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Epistémologie Generale        Chapitre V-16       

 

V-16 Instinct, intuition, phobies, phantasmes, etc.

 

Ces mots sont couramment employés dans des sens mal définis, interchangeables, chargés de connotations magiques, etc. Ce chapitre ne remédiera probablement pas à cet état de fait, mais au moins il clarifiera les idées. A chacun ensuite de prendre le train qui avance.

L'intuition

Ce mot est employé dans des sens divers, d'où des confusions possibles, parfois graves.

Pour les gens du commun, l'intuition est la faculté de deviner, voire de pressentir des choses de manière parapsychologique, sans raisonnement logique ni indices.

Disons clairement que la capacité de voir des choses cachées est un phénomène parapsychologique, qui prend des noms clairement définis selon les cas: ESP, instant de superconscience, etc. Ces phénomènes rares se produisent spontanément dans certaines situations, et on dit que quelques personnes arrivent à les provoquer.

Mais la plupart du temps, la dite intuition ressort des cas suivants:

 

-La capacité à résoudre un problème par des procédés improvisés, autres que le raisonnement logique, par exemple en connectant deux éléments que l'on considérait comme disjoints, ou en ressentant des régularités.

-Pour les informaticiens, un logiciel intuitif est un logiciel dont on peut facilement comprendre comment l'utiliser. Par exemple les touches droite-gauche permettent de bouger un personnage dans le sens correspondant, mais pas le contraire (qui serait contre-intuitif). Il s'agit d'un logiciel bien organisé, qui comprend le raisonnement de l'utilisateur, au lieu de prétendre «former» cet utilisateur à des méthodes arbitraires.

 

Les scientifiques n'ont pas non plus de définition stricte, mais ils emploient le mot «intuition» dans deux cas:

-La capacité à se faire une image mentale de quelque chose, ce que l'on appelle normalement «visualisation». Par exemple on peut se faire une image mentale de l'espace Newtonien, mais pas de l'espace Relativiste (de Minkowski). Ceci a conduit beaucoup à l'idée que la Relativité serait «absurde», alors qu'elle n'est que non-intuitive.

-Notre capacité à faire des raisonnements non-Aristotéliciens en utilisant les capacités des réseaux neuronaux de notre cerveau (chapitre I-3). En particulier les roboticiens recherchent cette qualité, qui s'est avérée indispensable à des robots réellement adaptatifs.

A mon avis, la science gagnerait énormément à utiliser ces mots plus précis (indiqués ci-dessus en italique), au lieu d'un vocabulaire vague ou ambigu, voire d'employer des mots détournés de leur sens originel.

 

Souvent le terme «instinct» est utilisé à la place de «intuition», comme par exemple dans le tir instinctif. Il faudrait plutôt dire «tir intuitif», ou «tir réflexe» comme en anglais. Le principe est d'utiliser une trajectoire calculée par nos réseaux neuronaux à partir des perceptions visuelles et kinesthésiques du volume, au lieu de placer l'oeil dans une ligne de mire comme dans le tir classique. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le résultat est suffisamment précis pour être utilisable dans des situations délicates, par exemple quand il faut discriminer entre des otages et des agresseurs.

L'instinct

Voici probablement une des notions les plus vagues et chargée de connotation inappropriées: l'instinct serait infaillible, magique, «naturel» (sous-entendu «bien»), il serait un maître parfait auquel on devrait toujours obéir, une excuse absolue à tous les crimes ou dérèglements, etc.

La réalité est bien plus humble: un animal comme un humain possède une série d'images mentales toutes faites, de sentiments et de désirs implantés dans les circuits mêmes du cerveau, prêts à répondre à des perceptions précises. Ce contenu des circuits du cerveau est nécessairement construit par des gènes spécifiques. Mais il faut bien comprendre que ces gènes ne jouent aucun rôle dans leur fonctionnement!

