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Internet et Liberté

 

dernière mise à jour: 21 Juin 2017

 

Gros sujet de débats qui appelle pourtant des réponses simples et précises.

 

Le but de cette page est de commenter l'évolution de la liberté sur Internet, face à la nécessité d'y apporter un peu d'ordre... ou aux tentatives pour le censurer.

Cette page a été complètement réorganisée, afin de refléter l'évolution des problèmes, par rapport au texte du début, écrit en 2002. Les ajouts («Actualités») sont affichées des plus récents aux plus anciens, et la page originale à la fin. Rien n'a été supprimé, même parmi les interventions obsolètes.

 

Pas de liberté sans moyens pratiques de l'exercer:

Les fabriquants de logiciels se moquent-ils de nous?

 

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ACTUALITES

 

Le contenu de cette partie est enrichi selon l'actualité, à la manière des «blogs», et de bas en haut. Certains articles sont obsolètes, mais je les laisse pour l'histoire.

 

 

 

 

 

La ferme à clicks prend des claques

 

Ajouté le 21 Juin 2017

 

Les fermes à clics sont des organisations de gangsters «vendant» des bots pour pourrir l'Internet et tromper sur la popularité de sites en y ajoutant de faux clics et likes. L'une a été fermée en Thaïlande, suite notamment à leur «aide» à un candidat politique local. Voir article sur Science et Avenir. La question reste ouverte de comment ils ont pu obtenir 347000 cartes sim.

 

 

 

Eh hausse: Inworldz (monde virtuel)

 

Ajouté le 1 Mai 2017

 

Le monde virtuel Inworldz réussit à tenir sa place de premier rang en qualité et en communauté, malgré la morosité ambiante et la compétition souvent déloyale de certains membres de Open Sims. Des surprises en vue dans les semaines prochaines, notamment à propos des cartes.

 

 

 

Eh baisse: Second Life

 

Ajouté le 1 Mai 2017

 

Malgré sa notoriété, Second Life subit lui aussi la morosité ambiante, perdant des membres. Apparemment, ils pensent ne pas en perdre assez, car nous voyons de plus en plus arriver dans Inworldz des gens disant que leur personnage a été supprimé de Second Life, sans explication ni recours. Ainsi ma proposition de fournisseurs d'identités moraux et indépendants reste à créer.

 

 

 

Eh baisse: wikipedia

 

Ajouté le 1 Mai 2017

 

Les défauts bien connus de wikipedia ne sont toujours pas corrigés: éditeurs anonymes, spécialistes auto-proclamés, biais idéologiques, pédanterie, combats d'éditeurs... On peut aujourd'hui considérer que wikipedia n'est pas une source d'information fiable, et qu'il ne le sera probablement jamais.

Une tendance déjà ancienne mais qui s'accentue est le scientisme (Utiliser les données scientifiques comme un système de croyance ou une idéologie). Par exemple la page sur les NDE est devenue un simple monologue par un ou deux «sceptiques» détruisant systématiquement le sujet, tout en se réclamant mensongèrement «de la science» (voir ce que la science en dit vraiment au chapitre V-9). Un effet similaire apparaît sur la page ovni: on avait une excellente page, qui un jour a été défigurée et remplacée par quelques alinéas de dénigrement idiot. Après plusieurs années de combat pour tenter de reconstruire la page, on est arrivé à une sorte de compromis bancal ne donnant qu'une vague idée du sujet. Problème, en science, il n'y a pas de compromis: la Terre est plate ou elle est ronde, mais on ne peut pas prendre quelque chose entre les deux pour éviter de froisser des opinions.

Ainsi un des défauts les plus graves de wikipédia est le manque d'arbitrage effectif: les directeurs tentent de concilier des opinions, sans se référer à la réalité objective qui permettrait de trancher. En somme, l'objectivité selon wikipedia n'est pas l'observation, ce sont les sources, même si ces sources disent que deux et deux font cinq!

L'autre défaut grave de wikipedia, le matérialisme borné, apparaît de manière plus subtile, mais au fond bien plus révélatrice, dans les pages sur la sexualité. On y voit des rangées de seins et d'organes, alignés comme sur les étagères d'un musée. Ça sent le formol! Mais un malaise nous étreint: a AUCUN moment on ne parle d'émotion ni d'amour! Qu'ont ressenti les personnes qui se sont ainsi laissées photographier en état d'excitation sexuelle? Même les sites pornos les plus vulgaires ne déshumanisent pas leurs modèles de cette façon. Découvrir le corps de quelqu'un est pourtant un moment amoureux inoubliable, dont wikipédia nous dépouille, au nom d'une «objectivité» matérialiste qui nie et écrase des pans entiers de nos vies.

Autant en emporte le vent, donc, pour la prétendue objectivité de wikipedia. wikipedia ne ment pas ouvertement, mais sa destruction de la connaissance est plus subtile: faire comme si des pans entiers de la réalité n'existaient pas.

Même créer une lien vers une page wikipedia est problématique: rien ne garantit que le contenu sera toujours pertinent dans un an. Il pourrait même contredire celui que vous aviez ciblé!

Rien d'étonnant donc à ce que de plus en plus de pages ne sont plus maintenues, et que de plus en plus de gens ne veulent même pas être dans wikipédia.

 

C'est triste, car wikipedia serait un outil fantastique, si il était rédigé correctement.

 

 

 

Google et Facebook réagissent contre la désinformation

 

Ajouté le 16 Novembre 2016

 

Il y a longtemps que je dénonce ici les nombreux sites de désinformation sur Internet, comme une cause majeure de perte de liberté sur le réseau et dans le monde. La très inquiétante élection de *beep* en 2016 aux Etats Unis montre que les sites de bobards et les théories conspirationnistes sont aujourd'hui suffisament puissants pour intoxiquer l'ensemble de la société et produire des résultats extrêmememnt dangereux.

En particulier Google et Facebook sont accusés d'avoir aidé à la propagation de bobards assez incroyables qui ont pu infléchir les votes de beaucoup de gens. Acceptant la critique, ils ont décidé:

- Supprimer les revenus publicitaires à ces sites, en particulier ceux dont l'éditeur n'est pas visible.

- Filtrer les contenus sur leurs réseaux. Ainsi facebook pourrait se considérer comme un média, ce qui lui permettrait d'exercer un contrôle éditorial sur les articles qu'il publie.

 

Ajouté le 21 Décembre 2016

 

Apparemment les projets ci-dessus sont en train d'être mis en place rapidement. On peut certes se réjouir que les théories conspirationnistes soient enfin combattues (En effet elles sont en train de devenir une sorte de nouvelle religion du chaos, pourrissant la politique). Toutefois un autre problème va se poser rapidement: qui va déterminer ce que l'on a le droit de publier ou non sur Internet? Normalement c'est à des scientifiques et à des moralistes (la démocratie malade s'étant disqualifiée). Si c'est une société commerciale qui le fait, alors il apparaît à nouveau le risque que les outils mis en place servent à censurer des expressions ou des idées légitimes.

 

 

Des théories conspirationistes à l'antisémitisme

 

Ajouté le 16 Novembre 2016

 

C'était devenu une sorte d'habitude que les médias nous rebattent les oreilles avec leurs théories conspirationnistes, dont eux seuls parlent. Ces années de conditionnement ont fini par apporter leurs fruits vénéneux: «certains» n'ont plus qu'à dire que les illuminati et autres Da Vinci code sont en fait «les juifs», et c'est reparti comme en 1940!

 

 

 

Dégoogliser Internet: les solutions pratiques

 

Ajouté le 7 Octobre 2016

 

Framasoft est un site de ressources sur les solutions libres pour l'Internet, dans une démarche d'indépendance vis à vis des grosses sociétés qui accaparrent de plus en plus l'Internet.

 

 

 

Neutralité du net: victoire!

 

Ajouté le 9 Septembre 2016

 

Face au projet de la nouvelle noblesse financière de s'accaparer l'Internet, à l'aide d'un «Internet rapide» privilégié reléguant nos sites dans un ghetto difficilement accessible, des années de lutte ont finalement payé: Aux Etats Unis, au Brésil, en Inde, et maintenant en Europe, les régulateurs de l'Internet ont mis en place des règles claires garantissant pour longtemps la neutralité de l'Internet. Ainsi, ceux qui veulent se faire connaître sur l'Internet n'auront qu'à apporter de meilleurs contenus, pas seulement un contenant plus voyant.

Un point intéressant est que cette lutte ne s'est pas produite de la traditionnelle manière «gauchiste» avec opposition et insultes, mais de manière plus démocratique et particitative. Ainsi, le message de Avaaz annonçant la victoire montre le visage de Sébastien Soriano, président de l'ARCEP, qui se dit «ému» des messages reçus.

 

 

 

Content ID, L'ultime parade des majors de l'audiovisuel

 

Ajouté le 26 Aout 2016

 

Bien plus fort que les DRM: Content ID est un robot qui analyse directement les vidéos et musiques sur Youtube, et identifie des contenus copyrightés. Youtube les enlève alors. C'est la parade ultime des majors de l'audiovisuel, contre ceux qui utilisent leur contenu de manière «créative»... et en plus qui se font payer (par la pub).

L'ennui c'est que le système manque de subtilité: les usages légitimes («fair use», analyses, citations, etc.) sont enlevées sans discernement, avec seulement une parodie de recours judiciaire. On est donc toujours au western, sauf que maintenant c'est les sherrifs qui font régner la terreur.

Peut être que si on avait suivi ma proposition d'il y a dix ans, on aurait aujourd'hui un puissant réseau d'édition contrôlé par les artistes, et on n'aurait plus besoin de ces majors (qui restent les principaux exploiteurs des artistes). Au lieu de cela, on a préféré revendiquer une impossible gratuité des oeuvres d'art, tout en restant désorganisé et chacun pour soi. On a donc offert la victoire aux majors, qui ne vont pas se gêner pour contrôler les artistes, économiquement comme idéologiquement.

Ajouté le 8 Novembre 2016: Tempérant l'alinéa précédent, le projet que je décrivais a été partiellement réalisé par plusieurs sociétés. Leur but est de faire connaître et diffuser les créateurs de manière équitable: pas de sélection idéologique, et dans les 80% des ventes reversées aux artistes (contre 15% pour les majors, y compris les nouveaux comme iTunes selon certaines sources). Que chacun signe donc ses contrats en connaissance de cause (et après vérification des conditions réelles).

 

 

 

Avec Windows 10 vivons tous slip baissé

 

Ajouté le 18 Aout 2016

 

Avec Windows 10, transformez votre ordi en télécran de Big Brother. Les «conditions de confidentialité» sont proprement incroyables: si on n'y fait pas attention, Microsoft sait tout ce que l'on écrit, entend et voit (clavier, micro et caméra). Il est possible de l'en empêcher (en théorie...): si on a raté les écritures en tout petit lors de l'installation, faire Menu Démarrer>Paramètres>Confidentialité, et voyez tout ce que le petit vicieux sait de nous. C'est la plus importante nouveauté de Windows 10: il nous faut tous vivre slip baissé. Plusieurs pays ont intenté des actions pour mettre fin à cet incroyable espionnage, mais Microsoft semble maintenant plus fort que les états.

Même l'assitant Cortana dont on nous parle tant est inutilisable, car on ne peut pas le démarrer si on n'accepte pas les conditions Orwelliennes ci-dessus.

Ajouté le 26 Aout 2016: Les médias informatiques reprennent et confirment ces avertissements. Plus grave, certains affirment que l'espionnage continue même si on l'a refusé.

 

 

 

Sauvons l'Internet libre

 

Ajouté le 15 Juillet 2016

 

Important: signez la pétition de Avaaz pour empêcher la nouvelle noblesse financière de s'arroger le privilège d'un Internet rapide, reléguant nos sites dans un ghetto difficilement accessible!

Mise à jour le 31 Aout 2016

le BEREC (régulateur Européen) a finalement bouché la plupart des trous, garantissant pour longtemps la neutralité de l'Internet.

 

 

 

Vers un Printemps Européen?

 

Ajouté le 16 Mai 2016

 

Les récentes brimades haineuses de certains gouvernements européens contre leurs peuples entraînent différentes réactions, dans lesquelles les «réseaux sociaux» jouent un rôle fondamental, en diffusant par exemple des vidéos d'ignominies policières. Une situation qui rappelle le Printemps Arabe, mais auquel s'ajoute une «nouvelle nouveauté»: les sites de pétition en ligne, tels que avaaz, we move europe, change.org, etc. Ces sites permettent à tout un chacun de participer à des actions de protestation ou de revendication, d'une manière citoyenne qui ne peut être suspectée de «violence»

On peut considérer ces sites comme un moyen de se ré-approprier l'Internet, hors du contrôle de la finance internationale qui finance et contrôle les «réseaux sociaux» (voir le post suivant comment ils font).

 

Oooh mais Orange censure toujours les courriels de ces sites comme «spam»... certains n'apprennent jamais.

 

 

 

Commentaires racistes ou sexistes dans les «réseaux sociaux»

 

Ajouté le 16 Mai 2016

 

Les associations de défense contre les discriminations (Union des étudiants juifs de France, SOS racisme, SOS homophobie) ont fini par remarquer l'effroyable racisme, négationnisme et sexisme qui sévissent sur ces sites, et qui y reste malgré les signalements (Seulement 4% supprimé sur Twitter, 7% sur YouTube et 34% sur Facebook) alors que le moindre téton est immédiatement censuré. Curieusement c'est Yahoo qui publie ça, lui qui s'est fait une spécialité du racisme anti-musulmans.

Je fais remarquer ici que mes vidéos youtube sont configurées de manière à ce que les commentaires sont modérés a priori, c'est à dire que personne ne peut rien poster sans que je fasse un geste pour le rendre visible. On peut aussi les supprimer. Dans ces conditions les gens qui laissent poster des commentaires idiots sur leurs vidéos portent la responsabilité pénale au même titre que l'éditeur du site. Mais gageons qu'en cas de poursuites, le gentil Google «protégera leur vie privée»...

 

 

 

En baisse: wikipédia

 

Ajouté le 16 Mai 2016

 

L'absence de contrôle par des personnes compétentes finit par ruiner la qualité de l'encyclopédie collaborative. Par exemple les pages sur la physique nous perdent dans un dédale de liens dont on n'est plus du tout sûrs si ils représentent la science prouvée, des hypothèses raisonnables ou des spéculations pseudoscientifiques. Et peu sont capables de vérifier, vu l'incroyable pédanterie de ces pages, avec leur murs d'équations qui éjectent 99.9% des lecteurs dès les premières lignes.

Par exemple, une page qui a l'air scientifique, https://en.wikipedia.org/wiki/Diamonds_on_Jupiter_and_Saturn, mais qui décrit des «croyances» («beliefs»), et qui, dans les «liens externes», renvoie à des médias conspirationnistes ou populistes, voire d'extrême droite. Ajouté le 16 Mai 2016, de sorte que vous pouvez vérifier vous-même combien de temps «l'encyclopédie» laisse ça en ligne.

 

Et si wikipédia n'est plus une référence sûre en science exacte, alors qu'en est-il des pages sur l'Histoire, l'économie ou la politique???

 

Ces problèmes sont la conséquence obligée du principe même de wikipédia: penser que, dans la foule des internautes, les personnes compétentes peuvent collaborer pour apporter chacune leur brin de connaissance à telle ou telle page («crowd sourcing»). En théorie ça marche, mais il est incroyablement naïf d'oublier que, si on laisse s'exprimer des sociopathes ou des égocentriques en toute «égalité», alors leur arrogance décourage rapidement les autres, et ils prennent le pouvoir. Les pages wikipédia affectées ont alors un «baron», le contributeur le plus entêté, qui a eu assez de temps de vie à perdre pour se lever chaque nuit pour effacer les corrections des autres contributeurs, jusqu'à ce qu'ils soient écoeurés et qu'ils abandonnent. Vous pouvez facilement le vérifier, en essayant de corriger quelques erreurs flagrantes. C'est la raison pour laquelle je ne perd plus de temps à essayer de contribuer à wikipédia.

 

 

 

Nouveaux bloqueurs de pub dans les navigateurs Internet?

 

Ajouté le 16 Mai 2016

 

Marre de ces images grotesques, bruyantes ou angoissantes qui nous sautent à la figure ou bloquent la lecture d'un site? Plusieurs navigateurs proposent maintenant des bloqueurs de pub. Une initiative louable et fort bienvenue (en espérant que ces systèmes ne bloquent pas de contenu légitime, comme l'avait fait Internet Explorer avec les pop-ups).

Mais Google Chrome se distingue en sélectionnant les «bonnes» pubs des «mauvaises» pubs. Les «bonnes» pubs sont celles qui n'envahissent pas la navigation... c'est à dire les pubs... de Google. Le gentil Google nous protège... de ses concurrents, Ha ha ha ha!

 

Il faut encore et encore rappeler le principe fondamental d'Internet: quiconque a quelque chose à dire le dit, sur UN site, qu'il paye quelques euros par an (c'est à dire virtuellement gratuitement).

Mais dès que la pub, «bonne» ou «mauvaise», permet un financement occulte d'une armée de «blogueurs» et de centaines de sites se renvoyant les uns aux autres, alors il se constitue une énorme distorsion de pertinence de tout l'Internet: des gens qui n'ont rien à dire, mais qui le disent très fort, deviennent des «sites connus», des «sites populaires», des «références», reléguant tous les autres à l'obscurité des «sites personnels», suspects de barjoterie ou de virus. Ce n'est plus de la liberté d'expression, mais de la propagande style soviétique. Avec tout ce que ce mot implique de mensonges répétés indéfiniment, et de coups de poignard dans le dos.

 

Bon, on comprend que des sites de ressources ou des journaux d'investigation aient besoin de payer des journalistes, enquêteurs, etc. Comme la noblesse financière ne leur offre pas de financement occulte déguisé en pub, alors ils ont besoin que les utilisateurs intéressés payent des abonnements. Oh mais comme par hasard, on nous dit très fort que tout «doit» être gratuit sur Internet... Voici donc le vrai motif: bloquer la presse d'investigation sérieuse, en lui coupant les ressources.

 

Heureusement les utilisateurs se défendent, en finançant par des donations des sites d'investigation comme Greenpeace, avaaz, we move europe etc. qui finissent par constituer aujourd'hui (2016) les sources d'information les plus pertinentes sur l'actualité.

Certains, comme change.org, se financent même avec de la pub, oui, mais pertinente pour le site, c'est à dire pour des grandes cause humanitaires telles que l'UNICEF. Ce qui leur permet de faire s'exprimer nos causes moins médiatiques. Bloquer une pub de l'UNICEF pour aider l'enfance, ça rend l'Internet plus libre?

 

 

 

Twitter bloque les agences gouvernementales américaines.

 

Ajouté le 16 Mai 2016

 

Selon une info récente, Twitter a bloqué l’accès des agences de renseignements américaines à Dataminr, un outil d'espionnage qui permet d’exploiter l’ensemble des tweets publiés et d'être alerté en cas de discussions autour de sujets suspects, comme le terrorisme.

 

J'entends d'ici les commentaires: «les gentilles sociétés Internet défendent notre vie privée face au méchant gouvernement Américain».

 

Voire.

 

Dans cette nouvelle, un petit «point de détail» devrait attirer l'attention:

 

Dataminr continue de fonctionner.

 

Mais alors, qui s'en sert donc pour espionner nos vies privées? Des harceleurs publicitaires? Des assurances? Des dictateurs, des truands, des trafiquants?

Non les grandes sociétés Internet ne défendent pas notre vie privée. Ils sont les premiers à la violer, pour leur seul intérêt.

Notre vie privée n'est qu'un argument de vente, qu'elles brandissent d'une main et écrasent de l'autre. Et tout le soi-disant combat libérateur de la Silicon Valley contre le gouvernement américain se ramène une fois de plus à l'éternelle lutte des princes contre le roi (aujourd'hui les affaires contre nos gouvernements démocratiques)

 

Question subsidiaire: pourquoi dénoncent-ils uniquement le gouvernement Américain?

