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Epistémologie Generale        Chapitre VI-4       

 

VI-4 ethique generale

 

Nous pouvons maintenant aborder les règles d'éthique proprement dites, c'est à dire ce qui est habituellement traité par les livres de morale.

Toutefois, de par le volume ou l'importance spécifique de certains thèmes, nous leur consacrerons des chapitres spécifiques: l'amour et à la sexualité (chapitre VI-5), les unions et familles (chapitre VI-6), l'écologie (chapitre VI-7), l'économie (chapitre VI-8), la culture, (chapitre VI-9), et la politique (chapitre VI-10, chapitre VI-11, chapitre VI-12, chapitre VI-13). Le reste de cette partie sera consacré à la description d'une meilleure société, et comment la construire.

Comme vu au chapitre VI-3 précédent, le droit ne peut que être basé sur l’éthique. Nous traiterons donc droit et éthique ensemble. Toutefois les problèmes spécifiques au droit proprement dit ne seront traités que dans la seconde section éthique de transition, car le droit n’est nécessaire que dans les sociétés primitives non-psychoéduquées.

Généralités

Le but de la vie trouvé au chapitre V-5, et les fondements de l’éthique du chapitre VI-2, sont très généraux, alors que l’éthique a à répondre à des problèmes très concrets, et souvent complexes. Le chapitre VI-3 nous a donné quelques outils généraux pour appréhender certaines de ces situations, comme la notion de dépendance. Mais il nous faut maintenant justifier toutes les règles précises dont on a besoin pour gérer nos vies.

Bien entendu, les règles que nous allons trouver dans ce chapitre (et les suivants) se déduisent des trois (quatre) fondements, par des raisonnements plus ou moins directs. Par exemple, le fait même que la conscience ait un but, se traduit dans l’éthique par un droit absolu à exister, c’est à dire à vivre. D’où la règle très générale «ne pas tuer». (Les rares exceptions, comme la légitime défense, sont bien sûr gérées par le troisième fondement de compensation). Mais simplement survivre ne suffit pas: encore faut-il pouvoir réaliser nos buts, c’est à dire jouir de liberté, de respect, de nature, d’accès à l’information, et enfin de ressources. Le second fondement exige même un partage équitable de ces ressources entre tous (une condition qui reste encore à faire comprendre aujourd’hui, chapitre VI-8 sur l’économie)

Toutefois il serait très lourd de répéter tout le temps «selon la fondation x de l'éthique» ou «selon le but de la vie». Je n’expliciterai donc pas toujours ces raisonnements ou justification, qui sont généralement évidents. Si ce n'est pas indiqué, c'est donc implicite.

Section I: Ethique Absolue

Une éthique scientifique est forcément indépendante des concepts de n'importe quelle culture. D’où le nom que je lui donne ici d’Ethique Absolue, qui ne fait pas référence à des concepts artificiels, comme par exemple la noblesse du système féodal du Moyen Age, ou la richesse du système féodal actuel. La première raison évidente est que les cultures traditionnelles, ou même modernes, ne sont pas toujours basées sur l'éthique, mais souvent sur des opinions personnelles sans justification, du genre aime/aime pas, qui ont été imposées à tous. Elles ne peuvent donc pas servir de base à une éthique quelle qu'elle soit. La seconde raison est plus subtile, quoique bien connue des juristes: c’est le droit qui doit se baser sur l’éthique, jamais le contraire.

Mais les gens demandent souvent des explications selon les concepts de leur culture. Pour cette raison, ce chapitre comprend une seconde section: l'éthique de transition. Par exemple le besoin d'un logement (premier fondement de l'éthique) est traité dans la première partie, indépendamment de la culture, comme une dépendance à compenser (troisième fondement). Mais en transition il sera traité en utilisant les concepts de propriété et de minimas sociaux, propres aux ethnies capitalistes actuelles.

Oh et pourquoi ne pas le traiter aussi selon les concepts des sociétés tribales. Si ces dernières ne sont aujourd'hui plus majoritaires, elles restent tout de même capables de soutenir leurs membres de manière plus égalitaire que nos complexes programmes sociaux. Nous évoquerons donc certaines de ces coutumes, au besoin dans la première section.

Toutefois vivre sans lois ni concepts demande des réalisations spirituelles bien connues: psychoéducation (chapitre V-12) et pensée non-conceptuelle (chapitre I-9). Des gens choisissant de développer ces qualités peuvent alors jeter les codes de lois et tous leurs concepts ennuyeux et contraignants. Mais si des gens choisissent de ne pas évoluer dans ce sens, alors il leur faudra faire avec ces concepts et ces lois, par exemple les tribunaux, les contrats, le travail, l’argent, la propriété, etc. C'est à dire avec la seconde section «Ethique de Transition».

La vie, la mort

Exister est probablement le tout premier but de la vie, apparu dès les premières formes de conscience. Perdre définitivement conscience est donc le mal le plus absolu. Vivre est si précieux que c'est un droit fondamental de tout être conscient, de la fécondation à la mort naturelle. On pourrait même ajouter avant et après la vie elle-même:

-Toute union comportant au moins un homme et au moins une femme a le droit de procréer (Pour les unions homosexuelles, voir chapitre VI-5)

-Tout enfant a droit à une naissance accueillante, à un père et une mère aimants (chapitre VI-6) un entourage social normal et un environnement naturel.

-Tout enfant a droit à un bon accueil et une dotation économique équitable dans sa nouvelle vie

-Toute personne a droit à une nourriture et à un logement convenables, sans conditions.

-Toute personne a droit à être en bonne santé et à jouir de toutes les capacités de la médecine, sans conditions.

-Toute personne a droit à une bonne préparation à l'après vie, par une information objective, des enseignements spirituels appropriés et le nécessaire recueillement quand la mort devient inévitable.

-Toute personne a droit au respect de sa réputation, de ses créations et de ses dernières volontés après la mort.

 

Ce respect de la vie conduit à criminaliser l'homicide. Ce qui conduit logiquement à criminaliser également la violence sociale (crime, dictature) et la guerre, dont les coupables seront donc soumis aux mêmes interdits et sanctions que les crimes crapuleux. Il conduit aussi à criminaliser d'autres notions comme:

-La non-assistance à personne en danger (crimes, accidents, maltraitance, dangers divers)

-La mise en danger d'autrui (pollution, faire travailler des ouvriers dans des conditions dangereuses, conduite routière à risque, trafic de drogue, paris stupides, répression politique, etc.)

-etc.

 

Toutefois de nombreuses exceptions ont été discutées, et notre raisonnement de base permet d'y apporter des réponses claires, nouvelles ou déjà connues:

-L'avortement est examiné au chapitre VI-5 sur l'amour et la sexualité, en concluant que c'est un homicide comme les autres. Toutefois l'interdiction légale pose aussi de gros problèmes, c'est pourquoi la solution est plutôt de mettre au point d'urgence des formes de contraception «par défaut» et 100% efficaces, qui rendraient l'avortement inutile.

-La peine de mort a fait l'objet de nombreux arguments et «cas où». Toutefois deux raisons pragmatiques emportent son abolition dans tous les cas: elle est irréversible en cas d'erreur, et surtout elle constitue en fait un encouragement au crime: si la société peut tuer, alors «pourquoi pas moi». Les mêmes arguments interdisent aussi les mutilations, marquages, etc.

-Menace et chantage (prises d'otage, etc.) sont bien sûr des crimes, même si la mort n'est pas effective. Ceci vise bien sûr gangsters et terroristes, mais aussi toute organisation et administration qui créerait de tels chantages, par exemple en polluant, ou chantage aux resources, chantage au logement, etc..

-L'euthanasie, voir le prochain sous-chapitre

-La légitime défense doit être définie précisément: une action proportionnée, rendue nécessaire par une menace grave. Il y a souvent des confusions, en particulier en anglais avec l'expression «self-defence» (autodéfense), qui désigne aussi une revendication politique du droit à s'armer, voire à organiser des milices. Armes et milices qui sont bien sûr immédiatement utilisés à des crimes, souvent racistes.

-La notion Musulmane de Jihad correspond en gros à la notion de légitime défense, dans un contexte historique où il n'y avait pas d'état de droit (pas de police). Toutefois l'état de droit moderne rend ce Jihad armé traditionnel inutile. Le devoir religieux peut alors s'accomplir sous d'autres formes: non-violence, humanitaire, luttes sociales. Les barjots terroristes utilisent bien sûr ce mot dans un sens novlangue inversé, pour justifier leurs crimes idiots. Les médias utilisent le même sens novlangue pour discréditer les arabes.

-Les situations d'exception, comme les catastrophes ou les attaques terroristes, nécessitent parfois de faire des choix. Les choix effectivement accomplis ne sont pas toujours justes, car ils sont faits dans l'urgence ou avec des informations partielles. Il ne faut alors pas se tromper de responsable: ce sont ceux qui ont créé la situation, pas ceux qui ont tenté de l'arrêter.

Il existe de nombreux cas où la police a tué des otages par erreur. La responsabilité en est aux seuls terroristes.

Il y a aussi des cas de fautes claires dans ces situations. Par exemple lors de la prise d'otages dans un théâtre à Moscou en 2002, les autorités ont utilisé un anesthésique pour neutraliser les fous sans leur laisser le temps d'assassiner les otages. Cela n'était pas une faute, car cela a effectivement permis de stopper la situation en limitant les pertes humaines. Toutefois la faute lourde et inexcusable des autorités a été de refuser d'indiquer aux médecins quel gaz a été utilisé. Ce refus a causé la mort de 16% des otages (130 personnes), faute de pouvoir leur apporter un antidote approprié.

Il existe des cas où des médias ont aidé des criminels, comme lors de la prise d'otage des jeux olympiques de Munich en 1972, où la télévision informait les fous des actions de la police. De tels médias devraient être interdits et condamnés comme complices. Si cela avait été fait à l'époque, on n'aurait pas eu à nouveau, le 9 Janvier 2015 lors de l'attaque d'une supérette à Paris, les médias indiquant au déséquilibré où étaient cachés les otages.

 

Ce droit à la vie est bien entendu le même pour tous les humains, quelle que soient leur race, religion, âge, sexe, nationalité, fantasmes sexuels, longueur de nez ou tout autre critère naturel ou halluciné que l'on voudra bien considérer. Il a toutefois une conséquence que beaucoup ne sont pas encore prêts à... avaler:

-En tant qu'êtres conscients, les animaux ont le même droit à la vie que les humains. Bon, c'est plus compliqué, parce que les animaux se tuent aussi entre eux, ou ils peuvent attaquer des humains. En plus on ne sait pas à partir de quel niveau d'évolution une créature est consciente. D'où une approche pragmatique (pratiquée par exemple par les bouddhistes): ne pas tuer les animaux, sauf danger immédiat pour les plus évolués, ou à l'encontre des animaux venimeux ou parasites (vers, insectes) qui peuvent menacer notre santé ou nos moyens d'existence (cultures).

-Mais surtout on n'a aucune excuse à tuer les animaux pour se nourrir. Diététiquement c'est absurde, et économiquement c'est une source considérable de pauvreté, de famine et de souffrance (chapitre VI-7 et chapitre VI-8). Nous irons plus loin au chapitre VI-7 sur l'écologie: souhaiter l'abolition de toute prédation et parasitisme.

L'euthanasie

Ce mot lui-même est piégeux, voire novlangue. En effet, il est souvent utilisé uniquement comme euphémisme pour l'homicide (actif ou par arrêt de soin), en ignorant délibérément ce qu'est vraiment l'euthanasie: les méthodes d'approche spirituelle de la mort. Bien au contraire, les partisans de l'homicide recherchent l'inconscience!! Ce mensonge criminel est la conséquence directe de la religion athée officielle: le mourant n'est plus rentable, alors on le jette, on le cache, et par dessus tout on le fait taire, pour ne pas penser qu'un jour on sera comme lui.

Je ne dirai donc pas euthanasie dans ce cas, mais bien homicide. Parce que ce n'est rien d'autre qu'un homicide, parfois même un assassinat. Après, cette mort peut être «douce», mais même les nazis avaient déjà cette prétention.

 

Les bases de l'éthique permettent d'apporter une réponse claire et détaillée à tous les cas: le plus cher désir de la conscience est de jouir de sa propre existence. Ce qui justifie la vie comme le bien le plus cher, et condamne l'homicide. Toutefois si cette vie est douloureuse ou n'offre plus de perspective, alors on ne peut plus en jouir, et cet argument n'est plus valable. La seule chose à faire alors est de préparer l'après-vie dans les meilleures conditions possibles, par les soins palliatifs et des méditations appropriées. D'où la conclusion nette et sans «débat»:

L'homicide d'un mourant, actif ou passif, ne peut se justifier que si MEME LES SOINS PALLIATIFS ne permettent pas d'échapper à une souffrance rendant la vie insupportable. Cet homicide doit alors préparer et permettre l'accès à l'après-vie dans les meilleures conditions.

 

Mais, tout comme avec la peine de mort, légaliser l'homicide dans ce cas ouvre délibérément la porte à des assassinats légaux: il suffit de prétendre agir «pour l'intérêt de la victime» pour justifier des décisions à l'encontre de sa volonté, comme cela se fait déjà en routine avec «l'intérêt de l'enfant» (chapitre VI-6). C'est pourquoi la seule solution est l'interdiction légale, mais après considération soigneuse du sous chapitre sur la morale informelle et les règles formelles (droit). Une recommandation déjà connue et suivie depuis longtemps par les tribunaux, qui condamnent les abus mais pardonnent la souffrance. La légalisation de l'homicide prive les tribunaux de la possibilité de condamner les abus. Les conséquences sont claires:

Le vieux, l'handicapé, le comateux, le locked-in, peuvent alors être assassinés en toute légalité, simplement pour s'en débarrasser. Alors pourquoi pas les opposants politiques, si on considère qu'ils sont des dépressifs incurables. Je ne plaisante pas: on tue déjà des dépressifs, et même des Asperger (Novembre 2017, voir exemples ci-dessous). Alors pour les «inadaptés sociaux», les opposants politiques, voire les races, cela pourrait arriver avant 2030, voire dès 2020.

