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J'ai créé cette page parce que j'en ai vraiment marre de voir tous les jours des personnes détruites par le tabac. Non pas détruites grossièrement, physiquement, comme avec l'héroïne, l'alcool ou la cocaïne, mais détruites subtilement dans leur esprit par ce parfait poison de «Big Brother»: Toujours capables de vivre une vie «normale», de poursuivre des stratégies égocentriques, d'écouter du rap ou de construire des centrales nucléaires, mais il leur manque juste la petite étincelle de compréhension de la vie, de la poésie ou du bonheur! Et je suis particulièrement en colère quand je vois des personnes à qui j'ai consacré beaucoup d'efforts et de sacrifices perverties par des «jeunes» ou des «copains»!
Faut-il interdire le tabac et l'alcool comme les autres drogues ?
Les effets psychologiques du tabac
Les effets psychologiques de l'alcool
Vendeur ou trafiquant de tabac?
Traditions et métiers condamnés
Les Manipulations mentales fréquemment utilisées pour les justifier.
Légaliser les drogues pour stopper la délinquance?
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Les sociétés occidentales démocratiques ont toutes interdit les drogues, car la liberté de se droguer ne peut nous mener qu'à la souffrance. Toutefois l'alcool et le tabac font exception à ces interdictions, car ils sont d'usage traditionnel chez nous. Pourtant ils posent bien les mêmes problèmes que les autres drogues:
Cette tolérance envers des pratiques dangereuses rendent difficile de s'en protéger, ou d'en protéger nos enfants. Ceci est paradoxal, quand on sait qu'il existe tout un arsenal répressif contre la marijuana, pourtant pas plus nuisible que le tabac. C'est pourquoi j'ai créé cette page, pour rendre accessible tous les arguments et considérations contre le tabac et l'alcool, et ce d'une manière coordonnée.
Quand on parle d'interdire le tabac et l'alcool, alors «on» ne manque pas de crier au fachisme, au sectarisme. En réalité dans ce cas c'est bien l'interdiction qui est garant de notre liberté: sans fumée ni alcool nous sommes libre de penser et de vivre proprement, et surtout nous sommes bien plus facile à tolérer... pour les autres! Avant de crier que leur liberté est menacée, les partisans du tabac et de l'alcool devraient se montrer assez raisonnables et responsables pour d'abord respecter la liberté des autres! En particulier en ne tentant pas de faire de nouveaux adeptes (surtout parmi les jeunes) et en n'imposant pas aux autres les conséquences de leur attitude: tabagisme passif, violences, accidents, mauvaise ambiance familiale!
Sinon, eh bien effectivement, il ne resterait pas d'autre solution que L'INTERDICTION COMPLETE, et l'application au tabac et à l'alcool des lois déjà valables pour les autres stupéfiants. En attendant une mesure aussi radicale, des mesures urgentes et applicables immédiatement seraient:
Certains penseront, a propos d'interdiction, au précédent négatif de la prohibition aux Etats Unis, qui a favorisé les gangsters plutôt que la vie saine. En réalité l'échec vient de ce que cette prohibition était fondée sur des motivations puritaines malsaines, vécues comme des restrictions, et non pas comme une protection de notre liberté, comme une ouverture. De plus, toute action politique efficace a toujours provoqué une réaction populiste ou fachiste, et il faut suffisament de volonté politique et d'intelligence pour ne pas se laisser piéger par ces argumentaires misérables.
Certains ont hypocritement proposé de dépénaliser les drogues pour en limiter la consommation! En réalité ce qui est interdit est toujours moins pratiqué que ce qui est autorisé. En interdisant tout sans discrimination au moins la position de la société serait cohérente et réellement éducative.
Les adeptes des drogues pourront faire remarquer que certains soi-disant «moralistes» partisans de l'interdiction ont en fait des motivations hypocrites, telles que de combattre un mode de vie différent du leur. Mais ces motivations anti-sociales ne retirent aucune valeur aux arguments de l'interdiction. Au contraire, comme je l'ai moi-même clairement constaté dans divers milieux «alternatifs», la drogue y crée autant de chaos que dans la société «normale», et elle a même été parmi les principales causes de l'échec de mouvements comme les Hippies. Aussi toute personne se prétendant porteuse d'un projet social «avancé» n'en aura que plus de raisons de refuser les drogues, tabac et alcool compris.
