ils soutiennent le groupe.

-Attachement envers les enfants, pour que les parents s'occupent d'eux.

-Attachement envers les parents, comme indispensable soutient de vie et guides d'apprentissage.

-Désir de donner le sein, et désir de téter à la simple vue de l'aréole.

(Les aspects non-sexuels de la famille seront traités au chapitre VI-6)

 

Ces désirs s'accompagnent de protections spécifiques:

-Dégoût du contact du corps de même sexe

-Peur de la sexualité, chez l'enfant

-Peur de «casser l'enfant», pour contrebalancer tout désir sexuel envers lui.

 

Ces bases ne peuvent pas être modifiées. D'où l'intérêt de faire avec, au lieu de les ignorer ou de rechercher une impossible «libération».

Notons juste que, comme tous instincts, ils sont inégalement partagés, ce qui permet à certaines personnes de faire autrement. Appelons cela sexualité alternative, et discutons les enjeux éthiques spécifiques dans la section II.

Ce que la conscience peut en faire.

La force des désirs sexuels ou de l'attachement amoureux est telle qu'il est difficile de les contrôler (ou au prix d'une souffrance permanente). Ils sont en effet implantés bien plus profondément que les névroses, au même niveau que les instincts de survie (faim, soif, peur des blessures ou de la mort).

La solution habile alors est d'accepter le fait, d'accepter ces choses qui définissent naturellement notre humanité, de la même façon que la forme de notre corps ou notre vision à trois couleurs définissent notre humanité. Ces choses sont en effet purement contingentes, sans signification spirituelle. Sans elles pourtant notre spiritualité n'aurait pas d'enjeu pour exercer son action.

 

Cette situation explique pourquoi la majorité des gens recherchent l'union amoureuse et sexuelle, comme une des sources de bonheur et de plaisir les plus efficaces. On pourrait donc poser l'amour et la tendresse comme des valeurs naturelles importantes, car, selon le premier fondement de l'éthique, ils nous permettent d'être heureux, et leur privation entraîne de la souffrance.

 

Toutefois les choses ne sont pas si simples. En effet, le désir sexuel nous place dans une situation de dépendance vis à vis d'autres personnes! Il peut même être si intense qu'il devient lui-même une source de souffrance, ou bien il nous pousse dans des situations problématiques. Pire, l'union amoureuse peut à tout moment se rompre, et alors la perte de l'être aimé est un des plus grands chagrins qu'un humain puisse expérimenter.

Cette situation fait que certaines personnes au contraire recherchent la chasteté, pour éviter tant le désir que les situation problématiques dans lesquelles il peut nous pousser. Toutefois, simplement décider de refuser le désir ne suffit pas à effectivement le supprimer, ce qui rend la chasteté difficile pour la majorité des gens. Aussi beaucoup bricolent diverses solutions personnelles, comme la masturbation, pour tenir le désir à un niveau suffisamment bas pour éviter les problèmes.

 

Tout cela n'est donc pas simple, et créer des règles morales pour la liberté ou pour la chasteté ne résout pas le problème, si les gens ne peuvent pas vraiment choisir!

Il faut donc entreprendre des recherches en biologie pour que les personnes puissent contrôler leur désir sexuel, de manière volontaire et réversible, sans effet secondaires indésirables, et fournir ce moyen à prix abordable pour tous.

C'est possible: en effet, les enfants vivent très bien sans désir sexuel, et sans effets secondaires d'hormones inhibitrices.

A ce prix les gens pourront appliquer leur choix sans souffrance, et en particulier ils seront effectivement capables de suivre les conseils contre les pratiques génératrices de souffrance.

Dans les jugements qui suivent, nous tiendrons compte de la difficulté à effectivement les appliquer.

 

Section II: Les différent désirs

Cette section concerne les différents fantasmes sexuels et leurs implications, dans l'optique de savoir ce qui peut être autorisé, déconseillé ou interdit. Mais il faut commencer par ne pas se faire piéger:

La libération sexuelle et le piège des neurones

La problématique ci-dessus a été exacerbée dans les années 1960 et 1970, quand est apparu un fort courant prônant la liberté sexuelle, comme moyen d'obtenir plaisir, bonheur et relations avec les autres. L'idée était que le sexe était de loin la plus grande source de plaisir et de bonheur, mais que nous étions «bloqués» par des tabous puritains (voire «religieux»), qui nous empêchaient de jouir de nos corps, par des blocages psychologiques ou des politiques répressives. Il nous fallait donc se défaire de ces préjugés, et «découvrir notre sexualité», revendication à laquelle s'est rapidement ajoutée la reconnaissance des formes de sexualité alternatives.

L'idée paraissait sympathique, en tous cas inoffensive, et toute la génération s'y est engouffrée (y compris moi, à l'époque).

Malheureusement, elle cachait un piège redoutable: on peut facilement activer des synapses dans le cerveau, mais il est très difficile de les désactiver! En clair, on peut facilement créer un désir sexuel pour n'importe quel type d'objet ou d'action, mais il est très difficile de le supprimer! Ainsi, chaque activation d'un nouveau désir crée en fait une nouvelle limitation: notre bonheur dépend de davantage d'objets à obtenir, de plus nombreux désirs à satisfaire, de nouvelles occasions de nous exposer à des situations créatrices de problèmes. La libération sexuelle est comme une secte: on est libre d'y entrer, mais pas d'en sortir!

 

Et une liberté à sens unique, je n'appelle pas ça une liberté.

 

Il est malheureusement très facile d'activer les synapses, puisque ce sont les mêmes neurones qui produisent désir ou dégoût. Ainsi nos protections instinctives naturelles (chapitre V-16) contre les formes de sexualité non-procréatives peuvent-elles facilement s'inverser en désir: nous sommes tous potentiellement homosexuels, transsexuels, sadiques, masochistes, scatophiles, pédophiles, zoophiles, etc. Et il peut suffire de voir un film pour activer le désir pour une de ces pratiques, de par notre empathie spontanée avec les personnages. Les militants de ces pratiques disent alors que nous avons reçu la «révélation» (d'un aspect de notre personnalité qui aurait été «caché» par nos préjugés puritains, disent-ils). Hélas cette «révélation» ressemble plutôt à un verdict: notre bonheur dépend d'une condition de plus, comme si il n'y avait pas déjà assez de passer notre temps à travailler pour nous nourrir, nous laver, nous loger. En plus, ce nouveau désir peut nous pousser à commettre des actes dangereux pour les autres (sadisme, pédophilie, zoophilie) ou pour nous (masochisme, partenaires dangereux, exposition aux maladies, etc.).

 

La situation se verrouille finalement quand les personnes développent une névrose d'opinion (chapitre V-12), qui leur fait penser que leur désir est leur intention. Désir et opinion se verrouillent alors mutuellement. Et à ce stade les personnes se jetteront d'elles-mêmes dans des situations néfastes ou dangereuses, sans plus d'efforts pour se retenir.

Mais étudions d'abord plus en détails comment cela fonctionne, avant d'en venir aux conclusions, quand le désir est devenu opinion ou idéologie.

Les désirs alternatifs: comment ils apparaissent, sur l'exemple de l'homosexualité.

Normalement, tout est prévu par l'évolution et par les gènes pour que l'homme ou la femme développe le désir pour un partenaire nubile de sexe opposé, afin d'assurer la procréation.

Toutefois, le fait est qu'il n'en est pas toujours ainsi: le désir peut se développer pour d'autres objets: même sexe, enfants, animaux, etc. Et inutile de se le cacher: cela n'a rien de moderne, ces choses ont toujours existé dans toutes les civilisations humaines, et elles sont visibles chez tous les mammifères. Ce n'est pas non plus un phénomène culturel, car ces choses apparaissent spontanément dans tous les types de société, qu'elles soient admises ou réprimées. Et de les rendre obligatoires comme aujourd'hui n'en augmente même pas la proportion.

Pour comprendre la raison, il faut revoir le développement du cerveau vu au chapitre V-14: chacun développe son propre cerveau, à partir de ses propres expériences intérieures, en sélectionnant parmi les fonctions de base construites par les gènes. Cela est possible parce que le plaisir active des synapses, voire des fonctions entières, tandis que la peur ou le déplaisir peuvent les inhiber. Par exemple une expérience favorable va développer la capacité des mathématiques, alors que l'humiliation d'une mauvaise note peut suffire à l'inhiber.

 

Toutefois ce système a un fameux bug: notre cerveau ne connaît pas notre sexe! En effet, parmi les milliers de circuits neuronaux de base construits par nos gènes, la neurologie moderne n'en a pas trouvé un seul qui serait construit par un des gènes du chromosome Y, qui indiquerait son sexe au cerveau de la personne. En effet, les deux systèmes de gènes qui construisent le cerveau et les organes sexuels ont divergé il y a probablement cinq cent millions d'années, et quand cela arrive, l'évolution ne peut jamais les faire se rejoindre ensuite!

 

Comment la personne peut-elle alors développer le désir du sexe opposé? Cela marche tout de même bien chez la plupart des gens. Fort probablement nos gènes bâtissent les deux circuits neuronaux: attirance vers les hommes et dégoût des femmes, ou attirance vers les femmes et dégoût pour les hommes. Ce seraient alors les hormones sexuelles qui favoriseraient l'un ou l'autre des deux circuits, produisant l'attirance vers le sexe opposé, et le dégoût pour le même sexe. De plus, comme on l'a vu au chapitre V-14, les gènes ne suffisent pas à terminer le cerveau: un processus d'auto-ajustement est nécessaire, qui utilise le désir de la personne. Différentes expériences seraient alors responsables, certaines arrivant à la puberté, d'autres plus tôt dans l'enfance.

Pour l'homosexualité, un cas courant serait celui des livres «pour adolescents» qui, même sans mentionner aucune sexualité, mettent l'accent sur l'amitié entre hommes, associée à la beauté physique ou à la «virilité» (bandes dessinées et romans d'extrême droite «pour scouts», certains mangas, entraînement sportif ou militaire «virilisant», etc.). Ou bien qui mettent en scènes des femmes cohabitant plus physiquement que par la simple amitié, et préoccupées uniquement de beauté et de commérages. Les émotions naissantes du préadolescent associeront alors naturellement le sentiment amoureux au physique du même sexe (puisque désir sentimental et désir physique se génèrent l'un l'autre et sont inséparables). Quand les circuits neuronaux du désir s'éveillent, ils établiraient alors un désir pour le corps de même sexe, au lieu du sexe opposé. Puisque les deux solutions sont également codées dans les circuits, et que l'expérience doit se débrouiller seule pour déterminer le basculement dans le bon sens.

 

Voilà donc comment les choses devraient fonctionner, si le processus d'auto-ajustement marche bien. Toutefois le fait est que un pourcentage relativement constant de gens développent des désirs homosexuels. S'agit-il d'une mutation génétique? On voit mal comment un gène de l'homosexualité pourrait se maintenir: il serait impitoyablement éliminé par la sélection naturelle (les homosexuels ayant moins d'enfants). Des gènes pédophiles ou sadomasochistes également, pour des raisons similaires.

 

La solution serait que, tout simplement, l'algorithme de détermination du désir sexuel dans le cerveau aurait des ratés, il serait imparfait. Et aucune sélection naturelle ne pourrait l'améliorer, pour des raisons algorithmiques, ou parce que aucune mutation ne peut créer un circuit nerveux qui dépendrait des gènes portés par le chromosome Y. Un petit pourcentage de ratés n'est de toutes façons pas un problème pour l'évolution, ni même pour le maintient de l'espèce. Ainsi la pression sélective est faible. C'est un peu comme pour Microsoft et ses bugs qui se maintiennent indéfiniment malgré nos protestations: pourquoi amélioreraient-ils leur système, puisque de toutes façons leurs clients ne peuvent pas le quitter pour un meilleur système. En faits, Microsoft n'a même pas un service de doléances... et nos gènes non plus.

 

Ainsi, tout comme chacun se bâtit son propre cerveau selon son désir pour tel ou tel type d'activité (intellect, manuel, artistique...), les gens se bâtissent leur propre désir sexuel. Dans la plupart des cas, le résultat correspond à leur corps (hétérosexualité), mais dans certains cas non (homosexualité, bisexualité). A l'extrême, une personne peut avoir un corps d'un sexe donné, et désirer être de l'autre sexe (transsexualité). Comme on le verra plus loin, des raisonnements similaires montrent comment peuvent apparaître tous les désirs alternatifs: pédophilie, sadomasochisme, scatologie, zoophilie, etc.

 

Il faut bien préciser en passant que, malgré cette explication neurologique, et justement grâce à elle, les désirs alternatifs (même les plus dangereux, comme le sadisme ou la pédophilie) ne sont pas des troubles psychiatriques: au contraire, les circuits qui produisent les troubles psychiatriques sont différents, et ils maturent et fonctionnent indépendamment, ce qui démontre clairement la séparation des deux choses. On n'a donc pas le droit de dire que les sexualités alternatives seraient des troubles psychiatriques.

En particulier, nommer les désirs érotiques avec des vocables pseudo-médicaux tels que «paraphilie», est une condamnation idéologique, sans base scientifique. Des pudibonds religieux, qui rationalisent «scientifiquement» leurs tabous, en les appelant de noms de style psychiatriques, mais sans compréhension réelle de ce domaine.

Une tradition plus ancienne est de qualifier les désirs alternatifs de «perversions». L'étymologie de ce mot désigne bien le fait de détourner quelque chose de sa fonction initiale. Toutefois aujourd'hui le mot est bien trop péjoratif pour être d'une quelconque utilisé dans une étude scientifique sur la morale. C'est comme si on disait que parler est une perversion de la respiration!

Tout à fait au contraire d'une «perversion» ou dégénérescence, nous pourrions bien être en train d'assister à l'évolution de l'humanité en une nouvelle espèce, voire même à sa différentiation en plusieurs espèces!

 

La seule conclusion utile est que l'on ne peut pas parler de sexualité «normale» ou «anormale» ou «déviante» ou «perverse». On ne peut même pas opposer sexualité reproductive ou non-reproductive, ni même sexualité naturelle ou sexualité délibérément modifiée par la personne.

 

Les seules interdictions éthiquement justifiables sont quand la sexualité devient nuisible à la personne ou aux autres. Nous verrons au cas pas cas plus loin dans ce chapitre.

Continuons donc notre revue cas par cas des différent fantasmes, naturels ou alternatifs:

Les désirs alternatifs: le sexe anal

Continuons donc cette étude cas par cas. Le cas du sexe anal est plus compliqué:

Nos lointains ancêtres les poissons, puis les tétrapodes, puis les thérapsides, et enfin les premiers mammifères, étaient tous des monotrèmes, ce qui signifie qu'ils n'avaient qu'un seul orifice, le cloaque, qui leur servait à uriner, à déféquer, et au sexe. Mais il y a 110 millions d'années environ, la lignée des mammifères se séparait en trois: les monotrèmes (ornithorynques), les marsupiaux (kangourous), et les placentaires (nous). Ces deux derniers apportaient plusieurs nouveautés importantes, dont une qui concerne directement cette discussion: désormais les orifices sexuels et urinaires étaient clairement séparés de l'anus et de son sphincter, une configuration qu'ils ont toujours aujourd'hui, dans nos corps humains.

Le problème est que la sensibilité sexuelle du sphincter cloaqual est restée attachée à ce qui est aujourd'hui notre anus et son sphincter externe! Cette erreur est ce que j'appelle le bug anal. Cette sensibilité sexuelle de l'anus explique la variété et la fréquence des pratiques sexuelles le concernant.

 

A priori, il n'existe pas de raison fondamentale d'interdire les pratiques anales consentantes. Elles ont même un sérieux avantage: c'est une contraception efficace. Certaines religions les recommandent même (discrètement) dans le cadre du mariage, comme méthode de régulation des naissances. Ce qui, en cette période de surpopulation catastrophique, peut mener à encourager les pratiques anales et l'homosexualité.

 

Mais il faut bien voir qu'il y a de nombreux et sérieux inconvénients à ces pratiques:

-L'évolution n'a pas oublié de retirer la lubrification et la solidité de la muqueuse rectale, ce qui rend difficile d'éviter blessures et douleur.

-Le risque d'échange de flores intestinales (maladies contagieuses, troubles divers, diarrhées persistantes)

-Le risque accru de maladies sexuellement transmissibles

-Enfin et surtout, la confrontation avec les excréments rend nécessaire d'accepter les très basses vibrations (chapitre V-17) qui y sont associées (d'aimer leur odeur), ce qui est pour le moins misérable. Ce qui fait de la pratique anale une difficulté majeure à notre évolution spirituelle, en nous rattachant aux autres basses vibrations (violence, vulgarité, pornographie, viande, vin...).

 

Nous sommes donc obligés d'apporter ici la première conclusion nuancée, qui n'est ni une interdiction, ni une divinisation:

On ne peut pas interdire le sexe anal. Toutefois dans ce monde on peut le considérer comme à éviter.

Les désirs alternatifs: la scatologie

On peut, sans rentrer dans les détails, affirmer que la mauvaise vibration (chapitre V-17) des odeurs d'excréments suffit à ce que ce genre de pratiques soit peu recommandables, et même une chose dont il vaut mieux ne même pas parler.

L'urine n'a aucune propriété médicale scientifiquement prouvée.

Egalement, aimer les mauvaises vibrations est spirituellement dangereux.

Les désirs alternatifs: utiliser la bouche ou la langue.

Ces pratiques ont un gros avantage: ce sont des contraceptions totalement efficaces, si les partenaires s'en satisfont.

 

Toutefois elles ont de sérieux inconvénient:

-Possibilité d'excréments sur la peau, y compris dans notre monde moderne où les toilettes permettent rarement de se laver.

-Risque de transmission du papillomavirus, qui cause des cancers de la bouche et de la gorge.

-La peau et les organes sexuels ont en théorie des parfums attirants, mais en pratique presque toutes les régions du corps peuvent sentir mauvais, voire être franchement répugnantes.

-Les pratiques avec la langue nécessitent donc d'accepter les basses vibrations (chapitre V-17) de ces odeurs. Et de fait une majorité refuse ces pratiques pour cette raison.

 

Nous ne pouvons pas interdire ou réprimer le sexe oral. Toutefois, dans ce monde, on peut le considérer comme déconseillé.

 

La seule zone libre de mauvaises odeurs est... les seins.

On peut donc accepter la stimulation orale des seins sans aucune restriction.

Les désirs alternatifs: sadisme et masochisme

La plupart des gens trouvent ces idées choquantes ou terrifiantes, et on peut en effet se demander comment cela est possible.

 

Le masochisme sexuel se produirait selon un processus analogue à celui de l'homosexualité. Mais, au lieu de réagir au sexe du partenaire, certains circuits neuronaux ont pour but d'étiqueter nos sensations en «agréables» ou «douloureuses». Le masochisme apparaîtrait lorsque ces circuits se retrouvent mal connectés.

Cette origine neuronale, différente des troubles psychiatriques, fait aussi que les personnes sexuellement masochistes ne sont pas des cas psychiatriques. En fait, le «fondateur» Masoch avait une vie sociale normale, des idéaux sociaux et humanistes positifs, et il luttait contre l'antisémitisme.

 

Le sadisme sexuel se produirait par la confusion entre l'apparence d'une personne ayant le plaisir, et l'apparence d'une personne qui souffre. Ou encore par le désir de donner des sensations, qui ne seraient guère différencié.

Cette explication n'implique pas non plus des troubles psychiatriques. Mais en pratique, il est très difficile de différencier une personne avec seulement un fantasme sexuel, de nombreux fous, mauvais ou haineux: cas psychiatriques, sociopathes, fachistes, idéologues, qui ressentent aussi le désir d'infliger de fortes douleurs, blessures, mutilations, etc. souvent de manière sexuelle. Sade lui-même rejetait toute religion et morale, il a enlevé et torturé des personnes non consentantes, il a régulièrement humilié et trompé sa femme, et il a eu une liaison avec une jeune fille de quatorze ans. Ainsi, lire ou rencontrer des partisans du sadisme revient souvent à entrer dans un monde où la frénésie sexuelle conduit à l'abolition de toute moralité et valeurs humaines.

 

Les jugements moraux traditionnels sur le sadomasochisme sont imprégnés d'énormes confusions: les formes non sexuelles de masochisme (sensation de brûlure du piment, goût pourri du vin, films d'horreur ou de violence) et de sadisme (chasse, guerre, corrida, bizutage, fachisme, jeux vidéo violents) sont considérées comme «normales» et ne soulèvent pas de désapprobation. Le seul sadomasochisme interdit est celui qui est sexuel! Ainsi, les conceptions morales traditionnelles sont clairement inspirées par la haine du sexe, qui est connue pour trahir facilement la protection les gens.

 

Une analyse d'après nos bases de l'éthique ne montre aucun avantage pour le sadomasochisme, mais plusieurs inconvénients graves, dans plusieurs cas:

-Risque de se confier à un partenaire dangereux (psychopathe, fasciste, etc.).

-Dans certains cas, prendre délibérément des risques, marquage, mutilation, blessure ou même mort.

-Impact sur notre vie sociale sur des pratiques telles que le maintien dans un grand désir, l'exhibition, le port permanent d'objets, la domination/soumission, les mariages «alternatifs», etc.

Dans Second Life, il nous fallait souvent éjecter des gens qui pensaient que nous «devons» montrer partout notre sexualité, y compris dans les lieux publics. Mais j'ai lu des histoires bien pires, comme un couple qui pratiquait l'esclavage en présence de leurs enfants! On imagine l'effet dévastateur sur les enfants de cette normalisation de la plus abjecte forme de relation.

-Tentation d'aimer des représentations sinistres ou de basse vibration (prisons, démons, uniformes fascistes, etc.), qui créent un karma horrible (chapitre V-11) d'être lié à ces choses.

-Attachement à de fortes sensations physiques, ce qui est très préjudiciable à sa spiritualité (qui vise plutôt le détachement du corps, puisque nous le perdrons de toute façon)

 

Ceci conduit aux conclusions scientifiques:

Nous ne pouvons pas interdire toutes les formes de sadomasochisme. Cependant, dans tous les mondes, on peut les considérer comme déconseillées.

Nous devons interdire toute forme de sadomasochisme, sexuel ou non, impliquant les personnes non consentantes, les enfants, les animaux, l'affichage social, la détention permanente, l'isolement social, le marquage social, la prise de risques délibérée, le marquage du corps, les blessures, les mutilations, la mort, etc.

Un conseil spirituel fort est de s'abstenir de toute représentation du mal: fachisme, gangsters, démons, et d'une manière générale toutes les mauvaises vibrations.

 

D'une manière générale, les lois démocratiques et les règles SSC suivent ces exigences sur les risques physiques et sociaux, mais pas sur les risques spirituels.

 

Nous ne pouvons que frémir en voyant la promotion intensive du sadisme criminel faite aujourd'hui par la société, avec des livres tels que «Histoire d'O» ou «cinquante nuances de gris» (que j'ai vu en vente à 30 centimètres au-dessus des livres pour enfants dans mon supermarché local). Il est difficile d'éviter de faire des parallèles très troublants avec ces politiciens tous habillés en cinquante nuances de gris, ou ces banquiers qui forcent leurs employés à s'habiller comme dans un club sadomasochiste. Surtout lorsque ces personnes sont occupées à des pratiques sadiques telles que les politiques d'austérité économique ou les fessées antisociales imposées à certains pays d'Europe méridionale (chapitre VI-8). Nos «élites» sont clairement sur une pente descendante, et ont besoin d'un sérieux coup de balai.

Les désirs alternatifs: la pédophilie

Les désirs pédophiles apparaîtraient également selon un processus semblable à celui de l'homosexualité. Mais, au lieu de réagir à un partenaire du même sexe, les circuits neuronaux créeraient le désir pour des personnes non-nubiles plus jeunes, c'est-à-dire des enfants. En langage courant, le terme recouvre à la fois le désir homosexuel et le désir hétérosexuel.

Le problème cependant est que ce partenaire enfantin ne peut pas faire face au désir d'un pédophile:

-Un enfant n'a pas de désir sexuel, de sorte qu'il sera choqué et dégoûté

-Les enfants ont peur de la sexualité adulte, de par un instinct protecteur (chapitre V-16)

-Cette expérience désagréable brisera le développement futur de sa propre sexualité, ou le laissera socialement intimidé.

Cela fait que:

le sexe avec des enfants est à interdire dans tous les cas.

 

Cependant, il y a plusieurs remarques et cas limites:

 

L'origine neurologique de la pédophilie, différente des troubles psychiatriques, fait aussi que les pédophiles ne peuvent pas être considérés comme des malades mentaux. Mais cet argument, qui a été utile aux homosexuels, se tourne contre les pédophiles: ils sont responsables de leur comportement, et donc la loi peut les punir.

Ajoutons que tout le monde est bien conscient des effets délétères de la pédophilie. Même si une personne honnête a des désirs pédophiles, elle s'abstiendra de tout acte, ou si elle essaie, elle sera arrêtée par l'instinct protecteur (répulsion de l'adulte à toucher aux enfants). Cela fait que seules les personnes malhonnêtes insensibles à leurs victimes passeront à l'acte. En fait, tous les pédophiles auxquels j'ai du faire face étaient égocentriques, manipulateurs, menteurs ou sociopathes.

Les gens avec de tels fantasmes sexuels doivent envisager d'utiliser des méthodes psychologiques ou spirituelles de psychoéducation, afin d'en prendre le contrôle. Et ils peuvent le faire, puisque la pédophilie n'est pas un trouble psychiatrique.

 

Enfants et libération sexuelle. Dans les années soixante et soixante-dix, est apparue l'idée qu'interdire la sexualité des enfants n'était que de la pudibonderie, et que nous devions aussi «libérer» sexuellement les enfants. C'était une erreur, et elle a été corrigée: loin de rendre l'enfant «libre», le sexe intempestif détruit plutôt son développement, souvent au point de bloquer toute sa future sexualité et sa personnalité. Et je peux le confirmer, ayant plusieurs fois rencontré des victimes.

 

Il y a un problème de limites: l'âge auquel l'activité sexuelle devient positive varie grandement d'un individu à l'autre. Pour cette raison, les lois de la plupart des pays prévoient une période de transition en logique floue (chapitre I-3), habituellement entre quinze et dix-huit ans, où il appartient aux parents ou au tuteur d'évaluer si l'activité sexuelle est bonne ou destructrice. Ce n'est pas non plus parfait, car cela ouvre la porte à des dénonciations abusives, à la persécution de Roméo et Juliette, voire jusqu'à couvrir de véritables activités pédophiles.

Tout jugement concernant le sexe avec des adolescents évaluera scientifiquement leur maturité indépendamment des parents ou des tuteurs.

 

Consentement des enfants: Certains pédophiles se défendent en disant que l'enfant était consentant, voire demandeur. Que se passe-t-il dans ces cas? Premièrement, l'enfant a peu de désir sexuel: il n'est pas spontanément intéressé. Le plus souvent, il entend parler de sexualité, accidentellement ou intentionnellement. Et, de par sa curiosité naturelle, ou de par son désir d'imiter les adultes, il demande, ou il accepte une proposition. Bien sûr, quand il réalise ce que c'est vraiment, la relation devient rapidement un traumatisme, de par la peur instinctive des enfants à la sexualité adulte (chapitre V-16). Personnellement, je me souviens des rêves effrayants, ou d'un inconfort en présence de certains adultes.

