English English English        Réduire la page          page couleurs pastel  

Epistémologie Generale        Chapitre V-5       

 

V-5 le sens de la vie, le bien et le mal

 

Les scientistes ont au moins raison sur un point: le monde physique (ainsi d'ailleurs que la logique, le raisonnement, etc.) ne nous propose aucun but, aucun sens de la vie, aucune morale, même pas le plus petit message ou mode d'emploi de notre existence. Par conséquent, si de telles choses existent, nous n'avons aucun moyen physique ou logique de les trouver!!! Ainsi la conscience psychologique, pure production des neurones, ne peut pas trouver ces choses. D'où l'échec régulier de tous les philosophes intellectuels sans démarche spirituelle

Et aussi l'imposture de toutes les idéologie fachistes qui dénient la morale, ou la basent seulement sur certains exemples répugnants qu'offre la vie sur Terre: prédateurs, sélection, compétition, etc.

Cette situation n'a rien d'étonnant: si un sens de la vie existe, ou une morale, etc. alors ces choses n'ont de sens que pour la conscience elle-même. Et seuls le libre-arbitre, ou des événements fortuits comme les instants de super-conscience ou les NDE, peuvent faire passer le message au cerveau. (Bon, en toute rigueur, les fantastiques capacités d'analyse du cerveau peuvent lui faire examiner la conscience. Mais il lui faudra quand même «choisir le bien», et donc recevoir de l'information d'elle)

Ainsi, sens de la vie, messages, morale, ne peuvent être connus que par la conscience. Maintenant que nous savons l'écouter (l'observer scientifiquement), voyons donc ce qu'elle a à nous dire.

Un Dieu créateur nous a t-il laissé des directives?

Beaucoup considèrent que le sens de la vie a été défini par Dieu, ou qu'Il aurait créé l'univers avec une intention précise. C'est la raison pour laquelle nous commençons ce chapitre par Lui. Attention, suite à de nombreux accidents, par mesure de sécurité tous les dogmes sont formellement interdits dans le labo de théologie.

 

Beaucoup de scientifiques ont une culture chrétienne (voire sont Chrétiens). Ainsi, quand les scientifiques raisonnent sur Dieu, l'image qu'ils invoquent est celle du Christianisme: un personnage d'apparence humaine, masculin, barbu, disposant d'une conscience et d'intentions similaires à celles des Humains, mais servi par des capacités parapsychologiques infinies. Il a créé notre univers physique avec tout son contenu, Il sait tout ce qui s'y passe, et Il a plein pouvoir sur notre après-vie. Cool, juste dommage qu'Il nous envoie en enfer avant d'être venu nous dire bonjour et expliquer ce qu'Il attend de nous...

Toutefois, cette conception de Dieu est très loin de former la base de toutes les religions. Ainsi beaucoup de religions sont polythéistes, basées sur le karma et la réincarnation, plutôt que sur la mise en enfer définitive. Le Bouddhisme se distingue en refusant tout Dieu créateur, mais il nous propose de devenir aussi des déités, des anges! Le Taoïsme, lui, ne considère que des forces cosmiques qui doivent circuler en s'équilibrant. Des courants de pensée occidentaux plus modernes, de la Révolution Française au Nouvel Age, proposent des variantes plus abstraites du Dieu Chrétien, voire dépersonnifient totalement la divinité, comme avec la Force des Jedis. L'Animisme, enfin, considère des personnification de forces de la nature, que l'on peut intercéder pour diverses fins.

Dans ces conditions, il ne faut absolument pas s'étonner si ce que l'on trouve en cherchant Dieu ne correspond pas forcément aux conceptions spécifiques d'une religion donnée, et pourrait même ne correspondre à aucune. Eh oui, une réflexion scientifique ne sert pas à nous conforter dans des croyances arbitraires, mais à trouver la vérité, quelle qu'elle soit.

 

Pour cette raison, le terme «officiel» de l'épistémologie générale sera plutôt «Transcendance», afin de ne pas privilégier une conception plutôt qu'une autre. Toutefois je continuerai parfois à dire «Dieu», pour éviter des incompréhensions, ou quand c'est l'habitude dans le débat.

Les bases métaphysiques du chapitre III-3 montrent clairement qu'un univers physique peut démarrer et exister sans cause externe, par le simple jeu de l'absurdité créatrice (la résolution d'un paradoxe par la réification arbitraire d'un seul des termes contradictoires). Les réflexions du chapitre IV-6, plus spécifiques à l'histoire de notre propre univers physique, rappellent également que l'on n'a pas trouvé de traces claires, ni d'une création intentionnelle, ni d'interventions destinées à guider notre univers dans une direction précise, ni même d'un message clairement visible à tous les êtres. Mais elles montrent aussi que de telles interventions (créations ou orientation) peuvent aussi arriver sans laisser de traces reconnaissables, et que ce serait même l'intérêt d'un éventuel Créateur que de procéder discrètement. On ne peut donc pas vraiment conclure à ce sujet.

Le principe d'économie d'hypothèse suggère donc de raisonner sans Créateur. C'est ce qu'indique de toutes façons la Théorie de l'Autogénération logique, où, grâce au paradoxe créateur, un univers peut démarrer sans cause externe, et en particulier sans avoir été créé intentionnellement. Mais on n'a aucun argument pour exclure formellement un Créateur: il faut donc laisser la porte ouverte à l'hypothèse d'un Dieu créateur, ou à d'autres hypothèses, comme celles des mondes spirituels, des branes (note 73), du contrôle de la vie par des extraterrestres, etc.

