(Chapitre 18 dans la version 1)
Certains thèmes, même accessibles à la science matérielle classique, ont pourtant été exclus de son champ d'étude. C'est parce que les idéologies rationalistes, comme toutes les idéologies limitatives ou réductionnistes, ont prétention de définir seules la réalité et son sens. De tels sujets sont alors qualifiés d'«irrationnels» ou de «non scientifiques». Cette attitude, parfaitement irrationnelle et non scientifique, est contre-productive et très dommageable, car elle conduit à négliger des découvertes originales ou importantes, voire à occulter des aspects majeurs de la vie. Pire, comme des champs entiers de la connaissance humaine sont ainsi laissés en friche, les mauvaises herbes, sectes (note 48), idées bizarres, phantasmes et autres idées réellement irrationnelles, peuvent y proliférer sans que la société ni personne ne puisse rien pour les contrôler. Ainsi scientistes et rationalistes favorisent-ils en fait les idées irrationnelles et anti-scientifiques qu'ils prétendent combattre. (C'est ce que j'appelle une collusion de fait, typique de ce qui arrive dans les situations réciproques, voir Chapitre I-4). Ce refus de la connaissance peut mener à des attitudes socialement dangereuses et condamnables. Nous allons le voir dans ces exemples.
Face à certains abus réels ou supposés de la «médecine officielle», s'est développée l'idée d'une médecine plus humaine, plus respectueuse de la vie, voire prenant en compte la dimension spirituelle.
Un exemple représentatif est l'approche du cancer. La médecine officielle ne propose que des traitements efficaces mais pénibles, alors que les médecines douces s'attaquent à la prévention, par l'hygiène de vie et l'alimentation biologique, qui permettent une réduction importante du nombre de cas de cancers. Je ne vois absolument pas en quoi ces deux démarches seraient en conflit, au contraire elles se complètent admirablement, sans se gêner en aucune façon. Elles sont aussi toutes les deux aussi rationnelles, et constituent toutes les deux des devoirs et nécessités, chacune à leur tour. Les opposer, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, est purement une affaire de clan et d'orgueil. Qui coûte des dizaines de milliers de morts chaque année...
Si la médecine moderne n'est pas fausse dans son principe, on note de nombreux abus, tels que les maladies iatrogènes (manque de précautions), les vaccins (voir exemple un peu plus loin), des traitements débilitants abusifs, l'épisiotomie (mutilation sexuelle), etc. Mais le pire sont les choix idéologiques imposés à des personnes incapables de se défendre, à l'encontre de leur mode de vie, voire de leur volonté. Citons l'absence de recherches sur la contraception masculine, les tripotages de la conception, la rage de vouloir augmenter la fertilité alors qu'on est dans une situation de surpopulation dangereuse, l'opposition aux végétariens (qui mène encore à des abus contraires aux droits de l'homme, tels que des discriminations contre les enfants, l'impossibilité d'avoir une nourriture correcte à l'hôpital, à l'école, dans les transports, etc.) et bien d'autres. Il faut toutefois aussi reconnaître des progrès, notamment en psychiatrie, qui a rejeté la répression et les traitements destructeurs.
Les médecines douces ont commencé à apparaître au début du 20eme siècle. Au début il s'agissait surtout d'écoles d'hygiène, certaines bien en avance sur les connaissances de l'époque. Mais avec le «Nouvel Age» sont apparus de nombreux mouvements rejetant la «médecine matérialiste», et proposant des traitements. Le problème avec beaucoup de ces mouvements est qu'ils s'opposent fortement à la notion d'objectivité, répétant que l'on a «chacun sa vérité»! Cette formule Orwellienne rend toute critique impossible, et on ne peut que accepter les commandes du chef de secte, sous peine d'être traité de... sectaire! Ce genre de choses, bien plus que les préjugés rationalistes, ont contribué au discrédit général des médecines douces. Au grand détriment de notre santé...