Le consentement de l'enfant n'est pas un consentement éclairé.

 

Le mariage adulte-enfant est quand un des partenaires est trop jeune pour être nubile. De nombreuses traditions le proposent voire l'imposent, mais cela ne change pas le fonctionnement de nos neurones: le mariage adulte-enfant est techniquement de la pédophilie, et il appelle la même éthique et les mêmes lois. Même si il n'y a pas de sexe, il y a trop d'enjeux dans un mariage pour que des enfants puissent les assumer, et de toutes façons quand ils arrivent en âge il changent très probablement d'avis. De sorte que:

Le consentement éclairé est toujours requis pour un mariage. Mais le consentement de l'enfant n'est pas un consentement éclairé.

On respectera toutefois les sentiments amoureux entre enfants.

 

Une innovation récente est la pédophilie virtuelle: la représentation du sexe virtuel entre adultes et enfants (quand les acteurs sont tous des adultes, tous les autres cas retombant sur la pédophilie classique). Les médias ont utilisé de tels cas pour discréditer ces merveilleux espaces de liberté qui sont des mondes virtuels. En réalité, la question de savoir si nous devons encourager ou interdire la pédophilie virtuelle n'a pas été étudiée: nous ne pouvons pas dire si elle augmenterait le désir de passer à l'acte, ou si elle pourrait plutôt servir d'exutoire pour éviter de véritables agressions. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui presque tous les mondes virtuels interdisent ces choses, et quiconque serait attrapé verrait la fin de sa vie virtuelle.

La réflexion sur la morale doit être confiée à des gens intelligents, et non pas laissée à des idiots péremptoires vivant dans la cave de leur mère.

 

La pédopornographie est un cas très différent du virtuel, puisqu'il s'agit de photos d'enfants réels, qui ont été exploités pour prendre les photos. Pour cette raison:

Nous devons interdire les photos, films et enregistrements sexuels des enfants. De toutes façons, quand on a eu des enfants, on les aime trop pour jouer avec leur image de cette façon.

Peut-être l'utilisation du mot très pudibond «pornographie» dans le texte d'une loi permet une échappatoire: cela signifie en effet que le «pédoérotisme» serait légal! Je ne crois pas qu'aucun juge marche, mais on a vu des pédophiles se défendre de cette façon, et donc le problème existe. Et des dessins clairement érotisés d'enfants sont bien visibles dans certains mangas et bandes dessinées en vente au rayon enfants des supermarchés. Il faut donc choisir: dénigrer le sexe dans son ensemble, ou protéger les enfants. On ne peut pas faire les deux à la fois.

Désirs alternatifs: inceste et consanguinité

Puisqu'un membre de la famille peut être un partenaire désirable, l'amour ou le désir sexuel pourraient arriver aussi bien avec eux. (Nous considérons ici le cas de partenaires d'âge similaire. Un adulte avec un jeune enfant est de la pédophilie)

Cependant, nous avons un fort instinct protecteur (chapitre V-16) qui nous en empêche. La raison évolutive Darwinienne est d'empêcher la consanguinité, qui permettrait à de mauvaises mutations génétiques de s'accumuler dans une lignée donnée. Bien au contraire les jeunes ont un fort instinct de rechercher l'amour dans d'autres familles, voire avec des étrangers.

Les communautés qui pratiquent la consanguinité accumulent des défauts génétiques mineurs (les graves étant rapidement éliminés). Leurs membres sont souvent laids, ou ils ont des handicaps mentaux comme le fascisme, l'irréalisme ou la stupidité. C'est arrivé avec plusieurs lignées de noblesse. Au contraire, les gens vivant sur de petites îles recherchent souvent la procréation avec les visiteurs. C'était commun avec les Maoris, et cela a été confondu avec une sorte de liberté sexuelle.

Cet instinct de protection est probablement à l'origine des forts sentiments traditionnels contre la consanguinité et le mariage entre frères, sœurs, cousins, ou entre un parent et son enfant (tant que ce dernier est adulte, sinon c'est de la pédophilie).

Du point de vue de l'éthique scientifique, ce point est assez valable pour décourager l'inceste. Mais en pratique, l'inceste est suffisamment rare pour ne pas prendre la peine de faire des lois pour briser des couples aimants.

 

Le mariage en famille entre partenaires nubiles doit être découragé. Toutefois l'interdire complètement peut briser des couples viables, de sorte qu'il peut être préférable de laisser faire. Il est obligatoire de laisser faire quand la situation arrive sans que les personnes le sachent.

 

(Ajouté en Juillet 2018) Pour la raison ci-dessus, tout le monde doit savoir qui sont ses parents génétiques. Mais au cas où une union consanguine viable est déjà engagée, alors cette information doit rester cachée. Informer après avoir laissé cette situation s'installer est un acte de sadisme délibéré.

 

Les enfants issus d'unions incestueuses ou consanguines ne sont pas intrinsèquement mauvais, ils ont juste une probabilité légèrement supérieure de transmettre une mutation génétique. Ce qui ne justifie aucune discrimination à leur égard. Ils ne portent aucune responsabilité de ce que leurs parents ont fait.

Les désirs alternatifs: la transsexualité

Rappel: l'homosexualité est un désir sexuel pour le même sexe, la transsexualité est le désir d'être d'un sexe différent de son corps, ou se sentir de l'autre sexe (Ce que certains appellent «identité sexuelle», bien qu'on ne m'ait jamais demandé ça pour établir mon passeport. Ils n'ont même pas vérifié si j'avais réellement un pénis, ah ah ah). Un transsexuel n'est pas forcément homosexuel: il désire vraiment des personnes de l'autre sexe que celui qu'il ressent être. Dans certains cas, ce n'est même pas une affaire érotique, ce peut être tout simplement une préférence esthétique, de vibration.

Bien que les désirs transsexuels aient toujours existé (travestisme, hijras hindous), ce n'est que récemment que l'on parle de effectivement changer de sexe, grâce à la chirurgie et aux hormones. Je suis très prudent: il faudrait en fait changer tellement de choses qu'il est difficile d'affirmer qu'une personne opérée ait vraiment changé de sexe. Elle garde de toutes façons toujours ses chromosomes, et ne peut pas avoir d'enfants. De plus, dans le domaine subjectif de l'attirance sexuelle, une personne pourrait se sentir violée si elle découvre qu'elle s'est unie à un transsexuel. Ce sentiment n'est autre que le dégoût instinctif (chapitre V-16) que beaucoup d'hétérosexuels éprouvent pour le même sexe.

Les premières chirurgies de changement de sexe avaient de quoi faire frémir: on commençait par couper le clitoris, ou le pénis. Une véritable mutilation sexuelle, donc, pour des résultats ambigus, voire repoussants. Aujourd'hui, on transforme les organes en leurs homologues tout en leur laissant leur sensibilité, et les transsexuels dernière version sont plus difficiles à déceler. Mais ils reste encore une sensation bizarre, qui n'incite pas à l'amour: on ne sait pas trop de quel sexe est la personne.

Clairement les seins ou la barbe ne suffisent pas, tout se passe comme si un homme et une femme n'étaient pas faits de la même matière, et ils sont de toutes façons de vibration différente. Et ça, ça se voit, et aucune chirurgie ne peut le changer.

 

Il y a encore beaucoup de jugement négatif sur la transsexualité. Ainsi la page anglaise de wikipédia (Mars 2014) la traite encore comme une maladie psychologique, qu'il faut diagnostiquer et traiter, à laquelle il faut trouver des causes hormonales ou génétiques. L'explication que je propose ci-dessus pour les désirs alternatifs, basée sur les connaissances scientifiques prouvées du fonctionnement du cerveau, a au moins l'avantage de découpler la transsexualité de tout trouble psychiatrique: les neurones responsables ne sont pas les mêmes que ceux qui produisent les psychoses.

 

Un autre problème fréquent est celui des changements de sexe forcés: quand un enfant naît avec des organes ambigus, il est souvent «soigné», c'est à dire qu'on lui administre des hormones ou de la chirurgie, pour le ramener à un sexe ou à l'autre. Problème, à la puberté, il y a une chance sur deux qu'il s'avère de l'autre sexe... voire qu'il soit rejeté, pour éviter la «honte»! Il est alors clair que:

En cas de sexe ambigu à la naissance, c'est l'avis de l'adolescent pubère qui compte. Les réassignements de sexe forcés ou non-informés sont des mutilations criminelles, et les réassignements du sexe juridique sont inévitables. Faire honte ou discriminer ces personnes est inadmissible.

 

Un cas particulier est celui du changement de sexe dans une union, soit préalablement à cette union, soit pendant. Le problème ici est simple: le partenaire peut se sentir trompé, dégoûté, etc. On a donc une règle éthique simple, évidente, mais impérative:

Dans tous les cas, le partenaire d'une union doit être informé d'un changement de sexe préalablement à l'union, et être d'accord pour un changement pendant l'union. Sinon, c'est une tromperie, et l'union peut être dissoute de ce simple fait, avec les torts portés par la personne qui a trompé.

 

Si on veut revenir à une définition plus saine de notre sexe, il faut trouver celle qui produit le moins d'occasions de souffrance (Fondement de l'éthique 1bis, chapitre VI-2). Et là c'est simple: notre sexe est ce qu'on a envie. Dans la plupart des cas, c'est facile, car c'est notre sexe biologique, celui de notre corps.

Mais dans le cas où notre désir ne correspond pas à notre corps, eh bien il n'y a malheureusement pas de solution simple. La chirurgie est imparfaite, semée d'embûches, accessible seulement aux riches, nous laissant à jamais diminué, rejeté par la plupart des partenaires potentiels, plus vraiment notre sexe, et pas vraiment l'autre non plus.

Les méthodes spirituelles permettent de mieux vivre ces situations. Je pourrais citer par exemple des gens qui souhaitent se réincarner en l'autre sexe, ici ou dans un paradis. Ils méditent et visualisent leurs corps de rêve. Mais, en attendant, ils se contentent de ce que la nature leur a fourni.

Une spiritualité plus profonde serait plutôt d'éviter de créer des désirs difficiles à réaliser, en cultivant l'appréciation de ce que l'on a, au lieu de l'attachement à une vision impossible à réellement satisfaire. En particulier en évitant d'en faire un conflit. Surtout un conflit où l'on est à la fois l'agresseur et la victime, un conflit sans réelle victoire possible, qui ne démontrera jamais rien à personne. Ce sont des méditations pour débutants, relativement faciles, qui permettent au minimum d'éviter un basculement vers un désir qui ne correspond pas à notre corps, et surtout d'éviter que ce désir enfle et devienne insupportable, voire une opinion qui nous gouverne.

Ce qui ne nous empêche en rien d'avoir d'autres projets pour l'après vie.

(Ajouté en Aout 2017) Une possible solution satisfaisante pourrait apparaître lorsque la chirurgie sera capable de recréer des organes entiers avec l’impression 3D de cellules souches cultivées. Les principaux problèmes aujourd'hui (2017) sont encore la difficulté de recréer des micro-structures comme les vaisseaux capillaires, ou la lenteur des cultures cellulaires. Mais les études ont commencé dans cette direction, dans le but de recréer des parties du corps amputées, et les personnes vivant aujourd'hui pourraient voir ceci devenir une pratique hospitalière commune. Quand nous en serons à ce stade, il sera possible d'améliorer ou de recréer des organes insatisfaisants: des seins plus fermes, des plus gros pénis, et pourquoi pas les remplacer totalement par un autre sexe. Cela résoudra également le problème des hormones, par le remplacement des gonades. Cela rendra une personne transsexuelle presque indiscernable d'une personne avec un corps naturel. Le cerveau demande de nouveaux développements pour être modifié, mais ce n'est pas un obstacle dans ce cas, car les cerveaux masculins et féminins sont les mêmes. Seuls les intérêts sexuels et la sensibilité sexuelle changent, mais précisément ce qui fait le désir de changer de sexe est que ces parties du cerveau sont déjà du sexe souhaité. Ce faisant, la plupart des avertissements de ce sous-chapitre deviendront obsolètes. Sauf bien sûr des changements sans le consentement ou la connaissance du partenaire.

Les désirs alternatifs: partenaire unique ou multiples

Une union multiple («polyamory» en anglais) a plus de deux partenaires (Nous ne considérons ici que les partenaires officiels qui se reconnaissent mutuellement comme tels, pas des partenaires cachés, qui ressortent du sous-chapitre sur la tromperie)

La probabilité accrue de survenue d'un problème naturel (décès, handicap...) ou névrotique (problèmes de relations, et surtout jalousie) diminuent les chances de maintient d'une relation multiple. Toutefois les conséquences d'un échec polyamoureux sont potentiellement moins graves que pour un mariage classique, puisque l'union va généralement se briser en plusieurs couples. Les enfants ont aussi davantage de chances de garder leur soutient, pour la même raison.

 

Bien que ce soit plus difficile, la psychoéducation permet aussi de protéger ces formes d'unions (voire de tout simplement les rendre possibles).

Le principal facteur de risque avec les partenaires multiples est la jalousie. La jalousie pourrait être une forme d'instinct (chapitre V-16), qui souvent pousse les animaux à combattre les autres partenaires. Elle rend la vie commune désagréable, voire impossible, et elle peut même conduire à des actions graves comme le meurtre. Toutefois de nombreuses personnes ne ressentent pas la jalousie, ce qui augmente leur liberté.

La psychoéducation pourrait éviter la jalousie, mais c'est un sentiment fort. Cette difficulté est la raison pour laquelle les religions ont presque toutes prévu un mariage strict à seulement deux, dit monogamique.

A noter tout de même que les législations récentes ne reconnaissent plus la jalousie comme excuse au meurtre: comme pour le viol ou la conduite en ivresse, c'est à chacun de contrôler ses sentiments.

 

Les partenaires occasionnels, si ils permettent de se sentir «libre», apportent plusieurs inconvénients supplémentaires:

-Jalousie du partenaire habituel (voir ci-dessus), ou risque de le blesser, car il peut interpréter une rencontre comme le début d'une relation stable qui le frustrera d'affection.

-Maladies sexuellement transmissibles. Les études scientifiques récentes démontrent que, passé un certain taux d'échange de partenaires, ces maladies sont statistiquement forcées d'apparaître. C'est la raison pour laquelle le SIDA, pourtant apparu chez des braconiers en Afrique, a émergé dans la communauté homosexuelle américaine. De nombreuses maladies moins graves sont apparues récemment, mais la prostitution a toujours permis à diverses maladies de se maintenir.

-Au contraire, avec le temps, on connaît mieux un partenaire stable, on accepte mieux son corps, voire il devient comme une part de notre propre corps (on «l'a dans la peau»)

 

En effet, même des relations sexuelles occasionnelles font que le partenaire a un besoin sentimental de nous. Même un simple baiser peut entamer ce processus. Il faut donc consacrer du temps au partenaire, et s'abstenir de prendre des «libertés» qui peuvent ruiner la relation, telles que des aventures avec d'autres. Si on engage une vie commune, alors la responsabilité s'étend à la psychoéducation (chapitre V-12) et à l'économie (chapitre VI-8). (même sans vie commune, une relation entre un pauvre et un riche a peu de chance de continuer si il n'y a pas quelque partage... mais la limite avec la prostitution est alors très floue).

Donc, clairement, dans tous les cas, une relation sexuelle ou amoureuse entraîne une dépendance naturelle (chapitre VI_3): le partenaire a besoin de nous. Et nous avons besoin de lui.

Le mariage traditionnel exclusif et indissoluble est une réponse à cet ensemble de problèmes. Si on ne veut pas de cette réponse, alors il nous faut comprendre les problèmes et assumer nous mêmes nos responsabilités envers les partenaires. Comme un arbre qui doit pousser droit même sans tuteur.

 

Le fait d'être plus nombreux dans une relation augmente la nécessité d'un accord clair au départ, puis de davantage d'attention, de responsabilité et de psychoéducation par la suite.

Les désirs alternatifs: la masturbation.

La masturbation a longtemps été considérée comme une «perversion» voire un «gaspillage de sperme». Je ne connais aucune justification à ces jugements, ni traditionnelle ni moderne, ni scientifique ni spirituelle. Il semble que l'interdit sur la masturbation soit uniquement un jeu sadique.

 

La masturbation n'est certes pas un optimum, puisqu'il manque forcément toute la dimension d'amour et de tendresse (ce pour quoi on la qualifie de «plaisir solitaire», sous-entendu «incomplet»). Mais elle a un avantage considérable: elle permet de contrôler le désir sexuel, quand on n'a pas de partenaire pour le satisfaire. C'est, à ma connaissance, le seul moyen sans danger de le faire, et, pour beaucoup, le seul moyen d'avoir une vie sociale normale, et de se concentrer sur leur activité, au lieu d'être obsédés par des rêveries érotiques ou par le décolleté de leur voisine de classe. (ou pour les plus rustres, de ne «pas pouvoir s'empêcher» de violer ou d'aller voir les prostituées!)

Le seul moyen de faire mieux serait que la personne contrôle directement son cerveau à l'aide d'un implant... ce qui n'est pas encore au point.

 

Cette situation a des conséquences pratiques importantes:

 

La masturbation ne doit pas être considérée comme un tabou ni une anomalie.

Idéalement, les leçons d'éducation sexuelle doivent expliquer comment faire. Certains diront que c'est évident. Mais justement, pour un ado, ça ne l'est pas! Il lui faut en plus affronter timidité, dénigrement médical, dénigrement pornographique, ricanements humiliants... Pour les femmes, lire Betty Dodson, Liberating Masturbation.

 

Adolescents comme adultes doivent toujours avoir un lieu privé.

Ainsi pas de dortoirs, mais des chambres individuelles, même minuscules, mais en tous cas à l'abri des frères et des «copains» (qui ont vite fait de «surveiller», j'ai eu plusieurs fois à affronter de telles «enquêtes»). Pour beaucoup d'adolescents et adultes, le manque d'un lieu privé peut constituer une forme de torture morale, et un sérieux obstacle à la vie sociale, aux études, au travail, etc. De toute façon, même sans masturbation, on a tous besoin d'un lieu privé, pour étudier, s'habiller, méditer, regarder son courrier, etc. Personnellement, ne pas disposer d'un tel lieu pour étudier tranquillement à l'abri des discussions, chahuts et bizutages a beaucoup contribué à mon relatif échec en Math Sup.

 

On pourrait aussi penser que cette recommandation de «masturbation libératrice» pourrait s'appliquer aux moines et autres amateurs de chasteté. Mais il faut se rappeler que le but de la chasteté est de libérer l'esprit des préoccupations sexuelles. Or cette conditions n'est pas du tout réalisée pendant la séance... A mon avis, si on n'arrive pas à empêcher le désir d'accaparer notre conscience, alors il vaut mieux ne pas suivre cette voie. Je préconiserais plutôt une forme de «semi-monachisme»: se masturber le temps de calmer le désir, et être libre de faire autre chose le reste du temps. Presque toutes les religions proposent des solutions aux personnes qui veulent garder une vie sexuelle.

 

Car le gros danger de la masturbation n'est pas l'acte lui-même, mais les rêveries fantasmatiques qui l'accompagnent, comme nous allons le voir dans la prochaine section:

section III: garder le gouvernail de notre désir

 

Désirer est humain. Mais ce désir doit émaner de nous, pas des autres.

Fantasmer, la plus dangereuse de toutes les pratiques sexuelles (A lire par tout le monde)

Psychologues et sexologues sont quasi unanimes à considérer que fantasmer n'importe quoi n'est pas dangereux.

 

Ainsi on pourrait fantasmer torture, pédophilie, scatologie, homosexualité, tromperie... sans aucune conséquence, puisque «ça reste dans la tête».

 

Ça, c'est à voir.

 

Sous la lumière des considérations neurologiques ci-dessus, l'expérience apparaît sous un tout autre jour: comme fantasmer toujours la même chose est vite ennuyeux, on recherche sans arrêt des images de plus en plus excitantes. Et on en jouit. Mais ce faisant, nous créons de nouvelles synapses: des synapses homosexuelles, masochistes, tortionnaire, scato, pédophiles, etc. que nous ne pouvons pas désactiver ensuite. Ainsi, tout ce que nous fantasmons devient un nouveau désir, tout devient irréversiblement connecté aux centres du désir dans notre cerveau! Et c'est bien ce que l'on observe, quand nos activités fantasmatiques nous donnent soudain l'envie d'essayer quelque chose que l'on ne désirait pas avant. C'est donc une véritable bombe que nous transportons dans nos centres nerveux primitifs! Un véritable démon du sexe, prêt à nous conduire aux expériences les plus addictives et les plus dangereuses.

 

Il est alors très clair qu'il ne faut pas fantasmer sans limite, et surtout pas essayer «quelque chose d'interdit en vrai». On a vu au sous-chapitre «Comment apparaissent les désirs alternatifs» toutes les occasions que nous avons de nous faire piéger. Fantasmer pendant la masturbation est la plus fréquente, et toujours à portée de main si j'ose dire. Et d'autant plus piégeuse que nous ne voyons pas le danger sur le coup, seulement plus tard quand le désir devient suffisant pour nous frustrer, nous pousser vers des partenaires problématiques, voire même nous faire abandonner un bon partenaire. Ces choses fonctionnent exactement comme la drogue: on ne se rend compte que l'on est accroché que trop tard, et le désir peut vite devenir insoutenable.

 

Il est également difficile ne ne pas fantasmer quand on a un partenaire trop passif: il ne se produit rien d'autre que notre geste, ce qui revient à se masturber. Le manque d'intérêt pour le sexe est une chose qui arrive, et que nous avons acceptée de par le simple fait de commencer une relation. Mais si cela résulte d'un problème de relation alors il faut le résoudre.

 

A quoi faut-il penser, alors, pendant la masturbation (ou avec un partenaire qui ne participe pas)? A quelque chose d'excitant, bien sûr. A chacun de choisir ce qui lui plaît, mais:

A la lumière tant de la neurologie que de la spiritualité, on ne devrait fantasmer que des choses que l'on pourrait effectivement faire en vrai, de bonnes vibration, ou dans le cadre d'une pratique spirituelle contrôlée telle que la visualisation d'un paradis ou d'un Yidam.

 

Bon, si on n'a pas suivi cet avis, et qu'on s'est créé un désir nouveau, c'est trop tard. Il faut vivre avec, apprendre à s'abstenir, ou supporter les conséquences de la mise en pratique. Seules des pratiques spirituelles intensives permettent de reprendre le contrôle.

Les conversions forcées (A lire par tout le monde)

Si fantasmer des choses frustrantes ou dangereuses pendant la masturbation crée des désirs nouveaux, ce n'est pas la seule occasion. Il en existe bien d'autres: lectures, films, rencontres, soirées «professionnelles», copains, «initiations», bizutages...

L'occasion peut être inattendue, par exemple une «soirée professionnelle» «nécessaire à notre intégration», qui se révèle être une «initiation» sexuelle, à laquelle «il faut» participer, même si on est marié. Généralement l'événement affiche un titre trompeur, pour un contenu entièrement différent: film, soirée, livre, «oeuvre d'art», etc.

Personnellement, je me rappelle avoir été piégé une fois avec un film «politique». Je me suis retrouvé à voir un film pornographique dégoûtant et choquant, sans rapport avec aucune émancipation sociale. Problème, ces images me hantent toujours, quarante ans après...

Le problème est que, une fois vues ces images, présentées de manière érotique, alors elles cheminent dans nos circuits nerveux, et elles y produisent le même effet que des imaginations volontaires. Il est en effet très difficile d'oublier volontairement quelque chose, surtout si des émotions violentes y sont associées: essayez par exemple d'oublier le nom d'un criminel célèbre.

 

Ces occasions sont donc des sortes de viols, et la loi leur donne même un nom: viol psychologique.

 

Le second problème est alors que, quand un nouveau désir s'éveille en nous, les militants de la liberté sexuelle obligatoire s'amènent, et ils nous disent que nous avons «découvert» ou «révélé» un «aspect profond de notre personnalité» qui était «réprimé par la société»!

Et que nous «devons» maintenant «librement» l'exprimer, le pratiquer, voire l'affirmer en public!

Justement non: nous avons créé ce désir, qui n'existait pas avant (ou seulement potentiellement, puisque de toute façon tous les désirs, même les plus mauvais, existent potentiellement chez toutes les personnes).

Et si les personnes créent une névrose d'opinion comme quoi elles «sont» ceci ou cela, alors elles verrouillent la situation, en se rendant incapables de seulement envisager de changer.

A partir de ce moment, elles vont se heurter à leurs partenaires, à la société, voire à la loi si leur fantasme est illégal. Et elles auront alors effectivement l'impression d'être «réprimées par la société».

Un exemple parfait de prophétie auto-réalisatrice.

Ainsi l'escroquerie intellectuelle est-elle patente: créer de toutes pièces de nouveaux désirs n'est pas une libération, ni même une révélation, c'est au contraire créer de toute pièce une nouvelle dépendance (dans le sens d'être dépendant d'une drogue).

 

La conclusion est alors claire: Au même titre que de forcer quelqu'un dans une activité sexuelle par ruse ou surprise est une agression sexuelle ou un viol, forcer quelqu'un à seulement visualiser une activité sexuelle qu'il ne désire pas est un viol psychologique. «Visualiser» vaut ici pour toute présentation: lecture, film, scène réelle, monde virtuel, etc.

 

Le problème est que ces pratiques sont courantes, et qu'elles sont présentées comme une «libération» par de nombreux et importants mouvements sociaux, qui publient des livres, des films, font des démonstrations publiques, etc. sans se soucier de la frustration et des souffrances qu'ils engendrent. En effet, les personnes souffrant d'idéologie considèrent qu'elles sont «normales» et que les autres sont «en perdition»... exactement comme les intégristes religieux! De là naît leur désir de nous «convertir», ce qu'elles appellent nous «libérer»!

 

Ces gens pensent qu'ils sont une sorte d'avant-garde «critiquant le système». Toutefois le dit système les encourage de manière fort suspecte: livres sadomasos promus par les médias, mis en valeur au supermarché, politiciens habillés en sadomaso promouvant leurs politiques d'austérité sadomaso et montrant l'exemple Sadien de partenaires à consommer et à jeter, banques qui exigent de leurs employés de s'habiller en sadomaso, etc. Un «establishment» qui s'accommode aussi fort bien de la légalisation des drogues, ou qui s'oppose à l'interdiction de l'alcool, de la chasse, etc.

Je pense que l'on peut à juste titre se méfier d'une «libération» où ce sont les gardiens qui nous tendent la clé de notre cellule. C'est forcément un piège, et là où ils nous conduisent est sûrement pire: une société de gens esclaves de leurs désirs, prêts à consommer n'importe quoi sans esprit critique. Une société où les valeurs humaines et spirituelles sont écrasées, interdisant toute libération réelle et perpétuant l'exploitation et la soumission de la majorité par une minorité de barons de la finance. Manifestez, manifestez... les banderoles sont déjà en vente au supermarché.