Mais même l'absence apparente d'un Dieu créateur ne permet pas de conclure qu'il n'y aurait pas de message, de morale ou de sens de la vie à découvrir. Par exemple il pourrait être nécessaire de remplir certains critères pour le trouver.

 

Certains scientifiques ont tenté de rechercher un «message de Dieu», ou un «mode d'emploi de l'univers», dans les constantes de la physique, ou dans les images du Big Bang. Qu'Il ait placé son message là me paraît très étrange, car cela conditionne son décodage à la maîtrise de la haute physique, dans une économie puissante où les individus sont aliénés à de fortes hiérarchies. C'est à dire à des choix d'évolution très précis! Il est pourtant clair que l'évolution spirituelle implique d'autres choix, pas incompatibles, mais qui ne rendent pas la haute physique obligatoire, ni de vastes sociétés hiérarchisées. En clair, si message il y a, il doit être décodable «à mains nues», par exemple par une civilisation de dauphins, voire par une simple mésange.

Ainsi, un tel message doit pouvoir être trouvé et compris aisément, par toutes sortes de créatures, même sans mains, même sans intellect. Par contre il n'est pas interdit qu'il présente quelques protections, contre ceux qui en feraient mauvais usage. Après tout, si Dieu il y a, Il a forcément un projet précis, et on peut s'attendre à ce qu'Il n'apprécie pas qu'on se mette en travers, et même qu'Il ait placé quelques pièges à l'intention des mauvais. Le plus simple est que le décodage soit le test. Par exemple, si Il voulait sélectionner l'intelligence, il proposerait un codage mathématique difficile, comme dans le film «Contact». Mais un Dieu miséricordieux a bien plus intérêt à proposer un codage spirituel.

 

Et c'est effectivement ce que l'on constate:

Travaux pratiques: trouvez le but de la vie

 

Pour rester dans le ton, j'exprime de manière poétique comment trouver:

 

Le sens de la vie est inscrit sur l'écran de notre esprit, dans le langage du coeur. Et notre regard se pose automatiquement dessus, dès que nous cessons notre cinéma intérieur.

 

Et que trouve t-on, alors?

 

Lors de l'été 2008, dans mon groupe «Shedrupling» dans Second Life, j'avais à plusieurs reprises dirigé des méditations conçues de manière à réaliser ces conditions. Le texte était simplement «Si vous renaissiez dans un univers entièrement neuf, avec tous les pouvoirs que vous pourriez souhaiter, repartant entièrement à zéro, sans aucune obligation ni contrainte physique ou mondaine, mais absolument libres de faire ce que vous voulez, alors qu'est ce que vous aimeriez faire?» Suivi de quelques minutes de silence, pour chacun trouver sa réponse.

Attention! Ne lisez pas les réponses des autres avant d'avoir tenté vous-mêmes l'expérience, car vous risquez de ne plus trouver votre propre réponse. Pour cette raison, je demande expressément de ne pas citer les quatre points qui suivent!

En effet, chacun donne une réponse différente à la question, en une étonnante variété. Toutefois, au delà des problèmes de vocabulaire, j'ai vite constaté que les réponses se rangeaient toutes dans quatre catégories:

 

(sélectionner le texte ci-dessous pour pouvoir le lire, SEULEMENT après avoir fait l'expérience ci-dessus):

1) être une créature donnée

2) être heureux, profiter de la vie

3) explorer, connaître

4) partager, aimer les autres

(Merci de NE PAS citer ces quatre points sans les avertissements et la description de l'expérience, afin de ne pas dénaturer l'expérience des autres)

 

Certes on n'a pas là des révélations transcendantes: ces désirs sont assez communs, même le quatrième. Mais le fait est que ces réponses étaient données par des gens qui n'avaient aucune préparation à la méditation, ni aucune conscience spirituelle ou politique particulière: des gens très ordinaires, qui étaient dans Second Life pour s'amuser sans réfléchir, et même parfois des idiots ou des réacs qui critiquaient ce que je disais avant de l'avoir entendu. Je me suis également abstenu de donner «ma» réponse, ni même celle de philosophes ou maîtres «reconnus». Ceci parce que les données brutes et spontanées de gens ordinaires pris au hasard, sans sélection ni orientation, constituent un échantillon de bien meilleure qualité, pour une prise de données scientifique.

On remarquera toutefois que ces choix, si ils englobent des catégories assez larges, sont tout de même des choix très spécifiques: je n'ai pas obtenu une seule réponse telle que «asservir», «posséder», «faire souffrir» (voire «être un vampire», comme on aurait pu s'y attendre dans Second Life). Même le ridicule «transmettre ses gènes» est totalement absent des préoccupations réelles des gens.

 

 

Que des gens n'aient finalement qu'un choix très orienté de désirs fondamentaux est-il une preuve de l'existence d'un «Dieu» tout puissant, créateur de l'univers et doté de pouvoirs parapsychologiques? Certains sauteront sur le «oui»... mais il faut être quand même un peu objectif: cet argument est bien trop léger pour démontrer un fait aussi important. Si Dieu existe vraiment, alors Il cache bien son jeu... Donc on ne peut toujours pas conclure sur ce point, et on n'est pas plus avancé que dans le sous-chapitre précédent.

