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Les Elfes du Dauriath

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Le Spooklight

 

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Je suis connu dans le virtuel sous mon nom d'artiste Yichard Muni, ainsi que dans le groupe «Elf Dream» (Rêve elfique) dans MEWE, réseau social respectueux de notre vie privée, approuvé comme tel par les créateurs de l'Internet.

 

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Ce texte s'insère dans une intrigue plus vaste. Il vaut donc mieux lire d'abord «Le Baiser des Mondes», afin de ne pas gâcher la surprise.

Le Spooklight

Par Yichard Muni, barde elfe

 

 

Cette histoire a eu lieu dans le monde des elfes, à l'époque moderne, quand le Horiathon était sur le point de se ré-rouvrir définitivement dans les deux sens, permettant aux elfes de recontacter les humains et de retourner dans leur monde. Les elfes avaient du se préparer pour cette rencontre, et pour cela ils avaient dû développer des techniques modernes et la science moderne. Ils y étaient très bien arrivés, et leur science dépassait même de loin la science humaine. Il y avait des rumeurs sur des choses qui se passaient, des demandes de prière inhabituelles dans les temples, des bruits étranges dans le ciel, et bien d'autres choses dont on disait qu'elles étaient le résultat de la science moderne, comme les merveilleux émetteurs radio. Il était temps, car le monde des humains était de plus en plus surpeuplé, pollué et sa nature détruite, ce qui fait que la sagesse et la magie des elfes seraient bientôt très demandés...

 

Cependant, la vie quotidienne est restée basée sur la magie, n'utilisant les techniques qu'avec parcimonie.

 

Loin sur le côté caché côté du Dauriath (le monde des elfes) était un endroit étrange. Imaginez une plaine, remplie de marais, d'environ 10km de diamètre, avec une île au milieu. L'eau n'était pas profonde, mais des plantes y poussaient, et ce lieu ressemblait à une forêt. Le climat était tropical, chaud tout au long de l'année. Ces plantes étaient étranges, avec de grandes feuilles et beaucoup de grosses fleurs rouges. D'autres jaillissaient au-dessus de l'eau, sortes de bananiers, abritant de nombreux insectes et oiseaux. C'était un endroit agréable, et, comme l'eau était peu profonde, il y faisait souvent chaud, avec le soleil. Cependant aucun Elfe ne pouvait vivre à proximité, car d'énormes essaims des grenouilles faisaient un bruit terrible.

Ce lieu était entouré de collines, avec des villages et des elfes. Ils aimaient les marais, et ils s'y aventuraient parfois. Mais il était très difficile de s'y déplacer: on ne pouvait pas y marcher, car l'eau était trop profonde. Les bateaux ne pouvait pas y aller, car c'était encombré d'herbes et de feuilles. Ce qui rendait le voyage en ce lieu long et ardu, et les elfes n'allaient pas plus loin que quelques dizaines de mètres.

 

Cependant, il y avait l'île au milieu... et une île inaccessible, c'est fascinant! Elle était visible depuis les collines tout autour du lac, comme une petite colline couverte d'arbres. Et les elfes qui vivaient alentour sentaient qu'il devait y avoir quelque chose de spécial!

 

Certains disaient avoir vu des lumières sur l'île, vers la fin de la nuit! Cela n'arrivait pas souvent, et les témoins étaient seuls... et avant qu'ils puissent appeler d'autres pour voir, les lumières avaient disparu!

 

Ainsi les histoires de magie et de lieux cachés allaient bon train... Curieusement, les anciens restaient silencieux, et ils éludaient même les questions. Ils devraient savoir, pourtant... Car les anciens savent toujours tout!

Certains auraient aimé se rendre sur l'île... Mais c'était très difficile et même dangereux: on ne pouvait pas marcher dans le marais, et les bateaux seraient empêtrés dans l'épaisse végétation. Parcourir 5km jusqu'à l'île prendrait plusieurs jours... et plusieurs nuits. Comme on ne peut pas dormir dans l'eau, ils avaient besoin de bateaux... et de nourriture. Tout cela est encombrant et difficile à manier dans les marais! Sans compter que les grenouilles ne leur permettraient pas de dormir, hurlant et sautant sur eux toute la nuit.