 

La conclusion est donc très claire:

On ne peut faire l'apologie, montrer publiquement ou par surprise, de formes de sexualité alternatives quelles qu'elles soient.

Ni même de sexualité naturelle d'ailleurs, car c'est à chacun de construire ses propres émotions.

En pratique, dans une société sadienne, nous seuls pouvons nous protéger, en refusant de regarder ces choses, au besoin en fermant les livres ou en quittant le cinéma en pleine séance.

 

Ce point est probablement le plus important et le plus innovateur de ce chapitre. Il a des conséquences importantes sur divers aspects de la vie publique, y compris sur certaines «réformes» récentes (qui ne sont souvent que des révolutions illusoires, chapitre I-4). Mais il y a un autre point encore plus contraignant:

Les enfants et la vue de la sexualité

Les enfants ont un besoin vital de l'espace collectif (lieux de vie ou collectifs, villes, nature, médias, Internet, etc.), pour leur éducation, découverte de la vie, socialisation, etc.

Mais nous aussi avons vu à plusieurs reprises que les enfants ont un instinct (chapitre V-16) protecteur, qui les fait se sentir mal à l'aise en présence de sexualité, ou même à son évocation. Les conséquences peuvent même être dévastatrices, puisque les enfants exposés à la sexualité développent souvent un dégoût du sexe, qui les gênera parfois considérablement dans leur vie amoureuse d'adulte.

La présence de sexualité dans l'espace collectif nuit donc gravement aux enfants. La question est donc: faut-il exclure les enfants de l'espace collectif, ou faut-il en exclure la sexualité? Faut-il, pour pouvoir assouvir nos fantasmes, cantonner les enfants dans une sorte de sous-monde niais à la Disney, d'où ils sortiraient plus ou moins idiots?

Nos bases de l'éthique scientifique permettent de résoudre facilement ce vieux dilemme, par la méthode de l'optimum:

-Montrer la sexualité aux enfants leur nuit gravement.

-Exclure les enfants de la vie publique et des lieux collectifs leur nuit encore plus.

-Exclure la sexualité des lieux publics est un inconvénient, mais cela n'empêche pas fondamentalement l'exercice de la liberté sexuelle.

L'optimum est donc:

 

La sexualité n'a pas sa place dans les lieux ouverts à tout publics, y compris le simple affichage des goûts sexuels.

 

En ce qui concerne les enfants, le mieux est qu'ils découvrent la sexualité eux-même, à l'âge où le désir s'éveille, à leur manière. Et qu'ils arrivent donc à cet âge «vierges» d'impressions négatives qui ne sont pas les leurs. (C'est probablement dans ce sens qu'il faut comprendre le mot «vierge» dans les religions, en particulier dans la vision coranique des «vierges de paradis»: des êtres purs de tout ressenti préalable, prêts à s'émerveiller).

Quant aux adultes, ils n'apprécient pas forcément le spectacle non plus. Pour les sexualités alternatives, il s'y ajoute le risque de convertir des personnes qui ne le veulent pas, comme on l'a vu dans le sous-chapitre précédent. Certaines pratiques sont encore plus dangereuses, comme par exemple un couple qui pratiquerait une relation de domination-soumission sadomasochiste en famille en présence de ses enfants (j'ai entendu raconter des histoires de ce calibre). Si ce n'est pas «du sexe», c'est tout de même une très grave normalisation de l'esclavagisme ou du sexisme, aux yeux de ces enfants. A ce point, on peut même légalement considérer cela comme un détournement de mineur.

 

Ceci ne laisse que peu de choix pour les lieux:

-En privé

-Dans des endroits dédiés à tel ou tel type de pratique.

-Les lieux accessibles à tout public ne peuvent pas être utilisés à cette fin. (Je précise, car il m'est arrivé plusieurs fois de me retrouver dans des lieux publics qui étaient aussi des lieux de rendez-vous, sans aucun avertissement. Si j'y étais, mes enfants auraient pu s'y trouver aussi).

Revendications publiques

Certains affirment qu'il leur faut «revendiquer publiquement» leur «identité sexuelle». Cette revendication paraît inoffensive, mais elle tombe pourtant sous le coup de deux des sous-chapitres précédents: risque de convertir des gens qui ne le veulent pas forcément, et affichage aux yeux d'enfants de ce qui est tout de même du domaine sexuel. De toutes façons un goût n'est pas une «identité», ou alors il faudrait écrire sur nos passeports «aime les fraises». De fait, on ne m'a jamais demandé mes goûts sexuels pour établir mon passeport.

Il convient donc d'être discret, et pour les goûts sexuels alternatifs encore plus que pour les goûts naturels.

Ceci vaut donc pour les mariages alternatifs, qui ne peuvent donc pas être affichés publiquement. Bon, le mariage homosexuel, bien sûr, mais un livre comme celui-ci se doit de rester d'actualité suffisamment longtemps. Je prend donc un peu d'avance sur les députés: mariage zoophile, mariage scatologique, mariage sadomasochiste, mariage avec un robot, mariage avec la mobylette, bref avec tout ce qui n'est pas avec un papa et une maman.

 

On n'a pas à faire état de fantasmes sexuels en public on présent des enfants. Ceci vaut pour l'ostentation de mariage ou de vie commune.

 

Pour la vie commune, il suffit de parler d'amitié. Les enfants peuvent très bien comprendre cela.

 

Sachant par exemple que ceux qui choquent des enfants récolteront leur désapprobation plus tard. Les révolutions illusoires font souvent des vraies réactions (c'est à dire des révolutions illusoires qui sont en plus dans le mauvais sens).

Des lieux de rencontres libres

Pour répondre aux problèmes précédents sans restreindre personne, ma suggestion serait des lieux dédiés à des communautés consensuelles et respectées, où chacun pourrait rencontrer, voire pratiquer, sans recevoir d’opprobre pour fréquenter ces lieux. La fréquentation de ces lieux serait même une information privée, que par exemple des journalistes n'auraient pas le droit de divulguer. Ce ne seraient pas des lieux d'habitation, et encore moins d'enfermement: chacun continuerait de vivre les autres aspects de sa vie n'importe où, en public, en famille, au travail, etc. Je trouve qu'un tel système est ce qui permettrait le maximum de liberté et de respect mutuel, en permettant à chacun de s'exprimer tout en supprimant les occasions de se gêner.

Il n'est pas nécessaire (et ce serait malvenu) d'isoler ces lieux à l'aide de barrières: il suffirait d'une signalétique, des panneaux discrets indiquant des lieux de rendez-vous ou de pratique. Différents panneaux pourraient même indiquer différent types de pratique, le code vestimentaire, etc. Même les enfants, voyant un de ces panneaux, sauraient qu'il ne faut pas aller là, sans avoir besoin de savoir ce qu'il signifie exactement.

Note: on ne peut utiliser pour cette fin des symboles déjà utilisés par ailleurs, tel que l'arc-en-ciel (universel) ou le Triskel (celtique) ou Lesbos (les habitants ne sont pas contents)

Note: Les lieux dans les mondes virtuels on souvent des classements, ce qui est un pas dans cette direction: selon le classement, les enfants sont admis, ou le sexe naturel, ou le sexe alternatif, etc. Cela marche bien, demandant juste à être normalisé et généralisé.

 

Oh, c'est pas une nouveauté: ça s'appelle avoir chacun un lieu pour y vivre.

 

Bon, je vois tout de suite les réactions: tous les idiots vont m'accuser de reléguer leurs chères sexualités alternatives dans des ghettos, à l'encontre de la rage actuelle de vouloir leur faire accaparer l'espace public. C'est là qu'une démarche éthique scientifique marque sa force, par rapport aux opinions arbitraires: au lieu de simplement prendre le contre-pied, ou d'inverser le «droit positif» (consensus coutumier arbitraire), on arrive à une vision exquisement détaillée des différents cas, et à des solutions logiques et simples qui permettent à chacun de vivre sa vie sans être un problème pour les autres. Tout cela à un coût acceptable: ne pas exhiber sa sexualité dans l'espace public. On nous demande bien de ne pas «faire ostentation de notre religion», d'ac? Quelle monde serait-ce, que de pouvoir montrer sa bite mais pas nous-mêmes.

section IV: Les techniques pour la liberté

Bon, si vous avez cliqué ici pour des listes de positions, c'est raté. Nous ne discuterons que des moyens d'assurer la liberté sexuelle, pas du sexe lui-même.

Contraception

Il n'y a pas si longtemps, les grossesses indésirée étaient une limitation radicale à la liberté sexuelle. Aujourd'hui, la contraception permet une liberté jamais atteinte. Elle protège aussi les enfants à naître, car ils arrivent dans une famille qui s'est préparée à les recevoir, au lieu d'être jetés dans des situations bancales. La société y trouve aussi son compte, avec une meilleure éducation des enfants désirés.

La chasteté, l'avortement ou l'homosexualité ne sont pas des contraceptions.

Ces raisons font qu'il faut rendre l'accès à la contraception le plus facile possible (en particulier aux adolescents, qui démarrent souvent leur vie sexuelle sans prévenir, ou sans oser en parler).

 

Aujourd'hui encore, les gens sont soumis à des pressions contre la contraception. Pour cette raison demander une contraception doit être considéré comme relevant de la vie privée (y compris à l'encontre des parents, voire du conjoint, pour ne pas qu'ils y fassent obstacle. Un enfant se fait à deux, ou pas du tout).

En effet, il est remarquable que les contraceptions proposées aujourd'hui sont souvent biaisées, afin de laisser quand même une possibilité de fécondation:

-Préservatifs dans un matériau fragile, malodorant et onéreux

-Très peu de recherche sur la contraception masculine. Ce qui rend les hommes dépendants des femmes. Je sais de quoi je parle.

-Propagande contre les contraceptions hormonales, accusées de faire grossir, de donner le cancer, etc.

-Propagande anti-dépo-provéra, car il supprime les règles, dont les femmes auraient «psychologiquement besoin» (que les hommes qui disent des trucs comme ça portent un simulateur de règles pendant un an, et on en reparlera)

-Je me souviens que dans les années 1970 il y avait un préjugé comme quoi le stérilet ne fonctionne qu'avec une femme qui a déjà eu trois enfants. Dans les années 1980, le préjugé était tombé à un enfant, et il semble ne plus être mentionné aujourd'hui.

-Si la «pilule» est en théorie la méthode la plus fiable, un seul oubli suffit toutefois à la ruiner. Ceci fait que, en pratique, la contraception hormonale féminine la plus fiable est le dépo-provera (piqûre mensuelle). Or, en France, beaucoup de médecins proposent la pilule aux blanches, et le dépo-provera aux arabes...

Bien sûr, ils corrigent aussitôt que ce n'est pas par racisme...

Mais il reste quand même qu'on propose une méthode moins efficace aux blanches. Comme du temps de Pétain, le «devoir» des femmes blanches reste de faire des enfants pour perpétuer la race blanche!

 

De nombreux faits similaires pointent au principal problème concernant la contraception aujourd'hui: de nombreux acteurs de la contraception rechignent à limiter les naissances, que ce soit par pétainisme ou pour des motifs «religieux». Ces personnes limitent donc la recherche scientifique, ou bien elles proposent des méthodes biaisées de manière à en limiter l'efficacité. Une telle attitude est irresponsable, si l'on considère que les parents ne peuvent pas toujours apporter une bonne famille à leurs enfants imprévus. Mais elle est particulièrement criminelle en cette époque de surpopulation massive (chapitre VI-15).

A noter que les obligations religieuses d'avoir des enfants datent d'une époque où la vie était dure et difficile à maintenir: il était impératif d'avoir beaucoup d'enfants. Aujourd'hui, la situation est totalement inversée: faire des enfants est facile, mais la surpopulation catastrophique crée une menace majeure sur leur survie, et même sur la survie de l'humanité. La moindre des choses est alors de permettre aux personnes qui ne veulent pas d'enfants de ne pas en avoir. Si un Prophète revenait, c'est ce qu'il dirait. Mais ils ne reviendront pas: c'est à nous d'être assez intelligents pour comprendre ces choses simples. Si on n'en est pas capable, alors aucun prophète ne peut nous aider.

 

-Les contraceptions existantes injectent des hormones dans la circulation générale, ce qui pose des problèmes.

-Les méthodes chirurgicales sont les plus efficaces, mais leur inconvénient est justement qu'elles sont... chirurgicales, pas toujours réversibles, et avec parfois des effets secondaires importants (douleurs, abcès...).

-Les méthodes du retrait, des dates, et les méthodes tantriques de rétention de l'éjaculation, ne sont pas suffisament sûres.

(Ajouté en Aout 2017) Contraceptions naturelles. L’idée même de contraception «naturelle» est biaisée: la contraception est par principe artificielle. Bon, on peut envisager des méthodes comme les plantes ou les dates, mais malheureusement on n’en connaît pas de vraiment efficace. Aussi il faut s’assurer que le «refus des contraceptions chimiques» ne cache pas en fait un plan pour avoir des enfants quand même, tout en se donnant l’air de ne pas en vouloir, afin de divorcer plus tard et demander une pension alimentaire.

(Ajouté en Aout 2017) Il existe peu de documentation sur les plantes contraceptives, soit qu’il n’y en a pas, soit que cette information est cachée. Aussi, «plante» ne signifie pas forcément «inoffensif»: elles peuvent avoir des effets secondaires, parfois pires que les pilules artificielles.

(Ajouté en Aout 2017) Le houblon est parfois considéré comme un contraceptif ou un abortif. Une recherche sur Internet ne donne pas d’information sur ça. Il aurait tout de même des effets oestrogènes, comme de «perturber» les règles. Atténuer ou supprimer les règles serait déjà un résultat intéressant. Mais bien sûr aucune recherche n’est faite sur ce point. Peut-être des budgets seraient vite débloqués, si on forçait nos «décideurs» à porter un simulateur de règles...

-Aujourd'hui, les préservatifs sont une blague, puisque le latex est trop fragile pour être réellement fiable. Des vrais préservatifs, assez solides, seraient des contraceptifs efficaces et une protection efficace contre les maladies sexuellement transmissibles. Pour répondre à des exigences mécaniques contradictoires, elles doivent être en matériau à haute résistance à la traction, comme par exemple des fibres de polyéthylène de poids moléculaire ultra-élevé. C'est plus biocompatible que le latex, facilement teint, compatible avec les lubrifiants gras, tandis que la réutilisation ferait vraiment chuter le prix.

-Une petite sangle passant sous les testicules maintiendrait le préservatif en place, et serait bien plus efficace à l'empêcher de glisser.

-Un outil simple, à la portée de tout le monde, serait un préservatif rigide: facile à fabriquer, dans toutes les tailles et toutes les textures, 100% efficace contre les maladies, 100% efficace contre les grossesses non désirées (si vous en voyez qui critiquent mon épistémologie générale, voici la véritable raison). Mais le principal avantage est d'éviter la stimulation directe du pénis, prolongeant le plaisir de la femme. Très bien également pour les personnes ayant une érection insuffisante.

-Le préservatif féminin ou masculin intégré dans un string. Ce qui en fait un accessoire érotique majeur, qui décore et magnifie le corps, au lieu de tuer la poésie comme la vulgaire capote. De plus, il ne peut pas glisser accidentellement (ou volontairement, puisque certains cinglés préconisent ça) Ce qui suppose bien entendu qu'il soit réalisé dans un matériau solide, lavable et réutilisable, voir les remarques précédentes.

-Tricher sur la contraception devrait être légalement considéré comme un viol.

-Une perspective future bientôt possible (2016) serait l'extraction des gonades, et leur reconstruction avec des imprimantes 3D, en utilisant leurs propres cellules vivantes. Ces gonades modifiées continueraient donc à produire des hormones naturelles, y compris pendant la puberté. Cependant, les gamètes ne pourraient sortir que sous l'effet d'une manipulation mécanique externe, idéalement par le porteur lui-même, sans avoir besoin d'aucun équipement. Une méthode similaire pourrait même contrôler le désir lui-même. Donc tout le monde serait soumis seulement à son propre choix, pas même celui de son partenaire.

 

Ce sous-chapitre sur la contraception ne sera toutefois complet que avec la conclusion du sous-chapitre suivant sur l'avortement:

L'avortement

L'avortement est le fait de tuer volontairement une ovule fécondée ou un bébé en formation. Ce qui pose un problème éthique d'un tout autre ordre que celui de la contraception. Pour cette raison, il ne faut pas compter l'avortement comme une contraception.

Nous ne discutons pas ici les cas médicaux, ou le cas de fillettes de 10 ans mises enceintes par des ploucs: malheureusement dans ces cas on a à choisir entre deux vies. Quant à l'usage de l'avortement à des fins de répression, visant un sexe ou une ethnie, c'est évidemment de la barbarie.

 

Généralement les débats sur l'avortement tournent autour de la question de savoir quand un simple objet, l'ovule, devient un être humain. Et donc quand une simple commodité devient un meurtre.

Les religions du Livre, face à la difficulté d'expliquer l'existence de la conscience, ont proposé que l'âme (la conscience) est créée par Dieu lors de la conception. Toutefois les anciens théologiens n'en savaient rien du tout, et ils ont fait de cette affirmation un pur dogme (ce sont même eux qui ont inventé le mot «dogme», et l'attitude dogmatique). Mais le monde moderne ne peut plus se satisfaire de dogmes, surtout quand des vies sont en jeu.

Les connaissances scientifiques sur la construction et le fonctionnement du cerveau ont montré que la conscience neuronale (chapitre V-2) ne peut pas apparaître avant le troisième mois de grossesse (le cerveau n'existant pas encore). Cette connaissance est à l'origine des lois généralement répandues dans les pays démocratiques, qui autorisent l'avortement avant cette date et l'interdisent après, sauf viol ou cas médical grave. Toutefois cette connaissance scientifique souffre en finale du même problème que le dogme religieux: comme la science matérialiste ne sait pas ce qu'est la conscience, elle ne peut pas vraiment l'appréhender, ni même savoir si elle est là ou non.

La théorie de l'autogénération logique de la conscience aboutit à un résultat similaire, puisque la conscience spirituelle (chapitre V-2) apparaît comme conséquence du traitement d'information par le cerveau. Ceci contredit le dogme des religions monothéistes comme quoi la conscience est créée par Dieu lors de la conception: ce n'est pas nécessaire, puisque le cerveau la crée lui-même, spontanément, de par son propre fonctionnement physique naturel.

Toutefois la théorie de l'autogénération logique de la conscience prédit aussi que, une fois créée, cette conscience peut continuer à exister après la destruction du cerveau physique (la mort). Nous ne pouvons donc pas exclure la possibilité de la réincarnation, telle que proposée par les religions orientales, ou parfois constatée dans les pays où la réincarnation est socialement admise (souvenirs vérifiés de vies antérieures). La réincarnation ouvre donc la possibilité que l'avortement soit effectivement un meurtre bien avant le troisième mois, dès la conception.

De plus, même si on considère que l'avortement n'est pas un meurtre complet, il implique tout de même la mort d'un corps humain. Ainsi il faut reconnaître que l'avortement est toujours une affaire sinistre, qui considère le corps humain comme un simple objet, en plus des désagréments et dangers de la chirurgie.

 

Les pro-avortement invoquent souvent le droit des femmes à disposer de leur corps. Bien, c'est un excellent argument, mais ils oublient juste un «petit» détail: le droit des enfants à disposer eux aussi de leurs corps, voire même tout simplement de leur vie. Et il est toujours extrêmement hypocrite de brandir le droit d'une personne, tout en enterrant le droit d'une autre. Surtout quand «l'autre» ne peut pas faire entendre sa voix.

 

La libéralisation de l'avortement a donc bien été, comme toujours quand on voit opposer des valeurs à d'autres, une révolution illusoire (chapitre I-5), qui ne résout pas les problèmes, mais se défausse sur d'autres victimes qui ne peuvent pas se défendre. Dire que l'avortement est un «droit» est donc tout aussi dogmatique que le dogme religieux sur la création divine de l'âme lors de la conception.

 

L'ensemble de ces arguments a donc longtemps poussé vers l'interdiction de l'avortement, sauf cas grave (viol, risque médical).

Toutefois l'interdiction sèche de l'avortement ne résout pas tous les problèmes, voire en crée d'autres: des femmes avortent alors clandestinement, dans des conditions dangereuses (je sais de quoi je parle: une de mes cousines est morte comme ça, saignée à blanc sans rien pouvoir faire. Quand son mari est rentré du travail, le soir, il y avait du sang dans tout l'appartement). Si la naissance a lieu malgré tout, la relation entre la mère et l'enfant risque de ne pas fonctionner avec un enfant non-désiré, voire partie du traumatisme d'un viol. Ainsi, au-delà du débat éthique ou métaphysique, ce sont ces considérations pragmatiques qui ont en finale amené la légalisation de l'avortement, malgré le caractère inhumain d'une telle activité.

Mais cette légalisation a mené à une situation aussi perverse que l'interdiction, quand des femmes avortent pour leur convenance personnelle (pour rester belle, pour pouvoir aller au ski...), voire en fonction de critères sexistes, «génétiques» ou ségrégationnistes sur l'enfant en gestation. Ce genre de retour de flammes est ce qui arrive toujours quand on oppose stupidement deux valeurs morales, au lieu de comprendre leur non-dualité.

 

La conclusion logique est donc:

-Idéalement il ne faut pas avorter.

-Toutefois le moyen véritablement efficace d'y arriver est d'éviter les situations où les gens sont tentés d'y recourir, en particulier en rendant disponible des méthodes contraceptives efficaces et pratiques, sans danger, accessibles à toutes et à tous.

Ainsi on respecte les deux valeurs, la liberté des femmes et le respect de la vie des enfants, au lieu de les opposer stupidement et de faire un choix arbitraire.

 

L'idéal serait une contraception peu chère, efficace et sans effets secondaires, qui permettrait à toute personne d'être sous contraception par défaut, même si elle n'a pas d'activité sexuelle (pour parer à des éventualités comme des rencontres inattendues, le viol, ou tout simplement l'éveil du désir sexuel à la puberté). Ainsi l'avortement ne serait plus «nécessaire», et son interdiction serait sans objet.

A noter que la chasteté, souvent présentée comme la «solution logique», reste une solution... théorique: en pratique, la plupart des gens ne veulent pas ou ne sont pas capables de se passer d'activité sexuelle. Leur jeter cette «solution» à la figure ressort donc plutôt d'un manque de respect, voire d'un manque de connaissance des réalités humaines. Mais pour ceux qui souhaitent rester chaste, c'est évidemment la solution idéale!

L'idéal serait d'avoir à faire quelque chose quand on décide d'avoir un enfant, au lieu d'avoir à faire quelque chose pour l'éviter.

Ce serait encore plus mieux si les deux parents devaient faire quelque chose. On éviterait ainsi plusieurs catégories de problèmes, comme les enfants-otages pour divorce, ou l'exploitation sexiste des hommes comme étalons à jeter après usage. (Je sais de quoi je parle, ayant été victime de ce procédé répugnant). Eh, les hommes non plus n'aiment pas être traités comme des objets!

 

Est un impératif moral urgent la recherche scientifique sur une contraception «par défaut», pour tous, hommes, femmes et pré-adolescents, qui nécessiterait aux deux partenaires d'avoir à faire quelque chose pour démarrer une grossesse. Ceci empêcherait toute forme de grossesse non-désirée ou imposée, et rendrait l'avortement inutile.

L'éducation sexuelle

L'éducation sexuelle a pour but de préparer enfants et adolescents à ce qui les attend quand leur désir s'éveillera, et les implications possibles.

C'est un art délicat, car le dégoût instinctif de l'enfant ne se transforme que progressivement en intérêt, et qui plus est de manière imprévisible, souvent secrète, parfois brusque.

-Pour le tout jeune enfant, la meilleure approche semble être de ne pas prendre d'initiative, mais de répondre aux questions de manière honnête et claire, quoique simple et adaptées à son âge, et surtout sans répondre plus loin que la demande initiale. Par exemple le jeune enfant n'a que faire de réponses plus précises que par exemple «le sexe c'est des câlins entre le papa et la maman». Si il demande comment, «avec le zizi» suffira généralement à l'amener au point où la curiosité est contrebalancée par la répulsion enfantine pour le sexe. Encore que ce point peut varier notablement d'un enfant à l'autre, mais la règle générale reste de ne pas proposer d'informations non-sollicitées.

-Certains proposent d'apprendre aux jeunes enfants à dénoncer les pédophiles. Mais c'est aussi très dangereux: outre que l'on présente le sexe comme le diable, on donne à l'enfant l'idée et les moyens de faire des dénonciations abusives. Il vaudrait mieux faire du dépistage, en particulier quand un enfant se montre mal à l'aise, a une chute brutale de résultats scolaires, etc.

-Le pré-adolescent peut par contre recevoir des informations schématiques sur les enjeux, l'anatomie, les sentiments, etc. même si une timidité augmentée le fait encore se détourner des descriptions précises de l'acte proprement dit.

-L'adolescent enfin doit recevoir une information complète et détaillée, même si il ne la sollicite pas. En effet, à tout moment, il peut éprouver un violent désir de passer à l'acte, ou expérimenter des états d'excitation intempestifs, qui peuvent perturber sa concentration en classe ou l'amener à commettre des actes dommageables. C'est pourquoi il a droit en particulier à des informations précises sur les dangers (maladies, partenaires dangereux), le respect des partenaires potentiels (s'abstenir de moquerie, drague, mains baladeuses, etc.) la contraception (il est encore trop jeune pour assumer des enfants) et les méthodes de masturbation (le seul moyen sans danger actuellement connu de réguler le désir sexuel).

-Les jeunes couples ont droit à des informations complètes sur tous les types de contraception, et, le cas échéant, sur la grossesse, l'accouchement et s'occuper des enfants.

 

Si les points précédents sont en théorie acceptés dans les pays démocratiques, certains points plus particuliers sont encore ignorés ou insuffisants:

-L'éducation sexuelle doit respecter la part de mystère, d'intimité ou de magie de la relation amoureuse. Donc pas de dénigrement pornographique, mais pas non plus de dénigrement médical présentant les choses de manière triviale, mécanique, avec photos en gros plan, bébés sanglants, vivisection et toutes ces horreurs.

-L'éducation sexuelle doit aussi comprendre un volet sur l'attachement amoureux (chapitre VI-6), comment il fonctionne, comment il s'entretient, comment il peut se casser. C'est vraiment urgent, quand on voit la plupart des couples divorcer alors que les enfants sont encore jeunes...

-L'éducation sexuelle doit combattre les discriminations sur les formes de relation alternatives: homosexualité, transsexualité, sadomasochisme, etc.

-Mais on a aussi vu dans la troisième section que aucune de ces formes n'est véritablement souhaitable: c'est pourquoi l'éducation sexuelle doit aussi donner les bases de psychoéducation pour maîtriser notre désir, avant que ce soit ce dernier qui nous maîtrise.