Le but de la vie

Considérons donc ces désirs innés, non provoqués par une situation, opinion ou culture, comme des propriétés intrinsèques de la conscience (Les conditionnements génétiques, comme le désir de nourriture, de sexe, etc. n'étant évidement pas intrinsèques à la conscience: si la nourriture n'était pas nécessaire, nous n'en aurions pas envie, sans parler de la reproduction). C'est à dire que ces désirs sont des propriétés de cette conscience, indépendantes de son contenu, indépendantes de nos opinions, nos projets, notre culture, notre idéologie, indépendantes de notre état joyeux ou déprimé, indépendants de notre race, sexe, et même de notre espèce! On connaît déjà de telles propriétés intrinsèques de la conscience, comme de rechercher le plaisir et de fuir la douleur (c'est même probablement la plus ancienne), ou de ne pas pouvoir s'arrêter de «penser à quelque chose». Mais que nous ayons des penchants précis à connaître ou accomplir certaines choses va plus loin: nous ne sommes pas des coquilles vides juste bonnes à recevoir au hasard tout ce qui arrive. Nous sommes des êtres qui avons un but. Que ce but soit apparu naturellement avec l'évolution de la vie et de la conscience, ou qu'il ait été prévu par un Créateur avant le début de notre univers, cela ne change pas grand chose en pratique (éthique, société, art, etc. comme on le verra dans la sixième partie).

 

L'expression «but de la vie» a été si galvaudée, qu'elle est devenue un sujet de plaisanterie, comme celle du chef de secte qui nous dit, avec les yeux brillants et un sourire avide, qu'il y a un but de la vie à 250 dollars, et un autre à 5000 dollars!

 

Voici donc ce si terrible sens de la vie que le béhaviourisme a tenté si frénétiquement de cacher, et qui terrifie les politiciens gris et leur clergé médiatique, à l'idée que nous le trouvions!

 

Le fait est que la science a été totalement incapable de répondre à une question aussi essentielle que le but de nos vies, et même la philosophie n'est arrivée à aucun consensus. On ne peut pourtant pas envisager de question plus importante que celle-ci, tant en théorie qu'en pratique.

Pire, le scientisme, entraînant avec lui la science dans son égarement à considérer la matière comme la seule réalité, a décrété que, puisque le monde matériel ne nous offre aucune directive morale, ni aucune direction générale à donner à nos vies, alors il n'y aurait effectivement ni morale ni sens de la vie. Ce qui n'empêche pourtant pas ces mêmes scientistes de révérer toutes les injustices et les atrocités du monde animal, et à les présenter comme des hautes inspirations morales et des modèles absolus pour les sociétés humaines. Par exemple, les sociétés féodales xénophobes des chimpanzés, avec leurs luttes de clans meurtrières et leurs hiérarchies basées sur l'intimidation et la manipulation, sont présentées comme la norme du comportement humain. L'abominable lutte pour la survie est présentée par nombre de pseudo-philosophes sadomasos comme une nécessité incontournable, et par les sociobiologistes comme la motivation première de tous les êtres! Même les écolos révolutionnaires ont gobé sans sourcilier la cruelle prédation comme un «équilibre naturel admirable» à respecter impérativement, malgré l'énorme incohérence avec leurs vues sociales égalitaires.

Cette soi-disant «absence de morale» est, on l'aura tous compris, un excellent moyen de justifier le capitalisme sauvage, son oligarchie féodale et ses inégalités arriérées. Elle n'empêche pas ces mêmes gens de présenter leur finance, leur technocratie (nucléaire, destruction de la nature) ou leur vivisection comme de puissantes injonctions morales qu'il serait pathologique de contester!

On peut donc ici clouer définitivement le bec à toutes les sectes généticiennes comme le béhaviourisme: on peut certes observer scientifiquement que l'évolution Darwinienne de nos gènes les a poussés à construire des structures du cerveau qui favorisent leur dissémination (désir sexuel, attachement familial, sens tribal). Toutefois cela ne signifie nullement que les personnes aient pour seule intention consciente de transmettre ces gènes: chaque être conscient est libre de choisir son but dans sa vie, ses gènes n'étant qu'une circonstance parmi des milliers d'autres. De plus, le caractère amoral des gènes n'a aucune valeur d'argument contre l'éthique humaine, pas plus que l'existence de séismes amoraux n'est un argument pour justifier de démolir des villes.

On se rappelle de ces scandaleux articles de propagande qui disaient que, d'après la sociobiologie, une femme violée ne résiste que pour «tester les gènes de son agresseur». Mais si j'étais une femme confrontée à un violeur, je lui éclaterais plutôt ses organes à coup de pied, pour être sûre qu'il ne transmettra pas sa tare.

 

Ces vagissements pseudoscientifiques ne doivent toutefois pas nous faire oublier que, effectivement, les lois de la matière ne nous offrent aucune directive, aucun but, aucune éthique. Même l'évolution Darwinienne de la vie ne semble pas particulièrement privilégier la beauté, ni éliminer la cruauté. N'en déplaise aux partisans de la laideur, l'évolution Darwinienne a créé la beauté au même titre que la cruauté, même si plus tardivement.

