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Une bonne constitution européenne?

 

Cette page est un projet de constitution européenne, que j'avais fait en 2007 lors du «débat» à ce sujet. Je vous invite à le lire, et, puisqu'on ne nous a pas laissé voter pour l'«autre» projet, au moins votez pour celui-ci.

Et puis, était-il si compliqué de faire une constitution correcte, que nos «élites» n'y soient pas arrivés??? Voyez mes commentaires au bas de cette page.

Importante mise à jour (October 2012): Pourquoi la ridicule crise de l'Euro.

 

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Votez!

 

Vous êtes citoyens de l'Union Européenne, ou d'un pays européen? En «votant» pour le texte qui suit, vous montrerez que vous soutenez le projet européen, sans toutefois être dupes des manoeuvres qui tentent de l'émasculer ou de le pervertir. Vous devez aussi indiquer votre choix sur l'ancien projet de 2006, pour pouvoir faire une comparaison valable.

1) Etes-vous d'accord avec le texte proposé sur cette page:   OUI    NON    Blanc

2) Etes-vous d'accord avec l'ancien  texte  refusé en 2006:   OUI    NON    Blanc

3) Indiquez votre pays d'Europe:       (membre ou non membre de l'Union)

 

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4) Maintenant validez votre choix:

Pour éviter la triche, les votes multiples ou non-européens seront rejetés

 

Définition de l'Union

 

L'Union Européenne est une communauté d'états indépendants, qui mettent volontairement en commun une partie de leurs ressources et prérogatives afin d'assurer le bonheur, la paix et la prospérité de leurs citoyens.

 

 

 

 

 

 

Les objectifs fondamentaux de l'Union

 

 

Le bonheur est un état de satisfaction de la personne humaine qui dépend de nombreuses conditions, matérielles et économiques, mais aussi sociales, psychologiques ou spirituelles, telles que: -jouir de ses droits fondamentaux, -rencontrer d'autres personnes de son choix, -disposer de temps de vie pour se livrer à diverses activités non productives, -avoir accès à la nature ou à un cadre de vie plaisant, -avoir accès à toutes les connaissances, -avoir accès à des lieux et objets agréables, -disposer d'une bonne santé physique et d'un fonctionnement psychologique harmonieux. Le bonheur est menacé par des conditions adverses telles que les disputes, ou par des recherches illusoires. Le premier objectif fondamental de l'Union est d'assurer les conditions du bonheur de ses citoyens: 1) par une économie adéquate permettant la création de richesses et leur partage équitable, 2) en garantissant les droits fondamentaux, la paix et un fonctionnement harmonieux de la société, 3) en préservant la nature et l'écologie, 4) en protégeant ou développant les cultures, l'éducation, les arts, la variété de philosophies et de démarches spirituelles, les sciences, 5) en facilitant toutes autres conditions d'ordre psychologique ou spirituel, sans toutefois tenter de les enfermer dans un modèle unique ou imposé.

 

 

 

La paix entre les peuples. L'Union a été créée au lendemain d'une des plus sombres pages de l'histoire européenne, la seconde guerre mondiale, après des siècles de dictatures et de guerres fratricides. Le second objectif fondamental de l'Union est donc la réconciliation et l'amitié entre les peuples de l'Europe, afin qu'ils puissent vivre en paix dans la liberté et la prospérité. Cette réconciliation implique le pardon envers les peuples, et le renoncement inconditionnel à régler les différents par voie de conflit. Mais ce pardon est aussi non-duel avec la condamnation absolue et définitive de tous les groupes, dictatures et idéologies, politiques ou religieuses, justifiant le mal, la violence, la discrimination, la privation de liberté ou de bonheur sur les êtres humains quels qu'ils soient. L'Union prendra activement toute mesure nécessaire pour empêcher la propagation de telles idéologies et empêcher le retour de haines, de dictatures ou de guerres.

 

 

 

La prospérité. Afin d'assurer son troisième objectif fondamental, la prospérité des états membres, l'Union a été conçue dès le départ comme une zone de libre échange économique. L'échec des systèmes marxistes a conforté l'Union dans la voie de l'économie de marché. Il est toutefois notoire que ce système, malgré d'indéniables réalisations, produit aussi ses propres désordres et injustices. Ainsi l'Union et les états membres s'engagent, le cas échéant, à mettre en oeuvre tout moyen nécessaire pour remédier à ces problèmes, en particulier dans les domaines de l'écologie, du social

 

 

 

 

 

Le fonctionnement de l'Union

 

Cette constitution de l'Union est un traité passé entre des états indépendants membres de l'Union. L'Union est définie et organisée par un ensemble de traités et de textes fondateurs, qui définissent les institutions communes, ainsi que les prérogatives que les états mettent en commun afin de pouvoir créer les lois et règlements communs. Ces textes définissent aussi les ressources mises en commun.

 

 

L'Union n'est pas une fédération, ni un super-état. Chaque état reste libre de quitter l'Union, ou de ne s'engager que dans une partie des traités qui constituent l'Union. Ce choix a été explicitement fait, et les institutions communes expressément conçues dans ce sens, afin d'éviter l'apparition d'un gouvernement central sur lequel les états membres n'auraient plus de contrôle. Les organismes de gestion de l'Union restent donc l'émanation des états membres, et sous leur contrôle.

 

 

 

L'Union est une démocratie. Ceci signifie que toute décision doit être basée sur l'acceptation ou la demande du plus grand nombre de citoyens. Habituellement la démocratie est mise en place par le droit de vote et d'élire des représentants habilités à créer les lois. Toutefois l'esprit de démocratie ne peut se réduire à une procédure particulière, et encore moins se satisfaire de simples compromis qui ne feraient que cacher des oppositions fondamentalement irréductibles (ce qui est forcément source de mécontentement ou de conflit). Une démocratie authentique implique donc le respect des droits fondamentaux de la personne, et en particulier: 1) le libre accès pour tous à une information objective et pertinente, directement à la source, ou relayée par des médias objectifs et indépendants, qui ne se livrent à aucune interprétation, filtrage ni adaptation. 2) La liberté à chacun de faire connaître ses opinons à tous, et de s'associer en groupes pour ce faire. 3) Que, en cas de désaccord, on ne se contente pas de faire valoir le rapport de force pour ignorer le point de vue minoritaire. Des solutions concrètes doivent être activement recherchées pour satisfaire le plus possible de personnes, ou compenser les pertes. 4) Des recherches théoriques adéquates doivent être entreprises pour tenter de résoudre les grands problèmes que posent la morale ou la vie en général, afin qu'ils cessent d'être à l'origine de désaccords irréductibles. 5) Des mesures efficaces doivent être prises pour empêcher le processus démocratique d'être perverti par le carriérisme, des jeux d'influence psychologique, des phénomènes ponérologiques, ou des manipulations de masse. 6) Il est permis de critiquer la démocratie dans le but de l'améliorer ou de proposer mieux, mais on ne peut tolérer une critique qui aurait pour but de la réduire. Une tentative pour réduire ou supprimer la démocratie serait une crise majeure de l'Union.

 

 

 

L'Union est laïque, dans le sens honnête et légitime du mot, à savoir que: faute de moyen de démonstration suffisant pour entraîner un consensus général, on ne peut imposer de position, ni affirmative ni négative, sur des questions essentielles telles que l'existence ou l'inexistence de Dieu, d'un sens de la vie, de la survie après la mort, de certains principes moraux, etc. Cet état de fait entraîne le droit fondamental pour tout individu d'adhérer ou refuser d'adhérer à toute philosophie, religion, croyance ou système de pensée dans ces domaines, ainsi qu'à toute pratique personnelle ou sociale en découlant, tant dans sa vie sociale publique qu'en privé. D'une manière générale, l'Union n'interviendra pas dans ces domaines. Toutefois, en vertu de ses objectifs fondamentaux, l'Union peut décider de soutenir, encourager, décourager ou interdire toute philosophie, religion, croyance, système de pensée ou groupe, et les pratiques en découlant, selon qu'ils vont dans le sens du bonheur, d'une vie sociale plus harmonieuse, ou du respect d'autrui, ou qu'ils vont à l'encontre de ces objectifs. Toutefois, s'agissant de questions non résolues, sources de désaccords, l'Union basera ses décisions sur les meilleures connaissances scientifiques, psychologiques et spirituelles disponibles. Elle encourage les recherches fondamentales sur ces questions essentielles, et des résultats dans ce sens pourraient amener à modifier cette constitution en conséquence.