-L'éducation sexuelle doit aussi donner des bases de prudence pour les sexualités alternatives, qui ont chacune des règles, des dangers et des impératifs spécifiques, qu'il vaut mieux apprendre en classe, plutôt que de les comprendre seulement quand on se retrouve attaché dans une cave chez un inconnu, ou atteint d'une maladie incurable. L'intérêt pour cette information peut aussi arriver à tout moment de la vie adulte. L'éducation sexuelle générale des adolescents doit mentionner ces types de relations, et expliquer leurs dangers, sans toutefois donner de détails, afin, comme on l'a vu, de ne pas provoquer de conversions forcées. Ces informations doivent être de sources sûres, ce qui comprend des non-pratiquants, car les pratiquants ont tendance à minimiser les inconvénients.

Si l'éducation sexuelle est normalement le fait des parents (en particulier pour les jeunes enfants), il est bien que l'école propose des bases suffisantes, de manière schématique pour les pré-adolescents, et de manière plus complète pour les adolescents. Il y a en effet encore bien trop de cas de parents incapables ou idéologiquement bloqués.

Toutefois l'école ne doit pas introduire elle même de biais idéologique, comme de présenter les choses de manière triviale, ni introduire de théories pseudoscientifiques comme on l'a vu en France avec les tentatives pour les théories du genre (Chapitre II-7).

 

Chacun a droit à une éducation sexuelle appropriée à son âge et à ses besoins, dans le respect de sa liberté, ses goûts et ses aspirations.

Hygiène et «safe sex»

L'hygiène a un but évident: le sexe avec un partenaire sale ou malodorant est une expérience fort désagréable, qui peut même nous dégoûter du sexe, exactement comme un viol.

 

Mais le «safe sex» réfère plutôt à éviter la transmission de maladies. Hélas il n'y a aucune méthode sûre, car même des partenaires honnêtes peuvent être contaminés sans le savoir (herpès, papillomavirus), ou lors d'un viol.

En particulier, l'apparition de maladies graves et incurables a été un sérieux coup d'arrêt à la «révolution sexuelle»: il n'est plus possible d'avoir des relations spontanées avec des partenaires occasionnels ou inconnus, que ce soit à la façon des hippies ou dans la communauté homosexuelle masculine (adeptes des rencontres multiples à l'aveugle, ils ont payé un lourd tribu au SIDA). Et ceux qui veulent encore nous pousser à ces attitudes ne sont pas ceux qui meurent.

 

Si on ne peut actuellement pas résoudre le problème, il y a toutefois des choses simples que l'on peut faire:

-Interdire la prostitution (les prostituées subissent une «sélection naturelle», en faveur de celles qui sont résistantes au SIDA. Cette situation fait que dans certains pays pratiquement toutes les prostituées sont contaminées, mais sans symptômes, contaminant les hommes, puis leurs épouses, merci)

-S'abstenir de partenaires inconnus

-Dans une union stable, s'interdire les rapports extérieurs

-Faire de vrais préservatifs (et autres protections) dans des matériaux solides (voir le sous-chapitre sur la contraception).

-Certains ajouteront la recherche scientifique à cette liste, pour combattre les maladies sexuellement transmissibles. Toutefois on peut s'attendre à ce que un nombre incalculable de maladies nouvelles attendent encore dans des réservoirs à virus, voire soient créées artificiellement, par erreur ou intentionnellement.

 

On notera que, il y a encore quelques années, on disait «maladie vénérienne» au lieu de «maladie sexuellement transmissible». Jusqu'à ce que quelqu'un rappelle l'étymologie de ce mot: «de Vénus», c'est à dire des femmes! Faire porter la responsabilité de ces maladies aux seules femmes était vraiment minable, et il a fallu frotter certaines cervelles au scotchbrite et au javel pour faire partir cette honte.

Naturisme

Passons sur les préjugés idiots qui voient un acte sexuel dans le naturisme. Le naturisme est un art de vivre dans la nature, en supprimant les artifices tels que les vêtements. Il existe différentes variantes, notamment «familial» (avec les enfants), où toute sexualité est proscrite, ou «entre adultes», qui peut admettre les «rencontres». Mais dans tous les cas tout acte sexuel en public est proscrit dans les lieux naturistes, autant pour protéger la réputation du naturisme que pour éviter le détournement du naturisme lui-même.

Je dois dire que, quant on a jeté tous les tabous et obsessions, être nu dans la nature, seul ou en compagnie d'autres personnes partageant cet idéal, est un plaisir inépuisable. Nous sommes ainsi que la nature l'a prévu, goûtant sans filtre toutes les sensations, chaleur, fraîcheur, vent, contact des herbes, etc. Jamais je ne me suis senti autant humain que nu dans la nature, et aussi accepté qu'avec d'autres personnes également nues dans le même état d'esprit.

Une chose curieuse est que le fachisme ne s'oppose pas toujours au naturisme (même si bien sûr il le cantonne à une illustration de son idéologie) Ainsi des allemands pratiquaient le naturisme en pleine guerre anti-nazisme, et l'Espagne franquiste le tolérait, alors qu'elle faisait une chasse impitoyable au marxisme. Ce qui, au retour de la démocratie, a produit un résultat intéressant: l'Espagne s'est retrouvée à la pointe de l'écologie, alors qu'en France l'écologie est encore corsetée par l'extrême gauche.

La raison pour laquelle le nazisme s'intéressait au naturisme est que, dans cette idéologie, «habiter le pays» impliquait aussi ressentir et communier avec la nature, les légendes, etc. Mais bien entendu dès la libération les naturistes ont retiré les croix gammées de leurs camps et repris leur mouvement en main.

Les jeunes enfants acceptent très bien le naturisme, tant qu'ils ne sont pas confrontés à la sexualité ni à la moquerie visant leur corps. Mais des enfants victimes de moqueries ou d'agressions sont vite mal à l'aise avec la nudité.

A l'adolescence apparaît aussi la timidité de montrer son corps. Bien entendu les jeunes filles éprouvent un délicieux embarras à montrer leurs seins naissants, mais les hommes éprouvent exactement le même sentiment! Ces sensations sont à l'origine des coutumes très répandues de couvrir le corps à partir de l'adolescence.

 

L'idéal serait d'être habillés dans les lieux publics, et de pouvoir être nus dans la nature. La nature serait en quelque sorte «privée», non pas dans le sens d'interdite d'accès, mais dans le sens de, disons, si on se promène et que l'on tombe sur des gens nus, voire en train de faire l'amour, eh bien c'est à nous de ne pas les voir, au lieu d'eux avoir à se rhabiller dans la honte.

Condition qui est encore loin d'être réalisée aujourd'hui, où la nature appartient encore à tout un tas de prosaïques, destructeurs, chasseurs, clôtureurs, fachos, idiots à préjugés, etc. susceptibles de réactions outrancières voire dangereuses. On a même eu des cas de persécutions juridiques. C'est la raison pour laquelle le naturisme se pratique surtout en camp. Mais c'est bien trop restreint pour vraiment communier avec la nature.

Que l'on cesse de confondre érotisme et pornographie

On entend souvent ces deux mots employés indifféremment, comme si ils étaient la même chose. Ce sont pourtant deux choses totalement différentes et opposées, et les confondre a de graves conséquences.

 

On pourrait définir la pornographie comme le fait de plaquer des vibrations grossières, vulgaires ou sales sur le sexe, ou de se focaliser sur celles qu'on y trouve naturellement. En cela la pornographie ne diffère pas de la pudibonderie, car ils méprisent tous deux autant la sexualité, l'assimilant tous deux à quelque chose de sale, grotesque, vulgaire. Bon, la pudibonderie grise hait le sexe, alors que la pornographie brune est un attachement au sexe. Ce qui revient au même, puisque haine ou attachement sont les deux faces d'une même névrose. D'ailleurs on trouve presque toujours les deux ensemble dans la même personne. Comme le prouve l'emploi d'expressions comme «salope» pour signifier indifféremment une femme intéressée par le sexe, ou une femme malhonnête.

Le résultat net de cette collusion est de souiller l'amour romantique que nous souhaitons tous, et d'en faire une affaire de saleté, de vulgarité ou de honte. Pornographie et pudibonderie sont donc deux attaques directes et coordonnées contre une des formes les plus désirées du bonheur humain.

 

J'estime qu'il s'agit là de faits connus de tous, sans aucune excuse. En effet, l'étymologie de ces mots indique clairement lequel est positif ou négatif:

-Erotisme vient de Eros, dieu de l'amour. Il est donc clairement positif et romantique.

-Pornographie vient du grec «pornê», une prostituée. Il est donc clairement péjoratif.

-Pudibonderie est un rajout sur «pudeur», qui indique un excès voire une hypocrisie. Ce mot est donc clairement péjoratif.

-D'autres mots comme «obscène» impliquent une condamnation générale de la sexualité, assimilée en bloc à quelque chose de sale. A ne jamais employer, donc. Beaucoup de dictionnaires le font pourtant, ce qui est une grave manipulation mentale. Utiliser indistinctement le mot «pornographie» pour des activités érotiques est donc une manipulation mentale consciente et délibérée.

 

D'une manière générale, on peut qualifier de pornographie:

-La prostitution et tout ce qui mêle sexe et argent (ou pouvoir)

-Les productions stéréotypées de l'industrie pornographique (bouches rondes, etc) et les préjugés sexistes associés

-Le sexisme quotidien, moqueries, remarques vulgaires, drague minable

-La plupart des vidéos postées par des amateurs sur les sites de sexe, qui montrent le corps humain sous un jour trivial peu flatteur, avec les couleurs délibérément grisées, ou des décors triviaux: caves, cachots, toilettes, etc.

 

Les choses se compliquent du fait que la pornographie est souvent dans l'oeil du pornopathe, qui bave ses mots sales et ses gloussements répugnants même sur les plus belles œuvres d'art. Heureusement on peut suggérer efficacement sans montrer, et les plus belles oeuvres d'art sont souvent celles où l'érotisme n'apparaît que entre les mots.

 

D'un point de vue spirituel, l'attachement à des vibrations basses est dangereux.

La pudibonderie salit l'idéal religieux, et la pornographie salit l'idéal de liberté.

 

Chacun a droit à garder sa perception non souillée.

Célibat et chasteté

Vu l'ensemble des problèmes que posent l'amour, la sexualité, le couple ou la famille, certaines personnes préfèrent ne pas s'y engager du tout.

Je sais que cela va choquer les «puritains de la libération sexuelle», mais quand on n'a pas le désir, le sexe paraît quelque chose d'ennuyeux, voire de franchement répugnant. Si en plus il coûte tant de problèmes...

Quand j'étais enfant, je vivais très bien sans sexe ni désir. J'avais mille autres choses pour m'enthousiasmer ou me motiver. Aujourd'hui, ce qui me manque le plus est un bouton marche-arrêt pour le désir, afin de pouvoir faire d'autres choses par moments. Ma mère m'a souvent dit que, avec l'âge, elle était «contente d'être débarrassée de ça».

Le dégoût du sexe pourrait être à l'origine des nombreuses opinions «morales» qui s'opposent au sexe, et nous verrons comment il détermine nos opinions, voire les normes sociales.

 

Dans certains cas précis (moines et nonnes), le but de la chasteté est de rompre l'attachement avec la matière, en évitant l'attachement névrotique au corps et aux objets. Toutefois, l'essentiel n'est pas de «ne pas faire» mais de «ne pas être attaché». Inutile donc de passer des journées à lutter contre le désir physique, si on peut le soulager en quelques minutes à la main. L'essentiel est de ne pas créer un attachement pour cet acte.

Bon, d'ac, si on est obligé d'en passer par là, peut-être vaut-il mieux ne pas postuler au monastère, et préférer une autre forme de retraite du monde. Précisément, presque toutes les religions ont des solutions pour cela. La chasteté n'est vraiment praticable que si on a peu ou pas de désir physique.

Quant à la chasteté imposée, c'est un mauvais traitement. Sans parler des cages à pénis et autres outils barjots pour démolir les enfants. La «chasse à la masturbation» a souvent pris des tournures extrêmement sadiques.

 

La science doit rechercher des moyens pour chacun de contrôler son niveau de désir, y compris de l'annuler.

 

La liberté, c'est de choisir, y compris de ne pas faire, d'ac?

L'amour platonique

L'amour platonique est souvent compris comme quelque chose de frustrant ou d'incomplet. Il n'en est rien: l'amour est, rappelons-le, un sentiment. Et un sentiment se suffit à lui-même, avec des actions dans le domaine de l'esprit, sans nullement nécessiter une activité physique spécifique. Il n'y a donc pas de sexe, et souvent pas non plus de vie commune. Pour diverses raisons, les personnes ne souhaitent pas franchir ce cap, pour rester dans la pure connivence sentimentale, artistique ou spirituelle, sans avoir à gérer tout le côté trivial des relations physiques ou économiques. L'amour platonique est souvent considéré comme incomplet, ou un échec, par une société qui pense qu'un homme et une femme «doivent» nécessairement arriver au lit. Comme si il n'y avait que le sexe dans la vie. Bien au contraire l'amour platonique est une fantastique victoire de l'esprit sur la matière.

Une description poétique de l'amour platonique est ce que l'on ressent en amour, avant de se déclarer (ou avant de passer au lit). Certains aiment en rester à ce stade, d'un commun accord non-verbal, pour préserver la pureté sentimentale de cet état.

C'est pourquoi il ne faut pas parler de leur relation à un couple platonique: cela peut la briser, ou la faire basculer dans l'amour physique, ce que justement ils voulaient éviter.

Virginité

L'ensemble des religions du Livre, et beaucoup d'autres, commandent aux femmes d'arriver vierges au mariage. Et effectivement, ce fantasme est très répandu. Pourtant, je ne connais pas l'explication à ce commandement, ni surtout pourquoi il ne s'appliquerait qu'aux femmes. Seules certaines analyses du Coran suggèrent que, une fois au paradis, les personnes seraient ressuscitées «fraîches» (femmes comme hommes), c'est à dire pures et neuves de sentiments, ce qui n'est pas la même chose que physiquement vierge.

Ainsi la «virginité» ne serait pas tant la présence de la membrane (que l'on peut perdre suite à un accident), mais une fraîcheur de sentiments, une capacité à s'abandonner et à goûter pleinement à l'expérience, comme la première fois, naïvement, sans filtre ni blocage.

Ceci est précisément ce que l'on perd quand on découvre le sexe par la pornographie, le dénigrement médical, la drague, les «initiations», la vulgarité, la pédophilie.

Quant aux «tests de virginité», on peut les considérer comme des viols. Souvent avec différentes circonstances aggravantes: commis en réunion, par une «autorité», dans un cadre de harcèlement moral, de ségrégations, d'inquisition, etc.

Blague d'ancien travailleur du spatial: espérons au moins que ces tests soient non-destructifs...

Ménopause et andropause

La fin du désir sexuel est sans doute la partie où l'on entend le plus d'idioties. Ainsi dans les années 60 on entendait encore que l'on ne pouvait plus être amoureux après 30 ans (et donc qu'il fallait «se dépêcher», au besoin violer!). Depuis, la ménopause fait l'objet d'une attention disproportionnée, et on voit des médecins fous qui cherchent à prolonger les règles, voire à permettre à des femmes de 60 ans d'avoir des enfants!! Quant à l'andropause, on lit encore aujourd'hui (2016) dans wikipédia que son existence même est «polémique», ou que ce serait une «maladie». Et il aura fallu que j'en arrive là moi-même pour enfin savoir!!

Alors effectivement, on observe bien une baisse du désir masculin, un moment après 60 ans. Même si les hommes ne semblent pas éprouver tant de malaises physiques que les femmes, il y a tout de même certains inconvénients. En particulier l'attachement psychologique au désir et le désir physique ne diminuent pas en même temps, ce qui peut conduire les hommes à rechercher des sources d'excitations inhabituelles ou extrêmes, pour relancer un corps qui ne suit plus.

Bon, j'ai tout de même fait une observation précise: le désir physique ne diminue pas vraiment, c'est plutôt la période réfractaire qui passe de quelques heures à plusieurs jours. Ainsi un homme peut-il encore éprouver un désir intense, si il ne se soulage pas. C'est probablement cette confusion qui est à l'origine des assertions différentes sur le désir masculin après 60 ans.

Bien entendu le très matérialiste wikipédia assimile ces changements à la seule baisse des hormones, et donc au seul désir physique. Toutefois les changements sont beaucoup plus complexes, comme pour la puberté, et ils impliquent toute la personnalité, avec des changements d'état d'esprit et d'objectifs dans la vie. Ainsi la diminution de l'attachement psychologique au sexe fait que l'on pourra s'investir dans d'autres choses, notamment une vie sociale plus variée, ou se consacrer à des objectifs ou des loisirs qu'on n'avait pas envisagés avant. Aussi, l'approche de la mort, et la plus grande disponibilité, rendent davantage disponible à la jouissance immédiate de la vie, les voyages et autres expériences sociales, ou à la préparation pour l'après-vie. C'est un peu comme si on redevenait enfant, libre et spontané, mais avec la sagesse, les connaissances et l'expérience d'une longue vie.

Dans des pays comme l'Inde, le troisième âge est traditionnellement considéré comme un âge où l'on se consacre à son épanouissement spirituel. La Chine considère aussi le troisième âge comme celui de la sagesse. Et effectivement, avec l'expérience de la vie, on a l'habitude de prendre les choses de manière plus graduées, sans vouloir les bloquer. Avec la perte des désirs physiques pas toujours faciles à satisfaire, le troisième âge peut finalement être une période heureuse. C'est ce que je constate dans le virtuel, où les personnes les plus positives et responsables sont dans cette tranche d'âge (et ce ne sont pas forcément des «anciens hippies»).

Etre Triste après l'amour

Beaucoup de personnes se plaignent d'accès de tristesse après un acte sexuel. L'explication est très simple: c'est un instinct (chapitre V-16) dont le but est de nous faire rester avec le partenaire, afin que nous puissions prendre soin de l'enfant qui pourrait résulter de cette union.

L'ennui c'est que l'on ressent aussi cette tristesse après la masturbation... encore un autre bug du cerveau humain.

Bon, comme toujours quand on est triste, il faut être conscient de la cause. Parce qu'une tristesse sans cause apparente peut vite dégénérer en angoisse existentielle, ou prendre des proportions démesurées.

La meilleure solution serait tout de même de construire un monde moins triste, moins gris...

... où s'engager dans une relation amoureuse ne soit pas une prise de risque.

«Sublimer» le désir

Le désir est un élément de l'expérience de conscience. Si on l'expérimente, alors le désir existe. Si on ne l'expérimente pas, alors le désir n'existe pas. Un élément de l'expérience de conscience ne peut justement pas être «inconscient». La notion de sublimation est une des nombreuses notions fumeuses inventées par Freud, et acceptées sans vérification par ses adeptes. Elle n'est d'aucun secours pour résoudre nos problèmes.

Par contre on peut déplacer l'objet du désir. Par exemple les personnes qui fantasment sur les enfants peuvent s'entraîner à fantasmer sur autre chose. Ou, dans les Tantras, s'entraîner à fantasmer sur la beauté divine, au lieu de rechercher des expériences matérielles forcément décevantes. Un exemple communément cité est aussi l'artiste dont le désir le pousse à créer des personnages beaux ou angéliques. Mais dans tous ces cas c'est toujours du désir, et il est toujours sexuel.

De plus le désir sexuel physique est généré spontanément par le corps, comme la faim ou la soif. On ne peut donc pas le supprimer, mais seulement maîtriser nos actions, par la volonté, ou le rendre inopérant par la méditation avancée. En effet, si on contemple le désir, alors il devient un simple élément du paysage, qui perd tout moyen de nous faire souffrir ou de nous obliger à faire des choses.

section V: Problèmes sociaux

Comment notre désir ou notre dégoût fausse nos opinions sur la morale

Le sexe est-il «bien» ou «mal»? Faut-il vraiment s'en passer pour mériter le paradis, ou bien n'est-il qu'un plaisir sans conséquences?

Il est facile de vérifier que notre propre réponse spontanée à la question «est-ce que je dois m'abstenir de ceci ou de cela» dépend énormément de notre niveau d'excitation sexuelle, et peut même varier d'une minute à l'autre. Ainsi, plus on est excité, plus on tend à oublier les risques et les a-côtés répugnants, et plus on trouve les choses agréables et légitimes. Mais quand on n'est plus excité, on se dit au contraire qu'il vaudrait mieux s'abstenir de ceci ou de cela, en vue des inconvénients. A l'extrême, les personnes âgées tournent parfois à la bigoterie débridée.

Pire, on remarque que ceux qui sont contre le sexe sont aussi très souvent contre la joie de vivre, la beauté, la paix, etc. Et ceux qui font la promotion du sexe sans limite sont souvent pour l'égocentrisme, la pornographie, la vulgarité, les drogues, etc. On en conclut très facilement que la plupart des gens qui ont édicté des règles de morale à propos du sexe n'ont fait qu'exprimer leur attirance ou leur dégoût personnel. Et seuls le pouvoir des états ou des religions ont fait de ces goûts personnels des «règles de morale» imposées à tous

Plus précisément ces personnes créent un «droit positif», c'est à dire imposé par la force et ne reposant sur aucune base scientifique.

Ce livre au contraire recherche des conclusions scientifiques valables pour tous, indépendamment de mon état d'excitation personnel. Je peux le faire, puisque j'ai plusieurs neurones (un don rare semble t-il) et une mémoire qui me permet de me rappeler ce que je pensais quand j'étais dans un niveau d'excitation différent. Ce qui m'a permis de filtrer ce qui dépend de mon niveau d'excitation personnel.

Quand le désir devient opinion et idéologie

Il est déjà fort gênant de se retrouver avec un violent désir de faire des choses bizarres, dangereuses, ou susceptibles de ruiner notre relation avec un bon partenaire.

Mais les gens psychoprimitifs, sans introspection, sont encore plus mal barrés: chez eux, le désir devient automatiquement une «volonté», sans examen critique ni recul: «j'ai envie» donc «je veux». Certaines personnes particulièrement stupides semblent même ne pas faire la différence entre les deux, comme un animal.

(On pourrait penser que j'avais écrit ça comme une boutade, ou par dépit. Mais quand j'ai traduit ce texte en anglais, le traducteur Google m'a effectivement traduit les deux par «I want» (je veux)! Ce qui prouve qu'il a bien été conçu par des psychoprimitifs ineptes). Ainsi une personne accrochée à un plaisir «voudra» s'y adonner librement, tandis qu'une personne choquée «voudra» empêcher les autres d'en jouir.

Tout est alors en place pour l'apparition d'une névrose d'opinion (chapitre V-12): les arguments pour l'opinion nous semblent «vrais» et «bien», tandis que les arguments contre nous semblent «faux» ou «menteurs». Et une personne de même opinion parait «amie», même si elle s'apprête à nous torturer, ruiner notre famille ou nous refiler une maladie grave. Ainsi la névrose d'opinion retire toute protection contre des désirs dangereux, alors qu'une personne psychoéduquée tente au moins de se protéger en empêchant le désir de la pousser malgré sa volonté.

Pire, ces personnes généralisent alors leurs opinions personnelles à tous, interdisant ou imposant le sexe à tout le monde! De là provient la variété des «morales» naïves sur le sexe, de la pudibonderie religieuse à la pornographie athée: interdictions arbitraires de diverses pratiques, ou au contraire revendications impossibles ou dangereuses.

Le dernier pas, l'idéologie (chapitre I-9), est franchi quand les personnes construisent des systèmes de pensée bugués, de manière à justifier leur désir et en finale se sentir «juste» et les autres «mauvais».

 

Dans cette section, nous allons démonter plusieurs exemples de tels systèmes pervers, pro ou anti-sexe, parfois si tordus qu'on peut parler de pudibonderie déguisée en libération sexuelle.

Délires normatifs

On a vu au chapitre V-13 qu'un des jeux préférés des sociopathes est de définir des règles arbitraires, pour ensuite dire à ceux qui ne s'y plient pas qu'ils sont anormaux. La sexualité leur fournit un terrain de jeux de choix, d'autant plus que tout interdit se heurte directement à des désirs violents ou fondamentaux pour les victimes. La pudibonderie marche donc à tous les coups, comme méthode de harcèlement moral. Sinon eh bien il y a le viol, la moquerie, la pornographie, etc.

L'actualité pourrait simplement inverser les valeurs, avec l'homolâtrie et la sexualité obligatoire partout: ce sont aujourd'hui la chasteté, la fidélité conjugale ou «l'appartenance» à une religion qui sont victimes de harcèlement ou de discriminations.

Homophobie et homolâtrie

Tout comme le «dégoût» instinctif amoral des autres races (chapitre V-16) a pu mener au racisme, le dégoût instinctif du contact avec le même sexe peut mener à l'homophobie: le désir de nuire aux homosexuels. Toutefois le fait qu'un tel sentiment soit spontané, naturel et instinctif (codé par nos gènes dans nos circuits nerveux) n'en est nullement une «justification» morale. C'est un bug du cerveau, et rien d'autre. Et c'est au contraire ce sentiment qui est immoral, car il va gâcher notre relation avec les autres, voire nous pousser à des actes dommageables et tout à fait inutiles.

 

Les mouvements récents des droits de l'homme combattent donc l'homophobie, tout comme ils combattent déjà le racisme. Et ce livre fait clairement de même.

Toutefois aujourd'hui la tendance est en train de se déplacer rapidement vers l'excès inverse, par simple inversion dualiste (chapitre I-5): l'homolâtrie, c'est à dire définir la vie de tout le monde en fonctions d'une homosexualité qui ne concerne que quelque pour cent des gens. Et «phobie» comme «lâtrie» n'étant que les deux faces de la même névrose, on peut sans problème laisser les deux se taper dessus dans la même cellule, et aller s'occuper en paix de choses plus utiles.

 

Donc, d'après le second fondement de l'éthique, chapitre VI-2:

 

On n'a pas le droit de discriminer quelqu'un en fonction de ses goûts sexuels.

On n'a pas le droit de forcer quelqu'un dans des goûts qui ne sont pas les siens.

Les seules limitations éthiquement justifiables sont quand la sexualité devient nuisible à la personne ou aux autres.

Le bug vibratoire

Le bug vibratoire, qu'es acquò??? Décidément cette épistémologie générale conduit à de bien étrange concepts...

Depuis l'émergence de la vie animale sur les continents, il y a 300 millions d'années, les animaux sont confronté au danger microbien des excréments. L'évolution les a rapidement dotés du dégoût de l'odeur des excréments, qui, pour nos consciences aujourd'hui, se traduit par la «mauvaise vibration» (chapitre V-17) associée à cette odeur: on n'a pas envie de vivre à proximité de ceux-ci, ou si on y est forcé on se sent mal.

Toutefois, chez des animaux dotés d'un seul orifice servant aussi bien à déféquer qu'au sexe, il fallait que le désir sexuel annule ce dégoût, et au contraire fasse aimer l'odeur des excréments qui souillaient toujours l'objet du désir, au point de cacher tout parfum qui s'y trouverait aussi. D'où l’ambiguïté de circuits nerveux qui produisent tantôt dégoût tantôt attirance, et les nombreuses erreurs d'affectation possible.

Le problème est que ces circuits nerveux sont toujours là, chez nous, et ils sont à l'origine des désirs scatologiques, et de la pornographe (association de mauvaises vibrations au sexe). Plus généralement, une fraction importante de la population préfère les basses vibrations de la viande, du vin, etc. au lieu de rechercher les bonnes vibrations de la vraie vie.

