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Epistémologie Generale        Chapitre II-5       

 

II-5 Discussion sur L'Epistémologie Générale©

 

(Permalien)(Séparé du chapitre 15 dans la version 1)

Comparaison du rôle de la mesure physique
et de la sensibilité humaine dans la nouvelle épistémologie.

(Permalien) Ce long sous-chapitre a été rajouté plus tard dans le fil de discussion: afin de mieux comprendre ce qui précède, une comparaison «concrète» des trois domaines, physique, mathématique et conscience. Cela permettra de bien fixer les idées, tant au niveau de la méthode que de sa validité.

Dans l'épistémologie de la physique, on se sert d'une expérience, ou d'un dispositif expérimental, assemblage d'éléments physiques, pour provoquer le phénomène considéré, que l'on observera ensuite à l'aide d'un instrument d'observation. Comme notre conscience est incapable de percevoir directement un phénomène physique, l'expérience complète utilisera forcément un de nos organes des sens. (L'observation directe d'un phénomène physique par la conscience est une perception extrasensorielle, mais on n'a pas l'habitude d'utiliser ce moyen dans les labos de physique de nos jours!). Pour que cela marche, il faut un premier élément qui soit sensible au phénomène considéré, appelé instrument de mesure. Par exemple, pour une tension électrique, il faut un élément physique qui soit sensible au phénomène électrique, comme le cadre mobile d'un galvanomètre. Mais il nous faut un second élément, qui traduise ce phénomène en quelque chose d'observable à l'œil: le cadre du galvanomètre entraînera une aiguille devant des chiffres écrits sur un cadran. Mais il nous faut encore un troisième élément à cet appareillage: l'organe de la vision, qui va transformer cette image en signal nerveux vers le cerveau. Ce dernier va alors transformer ce signal en expérience conscience: seulement alors nous observons. Ce quatrième élément semble aller tellement de soi qu'il est toujours implicite dans l'épistémologie physique classique; mais je le montre ici afin de bien montrer l'unité et les nuances entre les trois domaines.

En épistémologie mathématique, on retrouve le même dispositif: une expérience (appelée dans ce cas une démonstration) permet d'observer un phénomène mathématique (par exemple un théorème), de le mettre en scène. Mais cette expérience est maintenant un système conceptuel (chapitre I-9). Ce système comprendra un «instrument d'observation», c'est-à-dire quelques éléments conceptuels supplémentaires permettant de réduire le problème à une conclusion simple sur notre théorème. Ceci est l'équivalent de l'instrument de mesure. Toutefois nous n'avons plus besoin de l'organe sensoriel, car notre conscience est capable de percevoir directement les systèmes conceptuels utilisés dans la démonstration. C'est une propriété de la conscience. Je dirais ici que, en mathématiques, c'est notre conscience elle-même qui est notre instrument d'observation, car elle n'a besoin de rien d'autre. (Les objets matériels tels que papier, crayon ou ordinateur ne sont là que pour pallier à ses performances limitées, leur présence ou leur absence n'influe en rien sur la méthode). Par contre il faut toujours le dispositif expérimental, qui est ici un système conceptuel (la démonstration).

Cette différence pratique entre l'épistémologie physique et l'épistémologie mathématique permet de comprendre l'épistémologie de la conscience, car elle est basée sur la même théorie que l'épistémologie mathématique.

Et, faut-il le rappeler, l'épistémologie mathématique est reconnue.

Enfin dans l'épistémologie de la conscience que je propose ici, on retrouve encore le même dispositif qu'en mathématique, permettant d'observer quelque chose qui est dans notre conscience. La seule différence est que, au lieu de se limiter à l'observation d'une construction conceptuelle, on va observer n'importe quel autre phénomène de conscience. Ces phénomènes ont la même nature qu'une construction conceptuelle des mathématiques, juste d'une sorte différente. Le dispositif expérimental sera donc adapté à ce domaine: une expérience de conscience, tout comme un utilisait une expérience de physique dans le domaine physique, ou une construction conceptuelle en mathématiques. (Dans la version anglaise je propose «experiment-experimenter» pour le physique, et «experience-experiencer» pour le spirituel. On retiendra la francisation «expérienceur», note 14) Et, comme en mathématique, notre conscience est capable d'observer directement les phénomènes de conscience... C'est la définition d'être conscient!