 

 

 

 

 

Les droits fondamentaux

 

L'Union approuve et applique sans réserves:

-La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

-La Déclaration Universelle des Droits de l'Enfant

-La Déclaration Européenne des Droits de l'Homme

Toute insuffisance, ambiguïté ou contradiction dans ces textes sera résolue dans le sens des objectifs fondamentaux de l'Union, le bonheur, la liberté et la paix de l'ensemble des personnes concernées.

Aucun citoyen de l'Union, aucune personne présente sur les territoires de l'Union, ne peut être laissé avec un manque de droits.

Toute personne a le droit d'être heureuse et d'entreprendre toute activité qu'elle jugerait utile pour sa survie ou son propre bonheur, ceux de ses proches ou ceux de la société.

Toute personne a droit à l'intégrité de son corps, et à la protection maximale contre les maladies, les accidents, la pollution, la douleur, le vieillissement, les pratiques nocives ou entraînant une dépendance, les abus sexuels, les mutilations graves ou bénignes, le marquage du corps, les intrusions technologiques dans le corps, et toute menace nouvelle non listée ici.

Toute personne a droit à l'intégrité de son psychisme, et à la protection maximale contre les agressions psychologiques telles que des pressions, menaces, manipulations psychologiques, manipulations de la mémoire ou de la personnalité, harcèlement, surveillance abusive, humiliations, diffamation, exploitation de l'image, moquerie, brimades, imputations psychologiques ou d'intention, et toute autre menace non listée ici.

Toute personne a droit au respect de sa dignité et de faire ses propres choix en toute circonstances.

Toute personne a le droit d'avoir ses opinions, ses propres buts dans la vie, et de vivre concrètement selon le mode de vie de son choix.

Toute personne a droit à une éducation de base et à un accès aisé à l'ensemble des connaissances.

Sont interdites toute forme de violence ou d'atteinte, physique ou immatérielle, par chantage ou menace, sexuelle, abus administratif ou judiciaire, abus informatique, abus médical, surveillance ou traque, fausses informations, manipulations mentales, marquages du corps, implants dans le corps, et tout procédé matériel ou immatériel pour déceler, contrôler ou modifier la pensée, les sentiments, les intentions, le cerveau ou des éléments du psychisme.

Les lois et règlements ont pour fonction de garantir ces doits et d'assurer le fonctionnement paisible et efficace de la société.

 

 

 

 

 

Droits particuliers

 

Toute personne a le droit de s'investir dans des lieux non-physiques de son choix, tels que des mondes virtuels électroniques, des forums, ou tout type d'espace d'échange ou discussion, ludiques, sociaux ou utilitaires, où elles peuvent posséder des identités, une réputation, des représentations et des propriétés non-physiques. La nature immatérielle, ou ludique, ou extraterritoriale de ces lieux non-physiques, rend beaucoup de lois inapplicables ou sans objet. Toutefois les lois destinées à protéger les droits fondamentaux de la personne restent valables dans ces lieux non-physiques (sauf accord explicite des joueurs). Ils s'appliquent alors à la protection des noms et représentations virtuelles, de leurs réputation et propriétés, au même titre que pour la personne physique ou morale qui les anime ou les possède. Egalement, quand des lieux non physiques interfèrent souvent avec la réalité physique, par des activités financières, le travail, les techniques de retour d'effort impliquant le corps entier, l'implication émotionnelle et psychologique, leur influence morale ou idéologique, la société peut alors légitimement intervenir dans ces lieux non physiques, afin d'empêcher des attaques contre des personnes, des troubles sociaux ou économiques, l'exploitation du travail, des pressions psychologiques ou l'exploitation de la personne, l'exploitation sexuelle, l'incitation à des attitudes dangereuses. Une législation spécifique doit encadrer ce type d'intervention afin qu'elles se fassent à bon escient, dans la garantie du respect des personnes et du bon fonctionnement de ces lieux non physiques, de leur caractère public ou privé. Les participants physiques de mondes non physiques doivent toujours être identifiables, afin de les garantir contre les usurpations, ou pour qu'ils puissent répondre de leurs actes envers les autres participants. Toutefois cela doit être fait dans les conditions communes de respect de la vie privée, de la liberté d'expression et des droits fondamentaux.

Les animaux, en tant qu'êtres sensibles, capables de souffrir, ont droit au respect de leur vie et de leur habitat, et à ne pas être maltraités ni tués. Certains animaux peuvent avoir un statut juridique leur apportant une protection similaire à celle des enfants. Ainsi l'Union s'engagera concrètement vers la protection et le traitement éthique des animaux, en particulier en interdisant les loisirs cruels impliquant des souffrances ou des morts d'animaux.

Toute machine copiant ou imitant la pensée humaine (robot) étant dépourvue de conscience et de sensation, n'est pas une personne, mais un objet, auquel s'appliquent les lois sur les objets et machines, et les personnes qui en sont responsables. Toutefois une machine d'intelligence suffisante peut avoir à appliquer elle-même des notions de loi ou de droit, que l'on peut alors qualifier de droit des robots. Les robots n'ont pas le droit de nuire à des personnes en aucune façon. Ils ont devoir d'assistance aux personnes eu danger quand cela est dans leurs possibilités. Un robot destinée à agir spontanément en public doit être capable d'identifier avec suffisamment de fiabilité des enjeux tels que le respect ou la sécurité des personnes, quand ils risquent de les menacer par maladresse ou en exécutant une tâche.

Une machine ou une création biologique qui serait pourvue de conscience, aurait, selon le degré de conscience, un statut équivalent à un animal, un enfant ou une personne majeure, jouissant des droits et devoirs correspondants.

Il est criminel de créer des créatures conscientes, électroniques ou biologiques, dont la pensé ou les sentiments seraient conditionnés ou limités. De telles créatures doivent disposer de libre-arbitre et du contrôle du contenu de leur conscience.

 

 

 

 

 

Economie

 

La prospérité est le troisième objectif fondamental de l'Union. L'économie cherche alors à assurer une production suffisante des richesses.

Du aux choix faits lors de la création de l'Union, l'Espace Economique Européen est essentiellement un marché où la concurrence économique peut s'exercer librement à l'exclusion de toute forme de protectionnisme. Les principales mesures devront donc garantir la libre concurrence au sens commercial de ce terme, l'absence d'obstacle protectionnistes à la circulation des marchandises, et le fonctionnement des entreprises dans des conditions qui leur permettent d'exercer librement leurs activités et de prospérer.

Toutefois ce choix appelle des contrepoints, afin de ne pas nuire aux autres objectifs fondamentaux de l'Union. Ainsi le marché et la libre concurrence doivent clairement admettre des exceptions:

-Les impératifs écologiques, qui peuvent amener à modifier d'autorité des choix industriels, des orientations énergétiques, les moyens de transport, l'occupation des sols, etc. L'Union prendra pro-activement ses responsabilités à l'intérieur et elle agira pro-activement en ce sens au niveau international.

-Les impératifs sociaux tels que les revenus minimums, les protections sociales, la couverture santé, etc.

-Eviter les monopoles et situations de pouvoir similaires, que la concurrence a justement pour fonction d'éviter.

-La culture, qui n'est pas en soi un bien de consommation, même quand elle est commercialisée. Sa préservation peut nécessiter des mesures protectionnistes spéciales.