On a toutefois aujourd'hui (2011) les éléments les plus intéressants des médecines douces (hygiène, régime alimentaire, soins palliatifs...) de plus en plus acceptés en médecine standard, dans les médias et les administrations, à comparer avec la première version de ce livre (2000), où l'on avait une opposition caricaturale.
A noter d'ailleurs qu'aucune censure n'empêche les partisans des médecines douces d'entreprendre eux-mêmes les études épidémiologiques qui permettraient de prouver la validité de leurs pratiques (écrit en 2000. J'attend...)
Homéopathie. Personnellement j'avais une certaine sympathie pour cette méthode. Les tests d'efficacité en vue de sa reconnaissance officielle sont un modèle de ce qui devrait être fait pour toutes les écoles de médecines douces (et «dures»!) Les blocages qui ont eu lieu contre ces tests sont eux modèle de ce que l'on ne doit plus voir. Malheureusement pour l'homéopathie, ces tests (1999) ont démontré son inefficacité. L'homéopathie n'est qu'un bon placebo, pour ceux qui y croient.
Instinctothérapie. Après que je l'ai dit tout seul pendant des années, je constate que cette «école» est enfin reconnue comme une secte (note 48). Ce que j'y ai vu (j'ai connu des membres) est plutôt effrayant (personnage viril transformé en lavette, abandonnant ses activités militantes écologistes et donnant tous ses biens à la secte, idéologie anti-intelligence, manipulations par suggestions grossières, etc.). Je me demande si cette fausse médecine naturelle n'a pas été lancée dans le but délibéré de combattre les mouvements végétariens et l'écologie. En tout cas pour atteindre ces milieux, une secte jouait facile en n'étant «surtout pas mystique»!
Vaccins. Dans la version 1 de ce livre (2000), je m'exprimais de manière mesurée sur la «controverse» des vaccins. Aujourd'hui (2011), je suis obligé de dire les choses franchement.
En effet, l'étude épidémiologique de l'OMS réalisée en Inde a montré que le BCG n'a AUCUN EFFET! Ainsi on peut dire que le BCG est la plus grande escroquerie médicale de tous les temps: pendant près d'un siècle, on a injecté un produit inefficace et dangereux qui a fait des dizaines de milliers de victimes (bécégites et ostéites, parfois graves, handicapantes ou mortelles) sans que ce produit ait jamais été testé avec les études épidémiologiques nécessaires! Et personne ne montre d'empressement à tester les autres vaccins de la même façon, ce qui jette bien sûr un profond discrédit sur tout le procédé, les gens, les industries et les idéologies qui le défendent.
Au départ, l'idée bizarre d'une maladie qui protègerait d'une autre est passée grâce à l'hystérie médiatique en faveur du procédé de Pasteur: on tenait un grigri qui exorcisait toutes les maladies!! Il suffisait de se soumettre au rituel sadomaso de la piqûre de pus, sous le regard sévère du savant-sorcier...
La théorie moderne de l'immunité va dans le sens de confirmer la validité des vaccinations, mais elle nous a aussi appris qu'une exposition à un antigène peut provoquer des réactions dangereuses, en particulier des maladies auto-immunes (sans compter les réactions aux autres composants des vaccins, sérum animal, aluminium, formol, jus d'organes...!!!!). Et c'est précisément le nombre d'accidents, souvent graves, (j'en ai vu plusieurs moi-même) qui a semé la peur et provoqué la formation de groupes d'opposants. Il n'est donc pas du tout clair, même dans le cas de vaccins qui marcheraient bien, que l'on en tirerait un bénéfice réel, par rapport à l'hygiène qui permettrait d'éliminer facilement et définitivement beaucoup de maladies contagieuses (comme cela a été fait avec la variole), à bien moindre coût et sans effets secondaires dangereux. Et effectivement, à propos de tous ces vaccins anti-grippaux dont on nous rebat les oreilles tous les ans, et dont il serait «criminel» de priver nos vieux, eh bien... je n'ai plus aucune de ces maladies, grippes, rhumes, angines, gastroentérites, depuis des années que je me lave les mains après avoir touché les poignées de caddie au supermarché, les poignées des toilettes, l'argent, les distributeurs de billets... Oh, je reçois maintenant des prospectus de la sécurité sociale m'expliquant ces précautions... ne vous étonnez pas si vous me voyez rigoler tout seul, des fois.