 

L'un des villages environnants était une grande famille, avec une bande de joyeux enfants elfes, tous environ du même âge.

Les grandes familles ont été créés parce que, à cette époque où le Horiathon était sur le point d'être définitivement rouvert, la population des elfes atteignait la limite que la nature peut soutenir. Alors les elfes ralentissaient la croissance de leur population. Pour éviter l'isolement de ces enfants moins nombreux, les parents se rassemblaient dans un village, et ils faisaient les enfants ensemble. C'est ce qu'on appelait une grande famille.

Le résultat de ces unions était de joyeuses bandes d'enfants ou d'adolescents. Dans le village de l'histoire, ils avaient tous entre 13 et 16 ans. Bien sûr, peu d'entre eux étaient physiquement frères ou sœurs, mais c'était comme une grande famille d'environ 35 enfants et 20 parents. Ils s'aimaient beaucoup les uns les autres, comme de vrais frères et soeurs. Ce genre de bandes se sépare habituellement quand vient l'âge du mariage, car ils préfèrent rechercher l'amour ailleurs. Mais parfois, certains se mariaient ensemble... C'est tellement bon de trouver l'amour juste quand on sort de l'enfance! Mais suivons quelques amis plus proches: deux filles, Térylène et Mélorène, et deux garçons, Mechel et Mizar.

C'était un très beau village, sur un petit plat entre des collines boisées, avec un espace herbeux au milieu, entouré de maisons pour les enfants et les parents. Un peu plus loin, deux ou trois maisons communautaires. Des jardins entouraient les lieux, avec des arbres pour l'ombre, et bien sûr beaucoup de fleurs. Le centre du village était orné d'amusantes constructions enfantines, jeux ou œuvres d'art. Mais maintenant qu'ils étaient adolescents, les jeunes faisaient plutôt des choses plus mûres dans les cercles extérieurs du village, comme des petites maisons, des ateliers de forge, de menuiserie, d'artisanat, couture, peinture, musique et beaucoup d'autres. Certains s'étaient engagés dans des études en arts ou en sciences. D'autres construisaient de petits temples ou des lieux de méditation plus haut dans les bois. Les elfes laissent toujours des plages de nature intacte entre leurs villages, afin de toujours garder des endroits paisibles et agréables, pour la communion avec la nature ou avec l'esprit intérieur.

Les elfes n'ont pas besoin de choses modernes pour vivre. Pour cette raison, il n'y avait pas d'électricité dans le village, juste un émetteur radio pour des messages, avec un générateur à pédales. Ce n'était pas par culte de la pauvreté ou des choses anciennes, c'était plutôt pour préserver une vie magique. L'entraînement à la télépathie est beaucoup plus difficile que de pédaler pour l'émetteur, mais il produit une croissance de l'esprit, et pas l'émetteur! L'émetteur n'est là que pour les messages d'urgence, ou des bulletins.

C'était un endroit merveilleux pour être heureux, résonnant toute la journée de rires, de musique et de chansons! Sans bruit ni cris: c'étaient de doux enfants elfes!

 

Cependant, depuis ce village, la vue s'étendait sur les marais... et sur l'île au mystère. Aucun ancien ne vivait dans les villages près des marais, mais il y en avait dans un grand temple proche. Les elfes aînés ont souvent des pouvoirs magiques, de sorte qu'ils devraient savoir ce qu''il y a sur l'île... Mais ils ne parlaient pas de ça! Si quelqu'un voulait savoir, ils devait y aller lui-même.

 

 

Un matin, Mélorène était tellement excitée: elle avait vu la lumière! Un flash blanc de 10 secondes. Assez pour être sûre d'elle, mais trop court pour appeler d'autres et vérifier.

Aussi nos quatre amis, Mizar, Mechel, Térylène et Mélorène, étaient très excités! C'est ainsi qu'ils ont décidé d'aller y voir.