-Les droits fondamentaux et de la liberté d'information, et d'une information exacte facilement accessible à tous, sans considération de niveau économique.

-Les éléments du corps humain, du psychisme humain, de l'identité, image, la vie privée, etc.

-Certaines spécificités ou difficultés régionales, qui peuvent justifier des mesures ponctuelles de protectionnisme ou d'aide.

-Les éléments de patrimoine tels que artistiques, patrimoniaux, archéologiques, géologiques, scientifiques, spatiaux, qui doivent être protégés et rester accessible pour les études scientifiques et l'admiration de tous.

-Le maintient d'un service public suffisant, quand les entreprises n'en sont pas capables, ou dans des domaines primordiaux comme la santé ou la sécurité.

-La paix, en restreignant les armes aux seules forces de police et de défense.

-La santé, avec en particulier la protection contre les substances ou procédés toxiques ou entraînant une dépendance.

 

-Le droit fondamental des personnes ou des groupes de pratiquer l'action bénévole, éthique ou citoyenne, voire d'autres formes d'économie que le capitalisme. Il est en effet possible de concevoir d'autres types d'économies plus équitables et plus efficaces, mais qui demandent un engagement moral individuel qui ne peut pas être imposé. L'Union tendra à favoriser de telles tentatives, en tous cas évitera d'y faire obstacle, ni directement, ni par des mesures qui en rendraient l'exercice plus difficile ou moins efficace. On peut concevoir une partition de la société entre plusieurs systèmes économiques régis par des principes et des lois différents: chaque citoyen peut choisir sa partition, tandis que la gestion de l'économie veille aux relations harmonieuses entre les différentes partitions. Un choix démocratique dans le sens d'une meilleure économie pourrait être l'occasion de modifier cette constitution en conséquence.

-Selon la gravité, l'Union et les états membres déconseilleront ou interdiront tout commerce ou exploitation sexuelle. Ils s'abstiendront toujours d'en tirer profit.

 

 

 

 

 

Social

 

La prospérité est le troisième objectif fondamental de l'Union. Le social cherche alors à répartir équitablement les richesses, compte tenu des difficultés inhérentes à l'existence humaine.

Les citoyens devront donc disposer des ressources le plus élevées possibles, les mieux partagés possible, et de garanties de ne pas perdre cette situation suite à quelque événement anodin.

Aucun citoyen de l'Union ne peut être laissé avec un manque de ressources ou de soins.

L'Union et les états membres s'engagent à gérer l'économie de manière à pouvoir maintenir les bases sociales telles que l'emploi, les minimas sociaux, le droit au logement, la Sécurité Sociale, les retraites, et aussi de protéger les personnes faibles ou en difficulté, les petits producteurs (notamment agricoles ou artisanaux), les handicapés, victimes, réfugiés, etc.

Les décisions économiques ou de gestion des sols devront aussi garantir la vie personnelle des travailleurs, en particulier leur droit de vivre dans un environnement qui leur convient, et d'y rester.

Toutefois, au delà de la préservation de minimas intouchables, le social est un domaine appelant souvent à des réponses concertées et graduées. Ainsi l'Union agira afin d'améliorer les garanties sociales, ou au minimum d'empêcher toute dégradation de ces garanties.

De plus, avec la mondialisation de l'économie, le véritable théâtre de la lutte sociale n'est plus le pays, mais le monde entier. Ainsi l'Union défendra des points sociaux importants auprès des instances mondiales, tels que des minimas sociaux garantis mondialement. Elle aidera les pays opprimés ou économiquement faibles, de manière à faire bénéficier leurs citoyens de davantage de droits et de garanties sociales.

 

 

 

 

 

Ecologie

 

L'écologie est la seule base sur laquelle peut s'établir l'économie et tout le reste. Protéger cette base est donc un objectif prioritaire de tout gouvernement. Concrètement l'Union:

-Ne dépassera pas les limites physiques permises par l'écologie et les ressources disponibles.

-Prendra toute mesure afin de protéger l'écologie de toutes formes d'attaques ou problèmes.

-Basera ses décisions sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles.

-Observera le principe de précaution, surveillera l'apparition de nouveaux dangers, ou de dangers jusque-là sous-estimés.

-Organisera les grands choix économiques et industriels de manière à ne pas nuire à l'écologie actuelle ni à engager le patrimoine des générations futures.

-Fera porter aux pollueurs la responsabilité de leurs actions.

-Encouragera les bonnes pratiques

-Cherchera les solutions à la source, et non des palliatifs.

-Prendra toute initiative éducative à propos d'ecologie, que ce soit à l'école, vers les citoyens ou les entreprises.

-Interdira fermement toute propagande ou pression de type négationisme écologique.

-Participera activement à toute initiative mondiale.

-Protègera la biodiversité, naturelle ou au niveau de l'agriculture.

-Protègera les paysages, les lieux tranquilles et le cadre de vie.

 

 

 

 

 

 

Cultures, religions et philosophies

 

Adhérer à une culture, forme de pensée, religion ou philosophie librement choisie et vivre selon un mode de vie correspondant sont des droits fondamentaux de tout citoyen, garantis par le principe de laïcité de l'Union.

L'Union reconnaît comme une richesse la diversité de cultures, religions et philosophies qui existent et pourraient apparaître sur son sol, et qui peuvent mener à des modes de vie très variés.

Les cultures des peuples de l'Europe doivent encore beaucoup aujourd'hui aux anciens fonds celtiques, nordiques, slaves, et d'autres. L'antiquité gréco-romaine a apporté les institutions d'une grande société organisée, et les fondements de la morale et de la philosophie. Au Christianisme nous devons la notion de la valeur de la personne humaine. Certaines périodes fastes du Moyen Age ont vu l'épanouissement de la tolérance et des arts, tandis que les incursions Arabes nous apportaient des bases de sciences et de mathématiques, et le Judaïsme la capacité d'avoir des opinions graduées, encore à la base d'importantes institutions aujourd'hui. La Renaissance et le siècle des Lumières ont vu le développement de la pensée logique, de la science, de l'humanisme, et des idéaux de liberté. Le monde moderne a développé le respect des droits de l'homme et des libertés, ainsi que des idéaux de science, de justice, de justice sociale et de démocratie. Aujourd'hui, avec l'ouverture au monde, des philosophies plus orientales redonnent de l'éthique et du sens à une vie qui serait devenue trop matérielle, tandis que l'exploration de l'espace suggère des possibilités infinies.

La liberté de culture, de religion, de croyance, de philosophie ou de démarche spirituelle implique des libertés concrètes telles que la liberté d'expression, de mode de vie, d'habillement, de regroupement, de participation à des rituels, des pratiques en société, en privé, dans notre for intérieur, ou dans l'éducation de nos enfants.

Les seules limites sont le respect des autres personnes, qui peut amener à décourager ou interdire des cultures, religions, philosophies et modes de vie prônant la violence, ou d'autres atteintes à la personne ou à la société.

 

 

 

 

 

Science et connaissance

 

Connaître son environnement et comprendre l'univers est un droit fondamental de toute personne, et une motivation légitime pour entreprendre des recherches même coûteuses.

L'Union soutiendra donc fortement la recherche scientifique, et une recherche de qualité.

Elle soutiendra en particulier des recherches très coûteuses comme la physique, la biologie et l'espace, et contribuera aux projets internationaux dans ces domaines. En particulier l'Union créera et entretiendra des organismes de grande taille que les états membres ne pourraient entretenir.

Elle soutiendra aussi des recherches plus pratiques telles que la protection de l'écologie, l'agriculture biologique et durable, des technologies qui ne détruisent pas la nature ni les cadres de vie, appropriables par des personnes sans culture technique, qui ne présentent pas de dangers pour les personnes ou les travailleurs.

L'Union pourra aussi encourager toute recherche sérieuse sur des phénomènes rares ou inexpliqués, mais dont la signification pourrait être très importante.