Mais le plus sidérant est l'intensité de la propagande pro-vaccinale, qui utilise tous les procédés de manipulation rationalistes pour criminaliser les opposants. Il semblerait que les intérêts idéologiques soient encore plus forts que les milliards de dollars de l'industrie des vaccins... Fort probablement, beaucoup de gens n'aimeront pas le projet épistémologique de ce livre. Mais on peut parier que ces quelques lignes sur les vaccins seront le prétexte pour l'attaquer ou le censurer. C'est mon détecteur d'imbéciles. Il y en a quelques autres, secrets.
Les soins palliatifs (note 23) sont acceptés en milieu hospitalier, sans doute parce qu'ils ont été dès le départ proposés d'une manière non-conflictuelle et intégrée, au lieu de se présenter comme une révolution manichéenne contre «ces idiots de médecins».
Ce passionnant problème a fait souvent l'objet d'ostracismes intellectuels, voire d'obstacles à la recherche. Notons que l'idée comme quoi la vie extraterrestre doit être rare provient des théories à la mode au début du 20eme siècle sur la formation des planètes (note 24). Depuis cette époque les valeurs probables de tous les termes astronomiques de la formule de Drake (note 25) augmentent constamment, ce qui conduit aujourd'hui à envisager une vie extraterrestre très répandue.
Exemple d'ostracisme stupide: l'abandon du financement du projet SETI (note 26) par le Congrès Américain. Heureusement le projet continue avec des financements privés!
Le problème de la vie extraterrestre n'est pas absent des revues scientifiques, il y rencontre même de plus en plus de faveur de par les découvertes récentes d'exoplanètes. Toutefois des colorations idéologiques existent, comme par exemple la revue française «Ciel et Espace» (par ailleurs excellente revue d'astronomie amateur) où l'on pouvait récemment (1998) lire sous la plume de son directeur Serge Brunier, qu'entre deux valeurs hautes et basses de la formule de Drake (écarts qui expriment nos incertitudes sur les valeurs réelles) il faut choisir la plus «réaliste» c'est à dire la plus basse!! Donnez-nous vos sources, svp.
Il est bien connu que ce sont les scientifiques qui les premiers ont signalé les risques liés à la pollution et à la dégradation de l'environnement, les militants écologistes n'ayant fait qu'utiliser les informations fournies par les scientifiques pour mener les actions civiques, sociales, politiques et économiques qui s'imposaient dans cette situation. Une certaine méfiance réciproque n'a pu empêcher une collaboration de fait entre les deux.
Un problème beaucoup plus sérieux est apparu lors de l'Appel de Heidelberg, qui a vu l'organisation d'une véritable idéologie scientiste anti-écologiste, souvent révisionniste, prétendant que «l'écologie est une idéologie irrationnelle ayant pour but de détruire la civilisation Occidentale ou de freiner le développement économique». Ouayayayiouuuh! Les développements récents (2010) ont forcé la science à prendre ses distances avec ce genre de lobbying.
Il a été en faits trouvé que ces manipulations sont le fait de groupes de pression payés par l'industrie du carbone, les fameux climatosceptiques, pour essayer de bloquer les politiques environnementales, en particulier le nécessaire abandon des carburants fossiles, vers les carburants solaires (thermochimie) et autres énergies renouvelables non-polluantes. Les politiciens n'ont pas fait mieux, en bloquant les solutions aux conférences de Copenhague et Cancun... Quand des gens, afin de protéger leurs intérêts égocentriques, proposent la destruction de la planète qui porte ces intérêts, alors ces gens sont vraiment une secte de barjots suicidaires, il n'y a même pas de mots pour en parler. En prison! A l'asile!