Exemple: l'Affaire Christine Malèvre montre comment les choses peuvent déraper rapidement: cette infirmière avait tué six personnes, qui, selon elle «désiraient mourir». En fait, elle interprétait lourdement des pseudo «indices» tels que des soupirs, etc. Elle n'a finalement passé que quatre ans en prison, ce qui revient à une approbation de ses assassinats de personnes non-consentantes. Une des grosses leçons de cette affaire est que de telles décisions doivent être prises de manière collégiale, en concertation avec les médecins, les soignants, les familles, et bien sûr les personnes elles-mêmes. La justice n'aurait alors à intervenir qu'en cas de plainte ou de problème, en non pas à chaque fois.

Exemple: le cas de Chantal Sébire montre à quel point le débat peut être retors et idéologiquement polarisé, dans un sens comme dans l'autre. Chantal a été présentée par les médias et par des «associations» comme une victime du «refus des médecins de l'aider à mourir». En fait, d'après l'éthicien Axel Kahn (Wikipédia, Novembre 2017) et le Docteur Béal(article dans «Le Parisien») de l'unité de soins palliatifs de Dijon, elle aurait été opposée à la «médecine officielle», a refusé une opération qui avait de bonnes chances de la guérir, et a même refusé soins palliatifs et anti-douleurs. Dans ces conditions, son suicide final ressemble plus à un chantage, qu'à n'importe quel sens du mot «euthanasie». Bon, ayant déjà rencontré des personnes compliquées à ce point, je ne suis pas surpris. Mais que faire?

Au minimum, ne pas baser nos raisonnements sur de tels cas, et surtout pas en faire un battage médiatique.

Exemple: La Belgique est le pays qui est allé le plus loin dans le suicide assisté. Avec les conséquences prévisibles: ainsi, d'après un article du Seattle Times, le Dr. Lieve Thienpont aurait ainsi tué plus de gens que tous les autres docteurs belges réunis. Notamment il aurait tué Tine Nys, pour... syndrome d'Asperger, c'est à dire un trouble non douloureux et non invalidant (j'en connais plusieurs qui ont une vie sociale active), et dont les inconvénients peuvent se gérer avec des méthodes psychologiques ou spirituelles. Plusieurs dépressifs ont aussi été tués, alors que la dépression peut aussi se gérer avec des méthodes spirituelles (j'en sais quelque chose, ayant du apprendre à le faire, et qui plus est seul, sans guide). De plus mourir en étant déprimé expose particulièrement au risque de NDE horrible (Etudes scientifiques de l'IANDS). Dans le petit monde de l'approche de la mort, tout le monde connaît très bien l'IANDS, et donc on peut considérer que cette façon d'envoyer un dépressif «en enfer» est une cruauté délibérée.

Exemple: Toujours selon cet article, Jean-Jacques De Gucht (qui a étendu la possibilité de l'homicide aux enfants), rejette toute critique comme «mal guidée» (misguided), ce qui revient à nous accuser d'être idiots. Ainsi on a bien cet «effet de pente glissante» (slippery slope effect), prédit par les opposants depuis 1930, ou comme ça s'est passé avec l'avortement (avorter pour pouvoir aller au ski, etc. chapitre VI-5). Et il ne reste plus que deux verrous à faire sauter pour arriver à une «Shoah démocratique avancée»: tuer une personne non-consentante, en prétendant que c'est «son intérêt» (par exemple un enfant, puisque la loi le permet déjà), ou qu'elle ne peut pas apporter de consentement éclairé (un révolté, un intellectuellement déficient). Le dernier verrou serait de considérer des opinions politiques ou des orientations sociales comme des «troubles».

Dans le cas des enfants, il serait déjà possible pour des parents de tuer légalement un de leurs enfants, à seule fin de s'en débarrasser (vengeance après divorce, ou quand il coûte plus cher qu'il ne rapporte d'allocations familiales). 1) humilier et harceler l'enfant jusqu'à ce qu'il soit déprimé. 2) Il est alors facile de trouver un médecin qui diagnostique une «maladie», sans du tout rechercher la cause. 3) Les parents peuvent alors demander une «euthanasie» de l'enfant, pour «trouble douloureux et incurable» (Puisque ça a déjà été fait pour la dépression). 4) Au tribunal, il est courant d'invoquer «l'intérêt de l'enfant» pour justifier n'importe quelle décision à son encontre. Est-ce que j'exagère? J'espère. Mais attendez quelques années pour en être sûrs... (écrit en 2017).

 

La «sédation profonde», (Palliative sedation) pousse l'hypocrisie encore plus loin: elle remplace l'homicide par la mise en inconscience définitive. Ce qui, pour la victime, revient exactement au même... mais permet au perpétrant d'échapper à la qualification d'homicide! Un simple jeu de mots, donc, pour contourner la loi. Je dis ici que l'endormissement définitif et l'homicide sont exactement la même chose, puisque l'inconscience définitive en résulte dans les deux cas. De plus, la «sédation profonde», c'est à dire l'endormissement définitif d'une personne, pose probablement un problème beaucoup plus grave que l'homicide: nous ne savons pas pourquoi seulement 18% des personnes font des NDE (et, on peut présumer, accèdent à l'après-vie). Nous ne connaissons pas les processus (chapitre V-9) qui permettent à la conscience de se dégager du cerveau et de fonctionner de manière autonome après la mort. Nous ne savons même pas pourquoi il n'y a pas de conscience pendant le sommeil ou l'anesthésie, alors que le cerveau fonctionne. Le danger alors est d'envoyer la personne dans un état d'inconscience éternelle, de lui barrer l'accès à l'après-vie, ce qui assurément serait le crime le plus abominable que l’on puisse imaginer. Sans parler de la torture de réveiller la personne pour «s'assurer qu'elle est toujours d'accord», ce qui pourrait effectivement la tuer dans son monde de l'après-vie (en coupant le chemin d'information liant sa conscience à ce monde).

 

 

Coma et Locked-in. On a vu au chapitre V-8 les méthodes les plus fiables connues pour distinguer un comateux (personne inconsciente) d'un locked-in (personne consciente mais paralysée), et les traiter en conséquence. Pour un comateux sans espoir, il n'y a aucun sens, et surtout aucun sens spirituel à maintenir ce corps en vie. De plus, une telle personne est probablement déjà dans l'après vie, et toute manipulation de son corps risque de la rappeler inutilement, voir de la tuer dans son monde de l'après-vie. En ce qui concerne les locked-in, on peut penser qu'ils souhaitent mourir, et ce serait aussi un motif légitime pour quitter une vie dénuée de sens. Mais tous ne le demandent pas. Par exemple Steven Hawking, le plus célèbre des locked-in, a une vie affective et intellectuelle riche, et il n'a jamais publié de souhaits de cet ordre. Toutefois TOUS les locked-in ont droit au même degré d'assistance dont bénéficie Hawking, afin de leur permettre de communiquer, de voir leurs familles et amis, et d'avoir des activités de loisir ou créatives. En particulier les mondes virtuels permettent également à tous les handicapés d'avoir une vie sociale normale. Et aussi une apparence de leur choix, sans les horribles marques de leur maladie.

 

Les soins palliatifs sont bien entendu une fois de plus ignorés, alors qu'ils devraient être la toute première approche. Si il y avait quelque chose à légaliser, ce serait précisément l'accès obligatoire pour tous aux soins palliatifs. En effet, le soins palliatifs permettent d'aller bien plus loin que de simplement mourir sans souffrance: accomplis dans la bonne optique spirituelle, ils permettent de contrôler le processus de la mort et de la renaissance dans le monde spirituel, même sans savoir comment il fonctionne. Les soins palliatifs peuvent au besoin utiliser les plus puissants anti-douleur, puisque le problème de l'addiction ne se pose plus dans ce cas. Mais en général, ils excluent l'homicide: la personne doit pouvoir rester lucide le plus longtemps possible, afin de préparer le passage au mieux. Si, par impossibilité d'éviter la souffrance, on a quand même recours à l'homicide, alors la personne doit pouvoir décider elle-même le moment opportun d'engager le passage en pleine conscience, selon le déroulement de sa méditation. Ceci nécessite alors un moyen rapide et non-invasif: azote, interrupteur pour stopper un stimulateur cardiaque, etc. Ces méthodes ne produisent aucune sensation, et l'arrêt net de l'irrigation du cerveau offre les meilleures chances de produire une NDE, c'est à dire probablement d'accéder à une après-vie plaisante.

Toutefois ces soins palliatifs ne sont utiles que si on se prépare effectivement à l'après vie (discussions, échanges d'énergie, visualisations de paradis, Phowa, etc.) Si on les passe devant la télévision, ça ne sert à rien, ce pourrait même être contre-productif: envoyer les gens dans un état d'inconscience, ou pire de soumission animale.

 

Le suicide assisté semble échapper curieusement à la définition légale de l'euthanasie, et donc à la légalisation. C'est pourtant, dans le cas de souffrance réellement incurable (voir la discussion ci-dessus), une solution plus élégante que l'homicide: le malade décide lui-même du moment de partir, sans dépendance (toujours invasive), au moment précis où il se sent prêt à effectuer le grand saut. et en toute intimité, plutôt que entouré par des infirmiers.

Mais si on en est là, alors il y a bien mieux:

 

Le Phowa. Bon, bien sûr depuis trente ans qu'on en parle, tout le monde sait ce que c'est, aussi je ne le rappellerai pas (et quiconque m'attribue le sens novlangue ira direct en diffamation). Le Phowa est enseigné dans tous les pays libres, et chacun peut s'entraîner sur lui-même. Il est donc pertinent de creuser la question: le Phowa serait la méthode de choix pour s'orienter vers une après-vie positive. Idéalement cela nécessite un contexte spirituel propice, ou au minimum un contexte de soins palliatifs respectueux, sans harcèlement idéologique.

Peut-on effectivement se suicider avec le Phowa? Bien sûr dans les stages personne n'essaie. Mais il est expliqué que certains maîtres l'ont fait, par exemple pour échapper à une souffrance comme un camp de concentration. Dans ces conditions, pour un malade condamné, le Phowa serait certainement la meilleure méthode: chacun choisit le moment, selon sa méditation, pour se projeter vers un paradis. Au point que le mot «mort» ne convient même plus à ce cas: c'est une transition, une issue positive garantie à la mort, un abandon de chrysalide, une naissance dans un paradis. J'ajouterais que seul le Phowa mérite le nom de «belle mort» (eu-thanasie).

L'étude scientifique et la pratique du Phowa sont donc une des principales urgences de la société actuelle.

D'après l'enseignement, l'avantage le plus extraordinaire du Phowa serait qu'une personne mauvaise est guérie de son mal. Ce point semble vérifié dans les NDE, dont le contenu ne dépend pas de la moralité de la personne. Notre théorie sur le libre arbitre (chapitre V-3) explique bien ceci. En effet, le cerveau, en tant qu'objet physique, n'a pas accès à l'éthique: seule la conscience y a accès. Le désir de nuire ne peut donc provenir que du cerveau (l'égo neuronal, chapitre V-10). Et il disparaîtrait donc quand le cerveau est désactivé, comme on l'observe dans les NDE. Il parait donc logique que cela arrive aussi quand on atteint un paradis avec le Phowa (ou de toute autre façon). Le Phowa représente donc la justice ultime et l'apothéose de la spiritualité, bien au-delà de toutes ces sinistre histoires de damnation éternelle, que aucune personne vraiment spirituelle ne peut souhaiter à qui que ce soit.

Je ne connais pas de validation scientifique directe du Phowa. Toutefois il est en ligne avec les connaissances scientifiques acquises sur les NDE, en particulier les expériences de mondes paradisiaques. La théorie de l'autogénération logique de la conscience offre un cadre explicatif scientifiquement valide reliant toutes ces choses. En particulier, elle implique que si le cerveau s'arrête au moment précis où on a la visualisation du Phowa en tête, alors cela pourrait effectivement fournir le «nib spécial» établissant un chemin d'information entre notre conscience et le paradis visé. Cela produirait donc «l'incarnation» dans ce paradis dès que l'information cesse de nous parvenir depuis notre cerveau.

Cette validation scientifique du Phowa n'est que indirecte, mais cela justifierait-il de ne pas le proposer en soins palliatifs? Je dirais qu'il faut quand même le proposer (et à tout le monde). Même si on pense que c'est un «Pari de Pascal»: on a intérêt à le faire si ça marche, et rien à perdre si ça ne marche pas.

Proposer le Phowa (ou toute autre technique similaire) reste donc le meilleur test de la sincérité de ceux qui parlent d'euthanasie ou qui prétendent adoucir la mort. Sinon, inutile d'aller plus loin: ils ne cherchent qu'à se débarrasser des mourants.

En fait, j'ai compris récemment que dans les stages il manquerait un élément essentiel. Je peux même citer une personne qui se serait involontairement tuée de cette façon. Mais on comprend qu'une connaissance aussi dangereuse ne puisse être publiée, ne se transmettant que de bouche à oreille entre personnes de confiance. Je la réserve donc au contexte spirituel correct d'accéder à une après-vie agréable, quand rien d'autre n'importe plus. Pas à ceux qui veulent fuir la vie juste pour s'éviter l'effort d'apprendre. Et surtout pas à ceux qui veulent juste se débarrasser des autres.

L’après-vie

Accéder à une après-vie heureuse est certainement la chose la plus désirable pour toute conscience, et donc une forte priorité scientifique et économique, souvent avant les «besoins matériels».

Toutefois ce n'est que récemment que l'étude scientifique des NDE donne corps cet espoir d'une après-vie paradisiaque. D'où l'importance cruciale d'étudier les NDE, comment les produire et comment s'orienter dans l'après-vie. Et surtout de réserver le plus gros «Tinfoil Hat» aux NDE-sceptiques, en particulier quand ils se prétendent scientifiques. Cette étude est commentée tout au long de ce livre, depuis les bases théoriques (Troisième partie) jusqu'aux études sur la nature de la conscience (cinquième partie).