Ainsi, si le monde physique ne nous offre aucune direction éthique, il ne nous impose non plus aucune direction fachiste, morbide ou masochiste. Et la théorie scientiste de l'absence de guidance morale n'est qu'une justification vaseuse, qui utilise un argument quand il les arrange, et rejette le même argument deux lignes plus loin quand il les dérange.

 

Exit donc la physique comme moyen de connaître le but de la vie: les quarks, malgré leur beauté et leur charme, ne nous offrent aucune vérité.

 

Exit également les interprétations masochistes de l'Evolution: Darwin n'a jamais prétendu être un maître spirituel. Et certainement pas un adepte de Sade (note 83). (Darwin, né Chrétien, a fini par perdre la foi face aux injustices de la vie. Mais il n'est jamais devenu mécréant).

 

Exit enfin les animaux au comportement sadique ou fachiste: je ne vois pas pourquoi on les prendrait en exemple, alors qu'on condamne les fachistes et tortionnaires humains.

 

Que reste t-il, alors?

 

Juste la petite expérience ci-dessus, que chacun peut faire.

 

Mais est-il bien de baser toute l'orientation de nos vies sur un seul court message, aperçu fugacement dans le for de notre conscience?

 

Je dis oui, parce que justement il n'y en a PAS d'autres.

L'argument scientiste de l'absence de message dans le monde physique se retourne contre lui-même: C'est cette absence même qui donne toute sa légitimité au message de la conscience.

 

Et que, libres de tout déterminant physique, génétique, financier, etc, alors nous sommes totalement libres de nous consacrer aux buts propres à la conscience.

 

Je dis oui, parce que nous sommes des consciences, et que, dans le domaine de la conscience, c'est la conscience qui détermine ce que la conscience doit faire et comment. En physique, le patron c'est la matière. Dans le domaine de la conscience, c'est la conscience le patron. Et comme la conscience c'est NOUS, c'est NOUS les patrons. Ainsi il est parfaitement légitime d'écouter le petit message, car il est le SEUL déterminant que l'on ait trouvé, qui s'applique dans le domaine de la conscience. Par contre, il s'y applique sans restriction.

 

Eh oui, on a bien accepté que 2+2=4, et construit toute la science et toutes les lois dessus, également sur la seule foi d'une expérience de conscience toute aussi évanescente et «abstraite», appelée «raisonnement logique», sans aucune preuve matérielle... mais 2+2 permet de compter les picaillons, alors ça au moins ça a été retenu.

 

Est-il sûr de se baser sur une expérience faite par des gens ordinaires?

Pourquoi pas? Qu'auraient-ils de moins que nous, scientifiques ou penseurs? Je dis que tout le monde peut faire l'expérience, à partir du moment où ils ont bien suivi le protocole expérimental décrit ci-dessus. Ce protocole est conçu, comme on l'aura compris, pour déconnecter les conditionnements sociaux, psychologiques ou neuronaux, ne serait-ce qu'un instant, et ne laisser parler que la conscience elle-même, avec ses propriétés intrinsèques. C'est pourquoi l'expérience marche quelle que soit notre culture ou notre manque de culture, et elle marcherait même avec des handicapés mentaux, tant qu'ils sont encore capables de comprendre ce qu'il faut faire. J'ai bien plus confiance en un résultat que n'importe quels humbles gens du peuple peuvent obtenir, plutôt qu'en une expérience qui ne marcherait qu'avec des gens spéciaux. Et si vous ne me croyez pas, vous pouvez toujours essayer vous-même!

 

Mais c'est trop simple, diront certains. Tant la méthode que le résultat sont ridiculement simples, et on serait passé à côté pendant si longtemps? Effectivement, c'est troublant... et je dois dire que je ne connais pas la réponse: demandez à ceux qui n'ont pas trouvé. Fort probablement ils pensaient à autre chose, business, stratégies, jeu vidéo, courant inutilement de but immédiat en but immédiat sans rechercher de sens à cette errance sans fin... Et, ce faisant, mécaniquement, ils n'ont jamais rempli la condition pour trouver: faire le vide de tout préjugé, de toute finalité mondaine. Mais je ne m'alarme pas outre mesure de cette contradiction, qui n'est même pas la plus extravagante: Il y a bien d'autres choses fantastiquement simples qui semblent elles aussi au dessus de la compréhension d'une vaste majorité, par exemple que l'on puisse arrêter les guerres simplement en cessant de se battre, ne pas construire dans des zones inondables pour ne pas être inondé, ne pas fumer ni boire pour être bien, ne pas perdre son temps de vie à lire les horoscopes, ne pas voter pour des politiciens sadomaso, ne pas rester planté sur la plage alors qu'un tsunami arrive, etc. Ce qui me semble toutefois bien plus juste de dire, est que beaucoup ont plus ou moins trouvé, mais sans réaliser l'importance d'une chose aussi simple et facile à deviner, mais dont personne d'autre ne parlait. Et il est généralement inefficace de tenter de l'expliquer à ceux qui ne l'ont pas trouvé eux-mêmes, et a fortiori d'en parler en public, dans une langue et une société qui ne sont pas du tout prêts à cela (doux euphémisme). C'est une des raisons pour laquelle je vous ai expressément demandé de tenter l'expérience avant de vous donner à lire le résultat, pour que vous voyez sa valeur par vous-mêmes.

 

D'autres objecteront que ce n'est pas le sens de la vie que EUX avaient décidé pour nous... oh, désolé... ils devront travailleur eux-mêmes dans leurs usines et leurs bureaux, et s'enfermer seuls dans leurs cités sous vidéosurveillance, garanties sans couleurs ni ingénuité...