La science et ses résultats sont indépendants de tout pouvoir politique, économique ou idéologique.

D'une manière générale, accéder à l'art et à toutes formes de connaissance est un droit fondamental des personnes et des sociétés. L'Union et ses états membres protégeront des créations intellectuelles ou artistiques qui présentent un intérêt particulier, ou des pièces archéologiques, géologiques, scientifiques, spatiales, ainsi que des ensembles de données ou sources de connaissances.

Le droit de connaître peut toutefois être limité quand une recherche implique de la souffrance, des effets sociaux négatifs ou des destructions.

 

 

 

 

 

Education

 

Tout enfant a droit de vivre dans une famille aimante, stable, où il se sent à l'aise, composée d'un père, d'une mère, de proches, d'autres enfants, dans un voisinage accueillant, ouvert sur le monde et offrant de nombreuses opportunités. Cette famille, son environnement, l'école, les moyens d'information, sont chacun à leur façon responsables de son éducation, c'est à dire de la construction d'une personnalité épanouie et harmonieuse, qui lui permettra de profiter de la vie de la manière qu'il choisira, et d'avoir des relations agréables et constructives avec les autres et avec la société. Ceci constitue l'intérêt de l'enfant.

Si ces conditions ne sont pas remplies, la société pourra intervenir dans le sens de les améliorer. Tout d'abord les troubles familiaux recevront une aide psychologique, afin d'en éliminer les causes. Si cela ne suffit pas, alors des solutions complémentaires, palliatives ou de remplacement seront proposées ou imposées, afin d'assurer au mieux l'intérêt de l'enfant.

L'éducation de base comprend:

-Les capacités nécessaires pour vivre en société et communiquer, telles que la lecture et le calcul.

-Une formation professionnelle permettant de participer utilement à la société.

-Des connaissances de base sur la vie, le corps et la santé, notamment de diététique et de contraception.

-La nature, l'univers, l'histoire et les autres peuples, afin que chacun puisse se situer dans le monde.

-L'apprentissage des règles de morale communément admises

-L'acquisition pour chacun d'une personnalité et d'une maîtrise psychologique originale lui permettant une vie en société harmonieuse, utile et agréable, ainsi qu'une vie de famille heureuse.

-Afin d'épanouir librement une personnalité de leur choix, les enfants doivent être protégés contre les violences, harcèlements, intimidations, jeux de domination-soumission, qu'ils soient de la part d'adultes ou de leurs camarades.

L'éducation de base est un droit fondamental, et son accès à tous doit être garanti. Elle ne peut être soumise à condition, discrimination, sélection, compétition, opportunisme, élitisme, conditions liées au revenu ou au travail, ou toute autre contrainte qui en limiterait l'accès. Pour cette raison l'éducation de base doit être gratuite, obligatoire et disponible partout.

L'éducation peut être dispensée dans des temps tels que l'école, mais elle doit aussi être disponible tout au long de la vie. L'éducation ne peut être limitée par des vues utilitaires, il faut agir pour que l'accès à l'ensemble des connaissances scientifiques ou culturelles soit abordable par tous, ou au moins compenser la discrimination économique due à leur coût.

L'éducation doit être présentée aux enfants de manière agréable et motivante, afin qu'ils en voient l'utilité d'eux mêmes. les pédagogies les plus modernes, impliquant toute la personnalité, seront mises en oeuvre.

L'apprentissage doit pouvoir se faire à des rythmes adaptés à différentes personnes. Ceux qui le peuvent doivent pouvoir aller plus loin, dans des conditions abordables. Ceux qui éprouvent des difficultés particulières doivent bénéficier d'une aide adaptée. Ceux qui, malgré ces aides, ne sont pas capables de recevoir l'éducation de base complète doivent bénéficier d'une assistance adaptée à leur insertion sociale.

Des connaissances de base des principales religions, philosophies ou spiritualités doivent faire partie de l'éducation de base. Il est parfaitement légitime que des parents ou un groupe puissent éduquer leurs enfants selon leur propre culture, religion, philosophie, spiritualité ou mode de vie. Toutefois, selon le principe de laïcité, ceci doit préserver la liberté de l'enfant de choisir sa propre voie une fois adulte. Ceci implique l'absence de choix irréversibles, des contacts et une information positive et substantielle sur la vie sociale d'ensemble et sur les autres philosophies, et l'absence de discrimination entre le groupe et le reste de la société.

 

 

 

 

 

Regions

 

Les frontières héritées de l'histoire européenne ne correspondent pas toujours aux peuples et aux cultures.

Les frontières peuvent être corrigées par des fusions ou divisions d'états, des modifications de tracés. De telles actions sont négociées entre les états concernés, approuvées démocratiquement, et elles incluent des compensations pour les minorités qui seraient lésées.

Toutefois les peuples se sont souvent mélangés. Pour cette raison on préférera souvent l'idée de régions jouissant d'une certaine autonomie par rapport à l'état dont elles font partie, dans les domaines économiques, culturels, de la langue, etc. Ces régions sont définies par l'état dont elles font partie. Un bon modèle est ce qui a été fait en Espagne à la fin du 20eme siècle.

Des régions transfrontalières peuvent être conçues sur le même modèle, pour des cultures ou des peuples partagés entre plusieurs états. Elles auraient des prérogatives similaires aux précédentes, mais chaque partie resterait dépendante de son état dans les autres domaines. Un région transfrontalière est définie par un accord ou traité entre les états concernés, réglant aussi la création d'institutions internationales.

Eventuellement un état divisé en régions pourrait répartir ses représentants au Parlement Européen en proportion de chaque région. Les députés correspondants pourraient alors représenter ces régions, éventuellement transfrontalières, pour les questions les concernant.

Les régions peuvent avoir un pouvoir important au niveau culturel, avec notamment la préservation des sites, des paysages, des styles architecturaux, des langues. Elles sont également les premières à s'occuper de questions telles que la répartition des sols et les implantations.

 

 

 

 

 

Citoyenneté européenne et élargissement de l'Union

 

Tout citoyen d'un état membre de l'Union est citoyen de l'Union.

Chaque état de l'Union a ses règles définissant la citoyenneté. Mais l'Union peut imposer des règles garantissant l'absence de certaines injustices ou discriminations. En particulier la citoyenneté ne peut dépendre de la race, de la religion, du mode de vie, de l'intelligence ou tout autre critère discriminant.

L'immigration et l'émigration sont des phénomènes humains légitimes, auxquels on ne peut opposer aucun principe, utilitarisme ou sélection. Toutefois chaque état pourra choisir de freiner une immigration trop importante, ou qui poserait des problèmes d'intégration des nouveaux venus. Les cas humanitaires les plus urgents auront alors la priorité. Chaque état peut aussi choisir de refuser des personnes particulièrement indésirables (délinquants confirmés, terroristes...). En cas d'immigration mal reçue, on prendra les mesures nécessaires pour l'intégration économique et sociale des nouveaux venus, en particulier pour éviter la formation de ghettos et l'apparition de formes de racisme ou de discrimination.

La préservation d'une culture régionale sera également un motif légitime pour freiner localement l'immigration, ou pour en exiger une intégration plus particulière dans cette culture.

Les critères autorisant l'adhésion d'un état à l'Union ont été définis par le traité de Maastricht.

Tout état européen qui satisfait aux critères définis par le traité de Maastricht peut demander à devenir membre de l'Union. L'acceptation doit alors être faite immédiatement. L'Union peut choisir d'accorder une aide à des états qui demanderaient à devenir membres mais qui ne satisferaient pas aux critères de Maastricht.

Les questions de savoir jusqu'où va l'Europe, ou d'accepter des états franchement non européens, pourront être soumises au suffrage des citoyens de l'Union. L'Union entretiendra des relations d'entraide privilégiées avec les états qui auraient été déboutés de cette façon. Elle entretriendra aussi des relations d'entraide privilégiées avec les autres unions ou états voisins.