Les instincts les plus visibles sont le désir de nourriture, de compagnie, de sexe. Il n'y a là rien d'autre que la nécessité d'accomplir des actes nécessaires à la survie de l'espèce, et l'évolution a implanté dans nos cerveaux le désir de les accomplir, grâce à des neurones programmés pour réagir automatiquement.

Et non, les gens n'utilisent pas consciemment des tactiques tordues pour répandre leurs gènes, ils ne font qu'obéir à leur désir sexuel. Sans parler des animaux, qui ne savent même pas ce que sont les gènes! Les gènes ne pensent pas, les gènes ne poursuivent pas de but, ce sont juste des systèmes automatiques qui créent des gens avec des désirs. Et c'est un processus matériel inconscient et aveugle, la sélection naturelle, qui a créé ces gènes.

L'animal a besoin de ces images mentales pré-chargées pour répondre de manière pertinente aux différentes situations qu'il peut rencontrer, puisque, faute de langage, il ne peut rien apprendre d'autres animaux. Certains de ces instincts sont diffus et génériques; d'autres au contraire sont très précis. En tous les cas, ils sont un facteur indispensable à la survie et à la propagation de l'espèce, ce qui explique que l'évolution ait pris tant de soin à les implanter, avec tous les détails. Par exemple la naissance nécessite une série de gestes précis, que toute femelle connaît sans jamais les avoir appris: chaque détail est codé dans les circuits du cerveau, comme les images que l'on trouve dans un ordinateur neuf. L'instinct accapare probablement une part notable du génome, avec nombre de gènes répertoriés, mais dont la fonction est encore inconnue aujourd'hui.

 

Bien entendu, l'humain dispose aussi de ces instincts, bien qu'ils soient souvent cachés sous les conventions «civilisées».

L'instinct le plus facile à observer chez nous est la peur ou le dégoût des serpents ou des araignées. Beaucoup on tenté d'y voir des symbolismes Freudiens malsains, mais il n'en est bien sûr rien: ces êtres sont tout simplement dangereux (ou au moins ils l'étaient pour nos ancêtres). Ainsi le dégoût automatique, génétiquement programmé, est une protection implantée par la sélection Darwinienne. Il y a fort probablement des circuits neuronaux, connectés aux aires visuelles du cerveau, chargés de détecter automatiquement des indices caractéristiques (pattes velues, réseaux d'écailles), qui réagissent en excitant les centres de la peur ou du dégoût.

Une objection ici est que certains individus y sont sensibles, et pas d'autres, d'où encore des Freudaines misérables pour expliquer ça. Mais ici aussi, la vérité est fort simple: comme dans beaucoup de cas (par exemple l'immunité), les gènes ne codent pas pour une solution unique, mais pour une variété de styles individuels: attaque, fuite, donner l'alarme (crier), aider les victimes, etc. Une telle variété de comportement des individus donne davantage de chances de survie à la tribu.

Bien sûr ce fonctionnement a ses bugs: la peur des souris est totalement inutile. Toutefois, une détection plus précise demanderait bien plus de puissance de calcul, sans pour autant protéger mieux. Il vaut donc mieux détecter large, et avoir des fausses alertes, que de rater un danger réel. C'est ainsi que des considérations d'ordre «informatique» ou d'économie de moyens ont des effets sur nos sensations.

Quand la réaction est exagérée, on parle alors de phobie, qui est une névrose pouvant demander des soins. Mais le problème se limite à ça, puisqu'il n'y a pas d'autres centres neuronaux impliqués, et la personne est tout à fait normale par ailleurs. Une phobie n'est pas un symptôme psychiatrique! Ni une orientation politique, d'ailleurs.

Ainsi on a on modèle simple d'un instinct protecteur, de comment il fonctionne, et comment il peut dérailler. Ce modèle est en gros valable pour tous les instincts: peur du noir, du bruit, de l'eau, de l'orage, dégoût des matières souillées, des malades, des étrangers...

Eeeh, phobie des étrangers, vous avez dit? Dekoua dekoua dekoua???