Certains adeptes du tabac, de l'alcool ou d'autres drogues, pensent que l'interdiction a un but puritain, de combattre le plaisir. Je pense que cet argument est très pertinent, et que si cette motivation puritaine malsaine était la seule pour interdire les drogues, alors la liberté de se droguer devrait être défendue. Mais il se trouve que se droguer ne donne un plaisir immédiat qu'au prix de grandes souffrances et malheurs à long terme. Aussi on peut valablement renoncer aux drogues, au nom de la recherche du bonheur et d'un plaisir vraiment durable. Dans cette lutte pour la vie, on peut condamner les drogues sans aucun besoin de s'associer avec ces puritains. Le puritanisme anti-joie et les drogues anti-conscience sont deux maux qui semblent se combattre, mais qui en réalité collaborent.
Les personnes qui vivent dans les pays musulmans où l'alcool est interdit, feraient bien d'y voir là une chance, et non une brimade. En effet c'est bien l'interdiction de l'alcool qui nous garantit la liberté de vivre avec toutes nos facultés humaines, sans cette casserole accrochée derrière nous. La revendication des peuples à la liberté est tout à fait légitime, mais quand les premières libertés obtenues sont celles de fumer ou de boire, alors on n'a fait que troquer un asservissement contre un autre. Et ceux qui prennent les pays occidentaux pour des paradis où tout est permis feraient bien d'aller y faire un tour, avec une carte de chômeur et leur figure basanée, histoire de voir comment cela se passe réellement.
Les effets physiques du tabac sont bien connus: cancers du poumon et de la gorge, troubles respiratoires, action défavorable sur beaucoup d'autres maladies. Ces effets sont déjà suffisamment graves pour en proposer l'interdiction. Mais ces effets physiques ne doivent pas cacher les effets psychologiques, tout aussi graves sinon plus, et tout à fait comparables à ceux d'autres drogues.
Dire que le tabac a des effets psychologiques importants pourra surprendre certains. Le problème est que NOUS NE PERCEVONS PAS CES EFFETS, car nous sommes dans une SOCIETE DE TABAGIQUES: toutes les normes psychologiques ou intellectuelles ont été établies par des tabagiques, ou sur leur modèle. Mais si on était dans une société où la marijuana serait la norme, ce sont ses effets qui passeraient inaperçus, et ceux du tabac qui seraient très visibles. Simple effet de perspective.
Mais à qui n'est pas conditionné au départ, les effets du tabac sautent aux yeux.
Par exemple, les tests de QI évaluent la capacité au raisonnement logique, mais pas du tout les autres formes d'intelligence, intuitives, non-conceptuelles, sensibles. Or ce sont précisément ces formes d'intelligence qui seraient le plus attaquées par les alcaloïdes du tabac. Par son rôle excitant, il favorise l'intelligence dualiste, liée à l'activité, à la défense, à l'action et à ses moyen, et défavorise l'intelligence non-duelle, intuitive, liée à la sensibilité, la contemplation, le domaine des significations et des buts. Cela est très visible dans le cas des pro-nucléaires, à l'aise dans les calculs d'ingéniérie complexes, mais incapables de saisir les raisonnements simples et les motivations humaines des opposants.
La neurologie nous apprend que les différents circuits du cerveau sont activées ou inhibées par des neuromédiateurs (des substances chimiques messagères), activant ou fermant les facultés de conscience correspondantes: réflection, sensibilité, calcul, ressenti... Mais a tout moment nous gardons la liberté d'utiliser n'importe quelle autre faculté de conscience, et immédiatement les neuromédiateurs activent les aires du cerveau correspondant à nos besoins. Les drogues agissent en usurpant l'activité des neuromédiateurs, activant ainsi préférentiellement certaines aires, et donc en bloquant systématiquement d'autres. NOUS PERDONS LA LIBERTE DE CHOISIR QUELLE FACULTE DE CONSCIENCE NOUS METTONS EN OEUVRE, NOUS N'AVONS PLUS QU'UNE CONSCIENCE PREDEFINIE. Et nous ne nous en rendons pas compte, exactement comme en voiture nous ne voyons pas un obstacle cachée dans l'angle mort.
Plus précisément le tabac ralentirait les facultés affectives, sympathiques ou subtiles, favorisant les aspects stratégiques, dualistes ou conflictuels. Le tabagique intellectualise l'affectif, les émotions subtiles, l'esthétique, quand il ne passe pas tout bonnement à côté. Egalement il intellectualise ou ignore les grands choix de la vie, par exemple d'être altruiste ou égoïste. Je me rappelle très bien que, dans les réunions militantes auxquelles j'avais assisté dans les années 1970, les discussions étaient d'autant plus abstraites et loin de la joie de vivre que les fumées étaient plus épaisses. Ces gauchistes esclaves de leur clope n'étaient capables que de transformer un joyeux idéal altruiste en un problème stratégique intellectuel.