Ceci est un grave problème, car ces gens sont attachés à un monde laid et sale, qu'on les voit souvent construire dans les villes comme dans les campagnes.

Que nos plaisirs amoureux soient attachés aux pires saletés est une des pires malédictions de la condition humaine.

Mariages alternatifs

Le principal argument en faveur des mariages alternatifs (mariage homosexuel, sadomasochiste, pédophile, avec un robot, avec la mobylette, etc.) est qu'un couple alternatif a besoin des mêmes protections qu'un couple naturel. Selon le second principe de l'éthique (chapitre VI-2), cet argument est valable, mais il ne donne pas forcément «droit» dans tous les cas. De toutes manières nous avons vu à la section II que les sexualités alternatives sont à déconseiller, et de plus qu'elles ne doivent pas être montrées en public, afin de garder la liberté de choix de tous, en particulier celle des enfants.

 

L'argument le plus courant toutefois est la reconnaissance d'une identité sexuelle. Malheureusement un goût sexuel n'est pas une identité. Nous pouvons donc ignorer cet argument. Seule un changement de sexe implique un changement d'identité visible en public, mais nous avons vu au sous-chapitre sur la transsexualité que cela n'est pas simple aujourd'hui (2017, sous réserve de changements futurs).

 

Donc:

Nous ne pouvons pas interdire ou réprimer les mariages alternatifs en général.

Toutefois, dans ce monde, on peut les considérer comme déconseillés, en tant que résultant de sexualités alternatives.

Dans le cas où un mariage alternatif est pratiqué, il ouvre par contre les mêmes protections et les mêmes droits, à deux exceptions près:

-Il ne permet pas l'adoption ou la conception d'enfants, voir la sous-section suivante.

-Contrairement au mariage naturel qui est public, un mariage alternatif est du domaine privé.

 

Une personne doit être informée qu'elle se marie avec un transsexuel.

Le mariage pédophile (avec des enfants non nubiles) est de la pédophilie aggravée, avec complicité et abus d'autorité.

Le mariage après viol ou pédophilie constitue une continuation aggravée, avec complicité et abus d'autorité.

Le mariage avec un robot n'est pas un mariage, un robot n'étant pas un être conscient.

(modifié le 30 Octobre 2017) Le mariage avec une personne s'exprimant à travers un monde virtuel (hors jeu de rôle) peut être considéré comme un mariage alternatif. Toutefois il faudrait un niveau de réalisme impensable aujourd'hui (2017) pour qu'on puisse le considérer comme un mariage naturel. Il n'en reste pas moins une union valide, car il implique les sentiments et le corps (au moins par le corps nu ou par des poses sexuelles.) Pour cette raison, la jurisprudence considère les relations sexuelles extramaritales dans un monde virtuel comme une brèche dans le contrat de mariage.

On peut légitimement considérer une union ou un mariage virtuels comme de vrais mariages.

(Ajouté le 30 Octobre 2017) Pour les mêmes raisons, le mariage avec une personne décédée clairement identifiée s'exprimant à travers une machine, soit physiquement soit dans un monde virtuel, peut légitimement être considérés comme un vrai mariage, et le cas échéant comme la continuation du mariage de son vivant.

 

Mariage alternatifs et enfants

Le recours à la Procréation Médicalement Assistée, aux mères porteuses ou à l'adoption a été évoqué pour donner des enfants à des couples alternatifs qui ne peuvent pas en avoir naturellement.

Ces idées sont même brandies comme des droits. Toutefois elles piétinent ouvertement le seul droit qui compte dans une famille: le droit des enfants. En l'occurrence le droit à un père, à une mère, à l'allaitement, et à l'exemple d'une relation naturelle, toutes choses dont l'enfant a un besoin vital pour son développement et sa future liberté. En particulier l'absence d'un des deux sexes fait de l'enfant un orphelin. Voir chapitre VI-6 pour plus de détails.

Les familles non hétérosexuelles ne peuvent pas avoir d'enfants.

Les mères porteuses sont à interdire dans tous les cas, comme forme grave d'esclavage, en plus de léser gravement l'enfant.

Retirer des enfants à leur famille défavorisée pour satisfaire les désirs affectifs d'une famille riche est du trafic d'humains ou de l'esclavage.

La PMA ou l'adoption sont à interdire à toute famille non hétérosexuelle.

IL existe toutefois quelques nuances:

-La PMA est superfétatoire, dans un monde en grave surpopulation.

-Il est plus difficile à une famille polyamoureuses d'avoir des enfants, mais on ne peut pas l'interdire.

-Enfin une famille alternative peut se former avec un partenaires ayant déjà des enfants, ou bien par fait accompli. On ne peut pas leur retirer leurs enfants si une relation affective s'est établie. En effet cette dernière relation est plus importante que l'exemple de la sexualité naturelle.

 

Pour information, la légalisation de l'adoption homosexuelle en France a causé un tollé, avec une large majorité de la population s'y opposant. La manipulation mentale des médias pour bloquer ce mouvement a alors été de dire que c'était un mouvement d'extrême droite. Ce qui a obligé tout le monde à se taire sous peine d'être assimilé à des barjots extrémistes homophobes. Le parti unique de droite-gauche a alors voté la loi, y compris les «verts» spirituellement déboussolés. J'affirme clairement ici que je ne soutient pas l'extrême-droite, ni aucun autre parti de droite-gauche. Je soutiens la vie, l'intelligence et les gens réels.

Section VI: Polémiques et cagades assorties

Peut-on «soigner» les homosexuels? (et les autres «déviations»?)

Non.

Tout d'abord, parce que ces choses ne sont pas des maladies.

Ensuite, parce que les méthodes proposées actuellement sont des fumisteries dangereuses: hormones diminuant le désir sexuel, au prix d'effets secondaires graves. Rappelons-nous les tortures infligées à Turing, pour le «soigner».

Pour pouvoir vraiment faire cela, il faudrait pouvoir intervenir dans le cerveau à l'échelle des neurones individuel, et modifier les quelques dizaines de neurones responsables de nos attirances et dégoûts sexuels. Ce n'est pas inconcevable, mais clairement pas encore au point.

Admettons que l'on puisse facilement modifier les goûts et désirs créés par nos neurones. Ce serait en finale à chacun de décider si il veut rester homosexuel, voire si il veut... le devenir. Et si la conscience de la personne a aussi pris une orientation sexuelle, alors, même si on modifie les neurones, ils reprendront cette orientation dans les mois qui viennent!

Ce qui montre aussi une autre possibilité: que la conscience peut, par des entraînements spirituels, des visualisations, modifier les neurones qui déterminent les goûts sexuels. C'est ce que j'ai fait personnellement, pour me débarrasser de quelques truc ennuyeux. Ce ne sont malheureusement pas des pratiques faciles, mais tout de même une bien plus grande liberté que de «revendiquer» une «orientation» que l'on n'a pas choisie.

Les «soins» aux pédophiles et aux délinquants sexuels

Dans certains cas les décisions de justice obligent les pédophiles et délinquants sexuels à «recevoir des soins». Si l'idée est séduisante, elle est pourtant une escroquerie intellectuelle dangereuse: on ne peut pas soigner un goût sexuel, ni même la malhonnêteté, parce que ce ne sont pas des maladies. Ces «traitements» n'ont tout simplement aucun effet.

De plus, ces jugements contredisent deux principes juridiques essentiels:

-Le juge n'est pas un médecin, il ne peut donc pas diagnostiquer ni prescrire.

-Un malade mental est pénalement irresponsable. On ne peut donc pas à la fois soigner et punir.

 

Ces «soins» sont en fait des hormones inhibant le désir sexuel, au prix d'effets secondaires parfois graves (dépression, modification du corps, etc.) On frémit à penser au cas d'une erreur judiciaire, ou de fausses accusations, où ces substances dangereuses seraient administrées de force à des innocents... Une chose qui pourrait arriver plus souvent qu'on ne le pense, voir le sous-chapitre sur le fausses accusations.

Modifié le 1 Mai 2017: Les seules méthodes qui fonctionnent sont des entraînements psychologiques ou spirituels, à base de visualisations, parfois de voeux. Et encore, ce n'est pas facile, et les rechutes peuvent être nombreuses. En fait, vous seul pouvez décider d'entamer une démarche de ce genre, si vous estimez que tel ou tel de vous goûts sexuels pose problème, à vous, à votre famille ou à d'autres. Dans le cas d'une condamnation judiciaire, on peut proposer de telles visualisations permettant à une personne de recentrer ses désirs sur des choses moins dangereuses pour les autres. Toutefois il est impossible de forcer quelqu'un à le faire, ni seulement de vérifier qu'il le fait réellement.

Ajouté le 1 Mai 2017: Quant à modifier de force les neurones, selon la technique proposée ci-dessus pour l'homosexualité, cela pose des problèmes éthiques dépassant de loin les avantages possibles, et peut donc être considéré comme une violation grave des Droits de l'Homme, similaires à une mutilation.

 

La seule façon sans danger connue aujourd'hui (2016) de limiter le désir sexuel d'un malhonnête confirmé serait... de le traire tous les matins.

Au moins l'Epistémologie Générale est plus rigolote que l'inquisition.

Bon, inutile de fantasmer: l'infirmière utiliserait un appareil.

L'inquisition anti-pédophiles.

Avertissement pour ceux qui ne voient que ce qu'ils veulent voir: risques de poursuites judiciaires.

Nous avons clairement déclaré ci-dessus que la pédophilie est mauvaise. Le problème que nous allons traiter dans ce sous-chapitre est celui des FAUSSES accusations de pédophilie, ou de traitements inhumains ou disproportionnés contre les vrais coupables, le tout en utilisant des méthodes dangereuses pour les victimes (réelles ou supposées). Ceci n'est ni de la justice, ni de la protection: on appelle cela chasse aux sorcières, ou inquisition.

La «référence» la mieux documentée en matière d'inquisition reste l'affaire des «sorcières» de Salem, ou un groupe de cinglées s'amusait à terroriser des enfants pour leur faire accuser des innocents. Si il y a jamais eu des sorcières à Salem, c'était bien ces femmes, précisément.

 

Tout d'abord, cette inquisition nuit aux enfants au lieu de les protéger. La première raison est qu'elle accapare les moyens de la police et de la justice, au détriment des véritables affaires. La seconde est le viol psychologique de l'enfant, par des interrogatoires intempestifs qui l'introduisent à la sexualité par le côté le plus sordide.

Mais surtout, les enfants y sont aussi traités comme des coupables, auxquels il «faut faire avouer» des faits imaginaires. Bien entendu, si ils ne le font pas, c'est «qu'ils ont un problème», ce qui justifie des «traitements psychologiques» ou des tortures psychologiques à faire frémir Orwell. De tels mauvais traitements révoltants sont parfaitement documentés et détaillés dans des affaires majeures et bien connues: l'affaire du conté de Dade en floride, et l'affaire Outreau en France. Le détail de ces mauvais traitements inclus l'isolation de la famille, des menaces, du harcèlement, des mises en situation sexuelle, et des métodes pseudoscientifiques comme les régressions hypnotiques ou la recherche de souvenirs réprimés. On peut considérer ces mauvais traitements comme de la vraie pédophilie.

 

Le fait que ces affaires soient le fait de juges et de travailleurs sociaux est une circonstance fortement aggravante. Certains on proposé des «réformes» de la justice. Mais la toute première réforme serait de n'embaucher que des personnes honnêtes, normales, et non pas des malades intégristes du sexe.

 

L'inquisition anti-pédophile inclut aussi différentes violations des règles du droit: juridictions d'exception, absence de prescription, doubles peines, qui plus est appliquées sur simple accusation, par exemple l'isolation sociale par la suppression du matériel informatique. Même les coupables prouvés sont traités hors des normes: délais de prescription exceptionnels, marquage social, pilori électronique, etc.

 

On trouve aussi un très suspect excès statistique d'accusations en ce qui concerne les personnes qui enseignent diverses formes de spiritualité. Je connais personnellement un cas, mais qui n'a pas marché parce que les gendarmes ne sont pas si faciles à berner.

 

Les personnes accusées de pédophilie ont les mêmes droits que les autres justiciables: décisions rapides, présomption d'innocence, défense, jugements basés sur des faits vérifiés, peines proportionnée au préjudice réel, délais de prescription similaires aux autres justiciables.

Les enfants victimes de pédophilie réelle ou supposée on droit à un traitement humain normal, au respect de leur parole et de leur pudeur. Ils ne peuvent être retirés à leur parents qu'en cas d'abus prouvé, et dans ce cas confiés à une famille de rechange stable (chapitre VI-6).

Dans le cas où des appareils informatiques sont saisis, ils seront restitués dans les jours qui suivent, afin d'éviter une double peine, qui plus est appliquée même à des innocents.

 

Puisque la prise de conscience des dangers de la pédophilie est récente, pourquoi alors la condamnait-on avant? La réponse est très embêtante: on la condamnait uniquement parce que c'est du sexe. C'était une forme d'inquisition. Quand aux gosses, on leur disait de se taire, car on les considérait aussi comme coupables!

Un des volets de l'inquisition est ce que l'on pourrait appeler le délire normatif: édicter des critères arbitraires pour désigner des coupables. On a par exemple vu passer récemment un livre dont l'auteur affirme que «les hommes qui aiment les femmes sans poils sont des pédophiles». Que sont les écrivains sans cerveau, alors?

 

(Ajouté en Juillet 2018:) Des cas d'accusations de pédophilie manifestement fauses mais très médiatisées se sont produits récemment. En 2016 la désinformation contre Hilary Clinton a résulté en une défaite majeure pour les USA. En 2018, Vernon Unsworth, le chef des sauveteurs dans l'affaire des grottes de Luang en Thaïlande, a rapporté que sa famille a d'abord pris littéralement les accusations gratuites contre lui, ce qui leur a causé un fort chagrin. J'espère que ces affaires à haute publicité feront prendre davantage conscience du danger de l'inquisition anti-pédophiles, qu'elle soit un simple jeu sadique ou une arme politique.

Le viol

Quand j'étais adolescent, dans les années 1960, l'idée qui prévalait encore sur le viol était qu'une femme refusait uniquement à cause de préjugés puritains, qu'elle éprouvait autant de plaisir qu'une femme consentante, et même un homme violé était sensé éprouver du plaisir! Le viol aurait été tabou seulement parce que c'est du sexe! Ces idées persistent encore aujourd'hui chez de nombreux esprits simplets, avec par exemple le «viol correctif» des femmes homosexuelles, sensé leur faire découvrir le plaisir avec un homme. Les partisans du viol avancent diverses «justifications» du viol: que ce serait la femme qui «provoque», par son apparence. C'est comme si on disait qu'une banque «provoque» le holdup, et que l'on mette ses patrons en prison.

 

Mais la vérité est toute autre: une personne violée est profondément blessée dans sa personne, dans sa sexualité, dans sa relation avec son corps, ou dans sa relation avec les autres. Ce qui fait du viol une véritable mutilation. Le viol est une sorte de bizutage, de brimade sadique, fachiste ou sociopathique. A laquelle s'ajoute le risque de maladies graves, de blessure ou de grossesse indésirée.

Une pénétration sexuelle sur une personne non consentante est un crime grave.

 

Le viol conjugal arrive dans les cas suivants (clarifié le 19 Septembre 2017):

-Suite à un mariage forcé, ou un mariage pédophile, que ce soit pour «régulariser» une telle relation, ou un «mariage d'honneur» pour «régulariser» un viol. Dans ces cas, le viol est pleinement constitué, sans nuances ni excuses.

-Quand le partenaire se révèle manipulateur, irrespectueux, etc. ou bien que la situation cachait une tromperie: mariage gris, mariage à des fins financières, d’espionage, de manipulation, etc. Il s’agit des rares cas où l’accusation de viol peut être portée a posteriori, car le consentement avait été obtenu par tromperie ou par manipulation.

-A l’occasion de la perte de désir d’un des partenaires. Une telle perte de désir peut arriver naturellement (âge, perturbateurs endocriniens, évolution spirituelle…), mais cela arrive aussi quand la relation se dégrade, quelles qu’en soient les causes ou le responsable. La limite est ici très floue, et les situations peuvent dégénérer lentement pendant des années, apportant une accoutumance, avant que les partenaires se rendent compte. Il en résulte donc tout un continuum de situations, entre un rapport sexuel accepté par gentillesse, accepté sans joie, subi, de mauvais gré, imposé par manipulation ou chantage, ou par la force. Seuls ces deux derniers cas peuvent être vraiment considérés comme des viols. Techniquement ils en sont, car la situation de mariage (ou d’union informelle) ne change pas nos neurones ni nos sentiments.

On retrouve ici aussi toute la gamme des fausses accusations: accusateur violent ou autoritaire, accusateur qui a changé d'appréciation, consentement ambigu, manipulation par les sentiments, fausse victime accusant un partenaire pour s'en débarrasser (gode à insémination ou poire à pension alimentaire). Si on est accusé à tort de viol conjugal, il faut de toutes façons arrêter immédiatement tous contact sexuel. Une fausse accusation aussi grave est un fort motif de divorce avec pension alimentaire et garde des enfants. Si l'accusation est vraie, alors bien sûr ces droits vont à la victime.

Tout mariage forcé, ou avec un enfant, est nul. Le viol est pleinement constitué. Les «lois» ou «coutumes» qui le permettent sont nulles et non avenues. Toute autorité politique, juridique, coutumière ou religieuse qui collabore se rend complice de viol aggravé.

 

Dans tous les cas de viol la justice vérifiera qu'elle n'a pas à faire avec une fausse accusation, ni avec un consentement ambigu ou piégé. (voir plus loin: jeux ambigus). Pour cela il faut une analyse psychologique soigneuse et contradictoire des deux partenaires, pour détecter lequel ment ou est psychologiquement perturbé. Faute de quoi le tribunal n'est qu'un jeu de massacre.

 

Les règles de morale et lois sur le consentement, le viol ou les agressions sexuelles s'appliquent de la même façon pour tous les sexes.

Je précise, car en 2015 on voit encore en France des nouvelles lois qui favorisent un sexe sur l'autre.

Armes anti-viol

Divers systèmes ont été proposés pour empêcher physiquement un violeur déterminé d'accomplir son crime. Certains solutions sont passives, genre ceinture de chasteté. D'autres sont actives, pouvant blesser voire mutiler l'agresseur.

La légitime défense est invoquée pour justifier ces armes. Toutefois cela pose un problème grave: de telles armes pourront aussi être utilisées pour piéger des hommes honnêtes, les blesser, les mutiler, et en plus les empêcher de se défendre en les accusant de viol. De telles horreurs sont déjà arrivées, aussi le problème est très réel.

Sans parler de la terrible revanche d'un homme réalisant que sa vie est fichue, et n'ayant plus rien à perdre.

Comme le disait un spécialiste incontesté des armes, Michael Kalatchnikov: «je suis triste que mon invention soit utilisée par des terroristes». En effet, quand on construit une arme, on ne sait jamais à quoi elle va servir. La moindre des choses si on construit des dispositifs anti-viol, est donc d'être sûr qu'il ne puissent pas produire de blessures ou mutilations, ni être modifiés pour en produire.

En général les féministes considèrent qu'il n'est pas normal qu'une femme ait à porter des armes pour se défendre, préconisant plutôt l'éducation et la protection par la loi.

Sans parler de l'énorme incohérence de s'opposer aux mutilations sexuelles féminines, tout en proposant la mutilation des hommes.

Il faut tout de même se rappeler que le but premier du féminisme est de garantir le même bonheur aux femmes qu'aux hommes. Inverser l'horreur ne va certainement pas dans ce sens.

Les agressions sexuelles

Tout acte sexuel non-consentant, mais n'impliquant pas de pénétration, est qualifié d'agression sexuelle. Si les principes éthiques, et donc juridiques, restent les mêmes que pour un viol, une simple main aux fesses, ou une réflexion sexuelle, ont des conséquences infiniment moindres qu'un viol. Ils peuvent même arriver par accident, ou par maladresse. Une simple proposition n'est même pas en soi une agression sexuelle, mais elle peut le devenir si elle manque de respect (réflexions sexistes ou pornographiques, proposition par un supérieur, à une personne mariée, etc.). Ainsi la façon de faire peut souvent compter plus que l'acte lui-même.

 

Il ne faut pas non plus exagérer: une main aux fesses, même si cela nécessite clairement un consentement, n'est pas «un viol». Surtout ce n'est pas une raison pour être «traumatisé» ou «d'avoir peur des hommes» des années après. Je peux en parler avec autorité: un homme peut aussi subir ce genre de choses, par des femmes, ou par des hommes homosexuels. Cela m'est arrivé plusieurs fois, et ce n'était clairement pas de l'inadvertance! Même si ces expériences sont désagréables, je n'ai pas été «traumatisé», ni ne suis devenu homophobe ou mysogine.

Tout jugement sur les agressions sexuelles devront être proportionnés à l'intention et aux conséquences, sans apporter d'exceptions aux autres principes de droit ni aux droits de l'homme.

En particulier, il ne peut pas y avoir de lois spéciales, temps de prescription plus élevé, punitions spéciales, mutilations, etc.

Fausses accusations et jeux ambigus

Les fausses accusations concernent des actes qui n'ont pas eu lieu. Souvent dans ces cas, l'absence de réalité des faits est difficile à prouver objectivement. Une variante fréquente est la fausse accusation de pédophilie.

Les jeux ambigus concernent des actes qui ont eu lieu, et où la cible avait apparemment donné son consentement. Mais après coup cette cible requalifie l'acte en agression ou en viol.

Les motivations peuvent être très diverses, du simple trouble psychologique (l'amour devenant haine) à des plans élaborés: faire tomber un politicien ou un leader spirituel, nuire à une personne, se venger, obtenir une pension alimentaire, utiliser un homme comme un gode à insémination, etc.

 

Bien entendu, idéalement, la justice doit dans tous les cas démêler le vrai du faux, afin d'éviter de condamner des innocents. Toutefois elle se heurte ici à un problème métaphysique: le consentement est un élément de l'expérience de conscience de la personne qui le donne, qui ne peut pas être observé par une autre personne (chapitre II-3). Ce qui fait que, même si l'acte est physiquement prouvé, il est souvent impossible d'évaluer sa qualification en agression.

Même la présence d'éléments tels qu'une demande de pension alimentaire ne démontre pas clairement une machination.

Dans le cas d'une fausse accusation de pédophilie, l'enfant en est aussi victime, car alors le simple fait de l'interroger est une agression sexuelle sur lui.

 

L'affaire est trop complexe pour donner une solution valable dans tous les cas, mais on peut quand même obtenir quelques lignes directrices:

-Evaluer psychologiquement les accusateurs autant que les accusés (c'est ce qui a permis de résoudre l'affaire Outreau).

-Se fier à des circonstances annexes, par exemple des messages injurieux ou pornographiques (Dans une affaire où j'ai été partie civile, un message secret écrit à l'encre sympathique a aidé à convaincre les juges de la duplicité de l'accusé)

-Toute personne recevant une plainte de victime doit être en mesure d'orienter rapidement celle-ci vers la recherche de preuves (examens médicaux). (Dans le cas précédent, un médecin a refusé d'aider la victime. Il nous a fallu attendre quinze jours pour être dans le bon département, mais en général après un tel délai il n'y a plus rien à voir).

-Condamner sur simple accusation constitue une inquisition. Si de telles condamnations sont fréquentes, alors les fausses accusations se multiplieront, comme moyen facile de nuire à des innocents.

 

Un cas extrême d'accusation délirante s'est récemment produit en France en 2015, où un enfant d'école primaire a été arrêté en classe et conduit à la gendarmerie, sous accusation «d'agression sexuelle», simplement pour avoir chanté à une de ses copines une chanson d'amour inoffensive entendue a la télé! Faites ça à mon gosse et je vous colle un procès.

 

Ce qui serait intéressant, et qui éviterait toute ambiguïté entre une «proposition manuelle» légitime et un geste sexuel méprisant, serait un «protocole» appris en éducation sexuelle, qui permettrait de manifester clairement son désir sans engager un acte pas forcément désiré. Des marques de refus a priori existent bien: hijab, bagues, tablier, bindi, habit monastique, uniforme de fonction, etc.

Le «non qui veut dire oui» suppose que toute femme serait toujours consentante. Bien entendu cette imputation d'intention est une manipulation mentale, et elle constitue donc une circonstance aggravante.

Le «oui qui veut dire non» consiste à accepter un début d'action sexuelle, pour amener une victime à un point où on peut l'accuser.

Le «harcèlement sexuel» indique une action répétitive qui continue malgré un refus net, ou envers une personne qui n'est pas en position de refuser facilement. Toutefois cette expression est souvent employée pour dénigrer une proposition unique, même respectueuse.

Le «je n'étais pas consentante» consiste à requalifier un acte après coup. cela peut être un piège délibéré, ou un trouble psychologique.

Il faut «savoir ressentir» est le plus étrange: ne pas consentir bien que l'on ait vraiment envie. Mais désolé, en amour, la télépathie n'est pas plus courante qu'ailleurs. J'en connais plusieurs qui ont perdu une belle occasion.

Le «il aurait dû s'en douter»: non-consentement envoyé par télépathie, ou par voyage dans le temps vers le passé. Normalement, il a peu de chances d'être reconnu au tribunal... quoique on ait vu des gens condamnés pour avoir ignoré un refus télépathique.

 

Coïncidence intéressante, le 7 Juillet 2016, juste deux ou trois jours après que j'aie écrit ce texte, l'Allemagne a durci sa définition des délits sexuels: Tout acte sexuel commis «contre la volonté identifiable d'une autre personne». Ce qui me paraît intéressant est l'adjectif «identifiable», qui exclut précisément tous les petits jeux dénoncés dans ce sous-chapitre. Toutefois les juristes ont dénoncé un nouveau problème: une personne peut toujours prétendre après qu'elle n'était pas consentante, voire elle peut délibérément accepter un acte sexuel dans le but d'avoir une motif d'accusation. Les juristes (qui auront à trancher les cas réels, pendant que les politiciens jouiront tranquillement de leur retraite) disent que ce sera «parole contre parole», ou que «la chambre à coucher devient un endroit dangereux», car on ne «pourra plus différentier un viol d'un acte que tout le monde accomplit tous les jours». D'où ma proposition:

-Dans certains cas c'est parole contre parole. Les preuves de l'acte lui-même ne servent alors pas à grand chose, puisqu'il n'est pas intrinsèquement une agression. Le mieux serait de ne pas condamner dans ce cas. Laisser passer des coupables, ou considérer une affaire comme non résolue, est en effet un moindre mal que de condamner des innocents.

-Il devrait y avoir un prix pour des accusations improuvables, afin de décourager les fausses accusations.

-Puisque les téléphones portables sont si nombreux, il devrait y avoir un moyen d'enregistrer la déclaration de non-consentement à l'attaquant, sans que cet attaquant puisse empêcher cet enregistrement.

 

On dit «faire l'amour» pour une raison: le sexe est un acte d'amour. Si le consentement n'est pas clair, ou que d'autres motifs interviennent, alors ce n'est pas de l'amour, mais une agression ou de la prostitution.