Voir les chapitre 59 et chapitre 60 pour ce que l'on a à dire à propos d'écologie.
On a vu que, d'après les dogmes scientistes, l'esprit n'est qu'une émanation de la matière. En suivant ce raisonnement, si on ramène toute l'explication à la matière, alors on trouve que le contenu de l'esprit n'a aucune valeur explicative, et, partant, aucun intérêt scientifique. Mais en fait, même en supposant que cette hypothèse de Réductionnisme neuronal (réduire l'esprit au fonctionnement biologique des neurones) soit exacte, ceci n'implique nullement que le contenu de l'esprit n'ait point de valeur!
Démonstration avec la nouvelle épistémologie: Prenez un partisan du réductionnisme neuronal petit p, dites lui qu'on a besoin que quelqu'un sacrifie sa vie pour donner des greffons à la science ou pour nettoyer un réacteur au plutonium, sûrement il restera là à répéter avec un grand sourire «oui, c'est nécessaire, il faut en passer par là pour le développement, le progrès et blah et blah et blablablah». Mais très généralement il se gardera bien d'y aller lui-même et il y enverra quelqu'un d'autre, rat de laboratoire, ou clochard (comme cela s'est pratiqué dans les centrales nucléaires Françaises). Apparemment, aux yeux de petit p, son propre esprit, remarquable exception, compte bien plus que celui des autres... Conclusion: Petit p n'est qu'un grand égoïste sans valeur scientifique, et la conscience humaine a forcément plus de valeur que la matière inerte et les élucubrations de tous les petits p. Nous verrons au chapitre 51 une étude un peu plus détaillée de la question du but de la vie qui incite à nettement plus d'optimisme.
Tout ce qui est important à dire a été dit dans le papier de «The lancet» dit «Dutch study».
Les NDE contredisent la vue scientiste classique assimilant l'esprit humain aux seuls neurones. Cette vue implique que si les neurones sont hors fonction ou détruits, alors il ne peut plus y avoir aucune conscience ni perception: on est «mort», et on n'expérimente plus jamais la conscience. Mais les NDEs sont des expériences de conscience qui se produisent précisément dans cet état. Elles sont donc une preuve forte d'une forme de conscience indépendante du cerveau matériel, probablement de la survie de la conscience après la mort.
Bien entendu beaucoup de scientifiques, même compétents, ne prennent pas les NDEs au sérieux, de par leurs orientations idéologiques athées ou matérialistes. La plupart des études ont dû être menées par des individus ou des associations comme l'IANDS. Ainsi il est intéressant de voir enfin les résultats les plus innovants publiés par une revue scientifique classique de référence, ce qui les rend difficiles à contredire.
On parlera davantage de ceci dans cinquième partie et les suivantes, où je propose une théorie expliquant la conscience immatérielle sans nécessiter aucun ingrédient inconnu.
Que l'esprit puisse commander à la matière (psychokinèse, ESP, télépathie) a été étudié par de nombreux scientifiques indépendants, utilisant les méthodes de vérification correctes. Il y a aujourd'hui suffisamment de données pour «suggérer» que ces phénomènes existent réellement.
Tout comme les NDEs, l'influence de l'esprit sur la matière ne peut s'expliquer matériellement. Ceci fait que tout phénomène de ce type est une indication forte que la conscience n'est pas liée à la matière. S'il en est ainsi, des choses fantastiques deviennent possibles, telles que la survie après la mort, éventuellement dans un paradis. Ceci est une perspective infiniment plus enthousiasmante que n'importe quel progrès matériel. Toutefois, les scientifiques ignorent superbement ces résultats, et les politiciens n'ont alloué aucun budget. Cette situation pointe très clairement à un étouffant préjugé idéologique matérialiste/athée dans la communauté scientifique traditionnelle. Sans parler des politiciens...