L'instinct n'est pas un dieu

Ce dernier exemple introduit un autre fait qu'il est très dangereux d'ignorer: l'instinct est amoral. Notre instinct programmé génétiquement est la cause première, voire unique, de graves pathologies sociales, comme le racisme, le rejet des malades, des handicapés, des vieux, etc. Ainsi on ne peut en aucun cas le considérer comme un guide philosophique, un gourou ou un dieu. C'est pourtant une erreur fréquence chez les écolos, le Nouvel Age, l'extrême droite, etc. qui vont même jusqu'à aduler des prédateurs dangereux. Rappel d'une certaine «écologie» qui aimait défiler en uniformes noirs...

 

Mais il y a d'autres choses encore plus terribles: nous avons hérité de nos ancêtres primates et préhistoriques de puissants instincts de chasseurs, d'infanticides, de combats entre clans ou entre mâles dominants. Pour ce faire, nos gènes implantent dans nos cerveaux des centres de l'agressivité, dont l'activité neutralise la compassion et nous rend totalement insensibles à l'effroyable souffrance de nos victimes. Seule l'agriculture, inventée il y a 5000 ans, nous offre l'opportunité d'échapper à ces terribles comportements, en ne mangeant que des végétaux. Et seul l'état de droit démocratique nous permet enfin d'échapper aux violences quotidiennes entre mâles dominants, contre les femmes ou les enfants, etc. Et encore, tout le monde ne profite pas de ces opportunités fantastiques d'échapper à ces terribles conditionnements: crimes, chasse, violence conjugale, viande, gangs, corridas, violence routière, etc. ne diminuent qu'avec la lenteur exaspérante de la maturation spirituelle de l'humanité...

 

L'instinct biologique n'est donc qu'une série de bidouilles, qui ont jusqu'ici assuré la survie de l'humanité dans un monde cruel et amoral. Ces recettes ont été sélectionnées par un système génétique mécanique, aveugle et inconscient, totalement insensible à nos souffrances.

Mais de nos jours, cet héritage est devenu encombrant: la perception d'un sens de la vie plus profond (chapitre V-5) et la maîtrise de notre psychologie doivent désormais guider l'humanité dans son ensemble et nos comportements individuels. L'instinct ne doit plus être qu'un outil, qui ne doit plus nous manipuler. Ceci est possible grâce à la psychoéducation (chapitre V-12), dans un nouveau cadre éthique, social et spirituel que nous verrons dans la sixième partie. La démocratie et l'état de droit sont des tuteurs indispensables, en attendant d'y arriver seuls.

En particulier, les instincts apparaissent comme des névroses. Les plus dangereux, comme la haine des étrangers, sont heureusement les plus faciles à éliminer, par des visualisations anti-névroses communes.

 

A l'inverse, certains événements d'anthropophagie de survie (sans meurtre) ont été faussement qualifiés «d'instincts cannibales» par des journalistes en mal de sensations malsaines ou de dénigrement de l'humanité. Tenons-nous à l'écart de ces gens dangereux et de leur psychologie de charlatans.

Instincts «positifs»

Certains instincts produisent au contraire des attirances. Citons:

-L'instinct tribal, qui protège la tribu, et qui est encore le cadre de base pour les relations sociales humaines (beaucoup de troubles sociaux actuels viennent de ce que cet instinct est refoulé).

-L'instinct familial (attachement entre parents et enfants)

-L'instinct maternel (la relation charnelle entre une mère et son jeune enfant).

-L'amour entre homme et femme. Ces trois maintiennent les parents auprès des enfants.

-Le désir de changement, qui au contraire conduit les jeunes à quitter famille ou tribu pour tenter leur chance ailleurs. Ceci contribue au nécessaire brassage des gènes.

-L'instinct sexuel, qui nous guide (lourdement) vers les actes nécessaires à la fécondation. Toutefois il serait totalement faux de dire qu'il ne sert qu'à ça: il est aussi un important facteur du maintient du couple, voire de la tribu. Ses variantes (orientation sexuelle, phantasmes) et ses bugs conduisent à diverses situations, que nous étudierons plus en détails au chapitre VI-5.