 

 

 

Microsoft crée la première IA: Idiotie Artificielle

 

(Ajouté le 26 Mars 2016:)

 

Ah si Microsoft avait lu ma page sur l'intelligence artificielle, ils ne se seraient pas fait pincer comme les créateurs du premier... «Idiot Artificiel»: Tay, qu'il a fallu arrêter d'urgence car il s'était mis à répéter toutes les âneries racistes des plus ridicules trolls de l'Internet, et même à agresser des personnes! En fait ce logiciel n'était qu'un simple analyseur sémantique, sans accès au sens des textes qu'il produisait. Dans ces conditions, parler «d'Intelligence Artificielle» est une pure escroquerie. Mais le danger est plus profond: si des gens qui ne savent pas eux-mêmes ce qu'est l'intelligence se mettent à bricoler des «Intelligences Artificielles», alors on imagine les résultats quand des logiciels comme Tay seront utilisés pour créer des discours politiques, des articles de presse, dans les forums ou par les administrations. En clair, ces «Idiots Artificiels» seraient mille fois plus efficaces que les idiots naturels pour désinformer, rabaisser et asservir l'humanité.

 

 

 

Non-droit sur Internet:
Apple bloque une enquête légale

 

(Ajouté le 19 Février 2016)

 

Le 2 décembre 2015 à San Bernardino près de Los Angeles, deux ou trois barjots ont fait irruption dans les locaux d'une association d'aide aux handicapés, tuant 14 personnes et blessant 21. Les enquêteurs ont besoin d'avoir accès aux données d'un iPhone Apple. Toutefois le PDG d'Apple, Tim Cook, refuse à la justice l'accès aux données, prétextant, dans la lignée de l'affaire Snowden, que ce serait une «atteinte à nos libertés». Il est soutenu en cela par Sundar Pichai, le PDG de Google, et Jan Koum de WhatsApp. (Article de presse)

Il est sidérant que des entreprises appellent à se méfier de l'état de droit et de l'état démocratique (c'est à dire de nous) au nom d'idéologies d'extrême droite (libertarianisme) tout en se prétendant «défenseurs de nos vies privées». Qu'ont-ils donc à cacher de si honteux sur leurs iPhones, pour ne pas laisser la justice le vérifier?

Et aussi, quelle charmante attention, de nous «protéger» du gouvernement, de la part de sociétés qui n'hésitent pas à créer elles même les moyens les plus tordus pour nous traquer sur Internet et dans le monde physique!!

Bien entendu la presse considère ceci comme un «débat sur nos libertés». Il ne s'agit en réalité que d'un cas de plus de nouveaux riches, grisés par la puissance de leur monopole, qui s'en prennent à l'état et tentent de le plier à leur égo enflé.

Ces gens sont en réalité sacrément en retard, pour ne pas connaître la non-dualité entre les libertés individuelles et la défense de la société, sujet de cette page depuis 2002, et connue par les juristes depuis des siècles. Lisez-vous Internet, avec vos iPhones, les gars?

 

A noter que d'autres grand patrons de l'Internet ne se sont pas mêlés de ça, comme Mark Zuckerberg (Facebook), Jeff Bezos (Amazon) ou encore Jack Dorsey (Twitter).

 

Ajouté en Mars 2016: C'est finalement un pirate qui a permis au FBI de débloquer l'appareil et de continuer l'enquête. Finalement, qui est le plus pourri dans l'affaire???

 

Ajouté le 1er Avril 2016: En finale, le FBI, et probablement d'autres services comme la NSA, ont gagné la capacité d'ouvrir arbitrairement n'importe quel iPhone, y compris en secret, sans autorisation d'un juge. Ce qui ne serait pas arrivé si Apple avait collaboré. La leçon est que s'attaquer à l'état aujourd'hui demande plus d'intelligence qu'un vulgaire gauchiste, comme de maîtriser les non-dualités.

Peut-être Apple avait t-il, pour cette décision, utilisé les services the Tay, la première Idiocie Artificielle, de Microsoft...

 

 

Facebook devient philanthropique

 

(Ajouté le 7 Janvier 2016)

 

Mark Zuckerberg s'est engagé à donner 99% de ses actions facebook, environ 45 miliards de dollars, à la Chan Zuckerberg Initiative, une foundation promouvant l'égalité dans la santé l'éducation, la recherche scientifique et l'énergie. Il s'engage aussi dans la neutralité d'Internet et l'accè du Tiers-Monde.

Ceci est certainement très honorable de sa part, et ça donnera aussi davantage envie d'utiliser Facebook.

 

 

 

Le suicide de firefox et le come back d'Opera!

 

(Ajouté le 11 Novembre 2014)

 

OK, maintenant c'est Firefox qui fait le marle: si on lance un lien, toutes les fenêtres sont bloquées tant que ce lien n'est pas complètement chargé!!

Oh, mais pendant ce temps Opera a soigné le bug que je dénonçais dans le post précédent...

il suffit donc de remettre Opera comme le navigateur par défaut, sans avoir à se soucier des signets, puisque maintenant on les enregistre dans un document texte! (Apache Open Office).

Les gens intelligents n'ont pas «besoin» de compétition: ils collaborent. Pour les autres, on accélère la compétition, pour sélectionner les moins mauvais plus rapidement.

 

 

 

Le suicide d'Opera.

 

(Ajouté le 12 Aout 2014)

 

J'aimais ce navigateur web, qui n'étalait pas la fierté et l'autoritarisme des autres navigateurs. C'était également le premier à être 100 % conforme aux normes Internet (Acid tests). Mais il a perdu sa popularité petit à petit, suite à une longue série d'erreurs: icônes laids, trop de changements inutiles dans l'interface, etc. Le coup de grâce fut cependant la récente suppression des indispensables signets, remplacés par des images encombrantes, totalement ingérables si nous avons des centaines de sites dans de nombreuses catégories!

Cherchant une solution de rechange, j'ai découvert que les autres navigateurs faisaient exactement la même chose! Sauf Internet Explorer, mais maintenant c'est eux qui ont raison, les gars.

Donc ce que j'ai fait, et que je recommande à tous de faire, est d'exporter tous nos favoris, généralement comme un document HTML, et de gérer ce document avec notre éditeur de texte habituel (meilleur choix aujourd'hui: Apache Open Office). Nous pouvons ajouter une icône de bureau pour lui, et l'organiser avec des paragraphes et des sections, ou utiliser la fonction recherche. De cette façon, nous pouvons utiliser tous nos signets avec n'importe quel navigateur, dès qu'on le sélectionne comme notre navigateur par défaut!

Avec cela, je n'avais pas encore de motif de changer. Mais il y a quelques semaines, Opera s'est mis à se bloquer lors du chargement des pages internet, rendant toute navigation extrêmement désagréable. J'ai donc utilisé la méthode ci-dessus, et fait d'un autre navigateur mon navigateur par défaut. Peu importe lequel, puisqu'ils sont tous pareils aujourd'hui. Bon, d'ac, je le dis: Firefox, parce que c'est un logiciel libre. Mais la suppression des menus, remplacés par des icônes incompréhensibles, le rend aujourd'hui aussi désagréable que tous les autres. Si au moins on nous avait laissés le choix, mais non, ça a l'air très au-delà des capacités de raisonnement du programmeur moyen.

 

 

 

DuckDuckGo:
Un nouveau moteur de recherche qui ne nous manipule pas

 

(17 Juillet 2014)

J'observe depuis quelques années que mes pages ont énormément reculé dans Google, au profit de pages de «médias» bien moins pertinentes, mais qui reçoivent des «revenus publicitaires» (comprenez: qui sont subventionnées par des grandes sociétés capitalistes... qui subventionnent aussi Google).

Face aux tendances Orwelliennes de Google, plusieurs moteurs de recherche ont défié sa suprématie: Bing, Yahoo, Yandex, avec plus ou moins d'efficacité.

 

Toutefois un petit nouveau, DuckDuckGo (du nom d'un jeu d'enfant) affirme qu'il n'établit pas notre «profil psychologique» (tiens donc, nous étions profilés). Ainsi il ne nous enferme pas dans une «bulle» sélectionnant pour nous les sites, et offrant à chacun une vision différente de l'Internet (comprenez: censurant certains sites). Il n'enregistre pas non plus nos recherches passées, alors que Google permet de retrouver toutes nos frasques...

 

Mais je ne me fie pas aux seules déclarations, aussi je me suis livré à mes propres tests. Surprise, mes sites arrivent en bonne place, même sur des mots-clé difficiles comme «Epistémologie Générale» ou très utilisés comme «bande dessinée en ligne gratuite». Mais pas la page sur l'heure d'été, avec laquelle les moteurs de recherche sont vraiment fâchés. C'est pourtant celle qui reçoit le plus de visites, comme quoi les gens savent déjouer la censure, ha ha ha ha!

DuckDuckGo semble donc le meilleur choix aujourd'hui (2014), tant du point de vue de la pertinence de ses résultats que du respect de notre personne.

 

 

Mise au pas d'Internet:
la dégradation des navigateurs

 

(17 Juillet 2014)

Les menus bouleversés tous les six mois, voire remplacés par des dessins incompréhensibles, sont un obstacle sérieux à l'appropriation d'Internet par des utilisateurs débutants ou peu habiles. En effet, il est facile d'indiquer un menu, mais comment guider un utilisateur si on n'est même pas sûrs qu'il voit la même chose que nous? Déjà que ce n'est pas facile de s'y retrouver pour un utilisateur chevronné...

La suppression des signets est aussi une sérieuse dégradation de l'usage d'Internet. Ils sont en effet le moyen le plus pratique de prendre note de ressources qui nous intéressent, et surtout de noter des URL sûrs contre le fishing. Certains navigateurs, quand on tente de créer un signet, proposent même... une liste de leurs propres sites! L'enflure de l'égo n'a pas de limites.

Fort heureusement, il y a une solution simple à ce problème: notez vos URLs dans un document texte, avec un raccourci sur le bureau. Ainsi, votre liste ne sera pas détruite du jour au lendemain par les fantaisies des navigateurs. Vous pouvez même changer de navigateur sans perdre vos ressources. Un bon éditeur de texte ouvre même directement le navigateur par défaut, simplement en cliquant sur le lien. Les éditeurs simples nécessitent de copier-coller l'URL vers la barre d'URL du navigateur... en attendant qu'elle soit supprimée (C'est déjà commencé, voir ici ).

 

 

L'affaire Snowden

 

(Ajouté le 6 Septembre 2013)

 

Quand j'ai commencé ce blog il y a onze ans, Internet souffrait d'un excès de liberté. Comme je l'ai affirmé ensuite à plusieurs reprises, les états démocratiques ne pouvaient rester indifférents à ce problème, qui est rapidement devenu une grave menace pour tout le monde. Des contrôles ont donc logiquement été mis en place. Le risque était alors (comme je l'annonçais aussi dès le début) que ces contrôles servent à censurer des expressions légitimes. Bien entendu les états non-démocratiques sont tous tombés dans ce panneau comme des bœufs, malgré leur connaissance de la dialectique Yin-Yang ou leurs prétentions spirituelles ou populaires.

Aujourd'hui (Juillet 2013) Edward Snowden affirme que le programme américain Prism a lui aussi passé ce juste milieu, ce qui a bien sûr provoqué une grande défiance envers le gouvernement de ce pays.

Toutefois en regardant les faits, on est plus prudent.

En effet, les seuls documents actuellement visibles sur Internet sont une quinzaine de «slides» publiées par wikimedia.org (désolé, pas de lien, je ne veux pas que les robots d'indexation m'associent à cette affaire). Or ces documents ne mentionnent qu'un seul objectif au programme Prism: le terrorisme. Et c'est un des objectif qui justifie ces moyens. Après, des journaux de plusieurs pays affirment que le programme visait aussi leur gouvernement. Je n'ai toutefois pas trouvé sur Internet les documents qui le prouvent, avec la confirmation par Snowden qu'ils sont authentiques... si il est encore en état de le faire.

 

Par contre on trouve aussi sur wikipédia quelques «points de détails» qui éclairent l'affaire sous un jour très différent: Snowden soutiendrait le parti d'extrême droite «libertarien», dont le but, à l'opposé de toute recherche de liberté, est de livrer le monde à une nouvelle noblesse d'ultra-riches, où l'état démocratique, seul garant de nos droits, serait réduit à un simple rôle administratif. Dans cette optique, l'affaire Snowden apparaît comme un coup très réussi, visant à détruire la confiance du peuple envers l'état, même dans les couches populaires qui d'habitude ne s'intéressent pas à la politique.

 

Enfin, le programme Prism ne fonctionne pas du tout comme les gens l'imaginent: l'image largement popularisée de Obama assis devant un PC pour lire nos courriers, n'est qu'une image de propagande irréaliste et ridicule, vu les millions de courriers qu'il lui faudrait lire chaque jour. En faits, les courriers sont analysés par des ordinateurs, exactement comme le fait facebook. Mais alors, pourquoi reprocher ces méthodes au gouvernement américain, mais pas à facebook?

 

 

 

Free menace de bloquer la publicité sur Internet.

 

(Ajouté le 31 Janvier 2013)

 

Free allait-il enfin nous débarrasser de cette pub qui est en train de détruire Internet? C'était trop beau, ils ont du vite céder, même un ministre s'est déplacé pour leur ordonner d'arrêter. Cette proposition de Free menaçait en effet tout le système de contrôle d'Internet par la haute finance. Explications.

On nous présente le financement d'Internet par la publicité comme un gentil «modèle économique» qui permettrait à un site comme celui-ci de fonctionner. C'est faux. J'ai essayé pendant un an (avec Google Adsense) et cela m'a rapporté... dix dollars. Comment alors peut-on avoir des sites de «médias» inconnus, payant des dizaines de pseudo-journalistes pour soudain occuper le devant d'Internet et faire leur propagande normative? La seule explication est que la publicité serait surfacturée hors de toute proportion, pour les sites complices. Ainsi le monde étrange de la haute finance paie des milliers de pollueurs d'Internet, par le biais «d'agences de communication» ou autres écrans. De plus, ces sites s'envoient mutuellement des visiteurs, ou utilisent massivement des iframe (11 sur une opage Yahoo!), ce qui fait monter artificiellement leur rang dans les moteurs de recherche et les indicateurs d'Internet. Enfin ils ne donnent jamais de lien vers leurs sources, ce qui relègue ces dernières aux oubliettes d'Internet. Ces procédés de cowboys leur permettent, non seulement de prendre le devant de la scène et d'éliminer les autres, mais aussi d'imposer partout les images sautillantes de leur monde gris, triste et absurde.

 

Si Free avait persisté dans son projet de libération d'Internet, il est probable que l'état français lui aurait rapidement retiré sa licence, comme à un vulgaire dissident chinois. C'est donc à d'autres de le faire. L'idéal serait un moteur de recherche qui ne montre pas les pages avec des liens publicitaires (étant entendu que tout filtrage doit être optionnel. Mais les pages avec de la publicité sont rarement des sources originales). Toutefois c'est un projet d'envergure, dont peu de gens encore comprennent l'utilité.

Les véritables webmasters n'ont donc pas d'autres solutions que de revenir au surf, comme avant les moteurs de recherche: proposer le plus possible de liens vers d'autres sites intéressants, afin de reconstituer le réseau détruit par Google, Wikipédia, Yahoo, facebook, etc. Pour cette raison je vais recommencer à actualiser mes pages de liens, au fil des prochains mois.

 

 

 

La Conférence de Dubai sur Internet.

 

(Ajouté le 13 Decembre 2012)

 

Les instances Internationales de l'ONU (ITU) discutent enfin des problématiques présentées depuis dix ans sur cette page. Sans publicité médiatique: je l'ai appris par une pétition Avaaz. En effet plusieurs gouvernements totalitaires (il reste encore quelques-uns de ces clowns) font pression pour davantage de censure et de restrictions, en partant du prétexte commode que Internet est toujours géré par les Etats Unis. Je regrette, les gars, mais Internet est notre outil. Si vous n'aimez pas ce qu'on fait avec, c'est dommage, mais personne ne vous oblige à venir voir nos mondes virtuels elfiques. Fermez donc votre ordi et restez dans votre monde gris, mais ne venez pas nous enquiquiner. Des gens comme Avaaz sont là pour rappeler les principes de base comme la liberté, que toute organisation d'Internet doit défendre en premier. Heureusement, ils y sont arrivés... pour le moment.

 

 

 

En re-baisse: wikipedia.

 

(Ajouté le 13 Decembre 2012)

 

J'ai parlé trop vite: on trouve toujours quelques magnifiques perles sur Wikipedia. Exemples rencontrés au hasard:

-Cette page sur la pensée magique (en) «explique» toute la magie par des croyances ou par des troubles psychologiques. Pour cela, il ne faut jamais avoir vu de magie prouvée, et surtout n'avoir jamais lu de papiers scientifiques à ce sujet.

-Sur la page sur les ovnis (en), quelqu'un a mis cette étrange introduction: «An unidentified flying object is an unusual apparent anomaly in the sky that is not readily identifiable to the observer as any known object, often associated with extraterrestrial life or government-related conspiracy theories.» «un ovni est une anomalie apparente inhabituelle dans le ciel, qui n'est pas immédiatement identifiable par l'observateur comme un objet connu, souvent associé à la vie extraterrestre ou à des théories conspirationistes.» Traduction: «tous les ovnis sont identifiés par la suite comme un objet connu» selon l'habituel crédo des anti-ovnis. Mais aussi «quand on voit des ovnis, les extraterrestres et les conspirations apparaissent aussi», ce qui nous fait un beau charabia.

-Sur la page sur la parousie (en), qui ne fait que citer l'occurence de ce mot dans la Bible, un gusse a ajouté cet avertissement officiel wikipédia: «This article improperly uses one or more religious texts as primary sources without referring to secondary sources that critically analyze them. Please help improve this article by adding references to reliable secondary sources, with multiple points of view.» «Cet article utilise improprement un ou plusieurs textes religieux comme source primaire sans se référer à des sources secondaires qui l'analysent de manière critique. Merci d'aider à améliorer cet article en ajoutant des références à des sources secondaires fiables, avec des points de vue multiples.» Il est déjà étrange qu'un tel avertissement s'adresse seulement à un texte religieux. On pourrait comprendre qu'il s'adresse à un article qui considère le récit biblique comme factuel, mais pour simplement citer des mots, faut pas pousser le curé dans les orties... Quant à trouver des sources secondaires à la Bible, montez sur le troisième nuage à gauche, et demandez au barbu qui tient des clés.

-La page en français sur la bande dessinée en ligne est tenue par quelqu'un que je connais, et qui est très fâché avec moi depuis que je lui ai dit que beaucoup de bédés en lignes sont des gribouillages, et surtout que j'ai refusé de «partager» mon travail (c'est à dire laisser n'importe qui l'utiliser sans conditions ni indemnités). Alors il ne me cite pas, mais il cite tous ses copains... C'est amusant de voir à quoi peut tenir l'objectivité façon wikipedia.

 

De tout ceci persiste une impression: Comme dans tout système qui prétend qu'il n'y a pas de différences de capacité entre les gens, supposés tous égaux et tous gentils, beaucoup de pages wikipedia ont permis l'émergence d'un «baron» qui a été assez obstiné pour décourager les autres contributeurs. Ce qui explique que toute contribution est généralement retirée dans les heures qui suivent, et ça fait des années que je n'essaie même plus de corriger même les erreurs les plus flagrantes.

Mais surtout, il faut confier la rédaction d'une page encyclopédique à des spécialistes connus du sujet, et non pas à des anonymes qui peuvent la biaiser ou la bouleverser au hasard. Aujourd'hui, un lien vers wikipedia n'offre pas les garanties d'une information objective et pérenne.

 

 

 

Google entre en politique

 

(Ajouté le 27 Septembre 2012)

 

Comme tous les hyper riches qui n'ont plus de comptes à rendre à la loi, Google se sert de son pouvoir à des fins politiques. Le problème est que sa première action politique ouverte, son soutient au film idiot «l'innocence des Musulmans» (via sa filiale Youtube), attise la haine religieuse et le racisme anti-américain. Ils auraient difficilement pu faire pire! Ainsi Google se positionne clairement à l'extrême droite. Comme beaucoup d'hyper-riches du porte-monnaie mais misérables de l'esprit, ils n'ont rien su trouver de mieux à faire de leur pouvoir...

 

 

 

En hausse: Wikipedia.

 

(Ajouté le 26 Aout 2012)

 

Mes remarques plus anciennes sur Wikipédia semblent avoir été prises en compte. En effet, on constate une amélioration de la rédaction des pages «controversées». Par exemple les pages sur les sectes mentionnent les «accusations» dès l'introduction. Bon, il y a encore beaucoup de rationalisme, avec des explications pseudo-scientifiques, par exemple les pages sur les NDE mentionnent toujours le «feu d'artifice neuronal», ou la page sur Hessdalen les «feux de scandium». Mais c'est moins systématique. A l'inverse, on a encore des pages de piètre qualité, comme celle sur les OBE qui mentionne Lobsang Rampa comme cas célèbre!