Tous ces enfants étaient fortement unis dans leur quasi-fraternité, mais ils développaient chacun une personnalité différente. Avec l'adolescence, les différences se remarquaient davantage. Ces quatre-là formaient un groupe plus uni et audacieux, avec un désir croissant de savoir ce qui se passait ailleurs, et un intérêt particulier pour la magie et les choses étranges. C'est pourquoi ils avaient de plus en plus leurs propres projets, dont ils ne parlaient à personne d'autre dans le village, sachant déjà que la magie vit dans le secret. Ils n'en étaient pas à leurs premières expéditions dans les collines environnantes.

Ils avaient déjà essayé d'aller dans les marais, et ils savaient comme c'était difficile. Non la moindre difficulté était qu'ils ne pourraient pas voir à travers les buissons, et donc ils pourraient facilement se perdre.

Mizar construisit un canot étroit, capable de se glisser entre les plantes. Ils l'essayèrent chacun leur tour, et il purent se faufiler efficacement entre les branches et les buissons, quoique avec effort. Ils devaient tirer avec leurs bras, sur les autres branches autour. Et il était très enclin à chavirer... Clairement ils ne pourraient pas aller loin avec celui-ci.

Ils en construisirent un autre, avec une quille. Comme la plupart des branches étaient verticales, il y avait peu d'obstacles horizontaux, alors la quille ne gênait pas.

Une idée de Terylene, la forme du canot était un peu comme une pointe de flèche, pour que la proue du canot suivant s'engage dans l'encoche a l'arrière. Ainsi les canots formeraient une sorte de train, ce qui économiserait beaucoup d'efforts en poussant à travers les buissons.

Mechel ajouta une toile cirée en forme de petite tente, montée sur une ossature légère, pour protéger de la pluie et repousser les grenouilles.

Comme les canots étaient longs, nos compères pourraient s'y allonger et dormir. Mais ils avaient encore un grave problème à résoudre: le bruit des grenouilles. Elles faisaient un tel boucan qu'aucun village n'avait pu être construit près des marais. On les entendait à des kilomètres. Souvent, en pleine nuit, mais parfois aussi le jour, les grenouilles lançaient de capricieuses orgies de hurlement, et c'était alors comme si un avion à réaction approchait!

Les Elfes ont moins besoin de sommeil que les humains, mais ils leur en faut tout de même: ils ne peuvent pas tenir plusieurs jours sans. Mechel est venu avec des bouchons d'oreilles en coton-cire, pour pouvoir dormir malgré ce bruit terrible et imprévisible. Ils amenèrent aussi des couvertures.

Pour être capables de s'orienter, Terylène a fabriqué une perche dotée d'un miroir, pour voir au dessus des buissons. Ainsi, ils ne risqueraient pas se perdre et d'errer pendant des semaines dans le labyrinthe sans fin de buissons et de feuilles.

Le plus difficile était de faire tout cela en secret. Leurs amis et parents étaient si bons, les encourageant et venant souvent voir leurs progrès... Alors ils échangèrent leurs quatre canots chaque nuit, dans l'atelier de menuiserie, pour faire croire qu'il n'y en avait qu'un seul!

Enfin, Melorène amena un jeu de perches, pour attacher les bateaux côte à côte la nuit, et leur permettre de dormir en toute sécurité sans que ces esquifs étroits ne chavirent pendant leur sommeil.

Ils préparèrent nourriture et eau pour une semaine. L'eau des marais semblait impropre à boire, même pour les elfes, et ils ne pourraient pas faire de feu pour la désinfecter. Les elfes ont une bien meilleure santé que les humains, mais ils peuvent être malades, ou empoisonnés par de l'eau sale. Heureusement la forme de leur canot leur permettait de stocker beaucoup de choses sous les sièges.

 

Un matin très tôt, ils sont partis en silence, laissant juste un message dans leurs chambres. Ils avaient déjà fait de telles d'expéditions, et personne ne s’inquiéterait d'eux avant le repas de midi. A ce moment, ils seraient trop loin, hors de portée pour appeler ou crier.

C'est ainsi qu'ils commencèrent leur voyage ardu, tirant avec leurs bras pour passer la proue du premier bateau entre les branches verticales, et pousser pour écarter ces dernières. Pour donner une idée, il n'y avait souvent que 10cm entre les branches. Une était facile à pousser, mais ils devaient en écarter trente à la fois! C'était donc bien plus difficile qu'ils ne s'attendaient, et ils n'avançaient que lentement, se fatiguant vite.