Mais, plus encore qu'en mathématique ou l'on étudie des constructions conceptuelles qui sont des objets introduits dans notre conscience, on observera ce qui se passe DANS notre conscience d'expérienceur elle-même, ce que nous vivons. Notre conscience s'observe elle-même. Elle observe son contenu, ses réactions, ses émotions, etc. Par exemple je mentionne dans le chapitre précédent le «dispositif expérimental» de sponsoriser un gamin Africain (Au moins si cette expérience rate, ça ne fera jamais autant d'ennuis que les dispositifs expérimentaux au plutonium). Ce dispositif va produire des éléments de conscience (compassion, fierté) que l'on va tenter d'observer, pour voir si notre théorie est bonne (aider les autres conduit bien au bonheur escompté).

Mais comment observer ces éléments? Comme en physique: avec un système qui y est sensible. On ne connaît, en physique, aucun système sensible aux émotions, car les émotions ne sont pas une des quatre interactions fondamentales de la physique. On ne peut donc se servir d'aucun élément matériel dans cette expérience. Mais la conscience est, elle, sensible aux émotions, car c'est une des interactions fondamentales dans ce domaine. C'est elle le «galvanomètre» sensible aux émotions que l'on recherche. De plus, comme en mathématiques, notre conscience est capable de percevoir directement ces éléments (souffrance, bonheur, compassion, haine); il n'y a donc pas besoin d'instrument d'observation extérieur.

Ainsi, dans toute démonstration de science spirituelle, on s'efforcera donc, à l'aide d'un dispositif expérimental (expérience de conscience dans des conditions bien spécifiées) d'observer des phénomènes de la conscience, avec notre propre conscience qui est le seul et unique instrument d'observation adapté. Elle est de plus suffisance pour cette fin. Le langage courant parle plutôt de vivre les situations, mais si l'on y met une méthode rationnelle, c'est bien d'observation scientifique dont il s'agit. (La blague de tout à l'heure sur l'utilisation de perception extrasensorielle en physique trouve ici son pendant: ce n'est pas étonnant que les physiciens ne savent pas détecter la conscience, car observer la conscience avec un appareillage physique demanderait un dispositif capable d'interaction extra-physique! Si vous en connaissez un, ça m'intéresse)

On remarquera que l'on ne fait pas ici d'hypothèse sur la nature de la conscience, qu'elle soit une émanation du cerveau ou une authentique entité spirituelle immatérielle.

On note aussi que toutes les études de psychologie ou de neurologie ont besoin de se fier, à un moment, à des questionnaires sur le ressenti «subjectif» des participants. C'est une façon implicite de reconnaître que seule la conscience peut s'évaluer elle-même, même si on étudie son support matériel, le cerveau.

L'objection du biais psychologique

(Permalien) En physique ou en mathématiques, il est contourné par les méthodologies expérimentales, le contrôle des publications, etc. Dans le monde de la conscience, il ne peut être contourné, et ses effets sont beaucoup plus forts. Il nécessite donc un travail de purification de la conscience, d'étalonnage de cet instrument de mesure. Seuls ceux qui ont déjà accompli ce travail peuvent vraiment maîtriser ce domaine et juger qui a aussi accompli cette purification. Ce sont eux les pairs du système de peer-referee. Eh, en physique c'est la même chose, non? N'y purifie t-on pas notre conscience de croyance sur l'alchimie, l'astrologie, le ciel divin, etc? N'y purifie t-on pas nos raisonnements d'associations irrationnelles telles que refuser un résultat parce que c'est un étranger qui l'a trouvé? En science spirituelle, la partie sur la purification est juste plus stricte, mais la connaissance est plus simple, aussi un doctorat en science spirituelle n'est pas plus difficile qu'un doctorat en science physique.

L'objection de la subjectivité

(Permalien) La petite subjectivité. La position de la science du 20eme siècle était que le contenu de la conscience serait différent pour chaque personne (subjectif), et donc qu'on ne pourrait en obtenir aucune connaissance valable pour tous, aucune loi générale qui s'appliquerait à tout le monde. Par exemple l'expérience du gamin africain ne marcherait pas, parce que les gens préfèreraient aider un enfant de leur pays, de leur religion, de même coupe de cheveux qu'eux, etc. La position de l'Epistémologie Générale est que, effectivement, de telles préférences arbitraires et insensées ressortent uniquement du biais psychologique, de la catégorie des névroses. Au mieux, certaines de ces préférences ressortiraient de la culture, quand elles sont mises en action de manière à ne pas créer de souffrance. Par contre l'Epistémologie Générale part du principe que des lois générales peuvent être trouvées, par exemple une éthique scientifique sans «conviction» arbitraire ni positivisme juridique (note 75), une fois qu'on a dégagé le biais psychologique et reconnu le culturel pour ce qu'il est.