Heureusement nous avons aujourd'hui plusieurs groupes de scientifiques indépendants, tels que l'IANDS (section française), le ICRL ou la Society for Scientific Exploration. Ces gens n'en sont plus à démontrer les phénomènes: ils les étudient. Mais pour cela ils ont besoin d'un cadre théorique. Fournir un tel cadre théorique est précisément le but de ce livre.
On peut noter que des personnes engagées dans une voie spirituelle sérieuse, incluant des méthodes yoguiques de transformation de l'esprit, pourraient observer, voire produire, de tels phénomènes. Toutefois cela n'est pas accessible à la science classique, car très personnel. Seule l'épistémologie générale peut s'aventurer là: comme nous sommes nous-mêmes l'expérience, la seule façon de savoir est de mettre en route l'expérience, en développant la bonne motivation et s'engageant dans une transformation spirituelle sérieuse. Essayez, les publications viendront plus tard.
(Les réflexions sur létude MANTRA ont été déplacées au prochain chapitre II-9.)
Dans les pays où les histoires de réincarnation ne sont pas réprimées, comme l'Inde, les histoires de souvenirs vérifiés de vies antérieures sont légion. Il existe des enquêteurs privés vérifiant et compilant de tels cas. Toutefois la réincarnation n'a pas mobilisé la communauté scientifique comme les NDE. C'est dommage, parce qu'une collection de cas de réincarnations prouvés scientifiquement de manière indépendante serait une preuve définitive d'une survie permanente de la conscience après la mort, alors que les NDE n'apportent pas la preuve d'une survie à long terme.
Je reparle de réincarnation au chapitre 42.
Le raisonnement que nous avons suivi à la rubrique «esprit et spiritualité», et que nous reverrons au chapitre 52, ne perturbe pas du tout les scientistes et rationalistes de tout poil, qui dénient toute valeur à l'éthique sous prétexte que l'esprit n'étant qu'un petit épiphénomène de la matière, il n'a aucun intérêt. Des mots comme souffrance ou bonheur n'auraient donc aucun sens. Du moins ceux des autres, admettront courageusement les vivisecteurs et autres technocrates qui nous créent un monde pollué, bruyant et invivable, mais qui s'offrent des yachts, les meilleurs médecins, et des belles villas dans les régions éloignées des centrales nucléaires.
On peut en effet se demander pourquoi, si nos buts, nos valeurs, notre bonheur, n'auraient aucun sens, pourquoi les intérêts financiers, le «développement» le «progrès», les «impératifs techniques» au nom desquels on nous fait souffrir et on détruit nos vies, pourquoi eux en auraient-ils davantage, de sens, pour pouvoir ainsi venir s'imposer à nous. Les discours scientistes et technocratiques ne sont là que pour couvrir un égoïsme monstrueux et des procédés criminels.