Toutefois, les données scientifiques récentes sur les NDE (chapitre V-9) montrent que la «destination paradisiaque» décrite dans les premiers livres n’est pas automatique. Tout d’abord, les NDE elles-mêmes n’arrivent qu’à une minorité (statistiquement, plutôt aux personnes spirituellement vivantes). Pire, certaines personnes rapportent des expériences fort désagréables: sensation de vide, jugement négatif par la «lumière», et même visions d’enfer (eh oui, la théorie de l'autogénération logique de la conscience prévoit que ça puisse arriver, même si c'est «catho»). Les études de l’IANDS montrent que ces expériences terrifiantes arrivent plutôt à des personnes en grand doute avec elles-mêmes, mais ce n'est qu'une moyenne.

La conclusion est imparable: notre destination dans l’après-vie, voire notre accès même à cet après-vie, dépend fortement de notre état d’esprit pendant notre vie. Il faut donc se préparer à la mort, en respectant des règles d’éthique bien précises:

-Informer tout le monde des études scientifiques sur l’après-vie, et criminaliser les discours NDEsceptiques ou les pseudosciences qui dénient la conscience, comme le matérialisme ou le béhaviourisme.

-Toujours se comporter de manière éthique. Dans la «revue de vie» des NDE, tout est compté, jusqu’à la moindre peccadille.

-Chacun doit avoir accès aux méthodes spirituelles de préparation à l’après-vie (éthique, visualisations de paradis, Phowa, soins palliatifs, etc.). On pourrait même avoir des groupes préparant à tel ou tel monde spécifiquement. Que dis-je, ça existe déjà depuis longtemps, mais c'est appelé «religion» pour le dénigrer.

-Il faut enseigner les effets terribles des mauvaises vibrations (rap, scatologie, tags, jeux vidéo violents, halloween, films d’horreur, etc. chapitre VI-9)

-A l’approche de la mort, chacun doit pouvoir se consacrer à la préparation du transfert (Tranquillité, soins palliatifs, Phowa, visualisations, rencontres, etc.)

-Avec la possibilité d'un après-vie, on serait tenté de considérer le meurtre comme «moins grave». Il n’en est rien: premièrement, rien ne prouve encore que tout le monde va bien dans un paradis, voire même simplement continue. Deuxièmement, les personnes ont des projets de vie, des familles, des activités, qui justifient à eux seuls la gravité des condamnations pour meurtre.

Les Lokouten

Il s'agit d'une prédiction originale, qui paraîtra même incroyable à certains. Pourtant je pense qu'il est utile de s'y préparer: la possibilité de dispositifs techniques qui permettraient à des personnes décédées de s’exprimer ici bas. Je décris de tels dispositifs, et leur fonctionnement, dans mon roman «Pourquoi Papa il vient plus», ou dans mon roman «Lokouten». Il sont bien sûr basés sur les théories de la conscience que je développe dans ce livre. En gros, un tel appareil est un réseau neuronal artificiel (un «cerveau» homologue du cerveau naturel), capable d’actions plus ou moins complexes, de délivrer des messages simples à piloter un corps robotique ou un corps virtuel. On n’en est pas encore là, mais cela pourrait apparaître avant la fin du 21eme siècle. De tels appareils nécessitent bien sûr une éthique spécifique, et entièrement originale, qu'il vaut mieux connaître avant de se livrer à des «expériences»:

-Un lokouten (littéralement «réceptacle corporel électrique» d'une conscience, en tibétain) jouit du même statut légal et des mêmes protections que le corps d’une personne (en gros, le détruire est un meurtre, le déconnecter un emprisonnement).

-Tout le monde jouit du même droit d’en avoir un.

-Une personne décédée s’exprimant par un Lokouten a les mêmes droits à être écoutée que quand elle était vivante, en particulier de veiller à ses intérêts.

-Tempérant le point précédent, une personne qui n’a plus de corps biologique n’a plus tant de besoins, ni tant d’implication dans ce monde. On peut donc concevoir que ses droits économiques soient réduits, en faveur par exemple de ses époux, associés, héritiers, employés, locataires, etc. qui devront pouvoir jouir à leur tour des biens concernés, ou tout simplement ils peuvent en avoir besoin pour vivre.

-Par contre même une personne qui n’a plus de corps biologique garde intégralement ses droits à son identité, à sa liberté d’expression (y compris publication de ses propriétés intellectuelles, même si elles sont passées aux héritiers), sa réputation, l’attribution de ses créations, le maintient de son identité Internet, identité virtuelle, sites Internet, etc.

-Une personne décédée vivra généralement dans un autre monde, où les conditions de vie et les intérêts sont totalement différents (en particulier névroses et égo n’ont plus cours dans les mondes spirituels). Ainsi, si elle le souhaite, elle doit pouvoir se déconnecter de ce monde matériel, temporairement ou définitivement, voire être protégée contre les tentatives de contact par des personnes névrotiques. Ceci peut aller jusqu’à physiquement désactiver le lokouten, par une commande accessible depuis le monde spirituel.

-Qu’un mariage soit dissous par la mort, ou qu’il continue via un lokouten ou dans l’au-delà, est un point dont les personnes doivent pouvoir décider elles-mêmes, normalement au moment de contracter ce mariage.

-Les titres, statuts, nationalité, caste, noblesse, etc. n'ont plus de sens dans l'au-delà. C'est facile de comprendre pourquoi: elles n'ont pas de sens ici non plus.

 

Les lokouten posent un problème au droit classique: une personne y est définie par son corps, alors qu'en réalité nous sommes des consciences. Les lokouten permettent à une conscience décédée de s’exprimer, et même de le faire en plusieurs endroits, par exemple dans le monde physique (époux ou parent décédé venant visiter sa famille), dans un monde virtuel, voire même sur Pluton, dès qu’un lokouten peut faire le voyage (ce qui produirait des interactions supraluminiques observables). Le droit devra donc reconnaître le lokouten comme un corps, même si il n'existe que sous forme logicielle.

Un second problème est de s’assurer qu’un lokouten donné est bien celui de la personne décédée, ce qui pourrait être le principal obstacle au développement et à la reconnaissance légale des lokouten. La solution ici serait de considérer que, tout comme une conscience est attachée à un seul cerveau, elle s’attacherait à un seul lokouten, pourvu qu’elle s’y entraîne de son vivant. Ce qui identifie alors le lokouten est le connectome du réseau neuronal, qui, après cet entraînement, serait unique pour chaque personne, et donc non piratable. Rien n’interdit alors au droit d’identifier la personne à ce connectome, ni aux techniciens de télécharger ce connectome dans n’importe quelle machine physique ou monde virtuel.

Par contre ce connectome risque de ne pouvoir fonctionner qu'en un seul exemplaire à la fois. Si il y en a plusieurs, la personne doit avoir un moyen d'activer celui de son choix. Par exemple chaque connectome aurait une image mentale spécifique codée dans les synapses. L'activation de cette image par la conscience permettrait alors d'activer les autres fonctions: sens, pensée, etc. et donc d'activer électroniquement le lokouten choisi.

Santé et intégrité corporelle

L'intégrité corporelle est le refus de toute mutilation ou modification non souhaitée du corps comme de l'esprit. Ce qui exclus:

-Mutilations punitives

-Mutilations sexuelles, y compris «religieuses» (qui ne sont que des coutumes, sans justification spirituelle)

-Marquages, tatouages, etc.

-Implants autre que strictement de santé ou d'augmentation des capacités.

-Stérilisation irréversible

-Manipulations mentales, désinformation, menaces, etc.

-Contrôle du cerveau (électrodes, ondes, etc.)

et inclus:

-Le droit à des soins de santé pour tous

-Une alimentation diététique et biologique normale pour tous.

 

Ceci comprend également le droit à ne pas souffrir, par des approches spécifiques, notamment des anti-douleurs. A l'heure actuelle il n'y a pas assez de recherche sur des moyens efficaces d'éliminer la douleur sans diminuer la conscience ni de facultés essentielles comme la méditation (j'ai testé...).

 

Anti-douleurs et soins médicaux doivent être également accessibles pour tous, sans conditions ni préférences. Ce qui vaut aussi pour la grossesse, l'allaitement, les aides aux handicapés, les aides aux personnes âgées, les soins palliatifs.

Seules les modification esthétiques non indispensables peuvent être moins prioritaires, mais sans aller jusqu'à l'hypocrisie, comme en France la Sécurité Sociale qui ne rembourse pas les prothèse dentaires de devant, sous prétexte qu'elles seraient «esthétiques»...

 

Il est évident qu'un tel système de santé accapare une part importante de l'activité d'une société. C'est le prix à accepter, et à donner de grand coeur, pour permettre à tout le monde de bénéficier de la meilleure santé possible.

Le seul moyen efficace de réduire cette part est la prévention: agriculture biologique, végétarisme, absence de produits dangereux dans les maisons, contrôle de la pollution, renoncer aux drogues, interdiction du nucléaire, hygiène dans les lieux publics, prudence au travail et en voiture, etc.

Nourriture, logement, moyens de vie

Il est totalement hypocrite d'écrire des choses comme les droits de l'homme, si on ne donne pas aux gens les moyens de les exercer. Une seconde part importante de l'activité d'une société est donc d'établir les moyens de vie. Et de les assurer pour tous, sans distinction de «mérite»! En effet, ne pas le faire équivaut à prononcer la peine de mort pour les malchanceux! Cette activité est également le prix à payer, et à donner de grand coeur, pour permettre à chacun de bénéficier d'une nourriture:

-Suffisante

-Agréable

-De qualité (biologique, avec assez de vitamines)

Ainsi que d'un lieu de vie qui satisfasse nos besoins essentiels:

-Calme, sans bruits idiots (braillements, télévisions, «musique» disco, râteaux à moteur, etc.)

-Suffisamment hygiénique et confortable

-A proximité de la nature

-A proximité de gens sympas

-Permettant de se livrer à une activité: création artistique, atelier, connexion Internet, jardin, chambres pour enfants, etc.

-Adaptée au handicap si nécessaire.

 

Aujourd'hui, satisfaire ces critères nécessite:

-Régulation de la population mondiale (idéalement la ramener à une valeur soutenable)

-Abandon de la viande (gaspillage de nourriture)

-La transition énergétique: logements isolés, production locale d'énergie

-Mieux répartir les usines, magasins, etc. afin d'éviter d'avoir à faire des dizaines de kilomètres chaque jour

-Rendre les voitures, camions, motos, etc. plus silencieux, et abandonner les râteaux à moteur et autres gadgets pétaradants inutiles.

 

Certains prétendront que d'assurer ces besoins gratuitement serait «révolutionnaire» voire «utopique». Pourtant ces besoins DOIVENT être satisfaits pour tous, et de toutes façons. Alors supprimer le chantage aux ressources de base permet d'économiser les innombrables fonctionnaires sadiques chargés de contrôler, émettre les menaces, répandre sur le trottoir les jouets d'enfants et les souvenirs de famille, etc. Qui plus est, le moyen est aujourd'hui déjà bien connu et en cours d'implantation: les allocations de ressource minimum.

Les drogues

Les drogues sont toute substance ou procédé qui entraîne une modification du fonctionnement de l'esprit humain. «Procédé» peut inclure des choses à venir telles que par exemple des stimulations électriques du cerveau, ou les techniques de manipulation du désir utilisées dans certains jeux vidéo malhonnêtes.

Les drogues ont bien sûr toutes sortes d'effets délétères: altération de la conscience ou du jugement, hallucinations, etc. Toutefois l'effet qui entraîne généralement l'interdiction est la dépendance, qui torture les personnes pour les forcer à reprendre la drogue. Mais l'idée de «drogue» n'inclut pas les substances administrées intelligemment en vue de soigner des troubles psychiatriques (Il y a une ambiguïté en anglais, puisque c'est le même mot. Et parfois les mêmes substances).

Depuis les années 1960 de nombreuses personnes et courants de pensée «apparemment» indépendants tentent de légitimer les drogues (textes barrés, pour bien montrer que ce n'est pas ce que je dis):

-Les drogues seraient un droit légitime, qualifié de «récréatif».

-L'interdiction des drogues seraient le fait d'une société autoritaire ou réactionnaire

-La «guerre contre la drogue» serait un prétexte pour «l'occident» oppresser le Tiers-Monde (propagande marxiste ou de gouvernements d'anciens pays marxistes)

-La «guerre contre la drogue» serait impossible à gagner, il faut donc se soumettre au côté obscur en légalisant les drogues (discours «de Saroumane»)

-La légalisation supprimerait la délinquance liée au trafic

-L'interdiction des drogues aurait des motifs religieux (sous-entendu: arbitraires ou pudibonds)

-Les drogues produiraient des expériences similaires à celles de la haute spiritualité.

En faits, ces arguments minables peuvent tous se démonter facilement et en détails. Mais c'est inutile, car comme dans toute discussion de mauvaise foi, mille autres mensonges apparaîtront immédiatement. On l'a bien vu avec le tabac, dont les trafiquants ont investi des sommes considérables pour falsifier des études scientifiques et corrompre les politiciens. Exactement la même chose est en train de se produire pour la marijuana, et se reproduira immédiatement après pour n'importe quelle autre drogue.

Je tiens toutefois à régler un point particulièrement pernicieux, car il est en quelque sorte de ma spécialité: Que les drogues produiraient des expériences spirituelles. C'est une totale foutaise, que seuls ceux qui n'ont jamais eu de telles expériences peuvent gober. L'imagination dirigée peut déjà produire des scènes fantastiques, sous parfait contrôle et avec strictement zéro danger. Les véritables états de conscience élevés résultent d'une prise de libre-arbitre (chap V-3), alors que la drogue kidnappe le cours de nos pensées et de nos visions intérieures.

Dans ces conditions, demander la légalisation des drogues est réactionnaire, car cela va à l'exact opposé de nos libertés les plus élémentaires, et plus généralement de notre évolution.

Cet argument fondamental passe même avant les arguments de santé publique, pourtant déjà considérables et très suffisants pour l'interdiction:

-Au 20eme siècle le tabac et l'alcool auraient ensemble tué autant que les guerres.

-Le tabac reste le principal obstacle au libre-arbitre, y compris de ceux qui respirent la fumée (essayez de méditer dans un local enfumé, et vous verrez). C'est la raison pour laquelle les régimes totalitaires l'imposent, et autrefois l'armée offrait des cigarettes gratuites aux soldats.