Mais le trouble le plus fréquent que j'ai observé avec les tabagiques serait la perte du libre-arbitre: même sachant que son comportement pose problème, même si il peut y faire quelque chose, le tabagique a du mal à changer ses comportements néfastes (tous ses comportements, pas seulement arrêter le tabac). Même si on le voit prendre des décisions et des engagements, il ne les tient pas, il ne s'en rappelle même plus au bout de quelques mois, voire seulement de quelques heures. Cet oubli de nos propres prises de conscience est a mon avis le symptôme tabagique le plus reconnaissable. Et le plus terrifiant.
Ces troubles ont forcément de graves répercussions sur le bonheur personnel du tabagique, qui perçoit la vie a travers un brouillard qui lui cache toute subtilité, toute poésie, toute signification. Mais le danger est aussi au niveau social, quand les penseurs, les scientifiques, les politiques, les enseignants, les chefs d'entreprise, les syndicalistes, et même les psychologues et les sociologues, perçoivent tous la vie à travers ce brouillard filtrant. Alors comment s'étonner que les décisions de tous ces gens soient si souvent dénuées de sensibilité humaine élémentaire!
On pourrait dire que les grandes idéologies réductrices, capitalisme, rationalisme, scientisme, matérialisme, intégrisme et pharisaïsme, ne sont possibles qu' avec l'étroitesse d'esprit due au tabac. Effectivement on constate que toutes les dictatures ont favorisé l'usage du tabac. Par exemple le fachisme chinois l'a introduit dans toutes les colonies de ce pays, avec l'alcool, la prostitution et les jeux d'argent.
Enfin les maîtres tantriques affirment tous que le tabac empêche d'accomplir les grand yogas qui seuls permettent la réalisation complète de notre potentiel humain. Pour arriver à un résultat aussi effrayant, il faut bien qu'ai eu lieu une altération profonde de la conscience.
Les effets physiques de l'alcool sont bien connus: cirrhoses, maladies du coeur, visage grossier voire rougeâtre, action défavorable sur beaucoup de maladies, mauvaise odeur.
Mais les effets physiques nocifs de l'alcool ne doivent pas cacher les effets psychologiques, a mon avis tout aussi graves sinon plus, et tout à fait comparables à ceux d'autres drogues.
En privilégiant les sensations fortes, physiques, proches de la viande, l'alcool défavorise le monde des sentiments, des émois, sans parler des subtiles poésies et transcendances, qui deviennent inaccessibles.
Les effets psychologiques de l'alcool lors d'une crise sont bien connus (dérèglement des émotions, confusion mentale, troubles des mouvements, comportement ridicule). Mais les effets psychologiques de l'intoxication quotidienne à «petite» dose le sont aussi, en tout cas mieux que ceux du tabac: matérialisme, trivialité, irritabilité, aggravation des conflits, perte de la volonté, perte du sens des responsabilités...
Contrairement au tabac, ces effets sont suffisament connus pour être considérés comme une faute dans les divorces ou lors de la conduite de véhicules ou de machines. En effet, au moment de boire, l'individu est conscient des conséquences possibles, et donc responsable.
L'alcool a faible dose (être juste gai) en des occasions rares ou uniques, a toutefois un effet psychédélique qui l'a fait préconiser dans maintes cérémonies religieuses (des cérémonies de Dyonisos à la messe catholique) et dans certaines initiations tantriques, à des fins de désinhibition des sentiments ou de la sensualité. Toutefois il faut en rester à une consommation vraiment très occasionnelle: quelques doses suffisent à détruire cet effet psychédélique, qui n'est de toute façon ni garanti ni propre, et jamais indispensable. Cet effet initiatique implique donc forcément un usage... initiatique!
A mon avis on pourrait en gros classer les drogues en trois catégories:
Les drogues des deux premiers types, qu'elles soient «douces» (sans effets destructeurs visibles à court terme) ou «dures», sont toutes à supprimer, car elles n'offrent pas d'intérêt réel. Seul le thé me paraît acceptable, car ses effets réduits peuvent favoriser la concentration sans rien occulter d'autre.