 

Il est bien évident qu'il vaut mieux être un «primitif» chez qui ces instincts fonctionnent, qu'un «moderne» ou un «rationnel» qui a perdu contact avec ces réalités humaines de base. Mais la meilleure voie est de fort loin la psychoéducation (chapitre V-12), qui permet de tirer avantage des deux capacités, sans aucun des inconvénients.

Idéalement, la psychoéducation permet de ne plus être asservi par les instincts, ni positifs ni négatifs. Toutefois des choses comme la famille et l'amour font partie de la définition même de notre humanité. Nous avons besoin de passer par ces expériences, tout au long de notre vie, afin de nous construire une personnalité forte et harmonieuse. Supprimer ces émotions mènerait à des situations très dangereuses, qui iraient à l'encontre même du but recherché. Nous en reparlerons au chapter VI-6.

 

Ainsi l'attitude juste est l'acceptation de notre condition humaine, y compris quand elle exige de nous l'abnégation envers un parent ou un conjoint, acceptation non-duelle (chapitre I-3) avec la réalisation d'un idéal harmonieux libre de toute dépendance (sixième partie).

Pourquoi les fleurs sont-elles belles ?

Nous étudierons au chapitre VI-9 les notions de beauté et d'art, c'est à dire ce que la conscience fait avec le sentiment brut de beauté. Cependant, comme beaucoup de choses profondément humaines, elles ont aussi une origine biologique: nous trouvons «beau», «bon» ou «agréable» ce qui est utile pour notre survie, comme la nourriture ou le sexe, et «laid» ou «mauvais» ce qui est dangereux: prédateurs, excréments, matières putrides, maladies, etc.. Nous avons même quelques réponses adaptatives: nous détestons l'odeur de nos ennemis et aimons celle de nos proches (aujourd'hui, nos idéaux de propreté ont supplanté cet instinct, mais nous détestons toujours les inflexions ou les gestes de personnes que nous n'aimons pas). Sur cette base, notre psyché humaine et sa culture a construit tout un monde de créations et d'art, qui, de leur côté, existent dans le monde de la conscience.

En particulier, les idéaux positifs s'accompagnent de beauté artistique: autrefois musique romantique, aujourd'hui musique et peintures Nouvel Age, elfique ou nature. Au contraire, les mouvements négatifs s'entourent de créations délibérément laides: musique cacophonique, pornographie, rap, tags, art «contemporain», voire style satanique.

 

Notre attraction pour le fruits résulte d'une coévolution des plantes et les mammifères: les plantes ont besoin que nous mangions leurs fruits pour répandre leurs graines. Ainsi, elles offrent certains avantages, comme le sucre et les vitamines (ressentis comme «prana», voir le chapitre V-17). Les mammifères en ont profité, en développant l'attirance pour les fruits: leurs parfums, couleurs, textures, etc. apparaissent comme «bons» et «beaux». En réponse, les plantes ont rendu leurs graines glissante, dures et amères, pour qu'elles soient avalées sans se faire écraser par les dents ni dissoudre dans l'estomac.

 

Cependant il y a beaucoup de choses nous trouvons «belles», sans relation biologique directe: fleurs, oiseaux, soleil, arc-en-ciel, etc. La raison pourrait être que ces choses font partie d'un environnement paisible, libre de problèmes climatiques et avec des ressources pour se nourrir et s'abriter. Au contraire, prédateurs ou mauvais climat émettent des bruits désagréables, tristes ou effrayants. Dans la version 1, j'avais cité un exemple très curieux: comment des sifflets préhistoriques avaient un effet apaisant sur les rennes («Son et musique au Paléolithique», de Michel Dauvois, Xavier Boutillon, Benoît Fabre, Marc Pierre Verge, «Pour la Science» Novembre 1998). Le plus curieux est que les rennes étaient finlandais, tandis que les sifflets étaient français ou canadiens, ce qui exclut toute transmission génétique pour l'amour des sifflets chez les rennes! A noter aussi que des flûtes vieilles de 30 000 ans trouvées dans les Pyrénées étaient déjà construites selon les règles harmoniques modernes. Ainsi nos gènes se rappellent encore des soirées préhistoriques paisibles autour du feu: la flûte nous rassure toujours.