Il apparût très vite qu'il y avait des paquets de végétation épaisse, et d'autres clairsemés. Bientôt, ils furent capables de détecter les meilleurs endroits, mais leur trajectoire était sinueuse, et le soir, ils n'avaient fait qu'un seul kilomètre, la moitié de prévu. Un kilomètre par jour, cela prendrait dix jours pour l'aller et le retour, et ils n'avaient de l'eau que pour huit. Heureusement le miroir leur permettait de savoir exactement où ils étaient, à l'aide des collines environnantes.

Heureusement, le deuxième jour, les buissons devinrent moins serrés, et ils trouvèrent même des étendues d'eau libre, en réseau. Tout n'était donc pas un marais, c'était plutôt un lac. De cette façon, ils pouvaient voyager beaucoup plus vite que prévu.

Au soir du deuxième jour, ils étaient à seulement 1km de l'île mystérieuse. Ils ont du installer leur camp (attacher leurs canots) dans un carré de buissons particulièrement épais, avec beaucoup de grenouilles. Il était difficile de dormir ici, même avec les bouchons d'oreilles, et pire encore, des hordes de grenouilles leur sautaient dessus! Si les canots n'avaient pas été solidement attachés ensemble, les grenouilles les auraient fait chavirer! Heureusement, les tentes montées sur armatures empêchaient les grenouilles de remplir les canots.

 

Le troisième matin, ils étaient fatigués (Même les elfes peuvent se lasser, par privation de sommeil ou avec efforts intenses). Les buissons redevenaient très épais, et ils ne progressèrent que lentement, avançant de seulement 400 mètres de toute la journée!

 

Ce n'est qu'au soir qu'ils purent enfin voir l'île! Elle leur apparut d'abord comme une masse sombre à travers les plantes, un peu effrayante. Et tout à coup ils furent en eau libre, avec, en face d'eux, à quelques centaines de mètres, la silhouette sombre de l'île couverte d'arbres, à la tombée de la nuit. C'était étonnant, respectable et un peu intimidant... Mais ils étaient si heureux d'enfin atteindre leur objectif, et d'en finir avec ce voyage fatigant! Il semblait ne plus y avoir aucun obstacle maintenant...

Alors ils pagayèrent joyeusement le chemin restant, jusqu'à ce qu'ils atteignent la rive même.

Le sol y était de roches plates et d'herbe courte, avec quelques buissons. On avait une forte sensation d'une présence tout autour, même si rien n'était visible dans la nuit tombée. Ils prirent conseil rapidement, et décidèrent de tirer leurs canots sous les buissons, afin que leur présence ne soit pas remarquée. Ils prirent leurs sacs de couchage hors les canots, pour s'installer bien cachés dans un buisson creux. Heureusement il y n'avait aucun bruit suspect sur l'île, et ils purent bien dormir.

Du moins jusque vers deux heures du matin, où il entendirent soudain un étrange bourdonnement métallique, provenant du sommet de l'île... Cela dura un bon moment, et ils eurent du mal à se rendormir par la suite, se cachant sous leurs couvertures, effrayés ou sur leurs gardes.

Le lendemain matin, la lumière du jour les rassura, et leur permit d'installer un meilleur camp. Seulement trois jours de voyage leur laissaient deux jours pour explorer l'île, et plus encore, si il y avait de l'eau. En pratique, les Elfes peuvent rester une semaine sans manger, sans se sentir mal. Mais le manque d'eau douce est plus problématique.

Avec le lever du soleil, l'endroit paraissait maintenant joyeux et amical, avec la belle verdure et l'eau autour. Mais ils ressentaient toujours cette forte impression d'une présence, de n'être pas autorisé ici, et de recevoir une terrible punition si ils étaient capturés.

Il apparut bientôt clairement que l'île était habitée: un chemin pédestre suivait le rivage, avec des traces fraîches dans la terre molle. Qui pouvait donc bien vivre là?