La subjectivité fondamentale. Une objection plus sérieuse est qu'il n'y aurait justement pas de telles lois générales. Par exemple dans l'exemple précédent du gamin Africain, on peut partir de la compassion, et chercher à montrer qu'elle est «juste». Mais on pourrait aussi partir de l'affirmation égocentrique de soi, et montrer qu'une attitude raciste serait tout aussi «juste». La science classique dit qu'il n'y a pas de «démonstration objective» de la justesse ou de la fausseté de l'une quelconque de ces deux affirmations. L'erreur ici est une fois de plus que «objectif» a été confondu avec «matériel»! On ne trouve en effet aucun fait matériel démontrant la vérité ou la fausseté de l'une quelconque de ces deux affirmations, rien de tel qu'une Loi de Dieu écrite dans le ciel. Mais cela n'implique nullement qu'il n'y ait pas de faits de conscience nous obligeant à faire l'un de ces deux choix! L'épistémologie Générale affirme précisément que la conscience, comme toute autre réalité, peut avoir ses propres déterminants et contraintes, qui ont résulté de son apparition, de son évolution ou de sa structure, forçant un des deux choix. Et ces déterminants sont objectifs, dans ce sens qu'on ne peut pas les changer, tout comme on ne pouvait pas créer une troisième solution à l'équation x2 = 4. En particulier ces déterminants ne dépendent pas de la personne ni de la culture. On étudiera ceci en détail aux chapitre V-5 et chapitre VI-2 sur l'éthique, et pourquoi nous devons suivre le premier choix (l'altruisme).

Cette situation n'est pas un obstacle fondamental à une épistémologie dans le domaine spirituel. Elle est même très comparable au choix qui a été fait en mathématique avec le second axiome de la théorie des ensembles (chapitre I-2). En physique, cette situation évoque aussi les transitions de phase (chapitre IV-9) qui ont eu lieu peu après le Big Bang, qui ont généré les lois physiques connues, par exemple le champ électrique, et en particulier les nombreux paramètres libres dont aucune théorie physique connue ne peut justifier les valeurs. Ces valeurs ont (autant qu'on le sache) été déterminées arbitrairement au moment de transitions de phase, qui ont fait de la physique actuelle ce qu'elle est. Mon avis est que ces trois situations (choix de conscience, choix des axiomes mathématiques, choix des paramètres libres de la physique) ont, chacune dans leur domaine, la même signification épistémologique et existentielle, à leur date d'apparition près. Chacune des trois définit la réalité dans son domaine, d'une manière que je préciserai pleinement aux chapitre III-3 et suivants. En physique, le choix des interactions fondamentales a été irréversiblement posé il y a 13.7 milliards d'années (chapitre IV-7). En mathématiques, le choix du second axiome a été proposé dans les années 1960, mais rien n'empêche d'étudier d'autres choix. En spiritualité, le choix entre compassion et égocentrisme est en cours, dans le cadre des différentes luttes sociales d'actualité. De par le simple fait qu'ils sont des êtres humains, beaucoup de gens se sentent la vocation de faire le choix des valeurs humaines telles que la compassion. Certains défendent ce choix les armes à la main, d'autres l'illustrent par leur comportement, d'autres prient pour lui, et ce livre est, avant toute autre chose, une occasion de l'expliquer rationnellement. Il ne manque effectivement pas d'arguments pertinents, comme pour le choix qui a été fait du second axiome de la Théorie des Ensembles. On les verra aux chapitre V-5 et chapter VI-2 sur l'éthique, et au chapter VI-16 sur l'orientation générale de notre univers, et au chapitre V-6 sur Dieu. Quand ce choix sera accompli pour tous, alors il fera partie de la définition de la conscience humaine. Au même titre que la transition de phase cosmologique a défini l'interaction électrique. On verra dans la troisième partie que cette unité a une raison profonde, ce n'est pas une parabole.

L'objection comme quoi si la conscience s'observe elle-même,
alors ce qu'elle perçoit n'est que rêve ou imagination.