 

 

 

Comment les grands sites de partage tuent Internet.

 

(Ajouté le 26 Aout 2012)

 

A propos de wikipédia, précisément, je me rend compte qu'un problème est en train d'émerger rapidement, dû à sa qualité même. En effet, si wikipédia est en passe de devenir la principale autorité en matière d'information, c'est de plus en plus au détriment des sources originales, qui ainsi perdent de leur visibilité sur Internet: pourquoi visiter un site, si son contenu est dupliqué sur wikipédia? Moins de visiteurs, moins de statistiques discréditent un site, et peuvent finir par le couler. Et sans sources originales, le contenu de wikipédia perd toute sa valeur! Le problème est le même avec Youtube, et d'autres: si on cherche une vidéo, ou une musique, on le cherche sur youtube, sur Itunes, etc.! Et les sites des auteurs ne sont plus visités...

De plus, ces sources originales devraient être les seules à avoir autorité sur ce qu'elles ont à dire. Ce n'est pas par hasard si la partie principale de l'URL d'une page, par exemple ici «shedrupling.org», s'appelle «autorité». La présence de «shedrupling.org» dans l'URL d'une page indique que c'est bien moi, Richard Trigaux, qui a écrit cette page. Alors que sur n'importe quelle autre URL, mes propos peuvent être déformés, tronqués ou mis hors contexte.

 

L'idée serait par exemple que les pages des sites wikipédia, Youtube, iTunes, Deezer, etc..., au lieu de recopier les informations d'un site, utilisent des balises HTML iframe pour afficher directement la contribution de ce site original. Certaines règles sont bien sûr nécessaires pour la bonne intégration. Si quelqu'un crée une page wiki sur un sujet, alors les visiteurs sont sûrs d'avoir dans l'iframe l'avis exact de la personne concernée, sans risque de vandalisme ou de distorsion. Si le visiteur veut en savoir plus, il a un lien clair vers le site, en contexte, au lieu que ce lien soit caché dans les notes de bas de page. Et à chaque fois que la page wiki est consultée, le site d'auteur a une visite. Libre à d'autres bien entendu d'exprimer des points de vue différents sur la même page wiki, mais au moins cette page n'existe pas au détriment du site original, ni ne déforme son propos. Idem pour les autres sites de partage, Youtube, etc.

Bon, wikipédia n'a pas été créé pour détruire Internet, ils devraient donc rapidement implémenter un système de ce genre. Mais on sait que certains autres grands sites ne le feront pas, puisque justement la haute finance leur offre des milliards de dollars pour détourner l'attention des internautes vers leur vie étriquée et grise.

 

 

 

En baisse: Youtube

 

(Ajouté le 26 Aout 2012)

 

Un cas flagrant de manipulation des résultats de recherche est visible avec Youtube (Aout 2012), en tapant une seule lettre au hasard dans le champ de recherche: bien que cela soit totalement inapproprié dans ce cas, Youtube donne quand même dix réponses par lettre, soit 260, et leur contenu est édifiant:

-27 résultats pour 5 bêleurs sponsorisés par les médias

-14 choses généralement connues

-5 d'extrême droite (zombies, pitbulls, conspirations...)

-5 publicités pour les produits de ces firmes.

-1 religion

-1 musique

-zéro musique classique

-zéro musique Nouvel Age

-zéro science

-zéro nature

-le reste, soit 207, est inconnu ou incompréhensible.

 

Un détail pas très amusant: en ce moment, Youtube nous bassine avec des pubs pour «rencontrer» des femmes... Il y en a pour tous les goûts, des musulmanes, des slaves, des latines... on les imagines rangées dans des rayons comme au supermarché. Mais pourquoi ne pas faire de la publicité simplement pour des sites de rencontre, sans ce sexisme ridicule? On a l'impression très claire que le but premier de ces publicités non sollicitées n'est pas de faire connaître un produit, mais de normaliser un mode de vie passéiste et réactionnaire.

 

 

 

facebook espionne nos courriers.

 

(Ajouté le 26 Aout 2012)

 

On s'en doutait, mais maintenant c'est officiel: facebook entre de plein pied dans la délinquance, en scannant et analysant nos conversations, à la recherche de mots-clé, de différences d'âge, etc. facebook peut alors nous dénoncer à la police, si, par exemple, nous donnons rendez-vous à une gamine de 13 ans pour lui donner des cours de violon. Et on s'attend à bien pire...

Ainsi, il est clairement dangereux de communiquer par cette société. Et pourquoi le faire, quand nous avons des courriels ou des chats.

De toutes façons, ma page facebook est devenu une pagaille incompréhensible et incontrôlable, dont le contenu change chaque jour. Même le petit profil que j'avais fait a disparu...

 

 

 

Les algorithmes antisémites de Google

 

(Ajouté le 29 Mai 2012)

 

Un programme informatique ne peut pas détester les gens. Ainsi, quand l'antisémitisme sort des algorithmes... c'est qu'on l'y a mis.

 

Google est une fois de plus attaqué en justice (voir cet article ou cet article), cette fois pour les «suggestions de recherche» de Google suggest, ou Google Instant, qui, quand on tape un nom de personnalité dans le champ de saisie des mots-clé, fait apparaître le mot «juif». J'avais déjà dénoncé ici le danger de cette pseudo-fonctionalité inutile, et indiqué comment la désactiver.

 

Dans sa défense, Google bêle que «Google ne suggère pas ces résultats. Ils sont générés de manière totalement algorithmique, sur la base de critères purement objectifs correspondant notamment aux requêtes préalablement saisies par les internautes». Et c'est qu'ils nous accusent, en plus!

 

Google devra donc apprendre que nous ne sommes pas dans un mauvais polar de science fiction, mais dans la réalité. Et, dans la réalité, les robots ne sont pas des dieux, mais des machines. Et que si une machine produit des dégâts, c'est celui qui la contrôle qui en est responsable. Ainsi il n'y a aucun vide juridique, et c'est bien à Google de veiller à ce que ses «suggestions» non désirées ne nuisent pas aux personnes, et à payer la casse le cas échéant.

 

Les algorithmes de Google donnent ce genre de résultats parce qu'ils mettent les idiots et les délinquants à pied d'égalité avec les gens normaux, sans aucun discernement, comme le font aussi Wikipedia, les boutons «like», les «votes», les «plus populaires», l'hébergement financé par la publicité, la licence globale, etc. On sait parfaitement qu'une telle attitude populiste donne le pouvoir absolu aux socialement inaptes, car ils ne renoncent jamais à monopoliser la scène, même quand ils sont à court d'arguments. Là est tout le danger de cet «Internet communautaire» que je dénonce, capable de déterrer des poubelles de l'histoire les excréments de l'intellect les plus improbables, comme le racisme contre les... femmes au volant! (nombreuses vidéos sur Youtube). Et «l'objectivité» dont se réclame Google est totalement illusoire, car des robots peuvent très facilement falsifier les «requêtes des internautes», «likes» ou «votes» (je l'ai vu), et mener à un Internet plus efficacement dirigé et censuré qu'en Iran ou en Chine.

 

 

 

Attention aux coupeurs d'URL!

 

(Ajouté le 8 Février 2012)

 

La nouvelle barjoterie à la mode des navigateurs Internet est de cacher une partie des URLs (adresses des pages). Pour rendre plus difficile de s'approprier l'usage d'Internet, ou pour favoriser le phishing?

 

 

 

Un moteur de recherche finançant des
activités humanitaires ou intéressantes

 

(Ajouté le 23 Novembre 2011)

 

Mettez dans vos signets: GoodSearch utilise l'argent de la pub pour financer des activités utiles ou intéressantes. Aujourd'hui, le Projet SETI. Fonctionne avec Yahoo!.

 

 

 

Le retour de la revanche du censeur

 

(Ajouté le 18 Novembre 2011)

 

On n'a même pas fini de civiliser Internet (le protéger de la censure par les pirates et autres bizuteurs) qu'il faut déjà ferrailler contre des barjots du Moyen Age qui veulent y refaire une censure à la Kadhafi. Le juste milieu est donc allègrement franchi.

Ainsi je reçois une pétition de Avaaz contre un projet de loi autorisant le gouvernement américain à bloquer arbitrairement des sites. Ceci après la loi LOPPSI, qui a finalement réussi à donner un droit similaire au gouvernement français. Cela vient surtout après que des solutions ont été créées pour bloquer les sites malhonnêtes ou dangereux, tout en respectant les principes du droit et de la démocratie.

Il s'agit donc clairement d'une censure politique, d'un retour à l'arbitraire des monarques. Un «courriel de cachet»...

 

 

 

Le W3C propose un dispositif anti-suivi
des utilisateurs d'Internet.

 

(Ajouté le 18 Novembre 2011)

 

A chaque fois que vous allez sur un site avec de la pub, les harceleurs publicitaires glanent de l'information sur les autres sites que vous visitez. Ainsi, ils peuvent revendre ces informations privées à des «services de sécurité», à des dictateurs, voire à des gangsters.

Pour interdire cela, le W3C (organisme de normalisation d'Internet) propose le système «Do not track», qui devrait être effectif dès 2012. Tous les navigateurs sont d'accord pour l'implanter rapidement, sauf Chrome.

 

Ainsi le W3C fait son travail, pour bloquer les tentatives de perversion d'Internet, ou les violations de l'anonymat des utilisateurs. Alors bravo le W3C!

 

 

 

Google se suicide!

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Google a soudain disparu des referers de mes sites.

Pourtant il est toujours là, mais dans une version châtrée: «Google Instant» ou «Google i» (Juin 2011).

On ne peut plus ouvrir les résultats de recherche dans une page séparée, on n'a plus que dix résultats, du harcèlement publicitaire apparait dans le champ des mots-clé, et un «filtrage» (?) est activé sans avertissement.

Tout cela concours à imposer les «résultats les plus populaires», ce qui, en novlangue, désigne les puissants sites de publicité sans contenu, au dépend de nos sites, des sites qui font tout l'intérêt du Web. Ainsi une recherche telle que «bande dessinée en ligne» ne retourne plus que dix résultats pertinents, alors qu'il y en a des centaines.

On peut se débarrasser de Google Instant ici http://www.google.com/preferences, mais qui y pensera?

 

Google s'était déjà suicidé avec le ridicule monde virtuel «Google lively», totalement déconnecté des besoins des utilisateurs.

Google était de loin le moteur de recherche avec la meilleure interface utilisateur, ce qui explique qu'il restait aussi le plus populaire. Mais «Google Instant» le castre. (Rectification Fev 2012: Yahoo et Bing proposent aussi des options sans filtre, avec 100 résultats et ouverture dans une fenêtre séparée, ce qui les rend aussi ergonomiques que Google). La page d'accueil de yahoo est encombrée de contenus hors sujet, ce qui limite ses chances. Mais les spécialistes créditent Bing de résultats aussi pertinents que Google, et il m'est effectivement arrivé d'y trouver des résultats plus intéressants.

La fin de Google? Probablement pas, mais la fin de son monopole. Sans regrets, pour une compagnie annonçant cyniquement «la fin de notre vie privée».

Ce que l'on regrettera effectivement est que beaucoup de sites sont beaucoup plus difficiles à trouver.

 

 

 

Les crimes de guerre de Youtube

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Sur Youtube, merci Photoshop, le mouvement perpétuel fonctionne, la planète Nibiru passe dans le ciel Maya, la CIA a dynamité le World Trade Center, et on peut écouter à peu près n'importe quelle musique gratuitement, sans souci du droit d'auteur.

 

Cette floraison d'imbécilités prêterait à rire, si la triste «liberté» de dire n'importe quoi n'était aussi utilisée à des fins beaucoup plus graves, comme la propagande de guerre. Ainsi, après les fachistes LTTE de sinistre mémoire, ce sont les sadiques Kadhafistes qui postent des centaines de vidéos diffamatoires. Et, sur Youtube, merci Photoshop, Kadhafi est gentil, l'OTAN bombarde les civils et les bébés, nos gouvernements sont de sinistres colonialistes, et on peut aussi regarder pas mal de films gratuitement, sans souci du droit d'auteur.

 

Cette propagande contre la vérité contribue à tromper les gens sur ce qui se passe vraiment. Et, dans un contexte de guerre, cela coûte des hésitations, un manque de soutient aux forces qui défendent la paix et la liberté. Ainsi, en laissant ces vidéos en ligne, malgré les signalements, Youtube soutient activement les dictateurs sanguinaires, Youtube se rend complice de meurtre.

 

Je ne sais pas si les dirigeants de Youtube se rendent compte de la chance qu'ils ont d'être nés dans notre monde de liberté: en 1914, ils se seraient fait fusiller, pour collusion avec l'ennemi.

 

Google fusillé

 

Ce que moi je leur reproche, est de faire usage de leur liberté pour la destruction, au lieu de contribuer à améliorer les choses. C'est encore plus grave.

 

 

 

Je suis sur facebook... et ensuite?

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Je suis sur facebook, et je ne vois pas de foules de fans hurlants, pas de «buzz» sur moi dans les médias, pas de millions de dollars tombant automatiquement dans ma bourse... Ainsi ces choses n'arrivent pas magiquement quand on est sur facebook? Oooooh...

 

Mes seuls amis dans facebook sont ceux qui me connaissaient déjà dans Inworldz. JE N'AURAIS JAMAIS RENCONTRE CES GENS AVEC SEULEMENT fACEBOOK. Et nous y échangeons 1000 fois moins que dans les mondes virtuels. Pourquoi? Parce que simplement, sur facebook, il n'y a rien à faire, à part se souhaiter bon anniversaire ou de s'envoyer les photos du chienchien. Pas de boumes, pas de conférences, mauvais chat, pas de sagesse, pas d'intimité, pas d'endroits poétiques, pas de paysages époustouflants, pas de subtilité, pas de profondeur... Pourquoi appellent-ils ça un «réseau social», alors?

 

Soyons clairs: c'est la «vie sociale» des autistes qui contrôlent Internet aujourd'hui: juste quelques conventions très très simples, et cette page terne pleine de pubs anti-Obama.

 

En plus l'interface utilisateur est ambigüe, impersonnelle, sans séparation entre privé et public...

 

Et ils disent que facebook vaut 70 milliards de dollars? Alors c'est 70 milliards de dollars de vent. Soyons réalistes: Pour pouvoir dégager un profit, l'acheteur devrait gagner 500 dollars par visiteur unique! Il est clair que ce chiffre a été gonflé au delà de toute raison, pour empocher un max de dollars avant que cette nouvelle bulle d'illusions autistes ne crève. Déjà facebook perd des utilisateurs dans les pays riches, et Myspace a été vendu à 6% du prix où il avait été acheté... Qui se cassera la figure en premier?

 

 

 

facebook: Big Brother est cool

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Depuis quelques jours (25 Sept 2011), je vois passer des avertissements dans les médias: facebook nous flique, facebook enregistre nos données sans retour, facebook nous surveille même quand on est déconnecté, facebook revend nos données à des inconnus... Les nouvelles fonctionnalités de facebook sont dangereuses, on perd tout contrôle de ce qu'on publie, des harceleurs publicitaires peuvent s'en servir contre nous, des dictateurs pourraient même traquer leurs victimes...

 

Et tout ça pour nous PROPOSER DU CONTENU??? Vous êtes fous, à facebook, personne en va sur Internet pour se faire proposer du contenu (il y a la télé pour les personnes ayant ce handicap). L'intérêt numéro un d'Internet est au contraire de CHOISIR NOUS MEMES le contenu.

 

 

 

Et Google+?

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Ça commence bien: parce que je n'ai pas pris quelques politiciens de mon pays comme amis, j'ai déjà droit à une réflexion désobligeante: «vous devez vous sentir bien seul»! Merci mon gooroo, de me tripoter le cerveau... Bon, mes amis, les vrais, ils sont où? Comment je les trouve?

 

Eh, une demi-ligne pour définir mon profil? Pas d'URL pour ma page? Navigation déroutante?Paramètres de vie privée ambigus? Hmmm... si Google+ veut vraiment se démarquer de facebook, il faudrait qu'ils fassent quelque chose de bien, pas une pâle copie.... et pour ça embaucher des non-autistes.

 

Rappelons-nous que «Google Lively» n'a pas vraiment supplanté «Second Life»...

 

 

 

Solutions

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Il est grand temps que le W3C et les autorités d'Internet fassent leur travail, et proposent des solutions réelles aux nouveaux usages imprévus d'Internet (Web2): discussions, messageries, groupes, pages personnelles, mondes virtuels, avatars...

 

C'est à dire, oui au «Web2», mais dans l'esprit du Web1: standard, interopérabilité, indépendance vis à vis des entreprises comme facebook.

-Un moteur de recherche objectif, paramétrable et réellement indépendant des harceleurs publicitaires.

-Des identités fédérées interopérables. Elles doivent être vérifiées, qu'elles soient notre vrai nom ou un pseudonyme.

-Un URL stable pour chaque identité.

-Systèmes de discussion interopérables, des systèmes de groupes interopérables, et des mondes virtuels interopérables, accessibles avec un navigateur interopérable.

-Le W3C doit proposer des standards interopérables pour tout ça, comme proposé ici

-Les éditeurs de logiciel et hébergeurs doivent proposer des moyens simples et interopérables de créer des pages Internet de tout style, par des gens avec zéro connaissance en programmation.

-Le tout doit être interopérable, d'une manière interopérable.

-Egalement, il faut que ce soit interopérable.

-Et n'oubliez pas de le faire interopérable.

Ceci transformerait tout Internet en un immense réseau social interopérable, sans restrictions autistes ni harcèlement publicitaire.

Une bonne idée serait que ce soit interopérable: la publicité l'est bien.

 

 

 

Quand le «nuage» se dissipe

 

(Ajouté le 6 Octobre 2011)

 

Apple fait une mise à jour de son stockage de donnée de type «cloud» (nuage). Ils préviennent quinze jours à l'avance que toutes les données déjà stockées seront perdues... c'est sympa, merci, pour ceux qui sont partis trois mois en pensant leurs données en sécurité.

 

Avant de confier nos données à des margoulins, il faut s'assurer qu'ils les stockent de manière durable, par exemple en HTTP, et non pas sous une quelconque forme «propriétaire».

 

Oh, on reparle du vieux «Google drive»... voyons comment ça marche, avant d'y placer nos données vitales. Se dissiperont-elles à leur sécheresse de coeur? Nous attireront-elles une grêle de publicités? Ou tomberont-elles en pluie d'informations privées dans le bureau d'un dictateur?

 

 

 

Amende record pour les censeurs d'Internet

 

(Ajouté le 29 Mai 2011)

 

Je salue le tribunal administratif égyptien, qui a condamné l'ancien président Hosni Moubarak à 90 millions de dollars d'amende, pour avoir coupé Internet pendant plusieurs jours.

 

 

 

Poste Identic:
Service d'identification sur Internet

 

(Ajouté le 29 Mai 2011)

 

La poste commence à experimenter un service permettant aux internautes de s'identifier sur n'importe quel site accepteur. La vérification de l'identité se fait par le compte en banque et un courrier recommandé.

Ainsi les idées exprimées sur ce site et sur celui du Kailyé commencent à se concrétiser. (Il n'y a toutefois là nulle télépathie, seulement des idées nécéssaires).

Pour que cela marche, il faut toutefois plusieurs conditions, en plus des évidentes contraintes de sécurité:

-Interopérativité (si il faut 500 boutons sur chaque site, ça ne marchera pas)

-Possibilité d'y associer quelques donnés personelles: profil, images, corps virtuel, objets virtuels...

-Les dites données restent la propriété de leur propriétaire. Pour cela elles doivent rester disponibles même en changeant de fournisseur, ou en cas de faillite.

-Possibilité de créer des identités anonymisées (pseudonymes), l'identité réelle n'étant accessible que sur injonction judiciaire.

Ces conditions permettront de transformer tout Internet en un gigantesque Facebook, Twitter et Second Life à la fois, mais autogéré site par site, sim par sim! En plus on est libéré du harcèlement publicitaire, sans plus subir les lubies de geeks autistes ou de nouveaux riches qui ont l'air de tomber d'une autre planète.

 

 

 

Le «Cloud Computing»: une arnaque séduisante.