Alors ils restèrent cachés dans les buissons, jusqu'à ce que le jour soit bien levé. Puis, ils décidèrent d'explorer le tour de l'île, tout en restant cachés dans les buissons ou entre les rochers. Ils avançaient le long du rivage, et ils trouvèrent vite un petit ruisseau coulant entre les graminées. Un sentier très visible menait à la source... joliment arrangée avec une bordure de pierres, des bassines d'émail pour prendre l'eau, des planches pour laver les vêtements, et même des draps séchant sur un fil! Un chemin sinuait vers le haut, avec de l'herbe soignée et des arbres élagués portant beaucoup de fruits, certains qu'ils ne connaissaient pas.

Ils prirent un peu d'eau, en ne restant que très peu de temps près du bassin, tout en surveillant le chemin du haut au cas ou quelqu'un vienne... mais personne n'arriva. Ils avaient joliment peur, comme si leur vie était en jeu!

Plutôt que de suivre le chemin vers le haut, ils décidèrent de suivre la rive. Le tour de la petite île ne faisait que 3km de marche facile, mais ils évitèrent le chemin, préférant rester cachés dans les buissons. Ce qui fit que ce tour prit toute la matinée.

Il y avait deux sources autour de l'île, et une troisième plus petite, laissée sauvage. Ils furent même très surpris de découvrir un petit port, avec une dizaine de canots, très semblables aux leurs, avec même la forme de flèche!

Bientôt midi approcha... ils se remarquèrent rien de spécial, juste notant qu'ils se sentaient bien et heureux dans ce lieu. Ils avait même un désir de méditer. C'était beaucoup plus facile... Ils avaient maintenant envie de rester ici pour des semaines... et c'était tout à fait possible, avec tous ces fruits à manger, et les sources. Mais ils n'avaient aucune idée de qui habitait ici, ni de ce qui produisait les lumières. Ainsi, au début de l'après-midi, ils décidèrent de monter jusqu'au sommet de la colline!

Il y avait plusieurs chemins menant au sommet, mais ils étaient trop effrayés pour les suivre. Ils se mirent à grimper dans les buissons, de peur de rencontrer quelqu'un... La montée était facile, mais bientôt les buissons se transformèrent en vergers, et même en petits champs. Les arbres fruitiers étaient taillés et entretenus... De toute façon, ils n'étaient pas libres de prendre de la nourriture ici, car probablement quelqu'un en avait besoin.

En s'approchant du sommet, ils trouvèrent d'autres preuves de présence, ancienne ou récente, comme un vieux four à céramique, des toilettes et autres choses. Ainsi, en arrivant près du sommet, ils avaient vraiment le sentiment de ne pas être à leur place!

Ils se mirent à espionner le sommet, de derrière une haie. C'était plat, avec de l'herbe. Cela ressemblait à un camp, avec des cabanes, et un emplacement de feu au centre. Le feu pouvait-il produire les lumières? Non, elle apparaîtraient en pourpre, pas comme des éclairs blancs. Et de toutes façons, il était protégé de la vue, avec les haies et les arbres autour.

Tout à coup des gens apparurent juste derrière eux... Ils étaient découverts!

Deux ermites, portant des robes blanches de prêtres, se tenaient juste derrière eux, l'air plus amusé qu'en colère... Sans doute, d'autres étaient dans les cabanes, ou dans les bois alentour, occupés à du jardinage.

Nos quatre amis rougirent brusquement, disant bonjour maladroitement aux ermites, qui répondirent aimablement.

Nos quatre jeunes elfes étaient penauds, car ils savaient que les ermites ne doivent pas être dérangés. Ils pourraient être grondés et même punis. Bien sûr il n'y a aucun délinquants parmi les elfes, mais ils savaient que parfois les enfants se comportaient mal, et ils étaient punis, voire fessés! Peut-être même que les ermites les retiendraient prisonniers sur leur île!

 

Au lieu de cela, les ermites souhaitèrent la bienvenue à nos quatre amis, et les mirent à l'aise. Habituellement les ermites protègent leurs lieux des visiteurs, avec des signes plantés autour, afin que les gens ne les dérangent pas par inadvertance. Mais ces ermites étaient au fin fond de marais inaccessibles, et ils ne s'attendaient pas vraiment à recevoir de visiteurs ici.