 

Bien entendu, ceux qui auraient lu le résultat sans faire l'expérience eux-mêmes n'ont plus aucune autorité pour en parler. Idem pour tous ceux qui tenteraient d'expliquer le résultat en fonction de la théorie x ou y... créée après ce résultat!

 

 

Pour résumer, on peut affirmer que:

 

Les lois de la physique ne s'appliquent pas dans le domaine de la conscience.

 

Les lois des mathématiques ne s'appliquent pas dans le domaine de la conscience.

 

Les lois de la biologie ne sont pas pertinentes dans le domaine de la conscience.

 

Les lois de la finance et du business ne s'appliquent pas dans le domaine de la conscience (chapitre VI-8).

 

Les prédateurs ne sont pas nos führers.

 

La compétition, la prédation et la lutte pour la vie sont des choses épouvantables, même affublées d'oripeaux scientifiques, Nouvel Age ou Verts.

 

Les gènes ne sont pas des dieux. Ce sont des objets. Ils ne raisonnent pas. Ils n'ont pas d'intention. Ils n'ont pas de buts. (Mais les grands labos de biologie ont des intérêts financiers).

 

Alors, une fois tues toutes les affirmations aussi péremptoires que hors sujet, alors on peut dire que oui, le but de la vie est d'être heureux, de connaître, et d'aimer.

 

Et chacun est libre de consacrer sa vie à un ou plusieurs de ces buts qu'il choisira, en l'appliquant comme il l'entend, par les moyens qu'il entend.

 

Et que ce sens de la vie ne vaut pas 5000 dollars, ni même 250: il est gratuit.

 

Je l'offre gratuitement... Que dis-je, il ne m'a jamais appartenu, bien d'autres qui l'ont trouvé avant moi, et il a toujours été là, à nous attendre, aussi disponible que l'air que nous respirons. Vous pouvez faire et refaire l'expérience autant que vous voulez, et trouver ce qui vous motivera particulièrement.

(Encore que, je recommanderais ne ne pas la faire trop souvent. Si on insiste, de nombreuses interférences culturelles ou psychologiques viendront polluer le résultat).

Le bien et le mal

A la vue de ce qui précède, nous pouvons facilement compléter le raisonnement spécieux et tronqué des scientistes et des positivistes: Certes, le monde physique ne nous offre aucune morale. Mais dans ce vide, justement, la conscience s'élève seule, et elle est donc totalement libre de choisir ses objectifs. Chose que par contre elle peut faire en toute autorité, et sans aucune contestation possible, puisque les conséquences de ses décisions n'ont de sens que pour elle.

Et ce ne sont pas les scientistes, positivistes ou autres matérialistes qui peuvent nous contredire: eux qui se sont ingéniés à montrer qu'il n'y a pas de morale ni de but de la vie dans le monde physique, ne peuvent plus protester en lisant que la conscience est la seule à proposer ces choses. Merci donc, messieurs, à vous et aux financiers qui vous soutiennent si sélectivement, votre action est finalement utile, même si ce n'est pas ce que vous cherchiez.

L'objectif le plus ancien, le plus fondamental de la conscience est de rechercher le plaisir, ou plus récemment le bonheur.

L'expérience ci-dessus révèle des objectifs plus sophistiqués, apparus plus récemment dans l'évolution.

Ainsi, nous pouvons définir en toute autorité que le Bien est ce qui aide à ces objectifs, et le mal ce qui les contrarie.

Aller à l'encontre de ces objectifs n'a même pas de sens, ce serait en quelque sorte auto-destructeur, la dénégation même de ce que nous sommes.

On peut alors se demander pourquoi tant de gens le font. C'est qu'ils sont hallucinés par la conscience psychologique, pleine d'ignorance et de névroses (chapitre V-12), qui leur font aimer ou détester les choses au hasard. Surtout que cette conscience psychologique est fondamentalement incapable de trouver le bien par elle-même. Mais seuls les sociopathes (chapitre V-13) font le mal en connaissance de cause.

Après, on peut faire des distinctions entre le mal qui est imposé par la nature, et le mal que nous produisons nous mêmes par nos psychologies inappropriées. La technologie peut, dans une certaine mesure, nous soulager du mal naturel. Mais seule la spiritualité nous permet de contrôler notre psychologie. Elle nous permet aussi d'échapper définitivement au mal naturel, après la mort.

Le bonheur

Il existe des quantités de définitions très orientées du bonheur, généralement dans le style «Vous serez heureux si vous faites comme je dis (insérer ici une pratique masochiste ou discriminatoire au hasard)» On entend aussi beaucoup d'affirmations très manipulatrices dans le style «votre bonheur n'est pas celui des autres» ou «vous vous plaignez du monde moderne, alors que les gens du Tiers monde n'ont pas de machine à laver». Personne toutefois n'est arrivé à nier que le bonheur est un état de satisfaction, quelles qu'en soient ses causes.

Le bonheur est souvent décrit comme un sentiment. En fait il est plus subtil, puisqu'on peut être heureux sans s'en rendre compte (on découvre alors qu'on était heureux quand on ne l'est plus). Mais c'est tout de même un état agréable, où l'on se sent confiant, positif avec les autres, et plein d'énergie. De plus il implique l'absence de souci en arrière-plan, pas simplement de ne pas penser à de tels soucis.

