English English English        Réduire la page          page plus lisible  

Epistémologie Generale        Chapitre III-7       

 

III-7 Vérification concrète:
si on allait y voir?

 

(Etait le chapitre 26 dans la version 1)

 

Une expérience de pensée... à ne réaliser qu'en pensée!

Avertissement légal: Ce qui suit doit être considéré comme une expérience de pensée uniquement. J'interdis quiconque de le faire pour du vrai, ou d'en faire la promotion, et je décline toute responsabilité de ce qui arriverait si quelqu'un essayait. Si vous lisez plus loin, vous verrez qu'il y a d'autres méthodes pour obtenir le même résultat, qui sont légales, et en tous cas ne peuvent pas faire de mal, que ma théorie soit vraie ou fausse.

 

Nous voici donc à nouveau, quelques jours plus tard, dans une des salles de travaux pratiques de métaphysique du département de métaphysique appliquée.

Certains élèves ne sont pas revenus; il faut dire que le dernier cours les avait pas mal secoués. A la demande d'autres élèves, le professeur nous a préparé une expérience. Si d'autres univers existent, dans lesquels il est possible d'avoir des expériences de conscience, alors cela doit bien pouvoir se vérifier d'une façon ou d'une autre, même si à première vue il n'en existe pas de moyen direct. Qu'à cela ne tienne, on va le rendre vérifiable, testable, par un moyen ou par un autre. Le professeur demande un volontaire, et un jeune physicien américain tout fringant se présente aussitôt. Le professeur a amené un sac de voyage (il est permis d'utiliser des accessoires matériels correspondant à l'univers dans lequel on travaille) qui contient... des bâtons de dynamite et un détonateur. Le jeune physicien est déjà moins fringant, et la tension monte dans le groupe.

 

La manip est la suivante: Dans notre univers habituel, appelé U, on attache les bâtons de dynamite autour de la tête du volontaire, que le détonateur fait exploser, détruisant ainsi très proprement les structures matérielles du cerveau afin qu'elles ne génèrent plus d'expériences de conscience inutiles dans cette expérience. On appelle S la structure matérielle de ce cerveau et du corps à un instant T quelques microsecondes avant l'explosion, quand ils sont encore intacts. Voilà pour la partie dans notre univers. Parallèlement à cela, on a préparé un autre univers U' avec le procédé des nibs ou par tout autre procédé que l'étudiant choisira (La note obtenue dépendra du procédé). Cet univers est goupillé de telle façon que à un instant T' de son propre temps, des éléments de l'univers U' se sont assemblée selon une structure S' fonctionnellement équivalente à la structure S du cerveau et du corps du volontaire à l'instant T dans notre univers. On peut par exemple prévoir dans U' une civilisation très avancée qui est capable de préparer la structure S' à l'aide d'une machine spéciale. Il est aussi prudent de prévoir un environnement favorable à l'évolution normale de cette structure S' par la suite. A noter qu'il n'est pas nécessaire que les lois physiques de U et de U' soient identiques, il suffit qu'elles permettent aux structures S et S' de porter les mêmes fonctionnalités et donc les mêmes expériences de conscience. Pas difficile, et de le dire suffit déjà presque à le faire: il suffit de penser à des nibs qui ont les propriétés adéquates, et le tour est joué.

Voilà, il ne reste plus qu'à appuyer sur le détonateur. Tiens, le volontaire a disparu. C'est dommage pour lui, car c'est une expérience passionnante, et j'avais préparé un U' plein de fleurs, de soleil et de superbes femmes. Bon, admettons qu'il le fasse. Que va t-il se passer?

Bon, il va y avoir de la viande plein les murs, me direz-vous. C'est malheureusement la seule chose que nous verrons depuis l'univers U, par manque de moyen de rapatrier de l'information de l'univers U'. Mais la conscience du volontaire, à votre avis, que va-t-elle vivre? Dans l'hypothèse la plus restrictive du réductionnisme matériel, tel que disent les scientistes, S est la cause nécessaire et suffisante de la conscience du volontaire. Puisque S et S' sont fonctionnellement identiques, et que S' apparaît avec le même état que S quand elle disparaît, alors S' peut être la cause d'une expérience de conscience qui est la continuation parfaite de celle que produisait S, avec tout son contenu: désirs, intentions, sentiments, souvenirs... Cette conscience (du volontaire) va donc expérimenter la disparition brutale de U à ses sens et perceptions, pour voir soudain apparaître U' à la place, et y continuer sa vie ensuite, dans ce nouvel environnement qu'elle percevra dorénavant comme «réel», «concret», «objectif», seul perceptible, où elle agira et mènera sa vie. Et U ne sera plus qu'un souvenir, un rêve, une légende, irréel, imperceptible, intestable... par manque de moyen de rapatrier de l'information de l'univers U!