(Permalien) Tout d'abord s'observer directement est tout de même plus sûr que d'observer indirectement, comme on le fait en physique, et certains scientifiques se demandent même si nos instruments de physique ne seraient pas tous systématiquement limités ou biaisés, empêchant de réellement comprendre la physique. Ensuite les rêves et croyances concernent le contenu instantanné de la conscience. Si ce contenu est forcément subjectif, variable et personnel, ses lois de fonctionnement peuvent être, elles, objectives, et peut-être même rigoureuses. Je montre à la fin du chapitre V-8 quelques exemples où des lois très «mécaniques» semblent générer le contenu de nos rêves nocturnes les plus ordinaires, et a fortiori d'expériences extraordinaires comme les NDE ou les paralysies du sommeil. Il y a donc bien une épistémologie possible, dès lors qu'on s'intéresse à ces lois. Tout ceci est l'objet de la cinquième partie et des suivantes.

Conclusions

(Permalien) A ces réserves près, ceci nous autorise donc à parler de la sensibilité ou de la compassion, ou en général de toute méthode d'introspection, comme des moyens valables d'observation des réalités de la conscience, exactement comme un voltmètre ou un cyclotron sont des moyens valables d'observation de la réalité physique. Les deux ont, chacun dans leur domaine, le même statut épistémologique, et c'est donc cette méthode que nous utiliserons tout au long de ce livre, notamment aux chapitre V-5 sur le sens de la vie, la cinquième partie sur la conscience, le chapitre VI-2 sur l'éthique, la sixième partie sur la vie en société et la septième partie sur les phénomènes psychiques inexpliqués.

En termes plus familiers, et avec les nécessaires précautions, ceci justifie pleinement ce que certains appellent la logique du coeur ou la sensibilité humaine, comme moyens tout à fait valables pour comprendre nos vies et prendre des décisions en famille, en groupe, en politique ou en économie, tous sujets que nous explorerons de cette façon dans la cinquième partie et les suivantes. D'où l'importance énorme que je donne à l'Epistémologie Générale, comme moyen de comprendre nos vies et d'annihiler radicalement toutes les idéologies fachistes, «libérales» ou anti-vie, exactement comme la science naissante a fait table rase de toutes les croyances arbitraires sur le fonctionnement de l'univers. C'est au fond très simple à comprendre: nous ne pouvons utiliser aucun déterminisme matériel (pouvoir, raison technique ou «impératifs économiques») pour savoir ce qui est valable dans le domaine de la conscience, pas plus que l'on peut se servir de notre sensibilité humaine ou de notre sens poétique pour comprendre ce qui se passe dans une machine à vapeur ou dans un ordinateur!

Toutefois une condition indispensable est de bien s'affranchir du biais psychologique, sinon nous retomberons inévitablement dans le populisme et les remèdes de charlatans (un problème hélas courant dans les médecines douces et le Nouvel Age).

Par contre ceci est une réfutation totale des erreurs énormes commises par certains qui se réclament de la science étudiant la conscience:

- Qu'il serait impossible d'observer la conscience elle-même (psychométrie, béhaviorisme) faute de moyen matériel de l'observer. C'est comme si on disait qu'il serait impossible de faire de la physique, faute de moyen extrasensoriel d'observer ce qui se passe dans un cyclotron! Voir les chapitre II-6, chapitre II-7 et chapitre II-8.

- Qu'il serait impossible de baser une morale, éthique ou signification de la vie, faute de pouvoir leur donner une base physique! Si ceux qui font ce raisonnement étaient logiques, ils devraient alors fermer leurs partis politiques, leurs banques et leurs agences de harcèlement publicitaire, dont l'objet n'est pas non plus vraiment défini physiquement...

 

Si je pense lui avoir apporté une bonne fondation, je ne peut prétendre à moi seul bâtir complètement une Epistémologie Générale qui sera sans doute plus complexe que l'ancienne, laquelle demande déjà de lire plusieurs livres pour être entièrement comprise. Et ce que nous avons dit ici ne fait que s'ajouter à ce qui est déjà connu en physique, sans le contredire: Epistémologie générale = Epistémologie physique classique (preuve physique) + Mathématiques (preuve logique) + Epistémologie spirituelle (preuve spirituelle)!