 

Au vu de ce que nous avons trouvé, on peut définir le bonheur comme un état de satisfaction fondamentale de la conscience, quand elle réalise un de ses objectifs: être, aimer, connaître, partager, etc. Si elle ne le peut pas, alors la frustration à ce niveau entraîne un sentiment de vide, de perdre notre vie. Les effets dans le monde moderne crèvent les yeux: dépression «sans cause apparente», mal de vivre «indéfinissable», s'ennuyer sans savoir ce que l'on voudrait faire, suicides «inexplicables», etc. Ces problèmes arrivent indifféremment chez tout le monde, y compris chez des gens aisés, avec beaucoup d'amis et un travail intéressant. Ils ne sont pas une maladie, mais l'effet d'une société anormale.

Toutefois les besoins imposés par le monde physique sont nombreux (nourriture, logement, sécurité, santé, etc.) et la frustration à ce niveau peut aussi entraîner de grandes souffrances. Mais il s'agit là de souffrances qui ont des causes précisément identifiables (faim, maladie, peur de perdre son emploi, agression, mauvais gouvernement...). Bien entendu, quand les personnes sont soulagées de ces problèmes, elles disent qu'elles sont heureuses. Jusqu'à ce qu'elles rencontrent la souffrance fondamentale de ne pouvoir réaliser leur vie, et comprennent que finalement elles étaient plus heureuses dans leur village africain, sans machines à laver mais si chaleureux...

 

A mon avis, si ces deux formes de bonheur (ou de souffrance) sont fondamentalement différents, par contre il est futile de vouloir les opposer en pratique. Le faire est même une manipulation: acheter les gens avec des machines à laver ou des gadgets superficiels, pour leur imposer une vie grise sans signification. Ou, à l'inverse, fuir le monde moderne en espérant trouver le bonheur dans une ferme qui sent les crottes de chèvre.

 

Ainsi, protéger le bonheur sera assurer sans distinction ni hiérarchie l'ensemble des besoins de la personne, quelle que soient leur nature matérielle ou spirituelle: nourriture, santé, sécurité, stabilité, rencontrer des amis, information, liberté, activités ayant une signification, psychoéducation, enseignements spirituels... En clair, proposer une meilleure société, voire un idéal. C'est ce que nous ferons tout au long de la sixième partie sur la société.

 

Une cause de souffrance dont on parle moins, bien qu'elle soit très évidente, est celle que nous nous infligeons, à nous-mêmes et aux autres, à cause de nos névroses, opinions, attachements ou haines inadéquats à la situation. La solution est ce que j'appelle la psychoéducation (chapitre V-12): la maîtrise de nos névroses fait cesser cette sorte de souffrance. Que si peu y pensent est le mystère le plus insondable de l'univers (je l'ai trouvé tout seul étant ado, aussi je ne vois guère d'excuses pour tous nos médias et politiciens qui «ne savent pas»). Cette approche n'est pourtant pas nouvelle: c'est ce que propose le bouddhisme depuis 2500 ans, et dans une moindre mesure d'autres religions ou philosophies. Cela marche très bien, quoique «adapter nos sentiments à la situation» a un inconvénient de taille: le fatalisme. Et le fatalisme est aussi créateur de souffrance, en ne tentant pas de résoudre les problèmes du monde qui pourraient l'être. Cela a été particulièrement visible au Japon pendant la seconde guerre mondiale, mais ça a pu arriver dans d'autres pays bouddhistes.

A l'inverse, une approche que l'on pourrait qualifier de révolutionnaire (comme en 1789), voire de Marxiste, consiste à vouloir changer le monde avec un idéal social, en particulier d'éliminer les structures sociales perverses qui créent de la souffrance (dictatures, privilèges de la noblesse, de la haute finance...). C'est très bien en théorie, mais en pratique on attend encore les résultats: démocratie qui tourne à la dictature des médias, communisme qui tourne à la dictature tout court...

La solution est alors clairement une non-dualité, voire une synthèse entre les deux: psychoéducation ET idéal social. Adaptation Et idéal. Si quelqu'un demande quelle est la «ligne politique» de l'épistémologie générale, ce n'est ni révolution, ni stabilité, ce n'est ni collectivisme ni individualisme, C'EST cette non-dualité. Une révolution sans psychoéducation est vouée à l'échec, et le développement personnel sans idéal social ne mène qu'au retour du féodalisme.

Et si quelqu'un ne comprend pas ce qu'est une non-dualité, qu'il étudie.

C'est ce qui aurait du arriver au Tibet, si les communistes avaient respecté le bouddhisme: la mise en action des deux ensemble (psychoéducation plus idéal social) aurait abouti à un ensemble unique presque parfait, annulant quasiment les défauts de chaque. Et la Chine serait aujourd'hui le pays le plus avancé, un leader mondial envié et copié partout! Malheureusement les communistes ont refusé de le faire, et la perte du Tibet n'est qu'une très petite part des dommages colossaux pour toute l'humanité: la plus grosse occasion manquée du second millénaire.

La liberté

Il est toujours naïf de demander la liberté sans préciser liberté de quoi. On a souvent vu que cela mène au résultat inverse de celui prévu.