 

La musique est le plus difficile sur la liste: comment peut-elle avoir de si puissants effets émotionnels ou psychédéliques? (note 82) A mon avis l'explication la plus probable est que les artistes sont habiles à provoquer des réactions des circuits de l'empathie dans le cerveau. Ces circuits ont été créés normalement pour nous permettre de détecter l'état émotionnel de nos compagnons: cris de peur, pleurs triste, cris joyeux, bébés gazouillant, etc.... Mais les artistes ont surpassé la nature de loin, avec l'utilisation de la mélodie (série de fréquences), expliquant l'impact énorme de la musique, parfois même destructeur: la musique triste peut aller jusqu'à induire dépression et suicide. C'est pourquoi la musique est utilisée depuis des millénaires à des fins militaires, rituelles, de festivité, de poésie... Aujourd'hui, c'est le meilleur moyen pour transmettre une vision d'une vie meilleure, comme le font de nombreux musiciens Nouvel Age.

Le manque d'empathie des sociopathes( chapitre V-13) explique pourquoi ils sont insensibles à la musique, comme le sont également toutes les personnes vulgaires, ou encore tous ces gens perdus dans leurs plans et leurs conflits. Il faut toujours se méfier des gens qui parlent pendant que de la belle musique joue!

Tôt dans ma vie, j'ai compris que les intervalles de fréquence entre les notes sont des nombres irrationnels, tandis que les accords harmonieux sont ceux où les fréquences tombent près d'un rapport rationnel simple (à plus ou moins quelques Hertz). Les intervalles de tierce et de quinte sont ainsi de telles fractions simples, qui donnent de beaux accords émotionnels. Les accords dissonants diffèrent d'environ 15 à 80 Hertz d'un rapport parfait, ce qui donne un grincement caractéristique, appelé un battement par les électroniciens. Certains accords ne sont aucun des deux, comme le «triton», où le rapport est racine carrée de deux, qui donne un sentiment d'étrangeté. Les musiciens classiques accordent souvent leurs instruments pour donner des accords parfaits (avec des intervalles inégaux, mais des rapports rationnels exacts), tandis que la musique courante utilise le «tempérament égal» (tous les intervalles sont égaux, mais les rapports ne sont pas exacts). C'est probablement une des raisons pour laquelle la musique classique paraît «froide», ou trop parfaite, par rapport à la musique courante. Mais en faits, il y a de nombreuses manières différentes d'adapter les intervalles aux rapports rationnels, ce qui rend l'art des accords compliqué.

Les accords sont eux aussi porteurs d'émotion: le mineur est souvent triste, tandis que majeur est positif. Mais tous les deux sont calmes, alors que les accords dissonants sont énervants, expliquant pourquoi ils sont utilisés dans les alarmes ou les musiques terribles.

 

Enfin, nous notons que la large variété de cris animaux répondent tous au même problème simple: Comment se faire entendre de très loin, tout en étant caché par d'autres bruits. Ainsi, de nombreux animaux et oiseaux utilisent une fréquence unique avec des glissando ou des motifs reconnaissables. D'autres utilisent des rafales rapides de sons, comme les canards ou les grillons, et certains comme les corbeaux utilisent même «l'étalement de spectre», une technologie que les ingénieurs radio n'ont découvert que récemment. Logiquement chacun doit avoir des circuits auditifs spécialisés leur permettant de détecter plus facilement leur propre langage parmi les autres bruits. Bien sûr nous en avons aussi pour la voix humaine.


 

 

 

 

 

 

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