Le cas des drogues de la catégorie de la marijuana est plus complexe. Il est clair que certaines doivent être interdites, car très dangereuses (LSD, ecstasy). Par contre le Peyotl et la psilocybine n'auraient pas d'effets secondaires connus... parce que personne n'a fait d'études sur ces substances très rares!
Une tendance forte dans les années 1960-70 était de réclamer la liberté d'utiliser la marijuana, ou même du LSD, en raison de leur potentiel supposé de transformation positive de l'esprit humain. Malheureusement, l'expérience n'a apporté que fort peu de résultats positifs: la transformation de notre esprit ne peut résulter que d'un travail psychologique ou spirituel de longue haleine. Un «coup de pouce» psychédélique peut être utile, mais il n'est nullement indispensable. De toutes façons, sans une persévérance dans la concentration et le travail spirituel quotidien, il ne mènera à rien de bon, il ne sera qu'une échappée sans lendemain, une carte postale reçue du paradis, mais sans l'adresse de l'expéditeur. Ceci peut même entraîner une «dépendance spirituelle»: l'individu préfère une réalisation illusoire dans la fumette plutôt qu'un travail en profondeur. Il peut même très facilement se créer une dépendance psychologique, et j'ai connu des gens qui étaient effectivement incapable d'être heureux sans leur joint, et même incapables d'être simplement sociables. A Katmandou, à la fameuse époque des hippies, on dit que le roi avait demandé à ses Lamas de tester la marijuana, afin de comprendre pourquoi tous ces jeunes occidentaux venaient au Népal pour en consommer. «On obtient les mêmes effets avec des méditations pour débutant» dirent-ils. Le roi a dû bien rire, mais depuis ce temps la marijuana est interdite au Népal.
Qui plus est, des études plus récentes tendraient à montrer des effets néfastes à long terme à la marijuana, qui rendent sa consommation régulière peu souhaitable. Ce que j'ai moi-même vu m'inciterai même à penser que ces effets peuvent apparaître avec seulement quelques joints. Au delà, les adeptes de la fumette, par un mécanisme similaires à celui que j'ai expliqué pour le tabac, perdraient la liberté de choisir quelle faculté de conscience ils vont mettre en oeuvre.
De toute façon fumer de la marijuana pose les mêmes risques de cancer que le tabac, car il y a les mêmes substances cancerigène dans la fumée de chanvre. Et même bien plus, car il n'y a pas de filtres aux joints! (Confirmé par le Pr John Henry de l'Imperial College School of Medicine de Londres, qui parle de dizaines de milliers de morts par la fumée de cannabis.
Mais le plus idiot est sûrement d'associer la marijuana avec... le tabac! Car l'effet de ces deux drogues est opposé. Elle annulent donc leurs «avantages», mais sans oublier d'additionner leurs inconvénients...
Récemment, les mouvements crado-punks demandent la légalisation de la marijuana voire même d'autres drogues plus dangereuses. Le problème est que les mouvements crado-punk ne cherchent pas une expansion de la conscience, mais au contraire son avilissement. De toute façon aucune leçon n'a été tirée des échecs lamentables des années 1960! Aux élections présidentielles françaises de 2002, la plupart des candidats se prétendant progressistes (de gauche, extrême gauche ou «verts») demandaient franchement plus de liberté pour la marijuana. Ainsi il n'y a absolument pas à s'étonner du résultat de ces élections, ni même à le regretter. On voit bien que ces gens sont des intellos qui n'ont jamais eu à assumer un de leurs amis ou enfants dépendant du shit. Ces revendication sont, au mieux, démagogiques, donnant une très mauvaise image d'une gauche populiste, laxiste et relativiste, qui aurait perdu la notion de protection des citoyens. Personnellement, je n'ai pas voté anti-démocratie au second tour, mais je n'avais pas non plus voté pour les partisans su shit au premier. Ah si ces gens avaient lu la partie sur la logique de mon livre «Epistémologie Générale», ils auraient pu comprendre comment et pourquoi des revendications vues comme «progressistes» il y a trente ans peuvent être parfaitement réactionnaires aujourd'hui.
Les gens ci-dessus affirment que dépénaliser le cannabis éviterait la prolifération des trafiquants et limiterait les risques de santé. Ceci est parfaitement faux: la dépénalisation du tabac ou de l'alcool n'a pas éliminé les problèmes de santé qu'ils créaient, et pour venir à bout des trafiquants de cette façon, il faudrait dépénaliser toutes les drogues!