Le développement de comités d'éthique semble un bon point pour la science. Que des personnes sincères se réunissent avec la bénédiction des autorités de l'état pour proposer des garde-fous éthiques et déontologiques contre les dangers connus ou potentiels de pratiques nouvelles (dons d'organe, fécondation artificielle, manipulations génétiques, clones...) est forcément une bonne chose. Mais comment une science qui a justement exclu de sa vision toute base spirituelle pourrait-elle se révéler tout à coup la plus grande experte en éthique? Quelle gaminerie! Certains prétendent même chercher «une éthique sans référence religieuse». Bravo si vous trouvez, mais en attendant qu'est-ce que je rigole! (Au hasard si vous désirez réellement trouver cela, allez voir au chapitre 52) Alors on va consulter les philosophes, les humanistes, et... les religieux. J'ai un jour vu passer des documents où un représentant des Catholiques, un des Protestants, un des Juifs, un des Musulmans et même un des Bouddhistes donnaient leur avis sur l'avortement, les dons d'organe, la préservation de sperme, etc. En abscisse: les religions. En ordonnée: les problèmes, et chaque réponse dans sa case, séparée par des gros traits noirs. On est scientifique, que diable. Les Bouddhistes se montrent les plus tolérants, les plus modernes, quoi. Mais peut-être les plus naïfs: chaque «progrès» est toujours présenté selon ses aspects les plus riants et attirants, alors que ses dangers potentiels sont souvent cachés ou minimisés... Et que pour les connaître il faut souvent se livrer à une réflexion approfondie et pluridisciplinaire. Sans compter tous les nouveaux dangers qui menacent notre survie, un tous les trois ou six mois, maintenant. Peut-être vaut-il mieux un intransigeant Greenpeace avec son principe de précaution. Peut-être une sage précaution serait-elle d'expurger tout d'abord les comités d'éthique de tous ces gugusses qui tiennent par ailleurs des discours anti-conscience, anti-bonheur, ou amoraux, ou qui ont des intérêts financiers ou idéologiques dans les pratiques qu'ils sont sensés réguler.
On reparle d'éthique scientifique aux chapitre 51 et suivants.
Il est bien connu parmi les ufologues que l'attitude scientiste généralement admise, appelée réductionnisme psychologique, et qui consiste à dénier toute existence aux phénomènes ovni, en dehors d'hallucinations ou de phantasmes, ne ressort absolument pas d'un examen scientifique du problème, mais qu'elle a été accréditée dès les années 1950 par un intense effort de propagande de la CIA et aussi de l'armée de l'air Américaine, qui a édicté des règlements interdisant aux pilotes de faire état d'observations d'Ovnis. La fraude scientifique du rapport Condon (Conclusions falsifiées en opposition aux véritables travaux des contributeurs) a aussi beaucoup contribué à tromper l'opinion publique et les politiciens.
L'unique résultat de ces enfantillages est le blocage quasi systématique de l'étude scientifique de cette passionnante et intrigante énigme, et la perte d'une grande quantité de témoignages et d'informations. C'est fort dommageable, car le phénomène OVNI ne semble pas être un simple phénomène physique. Au contraire, sa façon de nous «répondre» nous interpelle psychologiquement, nous forçant à dépasser les limites de nos opinions et raisonnements. Ce déni de science nous fait donc fort probablement passer à côté de découvertes fondamentales nous concernant de très près, et met clairement en évidence la stupidité des scientistes et rationalistes.
Malgré le climat de chasse aux sorcières, c'est pourtant la science officielle qui a fait le plus pour la démonstration de la réalité du phénomène, par exemple avec le GEPAN français (au CNES à Toulouse, dans les années 1970, et sa suite le GEIPAN). Malgré la modeste envergure financière de l'expérience, des résultats intéressants ont été obtenus: - Preuves statistiques et optiques concernant l'observation visuelle d'objets dans l'atmosphère, - Démonstration de la fausseté de l'affaire Ummo (note 30) - Réalité de traces au sol, dans l'affaire de Trans en Provence (note 31).
Ce sont toutefois les amateurs qui ont fait le gros du travail (des milliers d'enquêtes), souvent avec leurs seuls moyens personnels, ou en bute à des pressions diverses.
Toutefois, à chaque fois qu'une censure Orwellienne ne suffit pas, la censure «Meilleur des Mondes» se montre plus efficace: la propagation de rumeurs extravagantes (Roswell, soi-disant abductions, théories conspirationistes) a complètement ruiné la réputation de l'ufologie. Aujourd'hui, sur Internet, il est quasi-impossible de trouver les groupes sérieux comme le CUFOS, parmi le fatras de pseudo-chercheurs qui répandent des élucubrations ou des fausses vidéos sur Youtube. Il est remarquable que ce sont les médias qui ont fait connaître ces rumeurs au grand public, sont les mêmes qui ont soutenu les climatosceptiques! On peut soupçonner une manipulation organisée, peut-être motivée par la peur de découvertes spirituelles si les ovnis étaient étudiés sérieusement...