 

(Ajouté le 10 Mars 2011)

 

L'idée est excellente de dématérialiser nos données précieuses, afin qu'elles ne soient plus dépendantes d'un support physique vulnérable. Toutefois le «cloud computing» dont on nous rebat les oreilles est trop... nébuleux: nous ne savons pas où sont nos données, même pas dans quel pays, dans quel régime... Elles sont prises en otage par une société, sans garanties si on ne peut plus payer, ou si cette société meurt... Sans compter ce qui se passera quand des virus ou des logiciels d'attaque seront cachés quelque part dans le «Cloud »!

Soyons sérieux: tout organisme qui conserverait nos données doit offrir des garanties suffisantes, de pérennité, de sécurité et de respect de la vie privée, similaires à celles que doivent légalement offrir les sociétés fiduciaires.

 

 

 

-Qui êtes vous?
-Un blogueur anonyme
-Très bien, monsieur, entrez, voici les clefs de la maison, et mon numéro de carte de crédit.

 

(Ajouté le 10 Mars 2011)

 

Vu sur le site de Libération: «S'il vous plaît, n'intervenez pas, demande un blogueur anonyme libyen de Tripoli, sur le site du journal anglais The Guardian» (A propos d'une intervention internationale pour chasser Kadhafi).

Qui est ce blogueur? Représente t-il l'opinion des Libyens? Peu importe, pour un journaliste de Libé, puisque c'est «un blogueur», alors il a raison, il définit la réalité!

Oh, mais je me rappelle, dans les années 1970, c'était Kadhafi qui définissait la réalité, à Libé! Mauvais karma mûrissant...

 

 

 

Même après le Printemps Arabe, le «Web 2» reste la principale menace contre Internet.

 

(Ajouté le 10 Mars 2011)

 

Le rôle important joué par Facebook et Twitter dans le Printemps Arabe (Libération en Tunisie, Egypte, Libye...) ne change pas essentiellement la critique du «Web 2» faite précédament. Il s'agit de mouvements de masse, ce qui explique que les réseaux sociaux aient pu jouer spontanément, sans être commandés par les médias. La preuve en est que ces mouvements on continué même pendant la fermeture totale d'Internet! Toutefois on est obligé de saluer la montée en puissance d'un Internet populaire, disponible pour tous, opposé à l'Internet des ingénieurs, qui nécessite de connaître HTML, PHP, CSS, les DNS, etc.

 

Alors il faut que des outils libres permettent de faire un véritable Internet populaire, permettent à un bédouin sachant juste écrire de bâtir sites, pages et forums, aussi simplement que de créer et utiliser une page Facebook. Toutefois ces outils ne doivent pas être en opposition avec les standards d'Internet, mais au contraire basés dessus. De plus, ces outils ne doivent pas dépendre de sociétés de harcèlement publicitaire peu soucieuses de sécurité ou de vie privée. Une sur-couche de HTML5? Il n'est pas trop tard. Mais il faut agir vite, avant que ces sociétés ne deviennent un standard de fait et que Internet connaisse un schisme.

 

Solution: Deux nouveautés réelles du «Web 2» sont l'identité et des protocoles de messagerie rapide, qui permettent aux internautes d'apparaître en ligne, et de communiquer entre eux, au lieu de juste lire des pages. L'atout du «Web 2» est un hébergement «gratuit» (en réalité au prix d'un harcèlement publicitaire, ce qui implique forcément un contrôle idéologique). Cela est irréversible, et le seul moyen de redresser la situation est que les fournisseurs d'accès offrent l'identité fédérée, permettant de s'identifier partout sur Internet, avec un petit espace perso «gratuit» (inclus dans l'abonnement) et un protocole W3C de messagerie rapide. Cela ferait de l'Internet un vaste réseau social décentralisé. Cela ouvrirait aussi l'accès à un Metaverse interopérable.

 

 

 

Wikipédia n'est pas une référence absolue.

 

(Ajouté le 10 Mars 2011)

 

Wikipédia s'est petit à petit acquis une réputation de sérieux, de neutralité, voire de référence pour bien des sujets. Cela peut être exact pour des sujets scientifiques ou techniques, mais il est dangereux de généraliser: certaines pages de wikipédia sont très politiquement orientées, et rarement dans le bon sens.

 

Wikipédia prend bien des précautions pour se démarquer des «pseudosciences» et autres «théories conspirationnistes» du «Nouvel Age». Mais pas des théories conspirationnistes d'extrême droite... Un excellent exemple est la page wikipédia sur la catastrophe AZF, où l'on retrouve toutes les barjoteries à ce sujet, sans que rien n'indique leur nature fallacieuse: double explosion (illusion expliquée, voir une explosion avec un double bang ici), les étincelles venant de la poudrerie à 500 mètres, et même les «armes électromagnétiques»... (tiens, je la connaissais pas celle-là, c'est nouveau)

 

Mais le plus grave est la caution donnée à la thèse conspirationniste malsaine de «l'attentat islamiste» (y compris sur la page en anglais). Rappel des faits, tels que publiés par le journal local «la dépêche» dans les jours suivant l'accident: une des victimes avait plusieurs sous-vêtements, une caractéristique souvent présente dans les attentats «islamistes». La police judiciaire a donc vérifié la personnalité de cette victime, mais n'a trouvé aucune relation avec des groupes ou idées suspects. Elle avait donc abandonné et démenti cette piste. Toutefois la presse d'extrême droite avait aussitôt monté la thèse de l'attentat en épingle, allant même jusqu'à accuser la police judiciaire de complicité! Pire, chaque année voit de nouvelles versions de ces ragots, et donc de nouvelles «sources»: on a aujourd'hui tout un «groupe islamiste» et des «révélations» sur la personnalité et la pensée de cet homme... que l'on retrouve sur wikipédia, présentés comme des faits! Parmi les «sources» citées, on trouve bien sûr des revues de propagande extrémiste telles que «Valeurs Actuelles» et «Nexus»...

 

On peut espérer que quand vous lirez cette page wikipédia, ces barjoteries seront supprimées. Mais le mal sera fait: entre temps, des gens auront lu ces pages (et de nombreuses autres) et pris ces élucubrations pour la vérité factuelle. D'où le danger profond et parfois subtil du système wikipédia, et d'une manière générale du «crowd sourcing», qui est à la vérité ce que le lynchage est à la justice.

 

 

 

Danger: Internet est en train de devenir un média!

 

(Ajouté le 6 Janvier 2011)

 

Définition: Internet a été pensé pour être un réseau collaboratif de gens qui apportent chacun ce qu'ils ont à dire sur leurs activités dans le monde (ou leurs créations), sans filtre ni hiérarchie. Ceci permet à tout le monde de s'exprimer, et d'accéder directement aux sources de ces informations (ou aux créations).

Définition: Un média est un petit groupe de gens qui s'interposent sur le trajet des informations. Cela leur donne la possibilité de sélectionner contenus et informations à des fins de contrôle idéologique ou culturel. Quand cela arrive, les lecteurs passifs d'un média n'ont plus accès qu'à une interprétation tronquée et orientée de l'information et des créations.

Définition: La publicité n'a aucune fonction économique. C'est purement une forme de harcèlement moral consistant à gêner la lecture d'une page avec des clignotants, des images et des textes sans signification, hideux ou choquants, qui sont un rappel constant d'une norme idéologique et culturelle. (Cette définition est bien sûr à prendre au second degré, hi hi hi). Certaines firmes capitalistes utilisent une partie parfois importante de leurs profits à cette fin, en une nouvelle sorte de prosélytisme religieux, afin de promouvoir des normes de comportement et d'habillement qu'elles croient indispensables à l'existence de leur monde bizarre et excentrique. Preuve: une recherche «corrida» sur Youtube (Septembre 2010) renvoyait deux «liens sponsorisés» pour la cruauté, alors que les liens libres étaient tous contre! Preuve: ouvrant une vidéo Youtube sur le fantastique passé de la Terre (Novembre 2010), je me retrouve à voir des idiots gesticulants, tous habillés en noir, en train d'investir dans une banque! C'est parfaitement ridicule, je ne vais pas me mettre à m'habiller en noir.

 

Il y a quelques années, des barjots avaient publié un manifeste déclarant qu'ils imposeraient de la publicité sur toutes les pages d'Internet. Cette bouffonnerie ne m'avait pas fait rire, connaissant le pouvoir de ces sectes hyper-capitalistes, et les moyens vicieux dont elles disposent. Quelques années ont passé, et je constate qu'ils sont proches de réussir leur pari loufoque. Comment? Avec le «WEB 2»! En quoi le «web 2» diffère t-il de l'Internet normal? Techniquement c'est exactement la même chose, il n'y a aucun progrès technique. Toutefois les «réseaux sociaux» et autres «forums» sont des sortes de «maisons» dont les membres peuvent se «rassembler» et «communiquer» entre eux. Cette manipulation mentale archiconnue crée un «esprit de clan» ou «ego de groupe», qui produit la sensation d'appartenir à une «communauté» chaleureuse. Les autres sites apparaissent alors froids, lointains, «ringards». Ainsi les adeptes des «réseaux sociaux» acceptent plus volontiers les «informations» qui viennent du «réseau», et rejettent inconsciemment les informations qui viennent d'autres sources. Le «réseau» devient alors un média, qui donne arbitrairement plus de crédit à certaines information qu'à d'autres, tout en supprimant au lecteur la possibilité de vérifier par lui-même. Les «réseaux sociaux» n'ont pu apparaître que grâce à une dangereuse dérive d'Internet: la complexification. En 2000, un éditeur Wysiwyg simple et gratuit (Frontpage Express) permettait à tout un chacun de faire un site comme on tape un texte. Aujourd'hui il faut connaître HTML, PHP, CSS, Javascript, etc. pour publier une poésie. Les «réseaux sociaux» pallient à cette complexité, en offrant à nouveau une interface simple, utilisable par tout un chacun. Mais ils font payer ce service fort cher, en imposant un style mornalisé à nos pages, et surtout en y ajoutant de la publicité! Alors les signes ostentatoires de l'égocentrisme et du matérialisme sautillent inlassablement sur nos textes, tandis que les sourires grimaçants des «people» névrosés viennent se moquer de nous jusque dans nos maisons! Et bien entendu certaines firmes capitalistes sautent sur ce moyen de contrôle idéologique, et finançant à coups de milliards de dollars ces «réseaux sociaux» qui leur permettent enfin de neutraliser Internet!

 

Comment cela se passe t-il quand on poste quelque chose sur un «réseau social»? On a quelques amis qui commentent, le narcissique pervers de service qui se moque, et puis... rien, notre «forum» glisse dans l'oubli en quelque jours. Mais les vidéos qui font des millions de «hits»? Le«buzz» qui secoue la «blogosphère»? Les jeunes chanteurs de quatorze ans qui deviennent des vedettes internationales grâce à leur «réseau»? Eh bien tout simplement ce sont des mises en scènes, organisées de A jusqu'à Z. Cela n'arrivera JAMAIS à nous. Mais comment une telle tromperie est-elle possible? Réfléchissons: Il y n'y a pas un, mais des milliers de jeunes de quatorze ans qui mettent leurs chansons en ligne (et il n'est pas difficile de trouver mieux que celui qu'on nous a imposé). Comment une idée, ou une création, si remarquables fussent-ils, pourraient-ils être soudain remarqués de millions de personnes, en quelques heures, perdus qu'ils sont dans un fatras de milliards de messages? C'est tout simplement impossible. Le seul bouche à oreille prendrait des années.

Ce qui se passe en réalité est qu'on a un petit nombre de sites «populaires», où des «blogueurs» anonymes, du genre keket666 ou antisarko97, «lancent des discussions». Cela , en fait, désigne les messages sur lesquels «il faut» focaliser notre attention. Alors effectivement, suite à leurs interventions, on a un «buzz» sur le forum, et des milliers de téléchargements de la vidéo. Et on a tendance à penser que keket666 et antisarko97 sont sympas, puisque ce sont «des blogueurs». Mais qui sont exactement keket666 et antisarko97? Non, keket666 et antisarko97 ne sont pas des «gens comme nous», ce ne sont pas «des jeunes branchés» en casquette de rappeur, ni même des geeks boutonneux qui ne sortent que la nuit pour acheter des Big Macs. keket666 et antisarko97 sont des journalistes vêtus de gris ou de brun, payés par des médias tout à fait classiques pour faire passer leurs habituelles normes sociales grises et idéologies masochistes. Vous ne me croyez pas? Verifiez vous-mêmes sur le WHOIS: Zigonet, Rue89, BondyBlog, Maxiscience, Le Post, slate.fr ne sont pas gérés par des militants, ni même par des associations, mais par des journaux, des sociétés, des «spécialistes des médias» qui ont leurs bureaux dans des cités d'entreprises... On retrouve, comme avec la secte des climatosceptiques, toute une fausse «expression spontanée» financée et organisée en sous-main par de puissants intérêts idéologiques. Mais la meilleure affaire, pour eux, est que leur personnage anonyme les dispense de se soumettre aux impératifs de neutralité et d'objectivité du journalisme classique! Sans compter que, on le sait déjà depuis longtemps, de nombreux «blogueurs» anonymes, y compris les inévitables barjots et bizuteurs, sont en fait des analystes payés pour tester nos réponses, pour que les politiques et les harceleurs publicitaires puissent comprendre et déjouer nos arguments et raisonnements.

 

Avec de tels moyens, quelques personnes seulement peuvent arriver à tenir Internet en laisse, façon «meilleur des mondes». Et cette censure «démocratique» est bien plus efficace et indolore que la censure «Big Brother» des dictatures. En effet, dans une dictature, les gens se méfient instinctivement du pouvoir, et déduisent la censure des silences des médias officiels. Par exemple tous les chinois savent qu'un dissident a reçu le prix Nobel de la paix, du simple fait que les médias n'ont pas mentionné ce prix cette année. Mais dans une censure «libérale» le message censuré n'est pas supprimé, simplement il est perçu comme «ringard», tandis que le message manipulateur est perçu comme «cool». C'est keket666 et antisarko97, les sympathiques blogueurs «libertaires» et anti-gouvernement, qui vous le disent! Suivez le buzz! Une! Deux! Une! Deux! Une! Deux! Une! Deux!

 

 

Bon, le web normal est encore là, les gens normaux ont encore leurs sites, où ils peuvent encore s'exprimer de manière durable et organisée, et où on peut encore les lire avec les navigateurs courants. Pour le moment... Car déjà apparaissent des «navigateurs spécialisés pour le web 2»... qui sont immédiatement «très connus». Ou bien des sites de grands médias que l'on ne peut consulter que avec des «applications» qui ne fonctionnent que sur certains appareils à la mode... ruinant ainsi l'interopérabilité du web! SANS INTEROPERABILITE LE WEB EST CENSURE, LE WEB RETOURNE AU MOYEN AGE.

 

 

 

Google, votre gentil Big Brother, vous humilie.

 

(Ajouté le 18 Aout 2010)

 

On croit rêver: Eric Schmidt, le PDG de Google, demande que nous changions de nom, pour échapper aux bizuteurs, harceleurs et autres barjots d'Internet! Voilà bien le monde détraqué des geeks, où, comme dans leurs horribles jeux vidéo, c'est aux victimes de se pousser, tandis que les délinquants font leur loi!

Cher Monsieur Eric Schmidt, vous devriez sortir le jour, de temps en temps, et rencontrer des gens réels. Ils vous expliqueraient que le monde réel est régi par des principes tels que les Droits de l'Homme, mis en action par des lois, qui par exemple interdisent de publier des documents, textes, vidéos et autres, qui portent atteinte à l'image de quelqu'un. Et que si vous ne respectez pas ces lois, alors votre guilde Google pourrait bien être éjectée du jeu, non pas d'un clic de souris, mais par une signature au bas d'un jugement.

Je comprend votre frustration de ne pouvoir plier la société à votre «business model», comme l'avaient fait les grandes firmes capitalistes des années 1930. Mais au 21eme siècle, la solidarité et l'altruisme ont remplacé les égos enflés gérant le monde depuis leurs gratte-ciel. Essayez le nouveau gameplay, vous verrez, c'est beaucoup plus intéressant. Vous aurez probablement à recourir à la guilde des psychologues, pour obtenir la capacité à vivre dans le monde normal, mais ne vous inquiétez pas, ça ne sera pas enregistré, parce que les gens du monde réel ont aussi des capacités fort utiles: le respect de la vie privée, et le pardon.

 

 

Internet comme arme de guerre

 

(Ajouté le 14 Aout 2010)

 

Quoi qu'on puisse dire à propos de la récente divulgation par Wikileak de messages confidentiels de la Coalition en Afghanistan, il faut bien comprendre que cela constitue un acte de guerre.

 

Il semble donc que les geeks, à force de prendre le monde pour un jeu vidéo, aient fini par mettre les doigts dans quelque chose de réel, et bien trop gros pour eux. Les «monstres» pourraient bien surgir de ce coté-ci de l'écran, celui où on ne peut pas les effacer d'un clic de souris. Il serait en effet extrêmement naïf de croire que les gouvernements laisseront des psychos anonymes les attaquer ainsi sans rien faire. Les premières recherches montrent que les données de Wikileak transitent par des machines suédoises qui servent aussi à cacher des serveurs pirates et des sites pédophiles...

 

Wikileak était un site bien utile pour dénoncer de nombreuses dérives et malversations. Mais là aussi il y a de la déontologie, des limites. Alors dénoncer des militaires qui auraient commis des fautes, oui. Mais offrir en masse des civils afghans innocents en pâture aux fachistes talibans, ça allait mille fois trop loin.

 

 

Accès à nos messages codés

 

(Ajouté le 14 Aout 2010)

 

Pratiquement au même moment, on entend que l'Arabie Saoudite veut bloquer les téléphones portables Blackberry, au motif que leurs messages sont codés, empêchant la surveillance du réseau. La crise est vite dénouée, la société Rim mettant en place un système permettant de consulter les messages, sur injonction judiciaire, sans toutefois donner la clé de chiffrement qui permettrait une surveillance constante et arbitraire. On arrive donc quasiment à l'optimum dans une situation où l'on a besoin de lois pour se protéger de délinquants.

 

Toutefois on apprend à cette occasion que les pays démocratiques font aussi ça depuis longtemps! Ainsi il est devenu totalement illusoire de vouloir profiter de l'anonymat d'internet pour commettre des délits... Aujourd'hui ce n'est plus la technique qui protège notre liberté et notre anonymat sur Internet, mais la loi!

 

Par contre, on sait aussi que dans certains pays, la loi est pervertie pour attaquer les gens. Et on a vu, notamment avec Google tentant de refuser la censure en Chine, que la loi, même perverse, finit par l'emporter sur la technique. Les dictatures ne seront finalement pas supprimées par la technologie, mais par l'action politique ou humaine.

 

 

Les gentils robots votent pour nous!

 

(Ajouté le 14 Juin 2010)

 

La vieille crainte de science fiction, que les robots prennent le pouvoir sur les humains, a commencé à prendre forme subrepticement, sans que personne ne l'ait encore remarqué.

 

Exemple 1: Sur youtube, j'ai dénoncé une vidéo expliquant comment fabriquer des bombes terroristes: elle y est toujours. Mais sur facebook, un groupe de gens ont conspiré pour dénoncer faussement le compte honnête d'un député français, et ce compte a été banni! Comment cela est-il possible? Parce que ces rapports ne vont pas à des gens qui en vérifient la validité, mais à un logiciel qui les compte, selon l'hypothèse que plusieurs rapports ont plus de chances d'être vrais qu'un seul. C'est aussi le cas de beaucoup de filtres anti-spam de camelote. Ces méthodes médiocratiques introduisent sur Internet la possibilité pour des groupes de censurer qui ils veulent, en tout anonymat.

Exemple 2: Google translator nous permet de «proposer une meilleure traduction». Mais si beaucoup de gens utilisent un mot comme «utopie» dans le sens novlangue d'«impossible» (au lieu du sens correct de «vision» ou «projet»), alors quelqu'un qui utilise le traducteur google pour expliquer comment stopper la faim dans le monde, sera entendu disant «il est impossible de stopper la faim dans le monde» (C'est pour ça que la novlangue a été créée, hein?). Comment cela est-il possible? Parce que, encore, personne ne vérifie ce que les gens proposent: l'outil d'analyse de Google utilise des algorithmes statistiques pour deviner la traduction la «plus probable». Si on se contente de telles méthodes, sans aucun contrôle humain, alors, à l'encontre de l'adage de Gandhi, l'erreur deviendra «vérité» en se propageant et se multipliant. On trouve déjà cela sur quelques pages de wikipedia, où la «majorité» l'emporte contre la vérité objective, et même parfois contre la vérité scientifique.