Le sens de la vie vu ci-dessus permet une définition précise de la liberté: c'est la liberté pour la conscience de poursuivre ses buts fondamentaux. Cette définition ouvre un large éventail d'activités, de l'humble vie quotidienne dans un vallon fleuri, à des projets grandioses pour l'humanité.

Toutefois cela indique aussi un certain nombre d'activités de base, qui ne vont pas directement vers ces buts fondamentaux, mais qui sont nécessaire à leur accomplissement: nourriture, maisons, médecine, communication, etc.

Cela pointe aussi vers un certain nombre d'activités qui sont nuisibles à ces buts fondamentaux, et qu'il faudra donc interdire.

Ainsi cette liberté est-elle non-duelle (chapitre I-3) avec une discipline qui est nécessaire à sa propre existence.

Pour cette raison, nous avons besoin d'une éthique plus détaillée:

Conclusions scientifiques

Nous voici donc avec un sens de la vie clair, précis, ainsi que des définitions peu discutables du bien et du bonheur, sur lesquels baser scientifiquement l'orientation de nos vies personnelles et de nos sociétés (économie, chapitre VI-8, politique, chapitre VI-10), la beauté (chapitre VI-9), l'éthique (chapitre VI-2et suivants) et même l'évolution future de l'humanité (chapitre VI-16). Ce que nous ferons tout au long de la sixième partie sur la société.

 

Et ce sens de la vie n'est pas un dogme arbitraire, ni une «opinion»: ce chapitre en apporte une démonstration claire, simple et accessible à tous. Et cette démonstration est scientifique, au sens de l'Epistémologie Générale. Bon, d'ac, l'Epistémologie Générale n'est pas encore enseignée à la faculté... mais il faudrait déjà qu'elle soit connue, avant d'être reconnue (2012).

Soit dit en passant, ce sens de la vie, même s'il n'est pas une injonction ni un dogme, engage tout de même notre responsabilité. Nous avons tout intérêt à le suivre, et surtout à laisser les autres le suivre. Je ne sais pas si on va en enfer si on ne le suit pas, mais au moins on est sûrs de rater notre vie, si on ne fait pas ce que nous aimons le plus faire!

Et surtout, à défaut de toute autre direction morale ou philosophique, pour des questions aussi fondamentales, les sociétés humaines, les gouvernements, la science, la politique, les religions, ont toutes le devoir d'être au service de ce sens de la vie, et sont en faute lourde quand ils ne le sont pas, perdant toute légitimité. Ces buts devraient être inscrits dans les constitutions des états et des unions. Tout le reste n'est que du blablabla sans fondement. Oh, ça, je sens que ça va être «difficile» à faire accepter, hihihi...

 

On notera que je n'ai pas inclus «mon» opinion dans l'expérience ci-dessus, préférant rassembler les contributions de gens quelconques. Le but est de ne pas prêter le flanc à l'accusation comme quoi j'aurais déguisé un sentiment personnel en injonctions valables pour tous, ou cherché à me faire passer pour quelque prophète:

Les prophètes et les religions

Oh, je ne suis certes pas le premier à voir le petit message. Et ma contribution n'est même pas originale: bien d'autres l'ont vu. La plupart ont dû bien vite renoncer à le partager, ne rencontrant qu'incompréhension ou hostilité. Aujourd'hui, Internet permet au moins de le publier, si non d'être lu.

Parfois, ceux qui ont essayé de le faire passer ont été appelés des prophètes, et leurs disciples ont créé des religions pour perpétuer leur message. Le moins que l'on puisse dire, est que ça n'a pas toujours très bien marché: faute de pouvoir mettre le petit message en boîte, les gens ont souvent vendu l'emballage vide. C'est pourquoi je propose plutôt la méthode pour que chacun puisse obtenir le message lui-même, sans dépendre d'aucun dealer.

Après, quand vous avez le message, c'est à vous de jouer, oui, vous personnellement qui êtes en train de me lire, à vous de faire l'expérience, et de voir, parmi les quatre catégories ci-dessus, ce qui va plus particulièrement donner un sens à votre vie. Et de commencer à agir en conséquence, en fonction de la situation dans le monde.

Evidemment, chaque fondateur de religion a interprété le message selon les concepts et la culture où il vivait, y apportant souvent ses préjugés persos, comme le ridicule sexisme qui souille les textes sacrés de plusieurs religions.

Cela se comprend: Si le «prophète» a pu capter un aperçu valable de la transcendance, ce n'est généralement pas le cas de son entourage, livré aveuglément aux préjugés ambiants. Le message n'aboutit donc à un groupe de disciples que si il ne remet pas trop radicalement ces préjugés en question, ou si il bénéficie d'une «niche» à l'abri de la répression. De plus ce message est par la suite castré de ses éléments les plus vivants, ou amputé de ses outils efficaces.

Malgré cela, il est étonnant de constater que les religions actuellement présentes sur Terre, si on les considère comme des approches Aristotéliciennes différentes d'une même réalité transcendante (Chapitre I-9), donnent alors une représentation très précise du divin, que seul celui qui a étudié suffisamment de religions pourra vraiment comprendre.

Une image connue en Chine est celle des goûteurs de vinaigre, où les fondateurs des trois religions chinoises (Confucius, Bouddha, Lao Tseu) donnent chacun leur avis divergent sur le vinaigre (le monde). Toutefois le fait qu'ils goûtent dans la même jatte signifie que ces trois vues sont non-duelles et toutes indispensables à la pratique spirituelle bien comprise. Dans une version plus moderne, on inviterait aussi Christ, Mahomet, un Brahmane, un Chamane, un Hopi, maître Yoda, etc.