-En plus d'être aussi un tueur majeur, l'alcool reste un des principaux facteurs de violence, d'accidents, de basses vibrations, etc.

-La marijuana, malgré sa réputation de drogue «douce», est tout autant que le tabac un voleur de libre-arbitre, menant notoirement ses utilisateurs à des disputes, désunions, etc. La spiritualité a produit des Gandhi et des Mandela, des saints et des miracles, la drogue n'a produit que des conflits et des ruines. A commencer la ruine du mouvement hippie.

Mon unique expérience personnelle avec les drogues a été précisément avec la marijuana, à une époque où «il fallait» en fumer pour être «in». Passons sur les malaises et piètres distorsions de la vision: ce qui a été remarquable, est que la drogue n'apportait aucune vibration. Le plat total. Alors que quelques jours plus tôt une soirée «Yes» (Close to the edge) avait créé une vibration fantastique, avec des imaginations merveilleuses... sous parfait contrôle, et sans aucun malaise physique. Cette absence totale de vibration explique que la marijuana puisse aussi bien être utilisée par des guerriers et des assassins, pour se mettre dans l'état d'esprit correspondant. Ce qui explique aussi que l'on entende partout des apologies de la marijuana, alors que les belles musiques restent sous le boisseau, ne circulant que de bouche à oreille.

Ok si vous voulez des hallus avec des hautes vibes, je vous donne un plan très simple, 100% légal, 100% gratuit, 100% sans dépendance et 100% sans aucun danger (sauf pour les épileptiques): installez-vous face au soleil ou à une forte lampe (attention de ne jamais fixer le soleil directement, vous risquez de devenir aveugles avant de comprendre ce qui se passe). Fermez les yeux et portez votre attention sur la lumière rouge ou orangée qui filtre à travers vos paupières. Passez rapidement votre main (ou un objet) entre vos yeux et la source de lumière. L'alternance de lumière et d'obscurité, sans image discernable, excite les neurones de la reconnaissance des formes, qui produisent alors des images kaleidoscopiques d'une grande beauté et de haute vibration. Bloquer complètement la lumière produit aussi un fond d'un fantastique indigo. Et quand vous arrêtez, vous êtes à nouveau parfaitement normal, en bonne santé et maître de vous-mêmes. Deux minutes suffisent pour comprendre à quel point la came c'est de l'arnaque.

-Toutes les autres drogues produisent des dangers divers: santé, dépendance, perte de contrôle, accidents, disputes, ruine économique, etc. On se rappelle que l'opium ait pu à lui tout seul amener la ruine d'un puissant pays comme la Chine impériale. Quant aux cocktails non identifiés qui se vendent sur le trottoir, en absorber revient à faire de l'expérimentation humaine. Inutile d'être contre la vivisection, dans ce cas...

 

Dans ces conditions, la seule solution face aux drogues est une interdiction claire, forte et sans ambiguïté (si on autorise des drogues «douces» ou «traditionnelles», cela affaiblit automatiquement l'interdiction des autres drogues). Une telle interdiction n'est effective que si les trafiquants reçoivent de lourdes peines, comme pour les crimes de sang (ça en est).

Quant à la guerre contre la drogue, c'est comme pour le terrorisme: ce n'est pas nous qui somme en position de l'arrêter, ce sont les salauds qui exploitent notre souffrance. On ne sait que trop bien ce qui se passera si on arrête de se défendre, voir en Chine.

Toutefois il faut bien voir que le principal terrain de bataille de la guerre contre la drogue n'est pas tant les jungles de Colombie ni les déserts d'Afghanistan: c'est les cours de nos lycées, les rues de nos villes, les sites internet «réseaux sociaux», voire dans certains cas nos parlements. En effet c'est là que des propagandistes assidus susurrent leurs mensonges auprès d'adolescents en formation, ou d'adultes idéologiquement affaiblis, pour qu'ils puissent à leur tour en convertir d'autres et perpétuer cet horrible esclavage.

La meilleure défense contre la drogue reste donc d'enseigner des bases de spiritualité (chapitre V-7) dès l'école, afin que les adolescents comprennent comment les drogueurs les manipulent.

La dépendance économique ou matérielle

La définition traditionnelle de la propriété est le même galimatias que si on avait deux peintres qui se battraient pour faire deux tableaux différents sur la même toile:

-La nécessité pour la personne de disposer d'un lieu de vie ou de travail stable (qui a inspiré les Droits de l'Homme)

-Le droit arbitraire de la noblesse, aujourd'hui «libéralisé» en «propriété individuelle» par le capitalisme: n'importe qui peut accaparer un terrain, une maison, une musique, une usine... même à l'encontre du point précédent, par exemple en expulsant les habitants.

(Nous ne distinguerons pas dans ce sous-chapitre le fait d'être propriétaire au sens strict, du fait d'être usufruitier ou locataire, car les règles sont en gros les mêmes)

Cette situation anarchique explique la complexité des lois régissant la propriété, les nombreux désaccords, et surtout pourquoi ces lois peuvent être si facilement détournées de leurs buts généreux pour en faire des privilèges. Ces lois expliquent en détails les modes de transmission de la propriété, mais sans jamais se référer à pourquoi une personne aurait le droit d'être propriétaire de quelque chose. D'après ces lois, il suffit d'avoir de l'argent, ou un héritage... alors qu’on sait très bien que tout le monde n'en a pas. De sorte que le droit ne peut pas être exercé par tous, et que l'on nage donc dans l'irrationalité la plus totale.

 

Tout d'abord la propriété n'est pas quelque chose qui existe naturellement: c'est un concept, que nous créons dans nos esprits, et qui n'existe que là. C'est l'obéissance de la population aux lois et aux dirigeants qui fait que cette propriété sera respectée ou non. Ainsi le système décidera de protéger le foyer d'une famille avec enfants, ou au contraire de les jeter à la rue, si l'argent ou les tribunaux ont désigné un autre propriétaire. Ce système ne protège même pas les propriétaires «légaux»: des idiots peuvent encore les expulser pour construire des centrales nucléaires ou des aéroports en pleine campagne.

 

Fort heureusement, les principes fondamentaux de l'éthique, chapitre VI-2, peuvent donner une définition claire de qui peut disposer de telle ou telle chose. En particulier, le premier principe implique directement qu'une personne doit disposer de ce dont elle a besoin pour vivre et pour exprimer ses aspirations. La façon dont le principe général se démultiplie aux nombreux cas particuliers a été vue au chapitre VI-3, avec la notion de dépendance: tout le monde est dépendant d'un logement, alors chacun doit se voir garantir la jouissance de ce logement.

Une fois ce principe reconnu, alors dire que la personne est «propriétaire» n'a plus de sens: elle est chez elle, et cela suffit à ce qu'on l'y laisse tranquille. Bon, en transition, on peut toujours utiliser le concept de propriété, et dire que la personne est propriétaire de la maison (ou usufruitière, cela suffirait).

Il existe d'autres formes de dépendance, plus collectives, ou bien de la nature elle-même envers un lieu, qui mèneront similairement à d'autres formes de relation entre des êtres et des objets. Ce n'est pas de la «propriété» au sens où on l'entend dans les anciennes lois de ce début de 21eme siècle, et en toute rigueur il faudrait inventer un autre mot. Mais dans toutes les langues on dit «mon» ou on marque la possession d'une façon ou d'une autre. Malgré ce manque de «propriété» formelle, à chaque fois, les règles sont clairement définies, basées sur les nécessités vitales des personnes concernées, et elles ne font jamais appel ni à l'arbitraire du droit «positif», ni au pouvoir de l'argent ou de la force.

 

Les biens de l'individu sont les objets dont il a besoin pour vivre: une maison calme (même si il est nomade, il doit toujours pouvoir trouver un abri digne et accueillant), meubles, vêtements, nourriture, chauffage, hygiène, santé, un coin de verdure, un jardin, etc.

Mais un individu a aussi besoin de divers objets ou biens pour exprimer une activité: outils, instruments, ordinateur, espace naturel, voyages, communication, jeux, etc. C'est la raison pour laquelle même des choses comme Internet sont de plus en plus considérées comme des droits fondamentaux.

On peut donc considérer que ces objets appartiennent de fait à la personne, et qu'ils ne peuvent en aucun cas être soustraits par quelqu'un d'autre.

 

Les biens de la famille sont similaires aux précédents, mais sans que l'on puisse dire à quel membre personnellement ils appartiennent. Certains éléments spécifiques se placent ici: matériel éducatif, jouets d'enfants ou d'adultes, souvenirs, etc. A un moment ces biens doivent être répartis entre les membres, car la séparation des enfants est inévitable (et celle des parents est évitable).

 

Les biens collectifs sont définis similairement aux précédents. Toutefois ils concernent des activités qui ne peuvent être accomplies seul: production agricole ou industrielle, activités culturelles, etc. La relation de dépendance est donc ici d'un individu envers un groupe, ou plus généralement de plusieurs individus (indépendants ou associés) envers un groupe et les biens donc ce groupe se sert. L'existence de tels biens collectifs est ce qui a justifié les régimes collectivistes, avec leurs structures collectives. Des structures collectives démocratiques comme la Sécurité Sociale fonctionnent également selon ce principe. Les entreprises capitalistes s'adressent également à ce cas, sauf que leurs propriétaires n'ont pas pour but premier de servir les utilisateurs, précisément.

Le principe est donc le même qu'avec la propriété individuelle: si des personnes dépendent d'un bien collectif, alors ce bien est leur propriété collective: terrain, usine, connaissance... Ceci se traduit en économie par la notion de Cercle d'Activité, voir chapitre VI-8, qui possède donc les biens qu'il utilise. En gros, les Cercles d'Activité sont ce qui adviendra des entreprises, quand elles seront possédées par leurs clients, qui y travailleront alors gratuitement pour satisfaire leurs propres besoins.

 

Les biens d'expression sont ce qui permet aux individus ou aux groupes de poursuivre les buts fondamentaux de leurs conscience (autres que les nécessités vitales ou économiques). Ce seront donc des moyens d'expression, des biens culturels (y compris des bâtiments), les arts, les jeux, e bien sûr la nature elle-même. Ainsi la nature n'est pas «vacante» ou «espace vierge à aménager»: c'est un patrimoine collectif, aussi précieux à ménager que nos maisons. C'est le monde où nous vivons. Il ne peut être accaparé ou détruit par une minorité. Même des activités comme la chasse ne peuvent pas s'y dérouler: aimeriez-vous que quelqu'un chasse dans votre salon?

A la limite, le plus vaste bien culturel est ce que l'on appelle un pays, une zone géographique où une culture peut s'exprimer librement, sans avoir de concession à faire à d'autres cultures. Ceci est différent d'un état, qui est une méthode d'organisation. Les cultures peuvent avoir à partager les mêmes lieux, car l'Histoire a souvent bâti des pays multi-culturels. Ceci marche si aucune de ces cultures ne cherche à s'imposer à l'autre. Cette multi-culture même fait alors partie de la... culture.

 

Les biens de production ne servent pas directement les individus qui les utilisent, mais ils permettent la survie et l'expression de tous. Ce sont les champs, les usines et ateliers, les connaissances techniques, les matériaux et ressources, les hôpitaux, les hôtels, les moyens de transport et de communication, etc.

 

Enfin la nature se possède elle-même. Ceci est une nouveauté par rapport aux systèmes précédents: au lieu d'être considérée comme espace vide taillable à merci, la nature se définit elle-même, et elle peut exister sans nous. Et comme elle est formée d'être conscients (ou même inconscients, mais tout de même intéressants, comme les plantes, les roches...) les principes de la conscience s'appliquent aussi à elle. Ainsi les animaux sont-ils en quelque sorte les vrais propriétaires de la nature. Ceci n'interdit pas aux humains d'y construire leurs chers aménagement, mais en quantité limitées et de manière à pouvoir rétablir la nature quand ces équipements ont terminé leur cycle de vie. Même la nature sans vie, même dans l'espace des déserts, la nature est un patrimoine collectif, une ressource épuisable, dont la destruction est irrémédiable.

 

Des limitations apparaissent toutefois: la production de biens demande du travail, et des ressources limitées, comme la terre. Il peut alors arriver que l'économie ne peut répondre à toutes les demandes, collectives ou individuelles. La réponse générale est alors d'établir des priorités. Habituellement, les biens de survie sont prioritaires: santé, nourriture, logement.

Dans ces conditions de pénurie, alors jeux et arts semblent moins prioritaires.

Voire. L'expression étant une des motivations fondamentales de la conscience, elle ne peut pas passer en dernier. Si elle le faisait, alors la survie n'aurait simplement pas de sens. Les économies se feront donc sur des nécessités intermédiaires: moins grandes maisons, vêtements plus modestes, moins de voyages, contrôle des naissances, etc.

 

On répondra également à ces limitations par le partage. Ce mot peut prendre deux sens: les biens sont répartis entre des individus qui auront alors l'usage exclusif de leur part, comme par exemple la nourriture. Bon, si il faut partager la nourriture, c'est qu'on est en famine, et c'est un problème urgent. Le plus souvent, on aura à partager des biens secondaires comme les meubles, les matériaux de construction, les moyens de transport, etc.

L'autre sens du mot partage est que plusieurs personnes utiliseront un bien simultanément. Ce sera généralement le cas d'un lieu de vie (maisons collectives, services communs), des moyens de production (champs, usines, outils, connaissances...) et surtout de la nature: on ne peut concevoir qu'un milliard de terriens aient chacun un parc de château. Par contre on peut très bien jouir du contact avec la nature en présence d'autres personnes. La recette est alors le respect mutuel: nos activités ne doivent pas gêner les autres (bruit, agitation, saleté, parano sur la nudité, etc). Dans le cas d'un moyen de production ou de transport, en évitant de l'accaparer. Dans le cas du logement ou de la nature, en étant calme et discret, afin de ne pas gêner les autres.

Le respect des personnes

Si le sens de la vie peut être présenté comme étant le même pour tous, chaque personne n'en choisira pas moins un aspect différent, qu'elle déclinera selon sa vibration ou ses projets de vie (V-17), en un nombre énorme de combinaisons. Qui se traduiront par des activités différentes, des styles, des choix de rencontres, etc.