 

Téléportation instantanée. Ouaaah!

 

Ce raisonnement est tout à fait valable dans le cadre le plus étroit de la science actuelle et de l'hypothèse du réductionnisme matériel. Si on fait intervenir une âme ou un autre principe conscient, il faut trouver une cause supplémentaire qui effectue son transfert de la structure S à la structure S'. Ceci est possible, et nous allons le voir un peu plus loin. C'est même plus simple, car il n'est alors pas nécessaire que S' imite parfaitement S.

 

Je pense qu'il est extrêmement important de comprendre que la possibilité de changer d'univers, permet d'envisager de formidables implications en termes de liberté et d'immortalité, dans un univers spécialement aménagé, qui peut être conforme à nos moindres désirs: beauté corporelle, environnement merveilleux, amis, maîtrise complète de notre existence... Cette recherche déborde donc de fort loin la seule métaphysique, pour de fantastiques application pratiques impliquant nos plus chers désirs!

 

Toutefois le procédé décrit, quoique le meilleur en théorie, présente quelques inconvénients pratiques. D'abord il vaudrait mieux être sûr que S' soit effectivement là à nous attendre... ce qui ne peut être prouvé par aucun moyen! Surtout, scientifiquement, il ne permet pas une vérification collective de la théorie. Seul le volontaire pour une aussi folle expérience en verrait le résultat, si il y en a un. Pour les autres, cela n'apporterait nulle information; ce serait un simple suicide, voire un meurtre. C'est seulement une expérience de pensée, le cas d'école le plus simple à comprendre pour un scientifique matérialiste. Et moi-même, bien que je l'ai découvert très jeune (à 19 ans, en 1972), je n'ai jamais sérieusement envisagé de l'utiliser, même dans les pires moments de ma vie où changer d'univers aurait pourtant été bienvenu. Et puis, on ne sait jamais, des fois que ça ne marche pas...

(C'est pourtant ce moyen qu'ont employé des centaines d'idiots qui pensaient obtenir un paradis en se faisant exploser, et avec eux des milliers d'innocents, au nom d'une religion à laquelle ils ont ainsi porté un très grand tort. On en a même trouvé avec sur eux une «clé du paradis» donnée par un faux prêtre manipulateur, ou des vêtements préparés en vue de leur future vie sexuelle dans l'au delà! Je dois dire ici que, même si ma théorie est vraie, je doute fort que ces criminels obtiennent un paradis avec du sang innocent plein les mains.)

Mais ça existe déjà: le Powa tibétain.

Tiens, le volontaire reparaît, un peu dépité tout de même. Le moine mongol et plusieurs autres élèves (pratiquants bouddhistes, mais qui l'aurait vu?) s'esclaffent de rire. Sur l'invitation du professeur, ils expliquent les procédés beaucoup plus doux couramment utilisés au Tibet depuis des siècles, et qui avaient été mis au point en Inde il y a plus de mille ans, du temps de la splendeur du Bouddhisme dans ce pays. De savoir que d'autres avaient effectivement trouvé des méthodes efficaces bien des siècles avant que je n'en prédise l'existence a été assurément un grand plaisir pour moi.

Les Tibétains ne provoquent pas la destruction de la structure matérielle S. Ils ont simplement remarqué que cette structure se détruit toute seule au bout d'un certain temps. Cet événement, appelé mort, a de très nombreuses implications philosophiques sur le sens à donner à nos vies, qui sont souvent méconnues en Occident, mais enseignées dès le plus jeune âge à tous les enfants tibétains. Un des plus grands avantages du système tibétain est que, puisque la mort naturelle finit toujours par survenir, on ne prend pas de risque à essayer un transfert à ce moment-là, et en plus c'est légal dans tous les pays vraiment démocratiques. Bon, il faut être patient, mais en attendant les Tibétains ont remarqué que la structure matérielle S a d'autres usages très judicieux, comme d'accumuler le mérite moral nécessaire pour obtenir un univers U' vraiment chouette, ce qu'on appelle un paradis.