-Le consentement est clair, préalable, libre et mutuel, éclairé, et basé sur la seule recherche du bonheur amoureux

-Le consentement ne peut pas être arbitrairement retiré après.

-Il y a toutefois quelques exceptions, si il apparaît que l'acte cachait une tromperie, intention cachée, mariage gris, exploitation, espionnage, etc.

 

Bon, je dois dire que ces choses sont devenues si troubles et si compliquées que je ne fais plus aucune proposition depuis belle lurette. Même pas dans le virtuel.

 

En effet, si il faut un avocat pour faire une déclaration d'amour, alors on peut lui demander de garder le dossier ouvert, pour le divorce.

Les «souvenirs réprimés qui réapparaissent des années après»

On entend beaucoup parler de femmes se «rappelant» soudain un viol par telle ou telle célébrité. Mais il existe de nombreux autres cas, au point que l'on puisse considérer le procédé comme fréquent.

Le principe de ces accusations longtemps après est simple: la personne prétend que ces souvenirs étaient «enfouis» ou «réprimés» («suppressed», en anglais). La personne semble sincère, et peut même montrer des indices de véritable traumatisme, qu'un examen psychologique confirme. Ceci est une variante de la chasse aux sorcières, et comme elles basées sur des sensations subjectives échappant aux preuves objectives.

 

Je peux répondre avec autorité à ces choses, tant de par les recherches scientifiques connues sur les faux souvenirs, que par mes expériences personnelles.

Tout d'abord, tous les spécialistes le diront, un traumatisme ne peut pas «s'oublier». Il reste présent, précis et vivace, avec toute sa charge émotionnelle. Il n'y a pas par exemple de survivants de la Shoah qui auraient «oublié» (Je prend cet exemple, car le fait traumatisant est ici bien vérifié, au contraire d'un viol sans témoin). Personnellement, je me rappelle parfaitement, en détails, de plusieurs petites agressions sexuelles. Cette notion de souvenir «inconscient» vient en fait de la psychanalyse, qui est une pseudoscience. Mais elle n'est invoquée que pour justifier de fausses accusations de pédophilie, ou des faux cas de rencontres extraterrestre (j'ai personnellement connu quelqu'un dans ce cas).

 

Alors mon explication, en ce qui concerne les fausses accusations de viol visant des personnes célèbres ou argentées? Il y a bien sûr le pur mensonge, par des bon acteurs, pour de l'argent, ou pour servir une «cause» politique. Mais il y a plus vicieux: une personne psychoprimitive, sans introspection, peut effectivement se persuader elle-même d'un fait imaginaire (créer un faux souvenir). Et je sais très bien de quoi je parle, grâce à un souvenir précis:

Quand j'avais dix ans, notre mère nous lisait chaque soir des passages de divers livres, dont le Livre de la Jungle. J'étais si fasciné par la liberté de Mowgli dans la nature, que je me suis mis à imaginer que j'avais vécu une expérience similaire, plus tôt dans ma vie. Toutefois, si une telle chose m'était arrivée, il aurait fallu que ce soit très jeune, pour ne pas m'en rappeler. J'essayais donc, par jeu, de fouiller mes souvenirs les plus lointains... C'est alors qu'aux limites de ma mémoire, une image est apparue! Ce qui s'est probablement passé est que j'ai eu une impression de déjà vu, sur une scène que j'avais pourtant entièrement imaginée. J'ignorais l'existence de ce phénomène à l'époque. Mais j'ai compris, du haut de mes dix ans, que c'était là une pente fort glissante, et que l'on pouvait ainsi se «faire croire» des choses totalement fausses. Depuis, je me tiens soigneusement à distance de ce chemin vers la folie.

Par contre chez des gens psychologiquement immatures, le petit jeu vicieux va vite les amener à se «faire réapparaître» des souvenirs, qu'ils prendront alors pour «une vérité»: rencontre extraterrestre, vie antérieure en Atlantide, et donc pourquoi pas un viol intéressant. Le faux souvenir auto-créé peut même manifester la même charge émotionnelle qu'un vrai, car il met en jeu les mêmes circuits nerveux. Ce qui produit alors angoisse, et même stress post-traumatique, qu'un psychologue ne peut alors pas distinguer d'un souvenir traumatisant réel!

C'est ainsi que des personnes immatures (d'âge mental inférieur à mes dix ans tous cas) peuvent se placer bien en vue au centre de l'actualité, voire se faire passer pour féministe. Un petit jeu vicieux qui a brisé la vie à de nombreux innocents. Mais il n'y a plus d'excuse maintenant que j'ai publié l'explication (Février 2017).

Désir sexuel, dépendance, délinquance sexuelle

Avant toute discussion, il faut bien séparer ces trois concepts, souvent confondus en un seul, bien qu'ils représentent des choses totalement différentes, appelant à des solutions totalement différentes.

 

Le désir sexuel physique est une sensation produite spontanément par le corps, comme la faim ou la soif. Faute d'hormone ou autre méthode sûre et sans effet secondaires, la seule solution est de se soulager, y compris par la masturbation si on n'a pas de partenaire intéressé pour ce faire. C'est la raison pour laquelle chacun doit pouvoir jouir d'intimité, en particulier les adolescents (famille, colonies de vacance, internat).

 

Le sentiment de désir sexuel est produit par notre psychologie: nous désirons un partenaire, ou nous fantasmons sur telle ou telle activité. Si ce sentiment devient un trait de personnalité, alors c'est une névrose (chapitre V-12).

 

Il est clair que, selon la nature physique ou sentimentale du désir, la solution sera différente: soulagement physique ou méthode psychologique. En particulier le tribunal doit tenir compte du fait qu'une psychothérapie ne peut rien contre le désir physique, et les hormones ne peuvent rien contre le sentiment de désir.

Trouver un partenaire est bien sûr la solution idéale. Mais cela n'arrive pas toujours, et de plus il est difficile de nouer une relation saine sur la seule base d'un fantasme. Il vaut donc mieux contrôler notre désir sexuel, afin qu'il n'entrave pas notre légitime recherche du bonheur amoureux, avec un partenaire qui fonctionnera sur l'essentiel de la relation amoureuse (chapitre VI-6), même si il ne satisfait pas notre fantasme.

 

On parle de dépendance quand le désir devient envahissant, au point de nous forcer dans des activités sexuelles au détriment d'autres activités. Par exemple ne pas pouvoir s'empêcher d'aller voir des films pornos devient dommageable, de par le temps perdu, l'argent perdu et la minable expérience de vie. Ne pas pouvoir s'empêcher de penser au sexe au travail ou en conduisant peut ruiner nos occupations, voire être dangereux.

 

On parle de délinquance sexuelle si une personne commet des actes dommageables sur d'autres. Encore que le terme «délinquant» est fort, il ne s'applique qu'à des activités qui lèsent gravement les cibles. Parlons plutôt d'abuseur pour la petite drague ennuyeuse.

Il y a toutefois, là aussi, deux cas fort différents:

-La personne est victime de son désir, qui la pousse à des actes dommageables, contre sa volonté. Ce qui ne signifie pas qu'il faille la laisser faire, car ceux qui subissent ses actes sont aussi victimes. Mais si ce cas se retrouve au tribunal, on parlera alors plutôt de problème que de délinquance.

-La personne est malhonnête, si elle a la volonté d'utiliser les autres sans se soucier des conséquences sur eux. Dans ce cas la personne est coupable, et seuls les ses cibles sont victimes. Seul ce cas mérite la pleine qualification de délinquance.

Ces deux cas nécessitent certes tous deux une action pour les faire cesser. Mais il est très important de les différencier, car les solutions justes et efficaces sont fondamentalement différentes. Dans le premier cas, la personne peut comprendre le problème, et accepter des méthodes pour contrôler le désir physique (masturbation) ou sentimental (méthodes psychologiques ou spirituelles de contrôle des névroses). Dans le second cas, il n'y a pas d'autres solutions que de punir ou de contraindre. La nuance est d'importance, car les erreurs ont des conséquences terribles: punir un innocent au lieu de l'aider, ou punir les victimes en s'imaginant qu'un malhonnête ne récidivera pas.

 

Il faut aussi bien se rappeler que le désir, tant physique que sentimental, est naturel et légitime. Il ne devient un problème que si il conduit à des actions nuisibles pour nous ou pour les autres. Mais la limite entre les deux est floue et très chargée, et il arrive bien trop souvent que des gens tentent de la brouiller encore davantage:

-Un homme qui désire est appelé phallocrate, ou délinquant, ou dépendant,

-Une femme qui désire est appelée salope,

-Le désir homosexuel est qualifié de perversion ou d'anomalie («soigné» par des hormones rendant impotent et déformant le corps)

-A l'inverse, des abuseurs déclarent que leur désir est «naturel» (violeurs, sexistes, pédophiles),

-Les enfants sont persécutés pour des désirs qu'ils n'ont pas,

-etc.

Ainsi, tant que les dommages sont limités à la personne qui désire, c'est en final à elle seule de décider de la conduite à tenir, et notre seul devoir est de l'informer du problème et des solutions. Pas de pattes sales d'inquisiteurs, donc.

La torture

Si il existe un large consensus pour interdire et criminaliser les activités sexuelles sadiques par des individus isolés, ce consensus devient curieusement beaucoup plus clairsemé quand les mêmes jeux sexuels sadiques sont accomplis par des forces gouvernementales ou des activistes, sous des prétextes militaires, politiques ou religieux.

On remarque en effet que ces comportements impliquent souvent le déshabillage des victimes, le viol et des tortures concernant les organes sexuels. Par exemple la «gégène» était une pratique homosexuelle très répandue lors de la guerre d'Algérie. Ou les pratiques pédophiles attestées du régime de Bachar El Assad, qui ne peuvent en aucun cas être le fait de personnes défendant une cause quelle qu'elle soit. Merci monsieur le tyran de confirmer si brillamment ma conclusion:

On peut donc affirmer sans risque de se tromper que ce n'est pas la politique qui justifie la torture, mais que ce sont des sadiques sexuels ou des sociopathes qui mettent en place des régimes intégristes, fachistes ou indigents, dans le seul but de pouvoir s'amuser à torturer. Exactement comme dans un club sadomaso, ou une histoire simplette sert de prétexte à démarrer la scène proprement dite.

De toutes façons, il y a aujourd'hui des méthodes bien plus efficaces que la torture pour extirper des aveux. Il vaut mieux ne pas dire quoi, mais tous les services de police ou d'espionnage du monde les connaissent forcément. Preuve que le choix de la torture n'est pas l'efficacité, mais bien le sadisme.

Quelques anecdotes. Pendant la seconde guerre mondiale, la Luftwaffe allemande ne torturait pas ses prisonniers, par éthique. Toutefois ils avaient des méthodes efficaces pour leur soutirer des détails apparemment insignifiants, mais utiles.

Autre anecdote, que j'ai lue dans un livre d'un agent de l'OSS en poste dans la Rome mussolinienne (je ne me rappelle plus ni le titre ni l'auteur, désolé). La chasse aux espions était alors un excellent prétexte pour des officines d'amateurs s'amuser à identifier des «suspects» (des quidams ramassés au hasard) et prendre un plaisir sadique à les torturer. Le problème était devenu suffisamment flagrant pour que ces officines aient du être interdites par... la gestapo.

 

Une telle perversion de la politique ou de la religion constitue une circonstance aggravante.

Auteurs et donneurs d'ordres doivent être punis de la même façon. C'est ce qui est fait pour le banditisme.

Le délai de 50 ans couramment invoqué pour protéger les crimes d'état est une complicité.

Les mutilations sexuelles

Priver une personne d'un des plaisirs de base de la vie est la violation la plus directe du premier principe de l'éthique (chapitre VI-2). Un tel acte est purement fachiste, sans aucune excuse ni justification possible.

 

Il est à noter que, si ce monde machiste a produit les mutilations féminines, l'expérience dans les mondes virtuels ou dans les groupes «de gauche» montre que les phantasmes misandres de mutilations masculines sont aussi très répandus: émasculations, ceintures de chasteté masculines, etc.

Même les lois et initiatives actuelles reflètent souvent ce sexisme inversé. Par exemple, une loi passée récemment en France (2015) protège «les femmes» des violences conjugales, mais pas les hommes! Autre exemple, le traducteur Bing de microsoft traduisait «mutilation sexuelle» par «mutilation sexuelle féminine»! Comme si cela ne suffisait pas, deux phrases plus loin c'est google translator qui m'a remplacé «mutilations masculines» par «mutilations féminines»!

Les mutilations sexuelles masculines sont aussi fréquentes que les mutilations féminines, dans les contextes de guerre, sur les prisonniers ou sur les populations.

(Personnes sensibles s'abstenir:) On a souvent entendu dire que, pendant la guerre d'Algérie, les fachistes émasculaient des gens. Wikipédia et un numéro spécial de «Science et Vie» de 2012 citent effectivement «des cas», dans les deux «camps», sans toutefois donner un indication de leur nombre ou prévalence. «Science et Vie» confirme que les conscrits (soldat esclaves enrôlés de force) «vivaient dans la peur de l'émasculation» (ce qui correspond bien à mes souvenirs personnels: mon père en parlait en 1964-67). De tels actes ne peuvent se justifier par aucune cause: leur existence même est la preuve brute que, sauf légitime défense, les guerres ne sont qu'une recherche délibérée de plaisir sexuel sadique, entre des bandes de sociopathes aussi tarés d'un côté que de l'autre. On pourrait même paraphraser Clausewitz: «La guerre est la continuation de la séance sadomaso par d'autres moyens». Ce serait même plus vrai que son texte original.

 

La circoncision n'est pas si bénigne, et est l'homologue de certaines mutilations féminines décriées par les féministes. Elle rend la masturbation plus difficile. D'un point de vue tantrique, l'augmentation des sensations physiques se fait toujours au détriment des sensations psychiques que l'on recherche.

Certaines religions considèrent la circoncision comme une marque d'obéissance à Dieu. Toutefois on peut marquer cette obéissance de nombreuses façons, comme de pratiquer la psychoéducation (chapitre V-12) ou au moins de se comporter de manière éthique (ce que le Coran appelle être «circoncis de coeur»). Ainsi la circoncision n'est qu'un symbole, nullement indispensable à l'exercice de la spiritualité, et l'interdiction pourrait être intégrée sans problème par toutes les religions.

Pour information, annuler cette obligation est longuement discuté dans les épitres du Nouveau Testament. Le refus de suivre ce progrè a été la cause de la séparation entre Christianisme et Judaïsme.

En Europe et surtout aux Etats Unis, la circoncision est couramment pratiquée par conformisme social, ou comme fantasme sexuel. Grand bien leur fasse, tant qu'ils n'imposent pas ce fantasme à leurs enfants. J'ai malheureusement du moi-même menacer un médecin de poursuites judiciaires pour mutilation sexuelle, pour qu'il laisse mon gamin tranquille.

D'autres, menés par la fondation Gates, prétendent que la circoncision protégerait du SIDA, sur la base d'études pseudo-scientifiques qui ne mentionnent pas l'orientation religieuse des participants. En effet, en Afrique, où les orientations religieuses sont souvent floues ou multiples, une personne favorable à la circoncision a aussi des chances de pratiquer l'éthique musulmane, qui est une excellente protection contre le SIDA, ce qui expliquerait les corrélations faiblement positives des études. Dans ces conditions, affirmer que la circoncision protège du SIDA est scientifiquement faux. C'est aussi totalement irresponsable: cette affirmation va pousser des millions de personnes à s'exposer à la maladie, tout en se croyant protégées.

 

Je peux par contre citer le cas positif d'une amie qui faisait de l'aide humanitaire au Burkina Faso, pays où l'excision est un «rituel de passage» obligé des jeunes filles. Mon amie, lasse de voir les filles se faire bousiller (et souvent mourir) finit par aller trouver le conseil du village. Le palabre dura des heures, laissant mon amie épuisée, à court d'arguments, sans résultats apparents. Mais quelques jours plus tard les burkinabés eux-mêmes vinrent avec leur solution: les rituels continuerait, mais la mutilation serait remplacée par un geste symbolique avec un couteau de bois, sans blessure.

A noter enfin qu'existent des chirurgies reconstructrices. Je ne sais pas à quel point elles sont efficaces, du point de vue du plaisir. Mais au moins elles suppriment les risques d'infection et les névromes douloureux.

Tromperie et partenaires jetables

A la différence du sous-chapitre sur la polyamorie, nous parlons ici de relations cachées, que les partenaires habituels ignorent. Ceci est habituellement appelé tromperie.

Le problème est que le secret trahit ici une intention de nuire, ou au moins un mépris du partenaire habituel. C'est effectivement leur première impression, quand ils découvrent la tromperie (ce qui arrive toujours tôt ou tard... une personne amoureuse ressent forcément le trouble). Une telle découverte peut générer facilement une forte jalousie, ruinant la relation, ou susceptible de mener à des actes dommageables ou irréversibles.

Dans ces conditions:

On peut poser une règle Aristotélicienne comme quoi le fait d'avoir une relation avec un/une/des partenaire(s) équivaut à un engagement à ne pas en avoir d'autres en cachette.

Il y a toutefois des cas limites. En effet la tentation sexuelle n'est pas toujours facilement contrôlable, et il existe aussi de nombreux pièges, comme les enjôleurs/leuses, ou les sectes, qui peuvent profiter d'une dispute ou d'un affaiblissement d'un couple, pour se présenter comme une meilleure alternative. Pour cette raison, il n'est pas aisé de punir la tromperie. En général, le trompeur se punit lui-même, en perdant un bon partenaire. Mais on voit aussi des cas où c'est l'ancien partenaire qui est mauvais, et le nouveau une meilleure alternative. Ce serait alors à l'ancien partenaire d'être puni, pour avoir rendu la personne malheureuse au point de rompre la relation.

Une législation à ce sujet doit donc être non-duelle, voire non-conceptuelle, pour tenir compte de cette variété de situations. En effet, au nom du principe de ne pas tromper, on voit par exemples des victimes de viol emprisonnées pour «relations sexuelles hors mariage»... ce qui nécessite tout de même une forte dose de haine des femmes.

 

Les «partenaires jetables» sont une forme de tromperie plus grave, «organisée»: mimer l'amour, pour après, dire que «ce n'était pas sérieux». Cela peut aller d'un rapport unique avec refus de continuer, jusqu'à se débarrasser d'un partenaire de longue date qui ne convient plus au désir égotique. Une attitude qui peut être génératrice de grande souffrance...

En effet, n'importe quelle relation sexuelle avec un/une/des partenaire(s) peut, de manière imprévisible, créer un lien sentimental. Donc:

Le simple fait d'avoir une relation sexuelle ou amoureuse avec une personne équivaut à un engagement strict à ne pas rejeter cette personne (Sauf bien sûr si c'est elle qui rend la relation problématique).

Voir le chapitre VI-6 pour plus d'information sur le fonctionnement de la relation de couple.

Le plus souvent la raison de ce comportement est l'égoïsme, la muflerie, le mépris des autres, que l'on voit comme de simples objets à utiliser et à jeter une fois consommés.

Toutefois il y a un fond idéologique qui se développe sournoisement, qui mérite un autre sous-chapitre:

La plus perverse de toutes les pratiques sexuelles: découpler le sexe de l'amour

Le désir sexuel et l'amour sentimental résultent normalement l'un de l'autre. Au point que l'on qualifie d'amour la présence des deux (sans sexe c'est de l'amitié, seulement du sexe c'est une aventure). Les preuve en sont les rêves sexuels impliquant des personnes que nous aimons, mais qui ne sont pas nos partenaires habituels (Ce sont des rêves normaux, mais qui ne sont pas à prendre comme des incitations à avoir réellement des rapports sexuels avec ces personnes!) Ou encore les rêves d'adolescents à la fois romantiques ET sexuels: des millions d'années d'évolution Darwinienne ont construit un cerveau qui associe indissolublement les deux, tandis que dans notre esprit, notre avenir spirituel nous parle de beauté et d'amour qui transfigurent le sexe physique en oeuvre d'art.

 

Bon, l'attraction sentimentale n'implique pas forcément le désir sexuel: il peut s'adresser à des personnes de même sexe, à des parents, des enfants, etc. On parle alors d'amitié, ou d'amour familial.

Mais l'inverse n'est pas vrai: l'acte sexuel tend toujours plus ou moins à créer un amour sentimental. C'est la raison pour laquelle il est dangereux d'avoir un partenaire purement sexuel, et a fortiori plusieurs. En effet l'attraction sentimentale peut démarrer, sans qu'on le veuille. C'est normalement une bonne chose, mais c'est une catastrophe si nous avons déjà un partenaire amoureux. Certains se retrouvent ainsi à briser leur famille et leur vie, suite à ce qu'ils pensaient n'être une aventure sans conséquence.

 

Il est déjà grave que cela arrive suite à l'inconscience ou à l'inconséquence. Mais quand le refus des sentiments est élevé au rang d'idéologie, on verse directement dans le fachisme. Fachisme «cool», fachisme «de gauche», mais tout autant générateur de souffrance que les tarés en uniformes noirs.

 

Cette idéologie est que les sentiments seraient «un problème», car ils seraient un obstacle à notre «liberté sexuelle» de changer de partenaire en fonction de notre désir du moment. C'est à dire un obstacle à l'impératif de faire n'importe quoi avec n'importe qui, comme notre égo nous le dicte. Bien entendu une telle idéologie renie toute spiritualité, toute morale, tout sentiment, nous réduisant à de simples machines à exécuter les injonctions de notre égo. Pour cela il faut éliminer tout sentiment, toute empathie, comme une maladie. Ce que les idéologues du sexe appellent «être libre», ou que hitler appelait «être fort». Mais c'est exactement l'opposé d'une libération: c'est la soumission absolue à notre égo, c'est à dire à nos neurones matériels (chapitre V-10). Loin d'être la liberté aimante et respectueuse des Hippies, c'est la liberté égocentrique et brutale des sociopathes. Juste avec une touche de bohème factice, d'où le nom de «bobo» (bourgeois bohème) que l'on donne à ces gens. Et puisque les extrêmes se rejoignent si aisément, les nazis avaient aussi développé le même genre de «liberté sexuelle» sans sentiments, usant et abusant de belles «aryennes» blondes, et se débarrassant de leurs enfants non-désirés dans des «lebensborn».

 

Peu de temps avant l'écriture de ce chapitre, on a vu l'exemple navrant d'un politicien français qui a largué sa compagne pour une autre. Une telle mufflerie est déjà sérieuse, surtout de la part d'un personnage qui se devrait de montrer l'exemple, d'illustrer les valeurs humaines qu'il est sensé représenter. Toutefois là n'est pas le plus grave: c'est au contraire sa compagne délaissée qui se retrouve à l'hôpital! Officiellement pour dépression. Ainsi un sentiment est-il traité comme une maladie, et la souffrance de la victime est «son problème»!

Le divorce

Dans l'antiquité, il n'y avait pas vraiment de justice, mais des décisions arbitraires, où chacun pouvait battre son compagnon, l'abandonner, le tuer, etc. Les religions, à l'époque où elles étaient à la tête du progrès de l'humanité, ont cherché à protéger le bonheur amoureux des couples, en proposant le mariage comme sacrement indissoluble, afin d'éliminer les abandons.

Toutefois les règles Aristotéliciennes du mariage ont vite été prises en défaut par la variété des situations humaines. En particulier un partenaire malheureux ne pouvait plus quitter un conjoint violent, sociopathique ou inattentionné. Il a toutefois fallu attendre 2000 ans que le dogmatisme religieux soit expurgé de la politique, pour que soient édictées des lois autorisant le divorce en cas de mauvais traitement ou de manque de soin.

Toutefois la difficulté à évaluer ces situations (souvent parole contre parole), combinée avec un intégrisme athée de plus en plus arrogant, ont vite mené à l'excès inverse: le divorce automatique, sur simple diffamation, c'est à dire le retour de l'antique répudiation. Ainsi, au lieu de se «libérer», on a a tourné en rond pour rien.

Les règles pour la dissolution d'une union, les torts, et les suite à donner, seront examinées plus en détail au chapitre VI-6.

La prostitution

La prostitution est le fait d'avoir des rapports sexuels contre une compensation matérielle, de l'argent, des services, de l'avancement professionnel, par arrangement politique, etc. Le moins que l'on puisse dire est qu'il est très misérable de ne pas être capable d'obtenir de la tendresse de la façon normale, et de recourir à son pouvoir pour disposer du corps des autres. Mais le plus grave est que la prostitution rabaisse la valeur de la tendresse bien en-dessous des besoins matériels contingents! Ce simple fait suffit à faire considérer la prostitution comme une maladie sociale.

On entend souvent dire que la prostitution a toujours existé, que ce serait «le plus ancien métier du monde». C'est un mensonge grossier: elle est absente des sociétés tribales, qu'elles pratiquent le mariage monogamique ou polyamoureux. Dans une tribu, la survie est assurée collectivement pour tous le membres, actifs ou invalides, rendant la prostitution sans objet. La prostitution n'a pu techniquement apparaître qu'avec la désagrégation des tribus (l'unité de vie normale de l'être humain) dans les sociétés urbaines égocentriques, quand familles et individus ont dû assurer chacun leur survie sans plus être soutenus par la société. Les personnes réprouvées, ou incapables de se soutenir elles-mêmes, ont alors été forcées de recourir à des expédients: vol, soumission (serviteurs ou esclaves), mendicité, prostitution. Toutes choses absentes des tribus. Ainsi, la «pornê», prostituée de la Grèce antique, ou la «louve» romaine, assurait avant tout sa survie. Souvent victime d'un viol (aussi très fréquent et «normal» dans le monde antique), elle était alors considérée comme «impure», sans possibilité de trouver un mari pour la soutenir. Il ne lui restait donc pas d'autre possibilité que de continuer le viol, contre monnaie.

Le monde moderne voit des justifications plus «raffinées» à la prostitution, par le désir de nombreux amants, la revendication spécieuse d'un statut de «travailleur sexuel», la prostitution homosexuelle, voire les hommes vendant leurs services à des femmes. Toutefois on constate que c'est toujours le client qui reçoit l'impunité sociale, et le prestataire qui reçoit l'opprobre, preuve si il en est que tous ces gens restent soumis à des préjugés extrêmement primitifs.

En plus, la prostitution a toujours été le vecteur des maladies sexuellement transmissibles, que ce soit par la victime, ou par le «client» irresponsable. C'est en particulier vrai pour le SIDA: la maladie exerce une puissante sélection naturelle sur les prostituées, qui, en particulier en Afrique, sont pratiquement toutes des porteuses asymptomatiques de la maladie.

Pour ces raisons, beaucoup de gens souhaitent éradiquer une chose aussi minable que la prostitution, et nous pouvons scientifiquement le souhaiter aussi. Mais ne s'en prendre qu'à la prostituée est généralement inefficace, si les clients restent libres de la payer. Pour cette raison, les tentatives récentes pour limiter la prostitution s'attaquent surtout aux clients. Mais il faudrait aussi s'attaquer aux mauvaises vibrations, et aux préjugés sexistes, sans compter bien sûr l'économie égocentrique réduisant les gens à de tels expédients pour vivre.