Toutefois il n'apparaît nulle part qu'une quelconque personne doive renoncer à ses propres choix, pour adopter ceux d'autres personnes. La forme la plus élémentaire et la plus profonde de respect des personnes sera donc la liberté pour chacun de choisir ses intérêts, ses activités, sa culture, sa vibration, sans s'en voir imposer d'autres, ni activement (dictature, esclavage-chantage à l'emploi, manipulations mentales) ni passivement (envahissement, bruit, fréquentation obligatoire de lieux à la vibration imposée, tabagisme passif, etc.)

Au contraire la seconde base de l'éthique exige que chacun, même un jeune enfant, a le droit imprescriptible de choisir ses buts dans la vie, ses activités, sa vibration, sans s'en faire imposer d'autres. La seule limitation concevable est que à un moment ou à un autre, chacun devra contribuer plus ou moins à l'économie ou à la société en général. Mais même cela ne doit jamais être l'occasion de se voir imposer une vibration (musiques horribles, costume-cravate sadomasochiste, etc.)

Il est remarquable qu'un droit aussi fondamental ne soit pas mentionné dans les Droits de l'Homme. C'est certainement une erreur à corriger.

En effet, les formes plus classiques de respect de la personne apparaissent subalternes, face à un droit aussi fondamental et impératif. Elles n'en restent pas moins des moyens d'exercer ce droit:

-La liberté de choisir nos buts implique la liberté dans le sens habituel: voyager, s'exprimer, rencontrer, communiquer, s'informer, s'associer (famille, travail, spiritualité, organisation de la société...) et l'absence de «pouvoirs» imposant leurs propres buts, limitations, vibrations, etc.

-Le droit à la vie, à la santé, à la longévité découle directement du désir de la conscience d'exister. Voir la vie et la mort.

-La liberté de choisir et d'appliquer nos buts implique l'absence d'influences, pressions, mensonges, désinformation ou manipulations. Dans les ethnies capitalistes et matérialistes du monde moderne, ces choses sont considérées comme «traditionnelles» ou «des jeux» sans gravité. Ce sont pourtant des crimes aussi grave que la torture ou le meurtre, car elles se traduisent par de longues années de vie perdues, ou par de graves souffrances (dépression, sensation d'être passé à côté de la vie, etc.)

-Le droit à des moyens de satisfaire nos buts, qui peuvent être extrêmement variés: accès à la nature, à des informations, à des ressources, au travail d'autres personnes. Bien entendu les «quantités» dépendent énormément du but poursuivi. Par exemple un agriculteur a bien évidemment droit à des champs, même si par ailleurs l'espace est restreint. Mais des disponibilité restreintes empêcheront des loisirs luxueux comme le golf, qui demandent précisément beaucoup de place pour peu de personnes. Un habitat rapproché impliquera davantage de règles de respect et de vie privée, etc.

-Le droit à la tranquillité: absence de chantages aux ressources (chantage à l'emploi, chantage aux allocations, etc.) absence de soucis inutiles (paperasse administrative incompréhensible sous menace), de disputes, harcèlement, bizutages, sociopathies, etc. Les personnes qui créent toutes ces choses devront suivre les soins psychologiques ou psychiatriques nécessités par leur état.

-Le droit à la réputation, par l'absence de mensonge ou calomnies, la possibilité de rectifier toute citations ou affirmation malvenues (y compris sur wikipédia). L'oubli des erreurs passées est aussi une partie intégrante de la réputation des gens: la plupart en effet évoluent, même de peu, et finissent par regretter leurs erreurs passées. Evoluer est une des capacités les plus profonde de l'esprit humain. Dans ces conditions, assimiler une personne à ses erreurs passées est la façon la plus radicale de renier toute notre condition humaine.

-Le droit à la psychoéducation, les méthodes pour contrôler notre propre esprit et cesser de faire des choses idiotes ou nuisibles.

-Le droit à la spiritualité, en particulier le droit à la préparation de l'après vie, par des enseignements appropriés et le nécessaire recueillement lors de sessions de méditation et à l'approche de la mort. Aujourd'hui ces choses sont encore rares, faute de connaissance scientifique sur l'après-vie. Mais on peut concevoir que des groupes préparent spécifiquement pour tel ou tel paradis, à partir du moment où une communication est réellement établie avec un de ces paradis.

-La liberté d'expression, non-duelle avec le respect des autres. L'oubli de cette non-dualité a été une grave erreur, lors de la constitution des états démocratiques modernes: on est passé de la censure autoritaire à la censure par les théories conspirationnistes, les fake news et le bla-bla. Un exemple précis de cette manipulation est expliqué en détail au chapitre VII-2. Mais voyons plus en détails:

Liberté d’opinion, liberté d’expression

Les sociétés actuelles tiennent la liberté d’opinion et la liberté d’expression en haute estime. Il y a une raison bien précise à cela: dans un monde où il est difficile d’accéder à la connaissance absolue et parfaite, ce qui apparaît comme une «vérité évidente» (par exemple la «Terre plate») peut s’avérer une erreur (la Terre est ronde) parfois difficile à démontrer (il faut aller dans l’espace). D’où l’idée qu’une opinion minoritaire ou apparemment absurde puisse en finale s’avérer exacte. Ceci est particulièrement vrai dans les domaines politiques, sociaux, spirituels, au point que l’expression d’une diversité d’opinions y est considéré comme un facteur de progrès, voire un élément indispensable d’un processus de sélection des opinions par essai et erreur. On constate même que censurer des opinions s’avère effectivement un facteur de stagnation ou de régression. Même la science, pourtant supposée exacte, n’échappe pas à cette nécessité. Quoique les débats y soient bien plus amicaux qu’en politique.

 

Le problème toutefois, nous l’avons vu au chapitre V-12, une opinion est, neurologiquement, une névrose: nos neurones du plaisir nous font ressentir comme «juste» une opinion agréable, ou qui nous sert. Ceci fait que pratiquement tout le monde est attaché à un bric-à-brac d’opinions souvent contradictoires ou absurdes, qui nous font nous disputer et commettre des actes négatifs ou douloureux. Pire, même une opinion vraie peut être dangereuse: si par exemple une personne «croit» quelque chose (par exemple que la Terre est ronde) parce qu’on lui a dit à l’école (confiance en la société), sans savoir le démontrer elle-même, alors la croyance peut s’inverser brutalement, suite à une lecture ou une rencontre politique (les théories conspirationnistes affirmant que la société censure la Terre plate). Une telle personne peut alors être facilement infectée par la «charge utile» de la théorie conspirationniste (racisme, extrême-droite) et devenir une menace pour la société (terrorisme blanc)

 

Ceci fait que défendre la liberté d’opinion devient à son tour une opinion… qui peut finir par nous jouer elle aussi des tours. Et elle le fait déjà, avec l’influence délétère des théories conspirationnistes ou négationnistes sur les élections. Le véritable progrès nécessite donc une inflexion: reconnaître les dangers de la liberté déséquilibrée. Et y remédier, comme suit:

-Combattre l’attachement névrotique ou égotique aux opinions. Ceci est une affaire d’éducation à la spiritualité, voir chapitre V-7.

-Reconnaître que la liberté d’opinion n’est pas intrinsèquement bonne, ni intrinsèquement mauvaise, mais non-duelle avec la vérité concrète et le respect des autres. Le mal n’apparaît alors que lorsque l’un des termes est en déséquilibre: censure répressive, ou «censure libertaire» (fake news, théories conspirationnistes, dénigrement dans les médias ou les réseaux sociaux) Ceci fait que l’on doit certes promouvoir la liberté d’expression, mais que l’on doit aussi la limiter, quand elle promeut des erreurs, voire la punir, quand elle appelle à la haine ou à la violence:

-Promouvoir la science et les méthodes d’investigations scientifiques (transparence, enquêtes, journalisme d’investigation, fact check)

-Promouvoir l’accès aux informations pour tous, en particulier le libre accès à Internet, dans les deux sens. On peut ajouter une identité certifiée pour tous, une URL spécifique pour tous, et pénaliser lourdement les pirates.

-Pourchasser la pollution au plomb, dont on peut envisager sérieusement qu’elle serait la principale cause des vagues de fachisme du 20eme et du 21eme siècle.

-Faire passer des test psychologiques et psychiatriques à tous les candidats politiques, hauts fonctionnaires, magistrats, agents au contact du public ou responsables de personnes, etc. afin d’exclure les discriminants, têtus, haineux, sociopathes, etc.

 

La liberté d’expression inclus bien sûr la liberté d’exprimer nos opinions en public, comme vu précédemment. Mais elle inclus aussi d’autres liberté, comme de s’habiller, porter les couleurs de notre choix, écouter les musiques que l’on veut, etc. Ceci est davantage étudié au chapitre VI-9, mais on retrouve la même non-dualité entre la liberté personnelle et le respect des autres: ne pas montrer des choses désagréables: vibrations crades, violence, etc. Le bruit en particulier, que certains brandissent comme une «liberté d’expression», est en fait la forme ultime de censure: empêcher les gens de penser à ce qu’ils veulent.

Section II: L'éthique de transition

Cette partie dit la même chose que la précédente, mais en utilisant les coutumes des ethnies capitalistes actuelles: démocratie et état de droit. Mais au lieu de refaire toutes les analyses qui précèdent, je vais plutôt parler des différences: les concepts utilisés.

Ultimement, des concepts tels que la propriété légale ou l’argent devraient disparaître, car, comme tous les concepts, ils sont imparfaits et sources d'erreur, voire récupérables et retournable contre leurs propres buts. Toutefois la plupart des gens y étant attachés, on ne peut pas les supprimer facilement. La transition les utilise donc, mais de manière contrôlée. Ce contrôle s’effectue en se référant constamment aux trois (quatre) fondements de l’éthique, ou à l’éthique absolue, à chaque fois que survient une ambiguïté ou un désaccord.

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Par exemple, le régime soviétique a essayé d'éradiquer la propriété privée, qui était en Russie en 1917 source de graves inégalités sociales. Mais les gens sont restés attachés à leur maisons et à leurs terres, se sentant spoliés et résistant passivement contre le système soviétique. L'exact inverse s'est produit lors du retour forcé à l'économie de marché: un certain nombre de citoyens russes sont tout de même restés attachés aux systèmes collectifs, qui continuent à fonctionner comme des kolkhozes, même sous d'autres noms plus «acceptables». Ceci démontre qu’une partie des russes s’était finalement appropriés l’économie collectiviste, mais aussi qu’il aurait fallu plusieurs siècles pour que tous le fassent. Ce délai est similaire à celui observé pour les conversions religieuses de pays, qu’elles soient forcées ou volontaires.

 

On comprend donc le principe de la transition, tel qu'exposé au chapitre VI-3: parler aux gens en utilisant leurs concepts, tout en proposant un «delta» de changement à leur portée. Ce delta doit bien sûr être dans le bon sens, et suffisamment important pour apporter une amélioration réelle aux conditions concrètes. Mais il doit être aussi compréhensible pour les gens, pour qu'ils puissent se l'approprier. Dans le cas d'un système économique (chapitre VI-8), il peut être relativement faible (par exemple ne pas remettre en cause la propriété privée), car ce qui compte c'est l'efficacité de l'économie à satisfaire équitablement les besoins de tous (taxes pour financer la sécurité sociale, les logements sociaux, etc.) Mais dans le cas de l'éthique, le delta doit être suffisamment grand pour mettre rapidement fin aux causes de grave souffrance (par exemple les jeux sadiques comme la chasse, les corridas, les guerres, etc.).

 

Ce nécessaire compromis ne doit toutefois pas induire l’idée que l’Ethique de Transition serait facultative, sur option, ou selon nos convenances, pour les paresseux ou les dilettantes, tandis que l’Ethique Absolue ne servirait que pour les discours électoraux ou pour décorer le dessus de la cheminée. L’Ethique de Transition est toute aussi contraignante que l’Absolue, et même bien davantage, car elle est formelle et écrite dans la loi. Et quand la loi n’est pas correcte, il n’y a pas de casuistique pour la tempérer!

Le droit, la loi

En transition, le droit apportera ses protections légales. En effet, en transition, des désirs tels que voler, faire du bruit, détruire la nature, accaparer des ressources, seront encore présents, et ceci tant que tout le monde n'est pas psychoéduqué. Le droit doit alors implanter les principes éthiques décrits ici, et éliminer tous les principes arbitraires qui y sont encore en se début de 21eme siècle.

L'inconvénient du droit est que sa nature Aristotélicienne introduit de l'entropie et des distorsions, par rapport à la compréhension non-duelle des principes de base de l'éthique scientifique. C'est la raison pour laquelle, traditionnellement, sont application est confiée à des tribunaux dont la structure même est une non-dualité entre accusation et défense. Cela marche, à condition que les juges comprennent eux-même cette non-dualité. C'est la raison pour laquelle une des principales matières à la faculté de droit est la méditation, n'en doutons pas...

Morale informelle et règles formelles (droit)

Les règles de morale trouvées par notre étude scientifique étant souvent des non-dualités (ou graduées), elles nécessitent donc une dose de jugement pour leur application (chapitre I-9), ce qui apporte un peu d’imprécision. Toutefois le résultat reste acceptable, dans une société de gens honnêtes et psychoéduqués, qui tous oeuvreront pour compenser dans le bon sens les écarts avec l’optimum. Toutefois dès qu’une proportion de malhonnêtes s’en mêle, ou même simplement des stupides incapables de comprendre les non-dualités, alors ces gens tireront chacun de leur côté, au hasard. La situation s’éloignera alors de l’optimum, et elle peut même dégénérer rapidement à la catastrophe, dès qu’il n’y a plus assez d’honnêtes et d'intelligents pour compenser.

 

Pour cette raison, les systèmes de morale traditionnels ont été codés en règles Aristotéliciennes, appelées droit, avec lesquels on ne peut pas «pousser un peu»: la triche est clairement visible, et pleinement qualifiée.