Malgré la grande sobriété en hypothèses de la philosophie bouddhiste, l'explication technique du procédé tibétain repose sur l'existence d'un principe conscient, qui peut exister et avoir des expériences de conscience avec un support matériel ou sans ce support. Le transfert est d'ailleurs plus simple dans ce cas, puisqu'il n'est pas nécessaire que S' soit rigoureusement égal à S, et qu'il suffit de projeter le principe conscient pour obtenir le transfert. Les raisons qui nous ont poussé à admettre nous aussi ce principe seront expliquées un peu plus loin, dans le chapitre III-8 et la cinquième partie sur la conscience. Nous essaierons aussi de voir sa nature. Le procédé est appelé transfert de conscience, ou Powa en tibétain. Je ne le décrirai pas, car certaines mesures de sécurité font qu'il ne peut être enseigné qu'à des personnes ayant déjà quelques bases de pratique du Tantra. (Le voyage inter-univers peut être risqué et les Lamas ne prennent que des passagers ayant souscrit une assurance :P) Malheureusement il n'est disponible que dans le Bouddhisme Tibétain, et peut-être dans quelques autres systèmes tantriques hindous. Il ne faut pas le confondre avec la promesse d'un paradis tel que le proposent le Christianisme ou l'Islam, promesse qui ne se réalise que pour ceux qui ont accumulé suffisamment de mérites et de bonnes actions. Cette promesse existe aussi dans le Bouddhisme, mais le Powa tibétain permet à tous d'accéder instantanément à un paradis, même aux plus mauvais, qui par la même occasion deviennent bons. C'est bien là l'ultime justice.

Le Powa est une méditation qui doit s'effectuer au moment où l'on voit la mort venir. Il faut s'y entraîner dans notre vie, pour être prêt à affronter ce moment où l'on n'a pas toujours toutes nos facultés. C'est une pratique courante dans les monastères tibétains, et tous les grands centres occidentaux en proposent des stages. J'en ai moi-même fait trois, dans trois endroits différents en France, et j'ai pu de mes yeux voir le petit hématome que cette forme de méditation produit au sommet du crâne, et j'ai vu le Lama insérer dans cette petite plaie un brin d'herbe kousha qui reste planté debout sur la tête, en témoignage de la réussite de l'étudiant. Lors des explications techniques on nous dit que certains Lamas confirmés sont capables de projeter le principe conscient d'une autre personne, opération très impressionnante qui s'accompagne parfois de projections d'esquilles d'os crânien, d'évanouissement de l'assistance et compagnie... On nous dit aussi que lors de l'invasion du Tibet, (note 42) de nombreux Lamas et yogis ont utilisé cette méthode pour se suicider, afin d'échapper à la torture. Le matin, les bandits trouvaient un corps assis en lotus, souriant béatement à son doux paradis, mort sans aucune cause apparente... On a même le choix du paradis auquel on va accéder, bien que certains soient beaucoup plus difficiles à obtenir que d'autres. Toutefois selon la doctrine Bouddhiste ces univers U' ne peuvent pas être créés par des personnes ordinaires, seuls des Bouddhas (des êtres qui ont réalisé tout leur potentiel humain) peuvent créer et entretenir ces univers U'. (Ce qui n'est pas très éloigné de la conception Chrétienne où seul Dieu peut créer un univers). Ils ne sont pas constitués de la même façon que notre univers matériel, ce sont des univers de conscience pure, et cela aussi nous y reviendrons au chapitre III-8.

Et alors si les Tibétains disposent d'une méthode si merveilleuse pour accéder tous au paradis, pourquoi ne l'emploient-ils pas massivement? C'est que pour eux le Powa n'est qu'une broutille, une roue de secours, à n'employer que si la mort nous surprend trop jeune, avant d'avoir accompli les bien plus formidables et exaltants buts que propose le Grand Véhicule...

Pourquoi avoir évoqué ici ce Powa propre à un système philosophique bien précis, dans une réflexion qui tente de reposer uniquement sur les bases les plus générales et profondes possibles? C'est que, si nous voulons obtenir une vérification ou une réfutation des thèses exposées ici, le plus simple est tout de même de s'adresser à ceux qui sont capables de nous donner une démonstration effective.

Ce que la science peut dire

Comme on ne peut pas recevoir d'information depuis des univers U' ou U'', la seule façon de vérifier leur existence est par des gens qui reviendraient de tels univers U' or U''.

Toutefois, une telle personne ne peut pas créer dans notre univers une structure de cerveau contenant tous ses souvenirs, même en utilisant une «machine spéciale». En effet, pour cela il faudrait transférer des informations depuis U' vers notre univers.