La question d'une intégration plus poussée de l'Union Européenne en une fédération ou un état unique pourra être envisagée si il apparaît un bonne demande ou acceptation démocratique des peuples de l'Union. Cette constitution pourra alors être transposée dans le nouveau cadre, seuls le vocabulaire et certaines institutions étant adaptés en conséquence.

 

 

 

 

 

Esprit des lois et justice

 

Les lois et règlements ont pour but d'assurer, dans l'ordre de priorité:

1) Le bonheur de la personne humaine, premier objectif de l'Union.

2) Les droits fondamentaux de la personne et des groupes. Les seules exceptions possibles à ces droits sont quand leur exercice se fait au détriment des droits ou du bonheur d'autres personnes. Quand des abus ont effectivement lieu, ils recevront alors une réponse préventive, éducative, judiciaire ou psychiatrique, selon ce qui est approprié.

3) Un fonctionnement harmonieux de la société, de la civilisation et de l'économie, qui sont neutres et ne peuvent être utilisées spécialement contre une opinion, une culture ou une catégorie de personnes.

Toute ambiguïté, cas particulier, nouveauté, situation non prévue ou cas humainitaire seront tranchés selon l'ordre de priorité ci-dessus, soit par de nouvelles lois, soit par les décisions des tribunaux.

Les lois de l'Union et de chaque état membre s'appliquent de manière égale pour tous (Si l'application d'une loi conduit à des inégalités de fait, il faut alors les compenser).

Toute victime ou accusé a droit à obtenir dans un bref délai une décision basée sur des faits établis et des expertises objectives, y compris dans des domaines abstraits comme la psychologie. Nul ne peut être condamné, ni même inculpé ou mis en détention préventive, sur des suppositions, des imputations ou des assertions invérifiables ou invérifiées.

Toute victime ou accusé a droit à une assistance, et à un traitement correct, physiquement et psychologiquement, à toutes les étapes de la procédure, des premiers soupçons jusqu'à la réinsertion.

Les personnes appelées à prendre des décisions de justice (juges), ou contribuant à baser ces décisions (enquêteurs, travailleurs sociaux, experts, psychologues) doivent inspirer confiance, et pour cela donner des garanties vérifiables d'honnêteté, d'objectivité et d'indépendance des pouvoirs idéologiques, politiques ou religieux, d'absence de troubles psychopathiques ou caractériels, si besoin par des tests psychotechniques, des expertises, statistiques, etc. Ils sont juridiquement responsables de tout abus ou faute, qui peuvent entraîner des sanctions appropriées et l'exclusion de leur poste. Les personnes s'estimant victimes d'abus judiciaires pourront saisir une institution adéquate, qui aura le pouvoir, le cas échéant, d'annuler ou modifier une décision fautive, et de prendre des sanctions réelles contre des auteurs de fautes. Le fait d'avoir mal agi avec autorité judiciaire sera considéré comme une circonstance aggravante.

Les décisions de justice excluent toute peine humiliante, physiquement ou moralement dégradante, ou impliquant des souffrances physiques ou morales. Au besoin elles s'assurent que d'autres personnes, comme la famille d'un condamné, n'en souffriront pas.

Les décisions de justice devront contribuer activement à ce que les personnes condamnées puissent comprendre leurs fautes et se motiver pour y remédier. Les peines ne peuvent être définitives; leur permanence ne peut se justifier que par la permanence d'un problème (tel que d'isoler une personne dangereuse). Une repentance sincère, crédible ou vérifiée, doit pouvoir entraîner une diminution ou annulation des peines.

Dans le cas où des mesures de justice, sociales ou médicales sont prises à des fins d'assistance (mineurs, handicapés, adultes en difficultés, aliénés, victimes, réfugiés...) ou de contrôle de personnes dangereuses (multirécidivistes, prédateurs sexuels, parents indignes, psychopathes, caractéropathes, manipulateurs, fanatiques, extrémistes...), vu le grave risque d'abus de telles mesures (décisions arbitraire contre une personne, instrumentalisation de la justice, des services sociaux ou de la psychologie) alors on prendra les précautions suivantes: 1) De telles mesures ne sont pas en soi des punitions ni des humiliations, au contraire elles devront pro-activement garantir le reliquat de liberté et de dignité de la personne, ainsi que la possibilité pour elle de vivre une vie intéressante. 2) Ces catégories doivent être clairement reconnues et définies par les experts (psychologie, psychiatrie...) représentant le meilleur avancement de la science au niveau mondial, comme nécessitant assistance, ou dangereux pour d'autres personnes, à l'exclusion de toute interprétation idéologique ou opportuniste. 3) L'appartenance d'une personne à l'une de ces catégorie doit être établie par expertise complète et preuves, et non pas sur supposition, imputation ou simple déclaration.

 

 

 

 

 

Défense

 

La défense européenne a pour but:

1) De protéger la paix, la liberté et les droits fondamentaux sur le territoire de l'Union.

2) De contribuer à protéger la paix, la liberté et les droits fondamentaux dans le monde.

Les deux points précédents incluent la protection contre des groupes ou gouvernements violents, ou cherchant à établir une dictature, ou cherchant à réduire les droits fondamentaux.

3) De protéger les intérêts des états membres ou de l'Union, dans la mesure où ces intérêts sont réellement et directement lésés par une action malveillante. La notion d'action malveillante n'inclut pas la défense des intérêts légitimes d'autres pays ou groupes humains, en particulier de pays ou groupes injustement assujettis.

Les états membres de l'Union s'engagent à vivre en paix et en toute loyauté avec tous les autres états membres ou non-membres, en particulier à n'attaquer aucun pays, et à ne créer aucune situation qui justifierait une réponse armée.

L'Union ne reconnaît pas la guerre ou la dictature comme des moyens légitimes de gérer les affaires du monde. Toute personne responsable à tout niveau de faits de guerre ou d'abus gouvernementaux sera passible des peines du droit commun. Le fait d'avoir mal agi avec autorité gouvernementale sera considéré comme une circonstance aggravante. Les seules exceptions sont la légitime défense et la défense d'innocents attaqués

Toute situation de désaccord doit d'abord et immédiatement être traitée par des actions diplomatiques, et surtout par toute action concrète nécessaires pour éliminer les causes du conflit, telles qu'une aide économique, humanitaire ou politique. L'option militaire sera toujours la dernière utilisée, en cas d'échec de toutes les autres. Cela n'exclut toutefois pas que l'option militaire puisse être employée en urgence, pour mettre fin à des destructions ou des souffrances intolérables.

La défense européenne fonctionne comme une alliance. Cette alliance est indépendante d'autres alliances, sans toutefois empêcher un état membre de contracter d'autres alliances compatibles avec les objectifs fondamentaux de l'Union.

Chaque état membre de l'Union reste fondamentalement libre d'organiser sa propre défense comme il l'entend.

l'Union peut organiser une défense commune. Les états membres contribuent volontairement à cette défense commune. Cette contribution peut être rendue obligatoire par le Parlement Européen ou le Conseil Européen, pour une durée définie, en cas de crise majeure menaçant l'Union ou la paix dans le monde.

Les éléments de la défense européenne sont des unités interopérables et susceptibles de recevoir un commandement unifié. Les opérations peuvent être décidées 1) par le Parlement Européen, 2) Par le Conseil Européen, ou 3) à l'initiative d'un ou plusieurs états membres, dans tous les cas et autant que possible sous mandat des instances internationales chargées du maintient de la paix dans le monde. Un désaccord entre états de l'Union n'empêche pas un ou plusieurs états membres de prendre l'initiative d'une opération, sous leur propre responsabilité, et sans que les autres états de l'union ne puissent y faire obstacle, tant que le but reste compatible avec les objectifs fondamentaux de l'Union.