Cependant les ermites restaient la plupart du temps silencieux, sans expliquer quoi que ce soit de ce qu'ils faisaient ici. Au lieu de cela, ils amenèrent nos quatre compères plus bas sur la colline, où il y avait une sorte de maison pour ranger les choses, avec une chambre pour les visiteurs dormir. Le soir venu, ils partagèrent un repas, parlant d'une voix douce, pour ne pas déranger les autres méditant dans leurs huttes.

Il était courant dans les terres elfiques de voir des endroits avec des gens méditer. Mais les ermites n'avaient pas besoin d'aller aussi loin que cette île isolée, qu'ils ne pouvaient atteindre qu'au prix d'un voyage pénible et dangereux: il leur suffisait d'aller dans les bois, loin des endroits fréquentés, et de mettre un signe pour éloigner les visiteurs. Donc ce n'était pas simplement pour être tranquilles qu'ils étaient là.

Cela fait que nos amis se demandaient bien pourquoi les ermites devaient se rendre dans un endroit si impraticable et si dangereux. Il devait y avoir quelque chose de spécial ici... Les lumières?

Le soir vint, puis la nuit, avec toujours pas d'explications. En tous cas, nos quatre compères n'ont pas osé demander...

Enfin, ils furent invités à dormir dans quelques-uns des refuges sur la colline, qui étaient vides. Leurs cabanes étaient à l'écart l'une de l'autre, afin qu'ils ne puissent pas parler ensemble. Car il était interdit de parler à cet endroit. Alors quoi faire d'autre que de dormir?

...

...

Tard dans la nuit, ils furent tout à coup réveillés par la sonnerie lente d'un gong...

Tous les ermites étaient ici, en cercle, autour du centre même de la pelouse, où le sol était sombre et rocheux. Le gong roulait, ainsi qu'un lent murmure de mantra, par toutes les poitrines autour. C'était donc ça qu'ils avaient entendu la nuit précédente! Nos quatre jeunes elfes, à moitié réveillés, furent profondément émus et un peu effrayés, ne sachant pas quel rituel allait se dérouler dans ce décor étrange. Ils furent invités à s'asseoir dans le cercle, avec les autres.

Une longue attente commença dans le froid de la nuit. Ils n'osaient pas bouger, sous le charme du puissant rituel, avec le bourdonnement du mantra et la lente pulsation du gong...

Alors que leurs yeux s'adaptaient à l'obscurité, les autres ermites apparaissaient de plus en plus comme de claires silhouettes, toutes vêtues de blanc. Ils étaient très visibles, et même les pierres au centre devenaient perceptibles. C'était comme si une lumière subtile pénétrait ce lieu...

Puis, ils réalisèrent que leurs visages étaient maintenant visibles, les plis de leurs vêtements, et même les brins d'herbe...

...

Ce n'était pas naturel!

Tout devenait de plus en plus clair dans le cercle, comme si une lampe s'allumait au milieu... Mais il n'y n'avait aucune lampe visible!

Ils réalisèrent que l'un des ermites n'était pas assis, mais couché sur un lit de paille, près du centre...

Et tout à coup, il y eut un éclat de lumière blanche intense au milieu du cercle, illuminant leurs visages!

La lumière flamboya pendant quelques secondes, puis sauta brusquement sur l'ermite allongé, et disparut en lui. Puis tout redevint obscur, la nuit reprenant ses droits.

Nos amis sentirent des mains sur leurs épaules, les invitant à quitter les lieux et à retourner au lit. Ils devaient encore garder le silence, mais leurs cœurs étaient pleins de questions: quel était ce rituel étrange?

Qu'était cette lumière? Mais ils devaient attendre le jour!

Le lendemain matin, les ermites n'étaient pas pressés de répondre aux questions. Comme d'habitude, ils demandèrent à nos amis de garder le silence près du cercle rituel, les invitant à la maison commune, où ils leur offrirent un repas du matin. Seuls quelques-uns des ermites étaient visibles, occupés à des tâches ménagères. Les autres étaient probablement à méditer dans leurs huttes, ou dans d'autres endroits.