Une autre image que j'aime bien est celle d'une montagne, avec des cordées qui partent chacune d'une direction différente. Chacune a sa méthode, ses capacités et ses handicaps différents, mais tous auront à affronter les mêmes difficultés, et elles se retrouveront toutes au même sommet (la vérité transcendante unique).

 

On a aussi dit que les prophètes étaient des «fils de dieu». Mais cette expression, du temps de l'Evangile, n'avait aucun sens métaphysique: dire qu'on était être «fils» de quelqu'un signifiait seulement qu'on lui témoignait respect ou obéissance, comme un enfant à ses parents. Comme on le dit encore en arabe aujourd'hui. De toutes façons, la notion de «fils» n'a aucun sens dans le monde spirituel: seuls les corps physiques se reproduisent par le sexe!

Soit dit en passant, l'Islam affirme que Mahomet serait le dernier prophète. On pourrait ne voir là qu'un dogme arbitraire parmi bien d'autres. Mais il a tout de même une utilité pratique: il y a déjà bien assez de religions comme ça. Si il faut créer quelque chose de nouveau, que ce soit plutôt une science spirituelle libre de tout dogme et de tout pouvoir. Ou, au minimum, si on a une religion traditionnelle, approfondir son sens humain réel, au delà des croyances métaphysiques ou des dogmes arbitraires.

 

Pour ces raisons, j'interdis à quiconque de me considérer comme un prophète, ou un quelconque être supérieur, ou de créer une religion en mon nom. Je ne suis qu'un humain ordinaire, j'ai les mêmes gènes et le même cerveau que vous, et tout ce que j'aurai pu faire dans ma vie, vous pouvez le faire aussi. La seule chose que j'accepterai est d'être considéré comme le fondateur d'une science spirituelle exacte, comme définie dans ce livre, au delà des croyances, dogmes ou divisions.

 

Tout ce que j'ai fait est de pousser le raisonnement scientifique dans une arène où on ne l'attendait pas. Bon, reconnaissons, il s'en sort pas mal!

Tout de même, l'étude scientifique des prophètes et autres saints pose un problème embêtant: les miracles, auxquels il faut trouver une explication. Nous verrons cela au chapitre V-10. Bon, je ne vous ferai pas faire un miracle comme travaux pratiques, au moins pas avant d'y être arrivé moi-même, hihihi

Attention à l'imagination

Il ne faut pas attendre d'expériences comme celles décrites ci-dessus plus que ce qu'elles peuvent donner.

En particulier elles ne sont pas des perceptions extra-sensorielles, des divinations, du «channeling», de la médiumnité, des «révélations divines», etc. Il ne faut pas y voir plus que la perception de notre propre conscience et des ses qualités intrinsèques, une fois vidée de tout contenu contingent. Exactement comme de vider un verre permet de voir le verre lui-même, mais pas de voir ce qu'il y a dans d'autres verres.

Une critique «chrétienne» des visions médiumniques est qu'elles seraient causées par des entités maléfiques. Sans négliger cette possibilité, ce que j'ai vu n'est guère mieux: des naïfs qui prennent leurs visions imaginaires pour des perceptions extrasensorielles, ou pire de vulgaire escrocs et manipulateurs tout à fait capables de produire des récits merveilleux ou très sages (à première vue). C'est donc effectivement un chemin pavé de chausse-trappes, de mines et de tapettes à doigts.

Un autre risque est de se faire entendre des voix qui correspondent à nos attentes, à nos croyances. Les dogmes religieux «révélés» traditionnels sont souvent dans ce cas, mais aussi les «discours extraterrestres» du Nouvel Age. Au contraire, si une entité spirituelle réelle nous contacte, elle a forcément la capacité de nous prouver sa qualité et sa légitimité. Si on le lui demande, et qu'elle disparaît, c'est que son «message» n'est pas si important.

Et si quelqu'un est intéressée pour aller plus loin dans l'étude du vide mental, le mieux est d'étudier un courant spirituel confirmé qui s'occupe de ces choses (Bouddhisme, Zen, Yoga, etc.)

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre V-5       

 

 

 

 

 

 

Idées, textes, dessins et réalisation: Richard Trigaux.

 

 

 

Comme tous les auteurs indépendants, j'ai besoin de votre soutient pour que je puisse continuer à travailler à ce site et que puisse exister une expression libre sur le net:

 

 

 

Notice légale et copyright. Sauf indication contraire (signe © dans la barre de navigation) ou exception légale (pastiches, exemples, citations...), tous les textes, dessins, personnages, noms, animations, sons, mélodies, programmations, curseurs, symboles de ce site sont copyright de leur auteur et propriétaire, Richard Trigaux. Merci de ne pas faire un miroir de ce site, sauf si il disparaît. Merci de ne pas copier le contenu de ce site, sauf pour usage privé, citations, échantillons, ou pour faire un lien. Les liens bienveillants sont bienvenus. Tout usage commercial interdit. Si vous désirez en faire un usage commercial sérieux, contactez-moi. Toute utilisation, modification, détournement d'éléments de ce site ou des mondes présentés de maniére à déprécier mon travail, ma philosophie ou les régles morales généralement admises, pourra entraîner des poursuites judiciaires.