Un conflit entre états de l'Union serait une crise majeure appelant une action urgente du Conseil et de tous les autres états, afin de faire cesser toute action militaire et de faire cesser les comportements déloyaux à l'origine du conflit.

Les opérations de l'Union ou de ses états membres sont menées exclusivement contre un gouvernement ou une organisation armée, mais jamais contre un peuple ou un groupe humain quel qu'il soit. L'Union et l'ensemble de ses états membres utiliseront autant que possible des armes non-léthales, pour neutraliser un agresseur sans lui nuire physiquement ni moralement. Toute précaution seront prises pour éviter les dommages collatéraux et les problèmes humanitaires. Les forces armées de l'Union se montreront respectueuses et secourables envers les populations, organisant ou permettant l'aide humanitaire. L'Union et l'ensemble de ses états membres s'engagent à ne pas concevoir, fabriquer, détenir, commercialiser, recommander, cautionner ou utiliser: 1) des armes de destruction massives, telles que nucléaires, radiologiques, chimiques, biologiques, de destructions écologique ou des ressources alimentaires 2) des armes conçues pour avoir des effets à long terme, ou susceptibles d'exposer la population lors de la reprise de la vie normale, telles que pièges, mines, munitions cachées, toxiques ou radioactives, armes nucléaires tactiques 3) des armes robotiques agissant sans discernement 4) des armes spécialement conçues pour mutiler ou créer de la souffrance 5) des armes susceptible d'aboutir entre les mains de groupes armés ou de bandits 6) tout procédé barbare ou crapuleux tel que torture, détention arbitraire ou secrète, otages, disparitions, boucliers humains, chantage, rétorsion, destructions culturelles, humiliations, manipulations de masse, diffamation, désinformation, propagande mensongère, etc.

 

 

 

 

 

Les institutions

 

Cette importante partie n'est pas rédigé pour le moment. Elle devrait décrire les institutions de l'Union et les principaux traités. Le projet soumis au vote en 2006 est une base de travail utile, dans la mesure où il décrit toutes les institutions et pratiques qui ont déjà été mises en place, en définissant correctement les termes employés. Toutefois il y a des améliorations impératives à apporter, afin de combler le grave déficit démocratique:

-Le parlement européen est le seul organe législatif. A ce titre ce sont les députés qui proposent les lois au vote.

-Les candidats députés passent des tests psychotechniques et psychosociaux afin d'empêcher des extrémistes, des psychopathes ou des caractéropathes de se présenter. Toutefois des handicaps non dangereux ne sont pas des critères d'exclusion.

-Il faut prévoir un système de référendum d'initiative populaire.

-Les grands choix de l'Union, ou les choix contestés, doivent être soumis à référendum, au suffrage universel des citoyens de l'Union.

-Les différentes commissions exécutives ne doivent pas jouer un rôle législatif caché ou arbitraire, comme cela s'est vu par exemple avec les OGMs. Aussi ces commissions travaillent pour appliquer des lois. Au besoin, le Parlement peut se saisir directement de leur travail ou de leurs directives, et les soumettre à discussion démocratique, ou au vote. Ces commissions sont chargées d'étudier les aspects économiques, techniques, scientifiques, humains et spirituels des projets de loi ou de mesures exécutives, et de motiver les décisions avec les meilleurs connaissances ou expertises disponibles dans chacun de ces domaines.

-Il ne faut pas établir un gouvernement fédéral à l'américaine, car tôt ou tard il deviendra un pouvoir en soi, incontrôlable par les états de l'Union. Le système actuel de présidence tournante est précisément la limite à ne jamais dépasser. Au plus, le Conseil pourrait nommer provisoirement des responsables, soit des personnes, soit des états, porte-paroles ou ministres intérimaires, chargés de coordonner les actions sur un dossier précis, ou de parler au nom de l'Union auprès des autres pays du monde, sur un thème particulier, ou à l'occasion d'une crise.

-Cette constitution est en fait un traité entre états membres. La signature de ce traité entraîne l'acceptation de la constitution et l'adaptation des lois nationales.

-Des modifications de cette constitution, son remplacement ou sa suppression, pourraient être adoptées par le Parlement dans des conditions de large majorité, deux tiers ou trois quarts, ou sur référendum.

-Le retrait d'un état membre reste possible, si toutefois cela correspond à la demande exprimée d'une large majorité de sa population. L'éviction d'un état membre reste aussi possible, en cas de manquement grave et délibéré aux objectifs fondamentaux de l'Union. De tels événements seraient toutefois des crises de l'Union, qui pourraient entraîner des actions de l'Union ou des autres états membres, sans toutefois aller jusqu'à des rétorsions ou des actions armées.

 

 

 

Conclusions sur ce projet

 

Ce n'est donc pas si difficile d'écrire une constitution correcte. Ce projet n'est probablement pas idéal, et les spécialistes pourront l'améliorer facilement. C'est un texte d'équilibre, qui tient compte des différents points de vue et de l'avancement des idées en ce 21eme siècle. Je suis sûr qu'il est infiniment moins dangereux que le premier et bien plus susceptible d'être accepté par vote, sans aucun besoin d'insulter ou manipuler les Européens.

Ce texte est rédigé de manière à être compréhensible par toute personne de culture générale normale. Les tournures de phrases lourdes de style législatif pourraient être un problème, mais on ne peut quand même pas trop simplifier sans risquer d'affaiblir le texte.

Chaque point important fait l'objet d'une partie et d'une seule. Des liens hypertextes permettent de renvoyer à des définitions, par exemple le social quand on parle d'économie, ou les droits fondamentaux quand on parle de justice. Ceci permet d'éviter les redites tout en indiquant clairement la structure logique à l'ensemble.

Ce texte est un texte d'équilibre. En guise d'exemple, on remarquera que, contrairement à mes opinions personnelles sur l'économie, j'ai conservé la «libre circulation des marchandises» si chère aux auteurs du premier texte. Mais ce point n'y figure qu'une fois, dans la partie sur l'économie, il n'est pas rabaché cent fois à tous propos. Une phrase suffit pour garantir ce point, même si juste après se trouve logiquement une longue liste d'exceptions.

Que va t-il se passer?

Nul doute qu'après un temps de «concertation» et de «communication», on va nous redemander de revoter le même texte foireux, ou une autre mouture «simplifiée» du même jus, a moins que quelque coup tordu le fasse passer sans vote.

Et mon projet n'a aucune chance face à cette terrible machinerie politico-médiatique. Je ne me fais aucune illusion à ce sujet, mon intention est juste d'inciter ceux qui le liront à un peu de réflexion... sur ce qui aura été fait, et ce qu'on aurait pu faire.

Mais si par extraordinaire l'histoire de ce projet venait sur le devant de la scène, nul doute que tout un tas d'imbéciles diront que ce projet n'est pas sérieux parce que je ne porte pas de cravate. D'autres, plus retords, diront qu'ils sont d'accord, mais ils demanderont la suppression de telle ou telle garantie essentielle, sous prétexte de «réalisme» ou d'«équilibre». (Ce texte est déjà équilibré, et si on enlève un poids d'une balance équilibrée, tout se casse la figure!). D'autres argumenteront que mon texte n'est pas issu d'une concertation démocratique... pas plus que le premier. Mais dans tous les cas les manipulateurs devront concéder leur défaite: ils ne pourront plus parler de «la constitution» comme si elle était déjà adoptée.

Invitation à la réflexion

Pour ces raisons, j'appelle expressément tous ceux qui veulent donner une constitution saine à l'Europe à bâtir sur ce second projet. Je ne prétend pas détenir la science infuse dans ce domaine, on peut discuter, mais au moins ce projet me semble une bonne base, que je propose sans a-priori partisan, sans avancer mes idées personnelles. Un chrétien, un athée, un scientifique, un ouvrier, un patron, peuvent tous se reconnaître dans ce projet, aussi longtemps qu'ils ne pensent pas seulement qu'à leurs intérêts de caste.