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On peut supposer que les premières règles de vie en société sont apparues dès la fin de la préhistoire, avec le néolithique, puis au long du chalcolithique, avec l’apparition de l’agriculture et des premières villes. Mais il s’agissait de droit coutumier, non écrit, et qui plus est de droit «positif», c’est à dire produit par la coutume, le consensus, ou par la force, sans aucune référence à quelque principe éthique que ce soit. Un exemple qui nous est parvenu serait la loi salique, qui attribuait la succession des rois Francs à l’aîné des garçons. D’une manière générale, tous ces systèmes ont du être abolis, de par leurs injustices flagrantes.

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C’est avec les grands influx spirituels de l’Antiquité que sont apparues les notions de respect de la personne, de justice, etc. On peut donc parler d’éthique ou de morale à partir de ce moment.

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Toutefois tout au long du Moyen Age ces notions sont restées théoriques, et elles ne se sont imposées qu’avec les lois modernes, dont le but est en gros d’appliquer les règles d’éthique vues dans la première section de ce chapitre.

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Toutefois le monde moderne a aussi supprimé la référence spirituelle, ce qui affaiblit considérablement ses bases éthiques: les lois modernes ont donc réintroduit une dose d’arbitraire «positif», comme le matérialisme, le déni de la conscience, etc.

 

Les systèmes Aristotéliciens souffrent toutefois un problème notoire: l’entropie de la loi (chapitre V-7), c’est à dire la complication irréversible des textes: chaque parade a un problème nécessite d’autres textes, qui à leur tour introduisent d’autres problèmes, etc. Dit autrement, les tricheurs trouvent toujours un moyen de tricher, en interprétant les textes ou en trouvant des failles: qualifier la situation autrement («aides à la conduite» au lieu de «détecteur de radar», ou encore «additif pour ciment» au lieu de «déchets toxiques».) Les gangsters en col blanc peuvent même manipuler élections et politiciens pour faire des lois taillées selon leurs intérêts infantiles (industries polluantes, lobbies de la drogue, des armes, de la viande, etc.). Même la science peut être manipulée de cette façon, avec de fausses «théories scientifiques» (résistance aux faibles doses de radiation, feux de scandium à Hessdalen, béhaviourisme, etc.).

Face à cette situation, les forces du bien sont alors obligées de rectifier continuellement la loi, ce qui la complexifie, peut provoquer des bugs juridiques, voire même réactiver des injustices passées (divorce automatique sur simple calomnie, qui réintroduit l’antique répudiation que le mariage était sensé supprimer).

Il n’y a pas de solution juridique à ce problème, puisqu’il est inhérent à la chose juridique elle-même. Il faut donc aider les forces du bien (par la spiritualité, la psychoéducation) à combattre les dégradations de la société causées par l’entropie ou par les forces du mal (supprimer la pollution par le plomb, faire passer des test psychologiques et psychiatriques à tous les candidats politiques, hauts fonctionnaires, magistrats, agents au contact du public ou responsables de personnes, etc. afin d’exclure les discriminants, têtus, haineux, sociopathes, etc.)

 

La démocratie est inséparable de l’état de droit. Nous y consacrons donc les chapitres VI-10 et suivants.

La propriété

La notion de propriété individuelle est inconnue dans les sociétés tribales. Ce sont les anciens systèmes féodaux qui l’ont introduite, comme un privilège des «nobles», et l’on élevée au niveau de donnée sacrée, incontestable. La révolution capitaliste a récupéré la propriété pour en faire un privilège des riches et continuer l’oppression des pauvres. Ceci explique que Marxistes et communistes aient voulu l’abolir. Les Droits de l’homme et les lois modernes reconnaissent un droit à la propriété pour tous, mais sans remettre en cause le privilège des riches à s’accaparer des choses dont tout le monde dépend: logements, terres, moyens de production, moyens d’information. Pourtant, la morale scientifique énonce clairement qui doit contrôler ces choses:

Aujourd’hui en état de droit et démocratie, la notion formelle de propriété doit être l’application directe dans le droit de la compensation de la dépendance économique ou matérielle envers un lieu d’habitation, un moyen de production économique, ou d’un outil d’expression. Toutefois appliquer correctement la troisième base de l’éthique exige que l’attribution d’une telle propriété soit un droit inaliénable, et donc gratuit et automatique. Par exemple des maisons sont construites et attribuées gratuitement.

Inutile de faire remarquer que ce n’est pas du tout le cas actuellement: les personnes doivent souvent justifier par des efforts considérables leur droit élémentaire à avoir un logement, ou même un outil de travail, tandis que d’autres possèdent d’immenses propriétés, de puissantes usines, des partis politiques, des médias, etc. dont il ne font rien. Moi-même ne dispose présentement (2017) que d’un ordinateur (payé par ma famille) et d’un abonnement internet (que je paye au dépend de mes loisirs), pour contribuer à rendre le monde meilleur, tandis que des fous et des haineux disposent de fortunes colossales pour le détruire. Le seul cas où les gens peuvent se loger sans avoir à justifier ce droit inaliénable sont la brousse africaine (les matériaux d’une case se cueillent sur place), certaines tribus indiennes (qui pratiquent le reversement des revenus également entre tous les membres), et les monastères (financés par des dons de particuliers).

Cet état de fait canfoigneux et cracrapouilleux est habituellement justifié par la notion de mérite: par leur contribution à la société, les personnes doivent mériter de se loger, de manger, bref de vivre. Ce serait juste si on pouvait tous avoir un emploi, mais précisément les mesures d’austérité sadomasochistes actuelles visent à maintenir un taux élevé de chômage. L’exigence de mérite est alors clairement un prétexte à des jeux sadiques niveau caca boudin: les sociopathes sont sûrs de toujours trouver des victimes.

Le véritable problème du mérite, et ses solutions, sont développées au chapitre VI-8 sur l’économie. En gros, dans une société où existent encore des paresseux et des égocentriques, on peut être contraints d’utiliser en transition des méthodes comme la propriété privée d’une maison, et des contrats de travail et l’argent pour obtenir cette propriété. Mais à condition précisément d’assurer que ce soit effectivement accompli pour tout le monde. Par exemple on veille à ce que tout le monde ait un emploi, ou ceux qui ne peuvent pas travailler (parents, handicapés, vieux…) une allocation permettant de vivre normalement. Bon, on peut comprendre que si il y a quand même des paresseux, ils n’auront qu’une maison container. Mais au moins aucun bureaucrate bien au chaud entre son radiateur et sa machine à café ne peut prendre son plaisir sadique à torturer les gens avec des menaces d’expulsion.

Les minimas sociaux

Les minimas sociaux se justifient par le premier fondement de l’éthique (point 1d du chapitre VI-2) et aussi par le troisième fondement, visant à compenser les inégalités. Ils sont un ensemble de mesures visant à assurer aux plus malchanceux, ou aux plus faibles, un minimum de vie décent. Dans la religion capitaliste actuelle, ce sont:

-Santé gratuite ou au moins avec tiers payant

-Revenu minimum garanti, sans conditions.

-Allocations logement, permettant d’en louer effectivement un (ou logement gratuit)

-Allocations familiales, permettant aux parents de s’occuper des enfants en bas âge à plein temps

-Les retraites, pour les personnes qui ne sont plus en âge de travailler

-Les allocations de handicapés, pour ceux qui ne peuvent pas travailler

-L’école gratuite pour tous les enfants (lire, écrire, compter, écologie, contraception, psychoéducation)

-Le salaire minimum, la durée maximum du travail, les conventions collectives, la sécurité au travail, etc.

-Des conditions de vie décentes pour les personnes privées de liberté pour quelque motif que ce soit.

-Liste non exhaustive

-Le tout accordé sans délai, conditions, humiliation, paperasse incompréhensible ni chantage.

 

Ces choses sont rendues nécessaires pour compenser les différences réelles ce capacité entre les personnes (âge, handicap), mais aussi pour compenser les désordres et injustices produits par cette société capitaliste où chacun tire la couverture à lui.

Elles n'excluent pas de considérer aussi des maximas sociaux, lol

A noter que les sociétés communistes ont été très novatrices de ce point de vue. Certains pays capitalistes, comme la Suisse, ont fait de même: les plus riches paient énormément d’impôts, jusqu’à 40% de leurs revenus. En contrepartie, tout le monde a un toit, une école, à manger et des soins. Et jusqu’à preuve du contraire les riches suisses ne se plaignent pas de cette situation: si ils fuyaient un pays tel que la Suisse, on l’aurait remarqué.

Personnellement, je n’ai jamais été riche, mais pendant quelques années j’ai tout de même pu dépasser le seuil où on devient contributeur au lieu de victime. C’est donc avec fierté que j’ai payé des impôts sur le revenu et effectué des dons notables, allant jusqu’à financer toute la scolarité d’un enfant de réfugiés politiques. C’était la moindre des choses que de donner l’exemple, en appliquant moi-même les principes que je présente ici.

 

Mais il y a une autre justification, plus subtile, démontrée par le papier scientifique sur l’économie que j’avais publié en peer referee dans Physica A (rubrique éconophysique). Ce papier décrit une simulation économique classique, d’agents avec des interactions économiques de type capitaliste. Résultat archi-connu des spécialistes, une répartition des richesses extrêmement inégalitaire apparaît en quelques tours de simulation. Toutefois j’y introduisait aussi trois formes d’altruisme, ajustables séparément:

-Une proportion des agents sont totalement altruistes (vivant donc une vie de renoncement)

-Tous les agents appliquent une certaine proportion d’altruisme (associations, soutient familial, dons humanitaires...)

-Les plus riches sont taxés pour donner aux plus pauvres (minimas sociaux) (Nous considérons ici une taxation modérée, pas de type bolchevique qui les ruine)

Le résultat que j’avais remarqué à l’époque est que la répartition inégalitaire disparaît avec une proportion d’altruisme relativement faible, de l’ordre de 25%. Un résultat qui est loin d’être totalement hors de portée, même aujourd’hui. Les pays communistes n’en étaient même pas loin. La proportion réelle est encore plus faible, car chacun bénéficie aussi de l’altruisme des autres.

 

Mais j’ai remarqué depuis un autre résultat encore plus intéressant: les minimas sociaux (taxer les riches pour soutenir les pauvres, façon suisse) diminuent fortement le seuil où l’effort altruisme des citoyens suffit à assurer une répartition égalitaire.

 

Nous ne sommes donc pas loin du point de basculement, du moment où les gens seront suffisamment altruistes pour assurer leur égalité, et même comprendre que c’est leur intérêt d’agir ainsi. (comme ces anciens soviétiques qui continuent à travailler en Kolkhozes). Les portes du bonheur pour tous seront alors grandes ouvertes.

 

Ainsi l’état providence mérite tout particulièrement son nom: il aide effectivement à exprimer les injonctions spirituelles d’entraide et d’altruisme!

 

Une conséquence ennuyeuse apparaît toutefois si on considère que les politiques d’austérité sadomasochistes appliquées en Europe et ailleurs visent à diminuer les minimas sociaux. Elles augmentent donc l’effort altruisme citoyen qui permettrait d’éliminer les inégalités. Ce qui fait aujourd’hui des politiques d’austérité sadomasochistes la principale cause du maintient des inégalités et de la pauvreté en Europe et aux USA. Pire, l’Europe et les USA auraient peut-être déjà commencé leur basculement, comme sont en train de le faire la Suisse ou le Bhoutan. La conclusion est inévitable: ces politiques d’austérité sadomasochistes, et l’escroquerie de la dette (chapitre VI-8), sont donc des crimes contre l’humanité, au même titre que le nazisme ou le climatoscepticisme (En plus de s’opposer aux injonctions spirituelles, ce qui pourrait coûter cher à ces gens). On peut même les considérer comme des attaques directes contre les données scientifiques exposées ici. Ce qui expose leurs auteurs à des peines de… vie en pauvreté, avec une allocation insuffisante que des sadiques menacent de leur retirer tous les trois mois. Désolé mais on m’a fait ce coup-là, alors si jamais c’est à moi d’en juger, c’est ce qui vous attend, les gars.

L’emploi

Les motivations fondamentales de la conscience, vue au chapitre V-5, indiquent que des personnes psychologiquement normales s’engageront spontanément dans des activités hédoniques, dans des activités de recherche (science, exploration) ou d’expression (art, culture). Mais la quatrième motivation indique que, par amour, elles s’engageront aussi dans des activités de soutient aux autres: agriculture, médecine, transports, construction, industrie. Chez des personnes suffisamment psychoéduquées, ces motivations altruistes sont suffisamment fortes pour assurer le fonctionnement de la dite société, selon les analyses du chapitre VI-8 sur la Vraie Economie Absolue. En effet, les quatre motivations se retrouvent toujours plus ou moins dans chaque personne, et donc chacun peut adapter sa proportion d’activité «utiles», par rapport aux activités hédoniques ou d’expression, selon les besoins, les problèmes, voire la demande des autres personnes de l’entourage. De plus des personnes psychoéduquées maîtrisent facilement des névroses simples comme l’égocentrisme ou la paresse. Ceci mène donc aisément à une société efficace, fonctionnant régulièrement, sans problèmes ni manques. Une telle société n’a nullement besoin de lois, ni d’argent ni de contrats: chacun y fait ce qu’il aime, et dispose de ce dont il a besoin. Le seul «prix» à payer est un peu d’entraînement psychologique. Ce qui en finale coûte bien moins cher que tous les trucs terribles et les injustices qu'on a aujourd'hui.

 

Toutefois, les personnes non-psychoéduquées se retrouvent affublées de névroses telles que paresse, égocentrisme, malhonnêteté, discrimination, etc. Une société qui se trimballe de telles personnes doit donc les forcer à contribuer, et souvent même diriger leur travail. On peut considérer de nombreuses façons de faire, par exemple le travail obligatoire, contrôlé par une bureaucratie. Mais il y a alors de fortes chances que les dits bureaucrates ne soient pas non plus psychoéduqués, et donc qu’ils détournent immédiatement ce système à leur seul profit (comme on l'a vu en Union Soviétique avec la nomenklatura). De toutes façons les problèmes posés par les castes sont tels que nous avons précisément proposé le second fondement de l’éthique, afin d’éviter l’apparition des dits problèmes.