Les avantages supposés de la marijuana n'équilibrent donc pas les risques réels que posent sa consommation régulière ou sauvage, en dehors de toute guidance spirituelle. Pour cette raison, mon avis est de ne rien légaliser, tout au plus peut-on tolérer certains usages spirituels ou traditionnels: - Le peyotl dans un cadre chamanique -L'alcool à petite dose unique, ou à doses symboliques, dans le cas de la messe ou de certaines pratiques tantriques. -La marijuana, dans dans le cas de certaines pratiques tantriques de l'Hindouisme. Mais le danger d'une légalisation dans ces cas est de voir ces autorisations détournées par des sectes, ou transformées en prétextes pour une consommation non-spirituelle. Pour cette raison je ne propose que des tolérances, qui devront être établies ou retirées au cas par cas par les organismes chargés de surveiller les sectes ou d'autoriser les congrégations religieuses.
L'utilisation de drogues à des fins médicales est, elle, réglementée par les procédures d'autorisation des médicaments. Il n'y a rien à redire, si ce n'est que certains préjugés ont pu, ou pourraient encore, mener à des retards très préjudiciables aux malades. Par exemple la morphine a été longtemps interdite, alors que c'est le seul produit vraiment efficace contre les fortes douleurs (et sans danger, aux doses où elle est utilisée). Autre exemple, une préparation homéopathique à base de cannabis a été interdite en France... alors qu'il aurait fallu en absorber des milliers de tonnes à la fois pour avoir un effet psychologique décelable!
L'utilisation industrielle ou alimentaire de dérivés du chanvre, préconisée par certains écologistes, souffre d'interdictions ou de soupçons sur l'usage réel de ces cultures. Pour y couper court, leurs promoteurs devraient sélectionner des variétés sans cannabinol, comme on a fait pour le colza sans acide érucique.
D'une manière générale, la dépendance peut survenir avec bien d'autres choses que des substances toxiques, cela peut arriver avec la télé, les jeux, l'argent... Une tendance de base de l'esprit humain est d'aller vers ce qui produit du plaisir, aussi on peut se rendre dépendant de tout ce qui est agréable. Et on peut certes interdire des substances toxiques, mais pas le plaisir lui-même! La solution générale à ce problème ne viendra pas de la loi, mais d'une compréhension et d'un travail psychologique/spirituel personnel. Souvent rechercher le plaisir immédiat apporte davantage de souffrance dans l'avenir, par exemple quand on se laisse aller à avoir un rapport sexuel avec une personne inconnue, malgré le risque de maladies graves. Ainsi courrir après le plaisir immédiat est maladroit. La démarche habile est toujours de rechercher le plaisir, oui, mais avec une vision beaucoup plus large, où l'on bâtit un bonheur réel à long terme en rassemblant ses causes réelles et maîtrisant nos désirs et émotions. C'est plus difficile, mais au moins on n'a pas besoin d'en demander la légalisation!
(A propos de démarche habile, voir le Lamrim ou la page du Bouddhisme Tibétain)
Vue la gravité des effets du tabac beaucoup de gens se demandent déjà s'il est bien honnête d'en vendre. Nos petits buralistes seraient-ils tous de dangereux dealers? Certes non, mais au niveau des grandes compagnies internationnales, la réalité pourrait dépasser de très loin les délires les plus fous. Ainsi on apprend (Yahoo actualités, vendredi 1 novembre 2002) que l'Union Européenne a dénoncé en justice les activités de plusieurs grandes compagnies tabagiques (Reynolds, Phillip Morris, Japan Tobacco) à propos d'un incroyable réseau de contrebande, mêlant tabac, drogue et traffic d'armes, avec notament le rôle de saddam hussein et l'organisation terroriste PKK!!. Plusieurs procès sont en cours aux USA. Des manipulations mentales à grande échelle seraient également en cours, notament avec la falsification organisée de résultats scientifiques sur les effets du tabac. Citons Ragnar Rylander, un professeur d'hygiène suédois «indépendant» à l'Université de Genève, qui avait publié des «études» proclamant l'innocuité du tabagisme passif. Il recevait en fait depuis trente ans des subventions du cigarettier Phillip Morris, et de nombreux autres cas sont en cours d'investigation. (Sciences et Avenir, n°2667, Mai 2001, Page 38)
Si de telles informations sont vraies, alors il n'y a aucune différence entre les trafiquants de tabac et les autres trafiquants de drogue, ni dans leur méthodes, ni dans leurs effets sur la santé ou sur la société.