Peut-être qu'un autre projet sera meilleur que le mien. Tant mieux, alors. C'est avec plaisir que je voterai pour.

Il y a toutefois des limites aux modifications possibles à mon texte, au delà desquelles je le considérerai comme dénaturé ou récupéré. Si vous voulez vraiment faire un projet différent, alors faites-le de A à Z, sans exploiter mon travail.

Propriété intellectuelle

Afin de protéger ce texte, j'en endosse le copyright 2007 Richard Trigaux. Chacun est libre de le citer, de le reproduire et de le publier, aux seules conditions de citer mon nom et ce copyright, de donner le lien Internet vers cette page, de ne pas le modifier, de ne pas en faire d'usage commercial sans mon autorisation. Si vous voulez proposer des modifications, indiquez-les comme telles, en gardant la mention du texte original. Si ce texte était adopté, alors bien évidemment il deviendrait propriété de l'Union et moi-même ou mes ayant droits devraient renoncer à toute propriété.

Les idées contenues dans ce texte sont toutes de moi, ou connues du public depuis longtemps, à à quelques rares exceptions près.

La technique de ce texte

Ce projet de constitution comporte des liens hypertexte, qui en font partie intégrante. Il ne s'agit pas d'un gadget technologique pour faire moderne, mais d'utiliser ces liens à ce pour quoi ils ont été conçus: mieux présenter des idées complexes à plusieurs aspects interdépendants. Les relations apparaissent alors pour ce qu'elles sont, et non comme des redites ou des digressions. Bien entendu dans des versions parlées ou imprimées, ces liens doivent être impérativement remplacés par des renvois explicites.

Certains penseront que quelques articles sortent d'un livre de science fiction. C'est parce qu'une constitution n'est pas faite pour durer seulement le temps d'une campagne électorale ou d'une carrière de politicien. Elle se doit de durer plusieurs siècles. Pour cela ce projet prend en compte des développements technologiques, sociaux ou spirituels prévisibles dans les décennies à venir. D'autres développements imprévisibles pourraient changer les choses et amener à des modifications.

 

 

 

Pourquoi le projet officiel a échoué

 

Pourquoi les castes des politiciens et des médias ont-ils été incapables de créer une constitution européenne qui soit à la fois claire et du 21eme siècle, qui aurait été facilement accepté par l'ensemble des citoyens européens?

Je ne tenterai pas ici de répondre à cette question, mais je pense que c'est un devoir citoyen que de dénoncer l'ensemble des manipulations qui ont abouti à ce grave échec de l'Europe.

Tout d'abord, au lieu de confier la rédaction d'un tel projet à des gens compétents, on l'a confié à un atlantiste, c'est à dire à un ennemi déclaré de l'Europe. Ensuite, au lieu de construire ensemble un idéal, on a eu des discussions de marchands de tapis, qui ont abouti en 2005 au premier patchwork bariolé connu sous le nom de «traité constitutionnel européen», soumis au vote dans certains états de l'Union. Ce projet farfelu a été logiquement refusé par les citoyens.

 

La vraie raison, parfaitement connue, de ce refus, est que ce projet était nul et dangereux:

-Graves manques de démocratie (les lois sont proposées par le Conseil, normalement éxécutif, et les «directives» des commissions sont en fait des lois édictées arbitrairement)

-Large déséquilibre en faveur du système capitaliste et des idéologies de la concurrence, au point d'y subordonner des points essentiels comme le social ou l'écologie, réduisant l'Union à un simple marché anarchique et déjanté, où les victimes et les justes sont rejetés comme des vieilles chaussettes.

-Sans aucune vision, complètement veule sur les plans moraux ou spirituels.

-Labyrinthique, trop long, bien trop complexe, auto-contradictoire sur des dizaines de points, avec des concepts non définis, comme «aller de l'avant».

-Avec des prises de position d'ordre législatif.

-Impossible à modifier une fois adopté.

 

Dans ces conditions c'est avec la rage au coeur que même les chauds partisans de l'Europe ont voté contre ce projet qui poignardait l'Union dans le dos. Ce refus est clairement le fait des personnes qui ont lu le texte, et qui ont donc vu les dangers qu'il présentait, comme le montrent les études de l'IPSOS que nos politiciens et journalistes ne pouvaient prétendre ignorer (Article: L'ascension par capillarité du non, par Philippe Hubert et Samuel Jequier, publié le 27 mai 2005).

Au lieu d'entendre cela, politiciens et médias nous ont sorti en coeur le même mensonge: que les Français auraient refusé le premier projet de constitution européenne par xénophobie!!! Cette unanimité des médias à répéter les mêmes fabrications est très inquiétante, nous renvoyant à quelque version pseudo-démocratique de l'ancienne URSS.

 

Une fois le premier projet refusé, on nous a dit que c'était ce refus, et non le projet, qui était le problème. Bref c'était de notre faute si l'Union était «bloquée»!!

Les moyens qui ont été utilisés pour adopter le texte quand même sont un aveu clair:

-Dire que l'Europe était bloquée, et que le seul moyen de la débloquer était de faire passer le texte contre l'avis des citoyens.

-Utiliser le parlement et non un référendum

-On a même été jusqu'à réunir ce parlement à Versailles, symbole de l'absolutisme, pour nous faire bien comprendre que nous n'avions pas notre mot à dire!!!

-Enfin le texte a été «hashé» pour le rendre illisible! (comme pour la base de registres de Windows, rendue incompréhensible pour empêcher l'utilisateur de contrôler lui-même le fonctionnement de sa machine). Vous avez bien lu: le texte, visible ici, est éclaté en de multiples documents se renvoyant l'un à l'autre, et dont les noms n'indiquent pas le contenu! (Voir aussi cette analyse indépendante)

 

Dans ces conditions, il est clair que l'Union Européenne a échappé aux Européens, qu'elle est au mains d'une oligarchie de nostalgiques du 19eme siècle, vivant dans leur monde, et fondamentalement incapables de comprendre les enjeux de la réalité. Ainsi, nous avons échappé à l'inquisition, aux guerres et aux lettres de cachet, seulement pour nous retrouver ligotés face aux fantaisies de bureaucraties opaques, à chaque fois que nous serons victime d'une secte, d'un projet technocratique, ou d'une allergie due à un produit chimique ou OGM autorisé par Bruxelles. Sans compter la soumission à l'OTAN, qui ramène le spectre de la guerre sur le sol européen. Et ce n'est que le début des réjouissances, en attendant le contrôle de nos rêves via les prochaines directives sur les mondes virtuels, ou sur la détection de la pensée. Et pendant ce temps, rien n'est fait contre l'effet de serre, la misère et l'ignorance...

 

Alors l'Union Européenne, je me permet de ne plus m'en sentir responsable, et je consacrerai dorénavant le temps de vie et la liberté qui me restent à lutter contre l'ignorance et à aider les gens que je rencontre à évoluer.

Elle est passée quand même!!

 

Ajouté en 2009

 

Ça y est, il est passé! Vous ne le saviez pas? Vous ne l'avez pas entendu à la télé... Pourtant si, il est passé, comme je le prédisais, avec une magouille simplissime: sous un autre nom! Eh oui, le «traité de Lisbone», c'est la «constitution européenne» avec de la vaseline. Ah, vous n'etiez pas au courant? J'espère que, maintenant, vous comprenez que les médias sont encore plus Orwelliens quand ils passent quelque chose sous silence, que quand ils nous insultent.

Oh, et puis, je remarque que cette page n'a eu que deux votes... à comparer avec ma page contre l'heure d'été, qui en rassemble des centaines chaque année. Deux votes positifs, certes (qui voterait contre cette page?) mais deux votes seulement, c'est dire à quel point les gens se fichent de l'Europe. Et je ne leur donne pas tort, car l'Europe des camions n'est pas vraiment un moyen d'eveiller les gens à une vie meilleure...