 

Face à ce problème, les sociétés capitalistes actuelles ont développé la notion d’emploi: une personne est payée (et donc peut se loger, manger, etc.) seulement si elle fournit un travail. C’est brutal, et de fait, l’emploi n’est qu’une évolution de l’esclavage: une personne fait ce qu’une autre lui dit de faire, sans posséder le résultat de ce travail. La seule différence est que le salaire et le contrat de travail remplacent le fouet et la possession. Et dans les deux cas, le résultat du travail n’appartient pas à la société, mais au patron. Si ce dernier est également névrotique, il se servira alors de ses bénéfices pour exploiter la société. C’est ce qui provoque tous les désordres sociaux et économiques du capitalisme. En particulier la compétition entre égos produit automatiquement les fameuses inégalités sociales qui plombent ce système.

 

Il n’y a pas non plus de réponse technique ou juridique à cet ensemble de problèmes, et les forces du bien doivent mettre en œuvre les méthodes de lutte vues dans la sous-section sur la morale formelle et les règles informelles.

 

Disons tout de même que le contrat de travail implique:

-Que le travailleur accomplisse correctement la tâche demandée (Ça c'est pas le but des syndicats).

-Qu’il y ait un salaire minimum garanti.

-Que les salaires soient égaux entre tous (entre hommes et femmes, entre noirs et blancs, entre manuels ou intellectuels… et ça serait bien aussi entre employés et cadres.)

-Qu’il y ait des garanties contre licenciement ou défection.

-Qu’il y ait des garanties de sécurité pour les activités fatigantes ou dangereuses.

-Que les lieux de travail soient agréables à vivre, qu’on y mange bien, etc.

-Que l’ambiance entre collègues soit correcte, sans psychodrame ni harcèlement (Ça c’est pas aux patrons qu’il faut demander!).

-Si le patron utilise ce travail à ses propres fins égocentriques, alors le travail rémunéré est une cible prioritaire des taxes, en particulier des taxes de solidarité visant à financer les minimas sociaux.

-Les bénéfices des sociétés à but lucratif sont également des cibles pour ces taxes.

-Au contraire, les groupes humanitaires, de service, ou mettant en œuvre les méthodes de la Vraie Economie de Transition doivent être exemptés des taxes sur le travail ou sur les bénéfices (plus ou moins, selon le degré de Vraie Economie).

 

Je ne discute pas ici des méthodes et organisations de la Vraie Economie de Transition (chapitre VI-8), qui peuvent être extrêmement variées, d’une simple évolution des entreprises capitalistes (commencée), à des méthodes bien plus radicales, comme celles proposées par les communistes, par les humanitaires, ou par des groupes spirituels. Certaines méthodes par exemple suppriment les salaires, mais conservent d’autres aspects du contrat de travail, comme la sécurité.

L’argent

Le système de l'argent et l'économie sont étudiés au chapitre VI-8. En gros, l’argent est inutile dans une société psychoéduquée, où ses inconvénients surpassent largement ses avantages. Toutefois, en l’absence d’un altruisme suffisant, les dépenses des gens doivent être modérées, d’où l’emploi de l’argent en transition (ceci est également étudié en détails au chapitre VI-8). Fort probablement, l’argent ne disparaîtra que progressivement, au fur et à mesure que davantage de choses deviendront gratuites, d’abord les biens essentiels, puis les biens hédoniques ou d’expression. Les biens luxueux seront bien sûr les derniers à rester payants, avant de disparaître eux-mêmes.

En transition, le système de l'argent répond aux priorités et au besoin de partage de la production, en allouant un salaire à tous: chacun peut alors définir ses propres priorités. Certains tenteront donc d'utiliser l'argent en transition, puisque de toutes façons les gens y sont habitués. Pour être juste, le second principe fondamental de l'éthique dit qu'un tel système doit bien évidemment donner des sommes comparables à tous (on a du mal à justifier que certains seraient «riches» et d'autres «pauvres», j'ai cru voir ça mais c'est si barjot que ça doit être une hallu). Les ressources doivent donc être comparables quelles que soient nos situations. Exception toutefois, les besoins en santé étant très différents, très variables et imprévisibles, ils doivent donc être gratuits pour tous.

En pratique, le troisième fondement de l'éthique module le second: On peut allouer davantage de ressources libres à certaines personnes, dans différentes situations: handicap, enfants, ou si elles en ont besoin pour accomplir une activité d'intérêt général: production, enseignement, art…

En théorie la nourriture devrait être gratuite aussi, car de toute façon chacun mangera à peu près la même quantité. Faire payer est alors une complication inutile, du pur harcèlement moral sadique: faire vivre les gens dans la terreur de un jour manquer de l'essentiel. Toutefois, plutôt que de fournir logement ou nourriture gratuits (on imagine dans des sortes de «casernes à pauvres» sentant le graillon), la tendance actuelle est plutôt, pour les minimas sociaux, d’attribuer des sommes d’argent minimales, que chacun peut alors utiliser selon ses priorités. (Par exemple nourriture bio ou vie à la campagne).

 

Enfin le système monétaire est en quelque sorte la propriété de tous: la quantité d'argent en circulation doit être connue et contrôlée par un organisme central, afin d'éviter inflation comme étranglement de l'économie (ce que ne font pas les «banques centrales» actuelles, qui font bénéficier les riches de la création monétaire, et bizutent les plus pauvres avec leurs politiques d'austérité sadomasochistes, chapitre VI-8). Cet organisme doit aussi s'assurer que les taux de change entre les différentes monnaies soient constant, afin d'éviter toute spéculation. En fait, on n'a pas besoin de plusieurs monnaies: une monnaie unique permet de s'assurer bien plus facilement que le «coût de la vie» et les minimas sociaux sont bien les mêmes partout. Mon conseil serait de le faire maintenant, avant que ce soit le Renminbi qui devienne la monnaie unique.

La paix sociale

La paix sociale est habituellement comprise comme l'absence de troubles ou de violence, qu'elles soient crapuleuses (gangstérisme, agressions, viols...) ou politiques (contestation, revendications...). Cette vue est caricaturale, et même souvent hypocrite: on se contente de couper tout ce qui fait du bruit ou qui gêne les pouvoirs en place, sans chercher à savoir ce qui cause les problèmes. Peu importe qui souffre, tant qu'il le fait en silence. Ceci n'a donc rien à voir avec la paix sociale: c'est du musellement. Parfois interrompu d'éclatements violents ou fachistes, mais les révolutionnaires illusoires se montrent souvent d'encore meilleurs museleurs.

L'éthique de Transition reconnaît qu'il puisse y avoir des individus qui ne respectent pas l'éthique, et se comportent donc de manière nuisible aux autres. Dans le monde actuel, s'occuper de ces individus est du ressort, selon le cas, de la police, d'éducateurs, de la psychiatrie ou de la justice. Ceci sera vu dans la sous-section suivante sur le traitement des justiciables et des plaignants.

Mais auparavant, je donne une définition plus objective de la paix sociale:

La paix sociale est le droit, ET la possibilité pratique, pour un individu ou un groupe, de vivre en paix, à l'abri de toute forme de violence, d'injustice ou d'agression. J'y ajoute: à l'abri de toute forme de guerre, dictature, oppression, injustice économique, bruit, normalisation idéologique, harcèlement moral, bizutage, humiliation, ségrégation, etc. (liste non limitative)

Ceci a une conséquence pratique immédiate: quand les «forces de l'ordre» courent après un bandit, un escroc, un aliéné, un fachiste, etc. c'est bien. Mais quand les mêmes courent après des ouvriers revendiquant leurs droits, ou après des défenseurs de la nature, etc. alors ils ne sont plus les «forces de l'ordre», mais des délinquants à leur tour, des violents, des agresseurs, des forces de l'entropie, au service du rien. Voire, je l'ai vu plusieurs fois, de simples sadiques avec licence de s'amuser comme ils l'entendent.

On comprend donc que la paix sociale commence par éviter les situations où les gens ont besoin de revendiquer ou de défendre des droits. Ce qui nécessite donc de licencier tous les politiciens, industriels, banquiers, juges, etc. corrompus qui créent des injustices économiques (misère, licenciements abusifs, austérité, etc.) ou des problèmes sociaux (discriminations, fachisme, classes sociales) ou encore qui détruisent la nature.

Quand ces dysfonctionnements de la société sont organisés, on appelle alors ça «le système». Nous verrons l'ampleur de ce problème au chapitre VI-13. Des dysfonctionnement plus localisés pourraient se qualifier de virus sociaux©, car, tout comme un virus biologique, il détourne l'ADN de la société à ses propres fins parasites.

L'actualité (Décembre 2017) m'en fournit deux cas typiques: Cyntoia Brown, kidnappée à 16 ans par un proxénète, a été condamnée à la prison à vie pour avoir tué un de ses violeurs (en pure légitime défense donc). Cette malversation grave (appelée forfaiture dans le cas d'un magistrat), loin d'être unique, illustre le virus social© de la collusion de certains juges sexistes avec les violeurs ou l'esclavage des femmes (nombreux exemples). Mais il y a bien pire, quand on touche à la santé de millions de personnes: un industriel polluant qui fournit des études notoirement douteuses à des politiciens véreux (scandale du glyphosate accepté par l'Union Européenne).

Les coupables de virus sociaux© ou de système détournent leur fonction d'utilité publique, ils manipulent l'ADN même de la loi, de la science et de la démocratie, afin de servir des intérêts sexistes ou égocentriques au détriment de l'ordre public. Les systèmes et virus sociaux© de ce type sont aujourd'hui les principaux facteurs de désordre, de colère et de violence dans le monde.

En se mettant au service de systèmes ou de virus sociaux©, police et justice pervertissent leur rôle de maintient de la paix sociale: ils deviennent à leur tour des délinquants, des agresseurs, des subversifs, des terroristes, fauteurs de troubles, de désordres, d'injustices, voire de maladies et de mort. Recevoir de tels ordres frelatés est pour la police un cas légitime d'objection de conscience, et obéir quand même peut même engager leur responsabilité.

La société dans son ensemble réagit à cette perversion en créant d'autres protections: associations militantes, lanceurs d'alerte, pétitionnaires, désobéissance civile, etc. Ce sont alors eux les véritables gardiens de la paix.

Ils doivent être protégés, même dans le cas où ils commettent certains actes illégaux (proportionnés à leurs buts, c'est une forme de légitime défense). Une protection est de dénoncer toutes les accusations fantaisistes (subversion, «complot communiste», etc.) dont le seul but est pour les gérants malhonnêtes échapper à leur responsabilité. (De vrais «complots communistes» existent aussi, comme désinformation amplifiante destinée à discréditer ceux qui défendent la société et justifier la répression classique. J'en ai vu de nombreux cas, et en 2017 on a les «antifa» aux Etats Unis, qui aident le terrorisme blanc).

L'apparition d'association de défense est le signe qu'on est dans une société anormale. Dans une société normale, les gens s'occupent de vivre leur vie dans leur coin, sans se soucier de luttes sociales ni de réformes, dont ils n'ont nul besoin. Une telle société est alors réellement en paix, sans besoin de museler qui que ce soit.

Le traitement des justiciables et des plaignants

Dans une société psychoéduquée, il n’y a normalement pas de malhonnêtes. Mais dès qu’existent des gens avec des névroses d’égocentrisme, de paresse, de discrimination (racisme, sexisme), voire de malhonnêteté (gangsters, manipulateurs politiques ou escrocs patronaux), on a besoin de réagir à leurs mauvaises actions: c’est le rôle de la justice. Bon, une analyse complète de la justice serait trop longue et compliquée, aussi je me contente de donner des lignes directrices générales:

-Les décisions de justice doivent être confiées aux personnes les plus psychoéduquées.

-Les accusations doivent être basées sur des preuves scientifiques.

-Les dites preuves scientifiques doivent être vraiment basées sur la science, et non pas sur des croyances scientistes. Ce n’est pas toujours le cas, on voit encore des «analyses psychologiques» basées sur des pseudosciences comme le béhaviourisme, le rorschach, le polygraphe, la psychanalyse. Ou bien l’adoration idiote de la science est telle que l’on a pu se baser sur des entreprises fournissant des preuves inventées de toutes pièces (faux tests de drogue, faux tests d’ADN, 2017).

Le «test» du rorschach a son caractère pseudoscientifique facilement démontré, à partir de la neurologie classique connue: les formes que l'on voit dans les taches d'encre sont des réponses neuronales automatiques du cortex visuel, quand il cherche à identifier des formes où il n'y en a pas (paréidolie). Mais les problèmes que le rorschach est sensé détecter ont lieu dans d'autres parties du cerveau, d'où ils ne peuvent pas influencer le cortex visuel. De plus, les interprétations reposent sur des théories psychanalytiques qui n'ont jamais été démontrées.Enfin les scientifiques sont quasi unanimes pour dire qu'aucune étude n'a jamais fait de prédiction pratique faite grâce au test.

Il est facile de tricher avec le rorschach (Je pense que, pour être objectif, il serait bien de tenter le test vous-mêmes avant de lire ce paragraphe, ici sur wikipedia. Bien entendu ne regardez pas les réponses avant). Un tricheur n'a qu'à répondre n'importe quoi mais assez vite, et toujours positif: cela sera interprété comme votre maîtrise du sujet. Bien entendu voir des organes sexuels sera toujours «à charge» (surtout des fesses, sensée «démontrer» votre homosexualité). La carte III est également sensée démontrer votre homosexualité, si vous voyez deux personnes de l'autre sexe! La carte IV suggère lourdement une espèce de monstre inquiétant. Une hésitation ou une réponse négative sera interprétée comme un problème avec la «figure du père» et donc preuve que vous rejetez l'autorité de l'état! Bon je sais c'est loufoque, mais c'est ce que dit wikipedia. Enfin les «mesures de personnalité» qui en résultent semblent vraies... par effet Barnum, exactement comme avec l'astrologie. Pour toutes ces raisons, c'est une faute d'utiliser le test de rorschach dans une procédure judiciaire, ou pour établir nos droits. En médecine, c'est de la charlatanerie.