Citons également les réactions irrationnelles au phénomène des soi-disant «abductions extraterrestres», en fait un phénomène onirique bénin, la paralysie du sommeil. Mais, entre les auteurs escrocs qui leur donnaient une signification cauchemardesque, et les normalisateurs qui en faisaient un trouble psychologique, on se retrouvait guère mieux loti que du temps de l'inquisition et des chasses aux succubes...
A mon avis les limitations de l'épistémologie classique ne permettront pas d'élucider le phénomène OVNI, qui semble refléter notre vie intérieure. Mais même une étude classique a eu au moins le mérite de démontrer les faits et de discréditer les supercheries, aux yeux des gens instruits, si ce n'est aux yeux du grand public intoxiqué par la presse «libérale».
Bien que ces phénomènes ne sont pas forcément bizarres (Ils sont souvent des phénomènes naturels ou physiques), on trouve ici aussi, comme pour les ovnis, le même mélange de réduction psychologiques et de ressassement d'idioties. Ceci est nuisible à tout le monde, en particulier aux témoins qui peuvent être profondément intrigués, voire choqués, et qui ont en plus à de taper un harcèlement psychologique par des idiots qui croient tout savoir. Quand l'explication est trouvée, elle est souvent jolie ou intellectuellement provocante.
La liste des phénomènes rares a été déplacée vers la septième partie sur les phénomènes inexpliqués.
Bien qu'il ne s'agisse ici que de pure «science officielle», on note une certaine résistance à admettre les résultats de la mécanique quantique. Quand j'étudiais la physique en Mathématiques Supérieures (note 34) en 1973, je demandais à mon professeur ce que deviennent les ondes d'un photon qui sont parties dans une direction autre que celle où le photon a été absorbé. Il se retrancha derrière une vague indéfinissabilité! L'expérience d'Aspect a soulevé bien des commentaires intrigués, parlant de «mystérieuses correspondances» de «communication surnaturelle», et de particules ou d'information «étalés dans tout l'univers». J'en reparlerai plus loin au chapitre IV-2, et plus généralement on verra dans la quatrième partie sur la physique comment ces mystérieux phénomènes quantiques deviennent finalement très simples et très familiers, une fois qu'on abandonne le matérialisme.
Plus récemment (1998) la possibilité de pouvoir peut-être réaliser un ordinateur quantique a mis en route quantité de recherches et d'expériences «sauf en France, où l'on préféra se spécialiser dans l'explication de l'impossibilité à surmonter la décohérence (note 35)» Cet exemple typique de pessimisme rationaliste a été épinglé par Jean Paul Delahaye dans «Pour la Science», Août 1998, «Les nouvelles lois de l'informatique quantique». Il est particulièrement rigolo, car il était à peine écrit, que des chercheurs arrivèrent avec un système très simple avec temps de décohérence de plusieurs minutes... (Résonance magnéto Nucléaire des protons de l'eau, bien connue et très utilisée en médecine)
Une blague que l'on entend souvent, dans le public, dans les revues de vulgarisation, et même parfois hélas dans des articles écrits par des spécialistes, est que dans une interaction quantique, ce serait l'esprit de l'observateur qui influence le résultat. Je suis désolé, mais ce qui produit la sélection quantique du résultat, est l'interaction du système quantique avec les objets environnants. Qu'un de ces objets soit un détecteur qui plus tard envoie de l'information à l'observateur, ne change rien à l'évènement quantique lui-même. La chaîne de causalité est clairement du système quantique à l'observateur, pas le contraire. La seule influence de l'observateur est d'avoir construit l'expérience, mais en aucun cas cela n'influence un évènement quantique particulier qui va se passer dedans. On se retrouve pourtant avec une vaste production de philosophie pessimiste et poisseuse à propos de cette soi-disant influence de l'observateur, dont on tire des conclusions dans les domaines spirituels ou religieux...