D'autres l'étudieront, cette épistémologie spirituelle, d'autres l'étudient sans doute déjà... On peut déjà remarquer que David Chalmers, dans son travail sur la nature de la conscience (voir cinquième partie), discute la validité de ses hypothèses du point de vue de l'épistémologie, d'une manière qui ressemble beaucoup à la mienne. («Pour la Science», Février 1996: «Qu'est ce que la conscience»)

 

L'Epistémologie Générale n'est même pas une nouveauté: depuis déjà des siècles, des philosophes et des spiritualistes tiennent des discours similaires. la seule nouveauté est d'en faire une méthode complète coordonnée avec la physique et les mathématiques.

Le cas le plus abouti est l'épistémologie Bouddhiste, qui ressemble beaucoup à ce que je viens de décrire. Elle est apparue vers le 2eme siècle en Inde. Elle a été transférée au Tibet vers le 12eme siècle, jusqu'à l'invasion au 20eme siècle. Elle parle tout aussi bien de reproduire des expériences intérieures, après avoir satisfait certaines conditions, ou de se baser sur l'observation (toujours intérieure) en évitant de poser des a priori ni de bâtir des systèmes dogmatiques, en éliminant ignorance et perturbations mentales. Les institutions (grandes universités monastiques) et le contrôle par les pairs y fonctionnent de manière rigoureuse, grâce notamment au système de transmission de maître à disciple en lignées ininterrompues (contrôle par les pairs). Le maître (Gourou, note 4) représente pour le disciple l'idéal de maîtrise et de connaissance à atteindre; le disciple n'est autorisé à enseigner à son tour que si le maître reconnaît qu'il a suffisamment maîtrisé son biais psychologique et réalisé les transformations de son esprit nécessaires pour effectivement comprendre l'enseignement. Les Tibétains disposent de ce joujou depuis huit siècles, avec des universités et des centres de recherche spirituelle qui travaillent sans relâche avec d'énormes subventions en mobilisant jusqu'à cinq pour cent de la population... Ils ont dû en trouver, des choses, en tout ce temps! Pour sûr, l'apport de ce petit peuple à la civilisation mondiale ne passera pas inaperçu. (Il est remarquable que les deux peuples apparemment si éloignés, à l'origine des épistémologies matérielles et spirituelles, respectivement les Grecs et les Hindous, aient des origines Aryennes en commun... et en plus qu'ils aient pu interagir à nouveau, dans la culture gréco-bouddhiste!)

Nous verrons des exemples de résultats épistémologiques bouddhistes tout au long de ce livre, où je confronterai souvent mes propres découvertes à celles de ces pionniers.

 

L'Epistémologie Générale demandera sans doute plus de rigueur que l'épistémologie classique. L'élimination des fraudes ou des erreurs y sera plus difficile, quoique toujours possible. Mais il faudra des méthodes psychologiques, pour détecter les préjugés qui causent des erreurs dans les expériences.

Toutefois nous verrons au chapitre V-7 un cas où la notion même de de vérité scientifique est indéfinie, et échappe donc à toute épistémologie, quand d'important aspects de la réalité dépendent d'un paradoxe.

La notion de vérité atteind aussi ses limites quand il s'agit d'explorer des mondes spirituels que notre volonté et notre action sont capables de modifier: les notions même de réalité et d'objectivité deviennent alors difficiles à définir. La science doit alors laisser la place à autre chose, qui est plus proche de l'art, ou un jeu avec les rêves.

La notion de réalité matérielle

(Permalien) Dans ce chapitre, nous avons replacé la notion de réalité matérielle à sa place, dans son parc, avec son foin, pour qu'elle laisse leur place à d'autres réalités tout aussi intéressantes, spirituelles, éthiques... sur une base égalitaire. Chacun sera alors pressé que l'on explore ces nouvelles réalités. Mais ce que nous avons dit souffre encore d'une critique: et si nous ne faisions que donner apparence de connaissance scientifique à ce que nous avons tout simplement nous mêmes créé dans nos têtes, et qui n'existerai que comme conventions ou rêves? La conscience est-elle une entité non-physique autonome, ou peut-elle se réduire au seul fonctionnement du cerveau? Il ne sera certes pas facile de convaincre tout le monde de la réalité d'autres domaines tant que la matière semble la base de toute expérience, même de conscience. Aussi, à cette notion de réalité matérielle absolue, dans la troisième partie sur la métaphysique, nous allons carrément lui tordre le cou.

 

Mais chacun son tour, on va d'abord, dès le chapitre II-6, faire leur sort à diverses idéologies matérialistes et scientistes, ainsi qu'à quelques contre-pieds nouvelâgeux aussi ineptes.

 

 

 

 

 

 

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