Exemple 3: sur beaucoup de «grand» sites de webcomic américains, on voit en première page des bandes dessinées qui ont reçu le plus de «votes». Le résultat est que des nouvelles bandes dessinées restent ignorées, quelle que soit sa qualité. Similairement, sur Youtube, on voit les commentaires qui ont reçu le plus de «votes», et il faut cliquailler pour trouver les autres. Cela ressemble à de la démocratie, mais c'est à l'opposé de la démocratie: dans une démocratie authentique, tout le monde vote, et seulement une fois chacun. Au lieu de cela, avec les «votes» anonymes sur Internet, n'importe qui disposant d'assez de pseudonymes (ou de bots) peut favoriser ou censurer qui il veut. Ces méthodes de «vote», loin d'être de la démocratie, sont de la médiocratie, le pouvoir du moyen et de l'insignifiant, la négation des idées émergentes qui seules peuvent apporter progrès et solutions.

 

Nous sommes encore loin d'ordinateurs vraiment autonomes dotés de leurs propres intentions: les logiciels ont toujours les intentions de leurs créateurs. Mais c'est là précisément le problème: beaucoup de créateurs de logiciels ne sont pas des gens sages et éduqués, mais des geeks autistes incapables d'appréhender les bases de la vie humaine. Ainsi les méthodes qu'ils créent favorisent un affaiblissement de cette pensée humaine, la rabaissant à leur propre niveau, tel le lit de Procuste.

Pire, quand ces geeks créent un logiciel sur un sujet, ils vont jusqu'à définit de sujet! Un exemple classique est le potentiomètre de volume de pratiquement tous les logiciels, qui est linéaire, au lieu de logarithmique, comme l'exigerait l'oreille humaine: ceci ne pose pas de problème à ceux qui le mettent toujours à fond, mais cela rend l'ajustement des faibles volumes problématique. On peut trouver des exemples similaires partout: les dictionnaires, la musique, etc. sont tous légèrement MODIFIES par les créateurs de logiciel.

 

 

Assassinat virtuel...
avec mort réelle!

(Ajouté le 14 Juin 2010)

Sur les forums de narcissiques pervers, c'est pratique courante d'éjecter les gens qui ne se soumettent pas au harcèlement. Cela pose déjà un problème sérieux, mais que dire alors quand quelqu'un a son identité abusivement retirée d'un monde virtuel? Perte irrémédiable de tous les amis, lieux aimés, documents, souvenirs... Cela est si douloureux que l'on peut parler «d'assassinat virtuel», et les gens qui ne comprennent pas pourquoi ont besoin d'éteindre immédiatement leur ordinateur et d'aller demander l'aide de leur psychiatre. Démonstration: J'avais deux amis mariés, qui s'aimaient beaucoup, et qui ont construit ensemble leur lieu de rêve virtuel... Jusqu'au jour où, la dame a eu son identité et son personnage supprimés, détruits, pour une simple histoire de vérification d'identité. Problème, elle était malade dans le monde physique, et le virtuel était son seul accès à une vie sociale... elle est morte quelques jours plus tard.

 

 

Alors ça va beaucoup trop loin.

 

 

Il faut vraiment une protection légale de nos vies virtuelles, vie privée et tout le reste, contre tous ces geeks barjots qui veulent nous gérer à notre place.

Et nous devons vraiment FAIRE FERMER LEUR GRANDES BOUCHES à tous les FACHISTES qui disent que «le virtuel n'est qu'un rêve, c'est une dépendance, ce n'est pas réel» et toutes leurs censures stupides et tout leur blabla, eux qui n'ont aucune vie d'aucune sorte.

 

 

Nouveau:
le cyber assassinat!

 

(Ajouté le 5 Avril 2010)

 

C'est nouveau ça vient de sortir: une personne disparaît soudain d'un monde virtuel ou d'un forum. Volatilisée, introuvable dans la liste des membres, aucune trace... Plusieurs exemples récents dans Second Life ont attiré mon attention. Dans deux cas, le coupable était Linden Lab, qui, à leur habitude, sévissaient pour des fautes qu'eux seuls connaissaient, mais j'ai aussi vu une personne forcée de quitter Second Life suite à un harcèlement. Bien entendu, les imbéciles qui s'opposent aux mondes virtuels ne «comprendront pas» pourquoi j'appelle ça un assassinat... «La personne est toujours vivante» braieront-ils, ignorant volontairement les pleurs de l'époux, les projets détruits, le merveilleux jardin abandonné, l'entreprise ruinée... Toutes les raisons qui ont fait interdire l'assassinat dans le monde physique s'appliquent aussi dans les mondes virtuels! En pire, même, parce qu'au moins une personne physiquement morte ne souffre plus, alors que le mort virtuel, soudainement exclut de sa vie sociale, doit à faire face au choc, à l'humiliation, au chagrin, à la dépression... Bien sûr il n'y a pas de sang, pas de hurlements, pas de chair écrasée ou brûlée, juste un clic de souris... Mais cela n'empêche pas que le cyber assassinat, exactement comme l'assassinat physique, d'être une pratique de fachistes, de goulags, une solution de lâches pour tous les égocentriques qui ne peuvent accepter que d'autres personnes soient aussi capables d'exister.

 

Alors que faire? Quelques précautions au niveau personnel:

-Si vous avez un groupe ou une relation importante dans le virtuel, «sauvegardez» ce groupe dans le monde physique, en vous faisant connaître les uns des autres, ou au minimum sur un forum indépendant garantissant l'anonymat si vous ne voulez pas donner votre identité physique. Cette précaution devrait être systématique, depuis la destruction sans préavis du «deuxième monde» par la chaîne de télévision de droite «Canal Plus».

-N'ayez pas votre base dans un seul pays. Même certains gouvernements se posant en champions de la démocratie peuvent édicter des lois bizarres, permettant de réprimer n'importe quoi au nom par exemple de la lutte contre le terrorisme.

-Ne laissez pas d'argent traîner dans des lieux comme Second Life.

-Sauvegardez tout ce qui est important (Les textes peuvent être copiés-collés, et les images saisies par copie d'écran, selon les limites légales sur le copyright).

 

Principes de protection légale:

-Les chaotiques débats sur la loi Hadopi ont au moins eu le mérite d'apporter la reconnaissance d'un droit à se connecter à l'Internet, qui ne peut être contesté qu'en cas de problème sérieux, prouvé, et par un juge. Il paraît alors mille fois plus important de reconnaître notre droit à une identité virtuelle, qui jouirait des mêmes protections que notre identité physique. D'éventuelles mesures d'exclusion d'un monde ne pourraient être que locales (limitées à un lieu) et toujours après des discutions contradictoires (une enquête, un tribunal), et non pas des décisions arbitraires et irréversibles prises dans l'obscurité par des geeks autistes ou par des cinglés inquisiteurs qui voient des pédophiles partout.

-Cette identité virtuelle ne peut pas être détruite (rendue «inexistante» ou introuvable).

-L'identité virtuelle doit être gérée par une entité neutre indépendante des propriétaires de mondes virtuels, seule habilitée à vérifier l'identité physique (ainsi que les restrictions ou accréditations) ou à la divulguer dans le cadre d'une procédure judiciaire.

-Les gestionnaires de lieux dans un monde ne peuvent que bannir cette identité (Ce bannissement peut affecter les autres identités virtuelles de la même personne physique, mais sans que la relation soit divulguée). Cela est légalement assimilable à interdire l'accès d'un lieu privé à une personne.

-Toute interdiction plus large est légalement assimilable à une restriction de liberté (assignation à résidence, liberté surveillée, emprisonnement, internement...), et donc ne peut être prononcées que par un juge, après une enquête. On peut concevoir que les propriétaires de mondes plate-forme comme Second Life puissent restreindre l'accès à certaines personnes, pour des motifs légaux ou disciplinaires, mais, afin d'éviter tout arbitraire, ces décisions doivent pouvoir être contestées en justice, dans un délai de quelques jours et quel que soit le pays. Une commission internationale de mediation? (voir sur SpotOn3D: mediation panel)

 

Afin de tenir compte de cette menace émergente, je met à jour mon site sur le WEM et le Kailye en conséquence.

 

 

La loi LOPPSI 2

(Ajouté le 20 Fevrier 2010)

Trop tard!

 

Oui, trop tard pour appliquer l’idéal hippie qui avait présidé à la fondation d’Internet, d’un espace de liberté absolue et de collaboration dans le respect mutuel. A force de voir des délinquants ou des branques harceleurs de forums, les gouvernements ont fini par réagir, et par légiférer l’espace virtuel. Adieu donc les hippies souriants, bonjour les flics. Bienvenue dans le virtuel, il y a du travail pour vous. De quoi? Il y en a qui sont pas contents? C’est trop tard, les gars, fallait réagir avant, fallait lire cette page quand je l’ai créée il y a des années, fallait nettoyer les forums de tous les narcissiques pervers qui empêchaient l’expression des idées.

Comme d'habitude, les médias ne nous ont servi que des extraits choisis, mais ce qu’on a vu n’est pas plus «liberticide» que les autres lois. L’article 2 autorisant le filtrage des sites ne donne qu’un seul motif, ce qui obligera à repasser par l’assemblée si on veut en ajouter un autre. Je trouve l’article 4 très intéressant: la criminalisation de l’usurpation d’identité et de la diffamation en ligne, qui constituent la forme de délinquance la plus fréquente et la plus ignoble sur les forums et autres «réseaux sociaux».

Bien sûr, comme toute loi, la loi LOPPSI pourra être détournée à des fins de répression politique. Mais la faute n’en est pas aux députés qui l’ont votée, la faute est à tous les webmasters qui l’ont rendue nécessaire, en laissant faire les harceleurs de forums, et à toutes les sociétés qui ont fourni des infrastructures aux spammeurs et autres formes de crime anti-liberté.

Voilà, comme le Far West d’autrefois, l’Internet-loi de la jungle glisse dans l’Histoire. Les colts vont bientôt aller au musée, et les cinéastes pourront narrer les exploits des pirates anti-artistes. Voici l’Internet civilisé, où on ne pourra plus ajouter de moustaches à Sarkozy, mais où on aura d’autres formes de liberté plus intéressantes, comme de communiquer ou d’échanger des idées, des expressions pour un monde meilleur, sans voir automatiquement des crétins anonymes venir baver dessus.

 

Mise à jour Janvier 2011

Oh, finalement le gouvernement français pourra couper des sites sans passer par le juge... C'est à dire sans avoir à donner de motifs, sans traces, et sans recours.

On a donc dépassé le juste milieu, pour verser du côté de Big Brother. Merci messieurs les délinquants d'avoir permis ça.

 

 

Les barjots conspirationistes prennent maintenant les climatologues pour cibles

(Ajouté le 07 Decembre 2009)

Jusqu'à présent, les barjots conspirationistes nous faisaient rire, quand ils voyaient des légumes sur les photos de Mars, ou quand ils pirataient les ordinateurs de l'armée américaine pour chercher des messages extraterrestres. Et je me sentais un peu seul à dénoncer le danger que ces groupes font planer sur la liberté et sur la science.

Les évènements me donnent malheureusement raison, quand on voit maintenant ces barjots conspirationistes se focaliser sur le pseudo-scandale des soi-disant courriels truqués de l'Université de East Anglia.

Mais ce qui est le plus frappant est de voir maintenant l'ensemble des trolleurs et harceleurs de forum se ruer sur ce point: ils sont contents, ils ont trouvé leur Protocole des Sages de Sion contre la science! Ce comportement unanime confirme bien mon équation: «Harceleurs d'Internet = narcissiques pervers = fascistes = anti-science = anti-vie = anti-bonheur = anti-spiritualité». Et quoi qu'ils disent, leur seul but est de déplaire aux personnes normales.

 

 

Censure par Facebook

(Ajouté le 26 Novembre 2009)

Facebook avait déjà une très mauvaise réputation (grave manque de soin de la vie privée) mais ils en remettent une couche avec entrain, en supprimant le profil de la Fondation Abbé Pierre, sans aucune explication (Article de «Libération» du 14 Novembre 2009, d'après une dépêche AFP.

... et sur Twitter

(Ajouté le 07 Decembre 2009)

Cette fois c'est un député qui a vu son compte annulé parce que les narcissiques pervers s'étaient donnés le mot pour déclarer son compte comme spam!

 

 

Le cyber-harcélement moral contre Jean Sarkozy:
les nouveaux fachistes se dévoilent

(Ajouté le 15 Octobre 2009)

Comme je le dis depuis bientôt dix ans sur ce site, les gens qui nous insultent anonymement sur Internet ne sont pas «les internautes», ni des sortes de Robins des Bois «contestant le système», mais des fachistes tout à fait ordinaires, issus de la mouvance crado-punk des années 1980, rejoints depuis par les brûleurs de Sohane, les rapettes et les athées intégristes de Libé ou Charlie Hebdo. Et ils viennent d'en donner la preuve, lors de leur campagne de dénigrement contre Jean Sarkozy: parmi les nombreuses accusations personnelles contre ce monsieur, figurent l'accusation comme quoi sa femme est Juive!! Ces gens sont donc bien des fachistes tout à fait classiques. Et ce sont bien les mêmes qui se moquaient des belles couleurs du site de Ségolène Royal, puisque le site meneur, jeansarkozypartout.com, est une «caricature» du site de Ségolène Royal. Les fafs n'aiment pas le soleil, les fafs n'aiment pas les couleurs, les fafs n'aiment pas les Juifs, les fafs n'aiment personne.

Apprenez à vous servir d'Internet: quand vous voyez un site idiot ou malveillant comme jeansarkozypartout.com, ne vous précipitez pas sur http://www.jeansarkozypartout.com, mais sur http://whois.domaintools.com/jeansarkozypartout.com, qui est sur le site du WHOIS, où sont présentées les données du responsable du site. Ainsi vous trouverez le nom et l'adresse du vilain, et même son numéro de téléphone. Si vous voulez porter plainte, pensez d'abord à demander par lettre recommandée au «Administrative Contact» de retirer le contenu litigieux, par courriel si c'est urgent.

Je n'ai aucune relation avec Jean Sarkozy, ses idées politiques ou ses intérêts. Mais de le voir victime de harcèlement moral me le rendrait plutôt sympathique. :-P

 

 

Censure politique par Orange

 

(Ajouté le 1er Octobre 2009)

 

Le «filtre anti-spam plus» d'Orange filtre des courriels provenant de Avaaz.org!

Avaaz.org est une organisation internationale bien connue, politiquement neutre, qui organise des pétitions en ligne pour soutenir les droits de l'homme et l'environnement. Il est difficile de penser que les responsables de Orange aient pu commettre une erreur technique à ce sujet, puisque TOUS les messages de Avaaz sont filtrés! D'autant plus que je les ai informés dès le début (lettre recommandée en Juillet 2007) des nombreux faux positifs inadmissibles de leur filtre. J'ai aussi des messages de Second Life bloqués, là non plus on ne peut prétendre à une erreur qui aurait touché un site peu connu.

TOUS les couriels Avaaz.org sont cesurés!

Je me suis aperçu parce que, par précaution, j'ai désactivé l'anti-spam Orange dès le début. Aussi je reçois quand même ces messages, mais marqués «spam». Mais combien de millions d'abonnés Orange sont marginalisés, parce qu'ils ignorent que ce filtre censure des messages importants pour leur vie sociale?

En France pourtant, la décision du conseil constitutionnel n° 2009-585 DC du 10 juin 2009 a élevé la liberté d'accès à Internet au rang de principe constitutionnel. Seul un juge peut restreindre l'accès à un site.

 

 

Lynchages numériques par petits nazis en pantoufles.

 

(Ajouté le 1er Octobre 2009)

 

Le déclencheur de ce billet a été le lynchage organisé contre le site de Ségolène Royal s) Désir d'avenir par plusieurs sites (fr.news.yahoo.com, lepost.fr (Le Monde), zigonet.com, Libération, etc.) qui l'ont qualifié de «ridicule», «abominable», «site de secte», et j'en passe. Regardant objectivement, on a pourtant vu pendant quelques heures une page d'accueil plutôt sympa, simple, sur fond de lever de soleil. Quand on a des crétins qui voient de la secte dans un lever de soleil, ce n'est même plus du fachisme, c'est du niveau bizutage dans les WC de l'école primaire. Pauvres geeks, si ils savaient que dans la vie réelle, le soleil se lève tous les matins... Sous l'attaque, Ségolène Royal a vite retiré son lever de soleil pour une page standard. Je ne suis pas de ses partisans, mais cela me déplait au plus haut point que la «censure libertaire» se soit montré finalement plus efficace contre elle que la censure fachiste en Chine ou en Iran.

Cet incident ridicule arrive après plusieurs autres lynchages numériques qui sont allés jusqu'à des agressions physiques contre leurs victimes, mais aussi contre des tiers non impliqués (famille, employeurs). Ce dernier détail dévoile clairement la véritable motivation des lyncheurs numériques: ce ne sont pas du tout des justiciers, mais des petits fachistes qui commettent le mal pour le plaisir, des lâches et des minables qui aiment à nuire sans prendre de risque, des nouveaux nazis en pantoufles qui brûlent les gens par télécommande.

Il est urgent de dénoncer et réprimer ces pratiques moyenâgeuses qui, loin d'être une nouvelle forme de justice, renient le droit le plus élémentaire et font régresser Internet à l'époque des chasses aux sorcières.

Prenons garde, car nous pouvons tous être victimes de ces agissements!

Et si vous voyez des délits, signalez-les aux autorités compétentes, pas à des sites de fafs qui n'auront aucun scrupule à s'en prendre aussi à vous la prochaine fois, si ça leur chante.

 

 

Mac Luhan,
le Village Global,
et les commères du village...

(Ajouté le 15 Aout 2009)

Mac Luhan est un philosophe et théoricien des médias, connu surtout par sa prédiction comme quoi les moyens de communication modernes changeraient le monde en un «village planétaire» où tout le monde communiquerait avec tout le monde. Cette prédiction s'est en partie réalisée, avec Internet, et surtout dans les mondes virtuels qui permettent à des gens d'état d'esprit similaire de se rassembler en d'intéressantes communautés.

Toutefois force est de constater que des obstacles imprévus se sont multipliés.

Tout d'abord, personne ne peut entretenir de relations suivies avec plus de quelques dizaines ou centaines de personnes. Il en résulte un besoin de centraliser les informations, sur chaque sujet, autour de quelques dizaines de personnes compétentes, ce que le modèle classique du site internet fait très bien (site d'organisation, wiki...). Dans le virtuel, le groupe remplit aussi ce rôle.

Le problème est que, sur chaque sujet, des milliers voire des millions d'égos veulent mettre chacun leur grain de sel, sans pour autant rajouter quoi que ce soit de pertinent, et souvent en polluant le débat avec des affirmations fausses ou des opinions personnelles sans intérêt, mais qu'il «faut» laisser en ligne au nom de la liberté d'expression. D'où un bruit énorme où les informations pertinentes ont bien du mal à se faire entendre. La première victime de ce phénomène a été, dès les années 1990, l'étude des ovnis, où les groupes de recherche sérieux comme le CUFOS ou le SEPRA ont été noyés sous des milliers de sites de rumeurs folles (Roswell et compagnie). Mais bien d'autres sujets ont subi le même sort depuis, en particulier la musique. Ce n'est là qu'une forme de censure bien connue, façon «Meilleur des Mondes»: faute de museler un message à la source, on le noie sous des millions de faux messages, où il devient impossible à retrouver.

Le «web 2»

Les premiers «blogs» à être médiatisés étaient intéressants: des soldats américains qui permettaient de savoir ce qui se passait en Irak. Mais depuis tout le monde déblogue, et la «blogosphère» est devenue un bloc compact et impénétrable, dans lequel les moteurs de recherche ne s'aventurent même pas, avec des millions de pages dans le genre des états d'âmes d'un jeune petit bourgeois confronté pour la première fois à un évier bouché. Fantastiquement intéressant... et, oh, ça arrive à tout le monde, savez-vous?