La seule façon que cela arrive est donc que les personnes aient un principe conscient, capable de rassembler de l'information et de la transporter d'un univers à l'autre, comme une navette. Il est important de noter ici que cette information peut être des souvenirs conscients (images, sons, etc.) mais elle pourrait aussi être limitée à seulement des traits de personnalité.

Ainsi, un test concret (Nous savons maintenant que «concret» ne signifie que «dans notre univers U habituel », et absolument rien d'autre) consisterait donc à confronter les récits de témoins indépendants qui affirmeraient avoir visité ces paradis ou univers autres. (Il faudrait qu'ils se débrouillent pour effectivement s'y rencontrer, ou au moins visiter le même lieu).

 

Bien entendu, le bon vieux scientifique de Grand Papa répondra que tout ça est impossible et farfelu. Mais le scientifique moderne notera qu'il existe plusieurs catégories de phénomènes «inexpliqués» qui pourraient être des manifestations de telles communications entre univers.

Oh, c'est justement ces phénomènes qui sont «tabous»... quelle coïncidence... Certains prévoiraient-ils de se réserver l'exclusivité de l'accès au paradis? Hahahahaha!

 

- Réincarnations, et spécialement les Tulkous, dans le contexte Tibétain. Il y a de nombreuses enquêtes et quelques cas frappants qui suggèrent fortement que ces phénomènes sont réels, bien qu'il n'y ait pas (à ma connaissance) d'étude scientifique stricte, avec toutes les vérifications nécessaires, démontrant définitivement l'existence réelle du phénomène. D'où l'intérêt des méthodes expliquées au chapitre II-9, si on veut qu'une telle vérification soit sûre et exempte de toute croyance ou falsification. Si on veut parler strictement, les réincarnations ne viennent pas d'un autre univers. Mais le processus est similaire, car il est impossible que de l'information matérielle passe d'un cerveau mort à un cerveau nouveau-né.

- On devrait aussi trouver des réincarnations d'autres planètes ou d'autres univers, mais la vérification se heurte à une terrible difficulté: comme on ne peut pas vérifier matériellement ces souvenirs, on a besoin de plusieurs réincarnations indépendantes racontant la même histoire. Toutefois il reste un doute que ces personnes aient communiqué avant l'expérience, par exemple qu'elles aient toutes lu un même livre peu connu.

Cela est le cas des déloks tibétains, des médiums qui disent visiter les autres mondes. Mais ce qu'ils décrivent est précisément ce que l'on voit sur toutes les thangkas pendues partout...

Dans ce cas tomberaient les «enfants indigo», qui ne rapportent pas de souvenirs, mais des traits de personnalité. Toutefois ce mouvement est hautement suspect de manipulation.

Quant aux «techniques de revécu de vies antérieures en un weekend» qui produisent des masses de récits invérifiables, tout le monde devrait savoir aujourd'hui que c'est totalement pipeau: ces techniques ne font qu'éveiller l'imagination, ce qui ne paraît extraordinaire qu'aux gens qui n'en n'ont pas.

Toutefois, identifier de réelles réincarnations d'autres mondes est un enjeu suffisamment important pour passer au crible toute cette gangue à la recherche de rares pépites. Un exemple réel se manifesterait par exemple par des vagues de naissance d'individus particulièrement sages. On a une telle vague au 5eme siècle avant JC, avec Lao Tseu, le Bouddha, Pythagore, etc. qui ont proposé certains enseignements similaires malgré la grande distance. D'autres vagues sont discernables, telles que le siècle des lumières, les années 1960-70.

-De nombreux «contactés» prétendent être des réincarnations d'extraterrestres (ou recevoir des messages télépathiques d'eux).

Vu l'importance de l'enjeu, je me suis intéressé à eux depuis 1980, et j'en ai rencontré plusieurs. Hélas, tous ceux dont j'ai rencontrés, et probablement la grande majorité, étaient au mieux des affabulateurs ou des menteurs. Certains enquêteurs ont vu la sagesse des contactés comme une preuve de leur origine extraterrestre, un débat ouvert depuis le début, avec Adamski, le prototype des contactés. Mais j'ai aussi vu que des sociopathes ou des escrocs sont aussi parfaitement capables d'écrire des choses très belles et très sages.

Ainsi toute tentative d'identifier des contactés réels devra d'abord passer tous les candidats au crible avec des tests psychologiques de base. Il en va de même pour les nombreux «channels» du Nouvel Age, dont la technique même est biaisée.