Il me semble que dans ce chapitre il y a suffisamment de matière valable pour justifier des études scientifiques sincères. De nombreux chercheurs et témoins privés on accumulé suffisamment de données pour que l'on puisse envisager sérieusement de considérer tous ces phénomènes comme des faits expérimentaux, ce que je ne me priverai pas de faire tout au long de ce livre, pour baser dessus une bonne partie de mes conclusions. Personnellement je suis convaincu de l'existence au moins de certains phénomènes parapsychologiques, auquel j'ai assisté. Aussi dans la suite je tiens ces phénomènes comme des faits empiriques dont il faut bien trouver une explication. Justement j'en propose une, que je présenterai dans les parties suivantes.
La reconnaissance de ces domaines restera limitée, tant qu'elle est le fait que de groupes privés. Une telle reconnaissance ne peut être complète et effective que si les examens et contrôles nécessaires sont accomplis de manière rigoureuse par les personnes et les institutions qui font la science. A contrario si certains phénomènes inexpliqués se révélaient être seulement le fruit d'hallucinations, de croyances ou autres déviations psychologiques, seule une enquête complète, honnête et transparente, par des services officiels, pourra en convaincre définitivement l'opinion publique et retirer effectivement tout crédit à ceux qui font de la propagande pour de faux phénomènes.
L'actuelle carence des institutions scientifiques pousse les véritable chercheurs à travailler en dehors de ces institutions. Si, en plus, ils doivent utiliser d'autres méthodes, telles que l'Epistémologie Générale que je propose, alors le schisme est inévitable. Je ne souhaite pas un tel schisme de la science, qui serait dommageable à tout le monde. Mais souvent dans l'Histoire les choses ont avancé comme ça, les innovateurs se protégeant pour pouvoir travailler, et les gens incapables d'évoluer se retrouvant automatiquement sur la touche quand arrivent les nouveaux résultats.
Du côté des «chercheurs alternatifs», il ne faut pas s'attendre à être reconnus tant qu'on traite indistinctement tous les scientifiques d'imbéciles bornés, et surtout tant qu'on n'a pas une méthodologie rigoureuse de contrôle des faits dont on veut faire reconnaître la réalité. Ces méthodologies sont connues de nombreux professionnels et étudiants, et il est facile d'en trouver qui accepteraient de travailler pour des associations crédibles. Mais il ne faut pas s'attendre à ce que tout les fatras de théories bidon qui encombrent chaque jour un peu plus les médecines douces et le Nouvel Age soient jamais reconnus par aucune sorte de scientifique, et l'Epistémologie Générale pourrait leur faire un sort encore plus rapidement que l'ancienne, en les rendant testables.
Idées, textes, dessins et réalisation: Richard Trigaux.
Notice légale et copyright. Sauf indication contraire (signe © dans la barre de navigation) ou exception légale (pastiches, exemples, citations...), tous les textes, dessins, personnages, noms, animations, sons, mélodies, programmations, curseurs, symboles de ce site sont copyright de leur auteur et propriétaire, Richard Trigaux. Merci de ne pas faire un miroir de ce site, sauf si il disparaît. Merci de ne pas copier le contenu de ce site, sauf pour usage privé, citations, échantillons, ou pour faire un lien. Les liens bienveillants sont bienvenus. Tout usage commercial interdit. Si vous désirez en faire un usage commercial sérieux, contactez-moi. Toute utilisation, modification, détournement d'éléments de ce site ou des mondes présentés de maniére à déprécier mon travail, ma philosophie ou les régles morales généralement admises, pourra entraîner des poursuites judiciaires.