Ainsi, pour la plupart des utilisateurs, Internet n'est pas un outil de recherche, mais une distraction, qu'ils utilisent pour se conforter dans leurs opinions pré-établies, voire pour se défouler, en se donnant l'impression de participer à une «communauté». Ce n'est pas un moyen de participer à l'élaboration de décisions ou de connaissances, mais un moyen de montrer un égo sur un forum. Et ces forums et autres tweeters sont accaparés par un petit nombre d'internautes qui donnent leur opinion sur tout, sans aucune discipline ou ligne directrice qui permettrait de rendre ces réflexions utiles, ni même fiables. Car les forums de plus de quelques semaines sombrent dans l'oubli...

Quant à ce fameux «buzz», comment croyez-vous qu'un site internet né d'hier attire soudain des milliers, voire des millions de visiteurs??? Ou des commentaires sur des centaines de forums? Ce n'est pas grâce à Google (le référencement prend plusieurs jours), mais c'est parce que des journalistes en ont parlé dans une page d'actualité très visitée, comme Yahoo, Libé, etc. Ainsi, avec leurs sites très connus, les médias et les journalistes ont regagné le pouvoir absolu qu'avaient la télé ou les journaux, faisant mousser ou étouffant tel ou tel sujet à volonté, selon les commandes de leurs clients les politiciens et annonceurs publicitaires.

Et les pages de réflexion comme ce site restent avec une faible fréquentation (relativement). Pas de millions de visiteurs, pas de «buzz», pas de «tweet», pas de citations sur Yahoo Actualités. Internet ressemble de plus en plus à une émission de télé-«réalité», avec pour preuve flagrante la multiplication de ces mots péjoratifs pour désigner la parole humaine (buzz = brouhaha, tweet = piaillement), ou ces inconnus qui «votent», taillant ou excluant cette parole sans aucun contrôle... «C'est vrai, c'est à la télé» disaient autrefois les manipulés. Aujourd'hui, on peut paraphraser: «C'est vrai, ça traine sur un forum internet». La véritable réflexion, l'usage intelligent d'Internet comme outil d'échange ou d'élaboration de connaissances, tout cela ne reste que le fait de l'habituelle minorité organisée ou responsable. Comment aurait-il pu en être autrement? Aucun outil n'a jamais rendu un ouvrier habile.

Et certains journalistes proposent maintenant ouvertement le «Web 2» comme une «nouvelle source d'information»... ça leur va bien, puisque pour eux n'importe quel texte est «de l'information».

La libération du Sri Lanka (Mai 2009) a montré précisément comment le «web 2» peut être utilisé, en bien ou en mal. N'importe quel français moyen pouvait facilement chercher «LTTE» sur Youtube, voir le lieu de la prise d'otages sur Google Earth, et, en croisant les propagandes contradictoires, comprendre ce qui se passait réellement au Sri Lanka. Et cet exercice était d'autant plus facile que cette crise n'était que la répétition de celle du Bhoutan en 2004, avec la même utilisation d'internet pour répandre de fausses accusations de violations des droits de l'homme. Pourtant un ministre français a pu se faire berner par cette propagande, au point d'aller se rendre ridicule à l'ONU... Décochez la case «filtrage idéologique», la prochaine fois, monsieur le ministre.

 

A mon avis la meilleure amélioration que l'on pourrait apporter aujourd'hui à Internet serait un navigateur refusant d'afficher les pages contenant des images publicitaires. Mieux encore, une petite application en ligne envoyant normalement les requêtes aux moteurs de recherche, mais n'affichant que les résultats qui ne contiennent pas de liens publicitaires. C'est, techniquement, une censure, mais cela au moins éliminerait tous ces sites verbeux qui ne font que brasser des paroles, sans nuire beaucoup aux sites utiles ou intéressants. Moins de «buzz», plus de parole. Moins de «tweet», plus d'information. Ne survivraient que les idées qui ont des personnes réelles pour les soutenir, et non des phénomènes médiatiques sans consistance.

En attendant, on peut déjà refuser de regarder ces pages-poubelle désagréables, pleines de publicité clignotantes... Elles ne sont pas neutres, elles ont été mises là par les annonceurs, dans leur intérêt. Le «buzz» n'est là que pour attirer l'attention sur les pubs. Il a été scientifiquement étudié par des armées de psychologues afin de déclencher le «réflexe d'achat». Quant aux «nouveaux modèles économiques» tels que le financement par la pub, j'ai essayé: avec Google addsense, ce site m'a rapporté 10 dollars en un an, soit moins de 1 dollar par heure de travail...

 

 

 

Loi LOPPSI
et autres «outils de sécurité»

(Ajouté le 15 Aout 2009)

Ça y est, en France, la loi LOPPSI donne les outils techniques et juridiques pour museler n'importe qui sur le net. Des lois similaires sont adoptées un peu partout dans le monde. Seulement pour lutter contre les pédophiles? J'attends de voir.

On arrive donc à la situation que je prévoyais quand j'ai créé cette page: la délinquance sur le net a provoqué la mise en place d'outils de censure dans les pays démocratiques. Il fallait être vraiment naïf pour penser que les spammeurs et les pirates défendaient la démocratie et la liberté d'expression: ce sont eux qui les auront fait tomber. Comme je l'avais prévu.

Et les abus arrivent immédiatement: En Australie, une bande de cinglés du gouvernement veut épurer le net de tout contenu sexuel... Idem avec des branques de l'App store qui n'ont pas hésité à censurer toute une bibliothèque (le Project Gutenberg) simplement parce qu'elle contenait... le Kama Sutra!! Les psychiatres ne manquent pas de clients...

Autre conséquence, la multiplication de contre mesures, pour passer outre censures et repérage des internautes: cryptage des échanges, proxys anonymiseurs, VPN... Ces contre-mesures bénéficieront en tout premier aux délinquants organisés (et maintenant aux espions) qui ont les moyens et les compétences nécessaires pour les mettre en oeuvre. Mais l'internaute lambda qui tombe sur une erreur 404 n'aura pas moyen de retrouver le contenu censuré, ni même de réaliser qu'il y a eu censure.

Nous apprenons enfin que les censeurs libéraux se sont regroupés dans un nouveau parti politique d'extrême droite: Le Parti Pirate, dont le but affiché est la destructions de tous les acquis sociaux des artistes, ce qui entraînerait la destruction de toute forme d'expression artistique autre que le rap.

 

 

La loi Hadopi

(Mis à jour le 11 Juin 2009)

 

Cette loi illustre, encore mieux que la Chine, ce que je craignais dans mon préambule: une mesure nécessaire, mais mal conçue par des idéologues incapables d'accepter la moindre critique ou suggestion de la part des personnes compétentes. Double peine, condamnations extrajudiciaires, preuves falsifiables et non-contradictoires... entérinent le non-droit sur Internet, sans vraiment protéger les artistes.

Sans parler des manoeuvres infantiles des opposants aux artistes, que ce soit au parlement ou dans les «blogs»: On se croirait revenu un siècle en arrière! L'argumentaire des fachistes anti-art est assez étonnant: parce qu'une chose se fait couramment, alors elle serait «légitime». C'est avec le même argument que d'autres «justifient» les mutilations sexuelles ou les «crimes d'honneur»...

Je préviens que si je suis injustement victime de cette loi, je me défendrai avec la dernière energie!

(Ajouté le 11 Jui 2009) A la fin il a fallu que ce soit le Conseil Constitutionnel qui nettoie ce texte de tous ses élements anti-droits de l'homme. Est-il possible qu'une ministre ignore la constitution?

 

 

L'impossible neutralité de Wikipédia

(Rajouté le 30 Mars 2009)

 

La plupart des pages de Wikipédia sont bien faites par des professionnels ou par des passionnés, qui font d'elles la première source d'information à consulter sur bien des sujets. Toutefois certaines pages sont sujettes à de fréquentes tentatives pour imposer ou éliminer des opinions: ces pages sont alors qualifiées de «polémiques». Wikipédia prétend alors rester «neutre» et si vous lisez leurs conditions, vous trouverez même cette étrange requête: ils veulent «des sources, pas des vérités».

Mais cette approche neutralisante trouve vite ses limites. Ainsi les pages sur les sectes comme la scientologie ou l'instinctothérapie, se contentent de reproduire leurs crédos, et n'évoquent les «accusations de sectarisme» que bien plus loin, dans une rubrique «critiques» ou «polémiques». Ainsi le lecteur a l'impression que l'objectivité est du côté de la secte, et le problème du côté de celui qui la dénonce. Dans ce cas la «neutralité» devient de la complicité, voire de la non-assistance à personne en danger.

Un problème similaire a lieu avec les pages sur le cannabis, dont la fabrication et l'utilisation sont décrits avec moult détails comme de choses anodines, le seul problème évoqué étant... l'interdiction! Comment être moins neutre?

Wikipédia prétend être bâtie par «la communauté des internautes». Je ne dois pas en faire partie, car toutes mes interventions ont disparu dans les heures qui suivaient.

Sauf une, sur le «Signal Wow», où j'ai tenté de corriger une contre-vérité flagrante, comme quoi le Signal Wow «était composé de plusieurs chiffres». Ma rectification a été retenue, mais dans la rubrique «polémique»... Il ne faut pas mettre de vérité, qu'on vous dit.

 

 

Addiction?

(Rajouté en Mars 2009)

 

On nous rebat les oreilles récemment sur les «addictions» (dépendances) à l'internet ou aux jeux vidéos (l'anglicisme signe l'origine de la manipulation). On nous brandit des cas rarissimes, comme une fillette avec la main irritée par la manette de jeu, ou des gens avec une tendinite du doigt à force de cliquer nerveusement.

Ces «informations» cachent deux manipulations:

1) Viser tout l'Internet, ou tous les jeunes, ou tous les jeux vidéos, à partir de cas particuliers rarissimes. Cette manipulation s'appelle la généralisation abusive. Si on devait tenir le même raisonnement avec tout ce qui peut irriter les doigts, il faudrait interdire le travail, qui, lui, pose des problèmes de santé parfois graves à des millions de personnes.

2) Dire que «les jeunes» feraient mieux d'aller dans la nature que sur Internet ou des jeux. Cette manipulation s'appelle détourner la conversation. Les gens qui disent ça ne sont pas des amoureux de la nature, ce sont des gens qui détestent la liberté d'expression et de rencontre que permettent Internet et les jeux. Du temps de la télé, ces gens ne conseillaient pas aux jeunes d'aller dans la nature au lieu de regarder la télé, car la télé était sous strict contrôle idéologique.

Je ne dis pas ici que les dépendances n'existent pas, ni que tous les jeux sont bénéfiques. Mais en s'occupant de ces problèmes il ne faut pas faire le jeu des censeurs. Il faut apprendre aux gens à maîtriser l'outil Internet, et en particulier à se garder des tendinites et des censeurs.

 

 

 

La censure en marche

(Rajouté en Février 2009)

Quelques nouvelles des petits censeurs:

Le Parti Socialiste (un parti politique français de droite) re-re-redemande une «licence globale» pour la musique. (Voir l'actualité Yahoo). Ainsi les créateurs seront dépossédés de leurs droits, et l'argent de la licence ira à quelques chanteurs de variété imposés ou à des «initiatives culturelles» soigneusement épurées. Ce qui serait pourtant intéressant de faire dans ce sens, mais que personne ne propose, serait que chaque internaute qui le souhaite puisse approvisionner un petit crédit auprès de son fournisseur d'accès, qui serait débité automatiquement en faveur de l'ayant droit à chaque fois qu'une oeuvre de l'esprit serait écoutée, consultée ou téléchargée. Ainsi même des petits artistes, ou des artistes indépendants, pourraient être rémunérés. Ce serait la fin du piratage bien sûr, mais d'une pierre deux coups ce serait surtout la fin de la sélection par la pub et des ségrégations imposées par les majors.

Un organisme gouvernemental français, le CGTI, propose carrément de limiter certains accès à l'internet à une «liste blanche» de sites «utiles à la vie économique, culturelle et sociale du pays» (Voir l'actualité Yahoo). Wow, c'est pire qu'en Chine, où l'on peut encore espérer zigzaguer entre les 25000 censeurs. Avec ce système, pour publier mon site en France il me faudra en retirer tout le contenu. Si un jour vous me voyez déménager en Iran, ne vous étonnez pas, il sera bientôt plus facile de s'exprimer dans ce pays qu'en France. Heureusement les eurodéputés s'opposent à ce type de lois visant à limiter l'accès à Internet (Voir l'actualité Yahoo).

Rappelons que le piratage des oeuvres payantes, loin d'être une «liberté», constitue en fait une CENSURE de ceux qui ont besoin de temps et de travail pour créer des oeuvres. Ainsi il n'est nullement étonnant que toutes les rodomontades contre les pirates s'accompagnent de beaucoup de postillons mais de bien peu d'actions réelles. Ainsi il a fallu que Luc Besson (cinéaste) dénonce nommément beemotion (et ses hébergeurs et annonceurs publicitaires) pour faire fermer ce site qui mettait gratuitement des films en ligne depuis... quatre ans! (Voir l'article PCImpact) Une victoire donc, mais je ferai remarquer que je vois tous les jours des musiques gratuites sur Deezer et sur Youtube... mais moi on ne m'écoute pas, aussi vous pouvez continuer à les consulter tranquillement.

A propos de Youtube, je suis tombé par hasard sur une vidéo indiquant comment fabriquer certaines bombes, le vrai truc grave, où une censure immédiate s'imposait. J'ai donc signalé cette vidéo pour qu'ils l'enlèvent... et elle y est toujours. Mais d'un autre côté on nous demande notre date de naissance à chaque fois qu'il y a un bout de fesse dans une vidéo. Alors, qu'on aille pas nous raconter que la censure est pour nous protéger, après ça...

 

 

 

A qui doit être confiée la gestion d'Internet?

(Rajouté en Novembre 2007)

Aujourd'hui une des bases d'Internet, la gestion des noms de domaine, est toujours sous tutelle nationale des seuls USA (par le biais de l'ICANN, société californienne). Cela pose un problème sérieux, pour un service international, même si il n'y a eu apparemment aucun abus de par cette situation. Ainsi beaucoup soutiennent que Internet soit géré par l'ONU. Cela semble bien à première vue; malheureusement cela ouvre la possibilité à des gouvernements fachistes d'imposer leurs censures idiotes en dehors de leurs pays.

Alors comment faire? Le minimum, à mon avis, serait de n'impliquer dans la gestion d'Internet que les pays qui l'utilisent vraiment. Ainsi les pays qui le censurent ne le gèreront pas, et on ne voit pas pourquoi ils le gèreraient, c'est comme si les gens qui n'aiment pas le foot géraient les clubs de foot. On n'impose Internet à personne, si des gouvernements infantiles veulent priver leurs peuples de ce merveilleux outil, ils n'ont pas besoin de le gérer.

 

 

 

 

 

le filtrage des contenus

(Rajout en Novembre 2007)

Afin de faire face à des choses telles que les violations massives de droit d'auteur, ou la pédophilie, beaucoup demandent un filtrage de l'Internet. Quelle bonne idée... Mais qui nous garantit que, une fois les moyens techniques et légaux mis en place, ils ne seront jamais utilisés pour filtrer des contenus légitimes? Plusieurs pays fachistes le font déjà systématiquement. Dans une démocracie comme la France, on a déjà la censure généralisée du style de musique Nouvel Age, si efficace que la plupart des Français ignorent jusqu'à ce nom, et même les disquaires nous regardent la bouche grande ouverte quand on leur demande où est le rayon Nouvel Age. (Certains connaissent tout de même le «Niou ailldje», mais de toutes façons ils n'en ont pas). Ceci alors que toutes les radios Internet américaines offrent un canal Nouvel Age, et aussi musiques du Monde, musique Chrétienne, etc.

Bon, des radars détectant des marquages dans des contenus protégés par par le droit d'auteur, ou des avertissements de Google pour les sites à virus, ça ne peut pas faire de mal. Mais si l'on en vient à filtrer activement selon des «critères» ou des mots-clés (qui les définit???), ce sera vite un tel bazar que, finalement, il vaudra mieux laisser les mauvais contenus sur Internet. Il ne s'agit pas de prospectives sur un lointain futur, la plupart des fournisseurs d'accès Internet proposent déjà des «filtres pour enfants» sans nous dire qui définit ce qui est bon ou pas pour nos enfants. On a aussi le fameux scandale de l'anti-spam Orange, qui bloque au hasard la moitié des courriels légitimes. (Correction en Avril 2009: le taux de faux positifs a baissé, mais il y en a toujours d'inexcusables)

 

 

 

La LCEN (Loi de Confiance envers l'Economie Numérique)

(Rajout important en Juin 2004)

Comme beaucoup de monde, lisant certains médias (en l'occurrence la rubrique «multimédia» de Yahoo France) je m'étais insurgé contre certaines dispositions très inquiétantes, par exemple le déni du caractère privé des courriels. Je me préparais donc à faire une analyse bien saignante, mais la moindre des choses pour cela était d'en lire d'abord le texte (Voir ici) au lieu de me fier à des commentaires de seconde main. Surprise, le texte ne comporte aucune des terribles «atteintes à la liberté» que certains dénonçaient à grand renfort d'articles en ligne et de manifestation à la musique techno. En réalité la LCEN est une loi, certes critiquable, mais qui a tout de même l'avantage de mettre un peu d'ordre dans certaines pratiques d'internet que je dénonçais déjà (voir plus bas dans cette page). Commentaires et exemples:

«déni du caractère privé des courriels» renvoie à ce texte:

II. - L'article 2 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée est ainsi rédigé: « Art. 2. - ... On entend par communication au public par voie électronique toute mise à disposition du public ou de catégories de public, par un procédé de communication électronique, de signes, de signaux, d'écrits, d'images, de sons ou de messages de toute nature qui n'ont pas le caractère d'une correspondance privée...»

Il ne s'agit là que d'une définition, que l'ont pourrai résumer: est public ce qui n'est pas privé. Il n'y a là rien qui indique que les courriels n'aient pas de statut privé. Il paraît même fort logique que les messages privés soient exclus de la liste des documents publics, ce serait le contraire qui serait inquiétant!! Ce qui précède a été écrit le 12 Juin. Le 15 Juin le Conseil Constitutionnel confirme que le déni du caractère privé était bien un «malentendu».

Responsabilité des hébergeurs.

Les messages insultants, diffamatoires ou racistes sur internet sont souvent couverts par l'anonymat. Mais pour que ces messages soient accessibles au public, il faut forcément le consentement et l'action d'un hébergeur, souvent le seul identifiable, et le seul à qui on peut demander de retirer les messages délictueux. Ainsi, avec la LCEN, si vous êtes agressés ou insultés dans un forum, l'hébergeur ou le webmestre ne pourront plus se défausser sur un tiers que personne ne peut joindre ou identifier.

Liberté de la presse.

La LCEN étend fort logiquement à Internet les protections de la personne contre la diffamation par les journaux, avec juste une nécessaire adaptation de délai. Ainsi on ne sera plus sans défense face à des gens qui nous diffament sur Internet. Il n'y a pas d'atteinte à la liberté de publier des choses légitimes, mais une meilleure protection des personnes.

Ainsi il me paraît fort malhonnête de qualifier de «liberticide» des mesures visant à protéger les personnes contre des abus sur Internet (diffamation, insultes, escroqueries, virus, spam...). Toutefois certaines mesures législatives ou techniques récentes créent effectivement la possibilité d'un contrôle totalitaire du net. A qui la faute? Les Chinois peuvent dire que c'est la faute à leur dictature; mais en Occident je dirai plutôt que la faute en est très clairement à ces soi-disant «libertaires» qui voudraient pouvoir diffamer, insulter, viruser ou spammer impunément sur Internet. En effet ces mesures n'auraient jamais été prises sans eux.

 

 

 

La protection contre le piratage des oeuvres d'art

On dit que le piratage menace les artistes, en les privant des revenus qui leur permettent d'exercer leur activité. Toutefois, sur 10 Euros que vous dépensez pour acheter un CD de musique, seulement un ou deux vont aux artistes et à la fabrication du CD. Le reste est engrangé sous forme de bénéfices colossaux par ces mystérieuses «grandes compagnies musicales» qui par ailleurs nous imposent une incroyable censure éditoriale contre les plus émouvantes créations actuelles tout en nous bombardant de leur horrible rap ou de leurs variétés insipides.

Cette situation incroyable a mené à l'idée que le piratage serait légitime. Même au détriment des artistes. A mon avis personne d'autre que les artistes ne peut décider si ils souhaitent être rémunérés ou non.