S'habiller en public

L'habillement des femmes est souvent jugé «provoquant». De là viennent diverses injonctions faites aux femmes (mais jamais aux hommes) d'éviter certains vêtements. L'idée porno/pudibonde est que les femmes portent alors la responsabilité de ce que font les hommes abusifs (attouchements, drague, ségrégation, viol, etc.). Toutefois, la psychologie moderne a démontré que, même si le désir sexuel peut être violent, il n'est jamais tel que l'homme soit «forcé» d'y obéir. De toutes façons, ce désir naît dans l'esprit de l'homme: ce qu'il en fait est donc sa seule responsabilité.

De toutes façons, plus la nudité est acceptée, plus les relations sont calmes et respectueuses.

 

Ces remarques valent bien entendu dans l'autre sens: dans le monde misandre que certaines nous préparent activement, l'habillement des hommes pourrait être jugé «phallocrate». Les hommes-objets obéissants, hirsutes aux muscles hypertrophiés, doivent s'habiller, se battre et se tatouer d'une manière très codifiée, exactement comme les «bimbos» des films pornos. Appelons-les des «rambos», par symétrie avec les «bimbos»... ce n'est pas moi qui a inventé ce nom, prototype de l'homme violent, réac et pas subtil! Et les hommes aimables ou minces sont «phallocrates» (Je ne le sais que trop bien: on me l'a souvent dit).

La parano sur la nudité

Vu qu'en France en 2016 il est devenu presque impossible de trouver des vêtements de couleur correcte, je me suis cousu moi-même des pantalons. Avec tous les détails pros, sauf un: je ne leur ai pas fait de braguette. En effet, j'ai vu et entendu tant d'histoires que j'ai toujours peur d'oublier de fermer cette satanée braguette (ou qu'elle s'ouvre accidentellement) et d'avoir toutes sortes d'ennuis: gens qui me jettent leur anathèmes, voire procès et prison si jamais un tel incident arrivait devant une école.

Un souci similaire se produit avec les fenêtres. En effet, la nuit, on voit très bien ce qui se passe dans les maisons, et on lit dans les médias des histoires de gens qui voient soudain débarquer la police sur accusation d’exhibitionnisme, et même d'agression sexuelle, parce qu'un idiot les avait observés par leur fenêtre.

Bon, tout le monde sait que des accidents arrivent: braguette oubliée, pantalon qui descend, qui craque, maillot de bain qui reste en haut du plongeoir, règles ou diarrhée inattendus, etc.:

Les gens intelligents ont le tact de ne pas voir ce genre de choses.

La Parano sur le burkini

Situation réciproque exacte (chapitre I-4) du cas précédent, les agressions contre les femmes portant ce genre de vêtements sont clairement motivées par le racisme.

On peut certes légitimement déconseiller un vêtement réminiscence d'une culture antique qui reléguait les femmes à la cuisine ou au lit. Toutefois le faire dans le contexte actuel devient très délicat, quand notre petite voix féministe suscite un tonitruant écho raciste et fanatique, voire des agressions. De plus, une des principales contributions de ce chapitre à la morale est précisément plus de nuance que les terribles anciens systèmes de morale: déconseiller n'est pas interdire.

Faut-il rappeler également que le code vestimentaire musulman n'est pas un «signe ostentatoire» mais une règle de pudeur. On peut être d'accord ou pas, mais là aussi, on ne peut pas imposer aux gens de montrer leur corps. Surtout dans une société qui se targue de liberté... Tout cela me rappelle fortement le «scandale du bikini» quand ce vêtement a été introduit, ou toutes les autres paranos imbéciles sur les guitares, les motos, les cheveux, les robes courtes, les robes longues, les éclipses, les blonds, les foulards, les shorts, les femmes au volant, etc.

 

Ces deux (Sylvain et Sylvette par Maurice Cuvillier), sont une bédé française pour enfants, dont la popularité ne se dément pas, malgré ses 76 ans. Ils ont été mes rêves d'enfance, ou ils auraient pu être mes grand-parents. En effet, il y a pas si longtemps, il était courant chez les femmes françaises de porter foulards et fichus, et je me rappele que ma mère le faisait. Ce qui est intéressant à remarquer ici est que personne n'a jamais vu de «signe ostentatoire» dans le foulard de Sylvette. Peut-être parce qu'elle n'est pas arabe...

 

De toutes façons, des gens assez crétins pour persécuter un type de vêtement produisent un résultat bien au-delà de ce que leurs capacités intellectuelles très limitées peuvent appréhender: par réaction mécanique dans le diagramme quadripolaire (chapitre I-4), ils favorisent l'Islam et la spiritualité en général.

Les stéréotypes sexuels

Le «sexe social» est un délire normatif comme quoi une personne de tel sexe «doit» aimer telles couleurs ou telles activités. Avec bien sûr de lourdes suggestions contre les jeunes enfants (le rayon des jouets «de filles» en rose, où il est «honteux» pour un garçon d'aller) et toute la gamme des habituelles persécutions sociales et psychologiques (métiers interdits, moqueries sur les goûts, accusations d'homosexualité, etc.).

La neurologie moderne montre pourtant que le cerveau ignore notre sexe. Nos gènes, totalement indifférents à la propagande des médias, bâtissent exactement le même cerveau chez une femme que chez un homme. Il ne peut donc pas y a voir de différences spontanées de goût, de préoccupation, ni même de façon de penser.

Il ne peut même pas y avoir de «cerveau féminin» qui serait «plus intuitif» (un préjugé «féministe», où «intuition» signifie des connivences de boudoir entre femmes sexistes) ou de «cerveau masculin» qui serait «plus logique» (un préjugé machiste, où «logique» signifie des discussions de bistrot entre hommes sexistes).

Le choix du métier, en particulier, fait rarement intervenir le sexe (sage-femme, travaux de force) et les différences observables sont donc uniquement le résultat de manipulations mentales («Tu veux un Meccano? Mais c'est pas un jouet de fille»!) ou de discriminations (orientation scolaire, embauche...).

Les statistiques montrent même des résultats féminins légèrement meilleurs en maths et en science, pour peu qu'on les laisse étudier dans ces domaines, au lieu de systématiquement les orienter vers la cuisine ou la couture. Mais cette meilleure moyenne des femmes ne montre même pas que leur cerveau serait supérieur: elle ne résulte probablement que de la plus grande fréquence des comportements asociaux chez les hommes, de par leurs conditionnements idiots de «mâles dominants», qui les conduisent à négliger leurs études. En effet, on constate que seulement 5% des gens en prison sont des femmes, et 95% sont des hommes. Ainsi ces hommes délinquants sont suffisamment nombreux pour faire baisser la moyenne de toute la gent masculine.

La seule exception étant bien sûr la maternité: les femmes en ont plus souvent envie que les hommes, et surtout elles y consacrent forcément plus de temps, ce qui souvent va à l'encontre de leurs études ou de leurs autres projets de vie. Mais une femme qui ne désire pas spécialement la maternité n'est pas discernable d'un homme. A l'inverse, un homme peut très bien désirer pouponner... (J'ai eu l'occasion de le faire, et ça ne m'a pas déplu. Ça ne m'a pas rendu homosexuel, en tous cas, ha ha ha ha!).

 

Les stéréotypes sexuels s'inculquent très facilement, comme le racisme, dont ils ne sont qu'une variante. On est contaminé par les copains, les journaux, les rayons du supermarché, ou la publicité: ce n'est pas du tout par hasard si, après deux siècles de libération de la femme, la publicité montre toujours la femme s'occuper du ménage, et l'homme de la voiture.

Les pression sociales, ségrégations, moqueries, etc. n'ont pas lieu d'être, puisqu'elles produisent toujours de la souffrance et jamais de bonheur. Mais ces choses sont la responsabilité de ceux qui les font, pas des victimes qui les «attireraient». C'est donc aux perpétrateurs de s'abstenir, de se soigner, ou d'être punis.

 

Dans les mondes virtuels où les gens cachent leur sexe physique, il est quasiment impossible de le deviner. Et si un homme montre des sentiments maternels, alors il passe parfaitement pour une femme, et vice-versa.

 

A l'extrême, la notion de «sexe social» renvoie à celle de théorie du genre («études de genre» ou «gender studies», voir chapitre II-7). Contrairement à mon livre, les théories du genre ne reposent pas sur la science neurologique, mais sur une dogmatique psychanalytique fortement teintée de marxisme. Bien entendu, une telle pseudoscience a été fortement critiquée, et elle fit même un scandale majeur en France en 2014 quant il a été question d'introduire les théories du genre à l'école. Les véritables visions féministes sont à mille lieux de ces âneries.

Les discriminations contre les femmes, le féminisme, les discrimination contre les hommes

Les discriminations contre les femmes

Depuis des millénaires, dans la plupart des cultures humaines, les femmes sont considérées comme inférieures, ou sont cibles de mauvais traitements, sans raison objective, comme pour le racisme ou toute autre forme de haine idiote.

 

Féminisme

Pour ce motif, depuis environ deux siècles, les femmes veulent se débarrasser de toute discrimination, que ce soit par la loi, les coutumes, et même les mentalités et les habitudes. Ce livre adhère totalement avec cet idéal, et il applique le second principe de l'éthique au statut des sexes: toutes les consciences sont égales.

Mais nous avons constaté, surtout dans le chapitre V-12 sur les névroses, qu'une simple opinion ne suffit pas à apporter un changement réel, comme l'ont appris à leurs dépends tous les idéalistes qui ont essayé (communistes, hippies, etc.). Ceci fait que nous avons besoin d'un travail psychologique ou spirituel, appelé psychoéducation, afin d'éliminer les habitudes et les névroses qui nous font discriminer et nous comporter d'une manière désagréable ou idiote. Je déclare ici que seules les personnes qui comprennent cet idéal, et qui ont effectivement obtenu des changements suffisants d'habitude et de comportement, peuvent se dire féministes. Mais de cette façon, les hommes peuvent le dire autant que les femmes.

 

Les discriminations contre les hommes

Beaucoup de féministes affirment vouloir obtenir leur libération par elles-mêmes, sans l'aide des hommes. C'est une méthode efficace, mais nous notons tout de même qu'à un moment les hommes doivent aussi faire leur travail de psychoéducation, sinon aucune libération ne se produira jamais. C'est ce que j'entends par des hommes féministes, et notre part du travail.

Les choses commencent à sentir mauvais quand certaines femmes veulent devenir égales même sur des choses comme la grossesse, la maternité, l'amour ou le mariage. En effet, même si nous partons du deuxième principe de l'éthique, où toutes les consciences sont égales, nous devons admettre que les gens ont des goûts différents et des capacités différentes. Cela a été discuté en détail au chapitre VI-2 sur les bases de l'éthique, et nous avait obligé à ajouter un troisième principe: modifier les droits et les devoirs afin de mieux réaliser le second principe. Par exemple, on ne peut pas s'attendre à ce qu'un aveugle puisse produire un travail utile, de sorte que cette personne a besoin d'une allocation et d'aides spécifique pour vivre. Cependant, il n'est pas toujours possible de recréer un équilibre parfait: quoi que nous fassions, un aveugle pourra jamais profiter des bonnes vibrations de belles couleurs, des fleurs, etc.

D'où la folie de vouloir une «égalité» parfaite: une femme n'est pas un homme et ne peut donc pas être par exemple un père dans un mariage impliquant des enfants. Bien au contraire, loin d'apporter une quelconque égalité, un tel mariage est très préjudiciable aux enfants qui le subissent, car ils leur manque la moitié de la vision du monde.

Les hommes et les femmes ont des droits et des devoirs égaux. Cependant, concernant les enfants, ils jouent des rôles différents, qui ne peuvent pas être ignorés ni échangés. Dans tous les cas, les enfants ont besoin d'une mère, d'un père et d'une tribu pour vivre.

Dans les années 2010, ne pas comprendre cette affirmation équilibrée a conduit à une énorme crise de confiance entre l'intelligentsia «avancée» et la population en général.

Les choses tournent franchement vers le sexisme inversé, ou le fachisme, quand nous arrivons à des ségrégations contre les hommes, considérés comme inférieurs, cibles de mauvais traitements, jusqu'à des mutilations sexuelles masculines. De telles visions sont une révolution illusoire (chapitre I-5): ce qui arrive quand nous échangeons simplement haine et attachement.

Section VII Aspects spirituels

Conclusions générales sur la sexualité

Ce sous-chapitre vise à donner une orientation générale sur la sexualité, au-delà des avantages et inconvénients propres à telle ou telle pratique. Mais nous pouvons maintenant le faire en connaissance de cause, après que les sections précédentes nous aient permis de connaître ces avantages et ces inconvénients.

Mais il faut pour cela commencer par éliminer les causes d'erreurs des manuels de morale du passé: dans aucun cas on ne peut déduire des règles de morale universelles d'une névrose, d'un goût personnel, ni pour ni contre le sexe, ni pour ni contre l'une quelconque de ses formes «naturelles» ou «alternatives». Même la spiritualité n'a pas ce droit. Alors la politique...

 

On se retrouverait ainsi avec un vide complet, si ne n'étaient les trois fondements de la morale vus au chapitre VI-2:

-Le premier fondement ne nous permet de porter des interdictions claires et fermes que quand on lèse autrui, ou à la rigueur quand on se lèse soi-même (prises de risque, addiction, mauvaises vibrations, frustration).

-Dans les autres cas, vu la variété des appréciations et des capacités, il est difficile d'édicter des règles en tout ou rien dans le domaine sexuel. On arrive toutefois à des conseils utilisables

-Le second et le troisième fondement nous permettent de porter une autre interdiction stricte, entièrement originale: ne pas chercher à convertir quelqu'un à chose qu'il n'aime pas, qu'il ne veut pas, ou qu'il ne peut pas assumer, comme vu dans la section III sur les conversions forcées. Cette nécessité mène à considérer la sexualité comme quelque chose que l'on ne doit pas étaler dans le grand public, ni même montrer par surprise sans information préalable sur le type de pratique. C'est la seule restriction générale que nous ayons trouvée.

Ce sont ces points qui ont guidé toutes nos conclusions morales détaillées dans ce chapitre, lors de l'examen cas par cas des différentes formes de sexualité, résultant en des règles souples et détaillées, mais indiscutables.

 

Il est important de noter que les affirmations morales de ce chapitre résultent de raisonnements scientifiques, et non pas de «revendications», ni de «croyances», ni de «consensus».

Les modifier nécessiterait de montrer scientifiquement qu'elles contiennent une erreur.

Vous pouvez toujours essayer, je ne suis pas infaillible, ni un prophète.

La libération sexuelle

La sexualité et l'amour étant des sources de bonheur, et faisant partie de la définition de l'humain, il est tout à fait légitime de les rechercher, et d'en profiter quand ils arrivent.

La lutte contre les tabous arbitraires a donc mené à la libération sexuelle: pouvoir profiter de l'amour et de la sexualité sans être limité par des interdits arbitraires ou dogmatiques.

Toutefois on s'aperçoit vite que faire n'importe quoi amène d'autres problèmes, et que finalement certains tabous avaient une raison d'être.

L'attitude juste concernant l'amour et le plaisir sexuel est une non-dualité entre la recherche légitime du bonheur ou du plaisir, et la protection contre divers dangers ou problèmes.

Religions traditionnelles et sexualités alternatives: ni honte ni arrogance

Ajouté en Mai 2017: La plupart des religions traditionnelles interdisent les sexualités alternatives de manière très similaire, et certaines persécutent leurs adeptes.

Cette quasi-unanimité ne s'explique pas forcément par la réception d'un message divin unique. En effet, il y a eu d'importants échanges entre les différentes religions: Le Zoroastrisme a influencé le Judaïsme, l'Islam et l'Hindouisme. La culture grecque est passée au Bouddhisme par la civilisation de Gandara (Afghanistan) (L'Orgyen des Tibétains). Le Bouddhisme et l'Hindouisme ont influencé l'Occident par l'Egypte, dans l'antiquité (Alexandrie, où Jésus aurait pu fréquenter leurs centres) et pendant les premiers siècles de la Chrétienté (Thébaïde, où des moines Bouddhistes seraient à l'origine des règles monastiques Chrétiennes). L'Islam a influencé l'Hindouisme. En Afrique et en Asie, où les gens ont souvent plusieurs religions, elles se sont toutes influencées les unes les autres.

 

Toutefois aucune justification spirituelle n'est donnée à la condamnation traditionnelles des sexualités alternatives.

De tous les textes religieux, seul l'Ancien Testament donne quelques indications, en qualifiant ces pratiques d'«abominables» (de mauvais augure, non-humain). Toutefois le mot hébreu d'origine, «to'e'va» (horreur) ne soutient pas vraiment cette interprétation. La discussion est complexe et incertaine: par exemple, d'après wikipedia (Avril 2017), le mot «sodomie» référerait en fait à une attitude spirituelle des habitants de Sodome, et non à son sens moderne. La modification du sens aurait été faite plus tardivement, wikipedia dit par Flavius Josèphe. Mais il se pourrait aussi que ce soit wikipedia qui tente de normaliser l'homosexualité en réécrivant la Bible...

Le Dalaï Lama a explicitement reconnu qu'il ne connaissait pas la raison de ces interdits (ce qui n'est pas en contradiction avec son énonciation de ces interdits par le Bouddhisme traditionnel).

Ainsi la condamnation religieuse des sexualités alternatives n'a t-elle probablement émergé que du seul dégoût instinctif de ces choses (chapitre V-16), et non pas d'une analyse de leurs conséquences.

 

Considérer les choses scientifiquement comme dans ce chapitre nous a toutefois mené à des conclusions différentes, et cela devrait amener les religions traditionnelles à modifier leurs attitudes, voire leurs règles:

-Déconseiller n'est pas interdire. Ainsi, même si on déconseille les sexualités alternatives, on ne peut pas les interdire.

-Interdire n'est pas persécuter: il ne peut pas y avoir de punition ou d'exclusion religieuse sur la seule base de la sexualité.

-Les seules injonctions divines possibles concernant la sexualité, sont de l'accomplir par amour, et surtout de ne pas nuire aux partenaires.

 

Ainsi, nos avis spirituels aux religieux impliqués dans des sexualités alternatives seront donc:

-Ne cultivez pas la culpabilité. Sentez-vous bien et juste, même dans le cas où c'est votre sexualité qui vous met mal à l'aise. Culpabiliser n'y changera rien de toutes façons. Vous seul pouvez décider d'arrêter vos pratiques alternatives, ou d'engager une thérapie de conversion. Surtout ne pensez pas que vous seriez spirituellement mauvais, exclus ou condamné. Personnellement j'encourage une vision d'un monde de beauté, de bonheur, de parfums et de couleurs, où le corps et le sexe seraient des sujets de pure joie, sans aucune honte ni limitation inutile.

Pour information, les expériences de NDE n'ont aucun rapport avec notre sexe ni notre type de sexualité. La seule chose susceptible d'influencer le contenu d'une NDE est de souhaiter soutenir un partenaire ou nos enfants.

-Evitez l'arrogance et l'ostentation. Une des principales nouveauté de ce chapitre est précisément la discrétion, afin de ne pas choquer ni convertir de force. De plus, les personnes qui choisissent la chasteté ou les règles traditionnelles ont leurs raisons de le faire, et, même si on conteste ces choix, on n'a pas le droit de les perturber.

-J'ignore si les religions changeront, si il en apparaîtra de nouvelles, ou si la spiritualité s'émancipera des religions. Mais une chose est sûre: le sexe spirituel restera de la haute fumisterie tant que la non-dualité liberté-discipline n'est pas comprise, ou tant que la spiritualité ne sert que de prétexte pour le sexe, voire pour des escroqueries.

-Cultivez le détachement: la sexualité, qu'elle soit naturelle ou alternative, n'est pas quelque chose d'important, ni quelque chose qui nous définit. La vie alterne des périodes avec désir ou sans désir, mais ce qui est important est notre attitude constamment aimante envers les autres, qu'elle passe par le sexe ou autrement.

-Surtout, cultivez les belles vibrations (chapter VI-9) avant toute chose. Cultivez-les en méditant, en priant, en rêverie, en fantasmant, et surtout cultivez-les concrètement quand vous accomplissez vos pratiques sexuelles quelles qu'elles soient, en évitant les visions sales, noires ou terribles. En effet l'attachement à ces vibrations peut effectivement nous conduire à des expériences «infernales» dans l'après-vie. Et cela même sans «punition divine», simplement par notre propre inclination vers ces choses, qui les attire, dans notre état d'esprit au-delà de la mort.

-Les avis ci-dessus valent aussi pour la chasteté: même la chasteté doit rester dans le propre, le lumineux, le non-attachement! En effet la honte, la pudibonderie et la culpabilité ont tout autant, sinon plus, le pouvoir de nous projeter en enfer... dès cette vie.

 

Les avis spirituels ci-dessus se déduisent des considérations scientifiques de ce chapitre. Mais ils sont aussi confirmés par l'expérience et par des années de méditation.

Sexe et spiritualité

Le sexe étant une situation de la vie comme une autre, il n'est ni intrinsèquement bon ni intrinsèquement mauvais pour notre spiritualité.

 

Sexe et attachement.

Toutefois, de par l'intensité des sentiments impliqués, et la gravité des conséquences, le sexe demande une application plus stricte de l'éthique, et davantage de contrôle de nos désirs. La difficulté à le faire a souvent conduit les religions à édicter des règles strictes, des voeux, etc. Le monde moderne revendique plus de liberté, mais la liberté sur nos propres limitations mentales ne se revendique pas: elle se construit.

L'intensité des sensations et sentiments impliqués peut également produire un fort attachement au corps physique, à des partenaires dangereux ou à des pratiques nuisibles. Il en résulte une dégradation de notre liberté, ou une plus grande difficulté à éviter les dangers. C'est la raison pour laquelle toute forme de spiritualité authentique demande de réduire de tels attachements! De nombreuses méthodes de type méditation, Yoga ou Tantra permettent de s'entraîner à pacifier notre esprit à diverses fins, notamment du contrôle du désir ou de névroses comme la jalousie.

Comme pour toute recherche hédoniste, l'amour et le sexe requèrent des pratiques spirituelles de contrôle de l'attachement et de l'égo, afin d'éviter retours de flamme, déceptions et autres effets imprévus.

 

Cette situation est aussi un bon motif pour des méthodes de contrôle plus physiques du désir, afin de pouvoir se consacrer à autre chose sans avoir à passer des années à lutter contre lui.

 

Sexe et vibrations (chapitre V-17)

Toutefois, là où le sexe impacte le plus directement notre conscience et notre spiritualité est avec les vibrations. L'attachement à des vibrations conditionne nos goûts dans cette vie. Mais il y a de fortes chances que ce soit aussi ce qui déterminera le plus efficacement la direction que nous prendrons dans l'après-vie: angélique, belle, grise, ou horrible (see about sex after death)

D'où l'intérêt de se tenir à de belles vibrations: personne n'aime vivre dans une maison sale ou dans une ville en béton. Mais ce serait encore pire de se retrouver dans des mondes dégoûtants, ou se réincarner en animal (si une telle chose est possible, j'ai jamais essayé.).

Le problème avec l'expérience sexuelle brute est qu'elle nous confronte très souvent avec les basses vibrations des excréments, de la saleté corporelle, de la bidoche. D'où la probabilité élevée de développer un attachement à de telles vibrations pornographiques. Les choses sont encore pires avec certaines sexualités alternatives, voire même, pour les pratiques sadomasochistes, qui nous confrontent souvent à des visions de cachots, d'enfer, de fachisme, que l'on ne souhaiterait certainement pas voir devenir «la réalité» après notre mort. La moindre des choses alors est d'éviter d'avoir recours à de telles visualisations, et de préférer des visualisations angéliques, même si on recherche les sensations fortes.

Ces risques font que les religions et la spiritualité recommandent souvent de s'en tenir à un petit nombre de pratiques qui évitent la confrontations avec les aspects les plus déplaisants. Par exemple en éloignant le visage des zones sexuelles. De plus, de voir chacun le visage de l'autre favorise aussi l'échange sentimental, sans qui, rappelons-le, le sexe n'a aucune signification.

A l'extrême, les religions recommandent l'abstinence, bien que pour beaucoup de personnes ceci soit difficile. De plus, le refus du sexe se transforme trop souvent en pudibonderie (dégoût du sexe) d'aussi basse vibration que la pornographie, et tout autant capable qu'elle de nous faire commettre des actes criminels, ou de nous envoyer dans des après-vie sales ou déplaisants.

 

Conclusions générales

Ainsi la confrontation avec des conditions terrestres imparfaites obligent chacun à faire des choix, entre le respect des autres (l'éthique) et notre plaisir personnel. Ce qui compte en finale n'est pas tant la quantité de sexe, ni le type de sexe, mais l'attention que nous porterons à respecter les autres et à rester dans de belles vibrations, à nous construire une belle vision.

Et bien entendu seule peut se dire sérieuse une pratique spirituelle qui propose des méthodes efficaces pour éliminer névroses et attachements, y compris attachement inversé (pudibonderie).

Il faut enseigner les bases de spiritualité à tous, dès l'école, afin que chacun puisse apprendre à contrôler et modifier son esprit, et en particulier éliminer les névroses d'attachement ou de rejet.

L'amour tantrique

Au risque de me répéter, le tantrisme n'est pas du sexe, c'est une pratique spirituelle. On peut aller dans des leçons de Yoga, des prières Soufi, du Tai Chi, des centres Tibétains, Vietnamiens, Hindous, etc. et y envoyer nos enfants, en étant sûrs de ne jamais rencontrer de sexe.

Les pratiques tantriques sexuelles proprement dites ne sont que très peu enseignées en occident. Même en orient elles sont discrètes. En effet, utiliser des pratiques tantriques à des fins de sexe sans esprit présente plusieurs dangers graves, et c'est la raison pour laquelle les pratiques sexuelles des Tantras étaient traditionnellement tenues secrètes.

 

Un des principes de base du Tantrisme est de déplacer l'attachement spontané de la conscience pour le corps physique vers un corps spirituel. On commence par des pratiques simples comme le Pranayama ou le Tai-Chi, afin d'apprendre à ressentir les énergies psychiques. Viennent ensuite des visualisations de chakras, etc. et enfin du corps divin proprement dit (selon un modèle, appelé un Yidam). Au début, ce corps spirituel est simplement visualisé; mais au fur et à mesure que notre sensibilité spirituelle s'éveille, ce corps spirituel devient alors perceptible, vivant et ressenti. Le traditions orientales appellent ce processus «ouverture des chakras» (chapitre V-17), ou «montée de la Kundalini», mais il existe aussi des formes Musulmanes, Judaïques ou Chrétiennes.

 

Les Tantrikas ont remarqué que le plaisir sexuel est un moyen efficace pour déplacer l'attachement du corps physique vers le corps spirituel, si on visualise ce dernier lors de l'orgasme. Toutefois le plaisir sexuel reste une sensation physique, et donc limité au monde matériel. Pour cette raison la pratique demande de visualiser du plaisir psychique, qui seul peut s'attacher au corps spirituel et nous suivre dans l'après-vie. Cela est parfaitement possible, et relativement facile, même si cela nécessite des années d'entraînement: Pranayama, Chakras, Kundalini, visualisations d'énergies purificatrices, d'énergie divine, etc.