 

- OBE et NDE. Les NDE sont le seul phénomène de cette liste qui ait reçu une vérification scientifique complète. Ces phénomènes apparaissent clairement comme des aperçus d'autres univers. Toutefois, malgré de nombreux motifs communs, les récits de NDE n'ont pas l'air de montrer le même endroit, comme si des visiteurs d'un pays lointain décrivaient chacun des monuments ou paysages différents. Il est clair que le monde vu dans les NDE ressemble davantage à un monde de rêve qu'à notre monde physique: ses «lois physiques» sont différentes, comme dans un rêve où les objets apparaissent par le simple effet de notre volonté ou de notre désir.

 

- Enfin les RR3 ressemblent beaucoup aux NDE, et leur existence est assez sûre. Tout comme les NDE, elles ont l'air d'un aperçu d'un autre univers, quand le témoin entre dans le «vaisseau spatial». Toutefois, les RR3, et d'une façon générale tous les cas ovni, montrent aussi des actions physiques. C'est clairement quelque chose qui ne devrait pas arriver, puisque deux univers ne peuvent échanger d'information: un objet physique dans un univers ne peut pas agir sur un objet physique d'un autre univers. Il nous faut donc un ingrédient supplémentaire dans ce cas. Cela pose un problème, puisque notre système métaphysique ne semble pas autoriser cela. En fait si, il l'autorise, comme on va le voir dans le prochain chapitre III-8, et plus loin au chapitre VII-2, chapitre VII-3 et chapitre VII-4 où nous étudierons les ovnis.

 

Ainsi, il semble que nous ayons des indications sérieuses que des communications inter-univers puissent arriver, même si ce n'est pas de la façon que nous attendions. On pensait à quelqu'un qui ramènerait des souvenirs d'une vie antérieure dans un autre univers, et on se retrouve avec des souvenirs «d'autres lieux» ramassés dans des épisodes particuliers où les lois ordinaires semblent ne plus s'appliquer (comme de ramener des souvenirs d'un moment où le cerveau avait une activité nulle). Ceci est une forte indication pour un principe conscient, capable d'exister et d'avoir des expériences de conscience indépendamment du cerveau. Nous allons voir sa nature possible, au prochain chapitre III-8.

Ce principe conscient semble aussi capable, dans des circonstances précises, d'interagir avec la matière. Etonnant? Pas du tout: il lui faut aussi interagir, de toutes façons, dans la vie ordinaire. Sinon, nous ne pourrions pas sentir le monde, ni bouger. Juste qu'il semble avoir des interactions plus puissantes, dans quelques circonstances particulières.

 

Bon, si le cas des NDE est scientifiquement vérifié, on a encore besoin de vérifications dans d'autres cas. En clair, on a du travail sur la table.

 

Vérifier une telle théorie permettrait de parler des paradis comme d'un fait réel, nous obligeant à en tenir compte, et non comme d'articles de foi ou de quelque fol espoir d'échapper à une absurde destruction. Cela serait de toute évidence extrêmement utile, et nous permettrait d'organiser nos vies en conséquence: faire le nécessaire pour obtenir un tel paradis, au lieu de perdre notre temps à gesticuler pour des objets matériels, que la mort nous forcera à abandonner de toutes façons, que ma théorie soit vraie ou pas.

 

 

 

 

 

 

Epistémologie Generale        Chapitre III-7       

 

 

 

 

 

 

Idées, textes, dessins et réalisation: Richard Trigaux.

 

 

 

Comme tous les auteurs indépendants, j'ai besoin de votre soutient pour que je puisse continuer à travailler à ce site et que puisse exister une expression libre sur le net:

 

 

 

Notice légale et copyright. Sauf indication contraire (signe © dans la barre de navigation) ou exception légale (pastiches, exemples, citations...), tous les textes, dessins, personnages, noms, animations, sons, mélodies, programmations, curseurs, symboles de ce site sont copyright de leur auteur et propriétaire, Richard Trigaux. Merci de ne pas faire un miroir de ce site, sauf si il disparaît. Merci de ne pas copier le contenu de ce site, sauf pour usage privé, citations, échantillons, ou pour faire un lien. Les liens bienveillants sont bienvenus. Tout usage commercial interdit. Si vous désirez en faire un usage commercial sérieux, contactez-moi. Toute utilisation, modification, détournement d'éléments de ce site ou des mondes présentés de maniére à déprécier mon travail, ma philosophie ou les régles morales généralement admises, pourra entraîner des poursuites judiciaires.