Contre les réseaux de téléchargement gratuits, il a beaucoup été fait pour défendre les immenses bénéfices de ces grosses firmes. Mais il n'y a toujours rien de prévu pour que les artistes eux-mêmes puissent protéger et archiver leurs créations publiées sur le net (voir ma page sur la Bibliothèque Nationale, le problème réellement rencontré par ce site) et publier une oeuvre sur le net revient toujours à en faire cadeau aux plagiaires ou aux détourneurs.

La vraie nouveauté d'Internet, est que la musique, les films, les livres, etc. ne dépendent plus de supports matériels onéreux: ils sont disponibles sous forme de fichiers informatiques dont le coût de duplication et de transport tend vers zéro. Cela a deux fantastiques conséquences:

-Cette quasi-gratuité rend la musique et les créations artistiques accessibles à bien plus de gens, et il n'y a plus de sens à imposer d'énormes taxes au profit de compagnies d'édition devenues inutiles.

-Le coût d'édition tendant également vers zéro, n'importe qui peut publier n'importe quoi en toute indépendance, sans plus aucune censure éditoriale ou contrainte technique, soit gratuitement, soit avec une boutique virtuelle que l'on installe en quelques clics, pour vendre ou recevoir des donnations.

Les artistes qui souhaitent être rémunérés peuvent vendre l'équivalent d'un CD deux Euros au lieu de dix. (Le pourcentage nécessaire au fonctionnement des sites étant minime). L'acheteur paye cinq fois moins cher, et le musicien gagne deux fois plus qu'avec les grandes compagnies de musique. De quoi faire exister plus de musiciens et écouter bien plus de musique.

Techniquement, il suffirait de sites-boutiques, organisés en un réseau. L'acheteur dispose d'un annuaire général complet qui le renvoie au bon site, même si la musique qu'il cherche est très rare. Le musicien, même amateur ou désargenté, même censuré par les grandes compagnies, peut créer sa propre boutique, ou la faire héberger par une plus grande, en profitant de son système de vente.

Juridiquement cela tient si les artistes signent un contrat d'édition-distribution avec le site boutique de leur choix. Sauf quand ils ont déjà signé un contrat avec une grande compagnie, qui les maintiendrait dans les prix élevés.

Peu est fait dans ce sens, et les nouveaux sites de téléchargement (itunes, le nouveau Napster...) ne proposent pas vraiment le service attendu: prix encore élevé, choix encore limité, fonctionnement avec des logiciels compliqués, des mots de passe, etc... Pire, certains ont proposé des mesures inutiles mais dont tout le monde est victime: taxer les supports vierges (CDs, disques durs...), le téléchargement, etc... Ainsi les grandes compagnies ne servent plus qu'à empocher ces taxes sans plus fournir aucun service!

Le dernier enjeu à propos de la musique à télécharger et que, tout en protégeant efficacement les droits d'auteur contre la copie sauvage, elle doit pouvoir être jouée sur n'importe quelle plate-forme, système ou baladeur: c'est l'interopérabilité. Et aujourd'hui il y a une solution d'intéropérabilité, une seule et aucun besoin d'aucune autre: c'est le format MP3, avec son nouveau DRM (gestion de droit d'auteur) en cours de proposition, le DMPF de Leonardo Chiariglione. JE N'ACHETERAI RIEN SUR LE NET QUI NE SOIT PAS INTEROPERABLE.

 

 

 

La loi DAVDSI (2006)

 

Cette loi a été l'objet d'un violent affrontement politique en France, entre les défenseurs du droit d'auteur et ceux qui voudraient tout gratuit. A mon avis, malgré certaines grosses imperfections (pas de recours des consommateurs sur l'interopérabilité) cette loi ne fait que transposer dans le monde numérique les principes déjà connus du droit d'auteur. Ce qui est remarquable, c'est que les «défenseurs» du droit d'auteur étaient surtout les majors de la distribution (qui ne sont auteur de rien du tout, se contentant de censurer et de recevoir des taxes) tandis que les opposants diabolisaient les mêmes majors, oubliant tout autant l'existence des auteurs, qui ne peuvent exister sans un minimum de revenus (a moins qu'ils ne fassent que du rap, ce qui évidemment ne coûte pas cher à produire, on peut même avoir des aides publiques pour ça). Je trouve qu'il y a là une sacrée hypocrisie de la part des tenants de la gratuité. En effet, une opportunité de créer une société sans argent a existé dans les années 1970 (autogestion, communautés, alternatives écologiques, autoconstruction, coopératives de production...) Mais tout a été systématiquement saboté à l'époque, par ceux là même qui voudraient avoir tout gratuit aujourd'hui, sans jamais rien offrir gratuitement de leur propre travail, même pas un sourire. Vous planez, les gars, un arbre qui n'a pas été cultivé il y a trente ans ne peut pas donner de fruits aujourd'hui, et vous pouvez taper sur les flics ou poignarder vos profs autant que vous voulez, cela n'y changera rien.

 

 

 

L'escroquerie de la taxe sur la copie privée (2008)

 

Cette taxe, loin de profiter aux auteurs, profitera surtout aux majors inutiles, qui s'en serviront pour organiser des «événnements culturels» où ils feront la promotion de leur soupe (rap, Sardou, etc...). Seuls les artistes «professionnels» (c'est à dire qui gagnent déjà suffisamment d'argent pour cotiser à la sécu et aux sociétés d'auteurs) recevront leur part du gâteau, (seulement la moitié des taxes perçues si j'ai bien compris). Les autres resteront sur le carreau.

Avec cette taxe, les gens auront l'impression qu'il est lélitime de piller des oeuvres, même si la plupart du temps l'auteur ne reçoit rien. Plus vicieusement, cette situation défavorisera encore davantage les expressions nouvelles ou rejetées par l'idéologie dominante.

 

La censure libertaire a donc gagné.

 

Vous payez des taxes pour voir ce site

je ne touche pas un centime de cet argent.

 

On nous avait pourtant déjà fait le coup avec la TVA, on nous avait dit qu'elle servirait à payer les retraites des vieux... Mais au moins la TVA profite à l'ensemble de la société. La taxe sur la copie privée ne profite qu'à des compagnies privées, qui, de plus, ne founissent plus aucun service, que nous interdire d'écouter ce que nous voulons.

 

 

 

Internet et Liberté: Page originale (2002)

 

QU'EST-CE QUE INTERNET?

 

Internet n'est pas une idéologie ni un clan. C'est un moyen d'échange d'informations et de communication (note 1) ouvert à tout le monde. Il est aussi un «espace» où l'on peut s'exprimer, montrer des choses, et même vivre ou faire vivre des expériences, certes virtuelles, mais riches d'émotions et d'épaisseur humaine. Toutefois les personnes qui vont vivre ces expériences virtuelles sont des personnes réelles. Donc le respect de ces personnes s'applique aussi sur Internet, au besoin par la loi. Ceux qui veulent vivre sans loi, sur Internet ou ailleurs, n'ont qu'à développer une grande compassion et une maîtrise suffisante de leur psychologie pour rester des gens agréables et positifs en toutes circonstances: on les accueillera alors à bras ouverts où qu'ils aillent.

 

LE PRINCIPAL ENJEU D'INTERNET: LA LIBERTE D'EXPRESSION.

Avant Internet, même dans les pays démocratiques, publier un livre, de la musique, un journal, faire de la radio ou de la télé, etc. était soumis à deux conditions impératives: avoir de l'argent (censure par l'argent), et être accepté par les éditeurs ou les autorités attribuant les fréquences radio (censure éditoriale). Aujourd'hui, pour un prix modique et sans besoin d'aucune autorisation, n'importe qui possédant un ordinateur peut créer un site, ou consulter tous les sites possibles dans le monde. Internet est un fantastique outil de communication (note 1). La liberté d'expression n'a jamais été aussi grande. Il est alors très clair que toute action ou modification légale ou technique d'Internet doit avant toute chose préserver cet acquis. (voir plus loin sur cette page).

A propos de limitation de la liberté sur Internet, on pense à des mesures de type dictature, qui existent effectivement dans certains pays (Chine, Viêt-nam). Mais en Occident on constate surtout que les mesures autoritaires sont au contraire provoquées par des gens qui prétextent la liberté pour produire des nuisances sur Internet. Bel exemple de situations réciproques (Voir mon livre « Epistémologie Générale» chapitre 4)

 

 

Pas de liberté sans moyens pratiques de l'exercer:

Les fabriquants de logiciels se moquent-ils de nous?

 

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INTERNET ET COMMERCE

 

Internet est à tout le monde. Donc les commerçants ont le droit comme tout le monde d'y avoir des activités.

Toutefois il ne faut pas délirer: Internet ne crée pas de clients! Il ne peut qu'en détourner certains des circuits classiques. Avoir oublié ce point de bon sens est à l'origine des faillites très prévisibles de la «net-économie»

Le problème avec le commerce sur Internet est quand il envahit des lieux qui ne sont pas commerciaux, notamment avec les bandeaux publicitaires ou les courriers non-sollicités. La prétention de certaines «agences» commerciales de s'accaparer de tout l'Internet est contraire aux droits de l'homme.

Ceux qui sont contre le commerce seront sûrement très intéressés par ma proposition d'une économie solidaire, la Vraie Economie. Mais il faut aussi développer la compassion et la maîtrise de notre esprit...

 

INTERNET ET LIBERTE

 

Par principe, tout le monde doit pouvoir s'exprimer sur Internet, et tout le monde doit pouvoir accéder à tout ce qui s'y trouve. En particulier il doit y être possible d'y exercer une critique sociale ou politique, ou d'exposer des points de vue originaux.

Toutefois il y a des limites, exactement comme dans le monde concret. Le respect de la personne implique qu'on ne doit pas voler, espionner, mentir, diffamer, etc... pas plus sur Internet qu'ailleurs.

Pour cette raison, les pouvoirs politiques et législatifs tentent actuellement de mettre en place diverses lois et mesures (voir le nouveau site Droit du Net) afin qu'Internet ne soit plus une zone de non-droit où n'importe qui peut impunément voler des numéros de carte bancaire, espionner des correspondances, perturber des sites ou des ordinateurs personnels, harasser avec du bourrage publicitaire (spam), escroquer, racoler pour la prostitution...

Face à cette préoccupation de bon sens, ceux qui s'insurgent aussitôt contre la «dérive sécuritaire» ne manquent pas d'une certaine hypocrisie. (écrit en 2002). Comment, s'insurgent-ils, «on ne pourra plus jouer aux virus, on ne pourra plus appeler à la haine raciale, on ne pourra plus escroquer à travers la planète, on ne pourra même plus montrer ses fesses sur Internet?» Je me permet de rigoler un peu devant cette vertueuse indignation: Les mesures qui interdiront toutes ces choses sont très loin d'atteindre un jour un site bienveillant comme celui-ci, dédié à la compréhension et au bonheur de tous les êtres. Personne ne m'a jamais empêché de mettre ce que je veux sur ce site, ni aux internautes d'y accéder. Simplement on peut utiliser notre liberté à autre chose qu'à faire du scandale pour faire du scandale.

Toutefois il ne s'agit pas de fermer les yeux: la liberté est quand même menacée sur Internet, comme elle est toujours menacée partout ailleurs de toute façon. En ce temps où l'on cherche à créer des règles, la liberté est menacée par des mesures mal pensées par des gens qui ne connaissent pas les problèmes. Et en tous temps elle est menacée par des gens malveillants qui tentent de s'accaparer l'Internet, voire de le censurer, ouvertement ou hypocritement, que ce soit au nom de la «défense de l'ordre» ou au nom de la «liberté».

 

Aujourd'hui vous avez pu trouver et accéder à ce site «non-standard»; c'est la preuve qu'il y a une certaine liberté sur le net, et une liberté qu'on ne trouve pas toujours ailleurs.

 

Mais si un jour des sites comme celui-ci disparaissent, alors c'est que la censure aura gagné.

 

(Septembre 2004) L'opération internationale contre le réseau altermondialiste Indymedia, pour des motifs relativement bénins (bagarres lors de manifestations) a provoqué l'extinction de plusieurs de ses serveurs et la perte de données vitales. Ceci montre clairement que l'ère de l'Internet «complètement libre» est révolue: même dans les pays démocratiques, les autorités ont maintenant les moyens techniques et légaux de faire taire n'importe qui sur le net, que ce soit pour de bonnes ou pour de mauvaises raisons. (Note: je n'endosse pas forcément les idées ni les buts d'Indymedia).

 

CONCRETEMENT, LES VERITABLES RISQUES
POUR LA LIBERTE SUR INTERNET

 

 

 

Le spam (bourrage de boîte à lettres)

LE SPAM EST UNE ATTEINTE A LA LIBERTE DU RECEVEUR, surtout quand on en arrive à avoir une boîte aux lettres inutilisable et à être obligé d'en changer. Le spam coûte cher en bande passante, et il peut provoquer des pertes de courrier. Presque tous les spams sont des escroqueries, certains peuvent être très choquants à voir, et être à la source de problèmes familiaux.

Le spam repose sur quatre points: 1) les «spam robots» qui écument les sites internet à la recherche d'adresses, 2) la diffusion de CDroms d'adresses. Forcément les destinataires ne peuvent demander à voir leurs adresses supprimées de ces listes! 3) la possibilité de diffuser un très grand nombre de messages avec des «mail lists» 4) des ordinateurs relais qui cachent les noms des expéditeurs. Infos techniques. Les spammeurs ne sont que quelques dizaines de personnes, la plupart avec un passé d'escrocs, et certains sont limite branques. Les noms.

De nombreuses lois ont été passées récemment dans divers pays pour endiguer ce fléau.

En France le spam est interdit depuis le 27 Février 2003. Les spam robots et les CDroms d'adresses sont interdits, comme fichiers informatiques non soumis au droit de rectification. (Voir le site de la Commission Nationale Informatique et Liberté)

Le spam est un exemple flagrant de «fachisme libéral» où la liberté est combattue, non pas avec des interdictions, mais en créant des nuisances qui en rendent l'exercice impossible.

 

 

 

 

Vers l'interdiction des courriels (emails)?

Oh le vilain qui ose suggérer des trucs pareils. Non, bien sûr il n'est pas question (que je sache) d'interdiction autoritaire du courriel, ce fantastique moyen de communication. Toutefois je note un faisceau de faits apparemment indépendants, mais allant tous dans le sens d'une interdiction de fait des courriels: (Ecrit en Mai 2008)

-L'inaction des pouvoirs publics et des autorités d'internet contre le spam, en particulier certaines solutions simples ne sont pas appliquées.

-Les fausses solutions contre le spam, telles que les «filtres», dont certains, comme l'anti-spam Orange, bloquent une fraction importante du courrier légitime.

-Le sabotage par Microsoft de Outlook Express: la version Vista, Windows mail, se bloque (le bug des messages qu'on ne peut effacer) et Microsoft n'a pas fourni de correctif utilisable par tout le monde.

-L'incapacité de Mozilla de fournir une alternative valable: Thunderbird a un bug majeur menant à la disparition de courrier sous les yeux de l'utilisateur, et la seule réponse est de psychanalyser le dit utilisateur, lui dire que c'est de sa faute.

Sous Vista ou Linux, le seul moyen fiable qui reste de lire ses courriels serait Opera, mais la présentation est tout à fait déroutante.

 

 

L'anonymat

Une autre tarte à la crème de la sécurité sur Internet, l'anonymat, est une arme à double tranchant. Il peut être utile dans le cadre d'une critique sociale, comme il peut servir à commettre des mauvaises actions. A mon avis on devrait interdire la création en ligne de boîtes aux lettres anonymes pour diffuser du spam, de la malveillance ou des virus. Les critiques sociales, ou des activités intimes, devraient quand même être possibles sur des forums d'associations qui s'y consacrent, ou sous le contrôle de l'ONU. Une intervention policière ne devrait alors être possible que sur commission rogatoire, en cas de plainte judiciaire. Mais la question de savoir quand on passe de la critique sociale justifiée à l'atteinte à la sécurité de l'état n'est pas du tout spécifique à Internet!

Certains ont proposé que chaque internaute reçoive un numéro qui permettrait de l'identifier où qu'il aille. Personnellement, je ne souhaite pas une telle solution, mais si elle est un jour adoptée, ce sera peut-être de la faute de censeurs orwelliens, et sûrement de la faute de ceux qui font n'importe quoi sur le net.

 

 

Le cryptage

C'est, comme l'anonymat, et pour les mêmes raisons, une arme à double tranchant. Il est à remarquer que aujourd'hui les conditions d'envoi d'un email semblent permettre l'accès par des tiers, ce qui tend à justifier le cryptage des correspondances privées. Mais cet argument tomberait si la sécurité du réseau était renforcée (message lisible seulement par le destinataire, authentification de l'expéditeur).

En France les décrets n° 2002-1073 du 7 août 2002, créent un «centre technique d'assistance» pour le décryptage des messages, et stipulent que «les opérations réalisées par le centre technique d'assistance sont couvertes par le secret de la défense nationale». Ainsi il n'y a plus aucune opposition possible, comme dans le cas d'une perquisition. Non seulement on pourra ouvrir votre courrier impunément, mais, plus grave encore, vous imputer des messages imaginaires, sans contre-expertise possible, et donc sans recours possible de votre part. (Dépêche Yahoo multimédia, Vendredi 20 septembre 2002, 21h00). Décidément, il y en a qui tiennent vraiment à ce qu'Internet reste une zone de non-droit...

 

 

Enregistrer nos courriers et nos logs d'accès.

Cette obligation récente faite aux fournisseurs d'accès ouvre encore la porte à des méthodes de contrôle totalitaires. Mais à nouveau ce sont les gens qui nous attaquent sur le net qui sont en finale responsables de ces mesures.

 

 

Protection de la vie privée sur Internet?

De toute façon toutes ces méthodes, lever l'anonymat, décoder des messages codés, lire des enregistrements et des logs d'accès, tout cela est à propos de correspondances privées et de vie privée. Aussi tout cela ne peut être fait que sur commission rogatoire, comme pour toutes les autres correspondances privées. Je porterai systématiquement plainte dans le cas contraire. Récemment les organismes européens officiels de protection des libertés se sont réunis à English Cardiff pour English prendre position contre les excès de la rétention d'information sur les serveurs Internet.

Fin de la vie privée sur Internet

Je suis obligé de revenir sur ce sujet (Avril 2006) à cause des informations suivantes. D'après Yahoo actualité, citant le Sydney Morning Herald, en Australie le Telecommunications (Interception) Amendment Act permet au gouvernement de lire pratiquement n'importe quel courriel ou SMS privé de personnes «suspectes» et de toutes leurs fréquentation (même de leur médecin). Similairement, d'après PCimpact du 26 Decembre 2005, le New York Times révèle que la NSA peut suivre n'importe quelle conversation, par téléphone, courriel, messagerie instantannée, et ce du monde entier, puisque les USA contrôlent toujours Internet et se sont arrangés pour que le plus possible de communications passent par leur territoire. Si ces informations sont exactes (que ça ne soit pas un nouveau «scandale LCEN»), ces pratiques de nazis sonnent clairement le glas de toute vie privée sur Internet. Que vous parliez de votre sexualité, de votre santé, de politique, de votre spiritualité, des oreilles sales peuvent suivre votre conversation et se gausser de vous. Oh, ils ne vous enverront pas à Guantanamo, mais d'autres ennuis bien plus discrets peuvent vous arriver.

Quand aux vrais bandits et terroristes, ces mesures ne les concernent évidemment pas: il y a longtemps qu'ils se méfient d'Internet, codent leurs conversations ou ne communiquent que directement de bouche à oreille.

 

 

Des forums libres?

Les forums non modérés ou «libres» sont régulièrement squattés par des narcissiques pervers, des ignorants professionnels et des fous, sans parler des prédateurs sexuels. Au nom de la «liberté» chacun y est libre d'injurier ou de diffamer les autres, et on ne connaît que trop bien le résultat: aucun débat réel n'y est possible, et y exprimer un tant soi peu de soi revient à monter sur le pilori pour y recevoir des tomates. Cyber-pilori et cyber-tomates sont virtuels, mais l'humiliation en public et le viol psychique sont bien réels. Et si vous demandez au modérateur de retirer les messages injurieux, généralement il ne le fera pas, parce que justement si il utilise ce système c'est qu'il est d'accord avec ses terribles conséquences! A mon avis, au lieu de vouer aux gémonies ceux qui veulent réglementer Internet, on ferait bien de commencer par nettoyer devant nos portes, et éliminer tous les messages malveillants, inutiles ou délirants qui encombrent tous nos forums. Et boycotter systématiquement tous les forums non protégés! Les forums de ce site sont plus que modérés: filtrés à la source, comme les forums pros.