Toutefois il faut aussi se maintenir dans un état d'esprit de non-attachement, en particulier aux apparences physiques. Cela seul est du Tantra, le reste n'est que... du sexe.

 

Des millénaires avant nos neurologues, les Tantrikas ont analysé le fonctionnement de l'orgasme, et mis au point des méthodes pour prolonger le plaisir, notamment par la rétention de l'éjaculation, qui peut permettre d'avoir plusieurs dizaines d'orgasmes par jour, ou un «plateau» qui peut durer plusieurs minutes. Cela marche très bien, mais maintenir en permanence un désir sexuel élevé n'est pas très pratique pour aller au boulot ou faire la vaisselle... il vaut mieux garder ça pour la retraite.

Les pratiquants de la chasteté arrivent toutefois aux mêmes résultats, avec des visualisations comme le Tumo. Un Yogi confirmé peut aisément arriver à une plus grande intensité de volupté que l'orgasme corporel, ou à des expériences similaires à celles de Sainte Thérèse d'Avila dans son monastère catholique, sans le moindre geste physique ni la moindre excitation sexuelle du corps.

 

Il faut enseigner les bases de spiritualité à tous, dès l'école, afin d'éviter ces confusions dont les conséquences peuvent être très dangereuses (sectes, dépendance, immoralité, asocialité...)

La recherche scientifique doit étudier les moyens pour la personne de contrôler son désir, son orgasme et son éjaculation.

 

Un des résultats de ces visualisations est que le corps physique nous apparaît de plus en plus grossier et déplaisant, en comparaison de notre merveilleux corps spirituel. En conséquence, on peut finir par se détacher de ce sexe physique qui nous distrait de notre méditation, nous attire des ennuis et nous fait perdre notre énergie. Et même renoncer à chercher un des rares partenaires qui soit lui-même au même niveau. Ceci explique qu'au Tibet la plupart des Tantrikas étaient en fait des moines. La minorité de non-moines prennent des vœux de Tantras excluant les partenaires non-Tantriques. En Inde, à défaut de trouver des partenaires tantriques, les yogis choisissaient des gens simples du peuple, des «lavandières» libres des préjugés puritains des castes «supérieures». Certaines voies Tantriques comme le Soufisme musulman sont à mille lieues de toute pratique sexuelle.

 

On a vu toutefois au chapitre V-10 que la cohabitation d'une conscience spirituelle et d'un égo neuronal ne se passait pas sans problèmes. On en déduira logiquement que la conscience spirituelle désire le corps spirituel, tandis que la conscience neuronale désire le corps physique. Mais l'égo neuronal, qui veut toujours tout contrôler, voudra aussi contrôler le corps spirituel, comme source de plaisir bien plus fiable que le corps physique. Voire même, il voudra modifier la visualisation selon son propre désir! C'est pour cela que la voie des tantras sexuels est considérée comme très dangereuse, car elle peut littéralement réaliser les pires fantasmes, qui du coup apparaissent pour ce qu'ils sont, horribles ou ténébreux. La tradition dit qu'elle peut même nous projeter dans des «enfers de vajra» d'où il serait quasiment impossible de ressortir.

Mais c'est à la conscience spirituelle de commander, et c'est elle qui finit par le faire, quand la méditation lui donne suffisamment de force. Elle finira donc par commander au corps physique, et donc à toute notre vie sociale, jusqu'à ce que la mort mette totalement et définitivement fin à l'égo neuronal. La personne peut sembler se comporter comme tout le monde, avec un corps physique quelconque, mais une relation plus rapprochée montre vite l'influence de quelque chose de supérieur.

 

Ce que l'on observe de toutes façons est que la pratique tantrique bien conduite détruit petit à petit tous nos attachements. Les formes de sexualité violentes ou aux basses vibrations en font les premiers les frais, mais à terme tout sexe physique devient oiseux aux yeux du pratiquant, face à la vision merveilleuse de son paradis (sexuel ou chaste) où la mort l'enverra de toutes façons.

 

Ces remarques appellent à une conclusion claire: Dans la pratique tantrique, le sexe physique n'est qu'un outil, qui ne sera utile qu'à un certain moment. Quand on devient capable de ressentir l'Amrita ou le Tummo sans plus avoir recours à l'orgasme physique, alors ce dernier devient progressivement de moins en moins utile. La seule chose qui reste utile jusqu'au bout est le soutient tendre de la Shakti au yogi. Ou du Shakta à la yogini, si on veut être moderne dans dénaturer la tradition!

Tantras et sexualité alternative

Aucune tradition Tantrique ancienne ne mentionne l'homosexualité. Toutes les visualisations sont basées sur des corps 100% masculins ou 100% féminins (Sagesse et Méthode, Yin et Yang, Yab Youm, etc. selon les voies). Les statues sont même ostensiblement dépourvues d'anus (nombreux exemples). Aujourd'hui un maître Taoïste de la Porte du Dragon, Mantak Chia, qui a dévoilé les techniques sexuelles taoïstes, propose aussi des adaptations pour hommes homosexuels. Certains penseront que youpi c'est moderne, mais ça ne veut pas dire que ça marche. En effet, ladite méditation vise seulement à restaurer le côté Yin qui est forcément absent de la relation homosexuelle masculine. La conclusion qui s'impose est que, même si on n'interdit pas des sexualités alternatives tantriques, plus on s'éloigne du modèle naturel, plus on ajoute des difficultés à la pratique.

Bon, les Tantras ne sont pas une dogmatique religieuse, mais une connaissance pragmatique de l'esprit. Il ne peut donc pas y avoir d'affirmation a priori, ni de revendications. Juste que personne à ma connaissance n'a testé les sexualités alternatives, pour savoir si par exemple un couple homosexuel peut utiliser ces méthodes. Donc si vous voulez savoir, il vous faut essayer. Et pour cela, il vous faut appliquer la marche à suivre correcte:

-Etudiez les Tantras classiques, leurs principes, leurs techniques

-Adaptez-les à votre sexualité alternative

-Pratiquez, en particulier le détachement des apparences et des sensations

-Mourez

-Une fois cela fait, montrez des preuves de votre réalisation: toukdam, imputrescibilité, lumières, etc.

A ce stade, vous serez reconnus par la communauté tantrique, et vos méthodes s'ajouteront au corpus des méthodes d'éveil spirituel.

Bon, les seuls qui ont passé ces tests jusqu'à présent étaient soit des moines chastes, soit des yogis et yoginis hétérosexuels. Si vous voulez allonger cette liste, pratiquez.

 

La transsexualité pourrait sembler quelque chose d'exclusivement moderne. Toutefois je connais personnellement un cas fort mignon qui me vient d'un lama tibétain tout à fait traditionnel, un moine tout à fait chaste, que l'on peut pourtant voir assis du côté des nonnes lors des cérémonies. A ce qu'on m'a dit, il visualise un Yidam féminin. Ainsi on pourrait appeler cela une forme de transsexualité spirituelle, visant à se réincarner dans le sexe opposé.

Ce n'est pas du tout un cas isolé: En Inde des groupes religieux pratiquent la transsexualité depuis des siècles. De nombreuses divinités bouddhistes ou hindouistes ont des formes des deux sexes. En fait, notre sexe psychologique ou spirituel (ce que certains appellent notre «identité sexuelle») n'étant qu'un goût, un attachement, il n'y a aucun inconvénient à en changer. Bien sûr, le corps physique ne suit pas, mais pour un Tantrika c'est sans importance. Ainsi le problème n'est pas avec la transsexualité en soi, mais avec la hâte moderne de vouloir changer le corps physique par des méthodes qui le ruinent. Les anciens étaient plus patients.

On remarquera toutefois que, même si les traditions proposent des déités avec une forme masculine et une forme féminine, par contre ces déités ne sont jamais en union. A l'inverse, celles qui sont en union n'ont qu'un seul sexe. Ainsi les traditions évitent-elles les problèmes éthiques du changement de sexe d'un membre d'une union au détriment de l'autre.

Une anecdote amusante est que quelqu'un aurait un jour demandé au Dalaï Lama si il comptait se réincarner en femme (pour faire moderne, je suppose). Ce à quoi il aurait répondu «Oui, si cela est utile aux êtres». Puis il aurait ajouté, on imagine avec son sourire malicieux: «Mais inutile de fantasmer: je serais une nonne».

 

(Revu le 18 Septembre 2017) Les pratiques impliquant des basses vibrations (scatologie, sexe anal, pornographie, violence, zoophilie) nuisent à la vision de beauté du corps spirituel. Concernant le sadomasochisme, je crains fort que les sensations physiques intenses poussent davantage à l'attachement au corps physique qu'au corps spirituel. Notre conscience peut certes inverser les sensations douloureuses en agréables, mais ces choses restent une blessure pour le corps, un tabassage du système nerveux, une humiliation pour notre esprit et un exemple effrayant pour la société. De plus, le désir pour ces choses peut devenir violent ou envahissant, comme pour une drogue. Sans parler des vibrations noires des visualisations de crimes, d’enfer, etc.

(Revu le 18 Septembre 2017, suite) Il existe même une littérature proposant un «sadomasochisme spirituel» (si si si). Mais c’est basé sur des confusions, par exemple avec la notion d’épreuve spirituelle. En effet, ces dernières sont déplaisantes, et surtout involontaires. Elles se produisent quand une de nos incompréhensions nous plonge dans une situation douloureuse. Même chez les spiritualistes, beaucoup pensent que de telles épreuves auraient la vertu magique de nous faire avancer miraculeusement. Je m’oppose à ce point de vue: c’est le pratiquant qui avance, de lui-même, et encore seulement si il est assez habile pour utiliser l’épreuve comme source de motivation pour comprendre et dépasser un de ses problèmes, et donc éviter le retour d’une telle épreuve. On est donc loin du sadisme ou du masochisme, et surtout à l’exact opposé de tout bizutage, ordalie, fachisme, etc. D’autres citent par exemple Sainte Thérèse d'Avila, encore elle, et une de ses expériences où elle mentionne une «douleur délicieuse». Mais dans ce cas, il s'agit de sensations psychiques, pas de sensations physiques, dans un contexte de hautes vibrations angéliques. Une autre notion outrageusement déformé et la relation de maître à disciple: elle n'a tout simplement rien à voir avec une quelconque relation de domination-soumission.

(Revu le 18 Septembre 2017, suite) Ma recommandation pour les adeptes de ces pratiques serait de ne visualiser que des scènes de haute vibration entre personnes consentantes, tandis que les sensations seraient uniquement du plaisir, similaires à celles qui résultent du Yoga. De toutes façons un yogi finit par se détacher des sensations physiques, et ne même plus avoir besoin du sexe tantrique: il peut à tout moment déclencher l’orgasme psychique, par sa seule méditation, sans aucune excitation sexuelle ni stimulation du corps.

 

Quant aux pratiques qui nuisent à autrui (pédophilie, prostitution, viol, tromperie, partenaires manipulés, zoophilie) elles vont à l'encontre du but même du Tantrisme: développer notre compassion pour tous les êtres. Elles sont donc à exclure formellement dans tous les cas. J'ajouterai que de telles pratiques chez des «maîtres» spirituels sont une faute très grave, et aux yeux de la loi une circonstance aggravante (relation avec une personne dépendante ou assujettie, tromperie)

Après la mort

Il est difficile d'extrapoler sur ce qui nous attend effectivement dans l'après-vie, à partir des rares données scientifiques sur les NDE (chapitre V-9). Le point commun de ces expériences (dites avancées) est une très grande beauté et une haute vibration, y compris de nos corps. Ce qui, en comparaison, rend nos corps de chair bien ternes, voire désagréables (la sensation d'un vêtement de boue que beaucoup éprouvent au retour des NDE). Par contre on n'entend pas de claires mentions de sexe dans les études scientifiques sur les NDE: les occupations principales y sont clairement la spiritualité, la famille, les amis, l'instruction.

Toutefois les NDE ne donnent qu'un très bref aperçu de l'après-vie. Elles pourraient n'être qu'une antichambre, un lieu d'orientation. D'autres sources comme le Bardo Thödol (qui, scientifiquement, aurait le statut d'un témoignage) décrivent des paradis, où les occupations pourraient être plus variées. La théorie de l'autogénération logique prédit aussi l'existence de tels mondes (chapitre III-6). Mais elle précise que ces mondes se comportent comme les rêves: des enchaînements d'images et autres éléments, que l'on pourrait plus ou moins diriger. On y disposerait donc de «pouvoirs magiques» tels que modifier les objets qui nous entourent, se téléporter, etc. (voir une discussion plus détaillée de ces interactions, chapitre V-10, sous-chapitre sur la «dissolution» de la conscience).

L'occupation principale dans un tel monde serait donc de créer des images et les sensations qui nous plaisent, ce qui est probablement infiniment plus facile que dans le monde physique, et même davantage que dans les mondes virtuels électroniques. On en vient ainsi au sujet de ce chapitre: la sexualité. Bien entendu dans des mondes spirituels on n'y a pas besoin de manger, ni de se reproduire. Mais rien n'empêche de mettre ces choses en scènes pour le pur plaisir. Comme cela se pratique couramment dans les mondes virtuels.

On peut même envisager des mondes où la sexualité serait la principale occupation, en réalisant sans inconvénients ni risques nos fantasmes les plus exotiques. Mais je doute qu'une conscience puisse tenir indéfiniment à toujours la même occupation, même en éprouvant en permanence un puissant désir sexuel. D'où le besoin d'autres occupations, d'expériences esthétiques, d'exploration, de rencontrer des gens... On voit pointer ici l'ébauche de «lois physiques» des mondes spirituels, avec par exemple un besoin d'échanger de l'énergie entre gens différents, ou d'alterner différentes occupations, différentes vibrations.

 

La chose la plus probable a mon avis est que la relation avec les autres y est surtout gouvernée par les sentiments et les vibrations (chapitre V-17). Quand quelqu'un nous apporte de l'énergie, ou du plaisir, nous ressentons une attraction pour cette personne, et nous sommes heureux de l'avoir près de nous. Ce sentiment s'accompagne de la perception d'une belle vibration, qui, dans les mondes de l'esprit, pourrait même nous apparaître comme une aura colorée et lumineuse qui accompagnerait la personne. Il pourrait nous apparaître comme du plaisir sexuel. Mais ce plaisir serait totalement différent du plaisir de la chair physique, s'apparentant plutôt aux orgasmes psychiques du Yoga. On comprend donc pourquoi les mauvaises vibrations souvent associées au sexe physiques sont si dangereuses, et pourquoi il faut les bannir de toute visualisation spirituelle, et même de tout activité fantasmatique sans visées spirituelles.

Par contre l'absence de danger physique, et de bien moindres dangers psychologiques, impliquent que beaucoup de choses qui sont interdites ou déconseillées dans le monde physique, peuvent devenir bénignes voire légitimes dans les mondes spirituels. Encore que pas toujours, par exemple le sexe avec une personne non-mature resterait désagréable pour cette dernière.

Les règles de morale différentes entre cette vie et l'après-vie font ces dernières ne doivent pas être étalées à la vue de tous, afin d'éviter l'idée fausse comme quoi les règles de l'après-vie s'appliqueraient aussi dans ce monde. Elles ne le font pas.

 

Les gens pourraient croire que les plaisirs du monde spirituels seraient fades ou évanescents (Bien au contraire, n'importe quel yogi ou témoin de NDE peut constater qu'ils sont bien plus forts et plus satisfaisants que les plaisirs physiques). Une telle croyance est dangereuse, car elle peut provoquer le désir de retourner vers un monde physique, avec des plaisirs plus «tangibles». C'est à dire se réincarner. Mais ce faisant, nous nous lions à nouveau à la souffrance!

 

Une autre possibilité, également décrite par la tradition, serait que l'on puisse se réincarner dans des mondes psychiques qui seraient une imitation fidèle du monde physique que nous connaissons. Des mondes jeu de rôle en sorte. On pourrait y avoir des sensations comparables à celles du sexe physique, et même manger. Encore que le manque de nourriture ne nous ferait pas mourir. Par exemple, nous cueillons une cerise sur un arbre, et instantanément une autre prend sa place. Et on peut ainsi passer toute la journée à en manger, sans indigestion. Alors pourquoi pas faire l'amour toute la journée, tout en gardant le désir.

 

En l'absence d'information factuelle sur ce qui se effectivement passe dans tel ou tel monde de l'après vie, et vu les principes éthiques différents qui y régneraient, la loi terrestre n'a pas à légiférer ni à intervenir sur l'après vie.

Au contraire:

Les sociétés humaines doivent promouvoir et protéger les soins palliatifs.

Les sociétés humaines doivent promouvoir et protéger les techniques spirituelles permettant de préparer l'accès à l'au delà.

Les sociétés humaines doivent garantir le droit des personnes de choisir leur destination dans l'au-delà.

 

Un point dont je ne connais pas la solution est de savoir si, quand un membre d'un couple meurt, le survivant doit l'attendre, ou si il peut se remarier. Il y a des arguments dans les deux sens. Fort probablement c'est une chose dont le couple doit convenir ensemble, lors du mariage. Pour les Chrétiens, ils sont sensés se retrouver (c'est la raison pour laquelle un Chrétien veuf ne doit pas se remarier). Mais pour les Bouddhistes, même l'amour est soumis à l'impermanence. Toutefois le Bouddhisme admet que des personnes qui s'aiment vraiment se retrouvent, quoique pas forcément dans la même situation familiale.

Amour et sexe virtuels

Les mondes virtuels sur Internet permettent des relations amoureuses ou sexuelles à distance, voire anonymes.

Bien entendu, dans l'état actuel des mondes virtuels (2016), ce sexe est juste une représentation. Toutefois il pourrait rapidement devenir réel: jouets sexuels télécommandés, voire retour d'effort permettant une interaction physique.

Il y a eu des débats pour savoir si de telles relations sont «réelles» ou «virtuelles» (sous-entendu: virtuel = ridiculisable ou bizutable). La réalité de ces relations l'a vite emporté, car elles engagent notre sentimentalité au même titre qu'une relation physique. Il a également fallu comprendre que «virtuel» ne signifie pas «inexistant» ni «sans importance», mais bien «qui a la force de» (comme le dit l'étymologie), c'est à dire qui compte de la même façon. Il y a donc logiquement eu des cas de divorce sur la base d'une aventure virtuelle, tandis que ceux qui feignent des relations amoureuses ou qui laissent tomber leur partenaire sont considérés comme des vrais goujats. Il est également souvent considéré que ces relations anonymes peuvent être dangereuses: nous ne savons pas qui est de l'autre côté de l'écran, qui peut être très différent de ce que l'on voit.

En particulier, ceci peut mener à enfreindre les règles éthiques sur les unions transsexuelles, et d'autres tromperies (sexe avec des personnes inappropriées, espionnage, escroqueries...)

 

Par contre ce type de relation a des avantages certains: pas de maladies, pas de grossesses non-désirées, pas de surpopulation, et pour les amateurs de rencontres aveugles ou de sensations fortes, pas de risque. Ce type de relations a aussi un fantastique avantage: nous ne sommes plus liés par notre apparence physique, ni par notre position sociale. Ce qui permet par exemple à des handicapés de marcher ou de danser, sans plus subir d'exclusion. Nous pouvons aussi visualiser des corps merveilleux dans des décors de rêve, sans plus aucun des inconvénients triviaux des corps physiques. Des couples physiques séparés pour quelque raison peuvent aussi se retrouver dans le virtuel. Il est ainsi en train de se créer une véritable sexualité virtuelle, permettant aux amoureux de vivre comme dans un compte de fées, dans la beauté et la perfection, sans plus avoir à se soucier de défauts du corps, de maladies, ou de frontières.

Ce qui nous mène à l'utilisation privilégiée des mondes virtuels à des fins spirituelles, voire de visualisations tantriques.

Le sexe avec les robots

Je suis obligé d'ajouter ce sous chapitre, car je vois (2016) les médias tenter de normaliser le sexe avec les robots, en court-circuitant comme d'habitude toute la réflexion sur ce sujet.

La toute première chose est de se rappeler, après le chapitre V-18, que les robots ne sont pas des personnes conscientes, mais des machines inconscientes. Dans ces conditions, avoir des rapports sexuels avec un robot n'est qu'une forme sophistiquée de masturbation. Plus grave, c'est aussi un palliatif à l'incapacité de visualiser des scènes en imagination. En clair, une pauvre expérience de vie, qu'on nous présente pourtant comme une fantastique libération, voir une extension de la définition de l'humain. Ces prétentions sont totalement ridicules.

On se reportera donc au sous-chapitre sur la masturbation, pour la morale du sexe avec les robots.

Mais on se reportera surtout au sous-chapitre suivant sur le danger des activités fantasmatiques, puisque les robots vont représenter nos fantasmes. C'est donc un nouveau piège, de développer un attachement supplémentaire pour des représentations de basse vibration. Et les fabricants de robots ne manqueront pas de nous posséder de cette façon: voyez le monde horrible des jeux vidéo, et même de certains jouets d'enfants (monstres).

 

Bon, le chapitre V-18 prévoit aussi la possibilité de robots qui seraient conscients, ou qui hébergeraient par exemple la conscience d'une personne décédée. On n'en est pas encore là. Mais la découverte essentielle pourrait arriver n'importe quand, et des robots conscients être réellement fabriqués à tout moment. Dans ce cas, alors, ils mériteraient le même respect et les mêmes lois que des personnes physiques. Et l'ensemble des règles de morale décrites dans ce chapitre s'appliqueraient aussi à eux, et à nos relations avec eux.

Le point essentiel à ce moment est que des robots conscients ne pourront pas être considérés comme «nos créatures», comme les hommes sexistes ont pu considérer les femmes. Des robots conscients auraient les mêmes droits que nous, le même droit de choisir leur vie, et en particulier de choisir leur niveau d'excitation sexuelle. En clair, on n'aurait pas le droit de violer ou séquestrer un robot conscient, ni de lui imposer un niveau d'excitation sexuelle: ni esclaves sexuels, ni chasteté forcée.

 

A plus long terme, les scientifiques prévoient le remplacement des corps biologiques par des corps robotiques, ou par des corps virtuels dans des mondes virtuels. Toutefois ils ne «savent pas» comment la conscience pourrait être effectivement transférée du cerveau biologique vers un cerveau électronique, ha ha ha! (voir également le chapitre V-18 sur ce point).

Un tel monde permettrait de s'affranchir de toutes les limitations des corps physiques, ainsi que de tous leurs aspects répugnants (odeurs, excréments, obésité, vieillesse...). Mais il ne nous affranchiront pas des limites intrinsèques du monde physique, notamment la mort inévitable, juste plus lointaine. Surtout, si des scientifiques actuels faisaient ça avec leurs idéologies actuelles, alors ils construiraient des cerveaux névrotiques, voire psychotiques, incapable de libre-arbitre, d'introspection ni de changement (voir encore le chapitre V-3 sur ce point). Des personnages de télé-«réalité» reproduisant indéfiniment les mêmes pitreries, sous le contrôle sadique de super-sociopathes. Changer le monde en un immense club sadomaso, j'ai de meilleurs projets.

L'idéal de beauté corporelle.

Certains disent que nous avons «chacun nos goûts», et qu'il ne peut donc y avoir de modèle idéal de beauté corporelle. Nous verrons pourtant au chapitre VI-16 qu'une vision est en cours d'apparition, comme idéal guidant l'évolution future du corps humain et de nos goûts.

 

Cette vision comprend:

-Un aspect jeune, voire adolescent.

-La minceur (Mais pas la maigreur: les courbes restent bien visibles, mais sur un corps très longiligne)

-L'absence de poils sur le corps.

-Les cheveux longs et libres (nombreuses variantes).

-Des hanches plutôt étroites (tout au plus moyennes, mais pas larges)

-Des fesses petites mais bien rondes.

-Des jambes longilignes, sans «culottes de cheval».

-Pour les femmes, des seins fermes et de taille généreuse (Mais toutes les tailles gardent leurs adeptes).

-Pour les hommes, une musculature discrète (pas de «rambos», mais pas non plus de gringalets).

-Des organes masculins de grande taille, des organes féminins lisses.

-Des odeurs corporelles agréables, fruitées, épicées, florales.

-De grands yeux (ce qui n'est pas toujours facile, car ils donnent facilement l'air sévère)

-Par contre il n'y a aucune «norme» en ce qui concerne la race, la couleur de la peau, des cheveux, des yeux, etc. qui restent des goûts personnels variés.

 

Certains prétendent que cet idéal n'est que le résultat de la propagande des médias. En réalité, cet idéal existe depuis des siècles, et il est propagé par des personnes de spiritualité:

Les temples hindous, les peintures de Ajanta, les représentations de divinités tibétaines, montrent toutes des personnes minces et des femmes aux poitrines plantureuses (Pour l'époque c'était déjà «gros». Mais le monde moderne a poussé la définition de «gros» bien plus loin). Certains textes tantriques confirment explicitement la taille des seins. Le Coran donne aussi cette vision de vierges de paradis à la peau diaphane, aux grands yeux de gazelle, aux seins «biens ronds», et de «beaux jeunes hommes d'éternelle fraîcheur». Toutes ces sources orientale aiment logiquement les cheveux et les yeux bien noirs, mais les cheveux blonds et des couleurs d'yeux variées ont beaucoup d'adeptes dans le monde occidental.

 

On a donc une évolution bien visible des goûts de l'humanité:

-Les «Vénus» préhistoriques ou mégalithiques (Malte) outrageusement obèses

-La Vénus grecque, de proportions moyennes, et l'idéal antique d'organes masculins de très petite taille.

-Apparition en divers endroits d'Asie, apparemment séparément, de l'idéal de minceur décrit dans ce sous-chapitre. Ces apparitions sont liées aux grands mouvements spirituels.

-Dans le monde démocratique moderne du 20eme siècle, apparition récente et rapide de cet idéal, comparé aux hanches obèses et petits seins du 19eme siècle ou avant. Contrairement aux cas asiatique, cela touche tout le monde, spirituel ou pas, et semble plus lié à l'émancipation des classes pauvres.

-Apparition de «l'idéal elfique» dans les mondes virtuels et les jeux, avec de nombreuses variantes naturelles ou fantastiques de couleurs de peau, de cheveux, et même de taille (Pixies, des créatures adultes de petite taille, et même des fées minuscules).

 

L'apparition d'un tel idéal n'est pas une nouveauté: c'est comme cela que des animaux tels que les oiseaux ont développé la beauté. En effet le goût pour tel ou tel partenaire reproductif peut exercer une sélection plus forte que la sélection darwinienne (surtout dans le monde humain actuel, où la survie n'est plus l'enjeu principal).

Toutefois l'apparition de cet idéal chez l'humain ne résulte clairement pas d'une évolution Darwinienne. Il faut donc rechercher sa cause ailleurs: «dans le futur» avec un rebouclage logique (chapitre IV-6, voire dans l'après-vie, ou résulter de l'influence de civilisations cosmiques plus avancées. On verra en particulier au chapitre VIII-6 le cas des mondes nurserie, où les gens ne font que naître, pour peupler des mondes spirituels après leur mort. Nous pourrions être dans un tel monde sans le savoir.

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre VI-5       

 

 

 

 

 

 

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