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Epistémologie Generale        Chapitre I-7       

 

Chapitre I-7 Domaine de Validité d'une logique

 

(Permalien)

Qu'est ce qui détermine la logique à utiliser pour un problème donné?

 

Certains affirmeront que ces logiques différentes sont issues de cultures et de mentalités autres que la rationalité occidentale, notamment de l'Orient, et qu'elles représenteraient le fonctionnement d'une autre mentalité. Je dis que le fait que telle ou telle logique ait été historiquement découverte par telle civilisation ou telle psychologie est certes très intéressant à étudier, mais que cela n'a aucune importance dans une discussion sur la logique. Au contraire, j'affirme que la logique est universelle, dans ce sens qu'un raisonnement logique quel qu'il soit ne dépend pas de la culture, du pays ou de la personne qui le fait. Tout le monde savait fort bien, sans le reconnaître, que la logique Aristotélicienne ne s'applique pas à certains objets. Avoir trouvé une autre logique qui s'applique dans ce cas est plutôt une extension de l'universalité de la logique: en ajoutant d'autres logiques, appropriées aux objets considérés, on peut raisonner sur davantage d'objets, tandis que les opinions arbitraires reculent.

 

Toutes les logiques que nous avons vues ont toutes fondamentalement le même statut: des relations entre des objets ou des concepts, qui permettent de faire différents types de raisonnements. Une logique ou une autre s'applique selon les propriétés des objets sur lesquels on raisonne, dans le sens vu dans le premier axiome de la Théorie des Ensembles.

La logique Aristotélicienne s'applique à des objets 1) clairement séparés les uns des autres 2) satisfaisant à des critères en tout ou rien. On pourrait même dire qu'elle est générée par ces critères, qu'elle émane de ce type d'objets, qu'elle en est une propriété, qu'elle décrit leur comportement. (C'est ce qui fait qu'on peut l'utiliser sans risque pour prévoir ce comportement). Ces critères sont généralement satisfaits dans les domaines des mathématiques, de la physique, des techniques et de l'économie, où la logique Aristotélicienne a pu régner en maître quasi absolu et y produire d'énormes résultats. Elle commence à manquer d'ambition en médecine et biologie. Enfin en spiritualité, politique, morale et société, les confusions qu'entraîne la réduction aux deux critères ci-dessus sont la cause d'incroyables conflits et souffrances.

La logique quadripolaire concerne des objets 1) séparés ou non 2) se manifestant selon deux aspects opposés (axe Yin-Yang) plus ou moins bien harmonisés (axe duel/non-duel), plus ou moins adéquates à un but, voire simplement plus ou moins mal ou bien. Des objets de ce type sont presque absents de la physique (note 8) et des techniques. Certains problèmes en médecine et biologie répondent à ce schéma. Enfin, beaucoup de questions de politique, morale et société, et dans les domaines spirituels et ésotériques (note 9) ne peuvent être étudiées sérieusement sans le diagramme.

 

Il ne faudrait toutefois pas créer artificiellement des oppositions du genre que la logique Aristotélicienne serait du «domaine matériel» ou du «domaine rationnel» ou «objective» alors que la logique Quadripolaire serait du «domaine spirituel», du «domaine intuitif» ou «subjective». On ne peut encore moins dire qu'elles s'excluent ou que leurs résultats se contredisent: simplement l'une est juste et l'autre fausse, au cas par cas, pour n'importe quel objet considéré. On n'a même pas la liberté de choisir laquelle, cela nous est imposé par les objets sur lesquels on raisonne. Simplement on rencontre la seconde plutôt dans les domaines de l'esprit, où la logique Aristotélicienne a tout de même encore de larges champs à elle. Souvent, le diagramme clarifie et met en forme un problème, en fournissant une sorte de carte. Gérer ensuite des déplacements dans cette carte tient plus de la stratégie que du Zen.

 

Enfin, on ne peut démontrer de manière absolue la véracité d'une logique ou d'une épistémologie; on ne peut qu'en constater l'efficacité opérationnelle, dans un domaine ou sur des objets appropriés, pour y résoudre des problèmes et l'utiliser. La logique floue de Lofti Zadeh a gagné sa reconnaissance de manière très terre à terre, en conduisant des rames de métro plus souplement qu'un conducteur humain. Si il ne faut que cela pour qu'une logique soit reconnue, alors la logique quadripolaire a gagné une légitimité très supérieure en apportant des conclusions inédites et efficaces dans tous les exemples du chapitre I-4, permettant d'éviter bien des souffrances sociales ou psychologiques autrement «insolubles».

Domaine de validité d'une logique
erreur de validité de logique©
erreur de type de logique©

(Permalien) D'une manière générale, face à un problème nouveau, on commence par regarder quelles sont les propriétés des objets sur lesquels on va travailler. Si ces objets ont deux valeurs exclusives, vrai/faux, oui/non, ouvert/fermé, c'est la logique Aristotélicienne qui est valide; si l'objet a une propriété qui varie continûment ou au hasard, c'est une logique progressive ou probabiliste; si l'objet présente deux aspects que l'on peut placer dans une paire Yin-Yang ou dans un diagramme quadripolaire, alors respectivement ces logiques sont valides. L'ensemble des objets qui obéissent à une logique nonnée est le domaine de validité de cette logique. Se tromper à ce niveau est une erreur de validité de logique, ou encore erreur de type de logique. Mais ce peut être aussi un effet du biais psychologique© comme nous le verrons au chapitre I-8 suivant.

Il va de soi que l'erreur de validité de logique conduit toujours à des conclusions fantaisistes, encore plus que les autres erreurs de raisonnement, même si ces erreurs sont plus difficile à trouver.

 

 

 

 

 

 

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