A environ 10 heures du matin, l'ermite qui était couché dans le cercle leur apparut, et il commença à parler, à voix basse.

Ce qu'était la lumière? Personne ne savait, en fait. Ce genre de phénomène arrive dans certains endroits.

(Sur Terre, nous avons un spooklight qui a été étudiée par les scientifiques, à Hessdalen, en Norvège. Il a commencé à se manifester en 1984, après un petit tremblement de terre, mais son activité se raréfie depuis. Plusieurs photos et des vidéos ont été prises, mais l'élusivité du phénomène n'a permis aucune étude scientifique, et aucune explication n'a été trouvée. Il est dit qu'il y en a un dans les monts Wu Tan Shan, en Chine: les fascistes de Mao ne se sont pas approchés de ce lieu, et dans Google Earth, une large tache de verdure était visible autour, à un moment. Les Bouddhistes disent que cet endroit est la demeure d'un grand Boddhistasva: Manjrushri. Le plus connu et le plus accessible serait le Spooklight de Joplin, aux USA, dont on dit qu'il se manifeste tous les soirs depuis 1884. Mais, curieusement, peu d'études scientifiques ont été faites de celui-ci. Beaucoup d'autres sont sensés apparaître plus rarement, dans de nombreux endroits sur Terre, mais il est difficile de savoir combien, car les amateurs de faux mystères comptent souvent des phares de voiture comme spooklights. Mais ce qui est sur les vidéos de Hessdalen n'est pas des phares de voiture!)

Il y avait donc un spooklight sur cette île lointaine, et les ermites utilisaient comme moyen de quitter leur corps et d'avoir des expériences dans l'autre monde. Il semble que, au contact avec un spooklight, nous pouvons avoir des sortes d'expériences spirituelles, que les ermites recherchaient, à des fins de haute magie.

Les ermites n'étaient cependant pas enclins à en dire plus, et il y avait de toutes façons peu à dire, autre que ce fantastique fait inexpliqué. Et bientôt ils demandèrent à nos amis de partir. Ils n'étaient clairement pas autorisé ici, même si leur visite n'étaient visiblement pas due au hasard. Mais ils avaient beaucoup de choses à apprendre avant d'être capables de s'engager en toute sécurité dans ce genre de haute magie!

Ils durent donc reprendre leurs bateaux, et l'un des ermites les accompagna, pour montrer le trajet. Le voyage de retour ne prit qu'une journée et demie, leur guide connaissant les meilleures passes dans les marais.

Mais tout d'abord, ils durent prêter serment de ne pas parler de l'île à quiconque!

Ils revinrent donc dans leur village, où ils furent accueillis par tous leurs amis, et certains anciens avec un sourire étrange... Ils racontèrent une histoire où l'île n'avait aucun intérêt, ne valant pas les risque du voyage. Mais au contraire, leur silence embarrassé conforta tout le monde dans l'idée qu'il y avait quelque chose là-bas, mais qu'ils ne devaient pas connaître.

Mais au moins, nos quatre amis connaissaient maintenant le nom et le lieu de la haute université elfique de magie!

 

 

 

Fin

 

 

 

Génération de cette histoire (gâche la surprise!)

Cette histoire a été improvisée en 2009 dans le cercle bardique que je tenais deux fois par mois dans les terres des elfes de Second Life. J'ai reçu les mots- semences «old tree» (vieil arbre), «Heat and Summer - Rain» (chaleur et été - pluie), «smell of rain» (odeur de pluie), «Hurrycan», et «love and light» (Amour et lumière).

 

 

Chez les moldus

Un incident rigolo lors de la mise en forme de ce texte est que le traducteur Bing (de Microsoft) m'a traduit «The water of the marshes looked unsuitable for drinking» (l'eau du marais semblait impropre à la consommation) par «l'eau du marais semblait impropre à la consommation d'alcool»! Ce n'est clairement pas l'ordinateur qui a commis cette erreur-là! Il y en a qui prennent leur cas pour une généralité...

 

 

 

 

 

 

 

Scénario, dessins, couleurs, réalisation: Richard Trigaux.

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