 

Pourquoi la fausse crise financière de la zone Euro

 

Ajouté le 9 Octobre 2012

 

Si l'Europe de la paix est un succès envié de par le monde, par contre son incompréhensible psychodrame financier fait rire toutes les autres économies, surtout les dictatures à la croissance insolente. Toutefois peu de gens semblent comprendre les raisons de cette «dette» astronomique sortie d'on ne sait où, dont on nous dit pourtant qu'elle serait de notre faute!

Y comprendre quelque chose nécessite de rappeler certains fondamentaux de l'économie, et de torturer les rares sources d'information disponibles (http://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_monétaire et aussi http://en.wikipedia.org/wiki/Money_supply). Un principe de base est que, quand une économie croît, il faut que la masse monétaire (le nombre total d'euros en circulation) croisse en proportion, exactement comme le sang dans les veines d'un enfant qui grandit. Sinon c'est l'anémie, et la croissance ne peut plus se produire. Le rôle de la «banque centrale» de chaque état (ou de la «Banque Centrale Européenne») est précisément de créer de la monnaie dans ce cas. (Ce rôle public les différencie donc fondamentalement des banques privées, qui ne font que prêter de la monnaie qui existe déjà, et qu'on leur a confié). Cette création doit bien sûr se faire en proportion stricte de la croissance: trop, c'est l'inflation, pas assez c'est l'anémie, comme aujourd'hui en Europe. Or il semble que nos politiciens dualistes et simplistes n'aient retenu qu'un des deux termes de cet équilibre: «créer de la monnaie produit de l'inflation», et qu'ils aient en conséquence, établi, dans les années 1970, un tabou sur la création de monnaie en Europe. C'est cela qui la condamne à l'anémie, à un lent étranglement financier.

Toutefois cette folie aurait du produire la crise actuelle dans les années 1980, alors qu'elle n'apparaît qu'à la fin des années 2000. C'est que, si nos politiciens sont incapables de comprendre les choses simples, ils sont par contre très à l'aise dans les choses compliquées. Et la solution qu'ils ont trouvée pour faire fonctionner l'économie malgré ce handicap est digne des Shadocks: la zone euro a recours à l’emprunt pour fournir une masse monétaire supplémentaire virtuelle! Ainsi les masses monétaires de la zone euro se répartissent entre 4000 milliards d'euros réels (M1, qui comprend les billets et les comptes courants) et 4000 milliards d'emprunts, ou virtuels (M3 moins M1). Ainsi, le système fonctionne comme si le même argent circulait deux fois en même temps dans les circuits économiques! Digne des Shadocks, en effet.

Il semble également que nos politiciens aient confondu «banque centrale» avec une banque privée, d'où l'incroyable malversation des banques centrales «prêtant» de l'argent aux... banques privées! On comprend donc d'où vient le pouvoir incroyable de ces banques et du grand capitalisme sur nos vies, et comment elles peuvent gaspiller des centaines de milliards de dollars en toute impunité (comme d'offrir 2 milliards à facebook pour saper Internet). Ceci est une forfaiture très grave, car, en toute bonne gestion, l'argent nouvellement créé devrait aller aux domaines vitaux: le social et l'environnement.

Une autre escroquerie a été de laisser s'accumuler des découverts invraisemblables sur les comptes des organismes de solidarité jugés «inutiles» (sécu, retraites), ce qui revient aussi à «créer» de la monnaie. Mais ces découverts servent surtout d'arguments pour «justifier» des idéologies sadomaso contre la solidarité ou contre les pauvres.

Dans tout ça, les états (notre économie) sont traités comme de simples ménages, qui doivent aussi emprunter de l'argent pour leur fonctionnement courant, et maintenant rendre des comptes comme un chômeur à Pôle-Emploi!!! Et 4000 milliards d'Euros font des centaines de milliards d'euros d'intérêt, détournés chaque année du budget des états, en argent réel (nos impôts). Et je n'ai aucune idée de où va cet argent!

 

Ces ersatz et subterfuges ont donc permis à l'économie de la zone Euro de fonctionner apparemment normalement, jusqu'à ce que le «service de la dette» (paiement des intérêts par les gouvernements) atteigne aujourd'hui un niveau intolérable, provoquant la «crise» de la zone Euro. Bien entendu, certains états sont touchés avant d'autres, mais le problème va nous atteindre tous.

Cette crise, présentée aux citoyens sans expliquer les malversations qui l'ont causée, est alors utilisée pour «justifier» des «mesures d'austérité», qui sont en fait de graves destructions, similaires à une guerre, de domaines économiques essentiels (social, éducation, industrie, police, etc.), au nom d'idéologies pétainistes arriérées: culte du travail (augmentation de la semaine de travail, ce qui augmente le chômage en proportion), culpabilisation des chômeurs et des bénéficiaires de la solidarité (malades, retraités), réflexions de riches barjots qui expliquent que «tous le monde peut faire comme eux» (Oui, effectivement je pourrais en faire autant, si vos copains banquiers me faisaient aussi cadeau de quelques milliards d'euros!).

Mais la goutte qui fait déborder le vase est le nouveau «traité européen» de 2012: la «règle d'or» qui impose aux états des objectifs impossibles, avec fessée si ils n'y arrivent pas. Exactement comme dans une histoire sadomaso, on a une intrigue indigente, simple prétexte pour la «scène» proprement dite.

 

Et tout cela est fait à l'encontre même de l'avis des professionnels de l'économie! En effet, universitaires et diplômés s'insurgent contre ce traitement de la zone euro, en particulier les «politiques d'austérité» qui provoquent les destructions en prétendant les éviter. Mais face à l'obstination infantile des politiciens, ils prêchent dans le désert, ou en sont réduits, tout comme nous, à faire des pétitions et vendre des T-shirts...

Il semble que les citoyens européens commencent à comprendre qu'ils se sont fait arnaquer, même si ils ne voient pas encore comment. Toutefois ce qui arrive est aussi de leur faute: quand seuls les candidats autorisés par la télévision reçoivent des votes, les gens compétents et intelligents ne prennent plus depuis longtemps la peine de se présenter!!!! Eh oui, et plaignez-vous après!! Ainsi, lors des élections de crise en 2012, en France ou en Grèce, on n'a eu qu'un choix caricatural entre le parti unique de droite-gauche coupable de la crise, et des protestataires plus à la page, mais qui agitaient des chiffons rouges peu engageants. Il était donc impossible ou dangereux de renouveler le personnel politique.

Bon, l'Europe n'en mourra pas, mais elle inaugure une nouvelle catégorie de pays: les pays immergents (contraire de émergents). Cette situation est extrêmement dangereuse, car elle donne un plus grand pouvoir aux dictatures de par le monde, par une plus grande influence économique, voire par le rachat direct de notre patrimoine économique.

 

Le Brexit 2016

 

Ajouté le 10 Juillet 2016

 

Qu'une majorité d'anglais aient pu souhaiter sortir de l'Union Européenne a deux causes bien évidentes:

-Les politiques d'austérité sadomasochistes et l'escroquerie de la dette, qui sont en train de ruiner l'Union. En particulier ils ont vu les brimades racistes contre les grecs, et ils ont pensé qu'ils pourraient bien être les suivants sur le pilori.

-A ces voix protestataires légitimes se sont ajoutées les braiments «eurosceptiques» (extrême droite raciste) bruyamment soutenus par les médias.

Le concours d'idioties et de méchancetés qui ont suivi ce vote, chez les politiciens de tous bords, montre bien le degré de décomposition où en sont rendues les classes dirigeantes, et leur incapacité à seulement penser rationnellement. Il est clair qu'il faut un renouvellement profond: voter pour des gens honnêtes et compétents.

 

A ce point, je préfère ne plus publier sur ce genre de sujets, et me consacrer à des activités artistiques ou spirituelles plus productives. Tant que ces gens sont encore capables de maintenir Internet en état de fonctionnement...