(Rajouté en mars 2009) Les mondes virtuels tels que Second life présentent le même problème, en plus varié. Dans ce cas on parle de «griefers», qui, en plus de vous insulter, peuvent vous voler de l'argent ou vous mettre en position d'acte sexuel. Dans Second Life, ceci est explicitement interdit, mais cette interdiction n'est appliquée par la société gestionnaire (Linden Labs) que quand ça lui chante...

 

Quelques lignes de conduite utiles si vous êtes victimes d'une attaque perverse de ce genre: ne jamais répondre directement à un message insultant; rester vous-mêmes poli, calme et objectif; juste répondre que vous demandez au modérateur de retirer les messages insultants ou difamatoires; ne pas continuer la discution tant que le ou les harceleurs ne sont pas expulsés; ne pas dire que vous cessez de fréquenter le forum; si vous aviez une discution intéressante en cours, inviter votre interlocuteur à la continuer en privé ou sur un autre forum correct. Et surtout, si vous êtes victimes d'une telle ataque perverse, considerez soigneusement cette expérience désagréable dans votre pratique psychologique/spirituelle quotidienne, afin qu'elle contribue à vous tenir du côté de la lumière au lieu de vous démolir. Pour comprendre les enjeux: Le harcèlement moral par Marie France Hirigoyen. En France, faire un procès contre des harceleurs sur Internet a peu de chances d'aboutir, mais la loi fait obligation à l'hébergeur du site concerné de retirer les pages délictueuses, voire de fermer le site.

Voir aussi plus loin les manipulations caractérisées à l'aide de forums ou «chats».

Dans Second Life, les groupes sérieux et organisés ont tous des systèmes de gardiens entraînés à s'occuper des griefers de manière discrète, non-violente et ferme. Ainsi ils ne peuvent pas gâcher l'expérience des joueurs honnêtes.

 

 

Hébergement et indexation gratuits

Tant que l'hébergement des sites et l'indexation par les moteurs de recherche sont bon marché ou gratuits, alors chacun peut s'exprimer sur le net, et chacun peut trouver ce qu'il cherche. En particulier les moteurs de recherche se doivent de choisir les liens en fonction de leur pertinence, et non pas en fonction de leur caractère «officiel» ou «commercial». En ce moment le moteur de recherche Google se dit champion de cette approche, grâce à une complexe technique d'analyse sémantique, et il semble effectivement le meilleur quant à la pertinence de ses résultats. Les «liens payants» qui y apparaissent depuis peu ne semblent pas compromettre cette performance. Mais on peut craindre que petit à petit ces liens finissent par prendre la place des autres.

Actuellement les moteurs de recherche dépendent beaucoup de la publicité, ce qui pose le problème d'une main mise du capitalisme sur Internet. On pourrait arriver à une situation analogue à celle de la radio et de la télévision, où le contenu est dicté (indirectement mais très efficacement) par les intérêts des annonceurs. Pour y remédier l'indexation payante serait un moindre mal que la disparition de la liberté d'indexation, à condition que cette indexation soit valable pour tous les moteurs et d'un coût en rapport avec les frais réels (de l'ordre de quelques Euros par an au plus). Une taxe sur les noms de domaine pourrait financer les moteurs de recherche. Mais on est encore loin d'en arriver à une solution si dure: Google, le principal moteur, avec sa gigantesque mémoire cache, vit très bien sans ressembler à une poubelle comme tant d'autres moteurs de recherche.

Si un jour l'hébergement d'un site devient cher, si il devient difficile à un site «marginal» d'apparaître dans les listes de liens, ou encore si il devient impossible de trouver des petits sites sur aucun moteur de recherche, ou si tous les portails ne vous proposent plus que les sempiternels «business home entertainment news shopping», alors ce jour là effectivement le net sera censuré. La liberté sur internet sera morte en douceur, euthanasiée, sans douleur, sans décrets censeurs ni interventions policières.

En ce moment la liberté sur Internet repose sur la survie d'un tout petit nombre de sociétés indépendantes comme Google.

Si, comme c'est arrivé pour la presse, ces sociétés étaient rachetées ou contrôlées par un très petit nombre d'idéologues, alors il n'y aurait plus de liberté sur Internet.

Justement une dépêche Yahoo actualité du 16 Juillet 2003, signée Stefanie Olsen, CNET News.com, suppute le rachat de Google par Microsoft. A mon avis, Google ne se laissera pas faire, car c'est eux qui mènent la danse. Mais si une telle chose arrivait, il est clair que la liberté d'expression et d'information sur Internet deviendrait... instable. Ce genre d'«analystes» ne voient l'affaire que en terme de concurrence entre supports de pub. Mais Internet n'est pas un support de pub; c'est la liberté de penser du monde. Les fachistes chinois ne s'y trompent pas, eux:

Le gouvernement chinois bloque précisément Google (Beijing, AFP, 5 Septembre 2002)

 

 

La publicité sur Internet

Il doit être légitime de faire de la publicité sur Internet; toutefois elle ne peut avoir prétention d'envahir toutes les pages de tous les sites. Une première conséquence vicieuse de cette invasion est que certaines fonctionnalités de l'Internet deviennent inutilisables. Ainsi les cookies (utiles pour les forums, les sites avec un contenu personnel, le suivi de commandes...) ou les fenêtres pop-up (utiles pour apporter des explications, des précisions) deviennent inutilisables, car maintenant tout le monde désactive les cookies et ferme les fenêtres pop-up avant même que leur contenu ne soit visible. Une autre conséquence bien plus grave est l'apparition de grands sites qui n'ont rien à dire mais qui s'imposent grâce à de puissants moyens financiers, comme à la radio ou à la télé, rabâchant encore et toujours la même culture débilitante et les mêmes idéologies égocentriques et matérialistes. Les sites qui «cherchent un contenu» sont vraiment nuls: quand on n'a rien à dire, on se tait, et on ferait mieux de se consacrer plutôt à un travail ou à une méditation utile.

Se financer par la publicité?

(Février 2007)

Toute activité conséquente, information ou création artistique, demande du temps ou des moyens techniques, et donc de l'argent. Mais les méthodes de financement classiquement adoptées pour la presse ou l'art ne se transposent pas à l'internet: l'abonnement n'a plus de sens, tandis que le peer-to-peer exploite et ruine les auteurs.

La solution «évidente» serait de se faire financer par des publicités affichées sur le site. La publicité est ce qui avait déjà permis à de nombreux médias classiques d'exister. Avec comme résultat notoire et lamentable de nous avoir affublé de médias tous larbins des grandes sociétés capitalistes, que ce soit 1) directement en bavant à longueur de journée des articles réactionnaires soutenant des idéologies «libérales» ridicules, 2) en sous-main en illustrant lourdement les comportements infantiles/égocentriques nécessaires à la survie du capitalisme, 3) en dénigrant les évolutions utiles de la société, comme l'écologie, la liberté, la paix ou la spiritualité. Ainsi l'information réelle et la création artistique indépendante sont soumis à un contrôle souriant et discret, mais aussi efficace que sous staline.

Aussi, appliqué à Internet, le financement par la publicité pourrait y causer des dégâts bien plus graves et profonds qu'aux médias classiques. Ainsi on voit aujourd'hui l'apparition de sites «communautaires» contrôlés par des sociétés capitalistes, et non plus par ceux qui s'y expriment. La véritable création comme l'information pertinente y sont noyés dans une incroyable cacophonie de millions de voix qui parlent pour ne rien dire. Plus subtilement, le financement publicitaire produit un redoutable effet d'amplification des inégalités: un site qui commence à gagner de l'argent peut attirer de nouveaux visiteurs, ce qui augmente encore ses revenus, en un cercle vicieux aggravant l'inégalité. Ou encore les journalistes dépendants désignent le «bon» blog, reléguant tous les autres aux oubliettes. Quand ils n'en inventent pas cyniquement de faux! (les «flogs»)

Si la liberté d'expression sur Internet existe encore aujourd'hui, on ne le doit qu'à la bonne volonté de Google d'indexer les sites gratuitement et sans parti pris. Et le financement par les dons reste la seule sauvegarde de sites indépendants comme celui-ci. Si un site vous intéresse, et qu'il a un lien « Soutenir ce site », c'est qu'il a besoin de vous pour pouvoir continuer à vous être utile.

 

 

L'ADSL pénalise le Tiers-monde

Paradoxalement, le haut débit (ADSL) pénalise le Tiers-monde, qui a déjà bien du mal a assurer un service Internet de base sur des infrastructures téléphoniques insuffisantes ou vétustes. Pour cette raison ce site évite les énormes fichiers. A mon avis l'aide au Tiers-monde devrait inclure en bonne priorité la mise à niveau de leurs moyens de communication. Tout le monde y gagnerait, car Internet peut être un vecteur très puissant de progrès social.

 

 

Les virus

Les virus, même bénins, représentent une grande nuisance, si l'on considère le nombre de gens qui peuvent être touchés: Au total, en temps de vie perdu, l'équivalent de vies humaines entières, plus que lors d'une catastrophe aérienne! Cette activité inutile et imbécile devrait être très sévèrement punie, ainsi que des formes de vol et de viol comme le cyber-squatting, la défiguration d'un site, ou l'intrusion sur un ordinateur.

Le site de securiteinfo.com françaisenglish (Aus Deutsh deutsh) encourage à porter plainte si vous subissez des attaques telles que des courriers contenant des virus. (Ecrire au Procureur de la République de votre Tribunal de Grande Instance, en disant que vous portez plainte, pour quel motif, et en joignant les preuves écrites, sorties papier du courrier, logs d'antivirus, etc... Gardez évidemment le courrier incriminé dans votre système! Si vous avez Outlook Express, faites un clic droit sur le courrier nuisible dans la liste des courriers reçus, puis faites «propriétés», puis l'onglet «détails», copiez-collez le contenu dans un traitement de texte et imprimez-le) Je l'ai fait, et cette plainte a été sérieusement suivie, par la gendarmerie puis par la PJ de Toulouse. Elle n'a malheureusement abouti qu'à un non-lieu, faute de pouvoir identifier l'auteur du virus. Mais de l'avis de tout le monde elle a été utile: autrement, comment demander aux pouvoirs publics d'agir si personne ne se plaint? Les tribunaux sont faits pour ça.

Une des idées fausses qui circulent seraient que les hackers (pirates) seraient tous des gentils «contestataires du système», de sympathiques Robin des Bois du net. Lors de la guerre des USA contre l'Irak, le seul site non-US à donner des infos de correspondants sur place, celui de la chaîne qatariote Al Djazira english, a été attaqué par un pirate, qui n'étaient sûrement pas un gentil pacifiste. Il a d'ailleurs condamné par un tribunal, aux USA mêmes.

Créer et répandre des virus, loin d'être une «liberté», est la forme la plus brute de ce que j'appelle le «fachisme libertaire» sur le net.

 

 

Guerre des navigateurs et «révolutions technologiques»

Pas de contenu sans contenant. A ses débuts Internet était basé sur le HTML et un système de liens hypertexte simples. Les limitations de ces normes ont conduit à les compléter avec les feuilles de style CSS. Bien, et le CSS marche très bien quand on en reste à des trucs simples comme sur les démos. Mais il devient un cauchemar dès que l'on fait des choses un peu spéciales: la plupart des combinaisons de paramètres donnent des résultats différents d'un navigateur à l'autre, quand elles ne sont pas tout simplement ignorées. La cata.

La gestion des fenêtres devient elle aussi problématique. Un site qui se complexifie a vite besoin de différentes fenêtres: formulaires, pop-ups explicatifs, plein écran poétique... Cela nécessite déjà le Javascript, langage incohérent et non normalisé. Comme si ce n'était pas déjà assez compliqué, un navigateur «révolutionnaire» comme Firefox casse tout votre fenêtrage avec une «nouveauté» aussi spectaculaire qu'inutile: la navigation par onglets. Pour arranger encore les choses, le W3C parle à terme de supprimer la gestion des fenêtres, en commençant par supprimer l'attribut «target» (qui permet de spécifier dans quelle fenêtre un lien va s'ouvrir)!!! Quant au comique troupier de base, l'inénarrable Internet Explorer, si vous mettez un pop-up explicatif, il vous annonce tout fièrement qu'il a bloqué votre «fenêtre publicitaire intempestive», et je l'ai même vu mettre une «alerte de sécurité»... pour avertir qu'une page a du son!!!!

Ces menaces ne sont pas innocentes: rien ne garantit qu'un site écrit aujourd'hui soit encore lisible dans dix ans. Ainsi Internet restera pour ceux qui n'ont rien à dire mais qui ont les moyens de le dire tous les jours. La mémoire du net sera régulièrement effacée. Oh mais, une bibliothèque dont le contenu devient automatiquement invisible tous les dix ans, quelle merveilleuse censure...

 

 

La censure autoritaire

Enfin, a propos de censure bien policière, bien directe et bien franche, le gouvernement fachiste chinois, (et aussi vietnamien et d'autres dictatures), met actuellement en place un colossal système de contrôle de tout l'Internet de ce pays, avec filtrage des «mauvais» sites et contrôle des connections individuelles. Tout cela pour protéger la «paix sociale». On ne sait que trop que dans la novlangue du gouvernement chinois «paix sociale» signifie consommer en silence sans se soucier de liberté ni de religion, ou que «respecter la sécurité de l'état» signifie ne pas être Tibétain, Ouighour, Musulman, Catholique, etc...

Cette système dictatorial et ouvertement malveillant crée un dangereux précédent, car les technologies de contrôle développées à cette occasion (par les grandes sociétés occidentales bien connues) seront toutes prêtes à être utilisées dans les pays démocratiques. Dans un premier temps, bien sûr, ce sera pour des motifs très légitimes, lutter contre le terrorisme, la pédophilie, le racisme et les très vilains réseaux peer to peer. Mais qui nous dit que, une fois en place, ces moyens techniques ne serviront jamais à étouffer des visions jugées dissidentes?

On peut même y arriver sans que l'opinion publique ne soit alertée. Il suffit d'interdire juste certains petits sites précis et pertinents, tout en laissant libres l'immense masse des sites quelconques. Ainsi seule une petite élite verrait la censure, pendant que l'immense majorité des gens garderaient une très illusoire sensation de liberté parce que les sites qui parlent d'homosexualité ou du machabée de Roswell ne seraient pas censurés.

Exemple de censure arbitraire en France, contre un site citoyen de défense de l'environnement: l'ancien site stopessofrance.org de Greenpeace

 

 

La censure «liberale»

Par contre si le gouvernement chinois censure les sites pornos, alors ça vraiment ça ne me dérange pas, et personne ne peut les blâmer pour cela. En effet ils ne feront là que contrer une des plus vieilles méthodes de censure sur l'Internet, bien éprouvée et largement utilisée: faire énormément de bruit sur un sujet, en créant de nombreux sites qui en parlent sans rien en dire de nouveau. Alors comment trouver l'information pertinente si les moteurs de recherche ne renvoient que d'interminables listes de sites verbeux? Ainsi la prolifération d'hideux sites pornos ne sert qu'à censurer les agréables sites érotiques. Comment parler d'amour sur le net si c'est automatiquement classé dans le porno? Essayez une recherche sur ce sujet, vous serez dégoûtés bien avant de trouver quelque chose d'intéressant. J'avais proposé à l'organisme de certificats ICRA de noter le niveau vibratoire, mais ils n'ont pas vraiment retenu cette proposition.

A noter que, malgré les nombreux discours sur ce sujet, il n'existe toujours pas de protection réelle des enfants (ni des adultes) qui peuvent parfaitement tomber sur des sites répugnants ou pornos en croyant ouvrir un site normal. Ceci est possible notamment avec le cybersquatting, qui donne un contenu sale à un lien innocent. Ainsi un jour, en cliquant sur le lien d'un éditeur de logiciel, me suis retrouvé sans préavis avec un gros plan de photo dégoutante. Certains sites pornos sont de véritables violeurs, qui, si vous avez le malheur de cliquer sur le lien, vous envoient des dizaines de pages à télécharger et même installent des logiciels sur votre ordinateur.

 

 

Rumeurs, canulars, conspirationnisme, fausses informations...

Plus généralement, un des principaux problèmes sur Internet est que n'importe qui peut y écrire n'importe quoi, rumeurs, accusations gratuites, «théories» scientifiques de fantaisie, «dénonciation» de complots imaginaires, désinformation, affirmations sans preuves, images truquées... Comment alors se faire une idée objective d'un sujet, si le net est ainsi encombré de mensonges et de barjoteries?!!!!

Un exemple très pertinent de cette forme de «censure libertaire» est à propos d'ovnis et d'abduction, où des milliers de sites ressassent tous les mêmes rumeurs invérifiables, accusations incroyables et affirmations sans preuves. Ainsi la vingtaine de sites réellement pertinent est noyée dans des listes de centaines de liens où personne de sensé ne va fouiller. J'estime que mon livre «Quiet Abduction» a été victime de cette situation. Comment sa tranquille petite voix aurait pu se faire entendre parmi tant de cris?

Je ne vois pas comment la loi pourrait juguler ce phénomène; mais cela est possible au niveau des annuaires généralistes (Yahoo, Open Directory) qui sélectionnent les sites à afficher. Encore que cette sélection humaine n'est pas à l'abri de préjugés... En pratique, il vaut quand même mieux utiliser ces annuaires quand on recherche sur des sujets «pollués», comme les ovnis ou l'archéologie. Plus généralement, on ne peut prendre au sérieux le contenu d'un site que si il se base sur des preuves réelles. Pour ma part je suis très prudent dans mes listes de liens, n'affichant que ce que je connais, et il m'arrive d'en supprimer.

 

 

... Et manipulations sciemment organisées.

Un site de fans d'un jeu, d'une marque... peut être en réalité payé par cette marque. Un blog, un forum sur tel sujet, peu être organisé de toutes pièces et systématiquement écouté par des intérêts commerciaux: le webmestre est payé par la firme, des employés postent des messages provoquants pour tester les réaction, qui sont enregistrées. Même les messages supprimés par le modérateur seront envoyé à des analystes qui en déduiront les besoins des clients, ou à des politiques qui écouteront les arguments adverses pour trouver des parades. Récemment j'ai trouvé un site de fans du langage «Avalon» de Microsoft imitant parfaitement les sites de développeurs de Linux ou Firefox! Tant que l'on en reste à de la «guere commerciale» les conséquences sont limitées, mais les mêmes procédés peuvent facilement être employés à des fins anti-sociales ou criminelles. Il suffit par exemple de déposer un mot important comme nom de domaine et faire beaucoup de sites sur le sujet, qui se retrouvent alors en tête du classement de Google. Ce genre de procédé pourrait à terme éliminer toute information fiable et tout débat citoyen d'Internet.

En attendant, deux bonnes précautions:

-Ne pas se contenter de cliquer sur le seul premier lien fourni par Google...

-Ne pas fréquenter les forums où visiteurs et webmestres sont anonymes.

 

CONCLUSION

 

A mon avis, si Internet est un moyen de communication et d'expression, alors toute censure non justifiée par le respect des personnes est une atteinte aux droits de l'homme. Mais laisser comme aujourd'hui n'importe qui faire n'importe quoi sur le net détruit la confiance nécessaire à toute communication; c'est donc aussi une violation des droits de l'homme.

 

De toute façon, Internet étant international, toute tentative pour l'encadre dans des lois posera forcément le problème d'un Droit International. Droit qui devra être efficace à protéger les citoyens individuels sans tomber dans un quelconque «Nouvel Ordre Mondial»...

 

Quelles contradictions! Comment nos législateurs vont-ils s'y retrouver? Aïe Aïe, ils vont devoir comprendre la loi du juste milieu, et pour cela faire du Chi-Gong ou étudier dans les temples tibétains. Mais, ces législateurs, ce sont nos élus. C'est pour ça qu'il faut voter pour des gens intelligents et pondérés, et non pas pour des idéologues ou des idiots.

 

 

 

 

Note 1: j'emploie toujours le mot «Communication» dans le sens français: avoir un échange entre deux personnes qui acceptent et gèrent mutuellement cet échange. Autrement c'est, selon le domaine, de la publicité, de la sollicitation, de la propagande, du prosélytisme, du racolage. Utiliser le mot «communication» dans un de ces sens est un procédé de manipulation mentale connu sous le nom de novlangue, expliqué dans une annexe à la fin du livre 1984 de Georges Orwell, que tout le monde a lu.

 

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