Le polygraphe est aussi facile à truquer, mais uniquement dans le sens «coupable». Par exemple si on vous demande «avez-vous eu des rapports sexuels avec votre fille de huit ans» n'importe quel père aura une vive réaction émotionnelle... qui sera bien sûr interprétée comme un aveu de culpabilité. L'utilisation du polygraphe, en plus d'être une charlatanerie, constitue donc une forme de falsification, chantage ou torture émotionnelle, invalidant tous les «aveux» obtenus de cette façon.

-Les enquêtes doivent être confiées à des personnes normales, y compris les «enquêtes sociales».

Désolé, mais j’ai été visé par plusieurs enquêtes sociales, réalisées sans méthodologie par des personnes infantiles, et elles contenaient toutes des conclusions grossièrement erronées (tenir arbitrairement les déclarations d’une partie pour «la vérité» et de l’autre partie pour «des manipulations», ou dire que mon appartement était «mal entretenu» alors que je venais juste de le prendre en l'état)

-Les décisions de justice doivent intervenir après considération soigneuse des preuves, dans un débat entre la défense et l’accusation... en précisant bien que «débat» inclus le droit pour chaque partie de répondre a des affirmations fausses, pas seulement les entendre.

-La justice doit intervenir dans des délais raisonnables, de quelques jours à quelques semaines. De voir des coupables libres pendant des années est une insulte aux victimes. Ces délais ahurissants sont aussi une torture injuste pour les innocents accusés, qui doivent vivre des années dans l’incertitude de leur futur. Même un véritable coupable peut s’être amendé des années après: le punir alors devient une injustice, et peut même le faire rechuter. J’ai effectivement connu une personne dans ce cas, qui s’était trouvé un idéal. Mais il lui restait une peine de prison à accomplir… elle en est revenue cassée.

-Les aveux ne peuvent pas être obtenus sous la torture ni le chantage (peines moins lourdes si on «plaide coupable» ou Alford plea, dont la seule fonction semble être de sauver la face de la justice quand e ne peut pas vraiment prouver la culpabilité de quelqu'un)

-Les peines ne peuvent pas être irréversibles (mort, mutilation, castration, traitements chimiques, modifications du cerveau, marquage…) afin de pouvoir corriger une erreur judiciaire.

-Les peines ont pour but essentiel de provoquer un amendement de la personne.

-Les peines n’incluent donc pas d’humiliation sociale (Pas de bracelet visible ou «pilori électronique»)

-Les peines n’incluent pas non plus de conditions délétères pour la santé physique ou psychologique.

-Les peines peuvent consister en travail, par exemple de réparation aux victimes.

-Il est totalement contre-productif de mettre des nouveaux délinquants en compagnie de délinquants endurcis: ils constituent ainsi une «fraternité».

-Au contraire, les peines peuvent consister en expériences sociales psychoéducatives, bien plus efficaces que la prison pour provoquer un amendement et une transformation positive de la personne.

-Les personnes dangereuses peuvent être privées de liberté de ce simple fait, afin de protéger la société. Toutefois ceci ne constitue pas en soi une punition: les personnes dans ce cas doivent se voir garantir une vie aussi normale que possible dans ces conditions.

-Il est de «bon genre» aujourd’hui de considérer les peines de douleur physique comme «inhumaines» et la prison comme «acceptable». Ceci est pourtant une totale hypocrisie, quand on sait que la torture de la prison (solitude, ennui, laideur du lieu, années de vie perdues, incertitude, familles brisées...) peut être bien pire, et surtout bien plus longue, comme l’atteste le nombre de suicides en prison. Responsables de ce mensonge: les idéologies pseudoscientifiques comme le béhaviourisme (initialement développées pour justifier l’athéisme et la vivisection, chapitre II-7). En effet, selon cette pseudoscience, nous n’aurions pas de motivations propres, nous ne ferions que réagir à des «stimulations». En prison, en l’absence de stimulation, nous ne souffririons donc pas… et les suicides seraient un «trouble psychologique» qu'il faut «soigner». Sophistique typique des barjots matérialistes intégristes, et leur folle dénégation de la conscience. Bon, je ne promeus pas pour autant des peines de douleur physique, car elles peuvent donner des séquelles neurologiques. La solution, si on emprisonne des gens, serait plutôt qu’ils aient des activités obligatoires, présentant un certain intérêt, par exemple des études, ou des interactions sociales psychoéducatives. Dans ce cas la prison se réduirait effectivement à la seule privation de liberté.

-Les «boot camps» ont été proposés comme méthode de rééducation des adolescents. Soustraire des délinquants récupérables à l'influence délétère de leur milieu est une bonne idée. Toutefois l'entraînement militaire n'a pas du tout pour but de remotiver positivement dans la vie. D'où logiquement un fort taux d'échec de ces pratiques. S'y ajoutent les brutalités ou humiliations sadiques, qui reflètent les véritables motivations fachistes de ceux qui proposent de telles méthodes. Des camps nature, d'aide humanitaire ou d'aventures éducatives produisent de bien meilleurs résultats, surtout si ils visent la psychoéducation.

-En effet le seul moyen de réellement récupérer un délinquant ou un fachiste est de lui redonner une motivation positive dans la vie. Mais cela ne peut pas arriver entre quatre murs ni aux mains de sadiques.

-Les sadiques ou sociopathes doivent être formellement exclus de toute activité de justice, enquête, soutient social, enquête sociale, et en particulier de la garde des prisons (ou de tout autre punition).

-Un cas particulièrement ennuyeux, non résolu à ce jour, est celui d’une mère avec de jeunes enfants: l’emprisonner revient alors à emprisonner aussi les enfants, bien qu’ils soient totalement innocents. Il y a pourtant une solution simple: de petites unités en ville, où ces mères purgeraient leur peine, mais d’où les enfants pourraient sortir et avoir une vie sociale normale. Pour eux, «Maman reste à la maison».

-Juges et enquêteurs doivent pouvoir payer pour leurs fautes (et non pas les contribuables).

-Si une personne morale commet une faute, alors la responsabilité en incombe aux personnes physiques qui ont pris la décision.

-Un robot est une machine. Si il commet une faute, la responsabilité en incombe au constructeur, au propriétaire ou au conducteur, selon les lois classiques sur les machines. Il n'y a pas besoin de lois nouvelles. Tout au plus les robots devront connaître les lois existantes, si ils en ont besoin pour déterminer leur comportement.

 

 

Section III: conclusions

Cette éthique est objective

Nos bases objectives de l'éthique aboutissent donc bien à un système éthique simple offrant des solutions à la variété des situations de la vie. Un tel système élimine les disputes fondamentales, ne laissant que celles qui pourraient résulter de différences d'appréciation des situations. Bon, en pratique, seules des personnes psychoéduquées (chapitre V-12) peuvent totalement éviter de se disputer. Des personnes non-psychoéduquées nécessitent toujours des lois et de la police. C'est la conséquence obligatoire de leur choix de rester non-psychoéduquées, et jeter des cocktails Molotov aux flics ne résoudra pas ce problème.

 

De plus, cette éthique est simple, de sorte que toute personne peut donc trouver la solution de n'importe quel problème, sans avoir besoin d'épais livres de droit ni de casuistique compliquée.

Nous n'avons eu aucun besoin d'ajouter de dogmes ni d'articles de foi (juste des concepts comme outils). Ce qui aboutit donc à un système univoque, valable en tout temps et en tout lieu.

Cette éthique est compréhensible et appropriable par tous ceux qui le veulent

Les personnes psychologiquement normales, disposant d'un minimum d'empathie, altruisme et d'esprit d'analyse, sont capables d'envisager les conséquences de leurs actions, et donc elles n'ont pas vraiment besoin qu'on leur rappelle la morale. Par contre les personnes qui n'ont pas ces capacités tentent d'échapper à la morale, soit poussées par leurs névroses, soit délibérément. Pour cette raison, depuis des milliers d'années les sociétés établissent des systèmes de règles de morale formelles. Ces règles reçoivent différents noms, mais elles ressortent toutes de ce même besoin: morale religieuse, morale laïque, coutumes, droit coutumier, droit moderne, règles de vie, règlements, TOS, etc.

Il en est aussi résulté l'ensemble des contrats, statuts, l'argent, la propriété, etc. qui sont définis en fonction de tels systèmes de règles.

 

Normalement, ces règles formelles sont conçues pour être applicables par tout le monde, sans erreurs ni interprétations. Mais le problème qui a corrompu pratiquement tous ces systèmes de règles formelles, est que l'intuition spirituelle juste du départ se retrouve transformée en un système de règles intellectuelles, découplées de l'intuition spirituelle. Ce qui l'amène pratiquement toujours à jouer à l'encontre de cette base de départ. Il y a deux raisons à cela:

 

-Le caractère non-Aristotélicien de l'éthique, qui conduit souvent à l'erreur de type de logique (chapitre I-7), en particulier chez les gens sans entraînement approprié. Ceci mène souvent à de larges écarts entre la Vue non-Aristotélicienne et sa réduction en règles Aristotéliciennes (réduction en concepts, chapitre I-9). De plus il peut y avoir un nombre infini de telles réductions: selon la réduction qu'elles effectuent, ou selon leurs concepts personnels, deux personnes se réclamant de la même règle éthique arriveront à des interprétations ou à des comportements différents, voire contradictoires. C'est pour cela que la logique non-aristotélicienne doit être enseignée à l'école.

-La perte de l'intuition de base. Quand les gens en charge d'écrire, enseigner ou appliquer le système de morale n'ont pas accès à l'intuition spirituelle d'origine, voire même pas la sensibilité émotionnelle humaine (compassion, empathie), alors elles ne savent plus discerner quelle règle doit être appliquée. Ces personnes arrivent alors presque toujours à des conclusions ou des comportements en contradiction avec la Vue. A l'extrême, des personnes avec des névroses égocentriques (capitalisme, privilèges...) ou haineuses (racisme, sexisme, nationalisme...), voire des sociopathes, s'emparent souvent d'un système de morale, pour le déformer délibérément, voire s'en servir comme instrument de contention pour leurs activités de bizutage, discriminations, dictature, «normes sociales», «ordre établi», etc. Et dans une société en majorité névrotique, les gens se soumettent à eux, au lieu de rejeter leurs ordres subversifs!

La réduction d'une vue non-Aristotélicienne en plusieurs système conceptuels Aristotéliciens est la cause unique de la division des religions et des systèmes politiques en différents courants antagonistes. Au contraire, même des capacités de méditation simples amènent automatiquement à la réconciliation, à l'eucuménisme, au travailler ensemble.

La réduction d'une vue non-Aristotélicienne en plusieurs système conceptuels Aristotéliciens est aussi une cause commune d'injustices au quotidien. Par exemple une notion comme «l'intérêt de l'enfant» est fréquemment intellectualisée de cette façon au tribunal, pour justifier des conclusions ouvertement en contradiction avec ce même intérêt (même quand le juge ne cherche pas à délibérément faire mal à cet enfant). Un exemple de manipulation courante est par exemple un juge sexiste disant que «la femme est plus à même de s'occuper des enfants», pour éluder une enquête montrant que l'homme serait plus apte. Mes enfants ont été victimes de cette malversation.

Mais l'exemple le plus frappant est la propriété d'une maison. Chacun a besoin d'un lieu de vie, d'où la capacité reconnue à tous de pouvoir jouir d'une maison, besoin qui a été intellectualisé en le concept de propriété. Toutefois ce même concept de propriété peut aussi être utilisée à l'encontre de ce droit fondamental: quand le propriétaire n'est pas l'habitant, il peut alors chasser ce dernier. Ainsi la règle sensée nous protéger se transforme t-elle en instrument d'injustice grave.

 

Les dilemmes. Ce système de morale que nous avons présenté ne produit pas non plus de dilemmes. A condition toutefois de bien comprendre les non-dualités entre valeurs morales de base. Il faut une dose de méditation ou au moins de logique floue. En effet, vouloir analyser en détail les situations avec la seule logique Aristotélicienne produit immanquablement de l'entropie de la loi: une complexification exponentielle qui rend le système facile à détourner par des tricheurs, ou bien impossible à comprendre. Au contraire, appliquer une logique transcendante (chapitre I-9) produit de l'eutropie (définie chapitre 5-7): le système se simplifie de lui-même, ne laissant à la fin que les bases fondamentales de la conscience, sans plus aucun besoin de règles d'aucune sorte.

Bon, il faut maîtriser ces façons de raisonner, sinon en ce 21eme siècle on devient vite arriéré, plouc, gagateux.

Pour les spécialistes

Il est donc clair que toute personne s'impliquant dans le domaine de la morale doit satisfaire les conditions suivantes:

1) Maîtrise de la méditation et de la logique non-Aristotélicienne

2) Absence de névroses et d'idéologies

3) Empathie normale

4) Absence de troubles sociopathiques

Ceci vaut bien sûr pour quiconque commentera mon travail (sinon vous vous ferez jeter comme des vieux slips). Mais les religieux, éducateurs, infirmiers, travailleurs sociaux, politiciens, certains fonctionnaires, policiers, magistrats, devront en plus fournir des certificats d'aptitude professionnelle démontrant ces capacités.

 

De plus, ces personnes devront être capables de discerner quand la règle formelle est en contradiction avec la Vue non-Aristotélicienne, et, en cas de divergence, avoir la possibilité d'agir contre la règle formelle, pour obéir à la Vue. Pour cela, il faut qu'elles en aient non seulement la capacité psychologique (comme vu ci-dessus) mais aussi le droit de le faire.

 

Si on va plus profond, les lois, règlements, statuts, etc. devront se référer directement à la vue non-Aristotélicienne et spirituelle de la morale, n'utilisant les règles Aristotéliciennes que comme des outils. Ce qui vaut aussi bien au moment d'écrire règles et lois, que de les appliquer.

 

Bon, on n'en est pas tout à fait là. Alors faudrait voir à se réveiller, parce que à cause de ces manques précis, il y a chaque année des dizaines de milliers d'innocents en prison, des centaines de milliers d'enfants privés de leur parent aimant, des millions de personnes privées de ressources ou de logement, des milliards d'animaux tués, etc. Donc tout délai ou «critique» est criminelle.

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre VI-4       

 

 

 

 

 

 

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