L'interdiction du tabac et de l'alcool entraînera certainement la disparitions de «traditions culturelles» «bien de chez nous». Je ne pense pas que ce soit une grosse perte: il existe beaucoup d'autres façons de se détendre, de se parler, de se rencontrer, que autour d'un verre ou que dans la puanteur de la fumée. Et des façons accessibles à tous, pas seulement «aux adultes» ou «aux hommes»!
La disparition des métiers liés au tabac (planteur) ou à l'alcool (viticulteur, oeno«logue», commerçant...) peut être considérée par certains comme un problème sérieux. Ce ne serait toutefois pas la première fois dans l'histoire que des améliorations des murs ou des techniques fassent disparaître des pans entiers de la société! Mais une interdiction brutale entraînerait chez les producteurs des souffrances effectivement inadmissibles. C'est pour cela qu'une approche plus sociale me paraît meilleure: permettre à ces gens de se reconvertir ou de démarrer d'autres activités. En particulier les viticulteurs pourraient facilement produire du jus de raisin, dont il manque actuellement. Dans le cas de la cocaïne ou de l'opium, il est également reconnu que la clé est aussi dans la reconversion des agriculteurs, pas dans le gazage des régions sauvages.
Si nous sommes accros au tabac ou à l'alcool, ou à n'importe quelle autre drogue, il nous faut considérer très sérieusement cette situation, et nous préparer à un effort soutenu. Certains y arrivent, c'est donc que c'est possible. Mais il n'existe malheureusement pas de remède miracle, et toute personne qui s'est adonnée un jour à quelque dépendance que ce soit reste fragilisée à vie aux rechutes. La vigilance constante est donc la seule voie possible.
La première cigarette, le premier verre SONT LES PLUS DANGEREUX! Si on les accepte, alors on accepte tous les autres et on renonce à notre liberté d'arrêter! Il est en effet bien plus difficile, douloureux et aléatoire d'arrêter n'importe quelle drogue, que de la refuser...
Il est bien plus intéressant de NE JAMAIS COMMENCER. La difficulté que nous aurons à ne pas commencer n'est RIEN DU TOUT comparée à la difficulté d'arrêter!
Les personnes qui en sont à leurs premières cigarettes ou à leurs premiers verres ont souvent l'illusion de ne pas être encore accrochées. Alors elles continuent... jusqu'au moment où elles constatent qu'elles sont bien accrochées!
Tout au plus pourrons-nous goûter une fois à la fumée ou au vin, pour «ne pas en faire un tabou»: cette expérience doit nous vacciner définitivement contre ces horreurs.
Il faut bien comprendre que:
Quelques intellectuels demandent la légalisation de toutes les drogues, y compris des plus dangereuses, au prétexte que ce seraient l'interdiction et la «guerre à la drogue» qui provoqueraient les problèmes. Dans cette vision gentillette, la légalisation produirait magiquement la fin des dépendances, de la transmission du sida, des accidents de la route causés par la drogue, et de la violence liée au traffic...
Je me permets de m'élever contre cette escroquerie intellectuelle: au nom de la liberté, on devrait se laisser asservir par une des plus cruelles formes de dépendance qui existe, et retirer des protections légales déjà insuffisantes?
Nous avons pourtant un exemple flagrant sous nos yeux: la légalisation de l'alcool n'a jamais supprimé les problèmes, et l'alcool reste une des grandes causes d'accidents de la route, de disputes, de divorces, de mauvais traitements à enfants, etc.
Cet argument reste un argument de sophistique, où l'avis d'une (supposée) majorité deviendrait «légitime», indépendament de toute considération éthique ou preuve scientifique...
Prendre de la drogue restera toujours un processus d'auto-destruction masochiste, un refus d'accepter la conscience libre et les merveilles dont elle nous fait profiter. Offrir de la drogue, ou y inciter, restera toujours une agression fachiste et totalitaire.
Je n'aime pas la guerre, mais je me sens solidaire des soldats qui exposent leur vie pour lutter contre les fascistes trafiquants, qu'ils soient narcos, FARCs, talibans, etc. Cette guerre risque de durer longtemps, mais elle durera seulement que tant qu'il y aura des gens pour s'imaginer que la drogue est quelque chose de bien.
la véritable solution est là.
Je suis manipulé déjouer les pièges de la publicité, pour les jeunes (Comité Français pour la santé, Ligue Nationale Contre le Cancer)
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